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  • il y a 47 minutes
Mercredi 14 octobre 2026, retrouvez Stéphane Dubreuil (cofondateur, Epsilon) et Antoine de Torcy (Chief AI and Product Officer, Biolevate) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech.
00:10Aujourd'hui, c'est le jour d'indépendance tech.
00:12Et oui, on a le choix des solutions technologiques.
00:14On peut trouver des solutions sur le marché français et européen.
00:17Et on va en faire la démonstration avec Biolevait et Epsilon aujourd'hui.
00:26Nous reprenons notre série Indépendance Tech pour montrer qu'on peut choisir
00:29des solutions numériques françaises, européennes.
00:33Et oui, c'est peut-être le jour pour vous de basculer vers une de ces solutions.
00:36Alors, faute de tout connaître, on s'est dit qu'on allait vous aider un petit peu
00:39à faire du repérage dans notre écosystème en vous présentant quelques entreprises.
00:44Aujourd'hui, autour de la table, Antoine de Torcy,
00:46qui est le Chief AI and Product Officer de Biolevait.
00:49Bonjour.
00:50J'ai tout dit en anglais, mais vous êtes une boîte française, on est d'accord ?
00:52Exactement, on aurait pu le dire en français.
00:53Très bien.
00:54Et Stéphane Dubreuil, co-fondateur d'Epsilon, tout nouveau réseau social.
00:59Qui veut nous faire oublier X ?
01:01J'ai vu ça dans ma dînesse.
01:02C'est votre positionnement ?
01:03Exactement.
01:04Et on est tout nouveau puisqu'on a 48 heures.
01:06On vient juste de faire le lancement, donc la peinture n'a pas séché encore.
01:10Et on vient de faire un très beau lancement.
01:13D'accord.
01:13Et quand je vous pose la question du positionnement,
01:16c'est-à-dire que X est vraiment né au départ,
01:19quand c'était Twitter, on va dire,
01:21comme une plateforme d'information rapide
01:24qui a beaucoup séduit d'ailleurs la profession des journalistes.
01:28Est-ce que c'est ce positionnement aussi que vous visez ?
01:31Aujourd'hui, c'est une plateforme de liberté d'expression,
01:34telle que la souhaite Elon Musk, en tout cas, à son image.
01:39Comment vous vous positionnez ?
01:40Qu'est-ce que ça veut dire être anti-X
01:43ou dans un positionnement à la X, mais version FR ?
01:47Alors, quand on dit à la X, c'est qu'en fait, on est un fil d'information.
01:49C'est exactement ce que vous dites,
01:51exactement comme Twitter à l'origine,
01:53parce que ça a beaucoup évolué.
01:54On est différents parce que, nous, il y a une modération.
01:57Donc, le free speech à l'américaine,
01:59ce n'est pas possible en Europe.
02:01Et donc, nous, on a une architecture qui est basée sur les...
02:03Vous dites que ce n'est pas possible.
02:04Si, c'est possible, la preuve.
02:05Aujourd'hui, on est sur X en Europe.
02:06Oui, mais les lois nous empêchent, par exemple,
02:09je vous donne un exemple, sur l'antisémitisme,
02:10vous n'avez pas le droit, il y a des lois.
02:11Donc, nous, on les applique, il ne les applique pas.
02:14Et après, il y a beaucoup de contenus violents et autres.
02:16Et donc, nous, notre promesse de valeur,
02:18c'est d'avoir un espace sécurisé, safe.
02:20C'est-à-dire, pas de vulgarité, pas de violence,
02:22pas de contenu sexuel.
02:24Donc, on a une modération qui est basée sur l'IA,
02:26sur une brique mistrale.
02:27Donc, c'est vraiment indifférenciant.
02:29C'est qu'on veut, en fait, un espace de liberté dans un cadre.
02:32C'est-à-dire, on veut un débat apaisé.
02:35Juste pour préciser, vous dites modération
02:37qui repose sur une brique technologique mistrale.
02:40Ça veut dire que c'est une modération
02:41complètement automatisée par IA ?
02:43Alors, il y a deux niveaux.
02:44On va dire, on essaye de traiter le maximum.
02:46C'est-à-dire que nous, on a une modération
02:47qui est a priori, ce que ne fait aucun réseau social.
02:50Aujourd'hui, vous postez.
02:51Puis, s'il y a des signalements par les gens,
02:53vous allez avoir, dans les semaines, dans les heures,
02:55dans les mois, ça dépend, une action.
