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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.

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00:01Charlotte Dorne est là, c'est de retour avec nous, donc nous sommes contents.
00:04Et oui, nous sommes contents, deux maîtres est là, Charlotte Dorne est là, c'est ici,
00:08tout le monde est présent, Gabrielle Cluzel, Pète Lafarme et Mathieu Bocoté.
00:11Bonjour ! Comment ça va ? Ça va très bien !
00:14Monsieur a bien dormi. Vous vous êtes mis d'accord pour la tenue ?
00:17Oui, vous êtes très bien.
00:19Avec la couleur de l'espérance et de l'Irlande.
00:22C'est exactement ce qu'elle m'a dit ce matin, donc je pense que vous vous appelez le soir
00:27?
00:28Le matin, la nuit.
00:30N'auriez-vous pas un côté écolo rentré inavoué ?
00:34N'allons pas jusque là !
00:36Au sommaire ce soir, à l'ONU, Emmanuel Macron défend deux États, Israël et Palestiniens,
00:43mais une formule, ne suffit pas à faire la paix.
00:47Comment garantir la sécurité d'Israël, désarmer le Hamas
00:50et construire une autorité palestinienne crédible sans réponse concrète à ces questions ?
00:56La reconnaissance diplomatique ne risque-t-elle pas de rester une promesse sans lendemain ?
01:01Vous avez vu le rétro-pénadage, Michel Fayad ? On en parle ?
01:04On en parle dans un instant.
01:06Écran, réseaux sociaux, intelligence artificielle.
01:10Nous avons laissé ces outils entrer dans la vie des enfants.
01:12Avant d'en mesurer les effets, il faut agir sans déposséder les parents.
01:16On est surveillé, tout le monde.
01:17Protéger les plus jeunes, demande des règles claires et une responsabilité partagée.
01:22Voilà entre autres les thèmes du débat ce soir avec Sarah El Haïry,
01:26ancienne ministre haute-commissaire à l'enfance face à Charlotte Dornelas ce soir à 18h30.
01:32Les succès de l'AFD en Allemagne disent quelque chose que Berlin doit entendre.
01:37Et peut-être pas que Berlin.
01:39Une partie des électeurs se sont abandonnés sur l'économie et l'immigration.
01:44En quoi les réduire à une étiquette, celle d'extrême droite ?
01:47Répond-elle à leurs inquiétudes ?
01:50En quoi prendre ces inquiétudes au sérieux ?
01:52Exige-t-il de regarder lucidement les positions de l'AFD ?
01:56L'analyse de Stéphane Nazyari ce soir.
01:59La France s'est déchristianisée, mais ses églises, ses fêtes et ses rites continuent de raconter son histoire.
02:05À 48h de la visite du pape, cet héritage est-il devenu un décor ?
02:09Pour le berceau d'une foi vivante, l'édito de Mathieu Bob Côté.
02:13Et puis quand Patrick Cohen attaque ces news, le débat tourne au procès d'intention.
02:17Sur une radio publique, la critique est légitime, le pluralisme l'est tout autant.
02:21À force de désigner des adversaires plutôt que de discuter de leurs idées,
02:26France Inter abîme sa propre crédibilité.
02:29L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:31C'est parti pour le 18h30 des Mousquetaires.
02:47D'abord, Michel Fayad, avant d'avoir le débat avec la ministre Sarah El Haïry, avec Charlotte Dornelas,
02:55on a envie de comprendre un peu ce qui s'est passé à l'ONU.
02:57On a envie de comprendre aussi le rétro-pédalage de France diplomatique.
03:03D'abord, plantez-nous le décor.
03:05Quelle est notre crédibilité si nous restons inactifs à l'ONU ?
03:09Il a parlé, Emmanuel Macron, de Gaza comme de spectacle qui nous fait honte.
03:15À tous, je cite, il a relancé la solution à deux États.
03:18Il a prononcé même une phrase sur l'Ehamas qui a fait bondir Israël.
03:21Ça a fait couler beaucoup d'encre aujourd'hui.
03:23On écoute d'abord Emmanuel Macron ?
03:26Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?
03:32Certains se flattent d'une paix prétendue.
03:36Mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires.
03:40Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ?
03:46Jamais !
03:47Michel Fayad.
03:50Oui.
03:53Dubitatif.
03:53Oui, tout à fait.
03:54Mais justement, avant de parler d'Emmanuel Macron, il faudrait parler d'un autre homme qui s'appelait Nethanel Chakron.
04:00Et dimanche, à la veille de Yom Kippour, Nethanel, père de six enfants, emmène son fils de 16 ans se
04:07baigner dans une source.
04:09Et un terroriste arrive et tire.
04:11Nethanel a juste le temps de dire à son fils de courir et son fils s'en sort, mais donc
04:16lui meurt.
04:17Et Nethanel Chakron était un citoyen français.
04:20Et selon Israël, son assassin était un homme du Hamas.
04:23Et deux jours plus tard, donc à l'ONU, Emmanuel Macron déclare devant l'Assemblée générale des Nations Unies à
04:28propos de la Cisjordanie,
04:30qui est un territoire situé entre Israël et la Jordanie, que les Israéliens appellent la Judée Samarie,
04:35au nom de quoi le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie.
