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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.
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00:0018h30, Ravine, vous retrouvez ce soir au sommaire du 18h30.
00:03Une enquête de la chaîne Fox News affirme avoir identifié un vaste réseau de 54 organisations autour des émeutes françaises.
00:13Des communistes, syndicats, militants pro-palestiniens, relais internationaux, même un milliardaire installé à Shanghai.
00:20Qu'en est-il complètement ? L'analyse de Michel Fayad.
00:24Laurent Nunez était une fois encore sous le feu des critiques au Sénat cet après-midi.
00:28Le maintien de l'ordre ne cesse d'être remis en question, comme hier à l'Assemblée nationale, comme hier
00:34dans le Canard enchaîné.
00:35Tous les Français ont peur, les commerçants également.
00:38Personne ne comprend le manque de force de l'ordre dans un contexte inédit qui était annoncé sur les réseaux
00:45sociaux.
00:45Aucun parlementaire ne semble convaincu.
00:47Pourquoi ? Les excuses de Laurent Nunez ne suffisent pas.
00:50Le regard de Marc Menant.
00:52Arnaud, entrepreneur, patron d'une marque de vêtements, The North Face, témoignera dans cette émission.
00:59Ces boutiques ont été attaquées de façon simultanée dans deux villes différentes.
01:03Loin d'être rassuré, il ne dort plus la nuit.
01:06Il vide ce qu'il reste de tous ses magasins.
01:09Personne ne fait confiance à l'État pour être protégé.
01:12Nous entendrons son témoignage dans un instant.
01:14Jérémy Patrier-Lettus, porte-parole de campagne d'Edouard Philippe, fraîchement nommé depuis hier soir.
01:20Et notre invité ce soir, quel sera son rôle ?
01:23Et puis le débat face à Mathieu Bocoté autour de cette question guérilla urbaine.
01:27À qui la faute ? LFI, l'État, les casseurs ?
01:30Débat ce soir à 18h45 dans un instant.
01:33Dans la seconde partie de Face à la Faux, nous aborderons avec Mathieu Bocoté
01:36le premier meeting de campagne du RN à Orléans ce week-end sur la route de la présidentielle
01:41qui est menacée par des élus et des syndicats.
01:44Nous nous arrêterons avec Gabriel Cluzel sur ces commerçants qui s'équipent de bombes lacrymogènes,
01:49ces armureries qui ont épuisé leur stock.
01:51Qu'est-ce qui est véritablement en train de se jouer ?
01:54Voilà pour l'essentiel.
01:55Beaucoup de sujets ce soir avec Charlotte Dorn et la souci.
01:58Voilà pour le 18h30.
02:15Michel Fayad, bonsoir, c'est mercredi.
02:18Le mousquetaire du mercredi est là.
02:19Non, non.
02:20Stéphane, ça va ?
02:22Ça va, Fayad.
02:23Michel Fayad, on commence avec vous.
02:25Fox News affirme avoir identifié un vaste réseau autour des émeutes françaises.
02:32Communistes, syndicats, militants pro-palestiniens, relais internationaux
02:35et un milliardaire installé à Shanghai.
02:38Révolte spontanée ou machine rodée ?
02:41Ce soir, je vais faire ce que l'enquête n'a pas fait jusqu'au bout,
02:45c'est-à-dire un procès contradictoire avec une lecture de l'accusation,
02:49on entend la défense et on rend le verdict.
02:51D'abord la scène, le vendredi soir, le président a écouté Céline Dion,
02:55et samedi soir, le clocher de l'hôtel de ville de Limoges s'est effondré dans les flammes.
03:00Ce samedi-là, Gilets jaunes, syndicats et agriculteurs ont rejoint les lycéens.
03:05La colère de l'école a rejoint la colère contre la vie chère.
03:08On compte 550 000 manifestants selon le ministère, plus de 1 200 interpellations
03:13et un président qui reconnaît lui-même des défaillances d'anticipation et de renseignements.
03:18Pendant que nos autorités nous sous-estimaient l'ampleur du mouvement,
03:22une journaliste américaine, Asra Nomani, ancienne du Wall Street Journal, a dressé l'organigramme.
03:28Elle reste en 54 organisations, puis 101 dans plusieurs pays, selon Fox.
03:3316 seulement sont des structures de jeunesse.
03:36Les 38 autres sont dirigées par des adultes, comme le Parti communiste, la France insoumise,
03:40les trotskistes de la Révolution permanente, la CGT, les collectifs pro-palestiniens et même des médias étrangers.
03:47Elle appelle cela une franchise. Il y a une marque, la jeunesse en colère,
03:52et un kit sur la messagerie Telegram, des visuels et des slogans prêts à l'emploi.
