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  • il y a 6 minutes
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective. 

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans l'info de Villeneuve.
00:00:04C'est un coup de gueule que certains d'entre vous ont peut-être vu dans l'heure des pros
00:00:08ce matin.
00:00:09Le maire de Mandelieu, l'Anna Poule, près de Cannes, se voit imposé par la loi SRU, Solidarité et Renouvellement
00:00:16Urbain,
00:00:17la construction de pas moins de 2345 logements sociaux, dont 774 avant le 31 décembre 2028.
00:00:27Le problème, c'est que sur sa commune, 85% des terrains sont classés inondables.
00:00:32Mais voilà, la politique l'emporte sur la raison.
00:00:35Et l'État, c'est-à-dire Bercy en l'occurrence, utilise selon lui cette disposition permettant de pénaliser la
00:00:42commune à hauteur de 2,5 millions d'euros par an.
00:00:46Sébastien Leroy sera mon invité tout à l'heure dans l'info de Villeneuve à 16h.
00:00:50Autrefois LR, il est parti quasi en même temps que David Lysnard pour Nouvelle Énergie, pour que tout change.
00:00:57Il le dit à la fin de son coup de gueule, vous l'entendrez, parce que des dispositions comme celle
00:01:01-ci, il y en a plusieurs par jour.
00:01:04David Lysnard a compté par exemple qu'il y a quelques temps, il avait eu l'obligation de mettre à
00:01:08Cannes des bouées anti-pollution dans la mer.
00:01:12Soit, qu'a fait l'administration fiscale un tout petit peu plus tard, quelques semaines après,
00:01:17elle a inventé une taxe d'occupation des dites bouées, car elles étaient précisément en mer au large du littoral.
00:01:24Le fait de mettre un rond dans un carré, c'est précisément la spécialité de l'administration.
00:01:32Des normes, des taxes, des normes, des taxes.
00:01:35Les agents de l'administration sont des passionnés des lignes Excel.
00:01:38Et quand l'argent manque au bout d'une ligne, c'est facile, on demande aux contribuables.
00:01:43Finalement, le budget de 2027 n'est pas très différent, 26 milliards d'économies et 17 milliards de taxes.
00:01:51Quelqu'un aura-t-il rappelé à ces gens-là que nous étions le pays le plus taxé d'Europe,
00:01:56que les prélèvements obligatoires sont records chez nous ?
00:01:59Peu importe, l'agent suit les lignes et les lignes, elles doivent être financées.
00:02:03Un point, c'est tout.
00:02:05Voilà ce qu'il y a au programme de l'info de Villeneuve.
00:02:08Il y a également le budget, puisque le budget est examiné.
00:02:11Et il y a des questions évidemment au gouvernement.
00:02:13On va les suivre, puisque la séance au Sénat s'ouvre.
00:02:17Dans quelques instants, nous allons suivre la question du président du groupe Les Républicains, Mathieu Darnot.
00:02:23Yohann Uzaï est avec moi, comme tous les jours, pour m'accompagner.
00:02:27Raphaël Steinville du JDD également. Bonjour Raphaël.
00:02:30Bonjour Pierre.
00:02:30Et nous allons commenter justement ces questions au gouvernement qui s'ouvrent au Sénat.
00:02:35On attend le président du Sénat pour l'ouverture de la séance.
00:02:38Gérard Larcher qui s'installe, comme vous pouvez le voir, sur le fauteuil.
00:02:42Et justement, le Sénat va examiner une première question de M. Mathieu Darnot du groupe Les Républicains.
00:02:51On écoute, on regarde.
00:03:09Alors, il y a plusieurs sujets qui vont être examinés, notamment les revendications des lycéens, la cloche seule.
00:03:18La séance est ouverte.
00:03:20Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues,
00:03:27il ne souhaitait aucun éloge funèbre et je respecterais cette volonté.
00:03:33Mais au début de cette séance, je voudrais, au nom du Sénat, rendre hommage à B. Edouard Balladur, décédé le
00:03:4031 août dernier.
00:03:42Je n'oublie pas qu'il présida le comité de réflexion dont les conclusions ont inspiré la réforme des institutions
00:03:48menées en 2008
00:03:50qui ont permis la revalorisation du rôle du Parlement.
00:03:55Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres,
00:03:57chers collègues, je vous propose d'observer un moment de recul.
00:04:13Je vous remercie.
00:04:26L'ordre du jour appelle les questions d'actualité au gouvernement.
00:04:30Notre séance est retransmise en direct sur Public Sénat et sur notre site Internet.
00:04:36J'appelle chacun d'entre vous, mes chers collègues, à observer ce qu'est l'esprit voulu par notre bureau
00:04:42au cours de nos échanges des valeurs essentielles du Sénat.
00:04:45En accueillant les nouveaux sénateurs, c'est le respect, qu'il s'agit du respect des uns et des autres,
00:04:51mais aussi, c'est plus prosaïque, mais essentiel, le respect du temps de parole.
00:04:56Je rappelle que par tradition, seul le Premier ministre est exonéré.
00:04:59Donc, ma recommandation s'adresse aussi aux membres du gouvernement.
00:05:03Et je donne la parole immédiatement au président Mathieu Darnot pour le groupe Les Républicains.
00:05:15Merci, monsieur le Président.
00:05:18Monsieur le Premier ministre, la sécurité des Français est une priorité absolue.
00:05:23Et comme toute priorité, elle doit se décliner en actes.
00:05:28En octobre 2025, sous l'impulsion du ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, était présentée la loi sur les polices
00:05:37municipales.
00:05:39Ce texte a été voté, ici même, en février 2026.
00:05:44C'était alors une priorité absolue.
00:05:49Malheureusement, aujourd'hui, et nous le regrettons, ce texte n'est toujours pas inscrit à l'Assemblée nationale.
00:05:55C'est d'autant plus dommageable qu'il conditionne la pleine efficience d'un autre texte, le texte riposte.
00:06:02Mais la sécurité des Françaises et des Français, c'est aussi le numérique.
00:06:05Et depuis des mois, nombreuses, par dizaines de millions, sont les fuites de données qui questionnent, qui interrogent, qui inquiètent.
00:06:15Qu'il s'agisse du fichier des comptes bancaires, qu'il s'agisse du fisc ou encore de l'ANSI,
00:06:23le gendarme de la sécurité,
00:06:25les Français sont inquiets et les conséquences sont parfois catastrophiques.
00:06:30Vous aviez annoncé, en avril, et relancé, au mois d'août, un plan de lutte.
00:06:37Mais, aujourd'hui, nous ne voyons quasiment rien venir, tout comme le projet de loi sur les cybersécurités,
00:06:45qui, malheureusement, lui aussi, est en calcèche.
00:06:48Alors, une question, Monsieur le Premier ministre, la sécurité est-elle toujours une priorité absolue du gouvernement ?
00:06:59Pour vous répondre, la parole est à Monsieur le Premier ministre.
00:07:03Merci beaucoup, Monsieur le Président du Sénat.
00:07:05Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs, Monsieur le Président d'Arnaud, je suis heureux de vous retrouver.
00:07:11Mes félicitations pour votre brillante réélection dans votre département.
00:07:14À travers vous, félicitations à l'ensemble des sénatrices et des sénateurs qui ont été élus, réélus,
00:07:22et une pensée bienveillante pour celles et ceux qui ont décidé d'arrêter ou qui n'ont pas été réélus.
00:07:27Alors, vous êtes la première question de cette nouvelle session,
00:07:31et vous me permettrez d'embrasser peut-être plus large que le périmètre seul des deux thématiques sur les deux
00:07:37projets de loi
00:07:37pour lequel vous me saisissez.
00:07:40Au regard tout de même de la gravité de ce qui s'est passé depuis trois semaines,
00:07:44il me semble impensable de parler de sécurité des Françaises et des Français
00:07:47sans rendre un hommage appuyé à celles et ceux qui rendent le service public de la sécurité.
00:07:53Je pense à nos policiers, à nos gendarmes, à nos enseignants, à nos proviseurs,
00:08:01et j'y reviendrai dans quelques instants sur les différentes questions qui me seront posées,
00:08:07avec, au fond, un lourd tribut payé par celles et ceux qui rendent le service public.
00:08:13937 policiers et gendarmes blessés, dont 40 sur la seule journée d'hier,
00:08:21149 personnels de l'éducation nationale, soit le plus lourd bilan que le ministère n'ait jamais eu à connaître,
00:08:29248 élèves, on y reviendra, blessés, bien souvent dans le cadre de violences urbaines.
00:08:35Alors, est-ce que la sécurité est une priorité du gouvernement ?
00:08:39Oui, il suffit de regarder depuis un an.
00:08:40Vous avez raison, le ministre Retailleau est ici, avec François-Noël Buffet,
00:08:45un projet de loi sur les polices municipales a été initié, présenté au Conseil des ministres,
00:08:50inscrit ici, voté ici, et comme un tout, d'autres textes ont émergé.
00:08:56Riposte, lutte contre les rodéos, contre le protoxyde d'azote, les rêves partis,
00:09:03le narcotrafic, texte qui non seulement, et je vous en remercie, a été examiné et voté ici,
00:09:09mais il a été examiné et voté à l'Assemblée nationale.
00:09:12Le projet de loi justice criminelle, on ne peut pas parler de sécurité,
00:09:16sans fluidifier et accélérer les procédures judiciaires.
00:09:20Autre texte important qui a été inscrit, qui a été voté.
00:09:24Vous n'ignorez pas que certains textes font l'objet d'une politisation extrême,
00:09:30notamment de la part de l'extrême gauche.
00:09:32Le président Laurent Wauquiez à l'Assemblée nationale a inscrit dans sa niche
00:09:34les Républicains, la PPL dite légitime défense.
00:09:37Elle a été votée par l'Assemblée nationale, vous ne l'avez pas citée.
00:09:40Il nous appartiendra, évidemment, de l'inscrire ici,
00:09:44en rétablissant aussi un certain nombre de vérités sur ce texte,
00:09:48avec beaucoup de célérité.
00:09:50Vous n'avez pas cité le projet de loi casseur-payeur,
00:09:54que nous avons dû imaginer au lendemain du match du PSG,
00:09:58sur lequel on le voit bien, qu'il y en a marre d'avoir une France qui casse
00:10:02et une France qui paie, avec un texte qui est novateur,
00:10:06parce qu'il pivote du droit pénal vers la réparation civile.
00:10:10Un texte, et beaucoup de PPL, d'ailleurs, de propositions de loi,
00:10:12avait été voté par le Sénat.
00:10:15Un texte que nous avons, en plus, sécurisé avec le Conseil d'État.
00:10:18Et, M. le Président, je vous en remercie,
00:10:20puisque vous serez amené à l'examiner, si ma mémoire est bonne,
00:10:23à la fin du mois d'octobre.
00:10:25Projet de loi Cyber Résilience.
00:10:28La Commission des lois de l'Assemblée nationale l'a examiné,
00:10:30M. le Président d'Arnaud, il y a de cela quelque temps,
00:10:33quelques jours, qui permet d'avoir le délai de dépôt des amendements clos.
00:10:36Et donc, le texte sera inscrit, là, maintenant, cet automne.
00:10:40Police municipale, il va sans dire ce qui sera inscrit à l'Assemblée nationale.
00:10:45La réalité.
00:10:47Mais, je veux que l'ensemble de ces textes régaliens
00:10:51soient terminés d'ici à la fin du mois de janvier.
00:10:54Voilà, je ne veux pas vous dire mieux.
00:10:55Après, ne faisons pas semblant de découvrir le Parlement.
00:10:58Il y a des semaines de contrôle, il y a des niches parlementaires.
00:11:02Si le gouvernement peut avoir plus de temps,
00:11:04j'en serais le premier satisfait, M. le Président d'Arnaud.
00:11:07Nous faisons avec le temps qui nous est donné.
00:11:10Seul le résultat compte.