04:38En Cisjordanie, là où un Français venait d'être assassiné le dimanche.
04:44Christine, c'est comme si un pompier arrivait devant une maison en flamme et disait « le feu n'a
04:49jamais sévi dans ce quartier ».
04:52Le Hamas y a gagné les élections.
04:54C'est pour cela que même la réponse du quai d'Orsay que vous évoquiez au lancement,
04:59excusez-moi du terme, mais c'est du n'importe quoi,
05:01puisqu'en réalité le Hamas a de fait gouverné la Cisjordanie en remportant les élections législatives de 2006,
05:07et donc en ayant le gouvernement sur les deux territoires, la bande de Gaza et la Cisjordanie.
05:12Donc même la réponse du quai d'Orsay montre de l'amateurisme.
05:19Justement, le Hamas avait gagné ses élections en 2006,
05:22et il y a organisé des attentats suicides, des dizaines de morts, dont des enfants.
05:27Et le 28 novembre, il s'y présente à nouveau lors des prochaines élections palestiniennes.
05:33Donc le Hamas, qui n'a jamais sévi en Cisjordanie d'après Emmanuel Macron,
05:39il fait une campagne électorale en ce moment même.
05:42Ce n'est pas une gaffe, c'est la clé du discours.
05:45Sans Hamas, il ne reste qu'un coupable, Israël.
05:48Le Hamas, c'est le 7 octobre, plus de 1200 personnes massacrées en une journée.
05:53Le Hamas ne veut pas un État à côté d'Israël, il veut un État à la place d'Israël.
05:58C'est écrit dans son programme de 2017, la libération de toute la Palestine du fleuve à la mer.
06:04Il y a un an, à cette même tribune, Emmanuel Macron exigeait un Hamas désarmé et chassé du pouvoir.
06:10Un an après, le Hamas n'a pas disparu, il a juste disparu du discours d'Emmanuel Macron.
06:15Alors, juste pour faire une parenthèse par rapport à ce contresens qu'on a évoqué,
06:21c'est une source diplomatique française qui affirme que les déclarations d'Emmanuel Macron sur le Hamas en Judée Samarie
06:25ont fait l'objet d'un contresens lors de sa traduction.
06:29Et selon la source, cette phrase aurait été traduite par « le Hamas n'a jamais été particulièrement actif »
06:35alors qu'Emmanuel Macron aurait voulu dire que le moment terroriste, je cite, « n'a jamais gouverné la Cisjordanie
06:41».
06:41Et je viens de prouver le contraire, puisqu'il a gagné les élections en 2006
06:44et donc a gouverné la Cisjordanie et la bande de Gaza,
06:47ce qui montre que le Quai d'Orsay est vraiment, je suis stupéfait d'autant d'amateurisme
06:51et de ne pas savoir une chose pareille.
06:53Mais Emmanuel Macron, lui, dit que la solution, c'est deux États,
06:58un israélien, un palestinien.
07:01Pourquoi est-ce que vous êtes contre ?
07:03Parce que deux États, c'est devenu une formule magique,
07:06abracadabra, comme il dirait,
07:08et il manque un pays dans l'histoire qui est la Jordanie.
07:10Il y a un siècle, les Anglais reçoivent un grand territoire qui s'appelle la Palestine.
07:16Imaginez un gâteau.
07:17En 1921, les Anglais le coupent.
07:19Les trois quarts du gâteau, on va le voir sur la carte,
07:22les trois quarts du gâteau, ça devient la Transjordanie dans un premier temps
07:25et la Jordanie dans un deuxième temps.
07:27Et on la confie à un prince hachémite venu d'Arabie.
07:32Et ça deviendra donc la Jordanie.
07:34Et pour le petit quart qui reste, on se bat depuis 100 ans.
07:38La Jordanie est née sur le territoire de la Palestine sous mandat.
07:41La nationalité jordanienne, on l'a inventée dans les années 20.
07:44Mais changer un nom sur un passeport ne change pas l'histoire d'une terre.
07:48Et depuis 1948, des vagues de réfugiés palestiniens s'y sont installées.
07:52Aujourd'hui, selon la plupart des estimations en Jordanie,
07:55la majorité de la population, ce sont des réfugiés qui sont venus par différents flux depuis 1948.
08:01Mais même étant donné que la Jordanie faisait partie de la Palestine mandataire,
08:05de fait, la quasi-totalité de ses habitants sont palestiniens.
08:09Même si on les appelle jordanien, car c'est le nom qui leur a été donné
08:12par les hachémites originaires d'Arabie.
08:17En 1921, ce partage de la Palestine a eu lieu avec la création de la Transjordanie à l'Est
08:22et le reste restant à l'Ouest.
08:25Et en réalité, ce partage a eu lieu en 1921.
08:30L'État arabe palestinien est né et ce partage, il existe.
08:34Il s'appelle la Jordanie.
08:35Donc Macron ne propose pas deux États.
