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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.
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00:00mettent en danger la vie de nos enfants.
00:03Et donc il y a un moment où la responsabilité collective de l'ensemble de la société,
00:08parents, élus, éducateurs, professeurs, etc., c'est d'assurer la sécurité de nos enfants.
00:14Quand j'ai appris hier qu'un jeune avait perdu l'usage de sa main
00:17parce qu'on lui avait passé un mortier et que ce mortier lui avait explosé dans les mains,
00:21je suis désolé.
00:22On ne peut pas, enfin, c'est inadmissible d'imaginer
00:27qu'on puisse mettre en danger la vie d'un élève dans ces conditions.
00:30D'où l'importance de renouer avec ce qui est un fonctionnement démocratique normal.
00:38Madame Bouvier, France 2, une question pour vous, monsieur le ministre de l'éducation.
00:41Vous avez beaucoup parlé de dialogue.
00:42Est-ce que vous allez vous-même rencontrer des lycéens dans les jours ou les semaines à venir ?
00:45Alors, tout à fait.
00:46Je vais notamment participer au conseil académique de vie lycéenne dans les prochaines 48 heures.
00:51Je vais participer à plusieurs conseils académiques de vie lycéenne
00:53pour justement aller rencontrer les élèves,
00:55comme je l'ai fait au demeurant depuis dix mois.
00:58Je me suis rendu dans 35 départements
01:00et dans la plupart d'entre eux, j'ai rencontré des lycéens.
01:03Mais justement, il faut continuer ce travail-là.
01:05Et par ailleurs, dans le cadre de la grande concertation
01:08que je vais lancer lundi prochain à destination de tous les lycéens,
01:11évidemment, j'irai à leur rencontre.
01:12Et puis, il y aura évidemment aussi un événement de l'institution nationale
01:15avec plusieurs de leurs représentants.
01:17Mais une fois encore, il y a des instances qui sont élues
01:20et qui permettent justement de discuter avec des élèves
01:23qui ont une légitimité vis-à-vis de leurs camarades,
01:25qui portent aussi leurs demandes, qui les connaissent,
01:27qui sont aussi capables de les structurer, de les condenser.
01:30Et donc, c'est ce travail-là qui va être fait au cours des prochains jours
01:33et des prochaines semaines.
01:35Oui, bonjour, M. le ministre de l'Éducation nationale.
01:36Bonjour.
01:39Au niveau des dispositions pour les personnels,
01:41vous dites que c'est inédit, qu'il y a 34 personnels qui ont été blessés.
01:44Est-ce qu'il y aura des dispositions qui sont prévues pour eux
01:46au niveau psychomédical ?
01:48Et enfin, est-ce qu'on pourrait avoir aussi des détails
01:50sur la plateforme de concertation ?
01:52Est-ce que vous avez déjà le nom de cette plateforme ?
01:54Comment est-ce qu'elle sera disponible ?
01:56Voilà, merci.
01:57Alors, d'abord, s'agissant des personnels,
02:01systématiquement, bien sûr, il y a un dépôt de plainte.
02:03Donc, ils sont accompagnés dans le dépôt de plainte.
02:05Première chose.
02:06Deuxième élément, ils bénéficient tous de manière automatique
02:09de la protection fonctionnelle,
02:10qui est une protection à la fois juridique et psychologique.
02:14Et donc, effectivement, tous ceux qui le souhaitent
02:15bénéficient du soutien psychologique de l'institution.
02:19Et puis, troisième élément, et malheureusement,
02:21on est également obligé d'apporter un soutien matériel,
02:24puisque dans le lycée qui a été mentionné
02:27par la ministre d'Intérieur tout à l'heure,
02:28c'est un agent du ministère qui a vu son logement de fonction
02:34dévasté par des voyous qui sont venus le dégrader.
02:38Et donc, évidemment, dans ce type de condition,
02:40aussi, on intervient à l'appui des personnels.
02:42Ça, c'est la première question.
02:44Sur votre deuxième question,
02:45donc, la plateforme ouvrira lundi,
02:48peut-être mardi matin plus tard,
02:49mais on essaie de faire en sorte qu'elle ouvre lundi.
02:52On n'a pas encore son nom,
02:53mais tous les chefs d'établissement recevront l'information.
02:57Ils la diffuseront par conséquent via les messageries électroniques
03:00à tous les élèves.
03:01Et donc, chaque élève aura directement le lien à sa disposition.
03:04Et par ailleurs, les chefs d'établissement seront invités
03:06à réunir notamment les conseils de vie lycéenne
03:09pour que les lycéens travaillent entre eux
03:11pour formaliser leurs demandes à l'échelle de l'établissement.