02:58Nous, il y a 99% qui est filtré tout de suite par l'IA.
03:00Vous ne pouvez pas le poster
03:01si vous avez des contenus violents, insultants, etc.
03:04Et ensuite, il y a une deuxième barrière humaine.
03:06S'il y a des contenus qu'on réussit à passer
03:08ou qui sont douteux,
03:09là, on applique les signalements
03:11et là, on a un comité qui va valider ou pas le poste.
03:14Et alors, à qui vous vous adressez ?
03:16Alors, on est un réseau social grand public au départ.
03:20Mais vous savez qu'il y a un événement majeur
03:21en France qui arrive, ça s'appelle la présidentielle.
03:24Donc, on s'adresse aux primo-votants
03:26qui sont des gens qui vont être particulièrement exposés
03:28et dans lesquels le débat va être très corrosif.
03:31Et donc, on a créé des contenus pédagogiques
03:33pour la présidentielle, entre autres.
03:35Et on a créé des espaces safe,
03:37ce que je disais, sécurisés,
03:38pour éviter les débordements.
03:40On sait que cette présidentielle
03:41a un enjeu important pour nous,
03:43mais pour l'Europe aussi.
03:44Parce que je rappelle, on a un réseau social souverain.
03:46Donc, c'est aussi ça, notre positionnement
03:48et la cible qu'on vise.
03:49Mais on est ouvert à tout le monde, évidemment.
03:51C'est-à-dire que les contenus ne sont pas créés
03:53par les utilisateurs d'Epsilon ?
03:56Si, si.
03:56Parce que vous venez de dire,
03:57on a créé des contenus autour de la présidentielle.
03:59Pour la présidentielle, on a créé...
04:01Vous avez créé des comptes spécifiques ?
04:02Voilà, exactement.
04:03On a créé des espaces spécifiques
04:04avec des contenus sourcés
04:05pour éviter les manipulations.
04:07Et après, évidemment,
04:08les gens peuvent créer leur propre contenu
04:10sur la présidentielle.
04:11Et dans un deuxième temps,
04:12on a un sondage qui va sortir la semaine prochaine
04:14avec Opinion Way
04:15sur les réseaux sociaux et la présidentielle.
04:17Et on va faire des vidéos avec les candidats
04:19qui vont venir s'exprimer
04:20avec des questions qu'on va tirer au sort
04:22des primo-votants
04:23qu'on va poser aux futurs candidats à la présidentielle.
04:26Donc ça, c'est des contenus qui sont à nous.
04:28Libres à tout le monde de...
04:29C'est important parce que ça veut dire
04:30que vous êtes éditeur de contenu.
04:32Alors, on le fait uniquement
04:33pour la présidentielle au démarrage.
04:35Ça change le statut et la responsabilité
04:36pour une plateforme.
04:38Exactement.
04:38Donc on le fait là pour le démarrage.
04:40C'est un vrai sujet de fond
04:41que d'ailleurs personne n'a réglé
04:42dans les réseaux sociaux.
04:44Parce qu'il y a toujours cette ambiguïté.
04:46On le fait pour la présidentielle,
04:47on n'a pas vocation à le faire par la suite.
04:49C'est vraiment pour la présidentielle
04:50parce que c'est un moment important pour nous.
04:53Mais dans vos responsabilités,
04:54ça change dès le départ quand même la donne.
04:57Le fait de dire que je me présente
04:58non pas simplement comme une plateforme
05:01sur laquelle les éditeurs sont mes utilisateurs,
05:04je suis moi-même éditeur de contenu.
05:05Sur des comptes spécifiques
05:06qui sont estampillés à chaque fois.
05:08Et quelle différence
05:10avec les autres réseaux sociaux
05:12qui se sont construits aussi
05:13en opposition à X ?
05:15Je pense à Jacques Dorcel,
05:16fondateur de Twitter,
05:18qui a monté Blue Sky.
05:19Il y en a d'autres.
05:20Il y a Mastodon.
05:21Voilà.
05:21Il y a une offre.
05:22On a reçu il y a quelques jours aussi Bull,
05:25qui est un nouveau français.
05:26Absolument.
05:26Comment vous vous positionnez
05:27par rapport aux offres alternatives à X déjà existantes ?
05:32Nous, on est un réseau social souverain,
05:35européen d'origine française.
05:37Ça, c'est important.
05:38On a une vocation internationale,
05:40ce qui n'est pas le cas de certains.
