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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.

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00:0118h30, le 18h30 de Face à l'Info, Marc Menand est en forme, il boutonne sa petite chemise en douceur.
00:07Il est temps, il est temps, petit Gaïa. Il était là, bah oui, il se laissait porter au nu par
00:12les uns et les autres.
00:13Tant de parole terminée, Michel Payane, toujours deux mètres.
00:18Et en plus il fait des talons.
00:21Ça n'a pas de rapport.
00:26Il faut répondre oui, camarade.
00:30Bon, Gabrielle, ça va ?
00:32Parce qu'avec les garçons, ce n'est pas possible.
00:34Mathieu, en forme ?
00:35Absolument, toujours.
00:36Bien, allez, c'est parti. Au sommaire ce soir, Emmanuel Macron n'assistera à aucune messe célébrée par le pape.
00:43Ce choix peut se réclamer de la laïcité, mais le président représente aussi la France.
00:48Dans ses relations diplomatiques avec le Vatican et son héritage catholique,
00:53respecter la séparation des pouvoirs impose-t-il vraiment de tenir toute cérémonie religieuse à distance.
00:59L'édito ce soir de Michel Fayade.
01:02Après le succès international incontesté du Puy-du-Fou, la gauche veut-elle aussi son, je cite, son Puy-du
01:09-Fou de gauche ?
01:10Une histoire de France totalement réécrite pour servir leur combat idéologique.
01:15L'histoire doit-elle instruire le citoyen ou déformer afin de conforter son camp politique ?
01:21L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:23De nombreux artistes comme Adèle Hexar Coppoulos ou Paul Mirabel critiquent la droite nationale,
01:30qu'ils appellent extrême droite et appellent les électeurs à lui faire barrage pour la présidentielle.
01:36Ils sont libres de s'engager, oui, mais leur célébrité donne un poids particulier à leur parole,
01:41une telle caisse de résonance.
01:43En quoi éclaire-t-il ainsi le choix démocratique ?
01:46En quoi cherche-t-il à influencer un public qui les admire ? Le regard de Marc Menon.
01:51Et puis la menace russe revient au cœur de la présidentielle, réelle mais aussi politiquement exploitable.
01:58Elle pourrait justifier une surveillance accrue du débat et disqualifier toute opposition comme complice de Moscou.
02:04Dans un monde instable, comment combattre les ingérences sans glisser, sans laisser la peur confisquer la démocratie ?
02:10L'édito de Mathieu Bocoté.
02:12Et puis dans un instant, dans le 18h30, Alexis Roussel, il vient tout juste de Suisse,
02:18juriste et entrepreneur spécialisé dans la cybersécurité.
02:22Et notre invité ce soir, il défend la démocratie numérique et l'intégrité numérique
02:27pour protéger nos libertés, notre souveraineté, notre avenir.
02:31On lui demandera tout à l'heure, à l'heure du virtuel, si on peut bâtir une démocratie numérique souveraine
02:37sans sacrifier l'anonymat, la sécurité, ni la confiance électorale.
02:41Ce soir, dans Face à l'Info, Alexis Roussel est notre invité.
02:45C'est parti avec nos mousquetés.
03:07Sous-titrage Société Radio-Canada
03:17Dans un instant, on ira, comme tous les soirs, voir ce qui se passe à Ciutat.
03:21Personne n'en parle.
03:23Nous, oui, dans un instant.
03:24D'abord, il est important de s'arrêter sur ce que vient de dire le gouvernement
03:28face à l'afflambée des prix du carburant.
03:31Le gouvernement annonce de nouvelles aides, l'aide aux grands rouleurs
03:34qui sera rélargi à 5,5 millions de Français.
03:38Le chèque énergie concernera 4,5 millions de ménages.
03:42La prime carburant pour les entreprises passera de 600 à 1 000 euros.
03:46Un plan de 450 millions d'euros alors que la colère sociale monte.
03:51Avant de vous faire écouter un auditeur d'Europe 1 ce matin qui était très en colère,
03:56peut-être une petite réaction par rapport à ces aides.
03:58Mathieu Bocoté, ensuite Michel Fayad, Marc, Gabriel.
04:02En fait, il y a quelque chose de...
04:04C'est une attente, en fait, devant les épreuves que nous traversons aujourd'hui.
04:08La réponse doit inévitablement venir du gouvernement, de l'État,
04:11comme si l'État créait des problèmes et ensuite voulait les résoudre
04:14à travers une politique de la ristourne, une politique du chèque,
04:17une politique de l'aide.
04:18Mais c'est un modèle qui ne tient pas, qui ne tient plus.
04:22Donc, on peut toujours le faire tenir 6 mois de plus, 1 an de plus, 2 ans de plus,
04:25mais on sait que ce modèle, en tant que tel, appauvrit le pays,
04:28paralyse tout le monde et condamne à l'assistanat généralisé.