00:11:12Et je pense que, d'ailleurs, entre le gouvernement et la majorité sénatoriale,
00:11:15je ne crois pas qu'il y ait eu difficulté sur l'ensemble de ces textes sécuritaires.
00:11:20Mais, au fond, si j'étais taquin, mais je me guéris,
00:11:26je ne vous aurais pas proposé de débrancher le projet de loi d'urgence agricole
00:11:29pour faire le projet de loi police municipale.
00:11:31Dans quelques jours, quelques heures, vous allez même vous emparer d'un texte qui est attendu.
00:11:36Protection de l'enfance.
00:11:37On ne peut pas ne pas oublier ce qui s'est passé dans le périscolaire.
00:11:40La réalité, c'est que nous sommes en fin de période
00:11:43et que vous avez beaucoup trop de textes.
00:11:46Et donc, avec un embouteillage législatif sur lequel, en confiance,
00:11:50le ministre de la Ration et le Parlement, avec la conférence des présidents,
00:11:53cherchent à trouver des solutions.
00:11:54Si votre question était, est-ce que police municipale, on y croit ?
00:11:58La réponse est oui, je l'ai présentée au Conseil des ministres.
00:12:00On l'a inscrit ici, on l'a fait voter.
00:12:02Est-ce que c'est utile ?
00:12:03Je suis premier adjoint d'une ville de 25 000 habitants.
00:12:05Je sais ce que c'est qu'une police municipale.
00:12:07Le texte est utile, il sera débattu à l'Assemblée nationale,
00:12:10il sera voté, mais chemin faisant,
00:12:13Monsieur le Président d'Arnaud,
00:12:14il n'y aura pas que la sécurité.
00:12:16Et d'autres sujets brûlants nous attendent d'ici à l'élection présidentielle.
00:12:19Le budget, bien évidemment,
00:12:20le rétablissement des comptes publics,
00:12:22l'agriculture qui ne va pas pouvoir attendre
00:12:24un plan d'urgence et un plan de relance important.
00:12:27Les questions cyber qui feront l'objet d'une réunion ad hoc,
00:12:29on l'a bien vu avec ce qui s'est passé
00:12:30sur ces attaques sur les frigos dans les supermarchés.
00:12:34Bref, beaucoup d'actualités brûlantes,
00:12:36sans oublier évidemment cette crise que nous connaissons avec les lycées.
00:12:39En tout cas, le gouvernement ne change pas de méthode,
00:12:42il n'a pas d'agenda électoral,
00:12:45ce qui doit donc être un gage
00:12:47dans le service de l'intérêt général.
00:12:48Merci Monsieur le Président.
00:12:50Monsieur le Président d'Arnaud.
00:12:53Pour la prise de parole de Sébastien Lecornu répondant à la question
00:12:57sur la sécurité de Mathieu d'Arnaud,
00:13:01937 forces de l'ordre blessées.
00:13:04Voilà le chiffre donné par le Premier ministre,
00:13:07sachant que demain est annoncée une nouvelle journée de protestation.
00:13:12Et évidemment, un mot également de notre part pour les forces de l'ordre blessées.
00:13:16Tandis qu'à l'Assemblée nationale,
00:13:18le premier obstacle a été franchi pour le gouvernement.
00:13:21Hier, à l'Assemblée, la motion de rejet du budget 2027,
00:13:24qui avait été déposée par les socialistes,
00:13:26a été rejetée.
00:13:27Les députés vont donc pouvoir examiner le texte.
00:13:29Texte explosif.
00:13:30Le gouvernement veut réaliser 43 milliards d'euros d'efforts,
00:13:3417 milliards de nouveaux impôts,
00:13:3626 milliards d'économies.
00:13:38Quelles sont les recettes proposées par le gouvernement ?
00:13:40On voit ça avec Félix Pérolas.
00:13:42L'ambition du gouvernement ?
00:13:44Réaliser 43 milliards d'euros d'efforts budgétaires.
00:13:48Pour y parvenir, le budget prévoit 17 milliards d'euros de nouveaux impôts
00:13:53et 26 milliards d'euros de coupes dans les dépenses.
00:13:56Alors, comment le gouvernement compte-t-il y arriver ?
00:14:00Première mesure, celle qui crispe le plus les députés,
00:14:04la contribution des retraités à hauteur de 5,5 milliards d'euros.
00:14:08Le projet de loi de finances prévoit de geler les pensions au-delà de 1260 euros
00:14:15et d'abaisser le plafond de l'abattement de 10%.
00:14:18Il passerait de 4 439 à 3 000 euros.
00:14:23L'État, lui non plus, n'échappe pas aux coupes budgétaires.
00:14:27Certains ministères, comme celui du travail, verront leur budget baisser.
00:14:31Un fonctionnaire sur trois partant à la retraite ne serait pas remplacé.
00:14:36Les allocations non plus ne sont pas épargnées.
00:14:39Logement, primes d'activité, le texte prévoit de ne pas les revaloriser en 2027.
00:14:45Voilà, donc, et la musique qui monte en ce moment,
00:14:48c'est mieux vaut un mauvais budget que pas de budget du tout,
00:14:52même si on a l'impression que...
00:14:54Enfin, j'ai cette impression, mais peut-être pas vous,
00:14:57que on est dans un calendrier parlementaire et qu'on fait le budget.
00:15:01Voilà, c'est la routine, on fait le budget.
00:15:02C'est un mauvais budget, mais on le fait quand même.
00:15:04Parce que la plupart des candidats à l'élection présidentielle, dont Marine Le Pen,
00:15:08considèrent effectivement, comme vous l'avez très justement dit,
00:15:10qu'il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget du tout.
00:15:13Parce que ne pas voter de budget, ça compliquerait la tâche du président nouvellement élu.
00:15:17C'est-à-dire que s'il y a un mauvais budget,
00:15:20ce budget pourra être amendé par la nouvelle Assemblée,
00:15:22qui sera élue donc un mois après l'élection présidentielle,
00:15:25puisque le successeur d'Emmanuel Macron ne manquera pas de dissoudre dès son investiture l'Assemblée nationale
00:15:31pour qu'il y ait des élections législatives.
00:15:33Et ainsi, c'est ce qui est espéré, une majorité capable de voter un budget rectificatif.
00:15:39Voilà, c'est le scénario idéal, parce que s'il n'y a pas de budget,
00:15:42effectivement, là, ça serait beaucoup plus compliqué.
00:15:44Donc un mauvais budget qui pourrait être corrigé dès le mois de juin par l'Assemblée nouvellement élue.
00:15:51Oui, et je pense que c'est difficile à entendre pour les Français.
00:15:54Nous, on sait parce qu'on est dans le serraille et qu'on a l'habitude.
00:15:57Mais pour les Français qui se serrent à la ceinture, qui payent 2,50 leur litre d'essence,
00:16:02qui voient qu'on va geler les retraites au-delà de 1260 euros.
00:16:07Je sais bien qu'il peut y avoir des amendements là-dessus.
00:16:09Il y a déjà eu 1 500 amendements en commission des finances,
00:16:11et ils ont rejeté la partie recettes, justement.
00:16:14Mais pour les Français, c'est quand même difficile à entendre.
00:16:16Vous savez, Pierre, je pense que c'est difficile à comprendre pour tout le monde.
00:16:19Ça fait trois ans que la situation budgétaire est impossible,
00:16:22et qu'année après année, on assiste impuissants, agacés, à des discussions sans fin.
00:16:28Trois ans post-dissolution.
00:16:30Oui, des discussions sans fin qui n'aboutissent à rien ou qui aboutissent si peu.
00:16:35L'équation pour Sébastien Lecornu, elle est presque impossible, on l'a bien compris.
00:16:38D'une part, il doit essayer de se préserver d'une censure éventuelle,
00:16:43et de l'autre côté, il doit satisfaire aux exigences des marchés financiers,
00:16:49sans quoi la dégradation de la note de la France, la hausse des taux d'intérêt,
00:16:54achèverait de rendre caduques les efforts budgétaires qu'il consentirait.
00:16:57Donc, c'est un jeu d'équilibriste extrêmement compliqué.
00:17:01En revanche, on a bien compris que, effectivement, ça sera probablement un mauvais budget,
00:17:05mais le simple fait de pouvoir préserver des marges de manœuvre au prochain gouvernement
00:17:11suffit à satisfaire beaucoup.
00:17:12Et alors, vous remarquerez que personne, aujourd'hui, n'ose apporter...
00:17:16Alors, s'il y a des propositions de faire des économies,
00:17:19Marine Le Pen propose 140 milliards d'économies,
00:17:21M. Retailleau propose 197 milliards d'économies,
00:17:24M. Casbarian, qu'on va écouter dans un instant,
00:17:26et qui était dans mon émission de radio hier sur Europe 1,
00:17:29propose 250 milliards d'euros d'économies.
00:17:32C'est la course à l'échalote !
00:17:33Qui dit mieux ?
00:17:34Qui dit mieux ?
00:17:35Mais, en fait, personne, aujourd'hui, n'ose,
00:17:37parce qu'électoralement, le plan d'austérité,
00:17:40ce n'est pas sexy.
00:17:41C'est-à-dire qu'on ne va pas voter pour vous,
00:17:43en disant, chers amis, voilà, il faut que tout le monde s'y mette,
00:17:45même si le gouvernement, lui, se dit, de toute façon, il reste six mois.
00:17:49La crainte, et certains l'espèrent,
00:17:52dans les couloirs de l'Assemblée nationale
00:17:54et dans les couloirs du pouvoir en général,
00:17:56la crainte, c'est le FMI, le Fonds Monétaire National.
00:17:58Et finalement, oui, et finalement,
00:18:01ce ne serait pas une mauvaise idée, certains disent.
00:18:03Pourquoi ? Parce que tu te laves les mains,
00:18:05tu te dis, ce n'est pas moi qui ai fait,
00:18:07ce n'est pas moi qui ai demandé,
00:18:08finalement, c'est le FMI.
00:18:09Et regardez ce que dit le FMI.
00:18:12Kristalina Georgieva est la directrice générale du FMI.
00:18:17J'espère que la France aura un budget qui place une trajectoire à la baisse.
00:18:27J'espère que nos membres entendront notre message.
00:18:30Les fondamentaux sont importants.
00:18:33Faites le ménage, sinon votre peuple, vos entreprises paieront le prix.
00:18:37Le message est clair.
00:18:38Faites le ménage.
00:18:40Moi, je crois que les Français, désormais, sont prêts à entendre ce message-là.
00:18:43Oui, je sais, on en a déjà parlé plusieurs fois.
00:18:45Je suis en désaccord avec vous, mais je vous écoute.
00:18:48Parce que tout le monde dit la même chose, désormais.
00:18:51Tout le monde, toutes les instances internationales,
00:18:53le FMI, la BCE,
00:18:55tous les candidats sérieux à l'élection présidentielle,
00:18:58ça va de Marine Le Pen, d'Edouard Philippe,
00:19:01Gabriel Attal, Bruno Retailleau,
00:19:03tout le monde est d'accord pour dire
00:19:05qu'il est plus qu'urgent de maîtriser nos dépenses
00:19:08parce que sinon, nous allons devoir subir,
00:19:10effectivement, la pression des marchés économiques.
00:19:14Vous savez, votre problème, c'est que vous êtes trop rationnel.
00:19:19Et vous dites à un enfant, mange ta soupe,
00:19:21une fois, deux fois, dix fois, vous avez été enfant et moi aussi.
00:19:24Vous n'avez pas envie ? Pas envie.
00:19:25Voilà, les Français, ils ne veulent pas entendre ça
00:19:27parce qu'ils ont été trop habitués,
00:19:28parce qu'on leur a expliqué,
00:19:29parce qu'ils sont syndiqués aussi,
00:19:31parce qu'on les a biberonnés et se dire, voilà,
00:19:34il va falloir...
00:19:34Je sais ce que vous allez me dire.
00:19:35Vous allez me dire, les films ont vu les deux volets de De Gaulle
00:19:38et oui, on a besoin d'un...