05:42Et deuxièmement, on est non-partisan.
05:44C'est un point qui est important
05:45parce que tous les réseaux sociaux
05:46qui se créent aujourd'hui
05:49sont en réaction
05:50et donc vont aller dans l'autre sens.
05:52Nous, on veut que tout le monde,
05:54toutes les sensibilités puissent être représentées
05:55et puissent se parler de manière apaisée.
05:58Donc, on veut recréer vraiment un endroit
05:59où tout le monde peut se parler.
06:00Aujourd'hui, ce qui est en train de se créer,
06:01c'est que chaque réseau social se spécifie, en fait.
06:05C'est une réaction, peut-être, de votre part ?
06:09Je pense que l'aventure,
06:11elle n'est pas facile
06:12parce que c'est un univers
06:13qui ne fonctionne que s'il y a le volume.
06:16Donc, gros pari.
06:17Bravo.
06:18C'est vraiment le sujet depuis des années
06:21parce qu'il y a énormément d'initiatives
06:23de création de réseaux sociaux.
06:25Bien avant les discours sur la souveraineté numérique,
06:28moi, je me faisais écho d'autres initiatives.
06:30Mais à chaque fois, en fait,
06:31on bute sur le problème
06:32de comment reconstituer une communauté massive
06:35parce que c'est ça qui fait le succès
06:38aujourd'hui d'une plateforme.
06:39Oui, tout à fait.
06:40Mais il y a trois points, en fait.
06:41Et transporter sa communauté à chaque fois
06:42sur d'autres plateformes.
06:43C'est ce qu'on appelle la mobilité, exactement.
06:44Mais il y a trois points qui sont nouveaux.
06:45La première, c'est que la réglementation
06:47est en train de descendre vraiment sur les réseaux sociaux.
06:50On a vu les amendes européennes
06:51et on voit que les Américains sont aussi en train de réguler.
06:54Le deuxième, c'est que les gens en ont marre.
06:57Il y a une saturation.
06:57Les gens qui se connectent nous remercient.
06:59C'est assez impressionnant.
07:00Donc, il y a une maturité aujourd'hui.
07:02Et le troisième qu'on n'avait pas vu venir,
07:03c'est que c'est un enjeu de sécurité nationale.
07:06Aujourd'hui, on ne peut pas laisser les réseaux sociaux
07:08dans des mains extra-européennes.
07:09On le voit bien pour les ingérences, pour les élections, etc.
07:12Donc, aujourd'hui, si vous voulez, il y a un momentum
07:13qui fait que nous, on pense qu'on arrive au bon moment
07:16pour dire maintenant, tout le monde est mûr par rapport à ce sujet, mature.
07:19Et donc, maintenant, on est la solution française
07:21pour avoir un réseau souverain européen.
07:23C'est ça, l'enjeu.
07:24Ok, très bien.
07:26Antoine de Torcy, je disais que vous,
07:27vous êtes chief AI et product officer chez BioLevate.
07:31C'est-à-dire qu'en fait, vous êtes responsable
07:34de l'intelligence artificielle chez BioLevate.
07:38BioLevate, c'est une start-up
07:39qui est spécialisée dans la mise à disposition
07:42d'outils d'automatisation des processus.
07:46C'est ça ?
07:46Oui, c'est du bon.
07:47En particulier, tournée vers le secteur de la santé
07:50dans l'idée d'accélérer la mise à disposition
07:53de nouveaux médicaments sur le marché européen.
07:55Précisément.
07:55C'est ça ?
07:56J'ai super bien compris, c'est génial.
07:59C'est un sujet, là aussi, pas facile.
08:02Tous les deux, vous vous attaquez
08:03à des sujets quand même très compliqués.
08:05Le domaine de la santé, la mise sur le marché
08:07de nouveaux médicaments, ça prend des années.
08:10Exactement.
08:11Et en plus, on vient s'attaquer à tout le cycle de vie,
08:13depuis la partie recherche jusqu'à la mise sur le marché,
08:16même post-marché, c'est-à-dire pharmacovigilance.
08:19Donc, tout au long de ça, en fait,
08:20ce qui vient réunir tous ces cas d'usage,
08:22c'est la connaissance.
08:23C'est-à-dire que le besoin réel qu'on vient adresser,
08:25c'est, sur chacune de ces étapes,
08:27qu'il y a une quantité massive de connaissances
08:28et souvent très hétérogènes.