04:30– Oui, c'est le problème du cambrioleur qui se fait d'âme patronne,
04:34c'est-à-dire qu'ils nous prennent dans une poche ce qu'ils vont nous donner dans l'autre.
04:37En réalité, ils font l'aumône, semble-t-il.
04:40Nous sommes obligés de faire la manche.
04:42Mais en réalité, c'est notre argent.
04:43Donc, c'est vrai qu'on a du mal à comprendre cette politique des petits chèques
04:47à laquelle tous les Français sont désormais suspendus.
04:50– Alors, je dois dire que ça m'a beaucoup interrogé depuis longtemps.
04:55Je viens de gauche, j'essaie d'y rester et de penser à ceux qui sont les plus démunis.
05:02Quant au quotidien, vous avez des charges qui deviennent tellement lourdes
05:07que vous ne pouvez même pas vous dire qu'il y a un plaisir à vous lever le matin,
05:12à voir la petite étincelle.
05:13Oui, ça pose question.
05:15Après, j'ai fini par me ramifier un peu à ce que dit Mathieu, à ce que dit Gabriel,
05:23c'est-à-dire, est-ce que l'on peut, de façon éternelle, piocher dans la caisse ?
05:29D'où vient l'argent, etc., etc.
05:31– Une caisse en déficit.
05:32– Bon, mais il est vrai que quand une aide soignante aujourd'hui
05:35pour aller aider une personne âgée qui a besoin d'elle,
05:41et qu'elle ne peut plus parce qu'elle n'a pas le plein, il y a un problème.
05:45– On comprend bien.
05:46– On sent que ce gouvernement n'a aucune vision.
05:48Il faudrait qu'il nous montre quelle est sa vision,
05:51parce qu'il y a deux raffineries qui ont été fermées depuis 2012.
05:53Ils pourraient les réouvrir, ils pourraient investir dedans.
05:56Ils ne parlent que de solaire et d'éolien, ils ne parlent pas de géothermie.
06:00Il faut avoir des projets, des plans, une vision, et là, il n'y a rien du tout.
06:03– Alors, pour rebondir sur ce que disait Marc Monand,
06:05regardez ce que disait le ministre de l'Économie, Laurent Lescure,
06:09qui a beaucoup choqué des Français.
06:112000 euros, c'est correct comme retraite.
06:14On vit avec 2000 euros correctement.
06:17Ce matin, sur Europe 1, un auditeur a été choqué,
06:21choqué par cette déconnexion des élites avec leur réalité au quotidien.
06:27Il s'appelle Cédric, il a appelé de l'héros.
06:29– On ne veut pas des aides, gouvernement pourri que vous êtes.
06:33On veut absolument quelque chose.
06:36On veut vivre de notre salaire.
06:39On ne peut plus vivre.
06:40On ne veut pas des aides.
06:41Ces aides-là, c'est les aides que vous nous avez prises quelque part
06:44et que vous nous redonnez après.
06:45L'histoire de ce soir, ce qu'ils vont dire,
06:48comme quoi qu'ils allaient donner le surplus de la TVA,
06:50c'est du pipeau, parce que s'il n'y a pas de surplus,
06:52il n'y aura rien du tout.
06:53Donc, on nous donne le sou pour fermer notre gueule.
06:55Et puis voilà.
06:56Hélas, de ça, j'en peux plus.
06:58J'ai les larmes aux yeux.
06:59J'ai deux enfants que madame vient d'aller chercher à l'école.
07:02Là, ils ont des pattes.
07:03Ils ont des pattes dans l'assiette.
07:05C'est tout ce qu'on ne peut payer.
07:06Parce qu'on ne peut plus rien payer.
07:07Le beurre, il est coupé à l'eau.
07:09Le lait, c'est coupé à l'eau.
07:12Le poulet, qu'on paye 12 ou 14 euros le kilo,
07:16il est piqué à la flotte pour que ce soit grossi.
07:18Mais c'est abusé.
07:19On nous prend pour des cons du soir au matin, du matin au soir.
07:23Voilà ce qu'on a aujourd'hui.
07:24On a un gouvernement qui s'en branle de nous
07:26et qui nous dit « Ah, attention, vous inquiétez pas,
07:28on vit avec 2000 euros. »
07:29Ben non, on vit pas.
07:30On survit.
07:31Et même, il y a des fois, on pense au pire.
07:35Non, mais c'est terrible d'entendre
07:36que l'on peut vivre avec 2000 euros.
07:38Je voudrais que tous les élus
07:40nous disent combien ils touchent à la fin du mois
07:43et quand leur mandat se termine,
07:46ce qu'ils empochent
07:47et comment ils continuent à vivre tranquillement
07:49en appelant les uns et les autres au sacrifice.
07:52Certains auditeurs d'Europe 1 ont d'ailleurs rappelé
07:54que le patrimoine immobilier du ministre de l'Escuère
07:57il y a plus de 3 millions.
07:58C'est le deuxième ministre avec le plus gros patrimoine
08:01après Serge Papa.