03:14Ce qui fait que chaque lycéen pourra s'exprimer
03:16à la fois à titre personnel
03:17et dans le cadre des instances collectives.
03:23Vous avez pu suivre en direct la conférence
03:26du ministre de l'Éducation à propos du blocage des lycées.
03:31On en parle dans le 18h30 de Face à l'Info.
03:34Bienvenue à tous.
03:35Au sommaire ce soir, bagarre ou tentative d'attentat,
03:38l'enquête devra trancher sur le vol Dubaï-Telaviv.
03:42Mais si la menace venait bien du cockpit,
03:45blinder une porte ne suffit pas.
03:47La sécurité dépend aussi de ceux auxquels on confie des commandes.
03:50C'est ce que nous dira Michel Fayad.
03:53Bloquer un lycée ne donne aucun droit de le brûler.
03:57Les violences engagent leurs auteurs et ceux qui les encouragent.
03:59Qui sont les auteurs ?
04:01Quelle est cette jeunesse ?
04:02Qui sont leurs parents ?
04:03Pourquoi tout le monde ne se reconnaît pas dans ces jeunes
04:06qui frappent à la fois des femmes, à la fois leurs professeurs ?
04:09L'édito de Mathieu Bocoté.
04:11Le procès de Robert Ménard pose une question de cohérence.
04:15Comment demander à un maire de marier un homme que l'État veut expulser ?
04:19Si une contradiction politique n'autorise pas à contourner la loi,
04:23aux législateurs de répondre, aux élus de respecter les règles,
04:27comment se positionner le décryptage de Charlotte Dornelas ?
04:30Avec l'IA, chacun peut produire davantage,
04:33mais créer ne se résume pas à générer des images ou des textes.
04:38Il faut une idée, un jugement, une responsabilité.
04:41Les chances pour les jeunes Français, c'est peut-être de saisir ces outils
04:45tout en cultivant leur liberté de penser.
04:48On posera toutes les questions à Brivelle Lepogam,
04:51entrepreneur dans l'IA, qui est l'invité du 18h30.
04:54Et puis, 40 ans de police de la vocation à la désillusion.
04:58Le témoignage exclusif de Stéphane Veuth,
05:00écrit avec Jean-Luc Riva dans leur livre qui sort aujourd'hui.
05:04Une façon de se demander comment préserver leur engagement
05:08de ceux qui nous protègent, ces policiers.
05:10Écouter leur expérience, c'est confronter les réformes
05:13à la réalité du terrain face notamment aux violences des lycéens.
05:17Témoignage de policiers dans Face à l'info.
05:19Voilà pour le programme ce soir, c'est parti.
05:35Bonsoir à tous.
05:36Avant d'accueillir nos invités, d'abord, on va s'arrêter sur ce qui s'est passé
05:41dans l'avion entre Dubaï et Tel Aviv.
05:45Michel Fayad, avion dérouté vers l'Arabie Saoudite.
05:49Bagarre entre pilotes ou attentats.
05:52Qu'est-ce que l'on sait précisément ?
05:54Tout d'abord, depuis le 11 septembre, on a blindé la porte du cockpit
05:58pour que le terroriste reste dehors.
06:00Et ce matin, le danger était peut-être à l'intérieur même du cockpit,
06:04en uniforme, je mets bien le peut-être,
06:07parce qu'on ne sait pas encore, l'enquête est en cours,
06:09donc avec le droit de piloter aux commandes.
06:12C'était un vol de Fly Dubaï,
06:13qui est la compagnie low-cost bon marché de Dubaï,
06:16d'Emirats, en direction donc de Tel Aviv.
06:20174 passagers, presque tous israéliens,
06:22parmi eux, 27 enfants.
06:24L'avion plonge de près de 4000 mètres.
06:27Et d'abord, c'est l'alerte,
06:28puis le signal de détournement.
06:31Et Israël envoie même des chasseurs
06:33pour venir au secours de cet avion.
06:36Puis la compagnie parle d'une bagarre.
06:39Elle dit qu'elle ne sait pas pourquoi,
06:40que les deux pilotes sont à l'hôpital,
06:42que tous les passagers sont vivants.
06:44Puis le premier ministre israélien apparaît à la télévision.
06:47Lui est beaucoup plus grave.
06:49Le copilote est présenté comme Omane.
06:52et il aurait poignardé le commandant
06:54et voulu jeter l'avion au sol.
06:56Des passagers et un membre de l'équipage interviennent.
06:59Ils le maîtrisent.
07:00L'homme est ensuite arrêté par les Saoudiens.
07:02Le ministre israélien de la Défense
07:04parle d'un attentat djihadiste déjoué.
