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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.

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00:0018h30, bonsoir à tous. Au sommaire ce soir, trois ans après le 7 octobre,
00:05souvenons-nous de Chiri, Ariel, Ekfir, Bibas et de toutes ses autres victimes.
00:11Face au terrorisme, les victoires militaires suivissent-elles finalement ?
00:15La France qui a laissé importer le conflit d'après-guerre combat-t-elle l'antisémitisme
00:20et protège-t-elle ses citoyens juifs ? Leur sécurité n'engage-t-elle pas clairement notre pays ?
00:25L'analyse de Michel Fayad ce soir et Elie Korshia sera notre invité devant la grande synagogue de Paris à
00:3219h20.
00:33Les forces de l'ordre sont sur le banc des accusés, comme une application peut-être d'un slogan de
00:41l'extrême-gauche.
00:42Le ministre de l'Intérieur a décidé de suspendre provisoirement les grenades assourdissantes.
00:47Voilà qui peut répondre à un impératif de sécurité, mais cela règle-t-il les violences autour des lycées ?
00:53Protéger les jeunes et soutenir les policiers ne relève-t-il pas d'une même exigence ?
00:58Faire respecter la loi, le décryptage de Charlotte Dornelas.
01:02Contre toute attente, Bruno Attal va réintégrer la police.
01:06Policier syndicaliste de France Police, policier en colère, connu pour son franc-parler,
01:13avait été révoqué il y a trois ans pour atteinte à son devoir de réserve.
01:17Et ce, malgré sa protection syndicale, nous vous révélons ce soir en exclusivité que le tribunal administratif vient d'annuler
01:24cette décision
01:26et donne comme injonction au gouvernement de réintégrer Bruno Attal et de lui verser 100 000 euros pour reconstituer sa
01:33carrière.
01:34Il est notre invité en exclusivité ce soir.
01:37Et puis face aux revendications, tendre la main à la jeunesse est indispensable.
01:40Face aux violences, tendre la main à la jeunesse ne suffit pas.
01:44L'État doit faire respecter la loi, mais aussi redonner un horizon.
01:48Une société qui n'offre plus d'avenir ne prépare-t-elle pas les colères de demain ?
01:52L'édito de Mathieu Le Boque-Côté.
01:55Et puis d'un instant à l'autre, Sébastien Lecornu qui prendra la parole.
01:59Voilà pour l'essentiel.
02:01C'est parti pour le 18h30.
02:15D'abord, bonsoir à tous.
02:17En attendant la prise de parole de Sébastien Lecornu, nous sommes le 7 octobre.
02:21Il y a trois ans, jour bonjour, le Hamas.
02:23Et d'autres organisations palestiniennes attaquaient Israël.
02:28Plus de 1200 morts, 251 otages.
02:32Michel Fayad, trois ans après.
02:34Qu'est-ce qui n'a toujours pas été compris ?
02:37Vous savez, on se rappelle de Chéri Bibas, justement,
02:39cette jeune maman terrorisée qui serrait entre ses mains ses deux petits garçons roux.
02:44Et cette image avait fait le tour du monde.
02:45Donc Ariel avait quatre ans et Kfir, neuf mois.
02:47Ils avaient été enlevés dans le kibouz de Niroz, assassinés en captivité.
02:51Et leur père, Yarden, est revenu vivant devant les cercueils.
02:55Il leur a demandé pardon de ne pas avoir su les protéger.
02:58Et à neuf mois, on ne connaît ni Israël, ni la Palestine, ni le Hamas.
03:02On connaît juste le visage de ses parents.
03:04Et ce matin-là, c'était Shima Torah, une fête juive.
03:06Et ils sont venus à plusieurs, comme vous le disiez.
03:08Le Hamas, le djihad islamique, le Front populaire de la libération de la Palestine, FPLP,
03:13et les brigades des martyrs d'Al-Aqsa qui sont issues du fatah de Mahmoud Abbas.
03:18Donc est-ce que c'était une opération militaire ?
03:20Non, on ne fait pas la guerre à un bébé de neuf mois.
03:22Est-ce que c'était un attentat ?
03:24Le mot est trop petit.
03:25Le mot, c'est pogrom.
03:26Et pour un juif, ce mot porte des siècles d'histoire.
03:29La porte qu'on enfonce la nuit.
03:31Et cette question terrible, est-ce que quelqu'un viendra nous défendre ?
03:35Le 7 octobre, pendant des heures, elle s'est posée de nouveau.
03:38Et hier soir, sur la façade de la mairie du 11e à Paris,
03:42quelqu'un a peint 7-10, donc 7 octobre, déluge d'Al-Aqsa.