08:03Voilà en tout cas pour les larmes des Français
08:05qui ne comprennent pas effectivement ce qu'il arrive.
08:07Vous voulez réagir ?
08:08Juste un mot.
08:09Le pouvoir devrait les privilégier,
08:12devrait toujours se rappeler
08:13qu'à partir d'un certain seuil d'indécence,
08:15la colère populaire peut devenir particulièrement violente.
08:17Expliquer lorsqu'on est très à l'aise dans la vie
08:19que le commun des mortels peut se contenter
08:21de quelques miettes et peut-être une miette de plus,
08:23il n'y a pas meilleure manière
08:24que de créer tôt ou tard des violences.
08:26On sent effectivement les Français très en colère.
08:30Avant d'avoir Michel Fayad
08:32et puis cette autre information
08:33qui a aussi heurté les Français,
08:35Emmanuel Macron qui n'assistera pas
08:37aux messes du pape.
08:39On voit ça avec Michel Fayad.
08:40D'abord on fait un tour par Ciutat.
08:42Avec vous Nicolas Salvador,
08:44comme tous les soirs,
08:45l'Espagne va-t-elle revivre les scènes chaotiques
08:47de migrants entrant par milliers
08:49en forçant la frontière qui sépare le Maroc ?
08:52C'est en tout cas la crainte
08:53du gouvernement espagnol
08:55qui a pris aujourd'hui des mesures fortes.
08:58Dites-nous tout.
08:59Nicolas Salvador, bonsoir.
09:00Oui, bonsoir chère Christine,
09:02bonsoir chère mousquetaire.
09:03En effet, la date de demain,
09:05mercredi 23 septembre,
09:06est entourée de rouges
09:08sur le calendrier politique espagnol
09:10car il s'agit des élections législatives au Maroc
09:12et la police marocaine sera très occupée
09:15à sécuriser le scrutin
09:16et des milliers de personnes
09:17pourraient en profiter
09:18pour forcer la frontière
09:20et rejoindre les 20 000 migrants
09:22qui sont présents à Ceuta.
09:24Alors pour éviter ce scénario catastrophe,
09:26le gouvernement a déployé
09:27six unités de gendarmes mobiles
09:29et on vient de l'apprendre
09:30juste un petit peu avant cette émission.
09:32En fin de l'après-midi,
09:34les renseignements espagnols
09:35ont repéré des centaines de personnes
09:37qui se rapprochaient de la frontière,
09:39ce qui a obligé le gouvernement
09:40à déployer des unités militaires
09:43carrément pour sécuriser la frontière.
09:45Alors la mobilisation des migrants
09:47se fait sur les réseaux sociaux.
09:49Plus nombreux seront les candidats
09:50à la migration,
09:52plus facile sera le passage.
09:54Alors le gouvernement espagnol
09:55lui aussi communique
09:57sur les réseaux sociaux marocains.
09:58Il le fait en langue arabe
10:00pour expliquer que sauter,
10:03forcer la frontière,
10:04c'est totalement illégal
10:05et ce n'est pas parce qu'on arrive
10:06à pénétrer dans la ville de Ceuta
10:08que des papiers seront délivrés.
10:10C'est le message du gouvernement.
10:11Cependant, le fatalisme règne
10:13au ministère de l'Intérieur.
10:15Les unités de gendarmes mobiles
10:17resteront en place
10:18lors des prochaines semaines
10:19pour sécuriser la frontière
10:21car le gouvernement en est persuadé
10:23si ce n'est pas demain,
10:24tôt ou tard,
10:25une nouvelle avalanche de migrants
10:27arrivera à Ceuta.
10:29Merci beaucoup Nicolas Salvado.
10:31Michel Fayad,
10:31le pape arrive vendredi.
10:33On est à trois jours,
10:34à trois messes,
10:35600 000 inscrits rien qu'à Paris.
10:37On a appris qu'Emmanuel Macron
10:39n'ira à aucune messe.
10:41Est-ce que c'est un affront ?
10:43L'histoire est très simple.
10:45Il y a trois messes,
10:46comme vous l'avez dit,
10:47Paris le samedi,
10:49Lourdes le dimanche
10:50et Metz le lundi.
10:51Et le président,
10:52comme vous le dites,
10:52n'ira aucune des trois
10:53et ça,
10:54c'est quand même assez énorme.
10:55On va nous parler de laïcité
10:56mais quelqu'un a déjà répondu
10:58à la place de Marc Menant,
11:00c'est Emmanuel Macron.
11:02Il y a trois ans,
11:03le pape François est venu à Marseille
11:05et à ce moment-là,
11:05Macron a annoncé
11:06qu'il assistera à la messe,
11:08polémique à gauche
11:09et Macron a répondu,
11:10je cite,
11:11« Je considère que c'est ma place
11:13d'y aller comme président,
11:15précise-t-il,
11:15pas comme catholique,
11:16sans communier.