07:06C'est ce qu'Israël pense ce soir.
07:08Ce n'est pas encore le dernier mot de l'enquête.
07:11À l'atterrissage, les passagers chantaient en hébreu
07:13« Notre père vit encore ».
07:15On avait surveillé la porte.
07:18Pas celui qui était déjà assis derrière.
07:22On est Michel Fayad et tout le monde a bien ça en filigrane.
07:26À une semaine du 7 octobre, il y a eu la guerre en Iran.
07:30Ça se tient comment ? Comment ça joue ?
07:32On ne sait pas encore ce qui a poussé ce copilote
07:35si jamais il est l'auteur d'un attentat.
07:38Mais on sait dans quel monde cet avion a volé.
07:40Après le 11 septembre, on a fermé la porte à clés.
07:43On a cru le problème réglé.
07:45Puis il y a le 7 octobre, le Hamas qui entre en Israël
07:47qui tue près de 1200 personnes, des familles, des enfants,
07:50des jeunes dans un festival.
07:52Ce jour-là, la faille n'était pas une porte.
07:55C'était l'idée que ça n'arrivera pas.
07:57Puis ce matin, on retrouve les deux peurs dans le même vol.
08:00La porte était fermée.
08:01Mais celui qui tenait les commandes était déjà de l'autre côté.
08:05Si l'enquête confirme qu'il voulait s'écraser,
08:08ce n'est plus une bagarre de collègues.
08:10C'est un avion devenu une arme.
08:11Et la région n'est pas au calme.
08:13Au Yémen, les Houthis, alliés de l'Iran,
08:16tirent des missiles et des drones vers l'Arabie saoudite.
08:20Alors Israël a le droit de se demander si c'était un attentat.
08:23Surtout une semaine avant l'anniversaire du 7 octobre.
08:25Surtout avec 27 enfants à bord.
08:27On ne parle pas d'un peuple entier.
08:28On parle de ceux qui ont fait de la disparition d'Israël un programme.
08:33Ils l'ont écrit, ils l'ont prêché, ils l'ont tenté.
08:36Et pour le chrétien que je suis,
08:37le chant des passagers m'a saisi.
08:39Notre père vit encore.
08:40Ce père, c'est Jacob, que la Bible appelle aussi Israël.
08:44Après avoir frôlé la mort,
08:45ces passagers chantent qu'Israël vit encore.
08:50Mais j'allais l'Arabie saoudite avec les Émirats,
08:52les élections en Israël, tout ça, comment ça peut peser ?
08:55Déjà, regardez où l'avion s'est posé.
08:57L'homme fort de l'Arabie saoudite, c'est le prince Eric Thier,
09:00Mohamed Ben Salman.
09:01Le président des Émirats, c'est Mohamed Ben Zayed.
09:04Ce sont deux voisins, deux ambitions.
09:06Un golfe persique qui est parfois trop petit pour ces deux princes.
09:11Ils sont fâchés entre eux, surtout à cause de la guerre au Yémen.
09:14Hier, le vice-président des Émirats arabes unis est allé en Arabie saoudite
09:18pour recoller les morceaux entre les deux pays.
09:21Dimanche, Netanyahou lui-même était à Abu Dhabi.
09:23Et ce matin, un avion des Émirats
09:25et plein de familles israéliennes s'est posé en urgence en Arabie saoudite.
09:32Même un scénariste de Netflix n'aurait pas osé.
09:34Les services israéliens ont négocié le retour.
09:37L'aéroport de Tabouk affirme que les passagers sont repartis sur un autre avion.
09:42Oman n'a pas de relation avec Israël.
09:44Or, le copilote est présenté comme Omané.
09:47Selon la presse israélienne, les pilotes de cette ligne doivent venir d'un pays
09:50qui a des relations avec Israël.
09:52Le ministre des Transports demande qu'on vérifie et qu'on suspende les vols Fly Dubaï.
09:57Dans quatre semaines, les Israéliens votent.
10:00Yair Lapid, qui est un rival de Netanyahou, dit que rien de ressemblant à l'affaire Fly Dubaï
10:06ne figurait dans le point de sécurité de la veille.
10:09Je ne fais pas leur campagne. On peut ouvrir des lignes aériennes, serrer des mains, signer des accords.
10:14Ça n'empêche pas un seul homme, déjà aux commandes, de tout faire basculer.
10:18Ce n'est pas un sommet qui a sauvé cet avion.
10:20Ce sont des passagers qui se sont levés, des gens qui ont refusé de mourir assis.
10:23On avait blindé la porte. Il va falloir regarder qui est assis derrière.