03:45C'est le nom du code du Hamas pour ce massacre.
03:48Le nom du crime sur une mairie de la République, la veille de l'anniversaire.
03:52Mais 3 ans après Michel, Gaza est en ruine.
03:56Le Hamas n'a pas rendu les armes.
03:58Alors qui ? Qui a gagné cette guerre ?
04:00Israël a gagné des batailles.
04:01Il n'a pas encore gagné la guerre.
04:03Et c'est justement là qu'il faut se méfier.
04:05Il y a 3 ans, l'Iran tenait Israël dans une tenaille.
04:08Le Hamas à Gaza.
04:09Le Hezbollah au Liban.
04:10Bachar el-Assad en Syrie.
04:11Les milices shéïds du Hachal Shahbi en Irak.
04:14Les Houthis au Yémen.
04:15Israël a frappé à la tête.
04:16Sinoir, le cerveau du 7 octobre, tué.
04:19Nasrallah, le chef du Hezbollah, tué.
04:21Et le 28 février, au premier jour de la guerre américano-israélienne,
04:24le guide suprême iranien Ali Khamenei, lui-même,
04:27il voulait rayer Israël de la carte.
04:28C'est lui qui a disparu de la photo.
04:30Quant à Assad, il s'est enfui à Moscou.
04:32Mais couper des têtes ne suffit pas.
04:34La République islamique d'Iran est toujours debout.
04:36Le fils de Khamenei a pris la place du père.
04:39Le Hezbollah n'a pas rendu ses armes.
04:40Le Hamas non plus.
04:42Les objectifs atteints, oui.
04:43La victoire, pas encore.
04:45Le Hamas, vous savez, c'est la branche palestinienne des frères musulmans.
04:49Et en réalité, c'est la matrice...
04:51Les frères musulmans qui sont nés en Égypte en 1928
04:53sont la matrice de la plupart des mouvements islamistes sunnites.
04:56L'Iran était en fait un fournisseur.
04:59Les frères musulmans sont la famille.
05:01Et regardez où la famille s'est installée.
05:03Après la frappe israélienne de septembre 2025 à Doha, au Qatar,
05:07les chefs du Hamas vivent désormais l'essentiel du temps en Turquie,
05:11selon la presse arabe.
05:12C'est à Istanbul qu'ils se sont réunis en mai pour élire leur nouveau chef.
05:15Le président turc Erdogan les reçoit
05:18et la Turquie ne les considère évidemment pas comme des terroristes.
05:20Or, la Turquie et le Qatar sont, avec les États-Unis et l'Égypte,
05:24les garants officiels du cessez-le-feu à Gaza.
05:27Donc, on a confié l'assurance incendie aux pyromanes.
05:30Le Hamas fait la guerre jusqu'au dernier Gazaoui.
05:33Ses chefs, eux, le font depuis un salon d'Istanbul.
05:35Les tunnels pour les combattants, les palaces pour les dirigeants.
05:39Le croissance chiite de l'Iran vacille.
05:41Le croissance sunnite des frères musulmans se lève.
05:44Ankara, Doha et même Damas.
05:45Israël a affaibli le premier.
05:48Le combat contre le second ne fait que commencer.
05:50Et il ne se joue pas seulement au Moyen-Orient.
05:53Michel Fayad, ce 7 octobre, on n'a pas seulement embrasé Gaza.
05:56Il a aussi bouleversé le Liban et jusqu'à la France.
05:59Le Liban a vu ce film avant tout le monde.
06:02Mais on lui a volé jusqu'au titre.
06:04On vous a appris la guerre civile libanaise.
06:06C'est faux.
06:07En 1969, l'État libanais se voit obligé par les Arabes de laisser l'OLP, l'Organisation de Libération de
06:12la Palestine, s'installer en armes sur son sol.
06:15Six ans plus tard, la guerre éclate.
06:17Les organisations palestiniennes puis l'armée syrienne contre le Liban.
06:20Et le fatah de Yasser Arafat qu'on disait laïque avait été fondé avec Abu Jihad et Abu Iyad, deux
06:25anciens des frères musulmans.
06:27Ces brigades dans les kiboutts le 7 octobre, ce n'est pas un accident, c'est une filiation.
06:31Et rappelons ce qu'on oublie toujours.
06:33Dans l'histoire, les organisations palestiniennes ont tué plus de chrétiens libanais que de juifs.
06:38Et même pour les chiites, il y a également du Liban, ils ont été plus tués que les juifs dans
06:42toute l'histoire.
06:43Et la France, vous me direz.
