- il y a 17 heures
Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.
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00:00Dans la mesure où il n'y a pas eu quand même trop d'incidents, l'autre cortège qui partait
00:05de l'hôtel de ville,
00:06et bien là il y a eu plusieurs incendies d'incidents.
00:08On a vu notamment des magasins qui ont été pillés.
00:13Et puis quand le cortège de l'hôtel de ville a rejoint la place Vauban, et bien c'est là
00:19que ça a dégénéré.
00:20Il y a d'abord eu un véhicule qui a été incendié, ensuite beaucoup de jets de projectiles sur les
00:26forces de l'ordre
00:28et des poupelles, différents mobiliers urbains qui ont été incendiés pendant plus d'une heure et demie.
00:36Alors on a été au milieu des gaz lacrymogènes, beaucoup de personnes qui couraient dans tous les sens,
00:46et toujours donc cette volonté d'en découvrir avec les forces de l'ordre.
00:50On a vu quelques slogans évidemment sur les revendications de ces lycéens,
00:55mais il y avait aussi d'autres revendications qui n'avaient rien à voir avec ces problèmes de lycéens,
01:02des revendications contre les forces de l'ordre.
01:1118h30, le 18h30 de Face à l'Info, nous poursuivons avec la mobilisation en direct d'un instant à l
01:17'autre.
01:17Nous irons, place Vauban, rejoindre notre journaliste.
01:20Voici le sommaire d'abord pour commencer.
01:23Éric Zemmour est l'invité de Face à l'Info ce soir.
01:25Que faire face aux violences ? Comment répondre aux revendications ?
01:29Nous aborderons le déclin industriel de la France visible au mondial de l'automobile à Paris.
01:35Le président de Reconquête est notre invité à 19h30.
01:39480 000 personnes ont manifesté en France selon les organisateurs,
01:43161 000 selon le ministère de l'Intérieur,
01:4641 500 à Paris.
01:48Nathanael Combary est avec nous ce soir pour réagir aux manifestations qui durent depuis le 18 septembre.
01:54Quelle solution porte-t-il ?
01:56Quel message clair faire passer aux élus ?
01:58Faut-il dénoncer l'instrumentalisation des lycéens ?
02:01Le président du conseil d'administration de Renouveau Lycéen est avec nous ce soir.
02:07Bonjour.
02:08Bonjour.
02:09Les regards sont tournés vers la mobilisation des lycéens,
02:13mais nous tenons à ne pas oublier Dominique Bernard.
02:16En l'assassinant il y a trois ans, jour pour jour,
02:18l'islamisme a frappé l'école et la liberté de penser.
02:22Trois ans plus tard, quelle leçon a tiré l'analyse de Michel Fayad.
02:27Et puis, Louise Montangon est également notre invitée ce soir des lycées aux universités.
02:33On finit la mobilisation, on commence la récupération politique
02:37derrière les blocus qui portent les revendications,
02:41qui cherchent à orienter la colère.
02:43Louise Montangon, responsable de l'Uni à Bordeaux,
02:46dénonce l'instrumentalisation du mouvement lycéen dans Face à l'info.
02:50C'est parti pour le 18h30.
02:53Nous allons tout de suite rejoindre peut-être notre correspondant.
02:59Ah, pas encore ?
03:15On va rejoindre notre correspondante, notre envoyée, Place Vauban, Paris 7e,
03:20pour savoir un peu ce qui se passe concrètement avec cette manifestation des lycéens.
03:24Évidemment, en fin de journée, souvent, c'est une cristallisation.
03:27D'un côté, on a les CRS qui demandent de s'éparpiller.
03:32De l'autre côté, on a les manifestants qui disent « cassez-vous ».
03:36C'est bien ce qui se passe concrètement sur le terrain ?
03:41Oui, absolument. Christine, vous l'avez résumé.
03:43Les forces de l'ordre demandent donc l'évacuation de la place,
03:47demandent aux manifestants de partir.
03:50Et puis, beaucoup de manifestants n'ont pas envie de partir.
03:53Et puis, ils l'ont dit, d'ailleurs, qu'ils allaient rester ici pendant un certain moment.
03:59Alors, il y a, vous le voyez à l'image, le camion à eau qui est en action.
04:03C'est pour disperser.
04:05C'est une façon de disperser les manifestants.
04:07Il y a aussi les tirs de gaz lacrymogènes.
04:11Alors, vous avez sur cette place pas mal de manifestants.
04:14Il faut savoir aussi que dans la rue adjacente, il y a beaucoup, beaucoup de manifestants.
04:18C'est là qu'il y a eu un incendie, notamment des manifestants ont incendié un véhicule.
04:22Donc, parce qu'il faut dire quand même, Christine, qu'ils ont incendié un peu tout ce qu'ils pouvaient
04:26avoir sous la main.
04:28Donc, voilà, la situation parfois est plutôt calme.
04:31Parfois, ça se retend puisqu'il faut disperser cette place.
04:35Et les forces de l'ordre essayent de le faire le plus sereinement possible, je vais le dire.
04:40Merci beaucoup.
04:41On reviendra d'un instant à l'autre.
04:42On reste avec ces images pour voir un peu comment la situation évolue.
04:46Et puis là, on est d'un côté d'une manifestation.
04:48Certains disent qu'elle n'est pas autorisée.
04:49D'autres disent qu'elle a été autorisée.
04:51En tout cas, on va essayer de suivre ça, bien sûr, en direct.
04:54Et je rappelle les chiffres.
04:55480 000 manifestants dans toute la France.
04:58Selon les organisateurs, 161 000.
05:00Selon le ministère de l'Intérieur, 41 500 à Paris.
05:06Nathanael Combary, merci infiniment d'être avec nous ce soir.
05:08Vous êtes le président du conseil d'administration de Renouveau lycéen.
05:14Quelles sont les solutions que vous portez ?
05:17Et lorsque vous regardez déjà ces images, quelles solutions vous portez ?
05:21Et puis, est-ce que ce sont des lycéens ?