10:26Et puis on apprend que Netanyahou rencontre à l'instant à l'aéroport de Tel Aviv les passagers du vol
10:32Fly Dubaï déroté selon son porte-parole.
10:36On reviendra dans l'édition de 19h effectivement sur ce sujet si on a des informations supplémentaires.
10:42On apprend aussi dans l'affaire du blocus des lycées que le préfet de police saisit la justice contre Bali
10:49Bagayoko
10:49pour, je cite, « provocation à commettre un délit ».
10:53On en parle évidemment dans un instant aussi beaucoup de sujets ce soir.
10:57D'abord, on va recevoir notre premier invité, Brevel Lepogam.
11:01Venez, installez-vous, qui est pour parler d'intelligence artificielle.
11:05Vous êtes entrepreneur, ingénieur, confondateur et président d'Argile,
11:10une start-up française d'intelligence artificielle, mais à la fois basée aussi dans la Silicon Valley.
11:15Oui, pardon Michel, vous revenez.
11:17Ah, c'est vous qui posez les questions.
11:19Donc Stéphane Nazia, non mais vous inquiétez pas, c'est le 18h30, c'est comme ça, on veut tout faire.
11:25Ça va Stéphane, il est bien assis.
11:27Voilà, restez là, c'est la famille.
11:29Michel, ça va ?
11:29Oui.
11:30Voilà, c'est vous qui va poser la question.
11:32Breve le programme, ne vous inquiétez pas, c'est comme ça que ça se passe.
11:35On est en famille, tout va bien.
11:37C'est toujours un peu compliqué.
11:38C'est toujours un peu compliqué, mais on veut recevoir tout le monde.
11:41On a envie de vous entendre.
11:42Alors, vous êtes autodidacte, vous codez depuis l'âge de 12 ans, votre profil est très intéressant.
11:46En quelques mois, vos analyses sur X ont quasiment atteint le milliard de vues.
11:52Ça fait six mois que je vous surveille et que j'ai envie de vous inviter dans cette émission, vraiment.
11:56Et vos tweets sont régulièrement relayés et cités par Elon Musk ou encore Javier Milley.
12:02Vous venez parler donc de l'IA, de la création, de ce que cette bascule peut apporter pour la France.
12:10Alors, on veut peut-être voir un de ces tweets qui a été repris peut-être par Elon Musk.
12:14On va regarder.
12:16Pourquoi est-ce que vous pensez qu'Elon Musk a repris ce tweet de vous, Breve le programme ?
12:21Je pense que dans l'intégralité de l'Occident, il y a une espèce de tentative de prise de conscience
12:27d'où vient le mal.
12:29Je pense qu'il y a eu une période dans la vie d'Elon Musk, notamment avec son fils, où
12:34chez Jordan Peterson, il avait dit qu'il allait dévouer sa vie à détruire le walk-by-in-virus.
12:39Et c'est assez intéressant parce que moi, c'est une conversation avec un ancien ministre qui m'a fait
12:42amener à écrire ce thread-là.
12:44Et pour m'être beaucoup connecté avec des entrepreneurs, même des milliardaires américains, tout le monde aujourd'hui est dans
12:49une espèce de tentative de compréhension.
12:53Et je pense que les Américains suivent beaucoup ce qui se passe en France.
12:57Moi, ma thèse, c'est qu'en fait, ces idées-là et le mal de l'Occident aujourd'hui a
13:01des origines françaises.
13:02Et que, en fait, j'ai juste connecté les points avec différentes causes, notamment à mai 68, les différents penseurs
13:11de la French Theory et comment ça a muté aux Etats-Unis pour aboutir au walkisme aux Etats-Unis.
13:16Et je pense que j'ai juste amené un angle que tout le monde avait déjà compris, mais d'une
13:19manière un peu différente.
13:21Alors, on parle beaucoup de tricher avec l'IA, avec ce livre qui se classe quand même en top des
13:26ventes.
13:27Comment il s'appelle votre fameux livre ?
13:28C'était ça ou mourir.
13:29De votre ami ?
13:30Oh mais n'est-ce pas ? Grand copain.
13:32Ça ou mourir.
13:33Où est-ce que vous placez la frontière entre s'en servir comme outil ou bien déléguer sa pensée ?
13:38Il y a une analogie que j'adore pour exprimer l'utilisation de l'IA, c'est un, la béquille
13:43cognitive et deux, le levier cognitif.
13:45Donc, la béquille cognitive, c'est cette utilisation un peu insipide de demander à l'IA de faire le travail
13:51à sa place, donc de déléguer les idées.