03:57Mais attention, une franchise suppose un propriétaire, et c'est précisément ce que Fox n'a pas démontré.
04:04Maintenant, si on passe à la défense, il faut la plaider honnêtement.
04:08« Fox range côte à côte des révolutionnaires et la FCPE, la Fédération des parents d'élèves, la CFDT ou
04:15Amnesty International ».
04:16Elle classe même l'Union juive française pour la paix dans sa rubrique « musulman et pro-palestinien ».
04:22Or, soutenir, participer, relayer et organiser des violences, ce sont quatre choses différentes.
04:28Ensuite, on compte des organisations, pas des manifestants.
04:31Dans la rue, il y avait bien des lycéens, des parents, des salariés.
04:34Une fois, donc, maintenant la défense entendue, que reste-t-il ?
04:38Un fait solide, une colère scolaire sincère a été immédiatement entourée par des professionnels de la politique de rue.
04:46Le lycéen demandait un professeur de mathématiques.
04:49On lui a proposé la révolution mondiale.
04:51On en parlera d'ailleurs avec notre invité dans la deuxième partie de l'émission et ce milliardaire de Shanghai.
04:56Est-ce qu'on peut parler d'une opération étrangère ?
04:59Déjà, donc, le témoin me veut d'être, Christine, s'appelle Neville Roy Singham.
05:03C'est un Américain qui a fait fortune dans l'informatique, un marxiste convaincu, installé dans une Chine communiste,
05:10devenu l'une des plus grandes puissances du capitalisme mondial.
05:14Avouez que l'histoire a le sens de l'humour.
05:16Autour de lui gravit trois structures.
05:18L'Institut Tricontinental, dont le directeur Vijay Prachad rapproche dans un message les mobilisations de Paris, New Delhi et Buenos
05:27Aires.
05:28Le média new-yorkais Breakthrough News, qui monte nos émeutes en clip avec une musique dramatique.
05:34Et Code Pink, cofondé par son épouse, qui lance aux Américains regarder la France, l'Espagne, l'Inde.
05:40Il y a aussi deux dates.
05:41Un site des Gilets jaunes consacré au 17 octobre a été enregistré par un anonyme le 15 septembre,
05:47deux jours avant le premier blocage lycéen à Créteil.
05:50Et la grève européenne du 20 novembre était annoncée dès le mois d'août.
05:54Il y a enfin des symboles.
05:55Le député insoumis, Louis Boyard, agite un drapeau palestinien au milieu des étudiants de l'université de Créteil.
06:01Et en Californie, Atem Bazian, fondateur de Students for Justice in Palestine,
06:07relie nos émeutes du 17 octobre à l'explosion de l'hôpital Al-Ali à Gaza, survenue un 17 octobre
06:13elle aussi.
06:14Le Hamas l'avait imputé à Israël.
06:16Israël l'attribue à une roquette du djihad islamique palestinien.
06:19Voilà comment on importe un conflit dans une cour de lycée.
06:23Et maintenant, si on passe au contre-interrogatoire, sur l'argent, aucun financement des violences françaises n'est établi.
06:31Ce qui est documenté, c'est l'amplification et la récupération.
06:35Le Congrès américain enquête sur les liens supposés de Syngam avec Pékin, mais une enquête n'est pas une condamnation.
06:41Sur les dates, un appel préparé ne prouve pas une révolte lycéenne fabriquée.
06:46Et sur les symboles, quand on transforme une revendication scolaire en procès d'Israël, on a quitté l'école.
06:52Et c'est là que le rouge révolutionnaire et le vert islamiste se donnent la main.
06:56Alors voilà le paradoxe.
06:57Nous n'avons pas la preuve d'un chef d'orchestre, mais nous voyons des musiciens dans plusieurs pays qui
07:02savent parfaitement jouer ensemble.
07:04Et le 20 novembre, cette date qui a été donnée en est à six mois de la présidentielle, que doit
07:09faire l'État ?
07:10Le calendrier est affiché. Il y a un acte 2 samedi avec plus de 200 rassemblements annoncés, puis un acte
07:163 le 31 octobre.
07:17Et le 20 novembre, une grève de la jeunesse est annoncée dans une douzaine de pays sous le slogan «
07:22Battez-vous pour notre avenir, pas pour leur guerre ».
07:25Ces organisateurs réclament la dissolution de l'OTAN.
07:27Voilà le paradoxe géopolitique.
07:29Au moment où l'Europe découvre sa faiblesse militaire, des organisations mobilisent une partie de sa jeunesse contre son propre
07:36réarmement.