11:17C'est ma place d'y aller. »
11:19Ça, c'était en 2023.
11:20En 2026, il n'y va pas.
11:22Et entre les deux,
11:22pourtant,
11:23la loi sur la laïcité,
11:24elle n'a pas changé.
11:25Et même mieux,
11:26en 2023,
11:27François disait
11:28que Marseille
11:29n'était pas une visite officielle,
11:30mais Macron s'était invité
11:32à la messe quand même.
11:34Et cette fois-ci,
11:35c'est Macron
11:35qui a invité le pape
11:37et il l'accueillera
11:38à l'aéroport,
11:39il l'accueillera à l'Élysée,
11:40mais il n'ira pas à la messe.
11:42Donc, soyons sérieux.
11:43Y assister ne l'aurait pas
11:44transformé en catholique.
11:46Personne ne lui demandait
11:47de communier.
11:48Il suffisait d'être là
11:49parce qu'une messe,
11:50pour un chrétien,
11:51ce n'est pas simplement
11:52une cérémonie.
11:53Au cœur de la messe,
11:54le prêtre reprend
11:55les mots du Christ,
11:56« Ceci est mon corps
11:58livré pour vous. »
11:59Et pour celui qui croit,
12:00le Christ n'est pas
12:01un souvenir qu'on commémore.
12:03Il est présent,
12:04là, vraiment.
12:05Samedi, place de la Concorde,
12:07près de 600 000 personnes
12:08sont inscrites
12:09sur cette place
12:10où se dressait la guillotine
12:11sous la terreur.
12:12Deux siècles plus tard,
12:13la foule va s'agenouiller.
12:15Michel, Emmanuel Macron
12:17a pourtant beaucoup parlé
12:18de son lien
12:18avec les catholiques.
12:20Ah oui.
12:21Mais le président français
12:23porte un titre
12:24assez étonnant.
12:25C'est comme vous le savez,
12:26c'est « Chanouane d'honneur
12:27de Saint-Jean de Latran »
12:28à Rome.
12:29Un titre qui remonte
12:30à Henri IV,
12:31et qu'Emmanuel Macron
12:32lui-même est allé recevoir
12:34en 2018.
12:34Donc, il le voulait
12:35vraiment, ce titre.
12:36Et Henri IV,
12:37c'est le roi protestant
12:38devenu catholique
12:39pour régner.
12:40Et on lui prête
12:41cette phrase
12:41« Paris vaut bien une messe ».
12:43Eh bien, voilà.
12:44En 2026,
12:45Paris n'en vaut aucune
12:46pour Emmanuel Macron.
12:48Ni lourdes,
12:48ni messe.
12:49Et en 2018,
12:50devant les évêques de France,
12:52Emmanuel Macron disait encore
12:53que le lien entre l'Église
12:54et l'État
12:55s'était abîmé
12:55et qu'il fallait le réparer.
12:57Alors,
12:58qu'est-ce qui s'est passé ?
12:59L'Élysée voulait donner
13:00à cette visite
13:00une forte dimension d'État,
13:01les honneurs,
13:02une décoration,
13:04un dîner,
13:05un tête-à-tête
13:05à Notre-Dame.
13:06Rome a tout refusé.
13:08Le pape dormira
13:09et dînera
13:10à l'annonciature.
13:11Traduit en français courant,
13:12« Merci,
13:13je mange chez moi ».
13:14Et on a voulu remettre
13:15une médaille à un homme
13:16dont le patron est Dieu.
13:18Il a déjà de l'avancement.
13:20Est-ce que ces refus
13:21expliquent l'absence
13:22d'Emmanuel Macron ?
13:23Je n'en sais rien.
13:23Je ne lis pas
13:24dans ses pensées.
13:25Mais regardez son agenda.
13:26Pour les rencontres
13:27entre chefs d'État,
13:28il est là.
13:29Pour les trois messes,
13:30il ne sera pas là.
13:31Et lundi à Metz,
13:32ce sera presque
13:33une photographie.
13:34Le matin,
13:34Macron sera présent
13:35pour le discours du pape
13:37sur l'Europe.
13:37L'après-midi,
13:38même ville,
13:39le pape célèbre
13:40la messe à la cathédrale.
13:41Macron sera reparti.
13:42Le discours,
13:43oui.
13:43La messe, non.
13:45Et vous y voyez
13:45quelque chose
13:46de plus large
13:47sur la France d'aujourd'hui ?
13:49Regardez le paradoxe.
13:50Depuis trois ans,
13:51on ne nous parle que
13:52de la menace russe
13:53dont parlera Mathieu.
13:54Hier, à New York,
13:55Macron a proposé
13:56à Donald Trump
13:56que la France aide
13:57à protéger
13:58les installations pétrolières
13:59en Arabie Saoudite.
14:00Et je précise,
14:01la France protège aussi
14:01très bien le pape.
14:03Comme l'a dit Gabriel hier,
14:0414 000 hommes vendredi,
14:06tant mieux.