08:37Il en propose trois.
08:39Israël, la Jordanie et un troisième en deux morceaux, Gaza et d'un côté la Cisjordanie de l'autre.
08:45Un pays en kit, livré sans notice et avec le Hamas dans le carton.
08:50En 1982, Reagan le disait déjà, pas d'État palestinien indépendant,
08:54mais une autonomie associée à la Jordanie.
08:57En 1988, écoutez bien, Arafat proclame l'indépendance de la Palestine
09:01et à la même session, l'OLP, l'Organisation de Libération de la Palestine,
09:05écrit que la Jordanie et la Palestine formeront une confédération.
09:09Déposée à l'ONU par l'ambassadeur de Jordanie, Arafat, noir sur blanc.
09:14L'idée revient ensuite dans les discussions d'Oslo et de Camp David II
09:17qui sont les dernières négociations qui ont eu lieu entre Israéliens et Palestiniens.
09:21Alors qui est Emmanuel Macron pour être plus palestinien qu'Arafat ?
09:25Une frontière destinée à New York n'a jamais arrêté une roquette,
09:28sinon la paix en Orient, on l'aurait fait avec un feutre.
09:31Et les Libanais savent ce que ça donne.
09:33En 1970, chassés de Jordanie, les organisations palestiniennes débarquent au Liban
09:37et ils forment un État dans l'État.
09:40En 1975, la guerre éclate, 15 ans de guerre, plus de 150 000 morts.
09:45Il y a eu plus de Libanais chrétiens et de Libanais chéites
09:48tués par ces organisations palestiniennes que de juifs tués par ces mêmes organisations
09:53dans toute l'histoire.
09:55L'État palestinien, le Liban l'a donc déjà testé.
09:58Sans l'avoir commandé.
09:59Alors pourquoi, selon vous, Emmanuel Macron tient-il autant à cette ligne ?
10:04Suivez l'argent.
10:06Ou plutôt, suivez les avions.
10:08Vous connaissez le mot « dimi », on en a parlé hier.
10:11Autrefois, en terre d'islam, le dimi, c'était le chrétien ou le juif toléré,
10:15tête basse, et sur la file de gauche, citoyen de deuxième zone,
10:19et une amende à payer pour rester chrétien ou juif.
10:22La France d'Emmanuel Macron a inventé le dimi moderne.
10:24L'amende, on ne la paye plus, on l'encaisse en rafale.
10:28Les Émirats, 80 rafales commandées à la France.
10:31Notre plus gros contrat d'avion de combat, le Qatar 36.
10:34L'Arabie saoudite a co-organisé avec Macron sa conférence sur l'État palestinien
10:38l'année dernière devant cette même assemblée de l'ONU.
10:41Riyad, l'Arabie saoudite, soutient le fatah de Mahmoud Abbas.
10:44Le Qatar abrite depuis des années la direction du Hamas.
10:48Chacun son palestinien.
10:49Et la France vend des avions aux deux.
10:52Doha dicte-t-il le discours ?
10:53Donc le Qatar dicte-t-il le discours ?
10:55Je n'ai pas relevé d'appel, mais je vois le salon.
10:57Et quand le client est dans le salon, on évite de parler de ses amis.
11:01Deux poids, deux mesures.
11:02En Syrie, Ahmad El-Shara s'appelait Yappe Abu Muhammad El-Joulani,
11:06chef d'une branche d'Al-Qaïda,
11:08rebaptisée Organisation de Libération du Levant.
11:11Et libérer le Levant, on se demande de qui ?
11:14Ce djihadiste autoproclamé président qu'on a accueilli à l'Elysée
11:17a changé de nom et de costume, pas forcément de logiciel.
11:21Depuis, les minorités trinquent.
11:23Plus d'un millier d'Alaouites ont été massacrés,
11:26des druzes également massacrés,
11:28des chrétiens tués dans une église de Damas en pleine messe.
11:31Macron l'a reçu à l'Elysée.
11:33Et hier, il parle d'une révolution qui ne doit pas être déçue.
11:36Et au Liban, Macron dit que quand le Liban sera souverain,
11:40il pourra désarmer le Hezbollah.
11:41C'est exactement l'inverse.
11:43Le Hezbollah, c'est l'armée de l'Iran au Liban.
11:45Un de ses députés annonce même que des outils
11:47se préparent à combattre depuis le Liban.
11:49Une armée libanaise est à côté celle d'un État étranger
11:52qui décide seule de la guerre.
11:54Ce n'est pas la souveraineté.
11:55C'est une colocation avec un fusil sur la table.
11:58La France, c'était la protectrice des chrétiens d'Orient,
12:01l'amie du Liban.
12:02Aujourd'hui, elle est sévère avec ceux qui se défendent
12:05et polie avec ceux qui payent.
12:07Alors, honte à tous, disait Emmanuel Macron.
12:10Non, monsieur le Président.
12:11Pas tous.
12:12Pas à tous.
12:13Honte au Hamas qui a déclenché cette guerre
12:15et qui a commis un pogrom.
12:16Honte à ceux qui le protègent.