08:29Ça peut être des conférences vidéo,
08:31ça peut être des articles en chinois,
08:32ça peut être tout importe.
08:33Et ça, qui demande une expertise métier,
08:36et c'est souvent des bacs plus 10 en sciences,
08:39parfois aussi d'une expérience réglementaire.
08:42Enfin, il faut une expérience qui est très rare.
08:44Donc, en fait, on vient avoir une technologie
08:46qui croise ces informations
08:48avec une compréhension assez fine
08:50de l'expertise métier, du jargon,
08:51de ce que c'est qu'une molécule,
08:53des équations chimiques, enfin bref.
08:54Croiser tout ça,
08:55et mettre tout ça dans une plateforme
08:57qui permet à l'IA de naviguer dans la connaissance
08:59de manière reproductible.
09:01Ça, c'est très important.
09:02Reproductible, traçable, explicable.
09:04C'est reproductible avec l'IA ?
09:06Exactement.
09:06Avec l'IA générative, non ?
09:08Justement, c'est possible.
09:09Il n'y a pas tant que ça,
09:11mais il y a quelques méthodologies
09:12qui permettent de rendre ça reproductible.
09:13C'est-à-dire que la même question
09:14va donner la même réponse.
09:15Ce qui est extrêmement important
09:16dans une industrie régulée.
09:18On a besoin, quand on produit un résultat,
09:20de pouvoir prouver, disons après,
09:21comment il a été produit et de le reproduire.
09:22Donc, ce n'est pas l'IA générative ?
09:23C'est l'IA générative, en partie.
09:25Mais l'IA générative,
09:26à la beau être probabiliste sur le papier,
09:28on peut forcer les probabilités
09:29à réagir de la même manière
09:31aux mêmes entrées.
09:31D'accord.
09:33Avec une technologie un peu spécifique,
09:35entre autres.
09:35Mais donc, il y a...
09:36Et puis, ce n'est pas que l'IA générative,
09:38c'est-à-dire que c'est des process entiers
09:40qui doivent suivre une procédure 1, puis 2, puis 3, puis 4
09:42dans un certain ordre.
09:44Donc, c'est même des workflows,
09:46un peu au sens large,
09:47avec de l'IA générative, mais pas que,
09:49qui permet de faire l'ensemble de ces cas d'usage
09:52de manière plus ou moins automatisée
09:54en fonction des besoins.
09:55Mais alors, pour qu'on comprenne bien,
09:56est-ce que ça permet à une entreprise
09:59innovante dans la santé ou les biotechnologies
10:01d'interroger son propre corpus scientifique ?
10:04Est-ce que ça lui permet de monter des dossiers
10:06pour obtenir des certifications ?
10:09Est-ce que ça permet aux organismes
10:10de certification d'aller interroger
10:12certains documents ?
10:13Très bonne question.
10:15Vous allez me dire tout ?
10:16Oui, malheureusement, un peu vrai.
10:18Non, mais la technologie en elle-même,
10:20c'est d'interconnecter la connaissance
10:22et d'automatiser des centaines d'agents,
10:25d'intelligence artificielle par-dessus
10:26avec tout le niveau de gouvernance
10:28dont on peut avoir besoin
10:29dans cette industrie régulée.
10:30À partir de là, on peut penser
10:31beaucoup de cas d'usage.
10:32Donc, nous, on en fait quelques-uns sur étagère
10:34parce qu'en fait, on n'a que 3 ans.
10:36Donc, on fait la partie revue littérature,
10:38on fait partie...
10:39Enfin, pas mal de générations de dossiers,
10:42d'autorisations de mise sur le marché.
10:43On fait une partie recherche aussi
10:44avec des modules très spécifiques
10:46d'analyse génomique
10:47pour aller croiser plein de gènes,
10:48plein de littérature.
10:49Donc, on peut faire de la recherche,
10:50trouver des nouvelles cibles thérapeutiques.
10:51Donc, en fait, on a un ensemble de modules
10:52qui viennent enrichir ça.
10:53Et après, on a des clients
10:54et des partenaires, d'ailleurs,
10:55qui viennent eux-mêmes
10:56assembler les briques chez nous
10:59pour leurs clients
10:59ou pour eux en interne
11:01pour faire un peu ce qu'ils veulent avec.
11:03Donc, ça dépend.