05:24Est-ce que vous vous retrouvez dans les images que l'on voit ici, en ce moment même, Nathanael Combary
05:29?
05:29Dans un premier temps, évidemment, pour commenter les images qu'on peut voir.
05:33Moi, dans la majorité des cas, et c'est aussi les retours que nous avons,
05:36il y a aussi beaucoup, dans la majorité des cas, c'est rarement des lycéens.
05:40Enfin, on le voit malheureusement sur ces images, il y a beaucoup, en effet, de jeunes,
05:44mais des jeunes qui ne sont pas là pour porter les revendications des lycéens.
05:47Et moi, ces images, dans un premier temps, je les trouve complètement scandaleuses.
05:51C'est désolant de voir qu'on en arrive à un tel point de violence envers les personnels de l
05:54'éducation,
05:55les lycéens et aussi, évidemment, les policiers.
05:58Ensuite, moi, ce que je pense, c'est que malheureusement, ces images,
06:01elles décrédibilisent complètement les revendications et les solutions que nous essayons d'apporter.
06:05Sur les solutions, nous, et en tout cas, que je porte et qu'on essaye de porter chez Renouveau Lycéen,
06:10ça a avant tout des solutions qui sont pragmatiques et de terrain.
06:13Je suis allé à la rencontre sur le terrain directement de lycéens
06:16et aussi d'élus de la ville et de la municipalité, de jeunes de Ducy-Saint-Georges.
06:21Et on a fait en sorte, et c'est quelque chose qui a ensuite été porté par la municipalité,
06:25que M. le maire rencontre les lycéens pour dialoguer avec eux,
06:29renouer un dialogue qui s'est perdu et qui s'est très bien illustré dans la mobilisation lycéenne en cours.
06:33À Châteaudun aussi, dans le centre Val-de-Loire, on a des rencontres et un agora qui s'est organisé
06:39entre la municipalité, encore une fois, et les jeunes.
06:42Toutes ces solutions-là, c'est des solutions qui peuvent paraître anecdotiques
06:46comparées aux revendications qu'on entend fusées à droite et à gauche.
06:49Mais en attendant, c'est des revendications, des solutions qui fonctionnent
06:52et qui produisent leur effet directement sur les lycéens,
06:55parce qu'on a des lycéens qui sont écoutés et on met des moyens derrière.
06:58À Châteaudun, ce n'est pas seulement un dialogue, un temps d'échange avec M. le maire, les élus de
07:03la ville,
07:04c'est un temps d'échange où, en effet, on parle des solutions qui sont apportées
07:07et derrière, du budget qui peut être fléché et investi directement dans la jeunesse.
07:11Mais on dirait, Nathanael, ensuite je l'ai Charlotte, vous interrogez,
07:15on a l'impression quand même, lorsque vous dites que vous ne retrouvez pas effectivement des lycéens sur place,
07:19qu'il y a deux niveaux.
07:20C'est-à-dire, d'un côté, la discussion que vous avez et peut-être les petites avancées que vous
07:25avez
07:25et de l'autre côté, on a l'impression que même s'il y a des avancées,
07:29on va continuer à avoir des violences.
07:31C'est l'impression qu'on a, en tout cas.
07:32Moi, ce que je pense, c'est quelque chose que j'ai toujours affirmé,
07:35on a deux mouvements très distincts.
07:37Un mouvement de violences urbaines qui sont absolument désolantes,
07:40qui nuisent au deuxième mouvement, qui est justement le mouvement de mobilisation lycéenne.
07:45Après, voilà, on a aussi des petites avancées, en effet,
07:48comme j'ai pu le dire, à Châteaudun ou à Bussy-Saint-Georges,
07:50mais on a aussi de grandes avancées sur la démocratie scolaire,
07:53sur le bâti scolaire, sur Parcoursup,
07:55ou encore sur le personnel de l'éducation nationale.
07:57On essaye de les avoir et on va tout faire pour les obtenir.
08:00Charlotte Dornelas.
08:01Oui, on a vu au sein même des revendications elles-mêmes,
08:04je mets de côté les violences urbaines que vous avez très clairement rejetées,
08:08donc il n'y a pas de sujet, mais au sein même des revendications,
08:11on a une partie des lycéens qui nous disent qu'on apprend mal,
08:13c'est les profs mal remplacés, c'est les conditions d'études qui sont mauvaises,
08:16et d'autres qui nous disent que ça nous prend trop de temps.
08:19On a vu cette idée que finalement c'est fatigant,
08:22les journées sont trop longues, on nous en demande trop.
08:25On a même entendu certains lycéens nous expliquer
08:29que finalement ils faisaient des journées de travailleurs
08:30et donc il n'était pas normal qu'ils ne soient pas considérés comme des travailleurs.
08:33Il y a une sorte de confusion, on a l'impression qu'il y a des lycéens
08:36qui demandent plus de transmission du savoir,
08:38et d'autres qui disent finalement qu'on nous en demande beaucoup trop.
08:41Comment vous analysez justement ces deux manières d'envisager la vie scolaire ?
08:45Encore une fois c'est en effet deux revendications qui sont portées et qui sont légitimes.
08:49Sur le sujet des temps scolaires, ce qu'on peut voir c'est qu'aujourd'hui
08:52on est le pays de l'OCDE qui est avant le plus d'heures de cours
08:55et pourtant on a les moins bons résultats au classement scolaire,
08:58je pense par exemple au classement PISA qui nous l'a très clairement montré.
09:01Nous ce qu'on a proposé, et c'est quelque chose qu'on continue à essayer de porter,
09:04on continue de dialoguer avec les collectivités locales et le gouvernement sur ça,
09:08par exemple de passer à une semaine de vacances,
09:11aux vacances de la Toussaint et aux vacances diverses,
09:13ce qui nous permettrait de récupérer environ 60 heures par lycéen
09:16et de pouvoir espacer, de pouvoir libérer et décharger entre guillemets nos emplois du temps.