07:37C'est leur droit, mais posons-leur la question.
07:40Quelle sécurité proposez-vous à la place ?
07:42Car une Europe désarmée n'est pas une Europe en paix.
07:45C'est une Europe qui dépend des autres pour se défendre.
07:47Et une nation qui ne se défend plus elle-même a cessé d'être souveraine.
07:51Soyons justes aussi, les lycéens ont raison sur l'essentiel, classes surchargées, professeurs absents, bâtiments en ruine.
07:57Et le prix est lourd.
07:58À Saint-Etienne, un jeune manifestant a eu la main arrachée par une grenade.
08:01À Mulhouse, une adolescente de 17 ans a perdu un œil.
08:05Mais maintenant, place au verdict.
08:06L'État a échoué deux fois.
08:08Il a laissé se dégrader une partie de l'école, puis il n'a pas su anticiper l'ampleur de
08:13l'explosion.
08:14La sentence tient en trois points.
08:15D'abord, suivre l'argent étranger, preuve en main.
08:18Et pas seulement celui de Shanghai.
08:20Le grand reporter Emmanuel Razavi affirme aujourd'hui dans The Times que les services iraniens sont soupçonnés de payer de
08:26jeunes chômeurs pour semer le chaos à Paris.
08:30Ensuite, dissoudre les groupes violents et eux seuls.
08:33Enfin, réparer l'école, parce qu'on n'éteint pas un incendie en laissant le bidon d'essence dans la
08:37cour.
08:38Une franchise sans propriétaire, ça n'existe pas dans le commerce.
08:41En politique, cela porte un nom, une convergence.
08:44Et une convergence vit de la colère des autres.
08:46Le lycéen veut changer son avenir.
08:48Le militant veut changer le monde.
08:50Alors la vraie question est celle-ci.
08:51À qui appartient cette colère ?
08:53À ceux qui la vivent ou à ceux qui ont appris à s'en servir ?
08:56Merci pour votre analyse, Michel Fayad.
08:58Dans un instant, on va recevoir Jérémy Patriotus, fraîchement nommé, porte-parole du candidat Édouard Philippe.
09:05Mais juste avant, Laurent Nunez était encore une fois sous le feu des critiques au Sénat cet après-midi.
09:11On va écouter votre chronique, Marc Menon.
09:13D'abord, écoutez le ministre de l'Intérieur qui dit quand même au bout d'un moment, ça suffit.
09:18Il en a marre en fait de s'expliquer à chaque fois sur l'État qui a failli.
09:24On va tout faire évidemment pour que samedi, on ait une réponse qui soit rehaussée par rapport à tout cela.
09:29Alors après, est-ce que, je ne crois pas, Madame la Sénatrice, je ne crois pas que les préfets de
09:35la République sur les territoires,
09:36que les responsables des circonscriptions de police, que les commandants de groupements de gendarmerie aient négligé les maires.
09:42Je ne crois pas qu'ils n'aient pas discuté avec leur maire de ces sujets.
09:46Nous avons été en contact avec eux tout au long de la journée.
09:48On est samedi, il y avait un dialogue permanent et il avait eu même lieu quelques jours auparavant.
09:53Il avait eu même lieu quelques jours auparavant.
09:55Et je n'ai pas connaissance, Madame la Sénatrice, d'une seule commune où un maire aurait dit à un
10:02préfet
10:02« Attention, il va y avoir des ordres de pilleurs qui vont arriver ».
10:04Je n'ai pas connaissance de cela.
10:06Alors au bout d'un moment, ça suffit.
10:09Alors il semblerait qu'il y a beaucoup de choses qui n'aient pas été faites quand même.
10:12J'ai l'impression qu'il n'était pas… Oui, il y avait beaucoup de domaines dans lesquels il était
10:15dans l'ignorance.
10:17C'est quand même étonnant.
10:19Au dernier moment, pratiquement, on ne savait même pas encore où se dérouleraient les manifestations.
10:25Il y avait des autorisations qui étaient demandées, mais rien n'était établi.
10:30C'est invraisemblable.
10:31Parce que dans un principe de sécurité, il vaut mieux connaître en amont, bien avant,
10:36pour avoir des observateurs et des éléments d'indication sur ce qui se passera
10:43et avoir ainsi les informations pour mieux positionner les forces en présence.
10:48Les forces en présence, on est bien obligé d'admettre.
10:52Et lui-même m'a dit « Oui, on avait des rapports un peu asymétriques à certains endroits
10:59face à ceux qui se dressaient devant nous ».
11:03Mais il y avait 14 bataillons de CRS qui étaient restés chez eux.