11:03On a eu en interview
11:07le fondateur de E-Marina,
11:08que vous connaissez sans doute,
11:10j'imagine, une biotechnologie,
11:12qui nous racontait
11:13que ces 40 000 pages de dossiers
11:15pour obtenir une certification
11:17dans la santé,
11:19que ça semble complètement dingue,
11:21ça prend un temps fou,
11:23typiquement, vous vous attaquez à ça ?
11:24Ah oui, et puis c'est même pire que ça,
11:25ces 40 000 pages qu'il faut maintenir.
11:26C'est-à-dire que chaque année,
11:29il faut vérifier ce qui a changé,
11:31les nouvelles études.
11:32Il y a du tout refaire.
11:33Exactement.
11:33Et puis, parfois,
11:34il y a une réglementation qui change.
11:35Donc, en fait,
11:36c'est pour ça que c'est extrêmement compliqué
11:38et que le pipeline entre
11:40j'ai commencé à avoir
11:41une nouvelle cible thérapeutique
11:42jusqu'au bout.
11:43Parfois, il y a des cibles thérapeutiques
11:44qui ne vont pas jusqu'au bout
11:44parce que le marché
11:46qui peut être juste
11:47de quelques centaines de millions
11:48ne suffit pas
11:48pour supporter l'ensemble de ces frais.
11:51Et c'est justement là
11:52où on veut se dire
11:53qu'on essaie de réduire
11:53toute la facture et le temps
11:55pour aller de l'un à l'autre.
11:56Alors, je disais,
11:57vous avez un point commun,
11:57c'est que vous attaquez
11:58un truc quand même très difficile.
12:00Mais peut-être la grande différence,
12:02c'est que là,
12:02on a beaucoup de concurrents maintenant
12:04qui se positionnent
12:05sur les réseaux sociaux,
12:06y compris souverains.
12:08Ce que vous faites,
12:09vous êtes très concurrencé.
12:11C'était physiquement impossible
12:13à faire il y a trois ans.
12:14Donc, en fait,
12:14tous ceux qui font ça
12:15ne peuvent être que des entreprises
12:16qui se sont lancées récemment
12:17ou alors des géants
12:18qui se mettent dedans.
12:20Donc, pour l'instant,
12:21on ne voit pas être concurrent.
12:22Ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas.
12:23Mais la réalité,
12:24c'est qu'on adresse,
12:26on répond à des appels d'offres
12:27et on les gagne pour l'instant.
12:28Ça veut dire qu'a priori,
12:30on est plutôt bien positionné
12:30sur ce marché-là.
12:31OK.
12:33Et pour réussir,
12:34quelles sont les conditions pour vous
12:35pour réussir,
12:36les conditions de votre passage
12:37à l'échelle à vous ?
12:38Alors, il y a deux...
12:39Très rapidement.
12:40De quoi vous avez besoin.
12:41On a fait une série A
12:42il y a une semaine.
12:43Une levée de fonds.
12:44Exactement, une levée de fonds
12:45qui nous permet de voir,
12:46d'être assez indépendant
12:47sur les prochaines années,
12:48de grossir.
12:48On a plusieurs clients
12:49qui nous ont dit,
12:50en fait, revenez
12:51quand vous serez 150.
12:52On était une trentaine,
12:53là on est une cinquantaine,
12:54on va encore doubler cette année
12:55parce qu'en fait,
12:56il y a besoin d'avoir
12:57des assises solides
12:57pour ce genre de clients.
12:59Et puis,
13:00les points importants,
13:01c'est la souveraineté,
13:02on en parlait un peu ici aussi,
13:03mais être capable de dire
13:04à nos clients,
13:05nous, notre solution,
13:06vous l'installez où vous voulez,
13:07ce n'est pas chez nous.
13:08Vous pouvez même déconnecter
13:09sur Internet,
13:09on arrive avec les machines,
13:10les GPU et autres.
13:11Ça reste vos données,
13:12vous pouvez changer vos LLM,
13:14vous pouvez changer
13:14votre cloud provider.
13:15Ça, c'est un point
13:16extrêmement important
13:17pour des entreprises
13:18qui sont assez fermées
13:18sur leurs données.
13:19C'est très stratégique, oui.
13:21Merci beaucoup,
13:22Antoine de Torcy,
13:23de Biolévite
13:24et Stéphane Dubreuil,
13:25d'Epsilon.
13:26Merci à vous de nous suivre
13:27et d'observer
13:29ce qui se passe
13:29dans cet écosystème
13:30tech et numérique
13:31français et européen.
13:33Je vous souhaite
13:33une excellente journée
13:34et je vous dis
13:35à demain sur Bsmart.
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