13:54Et le levier cognitif, c'est pour moi une manière de compresser le temps et d'arriver à un résultat
13:58qu'on aurait pu produire soi-même, mais en beaucoup moins de temps.
14:01Et ça, je pense que c'est, pour les ingénieurs, par exemple, c'est assez naturel.
14:07C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les ingénieurs ne codent plus à la main, c'est-à-dire que
14:11plus personne n'écrit une ligne de code.
14:12Et ils sont capables aujourd'hui de faire en une journée ce qui était faisable en six mois avant.
14:16Moi, ma thèse, c'est que j'ai appliqué, vu que je viens de ce monde-là, de l'ingénierie
14:20logicielle, j'ai appliqué ce qu'on applique au code à l'écriture.
14:23Et en fait, ce que je fais sur mon compte X, c'est que c'est là où les gens
14:26n'ont pas compris du tout comment mon compte fonctionne.
14:28C'est qu'en fait, j'amène les idées.
14:31Pardon ?
14:31Non, non.
14:33Je parlais à la régie, ne vous inquiétez pas.
14:35Je suis mis de Shiva, je fais tout en même temps, je vous écoute.
14:39Je disais en gros, du coup, je pense qu'aujourd'hui, les débats sur l'utilisation de l'intelligence artificielle
14:44sont extrêmement faussés,
14:44parce qu'en fait, il y a un espèce d'aspect entre la délégation totale et le levier.
14:49Et moi, ma thèse, d'ailleurs, Damazu, on avait parlé dans une émission où il s'en servait notamment pour
14:53développer son lore, ses personnages, etc.
14:56Et moi, ma thèse sur ce sujet-là, c'est que ça va être un outil formidable d'aller beaucoup
15:01plus en profondeur dans les sujets.
15:03Et notamment sur les films, ça, c'est un sujet que je connais parce que c'est le sujet de
15:07ma boîte.
15:07Je pense que les films, dans le futur, qui ne seront pas, où l'IA n'aura pas intervenu, seront
15:12beaucoup plus fades.
15:13Moi, j'ai envie de vous entendre aussi avec l'IA, la présidentielle, l'IA, les informations.
15:17J'ai envie de vous entendre sur tout ça.
15:18Michel Fayad, vous avez emmené une petite pépite pour face à l'info, une petite vidéo de 10 secondes qu
15:21'on va montrer dans un instant.
15:23Donc, hier, Donald Trump a signé un accord avec les géants de la tech sur ce qu'il appelle désormais
15:28la superintelligence, SI.
15:30Et il veut même remplacer le mot IA par SI.
15:33Et vous, vous êtes plutôt optimiste là-dessus.
15:35Et qu'est-ce que vous diriez à un jeune Français qui a l'impression que tout est déjà joué,
15:39que la France a raté le train, que l'IA, en réalité, va tout prendre ?
15:43Je pense qu'il y a deux sujets. Il y a le sujet national, il y a le sujet européen
15:47et il y a le sujet individuel.
15:48Je pense qu'aujourd'hui, donner, avoir accès en tant que jeune à ces outils-là, c'est d'avoir
15:54accès à des équipes.
15:56Aujourd'hui, quelqu'un qui veut, par exemple, construire un logiciel a accès à l'équivalent d'une équipe de
16:0050-100 ingénieurs.
16:00Donc, quelqu'un qui pense par soi-même et qui a des idées a un levier absolument infini.
16:05Après, effectivement, en France, il y a un sujet sur la souveraineté des modèles, etc.
16:09Moi, j'ai beaucoup réfléchi sur ce sujet-là.
16:11Je pense qu'on a pris un train de retard.
16:14Et ce train de retard-là a des ramifications qui datent de 20-30 ans et qui sont plutôt liées
16:19à la réglementation européenne.
16:21Ce qui fait qu'on n'arrive pas à créer des big tech en Europe.
16:23Et c'est un sujet très complexe.
16:24On l'a vu sur le cloud souverain.
16:26Enfin, on a ces débats-là depuis 20 ans et on connaît les solutions.
16:30C'est juste déréglementé.
16:31Pour la petite anecdote, j'ai beaucoup discuté par MP avec Elon Musk.
16:34Et quand il a fait son spaceport récemment,
16:36donc là, il a un projet avec une quarantaine de lanceurs pour envoyer des fusées dans l'espace.
16:41Je lui ai envoyé un MP en lui disant qu'il faudrait faire ça en Europe.
16:44Et il m'a répondu à une phrase qu'il a d'ailleurs dit au G20 juste après.
16:47En Europe, tout est illégal par défaut.
16:49Et en fait, ce principe de précaution qu'on a d'ailleurs mis dans la Constitution,
16:52à mon avis, il va falloir l'enlever et remettre la responsabilité sur l'individu.