11:09Donc on n'avait pas du tout mobilisé tel qu'on pouvait l'espérer.
11:13Mais pourquoi ? On aime bien s'endormir dans ce pays,
11:17et en particulier du côté de la présidence de la République
11:21et du ministère de l'Intérieur, en l'occurrence.
11:25On avait le sentiment que les lycéens, à ma foi, ces gaillards-là,
11:31les vacances arrivent, ils vont aller se donner quelques instants de repos
11:37et que par conséquent, d'ailleurs dans les rues,
11:40l'agitation semblait s'essouffler légèrement.
11:44Mais oui, ils ne seront pas là.
11:45C'était quand même ignoré tout ce qui se passait sur les réseaux sociaux.
11:50Alors il y a par exemple le site 17octobre.jaune.net,
11:59enfin j'ai mal noté le site, où on avait les informations
12:02avec les points qui se multipliaient, et là rien !
12:06Du côté des renseignements territoriaux, on était en retard sur les réseaux sociaux.
12:13Ça pose quand même des questions essentielles.
12:15Comment faire en sorte que le peu de troupes mobilisées soient au bon endroit ?
12:22Par ailleurs, du côté de la préfecture, on avait suggéré
12:26qu'il serait bon de faire attention à ce qui s'était passé
12:29après le grand drame de l'Arc de Triomphe et des manifestations des Gilets jaunes.
12:37des mesures, à ce moment-là, avaient été prises par un général de gendarmerie
12:43en disant « voilà comment nous devons agir ».
12:45Et c'est vrai qu'après l'enflammement de l'Arc de Triomphe,
12:52les manifestations n'avaient pas été vraiment plus clames,
12:55mais avaient quand même été moins dramatiques que ce que l'on avait vécu.
12:58Mais ça, on ne voulait pas du tout en tenir compte.
13:01Donc, les alertes de la préfecture étaient ignorées.
13:06Mais non, on est entrés dans une période où l'essoufflement sera là.
13:11Ben oui, ça permet au président de la République d'aller voir Céline Dion.
13:15Tout le monde est chez soi, on regarde la télévision.
13:17La France est en paix.
13:19Agissez, braves gens.
13:21Voilà où nous en étions.
13:23Et quand on regarde toutes les manifestations telles qu'elles se sont déroulées,
13:28le Comptou, les manifestations des retraites,
13:33il y avait 1,1 million de personnes dans les rues.
13:37Et ça a été à peu près tenu.
13:38Mais parce qu'on avait su anticiper.
13:41Alors là, on nous dit, mais les choses iront beaucoup mieux la semaine prochaine.
13:47Espérons-le.
13:48Mais quand on a aussi, j'ai remarqué un témoignage d'un capitaine de gendarmerie,
13:54enfin de CRS, pardon,
13:56qui dit, voilà, moi, j'ai mon escadron à côté de moi.
13:59Quand je dois prendre une décision immédiate,
14:03à ce moment-là, je dois en rendre compte au chef de secteur
14:06qui lui-même rapporte à la préfecture,
14:09qui renvoie pour nous dire ce que l'on doit faire.
14:12Vous imaginez bien que ceux qui sont là, en éparpillement,
14:16dans le bourdonnement,
14:18ça fait longtemps qu'ils ont disparu quand on passe à l'action.
14:21Le site, apparemment, Orange refonctionne, là, subitement, d'un coup.
14:25J'annonce juste ça pour une panne géante qui a eu lieu.
14:29Pour compléter ce que vous disiez,
14:30le site internet, c'est 17octobregiletjaune.net slash carte,
14:34où effectivement, tout le monde savait où aller, les points, etc.
14:38Et on a appris, effectivement, que, par exemple,
14:40pour la messe du pape à la Concorde, le 26 septembre,
14:42un seul lieu, une seule journée,
14:4414 000 policiers et gendarmes militaires.
14:46Le 8 décembre, pour les Gilets jaunes 2018,
14:4989 000 dans le pays, 8 000 à Paris.
14:52Pour le 17 octobre, plus de 1 000 points de rassemblement
14:54annoncés partout en France,
14:5510 000 hommes au matin, dont 5 000 à Paris.
14:58Et on a appris qu'il n'y avait pas de filtrage,
15:01pas de fouilles, pas de blindés,
15:0214 compagnies au repos.
15:03C'est la raison pour laquelle Laurent Nunez
15:06reste sous le feu des critiques.
15:07Et beaucoup de commerçants et de Français
15:09se posent des questions.
15:10Dans un instant, on accueillera un commerçant
15:13qui est très secoué
15:15et qui n'est pas prêt, justement,
15:18peut-être à reprendre le travail,
15:19comme beaucoup d'autres.