12:18Et honte à ceux qui, les yeux sur le carnet de commande,
12:21n'osent même plus prononcer son nom.
12:23Comme hier, devant l'Assemblée générale des Nations Unies.
12:26Et cette honte-là, elle ne se partage pas.
12:29Elle se signe en bas du contrat.
12:33Merci pour cette édito, Michel Fayad.
12:36Avant d'accueillir Madame la Ministre pour le débat avec Charlotte Dornelas,
12:41nous avons reçu hier Sœur Bernadette Moriot,
12:44la 70e miraculée de Lourdes.
12:46Alors aujourd'hui, c'est son anniversaire.
12:47Donc, elle n'est pas là, mais on veut quand même.
12:49Louis, c'était son anniversaire.
12:50Nous voulions lui envoyer une petite pensée
12:52pour lui dire que nous pensons très fort à elle.
12:54Hier, on n'a pas montré son livre, mais voilà son livre.
12:56À 24 heures de retard, pour son anniversaire,
12:58ma vie est un miracle.
12:59Vous avez été très nombreux à la suivre en direct de Face à l'Info.
13:03Et puis, je voulais vous dire aussi
13:04que c'est un véritable raz-de-marée en librairie.
13:06Sarah Knafo, c'est un événement.
13:07C'est pour ça qu'on en parle.
13:09François Hollande, ça serait pareil.
13:11Lui, il a vendu 3422 livres depuis la sortie de son livre
13:14le 3 septembre, en tout cas début septembre.
13:16Et Sarah Knafo, c'est 165 673
13:21pour un livre sorti le 2 septembre.
13:23C'est un événement.
13:25C'est assez stupéfiant, Marc Monon.
13:28On en parlait, mais c'est quand même des chiffres incroyables.
13:30Je vous donnerai des chiffres tout à l'heure,
13:31puisqu'on va parler de la primaire des socialistes.
13:34Je vous donnerai d'autres chiffres.
13:35Avec grand plaisir, avec grand plaisir.
13:37Allez, on va recevoir,
13:38madame la ministre Sarah Elahiri,
13:40venez vous installer avec nous.
13:42Vous êtes hôte-commissaire à l'Enfance,
13:44ancienne ministre de l'Enfance.
13:45On a beaucoup de sujets à voir avec vous,
13:47ce débat avec Charlotte Dornelas.
13:49Et d'autant plus que, venez, installez-vous.
13:53D'autant plus que, la semaine dernière,
13:54on avait, et demain, on aura Maître Michel Hamas,
13:57qui est un avocat,
13:58et qui saluait vos louanges.
14:00Il vous saluait à votre travail.
14:02Il disait que vous étiez la seule à être réellement impliquée
14:04dans les dossiers d'aide sociale à l'enfance.
14:07On en parlera.
14:08C'est parti pour le débat.
14:10Merci d'être avec nous.
14:18Bonsoir, madame.
14:20Vous avez signé un manifeste récemment
14:23appelant à une réflexion sur plusieurs sujets
14:25disant « nous avons changé d'époque ».
14:28Et la première réflexion que vous entamez,
14:29c'est sur l'intelligence artificielle.
14:30D'autres sujets suivront, si j'ai bien compris.
14:33Alors, on comprend parfaitement,
14:34à la lecture de votre manifeste,
14:36quel est le cadre de la réflexion.
14:37Vous voulez faire participer des gens
14:39pour réfléchir à tous ces sujets,
14:41en particulier celui de l'intelligence artificielle.
14:43Mais on peine à saisir,
14:45enfin, c'est peut-être d'ailleurs pas encore établi,
14:47mais on peine à saisir le point de départ de la réflexion.
14:50C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on veut exactement protéger ?
14:53L'intelligence artificielle s'invite
14:54dans à peu près toutes les discussions depuis quelques temps.
14:57Qu'est-ce que vous voulez exactement protéger
14:59de l'intelligence artificielle
15:01ou de ses éventuels développements
15:02les plus inquiétants, on va dire ?
15:04En réalité, vous avez mis le point
15:06sur le début de la réflexion.
15:08Changer d'air, c'est un changement d'époque
15:10d'une certaine manière.
15:11Et c'est moins une protection
15:13que le refus de subir.
15:14Moi, je crois que le progrès,
15:16c'est ni un opposant,
15:18ni un adversaire,
15:19ni une fascination.
15:20C'est simplement quelque chose
15:21qui vient nous transformer.
15:22Et il se trouve que,
15:23il y a maintenant 135 ans,
15:25puisque moi, je pense que
15:26la doctrine, la réflexion,
15:28la réponse politique
15:29doit s'ancrer dans des héritages.
15:31Des héritages qui ont bercé notre pays,
15:33nos grandes avancées.
15:34Donc, ce n'est pas gazeux,
15:36ça ne vient pas d'ailleurs.
15:37C'est vraiment profond et enraciné.
15:39Et parce que c'est enraciné,
15:40il y a 135 ans,
15:41il y a eu une encyclique,
15:43Rerum Novarum,
15:44qui a fondé, d'ailleurs,
15:45et construit des partis politiques
15:46dans notre pays,
15:47le MRP, par exemple,
15:48dont, du coup,
15:49ma pensée, mon courant,
15:50est un héritier.