06:44Selon une étude de IFA publiée en fin 2025, un jeune musulman de moins de 25 ans sur 3 se
06:50dit proche des frères musulmans.
06:51Un sur trois.
06:52Hier, au parc Monceau, Paris a donné à une allée entière les noms de Chiri, Ariel et Kfir Bibas.
06:57Une allée complète dans un parc, c'est une première dans le monde, en dehors d'Israël.
07:01Il aura fallu deux ans de combat à Sandra Ifra, qui dirige l'association Women United for Peace, pour l
07:07'obtenir.
07:08Anne Hidalgo avait dit oui.
07:09Son successeur Emmanuel Grégoire et son adjointe Laurence Patrice l'ont inaugurée.
07:13Hier soir, on en a parlé.
07:15Ils ont montré, on avait vu la plaque fictive qui donnait neuf ans au petit Ariel.
07:20Il en avait quatre.
07:21Mais la plaque définitive, elle, est juste.
07:23Et elle nomme enfin les choses.
07:25Antisémitisme, terrorisme islamiste.
07:26C'est juste et c'est rare.
07:28En revanche, la mairie n'a pas souhaité que les Juifs soient sur la photo.
07:32Ni Sandra Ifra et son association, pourtant à l'initiative,
07:35ni le CRIF qui représente les institutions juives de France,
07:38ni le consistoire qui organise le culte juif, ni l'ambassadeur d'Israël.
07:42Et aujourd'hui, notre ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud,
07:45est en Israël pour honorer nos 51 compatriotes tués.
07:48Très bien.
07:49Mais ce gouvernement a reconnu un État palestinien sans qu'une seule kalachnikov du Hamas ait été rendue.
07:54Puis il vient commémorer.
07:55Quand le Liban brûlait, l'Europe répétait, c'est une affaire libanaise, pas la nôtre.
08:00Quinze ans plus tard, il n'y avait plus de Liban libre.
08:02Le 7 octobre n'est pas une affaire israélienne, c'est un avertissement.
08:06Et cette fois, il est adressé à la France.
08:08Le Liban a cru que sa démocratie le protégeait.
08:11En 1990, il est tombé.
08:13Israël, lui, sait depuis sa naissance que sa survie n'est jamais acquise.
08:16La France doit la prendre avant que le prix ne devienne trop lourd.
08:19Alors, ce soir, à nos compatriotes juifs, je veux dire ceci.
08:23Vos morts ne sont pas seulement vos morts.
08:25Ariel avait 4 ans.
08:26Kfir avait 9 mois.
08:27Leurs noms sont désormais dans Paris.
08:29Et c'est à la France de faire en sorte que plus jamais vous n'ayez à vous demander si
08:33quelqu'un viendra vous défendre.
08:35Merci beaucoup, Michel Fayad, pour cette commémoration.
08:40Et dans un instant, à 19h20, nous nous irons à la Grande Synagogue pour Elie Korshia.
08:45Alors, notre invité, Jonas Haddad, n'est pas encore arrivé.
08:48Je ne sais pas, il y a peut-être un petit souci.
08:50Peut-être qu'on va faire votre chronique, Stéphane, avec vous ?
08:54Est-ce que vous êtes prêts ? Cela vous convient ?
08:55Tout à fait.
08:56Alors, allons-y.
08:58Vous voulez parler de ce qui se passe en Angleterre.
09:01D'un instant à l'autre, on risque d'avoir vers 18h45 Sébastien Lecornu sur la crise de la dette,
09:09la crise des lycées.
09:11Mais d'abord, pourquoi voulez-vous parler de ce qui se passe au Royaume-Uni avec cet amendement particulier qui,
09:18selon vous, voudrait rayer l'État d'Israël ?
09:22Tout à fait.
09:22Alors, nous sommes le 7 octobre 2026, 3 ans jour pour jour après le pire massacre de juifs perpétrés depuis
09:29la Shoah.
09:30Et au même moment, ce week-end, plus précisément, se tient le congrès du parti vert à Brighton, en Angleterre.
09:36Et c'est donc dans ce contexte-là que le parti vert britannique vote une motion qui est fait par
09:41délai en Angleterre et qui s'intitule très sobrement
09:43« Zionism is racism », et donc en bon français, on peut le traduire par « le sionisme, c'est
09:49du racisme ».
09:50Et donc, désormais, on a un parti de gauche radical en Angleterre qui se gargarise d'être officiellement un parti
09:56anti-sioniste.
09:57Alors, on va simplement rappeler d'abord ce qu'est le sionisme en une phrase.
10:01Le sionisme, c'est très simple, c'est le droit des Juifs d'avoir leur État.