09:23Je fais une petite parenthèse si je peux me permettre,
09:25c'est très intéressant comme proposition parce qu'on a vu comment beaucoup dénoncent
09:29le fait qu'il y ait 1200 heures par an pour les lycéens en France,
09:33c'est un chiffre supérieur par rapport à la moyenne de l'OCDE qui est 960 heures,
09:37mais c'est vrai qu'on ne prend pas en compte le fait qu'on ait beaucoup plus de vacances
09:40parce que les pays de l'OCDE ont le plus de vacances.
09:43Il y a en effet un sujet là-dessus et c'est pour ça qu'il est très important de
09:46pouvoir le régler
09:46parce que sur le sujet des temps scolaires, on entend en effet certains jeunes qui disent
09:508 heures, 18 heures, en effet c'est très lourd dans notre emploi du temps.
09:53Et moi j'ai une pensée pour tous les jeunes avec qui on parle,
09:55qui n'habitent pas forcément en ville, qui le matin ont une heure, deux heures de bus à faire
09:58et qui rentrent chez eux très tard le soir et épuisés.
10:01Donc étudier c'est un droit et justement mettons toutes les chances du côté des lycéens
10:07et de l'ensemble justement des lycéens, pas ceux uniquement qui habitent à Paris
10:11pour qu'ils puissent justement le faire dans de bonnes conditions.
10:14Est-ce que vous avez des contacts avec ceux qui sont sur les manifestations,
10:20qui se montrent beaucoup plus véhéments ?
10:22Et est-ce qu'il y a un dialogue possible, une entente entre vous et eux ?
10:27C'est très difficile en fait de rentrer en contact avec ces gens-là
10:30parce que c'est des gens qui ne sont pas là pour porter nos revendications.
10:32C'est des gens qui profitent, moi à mon sens, de la situation.
10:35En effet dans le lot on a des lycéens qui faisaient partie de la manifestation
10:39qui peuvent se retrouver dedans mais la majorité des cas c'est de jeunes actifs, des étudiants.
10:44Mais il y a des leaders quand même chez eux qui sont montrés comme tels tout du moins
10:47et ceux-là sont bien des lycéens, le dénommé, comment il s'appelle, Yann ?
10:51Oui il y a plusieurs lycéens, Riyadirani.
10:55Éloine, je ne sais pas si Éloine en tout cas est présente ici, je vois.
10:59Mais en tout cas nous c'est très difficile de rentrer en contact avec ces jeunes-là
11:02parce que j'ai des choses évidemment, on a des points de divergence
11:05et on a aussi des points de convergence.
11:07Vous prenez l'exemple de Riyad qui est le président de l'USL,
11:09mais on a aussi des points de divergence et également pour Éloine.
11:12Mais je pense que ce sont aussi des jeunes qui, malgré tout ce qu'on peut leur reprocher,
11:16j'ai des choses à leur reprocher, qui sont quand même là pour faire avancer la cause lycéenne.
11:20A leur façon, certes, il y a un point de convergence sur le fond,
11:24mais sur la forme en effet il y a une problématique.
11:27Maintenant les jeunes qui sont présents en fin de manifestation à presque 19h
11:32alors que la manifestation est censée se finir et on voit des affrontements avec la police...
11:36Et on a des appels à la dispersion.
11:37Bien sûr, bien sûr.
11:38Ce ne sont pas des jeunes qui sont là pour porter le sujet des temps scolaires.
11:41On a bien compris, mais Christine l'a dit dès le départ.
11:45Je crois qu'il faut différencier.
11:47Ce qui nous intéresse, c'est vous.
11:49Et à quel moment vous retournez à l'école, quoi ?
11:53Justement, on va parler de récupération, parce que ça aussi c'est un sujet intéressant, Marc Menand.
11:57Juste avant, quel message vous voulez faire passer aux élus ?
12:00Si vous avez un message à faire passer aux élus.
12:01Et ensuite peut-être sur la récupération.
12:03Bien sûr.
12:04Non, moi s'il y a un message que j'ai à faire passer aux élus,
12:07c'est qu'en effet on voit qu'il y a un sujet vis-à-vis du gouvernement.
12:10Ça fait une dizaine d'années qu'on s'engage sur les différents sujets qu'on a évoqués juste avant
12:14et on n'est pas écoutés.
12:14Mais moi j'aimerais aussi interpeller l'ensemble des élus locaux,
12:18des élus régionaux, des élus départementaux, des municipalités,
12:21pour aussi leur dire que ce qui se passe aujourd'hui
12:23n'est pas l'unique responsabilité du gouvernement.
12:25Et on a besoin qu'eux puissent se responsabiliser.
12:28Parce que vous savez, moi je vois sur Internet, sur les réseaux sociaux
12:31ou même dans différents communiqués,
12:34des élus locaux qui chiffrent les dégâts.
12:37Mais je ne vois pas beaucoup d'élus locaux qui ensuite chiffrent
12:40ce qu'ils vont investir dans l'avenir de la jeunesse.
12:42On a besoin de cette prise de conscience de l'ensemble des élus
12:45et des collectivités locales qui aujourd'hui, comme les régions,
12:48administrent le bâti scolaire.
12:49On a besoin qu'eux se responsabilisent
12:51et ne restent pas cachés, entre guillemets,
12:53derrière le fait que le gouvernement est acculé de sollicitations.
12:58Alors derrière, on a LFI par exemple,
13:01qui est là, qui attise, qui attise.
13:03Qu'est-ce que vous pouvez faire par rapport à ces gens-là ?
13:06Vous les condamnez, vous leur dites, parlons directement,
13:10c'est inadmissible votre façon d'agir ?
13:12Ça me désespère.
13:14Vous savez, j'ai vu différents députés qui sont devant les lycées,
13:18mais j'ai envie de leur dire que 30 secondes de buzz, c'est bien.
13:21Mais en tout cas, moi je ne suis pas là pour ça.
13:23Moi je suis là pour porter des revendications
13:24et apporter des solutions aux lycéens qui sont sur le terrain.