14:06Mais il y a bondi.
14:07Une halte du pape
14:09y avait été envisagée.
14:10Elle n'a jamais figuré
14:11au programme officiel.
14:12La mairie invoque
14:13des problèmes d'organisation.
14:14Mais le journal Lacroix
14:15rapporte que deux points de deal
14:17se trouvaient
14:17à l'endroit envisagé.
14:18La mer Rouge
14:19est à des milliers
14:20de kilomètres.
14:21Bondi, Christine,
14:22c'est ici.
14:22Et des renseignements français,
14:24je sais en réalité
14:27que des islamistes
14:28ont fait pression
14:29sur la mairie,
14:29en plus du narcotrafic.
14:31Mais le vrai sujet
14:32est encore plus profond.
14:33La France n'a pas commencé
14:35en 1905.
14:36Pendant des siècles,
14:37le christianisme
14:38a façonné ce pays,
14:39ses cathédrales,
14:40ses villages,
14:41ses hôpitaux,
14:42jusqu'au dimanche
14:43de nos calendriers.
14:44Aujourd'hui,
14:44on adore cet héritage,
14:45à condition qu'il soit en pierre.
14:47Une cathédrale,
14:48au fond,
14:49c'est très simple.
14:49Ce sont des pierres
14:50construites autour d'un hôtel.
14:52Un hôtel A-U-T-E-L,
14:53pas H-U-T-E-L.
14:55Enlevez l'hôtel,
14:56vous avez un monument.
14:57Gardez l'hôtel,
14:58vous avez une église.
14:59Et ces pierres,
15:00des hommes les ont taillées
15:01en sachant qu'ils ne verraient
15:02jamais la fin des travaux.
15:03Pas pour les touristes,
15:05pour Dieu.
15:06Moi, je suis né au Liban,
15:07un pays où une croix,
15:08une église,
15:09une messe,
15:10ne sont pas simplement
15:10du patrimoine.
15:11On sait ce qu'elle représente.
15:13Alors,
15:14voir la France admirer
15:15ces cathédrales
15:15et devenir gênée
15:16par ce pourquoi
15:17elles ont été bâties,
15:19oui, ça me touche.
15:20Je vais vous dire
15:21ce que je crois.
15:21Cette absence n'apaise rien.
15:23Elle fait plaisir
15:23à deux mondes.
15:24D'abord,
15:25à une certaine extrême gauche,
15:26la frange la plus anti-chrétienne
15:28qui soit,
15:29celle pour qui le christianisme
15:30est la seule religion
15:31qu'on a encore le droit
15:32de mépriser.
15:34Elle a hurlé en 2023
15:35quand Emmanuel Macron
15:36a voulu assister
15:37à la messe du pape François
15:38à Marseille.
15:39Et ce soir,
15:40elle a gagné.
15:41Et ensuite,
15:42aux islamistes,
15:43eux,
15:43ils ne raisonnent pas
15:44en sondage,
15:44ils raisonnent en signe.
15:46Et ils viennent
15:47d'en recevoir un.
15:48Pour eux,
15:48ce soir,
15:49Macron a agi en dîmi,
15:50c'est-à-dire en soumis
15:51à l'islamisme.
15:53Cela travaille patiemment
15:54à ce que la croix
15:56disparaisse de l'espace public
15:57français.
15:58Ceux-là apprennent ce soir
15:59quelque chose de précieux
16:00qu'ils n'ont même plus besoin
16:02de pousser.
16:03Ça cède tout seul.
16:04Alors,
16:04on me dira,
16:05tu exagères,
16:06non,
16:06allez voir,
16:07alors moi,
16:07je répondrai une chose,
16:08allez voir au Moyen-Orient
16:09et en Afrique.
16:10Là où la croix est descendue,
16:12le croissant n'est pas resté
16:13à sa place.
16:14Il a pris la place de la croix.
16:16Ce n'est pas une prophétie,
16:17c'est une histoire
16:18et je l'ai vue de mes yeux.
16:20Et je vais vous dire une chose,
16:21lorsque vous voyez
16:22les vidéos de Daesh,
16:23les vidéos de Daesh
16:24ne montrent que deux choses
16:25quand ils visent l'Europe.
16:26Ils montrent le Vatican
16:26et la France.
16:28Pour eux,
16:28les deux pays
16:28qui représentent le christianisme,
16:30c'est le Vatican
16:31et la France.
16:33Un pouvoir
16:34qui n'ose plus
16:34se tenir debout
16:35devant sa propre histoire
16:36ne devient pas neutre.
16:38Il laisse la place
16:39et la place,
16:40il y a toujours quelqu'un
16:41pour la prendre.
16:42Alors regardez qui vient.
16:43Des dizaines de milliers
16:44de jeunes vendredi soir,
16:46près de 600 000 inscrits samedi
16:48et de plus en plus d'adultes
16:49qui demandent le baptême.