00:19:40Non, ce n'est pas ce que je vais vous dire.
00:19:41Ce n'est pas ce que vous allez me dire ?
00:19:42Je pense que ça serait intéressant que...
00:19:44De faire un sondage ?
00:19:44Non, que l'on voit ce qui s'est passé en Grèce
00:19:48lorsque le FMI s'est invité dans la politique nationale grecque
00:19:53pour remettre à plat les finances.
00:19:55Ça a été du sang et des larmes.
00:19:57Ça a été extrêmement dur.
00:19:58Et ça l'est encore pour nombre de Grecs aujourd'hui.
00:20:02C'est à cela que les Français doivent s'attendre
00:20:05si rien n'est fait.
00:20:07Donc, il faut mesurer à quel point, finalement,
00:20:10les enjeux sont cruciaux.
00:20:13Si les efforts ne sont pas faits aujourd'hui,
00:20:15ils seront pires demain.
00:20:17Entendons-nous bien.
00:20:17On est d'accord.
00:20:18Et simplement, je pense que notre émission
00:20:21sert aussi à dire,
00:20:22il faut vraiment que vous regardiez
00:20:24ce qui s'est passé en Grèce,
00:20:25ce qui s'est passé en Italie aussi en 2011.
00:20:27C'est du 30% de moins sur les retraites.
00:20:29Ce n'est pas un gel des retraites à 260 euros.
00:20:31C'est moins 30%
00:20:33et peut-être même moins 50% chez les fonctionnaires.
00:20:36Regardez sur la dépense publique.
00:20:37On va dépenser à peu près 1 800 milliards l'année prochaine
00:20:40si on continue comme ça
00:20:41parce que des dépenses se sont rajoutées dans le budget.
00:20:43Écoutez ce que me disait Guillaume Casbarian
00:20:46hier sur Europe 1
00:20:47parce que je lui dis, mais attendez,
00:20:49qu'est-ce qui se passe ?
00:20:50Pourquoi on n'arrive pas à casser le socle de la dépense publique ?
00:20:54Qu'est-ce qui fait que...
00:20:55Ah, mais il y a des lobbies.
00:20:56Il y a des personnes
00:20:58qui ne souhaitent absolument pas
00:20:59que l'on casse le socle.
00:21:01Qui sont ces personnes ?
00:21:02Qui sont ces lobbies ?
00:21:03Écoutez Guillaume Casbarian.
00:21:05C'est tous ceux qui ont un intérêt
00:21:06à ce que la dépense publique continue à augmenter
00:21:08et continue à être importante.
00:21:10Quand je dis par exemple
00:21:11qu'il faut faire participer
00:21:13avec un forfait
00:21:14les patients qui bénéficient d'un transport
00:21:16fait par les taxis et les transporteurs,
00:21:18vous avez nécessairement
00:21:18la corporation des taxis et des transporteurs
00:21:20qui va gueuler en disant
00:21:21il ne faut pas faire ce forfait.
00:21:22Quand je dis
00:21:23il va falloir toucher aux aides
00:21:24que les régions distribuent
00:21:28à leurs concitoyens,
00:21:29je reçois des appels
00:21:30de certains cabinets
00:21:32de présidents de région
00:21:33qui me disent
00:21:33c'est scandaleux
00:21:34il ne faut surtout pas toucher aux aides
00:21:35que l'on distribue
00:21:37localement
00:21:37à nos PME
00:21:38et à nos TPE
00:21:39que l'on aide
00:21:39et que l'on soutient.
00:21:41Quand derrière
00:21:42je dis
00:21:43qu'il faut supprimer
00:21:44l'abattement
00:21:44de 10%
00:21:46des retraités
00:21:47sur l'impôt sur le revenu
00:21:48pour frais professionnels
00:21:49j'ai des collectifs
00:21:50de retraités
00:21:51qui m'écrivent
00:21:51et qui me disent
00:21:52mais jamais
00:21:53je voterai pour vous
00:21:54et nous allons tout faire
00:21:55pour que vous soyez battus
00:21:56et que jamais
00:21:56personne ne vote pour vous.
00:21:58Et donc en fait
00:21:58vous faites la tournée
00:21:59et quand je dis
00:22:00sur l'hébergement d'urgence
00:22:01pour les migrants irréguliers
00:22:02que je veux dérembourser
00:22:04et faire en sorte
00:22:05qu'on ne prenne pas en charge
00:22:05des migrants irréguliers
00:22:06plus de 30 jours
00:22:07parce qu'aujourd'hui
00:22:08c'est 3 ans en moyenne
00:22:09pour les 2 tiers des places
00:22:10à l'hôtel
00:22:10quand je dis
00:22:11que je veux changer les règles
00:22:12et que je veux du coup
00:22:12faire des économies
00:22:13sur le sujet
00:22:13j'ai toutes les associations
00:22:15humanitaires
00:22:16contre le mal-logement
00:22:17etc.
00:22:18qui me tombent dessus
00:22:18en disant
00:22:19qu'est-ce-barrion-facheau ?
00:22:20Voilà
00:22:20c'est des exemples concrets
00:22:22que donne Guillaume Gasserian
00:22:23et bien il y en a
00:22:24des milliers
00:22:24comme ça.
00:22:25Oui seulement
00:22:2680% des français
00:22:28souhaitent effectivement
00:22:29réduire drastiquement
00:22:29l'immigration
00:22:30parce qu'ils ont bien conscience
00:22:31que ça nous coûte
00:22:32une fortune
00:22:33la vérité c'est de dire
00:22:34qu'il faudra travailler
00:22:35plus longtemps
00:22:36moi je crois
00:22:37qu'il ne faut pas baisser
00:22:37les pensions de retraite
00:22:38parce que beaucoup de retraités
00:22:40vivent déjà difficilement
00:22:41donc il ne faut pas baisser
00:22:42les pensions
00:22:42mais il faudra travailler
00:22:44plus longtemps
00:22:44c'est une certitude
00:22:45mais les français ont du bon sens
00:22:47parce qu'ils gèrent eux-mêmes
00:22:48leur budget
00:22:49et ils savent bien
00:22:50qu'ils ne peuvent pas
00:22:51dépenser plus
00:22:52que ce qu'ils ne gagnent
00:22:53et ça va devoir désormais
00:22:54s'appliquer
00:22:55à l'État.
00:22:55Mais ça on ne vous le dit jamais
00:22:56ça on ne vous le dit jamais
00:22:57ce que dit Guillaume Parian là
00:22:58c'est on vous le dit
00:23:00en off généralement
00:23:01mais ça
00:23:01comme ça
00:23:02sur une radio publique
00:23:03sur une radio
00:23:04pardon
00:23:05nationale
00:23:05on ne vous le dit pas
00:23:07voilà
00:23:07vous avez raison
00:23:09mais il serait encore
00:23:10peut-être plus intéressant
00:23:11de s'intéresser
00:23:12puisqu'on parle
00:23:13depuis trois semaines
00:23:14des lycées
00:23:14à voir où va
00:23:16l'argent
00:23:17pour l'éducation nationale
00:23:19quand un tiers
00:23:19de cet argent
00:23:20est mobilisé
00:23:21non pas à des investissements
00:23:23mais
00:23:25pour les retraités
00:23:27de l'éducation nationale
00:23:29ça interroge
00:23:30c'est-à-dire que
00:23:31à ne pas avoir
00:23:32remis à plat
00:23:32notamment
00:23:33les retraites
00:23:34de la fonction publique
00:23:36on voit à quel point
00:23:37ce régime différencié
00:23:39achète de couler
00:23:40la France
00:23:40il y a plus
00:23:41de retraités fonctionnaires
00:23:42aujourd'hui
00:23:43que de fonctionnaires
00:23:43en activité
00:23:44on continue le débat
00:23:46sur le budget
00:23:46justement
00:23:47dans un instant
00:23:48on parlera aussi
00:23:49de la santé du pape
00:23:50du mondial
00:23:50de l'automobile
00:23:51et puis tout à l'heure
00:23:51comme je vous le disais
00:23:53tout à l'heure
00:23:54nous serons avec le maire
00:23:55de Mandelieu
00:23:56sur la construction
00:23:57de logements sociaux
00:23:58très très intéressant
00:23:59restez avec nous
00:24:04dans un instant
00:24:05on continue à parler
00:24:06du budget
00:24:06notamment un point
00:24:07sur les retraites
00:24:08parce que c'est un point
00:24:09sensible bien sûr
00:24:10du budget
00:24:10après le journal
00:24:11de la rédaction
00:24:12présenté par Félicité Kinnoky
00:24:13bonjour Félicité
00:24:14bonjour Pierre
00:24:15bonjour à tous
00:24:15et on commence par Belfort
00:24:16où l'adolescent de 17 ans
00:24:17qui avait tabassé un policier
00:24:18dans le cadre du mouvement lycéen
00:24:20a été remis en liberté
00:24:22sous contrôle judiciaire
00:24:23incarcéré depuis 10 jours
00:24:24et mis en examen
00:24:25pour violences aggravées
00:24:27la cour d'appel de Besançon
00:24:28a ordonné la remise en liberté
00:24:30de ce jeune homme
00:24:31de nationalité bulgare
00:24:32et qui aura 18 ans
00:24:34à la fin du mois
00:24:344 autres lycéens
00:24:36sont également mis en cause
00:24:37dans cette enquête
00:24:38mais lui seul
00:24:38avait été placé
00:24:39en détention provisoire
00:24:40à Lens
00:24:41la famille du lycéen
00:24:42dont la main a été arrachée
00:24:43par une grenade
00:24:45en marge des manifestations lycéennes
00:24:46a déposé une nouvelle plainte
00:24:48cette fois la famille
00:24:50se constitue partie civile
00:24:52pour violences volontaires
00:24:53ayant entraîné
00:24:54une infirmité permanente
00:24:56les parents souhaitent
00:24:57qu'un juge d'instruction
00:24:58soit saisi
00:24:58dans l'espoir d'un procès
00:24:59devant les assises
00:25:00ou une cour criminelle
00:25:01pour une enquête impartiale
00:25:03écoutez l'avocat de l'adolescent
00:25:04maître Bertrand Vathez
00:25:05une plainte
00:25:07avec constitution
00:25:08de partie civile
00:25:09a été déposée
00:25:12devant le doyen
00:25:14du juge d'instruction
00:25:15de Béthune
00:25:17pour des faits
00:25:19de nature criminelle
00:25:21vous savez comme moi
00:25:23que la France
00:25:25que la France est le seul
00:25:26pays démocratique
00:25:28à utiliser ce genre
00:25:30d'armes
00:25:32potentiellement
00:25:33létales
00:25:34pour des opérations
00:25:37dites de maintien
00:25:39de l'ordre
00:25:40la drogue
00:25:41la drogue
00:25:41fait de plus en plus
00:25:42de ravages
00:25:43à Paris
00:25:43les overdoses
00:25:44mortelles
00:25:44explosent
00:25:45en cause notamment
00:25:46des stupéfiants
00:25:47toujours plus accessibles
00:25:49et l'apparition
00:25:49de nouvelles drogues
00:25:50de synthèse
00:25:51est un phénomène
00:25:52qui inquiète
00:25:53les autorités
00:25:53Mathieu Devez
00:25:55aujourd'hui
00:25:56plus besoin
00:25:56de se rendre
00:25:57sur un point de deal
00:25:58cocaïne
00:25:59drogue de synthèse
00:26:01quelques clics
00:26:02sur un téléphone
00:26:03et les stupéfiants
00:26:04sont livrés
00:26:05à domicile
00:26:06les plus jeunes
00:26:06vont les commander
00:26:07très très facilement
00:26:08sur internet
00:26:08souvent ça se fait passer
00:26:09pour des engrais
00:26:10par exemple
00:26:11le coût
00:26:12n'est pas non plus
00:26:13énorme
00:26:14et donc
00:26:14forcément
00:26:15l'accessibilité
00:26:16va entraîner