10:05Ce qui n'est évidemment pas incompatible avec la critique de la politique de tel ou tel gouvernement.
10:10On peut reconnaître aux Français le droit d'avoir un État et critiquer la politique d'Emmanuel Macron.
10:14Non, ça arrive. Pareil pour les Allemands, les Suédois ou que sais-je.
10:18Et a priori, il n'y a pas de raison pour que ce soit véritablement différent avec l'État hébreu.
10:23Seulement, voilà, pour les Verts britanniques, être favorable aux droits des Juifs d'avoir un État, c'est déjà beaucoup
10:29trop.
10:30Et il faut savoir que les Verts, au cours de ce congrès, ont rejeté un amendement conçu pour protéger leurs
10:36propres membres juifs
10:37contre les effets de cette motion en raison de leur appartenance à une organisation juive
10:44ou à une synagogue qui se dit sioniste, soit évidemment la quasi-totalité des institutions juives.
10:51Ce qui revient donc à ouvrir la possibilité de représailles contre tous les membres du parti vert de culture juive
10:58qui fréquenterait un établissement favorable tout simplement à l'existence de l'État d'Israël
11:05en tant qu'État-nation du peuple juif, indépendamment de ses orientations politiques
11:09puisqu'il existe évidemment des sionistes de gauche, de droite, d'extrême-gauche, d'extrême-droite et j'en passe.
11:14Et donc le sionisme en tant que tel est considéré par le parti vert comme une idéologie raciste
11:19et les Verts disent qu'ils veulent sobrement remplacer l'État d'Israël par, je cite,
11:25un État palestinien démocratique unique sur l'ensemble de la Palestine historique
11:30avec Jérusalem pour capitale et un droit au retour pour les Palestiniens et leurs descendants.
11:36Incroyable Stéphane, en quoi un État palestinien démocratique unique serait-il une mauvaise idée ?
11:41Sur le papier, un État palestinien démocratique, ça sonne bien, on a envie d'y croire
11:46et c'est là d'ailleurs toute la perversité de cette motion qui emprunte le langage de l'égalité et
11:52de l'inclusion
11:52seulement en apparence.
11:54Les Verts britanniques l'assurent, je cite là encore,
11:57« Rejeter le sionisme et soutenir la libération du peuple palestinien n'est pas discriminatoire envers le peuple juif.
12:04Ce n'est pas non plus discriminatoire de soutenir l'établissement d'un État palestinien démocratique
12:09unique entre le Jourdain et la Méditerranée avec l'égalité des droits pour tous. »
12:14Donc là encore, on emprunte le langage de l'égalité et de l'inclusion
12:19pour défendre ce qui est en réalité un projet de soumission et de domination.
12:22Parce que ce que cette motion ne dit pas en réalité, c'est qu'elle reviendrait immédiatement,
12:27si elle était appliquée, à placer les Israéliens dans une situation de minorité démographique
12:33au sein d'un État à majorité arabo-musulmane.
12:36En gros, cela reviendrait à revenir à la situation qui a prévalu pendant mille ans
12:40dans le monde musulman où les Juifs, les Chrétiens et les non-musulmans de manière générale
12:45étaient considérés comme des demi, des catégories sociales subalternes,
12:49c'est-à-dire des sujets colonisés.
12:52Et c'est là qu'on voit que le soi-disant combat en faveur de l'égalité de ce parti
12:56est une arnaque, puisque la motion du parti inter-britannique
13:00est d'une sévérité totale à l'endroit d'Israël, qualifié de régime d'apartheid
13:04qui commet un génocide, mais qui ne dit absolument rien de la condition
13:08des minorités dans les pays à majorité islamique.
13:12Et je rappelle que plus de 60% des minorités culturelles et confessionnelles
13:16les plus discriminées dans le monde vivent dans des pays musulmans
13:20et que ces pays musulmans affichent malheureusement les niveaux de discrimination
13:24parmi les plus élevés de la planète.
13:26Et je rappelle aussi que l'Islam côtoie le judaïsme depuis 1400 ans.
13:30Il y avait des Juifs en Arabie au Proche-Orient avant l'Islam.
13:33L'Islam a même recyclé un certain nombre de traditions bibliques.
13:37L'Islam s'est imposé en Afrique du Nord et en Orient par une série de conquêtes militaires.
13:41Et au cours des 1200 ans où ils étaient en position de domination
13:44les musulmans n'ont malheureusement jamais été enclins à considérer les non-musulmans
13:49et donc a fortiori les Juifs comme leurs égaux.