16:50Alors est-ce un affront ?
16:52Vous me demandiez.
16:53Diplomatiquement, non.
16:54Macron recevra le pape,
16:56mais il n'assistera
16:56à aucune de ces trois messes.
16:58En 2023,
16:59il disait
16:59c'est ma place d'y aller.
17:00Trois ans plus tard,
17:01sa place est ailleurs.
17:02Henri IV trouvait
17:03que Paris valait bien une messe.
17:05Son chanoine d'honneur actuel,
17:06Emmanuel Macron,
17:07a d'autres rendez-vous.
17:08Le pape, lui,
17:09aura fait le déplacement.
17:11600 000 Français aussi.
17:12Le seul qui manquera à l'appel,
17:14c'est le président de la République.
17:20Merci beaucoup,
17:21Michel Fayad.
17:22Rappelons que Sébastien Lecornu
17:24ira à la Concorde
17:25et Brigitte Macron également.
17:28Nous allons recevoir
17:29notre invité,
17:30Alexis Roussel,
17:31son ouvrage
17:32« Notre si précieuse intégrité numérique »
17:34paru en avril 2021
17:36en édition Slack 1
17:37qui développe le combat
17:38pour les droits fondamentaux
17:39dans le nouveau monde du numérique.
17:41Alexis Roussel,
17:42bonsoir.
17:42Vous êtes cofondateur de Nîmes,
17:44juriste et entrepreneur franco-suisse.
17:46Vous venez d'arriver d'ailleurs de Suisse.
17:48Vous êtes spécialisé
17:49dans la cybersécurité.
17:51Depuis 15 ans,
17:51vous travaillez
17:52sur un enjeu majeur,
17:53protéger notre vie numérique
17:55et nos données personnelles
17:56comme on protège
17:56notre vie privée.
17:58Vous développez
17:58des technologies décentralisées
18:00pour renforcer
18:01la liberté des citoyens,
18:03leur contrôle
18:03sur leurs informations,
18:05leur souveraineté numérique.
18:06On veut tout comprendre
18:07parce que
18:08si vous êtes cette paire,
18:09j'espère qu'avec vous,
18:10on va essayer de voir
18:11un petit peu plus clair.
18:12Déjà,
18:12est-ce qu'on est libre
18:13sur Internet ?
18:14Alors non,
18:14clairement,
18:15on n'est pas libre sur Internet
18:16parce que
18:17sur Internet,
18:18on est entièrement,
18:20tous nos gestes
18:21sont mesurés,
18:22analysés
18:22et surveillés.
18:23Et en fait,
18:24la notion de liberté,
18:25elle est là
18:25quand on a la liberté
18:28de nous informer
18:30de la liberté
18:31de nos mouvements
18:32et pour en fait
18:33faire son rôle
18:34de citoyen,
18:35c'est-à-dire s'informer
18:36et créer ses opinions politiques.
18:38Et ça,
18:38on ne peut pas le faire
18:39si on est constamment
18:40mesuré,
18:41analysé,
18:41surveillé.
18:43Vous vous occupez
18:44de la démocratie numérique,
18:46ça veut dire quoi ?
18:46Concrètement,
18:47c'est quoi ?
18:47La démocratie numérique,
18:48c'est de réfléchir
18:51à quoi va ressembler
18:53la démocratie
18:55dans l'ère du numérique.
18:57et aujourd'hui,
18:59moi,
18:59ma conviction,
18:59c'est que nos démocraties
19:02actuelles qui se sont créées
19:03dans le papier
19:04et qui ont été démocraties,
19:05des démocraties
19:06dans le monde du papier,
19:07lorsqu'elles arrivent
19:08dans l'ère numérique,
19:09elles deviennent
19:09des états totalitaires
19:10parce qu'elles se servent
19:13de ces données
19:13que nous générons
19:15tout le temps,
19:15elles se servent
19:16de ces données-là
19:17qui sont accumulées
19:20aussi avec des grands
19:20groupes privés
19:22et elles vont utiliser
19:23ces données-là
19:24dans des algorithmes
19:26pour, en fait,
19:28influencer nos comportements.
19:29Alors,
19:30à la base,
19:30c'est uniquement
19:31pour la publicité
19:32mais ensuite
19:33pour des questions
19:33de surveillance,
19:34de sécurité
19:35et toutes ces bases
19:36de données,
19:36en fait,
19:36se mélangent.
19:38Donc,
19:38l'enjeu du numérique,
19:40l'enjeu de nos données,
19:41c'est un enjeu démocratique
19:42parce que c'est notre capacité
19:43à finalement être libre
19:44sur Internet
19:45et à prendre ses propres décisions
19:47et ne pas être influencé
19:48par soit des publicités,
19:50soit une forme de censure
19:51qui peut apparaître.
19:52En quoi est-ce possible ?
19:53En quoi peut-on se libérer
19:54du numérique ?