00:26:17des consommations
00:26:18plus tôt
00:26:19à Paris
00:26:19les victimes
00:26:20d'overdoses mortelles
00:26:22ont entre
00:26:2216 et 54 ans
00:26:24et leur nombre
00:26:25explose dans la capitale
00:26:2761 décès
00:26:28recensés
00:26:29au 7 octobre
00:26:30contre 30
00:26:31sur toute l'année
00:26:322025
00:26:33la cocaïne
00:26:34est impliquée
00:26:35dans près
00:26:35d'une overdose
00:26:36mortelle sur deux
00:26:37mais désormais
00:26:37de nouvelles drogues
00:26:39de synthèse
00:26:39sont produites
00:26:40à un rythme effréné
00:26:41au point de dérouter
00:26:43les spécialistes
00:26:44comme cet ancien toxicomane
00:26:46moi qui baigne
00:26:47là-dedans tous les jours
00:26:47j'ai l'impression
00:26:48d'avoir un grand retard
00:26:49il y a de nouvelles drogues
00:26:50qui sortent toutes les semaines
00:26:51et c'est vrai
00:26:52que c'est hyper compliqué
00:26:53j'ai même des douanes
00:26:54qui m'appellent des fois
00:26:55pour m'envoyer des photos
00:26:56de produits
00:26:56parce qu'ils ne savent
00:26:57même pas ce que c'est
00:26:57face à l'explosion
00:26:58des overdoses
00:26:59le parquet de Paris
00:27:01veut poursuivre
00:27:02toute la chaîne
00:27:02du trafic
00:27:038 enquêteurs spécialisés
00:27:05traquent les fournisseurs
00:27:06des doses mortelles
00:27:07objectif
00:27:08remonter les réseaux
00:27:10et traduire
00:27:10les responsables
00:27:11en justice
00:27:12pendant ce temps
00:27:13le gouvernement
00:27:14tente de pallier
00:27:15la flambée
00:27:16des prix des carburants
00:27:17à la pompe
00:27:17et pour y arriver
00:27:18Maud Bregeon
00:27:19on l'a rappelé
00:27:2010 millions
00:27:20excusez-nous
00:27:21Sébastien Lecornu
00:27:23répond à Mélanie Vogel
00:27:24sur les violences
00:27:25en marge
00:27:27des blocages
00:27:27toute la vérité
00:27:29troisième temps
00:27:29est-ce que des violences
00:27:31urbaines
00:27:31inacceptables
00:27:32se sont installées
00:27:33et infiltrées
00:27:34dans le mouvement
00:27:35la réponse est oui
00:27:36est-ce que c'est
00:27:36à ce point difficile
00:27:38que de le condamner
00:27:39et de le reconnaître
00:27:40et dernier point
00:27:41aujourd'hui
00:27:42en ce moment même
00:27:43nous avons
00:27:44200 lycées
00:27:45en France
00:27:46seulement si j'ose dire
00:27:47mais c'est déjà trop
00:27:48200 lycées
00:27:49dans lesquels
00:27:49la situation
00:27:50est en train de s'enquister
00:27:51avec une violence
00:27:52inédite
00:27:53est-ce que ça
00:27:54ça correspond
00:27:55au droit de manifester
00:27:56au droit de grève
00:27:57et à toutes les expressions
00:27:58que la démocratie sociale
00:27:59autorise
00:28:00par notre constitution
00:28:01la réponse est non
00:28:02lorsque les organisations
00:28:04syndicales
00:28:05étudiantes
00:28:05ou lycéennes
00:28:06déposent auprès des préfectures
00:28:07auprès du ministère
00:28:08de l'intérieur
00:28:09des demandes
00:28:09de manifestations
00:28:10elles sont autorisées
00:28:11et pour quelles raisons
00:28:12parce que précisément
00:28:13elles sont sécurisées
00:28:14mais
00:28:15mesdames messieurs
00:28:16les sénateurs
00:28:17ne jouez pas double jeu
00:28:18vous jouez double jeu
00:28:19avec vos alliés
00:28:20de la France insoumise
00:28:21sur ce sujet
00:28:21depuis le début
00:28:22vous soufflez sur les braises
00:28:23et ensuite
00:28:24vous faites semblant
00:28:25de condamner la violence
00:28:26et même là
00:28:26vous avez oublié
00:28:27de le faire
00:28:28cette hypocrisie
00:28:29fait du mal
00:28:30elle fait du mal
00:28:30à la France
00:28:31elle fait du mal
00:28:32au service public
00:28:33de l'éducation nationale
00:28:34et pardonnez-moi
00:28:35puisqu'on va quand même
00:28:36parler du fond
00:28:36puisque personne n'en a parlé
00:28:38dans votre question
00:28:39pardon monsieur le président
00:28:40Caner
00:28:40vous avez fait une question
00:28:41très très large
00:28:42et très politique
00:28:42c'est votre droit
00:28:43et désormais
00:28:44c'est la deuxième question
00:28:45très large et très politique
00:28:46vous avez une plateforme en ligne
00:28:47qui permet
00:28:48de donner la parole
00:28:49aux lycéennes et aux lycéens
00:28:50elle a été accueillie
00:28:51avec beaucoup de mépris
00:28:53100 000 contributions
00:28:54monsieur Gontard
00:28:56je pense que 100 000 lycéennes
00:28:57et lycéens
00:28:58méritent notre respect
00:28:59ils ont pris le temps
00:29:00de déposer justement
00:29:02des contributions
00:29:03qu'est-ce que nous apprenne
00:29:04justement
00:29:05la plateforme
00:29:06parce qu'un peu de transparence
00:29:07je pense
00:29:07pourra peut-être aussi montrer
00:29:09que la classe politique
00:29:10parfois met des mots
00:29:10dans la presse
00:29:11qui ne correspondent pas
00:29:12à ce que la jeunesse
00:29:12vient nous dire par ailleurs
00:29:14souffrant d'humilité
00:29:1679,9%
00:29:18des remontées
00:29:19de cette plateforme
00:29:21concernent
00:29:21l'organisation
00:29:22du temps scolaire
00:29:24et des emplois du temps
00:29:25avec une différence
00:29:26en fonction des lycées
00:29:28qui est absolument
00:29:29incroyable
00:29:31je suis en train
00:29:32de vous dire
00:29:33que la situation
00:29:34est différente
00:29:34d'un lycée à l'autre
00:29:35ça ne semble pas
00:29:36vous intéresser
00:29:37revenons à de la politique
00:29:38politicienne
00:29:39vous aurez bientôt
00:29:40des campagnes pour le faire
00:29:41ne vous inquiétez pas
00:29:43oui je la regarde en face
00:29:44justement
00:29:45c'est ce que je suis en train
00:29:45de vous dire
00:29:46deuxième des choses
00:29:4751,5%
00:29:50des remontées
00:29:50concernent
00:29:51les problèmes
00:29:52bâtimentaires
00:29:53mais vous représentez
00:29:54les collectivités locales
00:29:56vous n'allez pas
00:29:56quand même jeter l'opprobre
00:29:57sur les élus régionaux
00:29:59madame la présidente
00:29:59vous êtes sénatrice
00:30:02il faut savoir
00:30:04et pareil
00:30:05puisqu'on se dit la vérité
00:30:07les chiffres démontreront
00:30:09que la réalité
00:30:10est très différente
00:30:10d'un conseil régional
00:30:11à l'autre
00:30:12tout simplement
00:30:12parce que
00:30:13toutes les gestions
00:30:13ne se valent pas
00:30:14madame la présidente
00:30:15et je sais de quoi je parle
00:30:17j'ai repris une collectivité
00:30:18à la gauche
00:30:18qui a négligé
00:30:19le bâtimentaire collège
00:30:20pendant des années
00:30:23donc
00:30:24vous voulez la transparence
00:30:26et le débat
00:30:27moi
00:30:27je la propose
00:30:28puisque
00:30:30depuis 15 jours
00:30:31je vois
00:30:31l'extraordinaire
00:30:32politisation
00:30:33je ne suis pas surpris
00:30:35mais je pense
00:30:36qu'au bout d'un moment
00:30:36rien ne résistera
00:30:38à la transparence
00:30:39et on peut continuer
00:30:40sur l'ensemble
00:30:40des contributions
00:30:4128,4%
00:30:43sur les remplacements
00:30:44mais on aura
00:30:45le débat
00:30:45dans cet hémicycle
00:30:46pardon
00:30:47mais
00:30:48la question
00:30:49de la démographie
00:30:50je le disais
00:30:51pour les sujets budgétaires
00:30:52pour le ministre
00:30:53président Caner
00:30:54pour les lycées
00:30:56vous aurez pratiquement
00:30:581,7 million
00:30:59d'élèves
00:31:00en moins
00:31:01d'ici 2035
00:31:021,7 million
00:31:04c'est un défi
00:31:07absolument incroyable
00:31:09et vous voyez bien
00:31:10les deux scénarios
00:31:11qui existent
00:31:12le premier
00:31:13irréaliste et brutal
00:31:14qui consiste à prendre
00:31:15tout le dévident
00:31:16de démographique
00:31:17et à l'appliquer budgétairement
00:31:18à l'aveugle
00:31:19en diminuant considérablement
00:31:21le nombre d'enseignants
00:31:22certains le proposent
00:31:24ou le mouvement
00:31:25complètement irréaliste
00:31:27et démagogue
00:31:28qui consiste à dire
00:31:29on se moque de la démographie
00:31:31on ne change rien
00:31:32pardon
00:31:33il y a un chemin
00:31:34entre les deux
00:31:34de sagesse
00:31:36un chemin
00:31:36de planification
00:31:37qu'est-ce que fait
00:31:38Edouard Geffray
00:31:39depuis 6 mois
00:31:40avec l'expérimentation
00:31:41dans les 18 départements
00:31:42là aussi
00:31:43quand on fait
00:31:44des visites ministérielles
00:31:45on ne peut pas avoir
00:31:46des gens qui nous disent
00:31:46sur le terrain
00:31:47votre truc est vachement bien
00:31:48puis quand on se retrouve ici
00:31:49le taper politiquement
00:31:51avec beaucoup de cynisme
00:31:52le double discours
00:31:53ça suffit
00:31:54donc on le voit bien
00:31:54la planification
00:31:55comme on l'a fait
00:31:57dans les années 60-70
00:31:58en se posant
00:31:59les bonnes questions
00:32:00ne peut pas avoir
00:32:00un Sénat
00:32:01qui parfois
00:32:01à l'automne
00:32:02nous explique
00:32:03à nous gouvernement
00:32:03qu'on ne supprime pas
00:32:04assez de postes
00:32:05et parfois
00:32:05les mêmes groupes
00:32:06qui font des questions
00:32:07au gouvernement
00:32:07en avril
00:32:08en disant
00:32:08il y a des classes
00:32:09qui ferment
00:32:11stop au double discours
00:32:12aussi
00:32:12donc je le dis
00:32:13ce gouvernement
00:32:16n'a pas d'échéance
00:32:19ce gouvernement
00:32:20n'a pas d'échéance
00:32:22électorale
00:32:22ce qui lui donne
00:32:23une très grande liberté
00:32:24pour regarder
00:32:25dès le mois de novembre
00:32:26et dès le mois de décembre
00:32:27dans la plus grande clarté
00:32:28dans la plus grande transparence
00:32:30dans cet hémicycle
00:32:31les modifications
00:32:31qui pourront être faites
00:32:32sur le budget
00:32:33de l'éducation nationale
00:32:34et là on sera loin
00:32:34des grands discours
00:32:35pour le coup
00:32:36on sera dans le concret
00:32:37amendement
00:32:38contre amendement
00:32:39et pour le coup même
00:32:39la présidente
00:32:40j'ai été piqué au vif
00:32:41sur l'absence
00:32:42de condamnation de violence
00:32:43tout à l'heure