13:51Il n'y a jamais eu en guerre d'Islam l'équivalent d'un Pierre Baïl,
13:55l'équivalent d'un Clermont-Tonnerre, vous savez cette figure de la Révolution française
13:58qui a milité pour que les Juifs accèdent à la citoyenneté et à la pleine égalité de droit.
14:03Il n'y a jamais eu non plus en Terre d'Islam l'équivalent d'un Vatican II.
14:07Ce qui explique aussi qu'il ait fallu attendre les pressions impériales françaises et britanniques
14:12pour que les Juifs d'Orient accèdent à l'émancipation.
14:16C'est la France qui va en premier libérer les Juifs d'Algérie du statut de la Dima.
14:21Et cette émancipation en Terre arabe ne va pas durer très longtemps
14:24puisque les Juifs ont été expulsés par centaines de milliers au cours du XXe siècle.
14:29Et là, à la différence du devoir de mémoire qui a été engagé en Europe
14:36après les crimes de masse du XXe siècle, après la Shoah,
14:40c'est peu dire que le monde musulman n'est pas vraiment submergé par l'autocritique.
14:45Au contraire, le monde musulman cultive sa propre nostalgie coloniale,
14:48reproche aux Juifs et à la fondation d'Israël d'avoir brisé la prétendue concorde judéo-musulmane
14:54qui aurait fleuri sous les califs.
14:56Et je rappelle d'ailleurs qu'aujourd'hui, en Israël,
14:59près de la moitié des Juifs israéliens sont originaires de pays arabes.
15:04Et il n'est pas certain qu'ils veulent revivre les oppressions,
15:07humiliations, discriminations qu'ils ont essuyées pendant un millénaire.
15:10C'est là d'ailleurs un autre mensonge par omission du discours anti-israélien,
15:14dont la motion de sévère.
15:15Parce que quoi qu'on pense aujourd'hui, évidemment, du gouvernement israélien actuel,
15:19il est une réalité indiscutable, c'est qu'il y a aujourd'hui beaucoup plus de citoyens arabes
15:24qui prospèrent dans la petite nation israélienne,
15:27qu'il n'y a de Juifs en sécurité dans le vaste monde,
15:30trop vaste monde peut-être, que l'Islam a forgé depuis les conquêtes du VIIe siècle.
15:34De cela, étrangement, les prétendus militants de la paix et de l'égalité refusent de parler.
15:41On trouve des Arabes qui siègent dans les grandes institutions publiques et privées du pays en Israël.
15:46Je ne suis pas certain que le Hamas, le Hezbollah ou même l'autorité palestinienne de Mahmoud Abbas
15:51offrent de semblables opportunités d'ascension sociale à ces minorités,
15:56comme à sa majorité d'ailleurs.
15:58Autrement dit, ceux qui veulent un État palestinien unique
16:01où les Juifs sont en situation de minorité
16:04pourraient tout aussi bien appeler à jeter tous les Israéliens à la mer,
16:07fût-il juif, arabe ou autre.
16:08Au moins, le débat gagnerait en clarté.
16:12Stéphane Asiari, que dit cette motion des écologistes britanniques
16:15dans leur rapport à la cause palestinienne ?
16:18C'est intéressant.
16:18Déjà, il faut commencer par dire que cette motion,
16:20elle scandalise dans toute la presse britannique
16:22qui, depuis trois jours, tire à boulet rouge sur le Parti vert,
16:26dont la motion n'est pas complètement dénuée d'arrière-pensée électorale,
16:30puisqu'il s'agit ici comme ailleurs de flatter les bas instincts d'une population
16:34qui est bien plus perméable aux préjugés antisémites que la moyenne.
16:38Le Parti vert, par exemple, n'a aucun scrupule à pousser le communautarisme à son bout,
16:44à faire campagne en ourdou, l'une des langues officielles du Pakistan.
16:48Apparemment, l'anglais ne suffit plus pour faire campagne en Angleterre.
16:50On se demande pourquoi.
16:52Et je rappelle aussi que ce parti compte parmi ses responsables adjoints
16:54un monsieur qui n'a aucun problème à ce qu'on est à la Akbar après une victoire électorale.
16:58Même Elifi n'en est pas encore là.
17:00Ceci dit, cette motion révèle ce que chacun pressent depuis trois ans maintenant.
17:04C'est que ces prétendus pro-palestiniens, entre guillemets, sont davantage antisémites
17:08qu'ils ne sont véritablement arabophiles.
17:11La motion des verbes britanniques se désintéresse complètement du sort des palestiniens.
17:14Elle n'a aucun mot pour condamner les exactions du Hamas à l'égard des Israéliens, ça va de soi,
17:19mais surtout à l'égard de sa propre population.