19:55Vous parlez effectivement
19:56de cette liberté,
19:57la démocratie de papier
19:59qui se transforme en dictature
20:00dans ce monde numérique.
20:02Comment est-ce qu'on peut faire autrement ?
20:04Lorsqu'on voit que nous,
20:05Français,
20:05vous êtes en Suisse,
20:06ça fait 15 ans
20:07que vous travaillez sur ces dossiers.
20:09Lorsqu'on voit que nous,
20:09Français,
20:10on voit nos fuites de données,
20:11nos pièces d'identité,
20:13nos passeports,
20:14notre bulletin de santé
20:15qui est vendu comme ça
20:17en liberté
20:19à ceux qui vont après
20:21et dont on sera victime
20:23et effectivement demain,
20:24comment est-ce qu'on peut s'en libérer ?
20:26Alors en fait,
20:26il y a deux manières de faire.
20:28La première manière,
20:29c'est une manière technique,
20:30c'est déjà de réduire
20:31les informations,
20:32les données que l'on va transmettre.
20:33Non mais ça,
20:34c'est impossible.
20:35Alors c'est impossible,
20:36pourquoi ?
20:37Parce que d'abord,
20:38on ne vous l'apprend pas
20:39et parce que l'État
20:40vous impose
20:41une collecte des données.
20:42C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
20:43pour se déplacer,
20:44on doit vous donner
20:45le nom
20:46et la date de naissance
20:47alors que le nom
20:49et la date de naissance
20:50ne sont pas des éléments importants
20:51pour prendre le train par exemple
20:52mais parce que,
20:54pour des questions de sécurité,
20:55parce qu'on pense
20:56que c'est plus facile
20:57en collectant les données
20:58qu'on va amener de la sécurité
20:59alors qu'il y a bien
21:01d'autres techniques
21:01sans ces données-là.
21:02Donc il y a un changement
21:03de paradigme à faire
21:05et pour ça,
21:06il y a une vision politique
21:07ou on va dire
21:08sur les droits humains
21:09à apporter
21:10et c'est cette notion
21:11d'intégrité numérique
21:12que moi je défends
21:14dans un livre
21:14et que je pousse en Suisse.
21:16On l'a vu à l'antenne.
21:17L'intégrité numérique
21:18c'est finalement
21:19d'amener le même concept
21:21que la défense
21:22de l'intégrité physique
21:23ou psychique
21:24mais au numérique.
21:25Ça veut dire
21:25que nos données
21:27ce ne sont pas juste
21:28des objets
21:28que les États
21:29et les entreprises
21:29peuvent prendre
21:30et peuvent manipuler
21:31comme ils veulent,
21:32ce sont des éléments
21:33de la personne
21:33qu'il faut protéger.
21:36Et donc on a
21:37un renversement
21:38de la charge de la preuve,
21:39ce n'est pas à l'État
21:41de prendre vos données
21:42et ensuite de considérer
21:43que vous êtes...
21:44Prendre notre destin en main.
21:45Racontez-nous
21:45ce que vous dites
21:46dans votre livre.
21:46Comment prendre
21:47notre destin en main
21:48et puis ce que vous faites
21:49déjà en Suisse ?
21:50Alors pour prendre
21:50notre destin en main,
21:51nous on a de la chance
21:52en Suisse,
21:52on est dans une situation
21:53un petit peu privilégiée.
21:55Ne souriez pas trop non plus.
21:57Ne nous regardez pas
21:58non plus de haut.
22:00Mais on a cette chance
22:02que moi j'ai pu utiliser
22:03et moi je suis franco-suisse
22:04donc j'ai fait mes études
22:05de droit en France
22:06et j'ai cette double culture-là
22:07et je me suis lancé
22:09en politique en Suisse
22:09parce qu'en Suisse
22:10j'avais les moyens
22:11en tant qu'individu
22:12de pouvoir influencer les choses
22:14et c'est cette démocratie directe
22:16qui nous permet de le faire.
22:17Donc moi j'ai pu prendre
22:18mon bâton de pèlerin,
22:19aller discuter avec les gens,
22:22développer un concept juridique
22:24qui ensuite a été testé
22:25et est arrivé à des votes
22:27dans des cantons.
22:28On a une structure qui est fédérale
22:30donc ça veut dire
22:30qu'on a 26 cantons
22:32et on a 26 constitutions
22:33et donc on peut amener
22:35des sujets nouveaux
22:36dans ces constitutions-là
22:37et j'ai amené le droit
22:38à l'intégrité numérique
22:39à Genève et à Neuchâtel
22:40qui sont deux cantons
22:41où ça a été adopté
22:42à plus de 95%
22:43par la population
22:45qui a voté oui sur ça.
22:47Et ce qui est maintenant intéressant
22:48c'est qu'on voit les États
22:49qui sont obligés
22:50parce que c'est ça l'intérêt
22:51de mettre ça dans une constitution
22:52c'est que l'État est forcé
22:55de mettre en œuvre ce droit-là
22:57et l'État de Genève
22:58par exemple
22:59est le premier
22:59à le mettre en œuvre
23:01et doit par exemple
23:02respecter le droit
23:03à la vie hors ligne
23:04qui est un...