00:32:43mais loyalement
00:32:44les ministres
00:32:45et votre serviteur
00:32:46nous serons à la disposition
00:32:47de tous les présidents
00:32:48de groupe ici
00:32:48quels qu'ils soient
00:32:49pour travailler
00:32:50pour améliorer
00:32:51le budget de l'éducation nationale
00:32:52mais sans démagogie
00:32:54La réponse du premier ministre
00:32:57Sébastien Lecornu
00:32:58à la sénatrice
00:32:59Mélanie Vogel
00:33:00sur la question
00:33:01justement
00:33:02de la réponse politique
00:33:03apportée au mouvement lycéen
00:33:05Félicité Kino
00:33:06qui en reprend
00:33:07le cours du journal
00:33:08et nous le disions
00:33:09le gouvernement
00:33:09tente aussi
00:33:10de pallier
00:33:11la flambée
00:33:11des prix
00:33:12des carburants
00:33:13à la pompe
00:33:14Et pour y arriver
00:33:15Maude Brejon
00:33:15l'a rappelé
00:33:1610 millions de barils
00:33:18à tarifs réduits
00:33:18vont être mis sur le marché
00:33:20de quoi permettre
00:33:21de soulager
00:33:21les portefeuilles
00:33:22des automobilistes
00:33:23et la porte-parole
00:33:24du gouvernement
00:33:25promet une baisse
00:33:26dans les jours à venir
00:33:27en affirmant
00:33:28que le pouvoir d'achat
00:33:29des français
00:33:29est au coeur
00:33:30des préoccupations
00:33:30du gouvernement
00:33:31écoutez-la
00:33:33On va libérer
00:33:3410 millions de barils
00:33:35à un prix
00:33:36significativement inférieur
00:33:37au prix du marché
00:33:38ça fait le lien
00:33:39entre ce que fait
00:33:40le président de la république
00:33:41à l'échelle internationale
00:33:42et les prix à la pompe
00:33:44qui vont très concrètement
00:33:45baisser
00:33:45dans les prochaines semaines
00:33:48donc
00:33:49sans
00:33:50qualifier de crainte
00:33:51la manifestation
00:33:53de samedi
00:33:53c'est bien sûr
00:33:55bien sûr
00:33:56au coeur
00:33:56des préoccupations
00:33:57et au coeur
00:33:58de l'action qu'on mène
00:33:58Voilà donc
00:34:00ce journal
00:34:01de la rédaction
00:34:02avec Félicité Kindoki
00:34:03qui reviendra à 16h
00:34:04pour d'autres informations
00:34:05Nous sommes toujours
00:34:06avec Yoann Uzaï
00:34:07avec Raphaël Steinville
00:34:09nous accueillons
00:34:09Éric de Ritmaten
00:34:10journaliste économique
00:34:12à la rédaction
00:34:13de CNews
00:34:14On parlait tout à l'heure
00:34:15effectivement
00:34:15du point sensible
00:34:16sur le budget
00:34:17c'est les retraites
00:34:18les retraites
00:34:19on va se pencher
00:34:19sur le coût des retraites
00:34:21des agents
00:34:21de la fonction publique
00:34:22un coût de plus en plus lourd
00:34:23pour les caisses de l'État
00:34:24et qui vient
00:34:25tout simplement
00:34:26siphonner les budgets
00:34:27alloués au ministère
00:34:28Oui parce que c'est une étude
00:34:29qui vient de sortir
00:34:30et on découvre
00:34:32enfin
00:34:33j'allais dire
00:34:34que sur un budget
00:34:35alloué au ministère
00:34:36de l'éducation
00:34:37par exemple
00:34:38et bien
00:34:38ce budget est considérable
00:34:40je rappelle
00:34:40que l'éducation
00:34:41c'est 89 milliards
00:34:42sur cette somme
00:34:43vous avez 35%
00:34:46destiné
00:34:46au paiement
00:34:47des retraites
00:34:48des anciens agents
00:34:49de la fonction publique
00:34:50voilà
00:34:50c'est ça qu'on découvre
00:34:51pareil
00:34:52d'ailleurs
00:34:52pour d'autres secteurs
00:34:54vous avez
00:34:54un taux de 30%
00:34:56pour l'intérieur
00:34:57pour le ministère de l'intérieur
00:34:58donc la sécurité publique
00:34:59et ça ouvre les yeux
00:35:0120% pour l'enseignement supérieur
00:35:02ça ouvre les yeux
00:35:03aux français
00:35:04ils voient enfin
00:35:05que lorsque l'État
00:35:06vous parle de budget
00:35:07d'argent
00:35:08difficulté à trouver de l'argent
00:35:09et bien il y a une énorme part
00:35:10de cet argent
00:35:11qui file vers la retraite
00:35:13des fonctionnaires
00:35:14parce qu'aujourd'hui
00:35:14vous avez plus suffisamment
00:35:16d'actifs fonctionnaires
00:35:18ça paraît un paradoxe
00:35:19et trop de retraités fonctionnaires
00:35:22voilà
00:35:22on paye en fait
00:35:23un passé
00:35:23très très lourd
00:35:24et ça grève
00:35:25le budget de l'État
00:35:27alors je vous montrerai
00:35:27quelques chiffres
00:35:28quand vous voudrez
00:35:29on le veut
00:35:30on le veut mon cher Éric
00:35:32on va commencer
00:35:33par le coût des pensions
00:35:34c'est à dire
00:35:35combien l'État
00:35:36consacre d'argent
00:35:37aux pensions
00:35:38des anciens agents
00:35:39de la fonction publique
00:35:40et bien c'est 65 milliards par an
00:35:42alors vous allez me dire
00:35:43ça c'est le premier graphe
00:35:45que je voulais vous montrer
00:35:46combien y a-t-il de retraités
00:35:47aujourd'hui
00:35:48dans la fonction publique
00:35:49ils sont 4 millions
00:35:504 millions
00:35:51voilà
00:35:51c'est 4 millions de fonctionnaires
00:35:53qui sont retraités
00:35:54et vous avez
00:35:555 400 000 fonctionnaires
00:35:57en activité
00:35:58mais effectivement
00:35:59vous voyez
00:35:594 millions de pensionnés
00:36:00ils versent des cotisations
00:36:02on croit toujours
00:36:03que le fonctionnaire
00:36:03ne paye pas de cotisations
00:36:04il en paye une part
00:36:05puisqu'il verse
00:36:06quand même
00:36:06il contribue au hauteur
00:36:07de 7 milliards et demi
00:36:08mais regardez la différence
00:36:09l'État
00:36:10en 165
00:36:11donc il prend où l'argent ?
00:36:13il va le chercher
00:36:14sur les différents ministères
00:36:16et ce qui siphonne
00:36:17finalement
00:36:18les budgets
00:36:19quand vous avez des étudiants
00:36:20qui râlent
00:36:20parce qu'ils n'ont pas assez d'argent
00:36:21il faut leur dire
00:36:22il y en a beaucoup
00:36:23de fonctionnaires
00:36:24d'éducation
00:36:25qui sont retraités
00:36:26il faut penser
00:36:26à leur verser une retraite
00:36:28et c'est sur le budget
00:36:29de l'État
00:36:30bien entendu
00:36:30le deuxième graphe
00:36:32que je voudrais vous montrer
00:36:32c'est le mode
00:36:33de calcul des retraités
00:36:35qui est très particulier
00:36:36dans la fonction publique
00:36:36et d'ailleurs
00:36:37rappelons-le
00:36:38assez avantageux
00:36:39même si ça ne va pas
00:36:40leur faire plaisir
00:36:40quand on leur montre cela
00:36:42nous dans le privé
00:36:43on va calculer
00:36:44notre retraite
00:36:45sur nos 25 meilleures années
00:36:47il y a peu de temps encore
00:36:48c'était 20 années
00:36:49là c'est 25 meilleures années
00:36:50chez les fonctionnaires
00:36:51on prend les 6 derniers mois
00:36:53en général
00:36:54les derniers mois
00:36:55sont les meilleurs
00:36:56et puis on s'arrange
00:36:57dans les administrations
00:36:58pour vous mettre
00:36:58à un poste
00:37:00j'allais dire
00:37:00qui est mieux payé
00:37:01exactement
00:37:02vous avez les 6 derniers mois
00:37:04qui sont meilleurs
00:37:04complètement
00:37:04je vous parlais des cotisations
00:37:06troisième graphe
00:37:08que je vais vous montrer
00:37:08cotisations payées
00:37:10par les fonctionnaires
00:37:10elles rejoignent
00:37:12peu à peu
00:37:12les cotisations du privé
00:37:14ils sont à 11,1%
00:37:16sur leur pension
00:37:17enfin sur les retraites
00:37:19ce qu'on appelle
00:37:19les traitements de fonctionnaires
00:37:2011,3% dans le privé
00:37:22donc vous voyez
00:37:23le privé paye un peu plus
00:37:24mais dans le privé
00:37:25qu'est-ce qui se passe
00:37:26votre employeur
00:37:27il paye 17% de cotisation
00:37:30donc il contribue
00:37:32malgré ça
00:37:32malheureusement
00:37:33il y a quand même un déficit
00:37:34mais dans la fonction publique
00:37:35il n'y a pas
00:37:35l'État ne cotise pas
00:37:37il préfère payer
00:37:37chaque année
00:37:38on verra bien
00:37:39et donc il va greffer
00:37:41comme je le disais
00:37:41les différents budgets
00:37:43des ministères
00:37:44et donc c'est pour ça
00:37:45peut-être qu'on peut se poser
00:37:46la question
00:37:46est-ce que l'État
00:37:47ne ferait pas mieux
00:37:47de payer lui
00:37:48une cotisation régulièrement
00:37:50au moins il saurait
00:37:51où il va
00:37:52ça c'est le troisième exemple
00:37:53que je voulais donner
00:37:54en tout cas
00:37:54la troisième illustration
00:37:55et puis on va terminer
00:37:57par ce camembert
00:37:59je n'ai pas pu vous sortir tout
00:38:01bien entendu
00:38:02ce sera impossible
00:38:03mais si vous regardez
00:38:04les quatre premières dépenses majeures
00:38:05je ne parle pas là
00:38:08de la sécurité sociale
00:38:09parce que c'est d'autres budgets
00:38:10les quatre dépenses majeures
00:38:12pour l'État
00:38:13vous avez vu
00:38:14c'est par l'an
00:38:15l'éducation
00:38:1589 milliards
00:38:17un quart
00:38:17un quart
00:38:17les intérêts de la dette
00:38:18dont on parle très souvent
00:38:19c'est ça
00:38:19la défense aussi
00:38:20parce que c'est important
00:38:21l'éducation
00:38:22parce que c'est le premier poste
00:38:24exactement
00:38:24et les retraites des fonctionnaires
00:38:26qui sont un quart aussi
00:38:27voilà
00:38:28donc c'est le
00:38:29mais attendez
00:38:29parce que les fonctionnaires
00:38:30on dit souvent
00:38:31est-ce qu'on devrait ajouter
00:38:32de la capitalisation
00:38:33en retraite
00:38:34et on dit souvent
00:38:36ça existe déjà
00:38:37pour les fonctionnaires
00:38:37expliquez-moi ça
00:38:38alors ça c'est un paradoxe
00:38:39parce que quand vous avez eu
00:38:40Jean-Paul Delevoye
00:38:41qui à l'époque proposait
00:38:42pour la retraite du privé
00:38:44effectivement
00:38:45d'avoir une retraite à points
00:38:46par capitalisation
00:38:47tout le monde
00:38:48ah non
00:38:48il ne faut surtout pas faire ça
00:38:49ça serait une erreur
00:38:50il se trouve que dans la fonction publique
00:38:52on l'a
00:38:52ça s'appelle
00:38:53la retraite à points
00:38:54la retraite additionnelle
00:38:55fonction publique
00:38:56c'est une retraite
00:38:57donc qui est vraiment intéressante