17:22Rien sur le fait que le Hamas torture, réprime, assassine ses opposants.
17:26Rien sur le fait que cette organisation fondamentaliste musulmane
17:28éduque les petits Gazaouis dans la détestation de l'autre, dans le culte du martyr et de la mort.
17:34Rien non plus sur le fait que le Hamas a théorisé le fait d'utiliser sa population
17:38comme de la chair à canon, comme un bouclier humain pour galvaniser les antisémites du monde entier.
17:44Au contraire, la motion du Parti Vert se réfère même à un texte qui reconnaît au Hamas
17:48une certaine légitimité sociale et démocratique.
17:51Avec de tels alliés, la cause palestinienne n'a pas besoin d'ennemis.
17:56Merci beaucoup Stéphane Asierry pour ce jour important, ce 7 octobre.
18:01Et dans un instant, dans la deuxième partie de Face à l'Info,
18:03on recevra en direct à la Grande Synagogue de Paris vers 19h20
18:07avant la cérémonie de commémoration.
18:10Je vous propose, en attendant la prise de parole de Sébastien Lecornu,
18:13d'un instant à l'autre, à propos de la dette, à propos de la crise des lycées,
18:17d'écouter Éric Zemmour sur le fait de faire payer les casseurs à l'éternel débat.
18:23Il faut réprimer sévèrement ces gens, il faut les exclure des lycées où ils sont,
18:29il faut faire payer leurs parents jusqu'à la nuit des temps,
18:33quitte à leur prendre sur leurs allocations sociales.
18:36C'est absolument honteux et il faut rétablir la loi anti-casseurs
18:39qui avait été supprimée en 1981,
18:41qui donne une peine collective et des peines de prison.
18:46Merci, désolé, on est comme ça, il y a des gens qui passent,
18:51il y a des gens qui rentrent, pardon, c'est Stéphane Asiari
18:54qui laisse la place à Jonas Haddad qui a fini par arriver.
18:58Venez, installez-vous, vous avez raté le taxi, c'est ça ?
19:01En attendant toujours la prise de parole de Sébastien Lecornu,
19:05vous avez raté le taxi, on est en direct.
19:07C'est la faute d'Emmanuel Grégoire.
19:09Ah, c'est la faute d'Emmanuel Grégoire.
19:10Je pense que ça ira à certains.
19:12En tout cas, en exclusivité, on vous reçoit ce soir
19:15puisque votre livre sort demain.
19:17Tout à fait.
19:17C'est Nicolas Kippet, aux éditeurs de l'Observatoire.
19:21Alors Nicolas Kippet, c'est vraiment le titre de votre livre,
19:25mais un slogan, c'est devenu un slogan.
19:28Vous êtes avocat, vous êtes vice-président de la région Normandie
19:30et porte-parole des Républicains.
19:31Vous êtes spécialiste des questions d'emploi et d'économie au sein de LR.
19:35Vous avez été l'un des premiers responsables politiques
19:37à lancer le mouvement C'est Nicolas Kippet.
19:40Et avec ce mouvement, vous mettez des chiffres sur un malaise
19:42que toute une génération ressent sans toujours parvenir à nommer.
19:47Alors, d'un instant à l'autre, on risque d'être coupé par le Premier ministre,
19:50mais Marc Menand vous pose la première question.
19:52Merci infiniment d'être là pour cette exclusivité du lèvrouille.
19:56Mais la prochaine fois, venez à l'heure.
19:58On vous a l'œil quand même, je n'ai à l'heure.
19:59Alors attention, excusez-moi, on a Sébastien Lecornu.
20:02Non, pas encore ?
20:03Bon, Marc Menand.
20:04Non, on est comme ça, on est en direct, tout peut arriver.
20:07Alors, dans les chiffres, quel est le chiffre qui, pour vous,
20:10doit être mis en exergue pour qu'on comprenne véritablement ce phénomène ?
20:14Un seul chiffre qui m'a beaucoup marqué cet été,
20:17un tiers des jeunes Français envisagent de quitter la France.
20:21Mais, excusez-moi, maintenant on a Sébastien Lecornu.
20:26Pardonnez-moi, on écoute le Premier ministre.
20:27Qui ont le sentiment qu'à peine une difficulté surmontée, une autre se présente.
20:32Cette réalité, beaucoup de pays européens la connaissent.
20:35Elle fait naître beaucoup d'inquiétudes.
20:37Nous sommes dans une situation difficile, mais nous ne sommes pas pour autant sans réponse.
20:43Et c'est dans cet esprit que je veux vous parler ce soir.
20:47Ce qui se passe dans les lycées nous touche toutes et tous.