16:55Donc, ça ne veut pas dire ne pas faire n'importe quoi,
16:57mais remettre la responsabilité sur l'individu
16:59au lieu d'essayer de mettre la responsabilité sur les organisations technocratiques
17:03qui aujourd'hui brident absolument toute l'innovation possible.
17:05Il nous reste deux minutes parce que malheureusement, on a deux minutes.
17:08On a commencé un tas à cause de la conférence de presse.
17:10Peut-être une dernière question, Michel ?
17:12Oui.
17:13Aujourd'hui, durant l'été, on a entendu notamment le site Internet du Trésor être piraté.
17:18Et on nous a dit que le piratage a été fait grâce à l'IA.
17:22Alors, est-ce qu'on peut utiliser l'IA aussi pour se défendre ?
17:24Je sais que oui, mais comment ?
17:27Moi, je crois beaucoup à…
17:28Tout le monde va avoir les mêmes outils.
17:30Donc, je crois beaucoup à l'efficience des marchés, entre guillemets.
17:33Les systèmes vont s'équilibrer.
17:35Donc là, effectivement, ceux qui attaquent ont l'équivalent de 50 hackers géniaux,
17:40ce qui n'était pas le cas dans le passé.
17:42Il y a un sujet aussi à qui on donne la responsabilité de sécuriser nos systèmes.
17:46Parce qu'en France, on a beaucoup, beaucoup de capitalistes de connivence.
17:48Il faut se poser la question de, est-ce qu'on donne la capacité de sécuriser nos infrastructures aux bonnes
17:54personnes ?
17:55Et je suis très confiant pour notre capacité à rendre les systèmes plus résilients.
17:58Et je pense que l'IA, à moyen long terme, va amener plus de sécurité que de systèmes perméables.
18:05Alors, j'aimerais bien qu'on termine avec peut-être une petite vidéo que vous avez réalisée en quelques secondes
18:09pour nous.
18:10Allez, on la regarde.
18:12Bonjour à tous, je reçois un invité exceptionnel.
18:14Première question, que pensez-vous de la situation de la France et de la politique de Macron ?
18:18Je les trouve absolument catastrophiques.
18:21D'ailleurs, je m'en vais.
18:24Qu'est-ce qu'on peut montrer à travers ces vidéos que vous faites comme ça, en un claquement de
18:28doigts ?
18:28Qu'est-ce qu'on peut montrer ? Et qu'est-ce qu'on peut craindre ?
18:32Je pense qu'aujourd'hui, quand vous voyez, par exemple, un photomontage d'un politique,
18:37vous avez un réflexe quasiment naturel de vous dire que ça a été photoshopé.
18:42Je pense qu'aujourd'hui, vu que la vidéo, c'est récent et on n'est pas habitué à ça,
18:46forcément, quand on voit un deepfake, on n'a pas encore des anticorps.
18:50Je pense qu'on va rentrer dans un monde où tout le monde sera habitué à voir ça
18:53et on va se poser la question.
18:54Il faut juste créer des anticorps naturels à ça.
18:57Mais on rentre dans un monde où n'importe quel type de vidéo peut être généré
19:00et il n'y aura plus ce...
19:01Quand vous voyez une vidéo, vous pouvez vous dire que la voie ou la vidéo est générée.
19:05Merci beaucoup, M'Rivelle, le programme, d'être venu avec nous.
19:09Il faudra revenir quand même pour nous aider aussi à décrypter,
19:12peut-être prendre un peu plus de temps.
19:13Aujourd'hui, on est un peu pressé par le temps à cause d'une conférence de presse.
19:15Mais merci infiniment d'être venu sur le plateau de Face à l'Info.
19:19On va recevoir avant la pause de 12 autres invités qui sortent le livre aujourd'hui en exclusivité,
19:24Stéphane Veutz et Jean-Luc Riva.
19:27Stéphane Veutz, pour ce livre, 40 ans ferme, installez-vous.
19:31Stéphane Veutz a consacré 40 ans à la police nationale au cours de sa carrière.
19:35Il a servi dans différents services, unités de la sécurité publique, à la BAC, au 36 Quai des Orfèvres.
19:41Le 13 novembre, ça vous parle, vous étiez là, vous étiez sur le terrain.
19:46Jean-Luc Riva, vous êtes auteur, un ancien officier du renseignement militaire,
19:52habitué aux sujets liés au renseignement aux forces spéciales et aux unités d'intervention.
19:5640 ans ferme, c'est le nom de votre livre que vous sortez aujourd'hui en exclusivité.
20:01Merci d'être avec nous ce soir.