15:52Et il se trouve qu'aujourd'hui,
15:53nous avons une magnifique encyclique,
15:55pour le coup,
15:57d'un pape qui s'inscrit,
15:58d'ailleurs,
15:58dans cette continuité
16:00de Léon XIII
16:02à Léon XIV,
16:03de grandes révolutions.
16:03Une révolution industrielle
16:04qui a posé la question
16:06du travail,
16:07de la machine,
16:08de la famille,
16:09de la place
16:11de la dignité de l'homme
16:12dans un monde
16:13qui s'industrialisait.
16:14Et aujourd'hui,
16:14en réalité,
16:15le pape pose à peu près
16:16la même question,
16:16mais à notre époque.
16:17Dans un monde
16:18où on risque d'avoir
16:20des nouvelles prédations
16:21de l'intime,
16:22de l'âme des enfants,
16:24parce qu'ils interagissent
16:25avec des chatbots.
16:26Et des adultes,
16:27c'est vrai,
16:27pas qu'un peu.
16:28Mais c'est vrai,
16:28encore plus vulnérables
16:29les enfants sont.
16:30De l'autre côté,
16:31ils posent la question
16:32de la relation au travail.
16:33Est-ce que c'est digne
16:35d'imaginer que demain,
16:36un algorithme
16:37puisse mettre une note
16:38sur des comportements humains
16:40et que cette note
16:40engage des actions ?
16:42Est-ce qu'on a le droit
16:43de laisser imaginer
16:44que face à certains géants,
16:46un enfant n'est rien d'autre
16:47qu'un profil,
16:48des données à commercialiser ?
16:49Est-ce que la question
16:50de l'intelligence artificielle
16:52ne doit pas être...
16:53Moi, je ne suis pas
16:54contre l'innovation.
16:55Je suis contre la laisser
16:55de manière sauvage.
16:57Et donc,
16:57comment on lui pose un cadre,
16:59le cadre qui est celui
17:00de nos héritages
17:01et de nos traditions ?
17:01Et cette encyclique
17:02pose le début,
17:03en réalité,
17:04du manifeste
17:04qui dit simplement
17:06réunissons autour
17:07de ceux qui ont des héritages,
17:08ceux qui savent
17:09d'où leur pensée est fondée,
17:11et bien des nouvelles réponses
17:12aujourd'hui
17:12face à une révolution
17:13qui peut être bénéfique.
17:14Parce que moi,
17:15je connais plein d'innovations
17:16grâce à l'intelligence artificielle
17:17qui sont positives.
17:19Et de l'autre côté,
17:20protéger ce que nous devons,
17:21c'est-à-dire
17:21les vulnérabilités,
17:23la dignité
17:23et les enfants.
17:24Mais au-delà
17:25de la question
17:25de l'intelligence artificielle
17:26elle-même,
17:28je reviens à ma question
17:29de quel est le point de départ,
17:31qu'est-ce qu'on veut protéger ?
17:32L'homme,
17:32en l'occurrence,
17:32en tout cas dans l'encyclique du pape,
17:33c'est très clair,
17:34un magnifique humanité,
17:35c'est ce qu'il veut défendre.
17:36Mais pour le pape,
17:37ce qu'est l'homme
17:38est très clair.
17:39Il est fait par Dieu,
17:40fait pour Dieu,
17:41c'est comme ça
17:41qu'il commence son encyclique,
17:42c'est la partie spirituelle
17:44qui, évidemment,
17:44en venant du pape,
17:45n'étonnera personne.
17:46Mais il définit l'humanité
17:48par une nature humaine
17:49qui a été congédiée
17:51chez nous
17:51depuis quelques années,
17:53quelques dizaines d'années,
17:54voire maintenant
17:54quelques centaines d'années.
17:56Est-ce que vous voulez
17:57renouer avec ça ?
17:58Est-ce qu'il y a
17:58une nature humaine ?
17:59Est-ce qu'il y a
17:59des besoins fondamentaux
18:00de l'homme
18:01qu'il est nécessaire
18:02désormais de défendre
18:03de manière universelle
18:04par rapport à ce qu'est l'homme ?
18:06Ce qui serait une révolution
18:07au-delà
18:07de l'intelligence artificielle.
18:08Je sais,
18:09mais moi,
18:09je crois que oui,
18:10en fait,
18:11mais pour une raison
18:11toute simple.
18:12L'homme a besoin de quoi ?
18:13L'enfant a besoin de quoi ?
18:14La femme a besoin de quoi ?
18:15D'interactions humaines,
18:17sociales.
18:18Elle a besoin,
18:18c'est pour ça que je sais
18:19qu'à une époque,
18:20ça a pu faire sourire,
18:21mais moi,
18:21j'ai plaidé pour une fête du jeu
18:23où on va pouvoir se retrouver
18:24dans des interactions.
18:26Je crois que nous devons...
18:27La solidarité,
18:28ce n'est pas un gros mot.