00:38:59puisque ça permet
00:39:00d'accumuler des points
00:39:02ces points ont une cotation
00:39:03et puis ça ajoute
00:39:05en partant à la retraite
00:39:07donc une petite pension supplémentaire
00:39:09de même que pour ceux
00:39:10qui sont contractuels
00:39:11c'est-à-dire qu'ils ne sont pas
00:39:12directement liés
00:39:13à la fonction publique
00:39:14mais c'est contractuel
00:39:15des non titulaires
00:39:15il y a l'IRCANTEC
00:39:17qui est une caisse
00:39:18également à part
00:39:19que j'ai interviewé d'ailleurs
00:39:20sur CNews
00:39:21le président est venu
00:39:22nous en parler
00:39:23qui est bénéficiaire
00:39:24qui marche très très bien
00:39:25donc vous voyez que finalement
00:39:26dans la fonction
00:39:27on est géré par des agents
00:39:28de la fonction publique
00:39:29ceux qui font le budget
00:39:30ils devraient un petit peu
00:39:31regarder comment ça fonctionne
00:39:32parce qu'il y a peut-être
00:39:33des idées à prendre
00:39:34pour également le priver
00:39:35dans le futur
00:39:35alors la grande question
00:39:36là on ne parle pas
00:39:37des fonctionnaires
00:39:38mais des retraités du privé
00:39:40la plupart du temps
00:39:41c'est de savoir
00:39:42s'ils doivent participer
00:39:43au budget
00:39:44à l'effort national
00:39:46écoutez ce que dit
00:39:47le ministre de l'économie
00:39:48ce matin
00:39:49il en parlait
00:39:59écoutez
00:39:59Roland Lescure
00:40:00qui parle des retraites
00:40:04si on veut financer
00:40:05des priorités
00:40:06et je pense que la jeunesse
00:40:07doit être une de nos priorités
00:40:09absolues
00:40:09il faut faire des sacrifices
00:40:11non mais c'est pas des sacrifices
00:40:12c'est demander aux retraités
00:40:15de contribuer à l'effort national
00:40:16on nous l'a reproché
00:40:1725% de la population
00:40:19aujourd'hui
00:40:1910% de l'effort
00:40:20de contribuer à l'effort
00:40:22pour pouvoir continuer
00:40:23à financer des priorités
00:40:25et éviter de se retrouver
00:40:26à subir
00:40:28moi ce qui m'inquiète
00:40:29c'est que si on ne fait rien
00:40:30on se retrouverait dans une situation
00:40:33bien plus difficile
00:40:33c'est quand même assez étonnant
00:40:38juste un douze euphémisme
00:40:39ils sont vraiment extraordinaires
00:40:40c'est pas un sacrifice
00:40:41on va simplement leur faire les poches
00:40:43voilà
00:40:43non mais il ne s'agit même plus
00:40:45de leur faire les poches
00:40:45à ce niveau là
00:40:46c'est du vol
00:40:47voilà
00:40:47le gouvernement
00:40:48est en train de voler
00:40:49les français
00:40:50tout ça pour payer quoi
00:40:51pour payer
00:40:52leurs propres erreurs
00:40:53donc c'est évidemment scandaleux
00:40:55ça suffit de faire les poches
00:40:56des français
00:40:56en fait
00:40:57parce que la plupart des français
00:40:58ont déjà du mal
00:40:59à boucler leur budget
00:41:00à aller faire des courses
00:41:01quand on est à peine
00:41:02le 15 du mois
00:41:03donc ça n'est plus possible
00:41:04qu'ils fassent des économies
00:41:06des véritables économies
00:41:07vous voyez
00:41:08s'ils n'avaient pas cédé
00:41:08aux socialistes
00:41:09en revenant sur la réforme
00:41:11des retraites
00:41:11et bien ça aurait permis
00:41:12là aussi de faire des économies
00:41:14par exemple
00:41:14et les exemples
00:41:15on peut les multiplier
00:41:16la réalité c'est qu'il ne faut pas
00:41:18baisser les pensions
00:41:19parce que les retraités
00:41:20ont cotisé
00:41:21beaucoup de retraités
00:41:22ne sont pas des nantis
00:41:23il faudra simplement
00:41:25travailler plus
00:41:25quand ce sera possible
00:41:26quand on a un métier
00:41:27qui n'est pas pénible
00:41:28pardon
00:41:28quand on est enseignant
00:41:29quand on est journaliste
00:41:30quand on n'a pas un métier
00:41:31qui est très physique
00:41:32et bien on pourra travailler
00:41:33plus longtemps
00:41:34effectivement
00:41:35ça me semble normal
00:41:36il y a des candidats
00:41:37qui disent cela
00:41:37pour moi ils disent la vérité
00:41:39Edouard Philippe
00:41:40Gabriel Attal
00:41:41Bruno Retailleau
00:41:42Éric Zemmour
00:41:43ils ont sent en commun
00:41:44sur cette thématique là
00:41:45on sent en commun
00:41:46et pour moi
00:41:46c'est un discours de vérité
00:41:48et Sébastien Lecornu
00:41:49a dit que ce budget
00:41:50était le budget
00:41:52le moment de clarification
00:41:54on écoute le premier midi
00:41:55c'était tout à l'heure au Sénat
00:41:56si le gouvernement
00:41:58est prêt
00:41:59et a été prêt
00:42:00un compromis une fois
00:42:01il l'est de nouveau
00:42:02cela va sans dire
00:42:02maintenant
00:42:03c'est le moment aussi
00:42:04de la grande clarification
00:42:05j'ai vu les propositions
00:42:06que votre famille politique
00:42:08a formulées
00:42:09à Blois
00:42:10j'ai suivi quelques débats
00:42:11aussi télévisés
00:42:12dans le cadre
00:42:13de votre primaire
00:42:14un candidat
00:42:15a gagné
00:42:16maintenant
00:42:17c'est le moment aussi
00:42:18de la clarification
00:42:18entre nous
00:42:19sur ce qui peut être fait
00:42:20dès maintenant
00:42:20et ce qui doit attendre
00:42:21l'élection présidentielle
00:42:22pour le seul service
00:42:24de l'intérêt général
00:42:25alors clarification
00:42:26c'est un peu comme
00:42:27la main qui tremble
00:42:28il y a des expressions
00:42:29comme ça
00:42:30qui sont utilisées
00:42:31et en réalité
00:42:32ça n'améliore pas
00:42:33la situation des français
00:42:34c'est exactement
00:42:35lorsque monsieur Lescure
00:42:37nous parle de sacrifice
00:42:38on a l'impression
00:42:38qu'on nage en pleine
00:42:39neuve langue
00:42:40où les mots
00:42:40qui sont envoyés
00:42:41ne signifient plus rien
00:42:43sinon le contraire
00:42:43de ce qu'ils sont censés
00:42:46signifier
00:42:46lorsqu'il parle
00:42:47de clarification
00:42:48on a bien compris
00:42:49qu'en réalité
00:42:51il s'adresse
00:42:52aux socialistes
00:42:53mais lui
00:42:54que peut-il encore
00:42:55monnayer
00:42:55avec les socialistes
00:42:56qu'il n'a déjà cédé
00:42:58pour pouvoir
00:42:59se maintenir au pouvoir
00:42:59on voit que lui aussi
00:43:01ses poches sont vides
00:43:02et ses solutions
00:43:03pour pouvoir finalement
00:43:04passer au terme
00:43:06d'une négociation
00:43:07avec les uns
00:43:08et les autres
00:43:08ses marges de manœuvre
00:43:10sont extrêmement tenues
00:43:11sinon introuvables
00:43:12c'est ça quand même
00:43:13la réalité
00:43:14la grande clarification
00:43:15c'est de dire
00:43:15qu'il ne peut plus
00:43:16rien faire en l'état
00:43:17avec une assemblée nationale
00:43:19totalement archipédisée
00:43:20qui n'arrive à se mettre
00:43:21d'accord sur rien
00:43:22et qui ne comprend pas
00:43:23les urgences
00:43:25auxquelles la France
00:43:26doit faire face
00:43:26c'est pour ça que
00:43:28quel que soit le président élu
00:43:29il faudra qu'il ait
00:43:30une majorité
00:43:31à l'assemblée nationale
00:43:32bien sûr
00:43:32on le souhaite
00:43:33j'espère que les français
00:43:35l'ont compris
00:43:35parce que si jamais
00:43:36le président élu
00:43:37n'a pas de majorité
00:43:38on est reparti
00:43:39pour le même bazar
00:43:41et la France
00:43:42ne peut plus
00:43:42se permettre cela
00:43:43parce que d'abord
00:43:43nous serions sanctionnés
00:43:44très durement
00:43:45par les marchés
00:43:45nous le sommes déjà
00:43:46vous avez entendu
00:43:47la présidente du FMI
00:43:48bien sûr
00:43:49il faut faire le ménage
00:43:50et encore une fois
00:43:51je le dis
00:43:51quel que soit le président élu
00:43:52le fait qu'il n'ait pas
00:43:53de majorité
00:43:54n'est pas d'une option
00:43:55et c'est vrai
00:43:56sur tous les sujets
00:43:56c'est vrai sur les questions
00:43:57budgétaires
00:43:57mais c'est vrai sur les questions
00:43:58qui concernent
00:44:00mais aussi au premier plan
00:44:01les français
00:44:01notamment les questions
00:44:02de l'immigration
00:44:03il faut avoir une majorité
00:44:04pour pouvoir trancher
00:44:05ces sujets
00:44:06qui sont absolument fondamentaux
00:44:08allez dans un instant
00:44:09on se retrouve sur CNews
00:44:10avec bien sûr
00:44:11quelques autres questions
00:44:12au gouvernement
00:44:13on parlera des lycées
00:44:15aussi
00:44:15avec notre envoyé spécial
00:44:17à Nantes
00:44:19qui a pu intégrer
00:44:20aussi des étudiants
00:44:23bloqueurs
00:44:24à la fac de Nantes
00:44:25et puis
00:44:26cette question
00:44:27que je vous soumettais
00:44:29dans mon éditorial
00:44:30c'est à dire
00:44:30le maire de Mandelieu
00:44:32qui sera avec nous
00:44:33et qui nous expliquera
00:44:35que l'état
00:44:36l'oblige à construire
00:44:382345 logements sociaux
00:44:40dans le plus vite possible
00:44:42alors qu'il a
00:44:43sur sa commune
00:44:4485%
00:44:4585%
00:44:46de terrain inondable
00:44:47à tout de suite
00:44:51dans un instant
00:44:52on verra la question
00:44:54des logements sociaux
00:44:55avec le maire de Mandelieu
00:44:56Lannapoule
00:44:56qui sera avec nous
00:44:57mais pour l'heure
00:44:57c'est les questions
00:44:58gouvernement au Sénat
00:44:59avec madame Anne Chin
00:45:01l'archer des républicains
00:45:02qui interroge le gouvernement
00:45:03sur le coût des violences
00:45:046 millions
00:45:05en Occitanie
00:45:064 millions
00:45:07en Grand Est
00:45:094 millions
00:45:10un triste bilan
00:45:12qui n'est que provisoire
00:45:13mais qui va payer
00:45:15l'addition
00:45:15monsieur le ministre
00:45:16et les filles
00:45:18et les filles
00:45:20qui tirent les ficelles
00:45:21et instrumentalisent
00:45:21ces jeunes
00:45:23nos collectivités
00:45:24locales vertueuses
00:45:26elles ne doivent pas
00:45:28avoir à payer
00:45:29car la sécurité
00:45:30et l'ordre public
00:45:32incombe à l'Etat
00:45:33seul
00:45:34c'est votre responsabilité
00:45:36alors monsieur le ministre
00:45:37l'Etat
00:45:38va-t-il payer ?