13:27Et ça me désespère en fait de voir toute cette récupération politique
13:30qui par ailleurs derrière poussent certains représentants lycéens
13:34ou organisations lycéennes à proposer des mesures
13:38qui sont complètement irréalistes et à faire de la politique politicienne.
13:41J'entends à droite certains qui demandent 10 milliards,
13:4410 milliards d'accords pour l'éducation nationale,
13:45mais pour les investir où ?
13:47J'entends certains qui proposent d'abroger Parcoursup,
13:49mais pour proposer quoi derrière ?
13:50On a besoin aujourd'hui d'avoir des représentants lycéens
13:52qui sont connectés à la réalité.
13:54Une question un peu candide.
13:56Vous avez parlé de démocratie scolaire.
13:57Comment la définiriez-vous ?
13:58Qu'est-ce que la démocratie scolaire ?
13:59Alors, la démocratie scolaire...
14:01Il a eu une avancée, il l'a dit là-dessus.
14:03Justement, le professeur a moins d'autorité ?
14:05Non, la démocratie scolaire, si vous voulez,
14:07ça commence des délégués de classe qui sont élus dans chaque classe.
14:10Ensuite, on a dans les conseils de vie lycéenne à l'échelle d'un lycée,
14:12des représentants, des représentants académiques
14:14au conseil académique à la vie lycéenne
14:16et ensuite à l'échelle nationale, au CNVL et au CSE.
14:20J'entends, mais une classe, par définition, ce n'est pas démocratique.
14:22Il y a un maître qui sait, il y a des élèves qui savent moins.
14:24Ah bien sûr !
14:24Ce que je veux dire par là, c'est que la démocratie scolaire,
14:27c'est justement ce qui nous permet de faire remonter
14:29toutes les revendications qui sont portées
14:31dans les manifestations depuis 10 ans.
14:32Et la démocratie scolaire, aujourd'hui, elle est complètement dépassée
14:35et on le voit bien, parce que la mobilisation lycéenne,
14:37elle prouve une chose, c'est que les revendications
14:39qui sont portées, et c'est des sujets sur lesquels je travaille,
14:41moi, depuis 4 ans, ça fait 4 ans
14:43qu'on alerte sur le problème du bâti scolaire,
14:45ça fait 4 ans qu'on alerte sur le problème
14:46de parcours sup ou de l'orientation, des temps scolaires également.
14:49On voit bien qu'aujourd'hui, cette démocratie scolaire-là
14:51qui permet de faire remonter des informations de terrain
14:53est complètement inefficace.
14:54Merci infiniment, Nathanael Combary,
14:57d'avoir été avec nous, président du Conseil d'administration
15:00de Renouveau Lycéen.
15:01On va sur place avant votre chronique,
15:03Michel Fayad, Place Vauban.
15:05Où en sommes-nous concrètement, Place Vauban ?
15:07Alors que, encore une fois,
15:09les forces de l'ordre ont appelé à la dispersion,
15:11les manifestants refusent, renoncent,
15:13appellent même aux forces de l'ordre de partir.
15:15On en est où ?
15:19En effet, la situation se tend depuis maintenant
15:22plus d'une heure ici, Place Vauban.
15:25Nous sommes donc derrière l'un des cortèges de CRS
15:29qui s'est mis en place, Place Vauban,
15:31près des Invalides.
15:32Ils essayent en vain de disperser les foules
15:36qui restent ici et qui scandent évidemment
15:39des slogans anti-police.
15:41Ils essayent depuis tout à l'heure, les manifestants,
15:44de lancer des projectiles sur les CRS.
15:47Tout à l'heure, on en voyait même certains
15:49essayer de détruire les pavés ici
15:50de la Place Vauban pour les récupérer
15:53et les balancer sur les CRS
15:55qui tentent en vain depuis maintenant
15:56plus d'une heure de disperser les foules.
16:00Merci infiniment.
16:01Je rappelle pourquoi on ne montre pas le visage,
16:03on ne donne pas le nom de nos journalistes
16:06sur le terrain,
16:07parce que nous sommes dans une démocratie.
16:09Dans une démocratie où on tabasse nos journalistes.
16:14Non, mais on en est là.
16:15On en est là.
16:16C'est-à-dire qu'on est en France, en démocratie,
16:18où on tabasse nos journalistes chez nous,
16:22mais aussi d'autres journalistes
16:23et on ne peut pas donner leur nom à l'antenne.
16:26Merci infiniment, Louise Montongon,
16:28d'être avec nous sur le plateau.
16:29Vous êtes responsable de l'Uni à Bordeaux.
16:33Michel Fayano fait votre honneur juste après elle.
16:35Oui, bien sûr.
16:38Quelle discipline.
16:39Non, mais pas du tout.
16:40Non, mais parce qu'on veut aussi...
16:42Ici, ce n'est pas les lycées.
16:43Non, ça fait une drogue.
16:45La maîtresse, elle y va ici.
16:47Non, mais pas du tout.
16:48Pas du tout.
16:49Ça fonctionne.
16:50Non, c'est parce qu'on s'aime,
16:52on se respecte ici.
16:54Et on veut parler avec vous, Michel Fayad.
16:57On ne veut pas oublier Dominique Bernard.
16:59Voilà pourquoi, effectivement,
17:01il fera une chronique.
17:02Louise Montongon, c'est important pour nous
17:04que vous soyez avec nous sur le plateau
17:06lorsque vous voyez effectivement ce qui se passe.
17:09Là, à l'instant T,
17:11on a eu 161 000 manifestants.
17:14On a un appel à dispersion.
17:17Bon, maintenant, c'est l'écran noir.
17:19On a un appel à se disperser.
17:20On a des manifestants
17:23qui, pendant toute l'après-midi,
17:25ont dénoncé la police,
17:26ont crié la police,
17:27ont incendié, ont insulté la police.
17:30Et maintenant, ils disent,
17:30cassez-vous.
17:31Comment vous réagissez ?
17:33J'ai beaucoup de peine pour les lycéens
17:35qui avaient de vraies revendications.