18:29C'est le fait
18:30d'être sensible à l'autre,
18:32de prendre la globalité
18:34de ses besoins.
18:35Et donc ça,
18:35ce n'est pas un gros mot.
18:37Et oui,
18:37nous sommes dans une république
18:38laïque,
18:39fondamentalement laïque,
18:40mais ça ne t'interdit pas.
18:41Ça ne t'interdit pas
18:42de fonder ta pensée,
18:44ta conviction,
18:44ta réflexion,
18:45qu'elle soit spirituelle,
18:47qu'elle soit philosophique,
18:48qu'elle soit doctrinelle.
18:49Ça ne t'interdit pas
18:50d'aller chercher au plus profond
18:51de ce qui te nourrit,
18:53ce que tu dois construire
18:55comme réponse,
18:56finalement,
18:56à notre commun.
18:57Et ce commun,
18:58c'est la manière
18:58dont nous vivons,
18:59notre société.
19:00Et c'est pour ça que,
19:00moi,
19:01je ne veux pas
19:02laisser cette idée.
19:03D'ailleurs,
19:04ma famille de pensée,
19:05mon courant de famille politique
19:06et de la démocratie chrétienne
19:08n'a jamais ou rarement
19:09assumé le mot
19:10dans les noms de ses partis.
19:12MRP,
19:12Parti démocrate populaire,
19:14UDF,
19:15Modem,
19:15CDS,
19:16jamais le mot,
19:17le mot,
19:17pour le coup,
19:18chrétien n'est apparu.
19:19Mais ce n'est pas parce
19:19qu'il n'est pas apparu
19:20qu'il n'est pas un fondamental...
19:21Vous êtes croyante ou pas,
19:22Sarah Elahiri ?
19:23Pardonnez-moi,
19:23je mets les deux pieds dans le plat.
19:24Oui, je crois.
19:25Oui, je crois.
19:26Je crois profondément.
19:28Je crois sans toujours pratiquer.
19:30Et pour le coup,
19:32en plus,
19:32j'ai eu la chance,
19:32pour le coup,
19:37ma mère était musulmane,
19:38dans une foi très ouverte.
19:40J'ai eu la chance de grandir
19:40avec un beau-père catholique
19:43qui pratiquait
19:44et pratiquait une foi.
19:44Vous êtes catholique ou musulmane
19:46aujourd'hui ?
19:46Je crois en Dieu.
19:47Je crois profondément.
19:48Excusez-moi,
19:49c'était ma petite parenthèse
19:50à 48 heures de la venue du pape.
19:51Non, mais on a un peu de temps,
19:52on a beaucoup de questions.
19:54Je crois que la foi,
19:57elle peut transcender
19:58parfois la manière de pratiquer.
20:01Et donc,
20:02Saint-Jean disait,
20:03le bois tu me trouveras,
20:04ça peut être partout à la foi.
20:05Et c'est là où c'est quelque chose
20:06de très universel.
20:07Et cette encyclique est universelle.
20:09Madame la ministre,
20:10on ira encore plus loin
20:11parce que le temps passe très vite.
20:13Il reste 4 minutes
20:14et on a d'autres questions.
20:15J'ai une question,
20:15vous évoquez la question de la solidarité.
20:17Il y a un développement
20:17très intéressant dans cette encyclique
20:19puisque c'est la base
20:20de notre discussion.
20:23C'est le lien entre la solidarité
20:25et la subsidiarité.
20:26C'est-à-dire que chacun soit à sa place
20:28et que chaque responsabilité
20:29revienne à chacun.
20:30Or, il y a une question,
20:31évidemment,
20:32c'est vrai pour l'intelligence artificielle,
20:33c'est vrai pour tout un tas de sujets
20:34ces dernières années,
20:35c'est la place de l'État
20:36par rapport à celle des parents.
20:38Et il se trouve que souvent,
20:40on dit ces derniers temps,
20:41les parents sont insupportables.
20:42Alors ça dépend des jours,
20:43soit ils sont trop présents,
20:44soit ils ne le sont pas assez,
20:45notamment à l'école.
20:47Et il y a un procès
20:48qu'on ne fait jamais,
20:49c'est la place que l'État
20:50a pris dans les familles.
20:51Il y a eu un ministre de l'Éducation
20:52qui l'a dit un peu plus clairement
20:53que tout le monde,
20:54c'était Vincent Péillon,
20:54qui a expliqué qu'il fallait
20:55arracher les enfants
20:56à leurs déterminismes familiaux,
20:59à leurs déterminismes de sexe,
21:00à leurs déterminismes religieux.
21:01Il a fait toute la longue liste.
21:03Il fallait arracher ces enfants-là.
21:05Cet état d'esprit,
21:06il est resté.
21:06On l'a vu encore dans les débats
21:07sur l'éducation à la vie affective
21:09et sexuelle l'année dernière.
21:11Il y a une défiance
21:12de certains parrains
21:13vis-à-vis de l'école,
21:14mais qui a commencé ?
21:15En fait, c'est ça un peu ma question.