00:45:40pour vous répondre
00:45:43la parole est à
00:45:45monsieur le ministre de l'Intérieur
00:45:47monsieur Laurent Nunez
00:45:49merci beaucoup monsieur le président
00:45:51mesdames et messieurs les sénateurs
00:45:52madame la sénatrice
00:45:55vous dénoncez à juste titre
00:45:57les débordements graves
00:45:59qu'il y a eu lieu
00:46:00en marge
00:46:01en marge du mouvement
00:46:02des lycéens
00:46:03débordements graves
00:46:04qui se sont traduits
00:46:05et le premier ministre
00:46:06a employé le terme
00:46:07par des violences urbaines
00:46:08et des scènes
00:46:08d'émeute
00:46:11vous avez dit
00:46:12dans votre question
00:46:13pardon
00:46:13que nous laissions faire
00:46:15pardon
00:46:16on ne laisse pas faire
00:46:17les forces de sécurité intérieure
00:46:19ont des consignes
00:46:20extrêmement strictes
00:46:21que l'on me reproche
00:46:22par ailleurs
00:46:22sur d'entre-bans
00:46:23dans cet hémicycle
00:46:24ou à l'Assemblée nationale
00:46:25qui sont des consignes
00:46:26d'intervention
00:46:27en faisant un usage
00:46:28proportionné de la force
00:46:30non madame la sénatrice
00:46:31nous ne laissons pas faire
00:46:33que les choses soient
00:46:34claires et soient dites
00:46:35l'état est fort
00:46:36et l'état est ferme
00:46:37il ne laisse pas faire
00:46:38alors vous avez raison
00:46:40il y a des dégâts
00:46:41qui sont extrêmement importants
00:46:42et qui touchent notamment
00:46:43mais pas que
00:46:44qui touchent du bâtimentaire
00:46:46et donc à la charge
00:46:47des collectivités locales
00:46:48notamment les collectivités
00:46:50régionales
00:46:50et évidemment
00:46:51chaque fois que cela est possible
00:46:53et Gérald Darmanin
00:46:54a adressé au procureur
00:46:55de la République
00:46:55une instruction
00:46:56qui est très claire là-dessus
00:46:57sur le lien de causabilité
00:46:59qu'il faut établir
00:46:59chaque fois que nous le pouvons
00:47:00entre une infraction pénale
00:47:02et une responsabilité civile
00:47:04et c'est bien d'ailleurs
00:47:05pour cela
00:47:05suite évidemment
00:47:06au débordement
00:47:07qu'il y a eu à l'issue
00:47:08des deux finales
00:47:09des Lugues des Champions
00:47:10et puis aussi
00:47:11suite à ce que nous vivons
00:47:12actuellement
00:47:12que nous présenterons
00:47:15un projet de loi
00:47:15casseur-payeur
00:47:16qui viendra en débat
00:47:17le 27 octobre
00:47:18que je défendrai devant vous
00:47:19pour aller encore plus loin
00:47:21dans la mise en cause
00:47:21de la responsabilité civile
00:47:23et créer une responsabilité
00:47:25solidaire
00:47:25qui permettra
00:47:26d'aller chercher
00:47:27la responsabilité
00:47:28de l'ensemble
00:47:28des participants
00:47:29à un attroupement
00:47:30et pas seulement
00:47:31des responsables
00:47:32des violences
00:47:331. nous ne laissons pas faire
00:47:352. nous irons chercher
00:47:36les responsabilités
00:47:37s'il le faut
00:47:38avec un nouveau texte
00:47:41Madame Chien-Larcher
00:47:42Oui je vous remercie
00:47:43Monsieur le Ministre
00:47:44mais quand vous doutez
00:47:45que vous ne laissez pas faire
00:47:46cette question
00:47:46de Madame Chien-Larcher
00:47:49qui reprend la parole
00:47:50on écoute
00:47:52et ça fait des années
00:47:53sincèrement
00:47:53des années
00:47:54que la casse
00:47:55est impunie
00:47:56dans notre pays
00:47:57ça fait des années
00:47:58aussi que vous vous défaussez
00:47:59sur les collectivités
00:48:00vous les avez citées
00:48:01ce sont les régions
00:48:01les régions
00:48:02elles sont vertueuses
00:48:03comme les collectivités
00:48:04qu'est-ce que nous faisons
00:48:05ici au Sénat
00:48:06nous défendons les régions
00:48:07nous défendons les mairies
00:48:09nous défendons
00:48:09les communautés de communes
00:48:10et les départements
00:48:11ils n'en peuvent plus
00:48:13d'être ponctionnés
00:48:14empêchés
00:48:15entravés
00:48:16pour pallier quoi
00:48:17l'impuissance de l'Etat
00:48:22La parole est à notre collègue
00:48:24Yves Blutven
00:48:25pour le groupe
00:48:26Union centriste
00:48:26et indépendant
00:48:29Voilà donc
00:48:30la question
00:48:31de Madame Chien-Larcher
00:48:32et la réponse
00:48:33de Laurent Nunez
00:48:35un commentaire
00:48:36là-dessus
00:48:37sur
00:48:38le ministre
00:48:39de l'Intérieur
00:48:40qui rend hommage
00:48:41aux forces de l'ordre
00:48:43et qui dit
00:48:43bah non
00:48:43on n'est pas là
00:48:45à ne rien faire
00:48:46même si
00:48:48effectivement
00:48:48le président de la République
00:48:49a demandé aux policiers
00:48:51de l'empathie
00:48:52on se souvient aussi
00:48:54du ministre de l'Intérieur
00:48:56qui a parlé
00:48:56de proportionnalité
00:48:57bon
00:48:58et ce sont
00:48:59voilà
00:48:59ce sont des mots
00:49:00qui interrogent aussi
00:49:01les forces de police
00:49:03qu'on invite régulièrement
00:49:06ici même
00:49:07sur ce plateau
00:49:08on a l'occasion
00:49:09d'y revenir
00:49:10le conseil constitutionnel
00:49:12qu'est-ce qui se passe
00:49:13avec le conseil constitutionnel
00:49:14et bien
00:49:15il y a
00:49:16un problème
00:49:17entre
00:49:18deux partis politiques
00:49:19en l'occurrence
00:49:20il y a
00:49:21des partis politiques
00:49:21qui voudraient
00:49:23réformer
00:49:24certaines choses
00:49:25via le référendum
00:49:26et puis
00:49:26il y a
00:49:28comment dirais-je
00:49:29monsieur Ferrand
00:49:31qui est le président
00:49:33du conseil constitutionnel
00:49:34qui dit
00:49:34ben non en fait
00:49:36qui est dans son droit
00:49:37et qui dit
00:49:38voilà
00:49:38le conseil constitutionnel
00:49:40n'a pas à
00:49:40prendre en considération
00:49:42ces changements
00:49:44par référendum
00:49:45il y a eu une bataille
00:49:46entre l'article 11
00:49:47qui certes
00:49:48a été utilisé
00:49:49par le général de Gaulle
00:49:50en 1962
00:49:51pour réviser
00:49:52la constitution
00:49:53pour appliquer
00:49:53le chiffrage universel
00:49:54et puis
00:49:56il y a
00:49:57l'article 89
00:49:58qui lui
00:49:58est dédié
00:49:59à la révision
00:50:00de la constitution
00:50:01alors je ne sais pas
00:50:02si monsieur Zerbib
00:50:03est avec nous
00:50:04et on va l'avoir
00:50:05dans un instant
00:50:06pour nous expliquer
00:50:07parce qu'on a quand même
00:50:08besoin de
00:50:09quelques
00:50:10on a besoin
00:50:11de quelques lumières
00:50:12là-dessus
00:50:12sur l'article 11
00:50:13et sur l'article
00:50:1489
00:50:15en tout cas
00:50:16notre reporter
00:50:17du service politique
00:50:18Elodie Huchard
00:50:19a posé la question
00:50:20tout à l'heure
00:50:20à Maude Bréjean
00:50:21en conseil des ministres
00:50:22en débrief du conseil des ministres
00:50:24sur ce qu'il en était
00:50:25et voici la réponse
00:50:26de la porte-parole du gouvernement
00:50:28j'ai une question
00:50:28sur Richard Ferrand
00:50:30qui a déclaré
00:50:31que la promesse
00:50:31de Marine Le Pen
00:50:32de réviser la constitution
00:50:34par référendum
00:50:35n'était pas possible
00:50:36le RN explique
00:50:37que selon eux
00:50:38il est sorti de son rôle
00:50:39de neutralité politique
00:50:40est-ce qu'il est sorti
00:50:41de son rôle
00:50:41Richard Ferrand
00:50:42ou est-ce qu'il est
00:50:42selon vous
00:50:43dans son rôle
00:50:44quand il commande
00:50:45justement cette proposition
00:50:45le conseil constitutionnel
00:50:47est indépendant
00:50:48et il n'appartient pas
00:50:49à la porte-parole
00:50:50du gouvernement
00:50:50de commenter
00:50:52les propos
00:50:53de Richard Ferrand
00:50:55et les publications
00:50:56du conseil constitutionnel
00:50:57en compte-rendu
00:50:58de conseil des ministres
00:50:58et voilà ce que disait
00:51:00Jordan Bardella
00:51:01le président du
00:51:02Rassemblement National
00:51:03qui réagissait
00:51:04aux propos
00:51:05de Richard Ferrand
00:51:06qui s'opposait
00:51:07justement
00:51:08à toute question
00:51:08de référendum
00:51:12on écoute
00:51:14sur CNews
00:51:18je l'appelle
00:51:19à respecter
00:51:21la constitution française
00:51:22et à respecter
00:51:24son devoir
00:51:25de réserve
00:51:26quand on est
00:51:27le président
00:51:28de l'une des cours
00:51:29les plus importantes
00:51:30de notre pays
00:51:31et de l'état de droit
00:51:31on ne se comporte pas
00:51:33en petit militant
00:51:35du parti socialiste
00:51:36qui fait campagne
00:51:38contre un mouvement
00:51:38politique
00:51:39donc le peuple français
00:51:41a le droit
00:51:41d'être consulté
00:51:42par référendum
00:51:43si les français
00:51:44nous accordent
00:51:45leur confiance
00:51:45les français
00:51:46seront consultés
00:51:47par référendum
00:51:47voilà donc
00:51:49ce que dit
00:51:49Jordan Bardella
00:51:50dans un instant
00:51:51nous serons
00:51:52avec l'avocat
00:51:53et constitutionnaliste
00:51:54Léonard Zerbib
00:51:56on a besoin
00:51:56quand même
00:51:56des lumières
00:51:58là-dessus
00:51:58mais en tout cas
00:51:58c'est une polémique
00:51:59qui commence
00:52:01Raphaël Steinville
00:52:02oui qu'on se sentait
00:52:03venir
00:52:03mais pour répondre
00:52:04peut-être d'abord
00:52:05à Richard Ferrand
00:52:06tous les constitutionnalistes
00:52:08aujourd'hui
00:52:09ne sont pas d'accord
00:52:10sur la manière
00:52:10dont on peut interpréter
00:52:12l'article 11
00:52:13et certains
00:52:15considèrent
00:52:16qu'il serait envisageable
00:52:17de l'utiliser
00:52:18justement
00:52:18pour un référendum
00:52:21sur la constitution
00:52:23la deuxième chose
00:52:24c'est qu'on voit
00:52:25à travers
00:52:25cette prise de position
00:52:28assez inédite
00:52:29du président
00:52:30du conseil constitutionnel
00:52:32une volonté
00:52:33une volonté
00:52:33d'entraver
00:52:34toute possibilité
00:52:35de réforme
00:52:37radicale
00:52:37de notre politique
00:52:39par le président
00:52:41par Richard Ferrand
00:52:42et c'est problématique
00:52:44dans cette campagne
00:52:45c'est d'une certaine manière
00:52:47consacrer
00:52:48une démocratie
00:52:49sans le peuple
00:52:50c'est-à-dire que