20:03Lorsque vous voyez ce blocus délicé, c'est l'actualité ce soir.
20:07La France en a 624 interpellations.
20:10La France est devant ces blocus délicés.
20:12Vous, policier, 40 ans ferme, comment vous réagissez ?
20:17Malheureusement, comme je l'évoque dans le livre,
20:20aujourd'hui la police est là un peu pour colmater tous les maux de la société.
20:28Aujourd'hui, ce qui se passe, on l'a déjà vécu il y a quelques temps,
20:30mais il faut quand même penser à nos collègues qui sont sur le terrain
20:34parce que c'est compliqué de faire face à des lycéens
20:38parce qu'il faut avoir beaucoup de discernement entre les vraies personnes
20:41qui vont venir manifester pour de bonnes raisons,
20:43celles qui sont là pour des prétextes plus fallacieux, pour casser,
20:47puisqu'on sait qu'aujourd'hui, malheureusement,
20:49dès qu'il y a un événement un petit peu particulier dans ce pays,
20:51tout est prétexte à la casse.
20:52Donc, il faut avoir beaucoup de discernement
20:55pour justement pouvoir travailler dans des conditions
21:00les plus agréables, on va dire,
21:09je ne sais pas, possibles en tout cas, tenables.
21:12Lorsque vous voyez effectivement ça,
21:15c'est des professeurs qui ont été frappés,
21:18des jeunes filles, des élèves qui ont reçu de l'acide chlorhydrique, etc.
21:22Qu'est-ce que vous voyez qui a changé
21:25avec votre élève 40 ans ferme dans votre métier en 40 ans ?
21:29Il y a beaucoup de choses qui ont changé,
21:30mais ce qui a changé notamment,
21:32c'est qu'on a quand même perdu un peu le terrain,
21:35beaucoup même le terrain,
21:36parce que depuis, par exemple,
21:37la police de proximité qui avait été supprimée à l'époque,
21:40c'était une grave erreur à mon sens,
21:42parce que quand vous n'êtes pas sur le terrain,
21:43il y en a d'autres qui l'occupent à haute place.
21:44C'est un peu ce qui s'est passé aujourd'hui
21:46avec ce qu'on voit sur le narcotrafic,
21:48notamment les points de deal.
21:49Quand vous perdez le terrain,
21:51c'est difficile à récupérer,
21:52vous perdez aussi le lien avec la population,
21:55vous perdez les renseignements
21:57que vous pouvez éventuellement récupérer pour le travail.
22:02Donc on a un peu laissé la place à la délinquance finalement.
22:05Donc ça n'a pas été une bonne décision.
22:08Malheureusement, ce genre de décision,
22:09on ne sait pas trop d'où elle vient,
22:11parce que ça vient toujours un petit peu des ministères.
22:19Et ces gens-là, en fait,
22:20ne sont pas du tout en accord avec ce qui se passe sur le terrain.
22:23Alors on apprend par exemple que pour le blocage des lycées,
22:25la police des polices est saisie de trois enquêtes.
22:29Forcément, mais après,
22:30que la police des polices soit saisie,
22:32pour les collègues,
22:34ce n'est pas forcément mauvais.
22:35Au contraire, puisque ça montre
22:37que souvent la police des polices clarifie les interpellations
22:41et montre que les interpellations ont été faites
22:43dans les bonnes conditions,
22:45dans les conditions légales en tout cas.
22:46Alors avant de m'adresser à vous, Jean-Luc Riva,
22:47mais peut-être vous, ou peut-être encore Stéphane,
22:49tu peux en parler maintenant ?
22:51Parce qu'on a donné l'occasion,
22:54on s'est rencontré avec Jean-Luc,
22:55par l'intermédiaire d'un ami commun
22:56qui nous a mis en contact.
22:59Et puis parce qu'aujourd'hui,
23:01je suis récemment à la retraite,
23:03depuis pas très longtemps,
23:04donc je n'ai plus de devoirs de réserve
23:08qu'on peut avoir quand on est en fonction.
23:10Et puis parce que je pense que c'est intéressant aussi
23:14de transmettre une expérience
23:15pour les futures vocations,
23:17parce que c'est un beau métier,
23:18il ne faut pas l'oublier non plus.
23:19Et vous, Jean-Luc Riva,
23:21lorsque vous avez rencontré Stéphane Viotz,
23:22qu'est-ce qu'il vous a le plus peut-être parlé
23:24dans son parcours ?
23:25Pourquoi est-ce que vous avez voulu
23:27être témoin, l'auteur avec lui,
23:29le co-auteur de ses 40 ans,
23:30ses 40 ans fermes ?