15:21On va accueillir Jérémy Patrier-Lettus,
15:23qui est porte-parole de la campagne
15:26d'Édouard Philippe.
15:27Il a été nommé hier.
15:28Bonsoir, merci beaucoup d'être avec nous.
15:30Dans un instant, un débat avec Mathieu Bocoté,
15:32avec vous, Jérémy Patrier-Lettus.
15:34Merci beaucoup, Charlotte,
15:35pour avoir cédé la place.
15:37C'est le jeu des chaises musicales.
15:38On est comme ça, nous.
15:39Elle n'est pas loin, elle est juste là.
15:42Et un débat avec Mathieu Bocoté
15:44sur guérilla et urbaine,
15:45à qui la faute.
15:46D'abord, vous avez été nommé hier soir,
15:48donc porte-parole de la campagne
15:49d'Édouard Philippe.
15:50Qu'est-ce sera votre rôle ?
15:52Qu'est-ce sera votre mission ?
15:53Je vais vous dire franchement
15:54pourquoi j'ai accepté.
15:56Parce que je ne supporte plus
15:57les caricatures qui sont faites d'Édouard Philippe.
15:59Pas sur ce plateau, bien sûr.
16:01Mais enfin, on explique
16:03que c'est un homme qui doute,
16:04incapable de...
16:05Il n'y aura pas ces news,
16:05donc je vous taquine avec ça,
16:08mais il l'avait dit,
16:08donc je vous taquine.
16:10On dit que c'est un homme qui doute,
16:12qui serait incapable de commander,
16:13qui serait un homme froid, rigide,
16:16loin des Français,
16:17qui serait un technocrate
16:18incapable de réformer le système.
16:20Toutes ces caricatures sont fausses.
16:22Et si j'ai accepté d'être porte-parole,
16:23ce n'est pas pour aller de plateau
16:25en télévision, en télévision,
16:27pour annonner des éléments de langage,
16:28de la langue de bois.
16:29Il y a des spécialistes pour ça.
16:31Mais c'est justement pour répondre
16:32à ces caricatures,
16:33pour expliquer le projet
16:35et les propositions d'Édouard Philippe,
16:37sa vision pour la France,
16:38pour les Français,
16:39et dire qui il est.
16:39Je veux juste dire,
16:40en concluant, Christine Kelly,
16:41c'est important pour les Français
16:43qu'il nous écoute.
16:44Je connais Édouard Philippe
16:44depuis 12 ans.
16:45Nous ne sommes pas amis,
16:47ne partons pas en vacances ensemble,
16:48mais je peux vous dire
16:49que c'est un homme droit,
16:50c'est un homme intègre,
16:51c'est un homme qui aime la France
16:52profondément,
16:53qui l'a chevillé au corps,
16:55au cœur,
16:55qui lui a dédié sa vie,
16:57et puis que c'est un fils d'enseignant,
16:59un petit-fils de Docker,
17:00un maire d'une ville industrielle,
17:02et qui l'a profondément envie
17:05de faire en sorte
17:06que les Français
17:06et la France s'en sortent.
17:07Voilà,
17:08c'est pour expliquer cela
17:08que j'ai accepté
17:09d'être porte-parole.
17:11Je ne suis pas tout seul,
17:11il y a une équipe
17:12et je le ferai avec mon style,
17:14avec ma personnalité,
17:15et si possible,
17:16sans langue de bois.
17:16J'espère que ça se verra
17:17dans le débat
17:18tout à l'heure
17:19avec Mathieu Bocoté.
17:20Alors avec Mathieu Bocoté,
17:21ça sera effectivement
17:22un débat
17:23sur la guérilla,
17:26sur les guérillas urbaines.
17:27Peut-être juste avant,
17:28rapidement,
17:28j'ai envie de vous entendre
17:30sur Rima Hassan,
17:30parce qu'on en parlera
17:31dans un instant
17:31avec Stéphane Azziari.
17:33Le parquet a requis
17:35dix mois de prison,
17:37avec dix mois de prison
17:38avec Cianci
17:39pour Rima Hassan
17:40et deux ans d'inéligibilité.
17:42Comment vous réagissez
17:43pour apologie
17:44pour le terrorisme ?
17:45Qu'est-ce que vous en pensez ?
17:47Le 10 octobre 2023,
17:48je suis allé en Israël.
17:49On était quelques parlementaires.
17:50On était, je crois,
17:51la première délégation au monde
17:52à nous rendre en Israël.
17:54On s'est rendus
17:54dans les kiboutts.
17:55On est allés à la morgue.