21:17Et aujourd'hui,
21:17est-ce qu'il n'est pas temps
21:18pour réconcilier les parents
21:19et l'école,
21:20que l'école se débarrasse
21:21des oripeaux de l'idéologie
21:23qu'elle veut parfois
21:25faire peser sur les enfants ?
21:26Pour le coup,
21:27je crois que le premier lieu,
21:29le premier foyer,
21:30c'est le foyer familial.
21:31Et d'ailleurs,
21:32on a vu les conséquences
21:33au sein de l'aide sociale en France
21:34d'une sur-institutionnalisation.
21:36Et donc aujourd'hui,
21:36on dit qu'il faut désinstitutionnaliser,
21:39il faut aller faire
21:40de la prévention,
21:41de l'accompagnement,
21:41pour le coup,
21:42et du soutien à la parentalité.
21:44Mais pourquoi je dis ça ?
21:44Parce que l'école,
21:45c'est un lieu,
21:47pour le coup,
21:48qui est protégé,
21:49qui est censé être protégé
21:50de toute idéologie,
21:51de toute doctrine.
21:52C'est l'endroit où
21:53on accompagne
21:54la libre conscience,
21:56l'apprentissage,
21:57la construction.
21:58Mais ça ne doit pas
21:59s'opposer à l'éducation,
22:01à la place des parents.
22:02Au contraire,
22:02c'est un soutien,
22:03c'est un continuum.
22:04Et si je donne un exemple
22:05très concret,
22:06pour le coup,
22:06sur la question du numérique,
22:08puisque c'est une illustration,
22:09je crois que cette construction,
22:11elle impose aussi à l'école
22:12de faire,
22:13finalement,
22:14de ne pas faire
22:14d'injonctions contradictoires.
22:15Si on dit aux parents,
22:16attention,
22:17vous savez,
22:17les téléphones,
22:18ça a des conséquences,
22:19alors au sein de l'école,
22:20on doit faire cet exercice.
22:21Ils ont commencé,
22:22on peut aller bien plus loin,
22:23l'absence du téléphone portable
22:24au lycée ou au collège,
22:25mais aussi la révolution
22:26de pronotes,
22:27parce qu'on ne peut pas
22:28faire de l'injonction.
22:29Et c'est là où,
22:30pour reconstruire
22:31ou en tout cas renforcer
22:32cet accompagnement dual,
22:36ces deux apprentissages,
22:38alors il faut se faire confiance.
22:39Et sûr,
22:40pour le coup,
22:40Évars,
22:41puisqu'il y a eu
22:43beaucoup de polémiques,
22:44beaucoup de doutes.
22:45Moi, je crois,
22:45et j'invite vraiment les parents
22:46à ouvrir le programme
22:47et à lire.
22:47On regarde,
22:48on regarde,
22:48Madame la ministre.
22:49On regarde et on n'aime pas
22:50Madame la ministre.
22:51On vous le dit directement,
22:52Madame la ministre.
22:53On n'aime pas.
22:53Moi, j'ai vu encore ma sœur,
22:54excusez-moi,
22:55sur le groupe famille,
22:56on râlait tous aujourd'hui
22:57à propos d'Évars,
22:58Madame la ministre.
22:58On ne comprend pas
22:59qu'on puisse donner ce rôle-là
23:00à l'État,
23:01à l'école,
23:02pour éduquer notre famille,
23:04nos enfants.
23:04Pour le coup,
23:05je peux simplement partager avec vous
23:07un regard complémentaire.
23:08Pourquoi Évars,
23:09à mes yeux,
23:10moi,
23:10c'est important,
23:11de manière hors doctrine
23:13et pas avec des intervenants
23:14où on prend des risques,
23:15parce que j'ai vu aussi
23:16que ça a bousculé la confiance.
23:19Pourquoi c'est important ?
23:20Parce qu'aujourd'hui,
23:21les violences
23:21que peuvent avoir à connaître
23:22les enfants,
23:23malheureusement,
23:24proportionnellement,
23:25ils sont faits par des gens
23:26autour de leur famille
23:27ou dans leur famille.
23:28C'est la grande majorité.
23:29C'est à peu près
23:2960 à 90 % des violences.
23:31Ensuite,
23:31il y en a dans les institutions.
23:33Et parfois,
23:34c'est des personnes qu'on aime.
23:36Et donc,
23:36comment tu donnes les clés
23:37et les codes des enfants
23:38pour simplement l'empathie ?
23:40C'est-à-dire,
23:40le programme de maternelle
23:41n'est pas le programme au collège,
23:42n'est pas le programme au lycée.
23:43Mais c'est un très bon exemple
23:44que vous donnez,
23:45parce que c'est un argument
23:46qu'on a beaucoup entendu,
23:48aider les enfants
23:49qui sont victimes de violences,
23:50notamment dans leur famille,
23:51à pouvoir parler.
23:52Mais alors,
23:53quel cerveau malade,
23:54pardonnez-moi,
23:55s'est dit ?