17:37Et je pense, au final,
17:38que ce mouvement,
17:39ça n'a jamais été un mouvement vraiment lycéen.
17:41C'est un mouvement qui a été piloté
17:43de A à Z,
17:44du début jusqu'à la fin,
17:45par la France insoumise.
17:46Parce qu'il faut citer
17:47les deux maîtres, en fait,
17:49de ces mobilisations,
17:50qui sont l'union syndicale lycéenne
17:52et l'union étudiante.
17:53Donc, pour le premier,
17:54une association, en fait, lycéenne,
17:56très proche de la France insoumise,
17:58parce que le président actuel,
17:59Riyad Rani,
18:00figurait en troisième position
18:03sur une liste de la France insoumise
18:04aux dernières municipales
18:05et faisait déjà un stage.
18:07C'est un élu LFI des ses 14 ans.
18:10Donc, c'est dire la politisation
18:11de cette personne.
18:12Et puis, l'union étudiante,
18:13qui ne cache plus, en fait,
18:15sa proximité avec la France insoumise,
18:16puisque c'est littéralement
18:17l'association étudiante
18:19des jeunes insoumis
18:20au sein de nos facultés
18:22et qui se pavane
18:23lors des élections étudiantes
18:24avec Raphaël Arnault,
18:25le triple fiché S,
18:26qui, je le rappelle,
18:27a ses collaborateurs en prison,
18:30en tout cas, en détention provisoire,
18:32parce qu'ils ont massacré
18:32un jeune homme
18:33à coup de pied dans la tête.
18:33Donc, en fait,
18:34on en est là aujourd'hui.
18:35La France insoumise
18:36pilote ce mouvement de A à Z.
18:38La France insoumise
18:39utilise les lycéens
18:40comme un bouclier politique
18:41et aujourd'hui,
18:42comme de la chair à canon.
18:43Ils n'en ont rien à faire
18:44de leurs revendications.
18:45Et ça fait dix ans
18:46qu'ils ont infiltré nos universités
18:47et ça fait dix ans
18:48qu'ils rêvent d'infiltrer les lycées.
18:49Et aujourd'hui,
18:50ils ont un boulevard.
18:51Louise Montangon,
18:52comment expliquer ça ?
18:53Comment arriver
18:54à se faire manipuler
18:55de la sorte ?
18:56S'il faut vous écouter,
18:57si on entend le gouvernement,
18:58si on voit aussi les images.
18:59On a vu cet après-midi,
19:01qui était là ?
19:02Jean-Luc Mélenchon,
19:03des élus de la France insoumise.
19:05Il n'y a pas d'élus de droite,
19:06il n'y a pas d'élus du centre,
19:07il n'y a pas de Gabriel Attal,
19:08il n'y a pas de candidat
19:08à la présidentielle.
19:09Comment on est arrivé
19:11à presque tout offrir,
19:13finalement,
19:14à l'extrême gauche ?
19:15Parce que c'est...
19:15Vous l'avez dit dans votre phrase,
19:17il y a le mot gauche dedans.
19:18La gauche,
19:19c'est forcément le bien,
19:20la bien-pensance,
19:21le bon.
19:21Donc en fait,
19:22on ne leur a jamais rien refusé.
19:23Moi, je suis outrée
19:24de voir qu'il y a des blocus
19:25comme Sciences Po Paris
19:27où on voit des députés
19:28en fait bloqués.
19:29Mais je le rappelle en fait,
19:30bloquer un établissement scolaire,
19:32c'est illégal.
19:33Donc il y a des députés
19:34qui sont payés en plus
19:35par les impôts des Français
19:36qui font des choses illégales.
19:37Aujourd'hui,
19:38Thomas Porte était sur un blocage
19:39et a assisté à des affrontements
19:41entre fascistes et antifascistes.
19:43Ils sont là,
19:44les responsables.
19:45Les responsables sont les élus
19:46de la France insoumise
19:47qui chauffent à blanc
19:48dans les lycéens.
19:49Et si aujourd'hui,
19:50ils ont ce terrain-là
19:50dans les universités
19:51et qu'ils arrivent à avoir
19:52ce terrain-là dans les lycées,
19:53c'est parce qu'il y a
19:54une complaisance déjà
19:55de la part du gouvernement.
19:56Parce qu'aujourd'hui,
19:57qu'est-ce que le gouvernement
19:57a fait depuis une semaine ?
19:58Rien.
19:59Si ce n'est Édouard Geffrey
20:00qui reçoit
20:01toutes les associations gauchistes
20:02dans son bureau au chaud
20:04alors qu'ils mettent
20:04le chaos partout.
20:06Et puis la complaisance aussi
20:07de l'administration,
20:08des facultés,
20:09des présidents des facultés,
20:11des profs de facultés.
20:12Alors je laisse Charlotte
20:12donner à se continuer
20:13mais il n'empêche
20:14qu'on a entendu peut-être
20:15un Sébastien Lecornu
20:16assez virulent.
20:17Mais virulent dans la table.
20:19On a entendu aujourd'hui
20:22Laurent Nunez aussi
20:23se fâcher
20:24en disant effectivement
20:25que c'est une récupération
20:26de l'utra.
20:27On entend beaucoup de mots
20:28mais peu d'action vous dites.
20:29Mais ça fait combien de temps
20:30qu'ils se fâchent ?
20:30J'ai l'impression que ça fait
20:31dix ans qu'on les entend
20:32se fâcher et qu'ils ne font rien.
20:33Là, il y a un moment donné
20:34c'est le temps de l'action.
20:35Ça fait une semaine
20:36et franchement,
20:37on est la risée du monde.
20:38La France,
20:39quand on voit l'état de la France
20:40j'ai l'impression
20:40que ça ne fait plus rêver
20:41personne en fait.
20:42On écoute Laurent Nunez
20:43ensuite Charlotte Dornelas.
20:46Systématiquement,
20:47l'ultra-gauche est à la main-oeuvre,
20:48se constitue en black bloc
20:49et fait dégénérer
20:50les manifestations.