17:57On a rencontré
17:57une médecin légiste.
17:58D'ailleurs, je crois
17:58qu'elle était intervenue
18:00sur votre plateau
18:01ou en tout cas sur CNews.
18:02Elle nous a raconté
18:03et on a vu de nos propres yeux
18:04le 10 octobre 2023.
18:06Les bébés et les mères
18:07brûlés ensemble,
18:09les femmes violées.
18:10On a vu ça
18:10de nos propres yeux.
18:11Et puis, on est rentrés en France
18:13et en France,
18:14on a vu notamment Rima Hassan
18:16incapable de verser une larme,
18:18de pleurer pour Kfir
18:19et Arié Bibas,
18:21incapable de nommer l'horreur,
18:23la barbarie et le terrorisme.
18:24Je vais vous dire,
18:25la question,
18:26c'est même pas
18:26si elle est digne
18:26d'être députée,
18:28c'est même pas
18:28si elle mérite
18:29d'être condamnée,
18:29c'est qu'en faisant cela,
18:30en étant incapable
18:32de pleurer les morts israéliens,
18:34pour moi,
18:34elle s'est sortie d'elle-même
18:35d'une forme de communauté humaine,
18:37d'une fraternité des cœurs
18:38qui fait qu'on est capable
18:40dans une démocratie,
18:41dans un pays comme la France,
18:42de pleurer l'ensemble des morts.
18:43Je rappelle qu'il y a des Français
18:44qui ont été assassinés ce jour-là.
18:46Voilà ce que je peux vous dire.
18:47Merci pour votre réaction,
18:48Jérémy Patry,
18:49l'étude porte-parole de campagne
18:51d'Edouard Philippe,
18:52nommée hier soir.
18:53C'est parti pour le débat.
18:55Guérilla urbaine,
18:56à qui la faute ?
19:02Mathieu Bocoté.
19:03Alors, justement,
19:04on a assisté ce samedi
19:05à des scènes de guérilla urbaine
19:07qui étaient le point culminant
19:08d'une contestation portée notamment
19:10par LFI,
19:11toute une mouvance d'ultra-gauche,
19:12une mouvance milicienne
19:14qui n'hésite pas à pratiquer
19:15la guérilla urbaine
19:16contre les policiers,
19:17à incendier,
19:18vous voyez le portrait.
19:20Est-ce que tout ça n'a pas,
19:21une fois pour toutes,
19:22discrédité la théorie un peu étrange
19:24des deux extrêmes
19:25dont il faudrait se méfier
19:26pour la présidentielle ?
19:27Oseriez-vous,
19:28après les scènes
19:28des dernières semaines,
19:29faire encore quelque chose
19:30comme un lien
19:30entre LFI,
19:32toute la constellation
19:32qui tourne autour de cela,
19:34et l'ERN,
19:35que je sache,
19:36je n'ai pas encore vu
19:36de milices zémouriennes
19:37ou bardellistes
19:38ou marionnistes
19:39ou loupénistes
19:40dans les rues
19:40capables de tout détruire ?
19:42Vous avez raison,
19:43il faut dire ce que l'on voit,
19:44vous connaissez cette formule
19:44de Charles Péguy,
19:45et voir ce que l'on voit.
19:47Et effectivement,
19:48aujourd'hui,
19:49LFI,
19:49vous savez,
19:49on n'a parlé de Rimas
19:50à l'instant.
19:50À l'Assemblée nationale,
19:51j'étais un des premiers
19:52à faire un discours
19:52qui s'appelait
19:53« La France innommable ».
19:54Je considérais que
19:55l'indécence,
19:56l'indignité,
19:57l'ignoble étaient des mots
19:57trop faibles
19:58pour qualifier LFI,
20:00et finalement,
20:00il ne restait qu'un mot
20:01pour les qualifier,
20:01« innommable ».
20:02C'est-à-dire qu'on n'a pas
20:02de mots pour qualifier
20:03ce qu'ils font.
20:04Et ce qu'on a vu samedi,
20:06effectivement,
20:06il y a LFI,
20:07moi j'ai parlé,
20:07je n'étais pas le seul,
20:08mais à gauche,
20:09il parle de convergence des luttes,
20:10moi j'ai parlé
20:10de convergence des brutes.
20:11On a vu d'abord
20:12le brut en chef,
20:13Jean-Luc Mélenchon,
20:14LFI,
20:14des gens qui ont décidé
20:15d'abattre la citadelle
20:17et donc de détruire
20:18la République,
20:19qui ont décidé
20:19de faire de la violence politique
20:21une arme politique.