23:56Tiens,
23:56aussi dans ce programme
23:58Évars,
23:58on va mettre par exemple
23:59l'apprentissage pour les enfants
24:01de la distinction
24:02sur fondement scientifique
24:03entre le sexe biologique
24:05et le ressenti de genre.
24:07Parce que là,
24:07non mais là,
24:08vous braquez tout le monde
24:09et vous occultez
24:11la nécessaire,
24:12en effet,
24:13comment dire,
24:14appréhension
24:14des éventuelles violences
24:15que subissent des enfants.
24:16C'est là où je vous dis,
24:17avec des bonnes intentions,
24:18on colle toujours
24:19de l'idéologie.
24:19Pourquoi en fait ?
24:20En fait,
24:21l'idéologie n'a absolument
24:22pas sa place.
24:23C'est pour ça que
24:23l'école,
24:24pour le coup,
24:25laïque républicaine,
24:26elle n'a pas sa place.
24:26Et on a aussi,
24:27parce qu'on est dans un grand pays,
24:28la liberté de choisir
24:30le lieu où son enfant
24:31va apprendre et grandir.
24:32Mais sur Évars,
24:33on n'a pas le choix.
24:33Non, pour le coup,
24:34c'est le commun.
24:35Et c'est le commun
24:35parce que si on reprend
24:36sur la base des plus petits,
24:38l'idée de dire
24:38comment tu accompagnes
24:40une éducation de l'égalité,
24:41comment tu permets
24:43finalement l'empathie,
24:44c'est complémentaire.
24:45C'est absolument complémentaire.
24:46Vous êtes d'accord ?
24:46Par exemple,
24:46sur l'égalité entre l'homme
24:47et la femme,
24:47nous avons des débats
24:49en société,
24:49entre adultes,
24:50c'est-à-dire entre intelligences
24:51déjà formées,
24:53compliquées déjà.
24:53Sur ce qu'est l'égalité
24:54entre l'homme et la femme,
24:55est-ce que ça veut dire
24:56une distinction,
24:56une complémentarité,
24:58la même chose, etc.
24:59Donc,
24:59qui va enseigner aux enfants ?
25:00C'est même pas
25:01ce qu'on demande
25:01pour le coup à l'école.
25:02À l'école,
25:03on demande simplement
25:03qu'une petite fille,
25:04elle a le droit
25:05de faire toutes les études
25:06qu'elle souhaite,
25:06à l'image des petits garçons.
25:07Mais le problème,
25:08c'est que c'est le planning familial
25:09qui vient lui expliquer
25:09que le planning familial
25:10a su se positionner
25:11de manière idéologique,
25:12de manière assez claire.
25:13Et c'est pour ça
25:13que le chemin,
25:14en tout cas,
25:14qui est souhaité,
25:15qui est voulu,
25:16c'est que l'école,
25:17elle est un programme
25:18et qu'elle ait des supports
25:19et que ces supports
25:20ne prêtent plus,
25:21finalement,
25:22aux doutes.
25:23Et en fait,
25:23je crois que c'est le doute
25:24qui tue cette volonté
25:26ou en tout cas,
25:26cette envie de bien faire
25:27avec les parents
25:28et avec les enseignants.
25:29Madame la ministre,
25:30on a beaucoup de questions
25:31à vous poser,
25:32il faudra revenir
25:32parce que pour la protection
25:34de l'enfance,
25:34par exemple,
25:34on a envie de savoir
25:35comment vous êtes impliqués.
25:37Je sais que vous êtes impliqués.
25:38Qu'est-ce que vous faites
25:39concrètement
25:39avec toutes ces dérives ?
25:40Demain,
25:41on va recevoir l'avocat Amart,
25:43si jamais...
25:43Vous pouvez le saluer ?
25:44Non, mais venez,
25:45mais venez,
25:45venez sur le plateau.
25:47Regardez votre planning,
25:48regardez si vous pouvez venir.
25:49Non, mais parce qu'on a envie
25:50de vous poser des questions.
25:51Pour une fois qu'on a quelqu'un
25:52d'impliqué
25:53et qui connaît ces sujets-là,
25:54on aurait bien aimé vous avoir.
25:55Et grâce à lui,
25:56grâce à ses engagements,
25:57par ailleurs,
25:58nous avons aujourd'hui
25:59des enquêtes en cours
25:59sur Sex Model,
26:00par exemple,
26:00qui fait de la traite humaine
26:01aujourd'hui.
26:02C'est insupportable.
26:02C'est juste un des exemples,
26:03mais c'est insupportable.
26:04C'est insupportable,
26:04on en a parlé.
26:05Et c'est abject.
26:06C'est abject.
26:06Merci infiniment.
26:07Et vous êtes un peu seule,
26:09malheureusement.
26:09Aujourd'hui,
26:10la coalition s'agrandit,
26:11s'élargit.
26:11Elle est un peu seule.
26:12Il faudra revenir,
26:13madame la ministre.
26:13Merci infiniment.
26:14Merci pour vos combats.
26:15Merci, Charlotte Donne.
26:16Et là, sur Marc,
26:16une pause.
26:17On revient pour le 19h.
26:18Face à l'info.
26:19Merci.

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