20:51Il faut que cela soit dit clairement.
20:53Quand il y a
20:54les organisations syndicales,
20:55il n'y a pas de répression,
20:57il y a un encadrement.
20:58Chaque fois que l'ultra-gauche
20:59passe à la violence,
21:00commet des exactions,
21:01il y a une réponse
21:01et comptez sur ma fermeté
21:03pour agir systématiquement.
21:05Charlotte Dornelas,
21:06le gouvernement le dit
21:07effectivement,
21:07Laurent Nunez aussi.
21:08Oui, on a vu en effet
21:11une réussite
21:12de cette manipulation.
21:13On dénonce beaucoup
21:13la manipulation LFI
21:14mais de fait,
21:15il y a beaucoup de lycéens
21:16et d'étudiants
21:17qui répondent
21:18à cet appel de LFI
21:20et dans le même temps,
21:21on a vu vos prises d'opposition
21:22susciter un véritable engouement
21:24quand même
21:25et chez des lycéens
21:26et chez des étudiants.
21:27Comment est-ce que
21:28vous expliquez
21:28l'invisibilisation
21:30justement de ces étudiants
21:31et lycéens
21:31qui apparemment
21:32sont d'accord avec vous ?
21:34Ils existent quand même ?
21:35Cette invisibilisation
21:36en fait,
21:37c'est le fruit du silence
21:38qui lui-même
21:38est le fruit de la peur
21:39parce qu'aujourd'hui,
21:40il ne suffit pas
21:41d'être de droite
21:41pour être harcelé
21:42ou agressé par l'extrême-gauche
21:43au sein des enceintes universitaires.
21:45Il suffit simplement
21:46de ne pas être d'accord
21:47avec eux,
21:48de ne pas être d'accord
21:49avec ces apprentis révolutionnaires.
21:50Ce sont littéralement
21:51des apprentis trotskistes,
21:52des apprentis marxistes.
21:54Ils ont en eux
21:54cette violence.
21:55J'ai l'impression
21:56que c'est presque inné.
21:57Ils vous voient
21:58et vous n'êtes pas d'accord
21:59avec eux
21:59mais ils ne vous lâcheront pas.
22:01C'est ça la réalité des faits.
22:03Donc,
22:03ils imposent en fait
22:04ce climat de peur,
22:05ce climat de terreur
22:06qui fait que
22:06moi j'ai reçu
22:07un nombre incalculable
22:08de messages.
22:09Avec l'Uni,
22:09on a reçu énormément
22:10de messages
22:10qui nous disaient
22:11comment on fait
22:12pour vous rejoindre
22:12mais sans que les autres
22:14le sachent.
22:15On en est là
22:15et le nombre
22:16de nos adhésions
22:17a littéralement explosé.
22:18On s'en réjouit
22:19mais en fait,
22:20on n'est qu'à 50%
22:21parce que les 50 derniers
22:22pourcents qui nous manquent
22:22c'est il faut s'assumer,
22:24il ne faut plus avoir peur
22:25d'être de droite.
22:25Mais la réalité des faits
22:27aujourd'hui,
22:28c'est qu'on a
22:29des centaines
22:30et des centaines d'étudiants
22:31comme Baptiste Gillil,
22:32délégué national de l'Uni
22:33qui sont contraints
22:34de suivre leur master
22:35à distance
22:36parce qu'ils ne peuvent
22:36plus mettre un pied
22:37dans une université.
22:38Vous dites
22:39qu'ils ne vous lâcheront pas
22:40et vous dites
22:41justement
22:42qu'ils instaurent
22:43un climat de peur
22:44et face à ce climat de peur
22:46ensuite je laisse
22:46Marmenand poser ses questions
22:48face à ce climat de peur
22:50face à cette rage
22:51cette détermination
22:52de ne pas vous lâcher
22:53qui vous aide ?
22:56J'ai envie de dire
22:57personne.
22:59Honnêtement,
22:59personne.
23:00Combien de fois
23:01des militants de l'Uni
23:02ont été confrontés
23:03à des militants
23:04d'extrême-gauche
23:04extrêmement violents
23:05encore la semaine dernière
23:06nous avons un militant
23:07et je pense à lui ce soir
23:08qui s'est fait fracasser
23:09qui s'est fait tabasser
23:10il s'est fait tabasser
23:13des militants comme ça
23:14on en compte
23:15enfin j'ai pas assez
23:15de doigts sur les mains
23:16pour les compter
23:17on a remis plusieurs fois
23:18des rapports
23:18on a un rapport
23:19sur un an de violence
23:21faite et commise
23:22par des militants
23:22Antifa et d'extrême-gauche
23:23mais le rapport
23:24je ne compte pas
23:25le nombre de pages
23:26et chaque inscription
23:28sur ce rapport
23:29comporte une plainte
23:30ça veut dire
23:30qu'on n'a pas compté
23:31tous ceux qui n'ont pas
23:32déposé plainte
23:32donc aujourd'hui
23:34personne ne nous protège
23:35puisque moi la première
23:36quand j'avais fait face
23:37à des Antifa l'année dernière
23:38l'agent de sécurité
23:39a couru vers moi
23:40me suppliant comme ça
23:41de partir
23:42il m'a dit
23:43je ne peux pas assurer
23:43ta sécurité
23:44pars s'il te plaît
23:44pars
23:45et c'est qui ?
23:46Un agent de ?
23:47Sécurité
23:47de l'université
23:48et en fait on en est là
23:49même eux ont peur
23:50et ils ne sont pas assez nombreux
23:51pour assurer notre sécurité
23:52vous avez une meute
23:53en face de vous
23:54et il y a du personnel
23:55de ces facultés-là
23:56qui sont complices
23:57de cette meute-là
23:59Et pour autant
24:00vous avez déclenché
24:01le mouvement
24:01vous êtes l'étincelle
24:03du départ
24:04qu'est-ce qui fait
24:05en étant consciente
24:06de tout ça ?