20:22On a vu aussi,
20:24pas que,
20:24mais c'est important
20:25de le dire,
20:26l'ultra-gauche,
20:27vous voyez la mairie
20:27de Limoges,
20:28qui était incendiée,
20:29brûlée par des antifascistes
20:31et des anarchistes,
20:32en tout cas des gens
20:33qui se revendiquent
20:33de l'ultra-gauche.
20:34Et j'en termine là,
20:35Christine Kelly,
20:36on a vu,
20:36il faut le dire,
20:36des complices,
20:37moi ce que j'appelle
20:38des apôtres
20:39de la culture de l'excuse.
20:40Ceux qui y sont aujourd'hui
20:41vous expliquent
20:42qu'on pille
20:43parce qu'on est victime
20:43de violences sociales
20:45et ces apôtres
20:45de la culture de l'excuse,
20:47ils ont aussi
20:47une responsabilité
20:48dans ce qui se passe
20:48dans le pays.
20:49Alors,
20:49puisque nous sommes d'accord
20:50sur cette part du diagnostic,
20:52que je sache,
20:52vous me corrigeriez peut-être,
20:53ce n'est pas votre cas,
20:53mais on parle souvent
20:54de votre candidat
20:55dont nul ne conteste,
20:56vous l'avez dit,
20:56ni le charisme,
20:57ni l'autorité naturelle,
20:58ni le fait qu'il rassemble
20:59spontanément son camp.
21:01Ce que je comprenne,
21:03vous parlez normalement
21:04des extrêmes,
21:05les deux extrêmes
21:05dont on devrait se méfier.
21:07Est-ce qu'aujourd'hui
21:07vous oseriez sérieusement dire
21:09que le RN,
21:10la droite nationale,
21:11reconquête,
21:11qu'importe,
21:12c'est l'équivalent à droite
21:13de ce qu'on vient
21:14de parler à gauche ?
21:15Mais on peut dire
21:16deux choses différentes,
21:17on peut dire par exemple
21:17que le projet économique,
21:21Mathieu Bocoté,
21:21de Marine Le Pen,
21:22ça on a le seul des désaccords,
21:23mais est-ce qu'on est
21:24devant deux extrêmes
21:25aussi dangereux ?
21:26Si la question c'est
21:27est-ce qu'on a vu
21:27des députés
21:28du Rassemblement national
21:29mettre le feu
21:30ou inciter à la violence ?
21:32La réponse est non,
21:32mais on peut dire ça
21:33et dire que le projet économique
21:34de Marine Le Pen
21:35est une faillite pour le pays.
21:35J'entends très bien,
21:36mais ce que je veux comprendre,
21:37c'est à l'échelle
21:38des temps présents,
21:39est-ce qu'on peut dire
21:40qu'il y a une menace
21:41pour la démocratie
21:42aujourd'hui en France ?
21:43C'est LFI
21:44et sa vaste mouvance
21:45et de l'autre côté,
21:46ils ont un très mauvais
21:47programme économique,
21:48d'accord,
21:48mais ce n'est pas une menace
21:49pour la démocratie ?
21:50C'est deux menaces
21:50pour le pays.
21:51Vous avez Jean-Luc Mélenchon
21:52pour la démocratie.
21:53Vous avez deux menaces
21:59économiques, financiers du pays,
22:00elles plongeraient le pays
22:01dans le chaos
22:01et Jean-Luc Mélenchon
22:03plonge le pays,
22:04plongeraient le pays
22:04dans la guerre civile.
22:05Voilà ce que je peux vous dire.
22:05Vous n'avez pas l'impression
22:06d'être un peu déphasé
22:07parlant ici ?
22:08Parce que, très honnêtement,
22:09d'un côté,
22:09on peut être en désaccord
22:10complet avec quelqu'un,
22:11je l'imagine très bien
22:12avec le RN,
22:13tout ça, très bien,
22:14mais de l'autre côté,
22:14des gens qui sont prêts
22:15à, pardonnez la forme,
22:16à foutre le feu,
22:17des gens qui sont prêts
22:18à tout brûler,
22:18des gens qui sont prêts
22:19à tuer les policiers.
22:20Je ne parle pas des LF ici,
22:21mais je parle de la mouvance
22:21d'ultra-gauche
22:22qui n'en est pas loin.
22:23Est-ce que vous n'avez pas
22:23l'impression, devant cela,
22:25qu'il faut mettre au rebut
22:26tout simplement
22:27cette théorie
22:27des deux extrêmes équivalents
22:28et vous dire que finalement,
22:30se concentrer sur l'essentiel,
22:31ceux qui brûlent
22:31et ceux qui brûlent demain
22:32pourraient offrir le vrai chaos,
22:34celui des ruides et des milices ?