23:32Pour écrire ce genre de livre,
23:34il faut trouver une espèce de Bonaparte
23:37qui vous donne envie de le suivre
23:38pour traverser le pont d'Arcole.
23:40Si jamais Bonaparte a traversé le pont d'Arcole...
23:42Oui, il ne l'a jamais traversé.
23:46Et son pont d'Arcole, à lui,
23:48c'est 40 ans de police
23:50qui commence au Radubitume,
23:51dans la voie publique,
23:52qui passe après à la BAC,
23:55qui va au 36,
23:58à la brigade des stupéfiants,
23:59au RG, à la formation,
24:02au RAID.
24:04Il passe au RAID
24:05et à l'investigation opérationnelle.
24:08J'ai rien oublié, Stéphane ?
24:09Non, c'est ça ?
24:09Et pourquoi ?
24:10Oui, oui, allez-y, pardon.
24:12Et donc, ce parcours,
24:14en fait, il est exceptionnel.
24:16Dans la première partie du livre,
24:18on donne pas mal d'anecdotes
24:21à chaque passage,
24:22à chaque portion de sa vie.
24:24et après,
24:25elle accompagne également
24:26cette violence exponentielle
24:28que l'on voit dans le livre.
24:30On l'a traduit très bien
24:31dans la deuxième partie du livre.
24:32Cette violence qui,
24:33par capillarité,
24:35s'insinue dans toute la société.
24:36On cogne les mères,
24:38on caillasse les pompiers,
24:39les flics,
24:40on n'en parle même pas.
24:42Les maîtres,
24:42quand ça va pas,
24:43ils prennent une claque.
24:45Toute la société est devenue violente.
24:47Toute.
24:48À tel point qu'on ne sait pas
24:49comment ça va se terminer.
24:51Et cette violence, maintenant,
24:53avec les narcos,
24:53s'accompagne d'une corruption.
24:55On parle beaucoup de la corruption
24:57qui gangrène
24:58toutes les institutions.
25:00Toutes.
25:00Merci beaucoup
25:01pour votre témoignage.
25:03Peut-être un dernier mot.
25:04Pourquoi ferme ?
25:05Parce que lorsque vous dites
25:0640 ans ferme,
25:06on a l'impression quand même
25:07que vous regrettez
25:09peut-être ces 40 ans
25:10au sein de la police.
25:11Au contraire,
25:11si je devais le refaire,
25:12je referais la même chose.
25:14Pourquoi ferme ?
25:1440 ans ferme
25:15parce que c'était
25:16le petit clin d'œil aussi
25:17à la justice, exactement,
25:20à ce qui se passe.
25:20Voilà, ferme.
25:21On aimerait bien des fois
25:22qu'il y ait un peu plus de ferme.
25:22Quand on parle beaucoup
25:23dans l'événement de la justice.
25:24J'ai bien compris le clin d'œil
25:25de la justice.
25:26Je sais que je suis une...
25:27Voilà, mais...
25:28Non, mais pourquoi ?
25:29Non, mais j'ai bien compris
25:30que c'est un rappel
25:31avec la justice,
25:31mais c'est quand même...
25:33Vous avez été condamnée
25:35pendant ces 40 ans ?
25:36Charlotte, elle a compris.
25:37Marc, vous sortez.
25:40Sortez, vous revenez tout à l'heure.
25:41Non, non, non, pas du tout.
25:43Condamnée
25:43parce que c'est...
25:44Je le dis pour les éventuelles personnes
25:46qui auraient cette envie
25:48de rentrer dans l'administration
25:51policière.
25:52Il faut y aller
25:52parce que...
25:53Il faut y aller,
25:54mais il faut y aller
25:54si c'est une vocation
25:55parce que sinon,
25:57il ne faut pas le faire.
25:57Voilà.
25:58C'est des métiers compliqués
25:59comme les infirmières,
26:00comme les profs aujourd'hui.
26:02Donc voilà,
26:02c'est vraiment des métiers de vocation
26:04et on ne peut pas se louper là-dessus.
26:06On le voit, effectivement.
26:07Merci infiniment,
26:08Stéphane Veutti
26:09et Jean-Luc Rivad
26:10d'être venus
26:11pour la sortie
26:12en exclusivité
26:13de votre livre
26:1440 ans ferme.
26:15Merci infiniment.
26:16On marque une pause,
26:17on revient
26:17avec Stéphane Asiari
26:19et Michel Fayad
26:20qui sont là cachés
26:21en coulisses.
26:22Ils reviennent
26:23pour Face à l'info 19h.
26:24A tout de suite.
26:25Sous-titrage Société Radio-Canada