24:07Je dis là
24:08je personnalise
24:09mais ceux qui sont avec vous
24:10qui ont une démarche
24:12que tout le monde reconnaît
24:14légitime
24:14et vous vous dites
24:15que derrière
24:15c'est manipulé
24:16donc vous savez
24:17que ça va mal tourner
24:18est-ce qu'il n'y avait pas
24:19une autre façon
24:20à ce moment-là d'agir
24:21est-ce que vous n'êtes pas
24:21dans une impasse
24:22et que faites-vous
24:24quand vous constatez cela ?
24:25Non, on n'est pas du tout
24:27dans une impasse
24:27je pense qu'on a tout essayé
24:29en fait
24:30pour agir
24:30on a essayé
24:32on participe aux élections étudiantes
24:33on est élus dans des conseils
24:34on a essayé d'avoir
24:35des rendez-vous
24:36avec les ministres
24:37Edouard Jeffrey
24:37ne nous a encore
24:38à ce jour jamais reçu
24:40par contre
24:40on a été reçu
24:41par le ministre
24:41de l'enseignement supérieur
24:42Philippe Baptiste
24:43mais quelles sont ses réponses ?
24:44Aucune
24:44on a tout essayé
24:46aujourd'hui
24:46nous ce qu'on veut
24:47c'est maintenir
24:49les cours
24:49pour les étudiants
24:50qui ont envie
24:51d'aller travailler
24:51je le rappelle en fait
24:52c'est illégal
24:53de bloquer des établissements
24:54et moi je me rappelle aussi
24:56mais on est des milliers
24:58dans ces situations-là
24:58quand vous vous donnez à fond
25:00que vous réussissez vos examens
25:01que vous avez 16-17
25:02que vous finissez
25:03majeur de promo
25:04et qu'on vous dit ensuite
25:05au deuxième semestre
25:06ah là c'est bloqué
25:07vos partiels ne pourront pas
25:08être maintenus
25:09on va vous faire passer
25:1010 au rabais
25:10mais là en fait
25:11vous êtes comme ça
25:12quand vous attendez votre master
25:13donc là on a tout essayé
25:14et là c'est juste plus possible
25:16donc moi je suis très heureuse
25:17que cette jeunesse silencieuse
25:18se réveille
25:18que cette jeunesse silencieuse
25:19ait de moins en moins peur
25:20et qu'on aille débloquer
25:22systématiquement
25:23encore ce matin
25:24l'Uni à Lille
25:26donc notre antenne locale
25:27de Lille
25:27a débloqué Sciences Po Lille
25:29et j'en suis très fière
25:30vraiment
25:30Gabrielle Cluzel
25:32oui Louise
25:33on vous a vu
25:34dans un débat
25:35opposé à un jeune
25:36qui s'appelait Elouane
25:38et j'ai trouvé
25:39que vous avez donné
25:39une leçon de civilisation
25:40à la gauche
25:41parce que vous avez dit
25:41à un moment sur X
25:43écoutez
25:43ni l'un ni l'autre
25:45nous ne méritons
25:46d'être harcelés
25:46donc je ne suis pas d'accord
25:48avec Elouane
25:48mais ne le harcelez pas
25:50est-ce que
25:51à l'inverse
25:52vous avez reçu
25:53un soutien
25:54d'Eloane
25:55ou de certains
25:55de gauche ?
25:56non
25:56j'ai reçu aucun soutien
25:58et je me prends
25:58une avalanche de haine
26:00je ne pensais pas
26:01que c'était possible
26:01j'ai une avalanche
26:03de soutien
26:05vraiment ça
26:05je tiens à le souligner
26:06et je remercie
26:06toutes les personnes
26:07qui soutiennent
26:08et qui portent de l'intérêt
26:09aux idées que nous défendons
26:10avec l'Uni
26:10par contre il y a une avalanche
26:12de haine de la part
26:12de la gauche
26:13et de l'extrême gauche
26:14depuis une semaine
26:14c'est un déferlement
26:16moi j'ai pris la parole
26:17pour Eloane
26:17parce que j'ai été éduquée
26:18comme ça
26:18c'est pas parce que
26:19je suis de droite
26:20c'est parce que
26:20j'ai été éduquée
26:21dans le respect
26:21et que mes parents
26:22et mon grand frère
26:23m'ont toujours appris
26:23à respecter
26:24même celui qui ne partage
26:25pas mes idées
26:25et si je ne veux pas
26:27que ça m'arrive
26:27je ne veux pas
26:27que ça arrive aux autres
26:28non plus
26:28c'est pour ça que
26:29j'ai posté ce message
26:30sur Twitter
26:30et je le réitère aujourd'hui
26:32Eloane il a eu ce courage
26:33de venir débattre
26:33j'ai eu ce courage
26:34aussi de venir débattre
26:35sur une heure de grande écoute
26:36en plus
26:37et un courage
26:38que peu de ceux
26:39qui nous insultent
26:40ont
26:40et je salue ce courage
26:41et j'appelle encore une fois
26:44au calme
26:44et au fait que
26:45ce cyber harcèlement
26:46cesse
26:47t'as eu peur ?
26:48non
26:50lorsqu'on a vu ce matin
26:51Greta Thunberg
26:52lorsqu'on a vu ce matin
26:54on va en parler
26:55tout à l'heure
26:55avec Mathieu Bocaté
26:57lorsqu'on a vu
26:57Assa Traoré
26:59on a envie de se dire
27:00est-ce qu'il n'y a pas
27:01d'autres personnalités
27:02aussi pour soutenir
27:04peut-être
27:04pourquoi toujours
27:05du même côté
27:06ceux qui appellent
27:08qui critiquent la police
27:09toujours le même profil
27:10pourquoi est-ce que
27:11de votre côté
27:12par exemple
27:12il n'y a pas de personnalités
27:14aussi qui vous soutiennent ?