22:35Mais moi, je combats
22:35la France insoumise
22:36pour les raisons
22:37que vous avez évoquées,
22:38parce qu'ils veulent le chaos.
22:39Je combats le Rassemblement national,
22:41notamment sur les questions économiques
22:42et ce que je veux...
22:43Non, mais là,
22:44c'est un débat sémantique.
22:45Ce que je veux voir,
22:45c'est éviter que les deux
22:47arrivent au pouvoir.
22:47Je ne peux pas vous le dire autrement,
22:48je vous le dis clairement
22:49pour des raisons différentes.
22:51Si c'est vrai que vous voulez
22:51m'entendre dire,
22:52je vous le dis pour des raisons différentes.
22:52La politique,
22:53c'est quand même
22:53l'hierarchie des peurs.
22:55De temps en temps,
22:55l'hierarchie des menaces
22:56et des inquiétudes.
22:57Si on devait placer au sommet
22:58l'inquiétude la plus grande...
23:00Mais...
23:01Vous le savez,
23:02au fond de vous-même...
23:03Mais pas plus de vos côtés.
23:04Vous voulez absolument me faire dire
23:05que je dois choisir
23:06un candidat à la présidentielle.
23:08Je veux savoir
23:08qu'elle est la plus grande menace.
23:09Il vous demande
23:10de hiérarchiser, peut-être.
23:12Économiquement,
23:12aujourd'hui,
23:13le Rassemblement national,
23:14même niveau que la France insoumise.
23:15Sur la question...
23:16Le collectivisme bureaucratique,
23:18communisme bolchevique...
23:19Mathieu Bocoté.
23:20Laissez-moi vous poser une question.
23:20Pourquoi Jean-Luc Mélenchon
23:21veut que Marine Le Pen
23:22soit son adversaire ?
23:23Parce que demain,
23:24si Marine Le Pen
23:25est élue président de la République,
23:26il y aura la guerre civile
23:27dans le pays.
23:28Jean-Luc Mélenchon
23:28n'attend qu'une chose.
23:29Jean-Luc Mélenchon
23:30n'attend qu'une chose.
23:31Que Marine Le Pen
23:32accède au second tour
23:33de l'élection présidentielle
23:34et gagne la présidentielle.
23:35Je vais vous dire,
23:35moi, je pense qu'il s'est même résigné.
23:36Je pense que la gauche
23:37a compris que ce serait
23:38soit un candidat de droite,
23:40Edouard Philippe,
23:40ou un autre,
23:41soit la candidate
23:42d'extrême droite,
23:43Marine Le Pen.
23:44Si LF arrive au pouvoir,
23:45ce ne sera pas la guerre civile ?
23:46c'est la meilleure opposante
23:47à Jean-Luc Mélenchon.
23:48Jean-Luc Mélenchon souhaite
23:50la victoire de Marine Le Pen.
23:51Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
23:52Parce que si Marine Le Pen est élue,
23:54il y aura la guerre civile
23:55et le chaos dans la société.
23:57Et si Jean-Luc Mélenchon est élu,
23:59il n'y aura pas la guerre civile ?
23:59Il y aura le chaos
23:59et la guerre civile, bien sûr.
24:00D'accord.
24:01Donc finalement,
24:01il y a un parti qui est légitime,
24:02donc je le disais,
24:03le candidat naturel
24:04de tous les démocrates modérés républicains,
24:05Edouard Philippe,
24:06qui fait consensus dans son propre camp,
24:07qui le conteste,
24:08et de l'autre côté,
24:09les deux méchants extrêmes
24:10qui dépassent Edouard Philippe
24:11dans les sondages.
24:12Vous n'avez pas la question
24:13d'être en retard
24:13de nos deux élections ?
24:14Dernier mot.
24:14Dernier mot.
24:25Dernier mot.
24:25de légitimité.
24:26On peut combattre leurs projets
24:27et considérer dans la démocratie
24:29qu'ils ont le droit
24:30de faire valoir leurs idées.
24:30Merci.
24:31Merci.
24:31Merci Jérémy Patriel-Ettius.
24:33Merci beaucoup Mathieu Bocoté.
24:35C'est rapide,
24:36mais en tout cas,
24:36on a discuté un peu d'abord.
24:40L'émission,
24:40elle est un petit peu...
24:41On a beaucoup d'actualités.
24:43Merci Jérémy Patriel-Ettius
24:44d'être venu représenter
24:46Edouard Philippe ce soir
24:47sur le plateau de Face à l'Info.
24:48On marque une pause,
24:49on revient,
24:49on continue pour le 19h.
24:51Merci.