23:05Alors concrètement
23:06ça veut dire quoi ?
23:06Le droit à la vie hors ligne
23:07ça veut dire que
23:08l'État ne peut pas vous forcer
23:10à avoir une relation numérique.
23:12Elle doit vous donner
23:12une alternative
23:13c'est-à-dire un guichet
23:14une procédure papier
23:16tout simplement.
23:17Pourquoi ?
23:17Donc remettre ça
23:18dans la constitution.
23:19En Suisse
23:1995% l'ont voté
23:21donc pour le remettre
23:22mettre ça dans la constitution.
23:23Exactement
23:23et ça veut dire quoi ?
23:30On va en venir à la France
23:53et de protéger
23:54leur intégrité numérique
23:55parce qu'ils n'ont pas besoin
23:57d'avoir une application
23:58qui va envoyer
23:58ces informations
24:00aux États-Unis
24:01et à l'autre bout
24:01de la planète
24:03juste pour avoir
24:04un service public.
24:05J'ai une dernière question
24:06et si vous répondez
24:07rapidement
24:08peut-être que Marc
24:09Yppiaf de passion
24:10de vous en poser une
24:11qu'est-ce que vous conseillez
24:12très honrêtement
24:13aux candidats
24:14à la présidentielle
24:14en France
24:15qui affirment
24:16pour la plupart
24:17vouloir rendre
24:18la parole au peuple ?
24:19Moi ce que je voudrais
24:21c'est sur ce quoi
24:22je travaille aussi
24:23c'est en fait
24:24de permettre aux gens
24:25de faire des référendums
24:28amener la démocratie directe
24:30c'est l'élément
24:30le plus important
24:31je pense qu'il y a
24:32aujourd'hui
24:32un consensus
24:33en France
24:34de la population
24:34pour mettre en oeuvre
24:37les référendums
24:39on a dans notre domaine
24:41de cybersécurité
24:42dans des domaines
24:43de la décentralisation
24:43on a créé des outils
24:45avec plein de gens
24:46des outils
24:47qui permettent de voter
24:48de façon décentralisée
24:50sans l'infrastructure
24:51de l'État
24:52donc on peut organiser
24:53nos propres référendums
24:54avec les pays d'identité
24:56la première application
24:57qui a été sortie
24:58c'est celle
24:58d'Alexandre Jardin
25:00qui travaille là-dessus
25:01mais en fait
25:02la force de ces applications
25:03c'est qu'elles sont
25:05décentralisées
25:06et en réseau
25:06et donc vous avez
25:07une autre application
25:08qui va bientôt sortir
25:09celle du PIC
25:10de Frédéric Bascuniana
25:12qui va permettre
25:13en fait
25:13de voter sur
25:14d'autres questions
25:15ou sur les mêmes
25:16et en fait
25:17il y a plein
25:18d'autres applications
25:19d'autres associations
25:20ou même par exemple
25:21pourquoi pas
25:22CNews pourrait faire
25:23sa propre application
25:24et faire voter les gens
25:25et avoir la garantie
25:26finalement
25:26que ce sont des français
25:28qui votent
25:28et c'est la décentralisation
25:30aussi
25:30de nos infrastructures
25:32de nos institutions
25:32celle du vote
25:33vous dites
25:34application
25:35mais application
25:36c'est d'être
25:36dans la prison
25:37d'internet
25:38aujourd'hui
25:38vous voulez arrêter
25:39votre voiture
25:40sur un parc-mètre
25:41il n'y a même plus
25:41de parc-mètre
25:42et vous devez avoir
25:42une application
25:44absolument
25:44alors la manière
25:46dont ces applications
25:47sont construites
25:47c'est justement
25:48c'est des applications
25:49qui vont ne pas
25:51collecter des informations
25:52aujourd'hui
25:53lorsque l'état
25:53met en oeuvre
25:54des applications
25:55par exemple
25:55votre parc-mètre
25:56qu'est-ce qu'elle va faire
25:56elle va collecter
25:57le maximum d'informations
25:58sur vous
25:59soit disant
25:59pour vous simplifier la vie
26:00et là l'idée
26:01c'est qu'on a
26:02en fait
26:03des technologies
26:03qui nous permettent
26:04de faire les mêmes choses
26:06mais sans collecter
26:07des informations
26:07donc moralité
26:07votre dernier mot
26:08pour la souveraineté
26:09et notre intégrité numérique
26:11c'est la démocratie directe
26:14et la décentralisation
26:15merci infiniment
26:17d'être venu de Suisse
26:18pour témoigner sur le plateau
26:19du 18h30
26:21on marque une pause
26:21on revient pour le 19h
26:22de Face à l'Info
26:23c'est tout de suite
26:23c'est tout de suite
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