27:15mais ces personnalités-là
27:16elles nous soutiennent
27:18néanmoins
27:18on ne les entend pas
27:19parce qu'elles ne sont pas
27:20dans l'illégalité
27:21c'est ça
27:22ces personnalités-là
27:23elles ne vont pas bloquer
27:24des campus
27:24et elles ne vont pas
27:25chauffer les foules
27:26à blanc
27:27ces personnalités-là
27:28en fait
27:28elles nous reçoivent
27:29autour d'un café
27:30ou dans un rendez-vous
27:31et elles nous disent
27:31voilà
27:31là on a ce bilan
27:33nous on peut vous proposer
27:34ça, ça et ça
27:35nous en fait
27:35on a des instances
27:37oui les conseils des universités
27:38sont à revoir
27:39oui les conseils des lycées
27:40sont à revoir
27:40néanmoins
27:41nous on respecte la loi
27:42et on suit le cadre
27:43qui nous est imposé
27:44et les élus de droite
27:46nous soutiennent
27:47je tiens à le préciser
27:48ils nous soutiennent
27:48et ils sont vraiment derrière nous
27:49Qu'est-ce qui va se passer maintenant
27:50sur la dernière question
27:51Marc Menon
27:52qu'est-ce qui va se passer maintenant
27:53pour l'Uni
27:54pour ce mouvement
27:55selon vous ?
27:56Eh bien on continue le combat
27:57on est très fiers
27:58et je vous remercie ce soir
27:59de nous donner encore une fois
28:00la parole
28:00on est très fiers
28:01parce que voilà
28:02à CNews
28:03on a souvent cette parole
28:04avec l'Uni
28:05et on en est très contents
28:05mais on a eu aussi la parole
28:06sur LCI
28:07on a eu la parole sur BFM
28:09on a eu la parole également
28:10chez vos confrères
28:10du service public France TV
28:12c'est une première
28:13honnêtement
28:14on en est très fiers
28:15mais voilà
28:15il faut se recentrer
28:16on a dit ce qu'on avait à dire
28:18maintenant il faut continuer
28:19de travailler sur les propositions
28:21on voit qu'il y a beaucoup
28:22de revendications
28:22comme l'abrogation de Parcoursup
28:23oui
28:24mais pour revenir à l'ancien modèle
28:25de tirage au sort
28:26non
28:26mais pour revenir vers un nouveau modèle
28:28qui ne porte pas de nom
28:28donc voilà
28:29là ce qu'il faut
28:30c'est vraiment travailler
28:32encore plus les propositions
28:33que nous on a
28:34redemander des rendez-vous
28:35avec les ministres
28:36pour leur faire savoir
28:37nos constats
28:38et nos solutions
28:39et espérer quand même
28:40et on lance un appel
28:41au ministre de l'éducation nationale
28:43afin qu'ils vous reçoivent
28:44ma chère
28:44Louise Montongan
28:45Marc Menand
28:46est-ce que ça ne signifie pas
28:47que là vous appelez
28:48à retourner aux universités
28:51en espérant
28:52qu'elles soient ouvertes
28:53mais vous avez obtenu
28:54un bon résultat à Lille
28:57et vous dites maintenant
28:59bah oui
28:59il n'y a pas de solution miracle
29:01il n'y a pas de manifestation magique
29:03et par conséquent
29:05il nous faut
29:06avancer avec les autorités
29:07mais les résultats
29:09la moisson
29:10ne viendra que plus tard
29:11je pense qu'il faut être patient
29:13dans ce combat
29:14qui est certes périlleux
29:15mais pas impossible
29:16aujourd'hui en fait
29:17on avait
29:18on a deux frances
29:19dos à dos
29:19mais presque face à face
29:21et sortir dans la rue
29:22pourquoi ?
29:23pour se frapper entre nous
29:24pour être violents
29:25les uns avec les autres
29:25donc on tourne à l'école
29:26mais bien sûr
29:27mais moi je demande
29:28la réouverture
29:29de tous les lycées
29:29et de toutes les facultés
29:31je veux que chaque élève
29:32chaque étudiant
29:33puisse reprendre
29:34le cours de sa vie
29:35normalement
29:36que ceux qui ont envie
29:37de manifester
29:37manifestent
29:38mais qu'ils n'empêchent pas
29:39ceux qui ont envie
29:39d'aller en cours
29:40aller en cours
29:42Louise Montengon
29:43juste avant de vous
29:45laisser repartir
29:46il y a des appels
29:48sur les réseaux sociaux
29:49qui sont violents
29:50qui sont inimaginables
29:52qui sont incroyables
29:53la com régule aussi
29:55les réseaux sociaux
29:57mais c'est incroyable
29:58ce qu'on peut entendre
29:59écouter
29:59par exemple
30:00un appel sur Twitch
30:02la plateforme Twitch
30:03pour le 17 octobre
30:05là je crois le 17
30:06c'est la fin d'une époque
30:07t'as vu là
30:08on est actuellement
30:09dans l'époque contemporaine
30:10on va créer la nouvelle époque
30:12on va terminer
30:13le 17 c'est Warzone
30:15le 17 c'est Rebirth Island
30:17BG
30:18tu fais quoi le 17 ?
30:20le 17 c'est la guerre
30:21c'est la guerre
30:22ouais mais nous sommes
30:23à la guerre
30:24tu viens
30:24on sera en live
30:25sur Twitch
30:26tu viens ou pas ?
30:28voilà je suis là
30:29dis voilà t'es là
30:30voilà je suis là
30:31s'il te plaît
30:32je vais te demander un truc
30:33tu me ramènes
30:342-3 soldats
30:35chefs des meutes
30:37bousilliers aussi
30:37s'il te plaît
30:39vas-y c'est bon
30:40voilà je veux des gens
30:41qui n'ont pas peur
30:42qui ont déjà fait
30:42des gardes à vue
30:43s'il te plaît
30:45frérot je suis déscolarisé
30:46j'arrive cash
30:47il me faut des mecs comme lui
30:48moi à 40-300
30:49je suis déscolarisé
30:49j'arrive
30:50viens t'es convoqué toi
30:52regarde avec ta baraka
30:53tu vas prendre un espace