20:50Élèves, parents, enseignants ou simplement citoyens.
20:53Des lycéens manifestent, c'est leur droit, y compris pour contester le gouvernement.
20:58Nous avons le devoir de les écouter.
21:01Prendre les jeunes au sérieux, c'est autant soutenir leur engagement
21:04que partager avec eux les difficultés, mais aussi les contraintes.
21:08Mais nous avons également vu, ces derniers jours, des violences.
21:13Des élèves et des personnels agressés, des policiers et des gendarmes blessés,
21:17des établissements incendiés ou dégradés,
21:20des milliers d'heures de cours perdues, sans oublier les menaces et les insultes.
21:25Les responsables politiques qui utilisent cette colère pour mener leurs batailles électorales
21:29prennent une responsabilité grave.
21:32On ne peut pas jouer avec la sécurité des jeunes de France.
21:36Je veux donc être clair.
21:39Contrairement à ce que certains racontent et répètent,
21:42les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens.
21:46Leur mission est de protéger les biens, mais surtout les personnes,
21:50de faire respecter la loi et de permettre l'accès aux établissements scolaires.
21:55Elles doivent agir pour cela de manière proportionnée,
21:58dans un contexte souvent très difficile, il faut le reconnaître,
22:00et je veux leur redire notre soutien.
22:02Mais lorsqu'un jeune est gravement blessé,
22:05les enquêtes doivent en établir les circonstances en toute transparence,
22:10comme pour toute atteinte aux personnes.
22:12Je l'ai rappelé hier à l'Assemblée nationale,
22:14le respect de l'État droit s'impose à chacun.
22:19Mais la colère des jeunes ne vient pas de nulle part.
22:23Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment.
22:27Ces lycéens, on le sait, étaient enfants,
22:29ou en tout cas entrés dans l'adolescence pendant le Covid.
22:32Nous leur avons demandé des efforts considérables.
22:35Depuis, ils voient les guerres, le changement climatique,
22:38parfois leurs parents ou leurs proches en difficulté.
22:41Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant
22:44de choisir leur orientation et de regarder l'avenir avec confiance.
22:48Et la responsabilité du gouvernement
22:50et de l'ensemble des formations politiques
22:52doit être de rétablir cette confiance.
22:55Et cela commence évidemment, et déjà, par les écouter.
22:59Les temps de dialogue engagés aujourd'hui
23:02se poursuivront à partir de demain dans chaque lycée
23:04et jusqu'à la semaine prochaine.
23:06La plateforme, ouverte lundi dernier
23:08par le ministre de l'Éducation nationale,
23:10a déjà recueilli plus de 40 000 contributions.
23:13Elle nous permet d'entendre directement
23:15celles et ceux qui ne s'expriment pas toujours
23:18dans les instances habituelles.
23:20Certains ont accueilli l'ouverture de cette plateforme
23:22avec moquerie ou dérision.
23:24Ils ont eu tort.
23:26Les 40 000 premières contributions
23:28montrent qu'il y avait une attente.
23:30En particulier, on le sait,
23:31sur l'organisation du temps scolaire
23:33et sur les conditions matérielles dans les lycées.
23:36Ces contributions constituent une matière précieuse.
23:39Elle nous permettra de répondre à ses préoccupations
23:42en lien avec les conseils régionaux.
23:44Tout sera publié en transparence.
23:47Dans les huit mois qui nous séparent
23:48de l'élection présidentielle,
23:50le gouvernement agira donc avec pragmatisme
23:53pour répondre aux attentes des lycéens.
23:55Nous avons lancé cinq chantiers
23:58pour assurer les cours lorsqu'un enseignant est absent,
24:01même si beaucoup a été fait ces dernières années.
24:03Pour améliorer les conditions matérielles dans les bâtiments,
24:06notamment face aux fortes chaleurs.
24:08Pour mieux organiser les temps scolaires,
24:10pour rendre Parcoursup plus transparent et intelligible.
24:13Et pour donner,
24:14et c'est peut-être d'ailleurs la principale revendication,
24:17un cadre d'expression plus clair
24:18et renouvelé aux lycéens
24:21dans une démocratie qui évolue,
24:22une démocratie vivante.
24:23Les premières décisions du gouvernement
24:25seront présentées à la fin du mois d'octobre.
24:28Et bien sûr, il y a la question des moyens.
24:32Le budget pour l'année prochaine, 2027,
24:35porte les crédits de l'éducation nationale
24:37à 64 milliards d'euros,
24:39avec une nouvelle hausse de 1,2 milliard d'euros
24:42par rapport à l'année dernière.
24:44C'est un des rares ministères d'ailleurs
24:46qui voit ces crédits augmenter.
24:48Et cette augmentation devra permettre
24:50de financer les priorités des lycéens,
24:53pas qu'eux.
24:54Et le budget de l'éducation nationale
24:56sera d'ailleurs discuté à l'Assemblée nationale
24:58le 12 novembre prochain.
25:00Cela nous laisse donc un mois
25:03pour traduire les contributions
25:04et les propositions des lycéens
25:07en amendements sur lesquels
25:08les députés et les sénateurs devront s'entendre.
25:11Les débats auront lieu.
25:12Chacun prendra ses responsabilités,
25:15le gouvernement, en tête.
25:17Je le dis aussi, dans le passé,
25:19il y a eu trop de promesses
25:21qui n'ont pas été tenues,
25:23tout simplement parce qu'elles n'étaient pas tenables.
25:25Ce que je souhaite,
25:26ce sont des réponses concrètes, rapides
25:29et donc financées.
25:31Un gouvernement qui n'a aucune échéance électorale
25:34peut s'y engager avec sincérité.
25:37Mes chers compatriotes,
25:39ces inquiétudes sur l'avenir,
25:40nous les retrouvons aussi
25:41dans les familles qui subissent
25:43la hausse du prix de l'énergie.
25:44La guerre au Moyen-Orient,
25:46comme d'ailleurs celle en Ukraine,
25:48sont entrées dans notre quotidien.
25:49Quand on habite loin de son travail,
25:52sans transport collectif à proximité,
25:54faire le plein pour partir le lendemain
25:56pèse lourd dans le budget mensuel.
25:59Pour un artisan ou un transporteur,
26:01cela peut même mettre en cause
26:03l'équilibre de l'activité.
26:05Nous avons, vous le savez,
26:07renforcé l'aide aux grands rouleurs
26:08et les soutiens aux professions
26:09les plus exposées,
26:10les agriculteurs,
26:11le secteur du bâtiment,
26:12les pêcheurs,
26:13les aides à domicile,
26:14les infirmiers libéraux.
26:15Le chèque énergie sera versé
26:17dès janvier,
26:18non plus au printemps,
26:19pour les ménages les plus modestes.
26:22Alors, je comprends dans le débat public
26:24la demande d'aide générale
26:25ou d'une baisse massive des taxes.
26:28Mais il faut le rappeler,
26:30lors de la précédente crise énergétique,
26:33à partir de la fin de l'année 2021,
26:35plus de 70 milliards d'euros
26:37ont été dépensés à l'époque
26:39en bouclier et en aide.
26:41Tout cela a fortement pesé
26:44sur les comptes publics de la nation
26:46et nous remboursons encore la dette
26:48contractée pour le financer
26:50et à des taux d'intérêt bien supérieurs
26:52malheureusement qu'à l'époque.
26:54Nous ne pouvons pas rouvrir
26:56les mêmes dépenses à chaque crise,
26:58surtout désormais avec des taux
27:00d'intérêt plus élevés.
27:02Il faut le dire clairement,
27:03ce serait soulager une facture aujourd'hui
27:05en en préparant une autre
27:07encore plus lourde pour demain.
27:10Il faut donc utiliser
27:12tous les moyens dont nous disposons.
27:15Le président de la République
27:16agit sur le terrain diplomatique
27:19depuis plusieurs semaines
27:20avec nos partenaires,
27:21notamment les pays producteurs,
27:22je cite l'Irak, l'Arabie saoudite
27:24ou le Nigeria, entre autres,
27:25pour sécuriser les approvisionnements
27:27et par de la même, au-delà,
27:29rechercher l'apaisement
27:30dans les régions concernées.
27:32Vendredi dernier,
27:33il a réuni en urgence le G7
27:36et celui-ci a décidé de mobiliser
27:38des stocks stratégiques
27:39de manière coordonnée.
27:41Dans ce cadre,
27:43nous mettrons donc
27:4410 millions de barils de gazole
27:46issus de nos stocks
27:47à la disposition des distributeurs
27:49en France.
27:50Je signerai prochainement
27:52le décret permettant
27:54cette opération
27:54prévue pour durer 3 mois.
27:57Cela a été notifié ce matin
27:59à l'Agence internationale
28:00de l'énergie.
28:02Les générations précédentes
28:03ont constitué ces réserves
28:05pour faire face aux pénuries.
28:07Nous allons les utiliser
28:08de manière nouvelle
28:09pour agir sur les prix.
28:11Le gazole concerné
28:12a été acheté
28:13avant la flambée des cours.
28:15Il sera mis à disposition
28:16de la flambée des cours.

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