00:52:50en permanence
00:52:51ces gens-là
00:52:53invoquent la démocratie
00:52:55mais dès lors
00:52:55qu'il s'agit
00:52:56de remettre
00:52:57au peuple français
00:52:58les clés
00:52:59pour trancher
00:53:00un certain
00:53:01de questions cruciales
00:53:03tout d'un coup
00:53:03il faudrait
00:53:04ne pas l'entendre
00:53:06ne pas l'écouter
00:53:06que je sache
00:53:07je n'ai pas vu
00:53:09de grand monde
00:53:10s'offusquer
00:53:11qu'Emmanuel Macron
00:53:13lors des débats
00:53:14sur l'euthanasie
00:53:15invoque la possibilité
00:53:17de trancher
00:53:17cette question-là
00:53:18par référendum
00:53:19et pourtant
00:53:19on est exactement
00:53:20dans le même cadre
00:53:20justement
00:53:21avant de retrouver
00:53:23Léonard Zerbib
00:53:24qui justement
00:53:25va nous donner
00:53:26ses lumières
00:53:27sur l'article 11
00:53:27ou article 89
00:53:30Max Brisson
00:53:31aux questions
00:53:32au gouvernement
00:53:33des républicains
00:53:34interpelle justement
00:53:35le gouvernement
00:53:36on écoute
00:53:36promesse du nouveau monde
00:53:382026
00:53:39la jeunesse
00:53:40est dans la rue
00:53:41mêlant précarité
00:53:43du quotidien
00:53:44et angoisse
00:53:45dans l'avenir
00:53:46à la spontanéité
00:53:48lycéenne
00:53:48hélas
00:53:49a très vite succédé
00:53:51l'instrumentalisation
00:53:52des blocus
00:53:53par l'ultra gauche
00:53:54et les artisans
00:53:56du chaos
00:53:5610 ans
00:53:57d'échecs
00:53:58ont fait le lit
00:53:58de ce mouvement
00:53:59la France insoumise
00:54:01s'en est emparée
00:54:02son seul
00:54:03et unique objectif
00:54:05casser
00:54:05brûler
00:54:07piller
00:54:08en toute impunité
00:54:10récupérer
00:54:10manipuler
00:54:13instrumentaliser
00:54:13ces jeunes
00:54:14sont devenus
00:54:15la chair à canon
00:54:16d'un projet politique
00:54:17violent
00:54:18monsieur le ministre
00:54:20comment
00:54:22comptez-vous
00:54:22contrer
00:54:23l'emprise
00:54:24de la France insoumise
00:54:25sur notre jeunesse
00:54:29pour vous répondre
00:54:30monsieur le ministre
00:54:31de l'éducation nationale
00:54:32monsieur Jeffrey
00:54:36merci monsieur le président
00:54:37monsieur le sénateur
00:54:39le premier élément
00:54:40que je souhaite partager
00:54:41avec vous
00:54:41c'est qu'effectivement
00:54:42nous avons pour la première fois
00:54:43notre histoire
00:54:43le premier ministre
00:54:44l'a dit tout à l'heure
00:54:45148 personnels
00:54:46d'éducation nationale
00:54:46qui ont été blessés
00:54:49de manière directe
00:54:50par des actes volontaires
00:54:52commis par des émeutiers
00:54:53et parfois
00:54:53par leurs propres élèves
00:54:55et les condamnations
00:54:57ont été
00:54:58d'une sonorité inégale
00:55:01selon le positionnement
00:55:02des uns et des autres
00:55:03sur le spectre
00:55:04deuxième élément
00:55:06y a-t-il eu
00:55:06instrumentalisation
00:55:07par la France insoumise
00:55:08du mouvement
00:55:08la réponse est évidemment
00:55:10oui
00:55:11depuis le début
00:55:13dès le début
00:55:14des mouvements
00:55:14il y a des députés
00:55:15la France insoumise
00:55:16qui non seulement
00:55:17étaient dans les établissements
00:55:18où il y avait des mouvements
00:55:19mais qui ont fait le tour
00:55:20des établissements
00:55:20autour
00:55:21et qui ont ouvertement
00:55:23incité au blocage
00:55:25il y a eu
00:55:26il y a eu
00:55:27des députés
00:55:28ou des élus
00:55:29plus exactement
00:55:30un élu en l'occurrence
00:55:31le maire de Saint-Euny
00:55:32qui a dit que la violence
00:55:33pouvait être légitime
00:55:34il y a des propos
00:55:35comme celui
00:55:36employé par Jean Mélenchon
00:55:37de discipline
00:55:37de combat
00:55:39il y a
00:55:39pas plus tard qu'hier
00:55:40un tract
00:55:41de la section LFI
00:55:42de Suren
00:55:43dirigé contre un proviseur
00:55:44qui voulait sécuriser
00:55:45son établissement
00:55:46avec son portrait
00:55:47et son nom
00:55:49et nous avons entendu
00:55:50en tout
00:55:50et il y a effectivement
00:55:51des plaintes
00:55:52et des articles 40
00:55:53à chaque fois
00:55:54et on a entendu
00:55:56en guise de réponse
00:55:56une coordination
00:55:57assez générale
00:55:58de la violence
00:56:00j'attends de voir
00:56:01les actes
00:56:01qui seront tirés
00:56:01par la France insoumise
00:56:02y compris sur sa section
00:56:04LFI
00:56:05de Suren
00:56:06donc quand on souffle
00:56:07sur les braises
00:56:08très clairement
00:56:08on ne peut pas
00:56:09se dédouaner
00:56:09de l'incendie
00:56:11et je pense
00:56:12qu'il y a aujourd'hui
00:56:12une responsabilité
00:56:13politique
00:56:14de la France insoumise
00:56:15à avoir
00:56:16très ouvertement
00:56:17à avoir
00:56:18très ouvertement
00:56:18incité au blocage
00:56:20alors même
00:56:21que toutes les voies
00:56:22démocratiques
00:56:23de la liberté
00:56:23de manifester
00:56:24la plateforme
00:56:25mise à disposition
00:56:26des élèves
00:56:27etc
00:56:27était ouverte
00:56:29maintenant
00:56:30je n'oublie pas non plus
00:56:31que tout ceci
00:56:32est intervenu
00:56:32une semaine après
00:56:33que j'ai publié
00:56:34une circulaire
00:56:34qui interdisait
00:56:35toute forme
00:56:36de campagne politique
00:56:37à l'intérieur
00:56:37des établissements
00:56:44Ce ministre
00:56:45je vous entends
00:56:46mais il n'empêche
00:56:46que depuis le début
00:56:48le gouvernement
00:56:49tâtonne
00:56:49d'abord il lève
00:56:50le blocus
00:56:51puis il ferme
00:56:52les lycées
00:56:52avant de retirer
00:56:54la police
00:56:54au premier coup
00:56:55de semence
00:56:55de monsieur Mélenchon
00:56:56tout cela
00:56:57dans un formidable
00:56:58en même temps
00:56:59pas de réplique
00:57:00aux artisans du chaos
00:57:01pas de réponse
00:57:02aux inquiétudes
00:57:03de la jeunesse
00:57:03aux casseurs
00:57:04nous devons dire
00:57:05pas de place
00:57:07pour lâcher
00:57:07le désordre
00:57:08dans la République
00:57:09aux jeunes
00:57:10nous devons leur donner
00:57:11confiance dans l'avenir
00:57:12sauf que monsieur le ministre
00:57:14le macronisme
00:57:15a déjà dix ans
00:57:16dix ans manqués
00:57:18pour empêcher
00:57:19la jeunesse
00:57:20de s'enfermer
00:57:20dans les mensonges
00:57:21et les chimères
00:57:22des démagogues
00:57:23laissant croire
00:57:24que l'oisiveté
00:57:25et la paresse
00:57:26sont des idéaux
00:57:27de société
00:57:28dix ans manqués
00:57:29pour lui redonner
00:57:30le goût du travail
00:57:31de l'exigence
00:57:32de l'effort
00:57:33et du mérite
00:57:34le rendez-vous
00:57:36du macronisme
00:57:36avec la jeunesse
00:57:37est manquée
00:57:38nul doute
00:57:39que d'autres
00:57:40mieux que vous
00:57:41seront tenir un discours
00:57:43de vérité
00:57:43de franchise
00:57:44et d'honnêteté
00:57:45pour enfin redonner
00:57:47une espérance
00:57:47à la jeunesse de France
00:57:50merci
00:57:50la parole est à notre collègue
00:57:53Colombe Brossel
00:57:54pour le groupe socialiste
00:57:55écologiste
00:57:56cette clarification
00:57:58à la fois
00:57:58de monsieur Brisson
00:57:59sénateur Brisson
00:58:00et du ministre
00:58:01Geoffrey
00:58:02qui une fois de plus
00:58:03incrimine
00:58:04la France insoumise
00:58:05soit
00:58:05mais
00:58:06c'est bien
00:58:08d'incriminer
00:58:09mais en attendant
00:58:09il ne se passe rien
00:58:11d'abord il fait
00:58:12un constat
00:58:13qui est juste
00:58:13ça a été démontré
00:58:16la France insoumise
00:58:18est en partie
00:58:18à l'origine
00:58:19de ce mouvement
00:58:20elle a soufflé
00:58:20sous les braises
00:58:21et a armé
00:58:22moralement
00:58:23les émeutiers
00:58:24donc ils sont
00:58:25en partie
00:58:25responsables
00:58:26évidemment
00:58:26des dégradations
00:58:28qui ont eu lieu
00:58:29et même
00:58:29de certaines attaques physiques
00:58:30puisque je le redis
00:58:31ils ont armé
00:58:32moralement
00:58:32ces émeutiers
00:58:33ce qui est gravissime
00:58:34seulement
00:58:34Jean-Luc Mélenchon
00:58:35est un candidat
00:58:36à l'élection
00:58:37présidentielle
00:58:38nous sommes dans une démocratie
00:58:39donc il appartiendra
00:58:40aux électeurs
00:58:41de trancher
00:58:42on peut le regretter
00:58:43on a un parti antisémite
00:58:45on a un parti
00:58:45qui collabore
00:58:46avec les islamistes
00:58:46on a un parti de factieux
00:58:47qui peut se présenter
00:58:48à l'élection présidentielle
00:58:49bon j'entends
00:58:50que Bruno Retailleau
00:58:51par exemple
00:58:52voudrait interdire
00:58:53la France insoumise
00:58:53nous sommes dans une démocratie
00:58:55les électeurs vont trancher
00:58:56il appartient aux responsables politiques
00:58:58de faire campagne
00:58:59pour démontrer
00:58:59aux français
00:59:00le danger
00:59:01que représente
00:59:02pour notre pays
00:59:03le leader
00:59:03de la France insoumise
00:59:04alors revenons sur
00:59:05l'affaire du conseil constitutionnel
00:59:07que Raphaël Steinville
00:59:09comme on dirait
00:59:10je résumais tout à l'heure
00:59:11nous sommes avec
00:59:11Léonard Zerbib
00:59:12constitutionnaliste
00:59:13et avocat
00:59:14finalement
00:59:15expliquez-moi
00:59:16qu'est-ce que c'est
00:59:17que cette histoire
00:59:18d'article 11
00:59:19et d'article 89
00:59:21parce qu'en gros
00:59:22monsieur Richard Ferrand
00:59:23dit non
00:59:24il y a un seul article
00:59:25pour réviser la constitution
00:59:27c'est l'article 89
00:59:28et monsieur Bardella
00:59:29ou aussi monsieur Retailleau
00:59:30parce qu'il avait parlé
00:59:31de référendum
00:59:32il y a aussi l'article 11
00:59:33puisque De Gaulle
00:59:34l'avait utilisé
00:59:35en 1962
00:59:37pour mettre
00:59:38le suffrage universel
00:59:39à l'élection présidentielle
00:59:40alors qu'en est-il exactement ?
00:59:42Alors la procédure
00:59:44de révision
00:59:44de la constitution
00:59:45en principe
00:59:46c'est l'article 89
00:59:48qui la prévoit
00:59:49ça c'est prévu
00:59:50dans la constitution
00:59:50depuis 1958
00:59:51qu'est-ce que dit
00:59:53cet article 89
00:59:54c'est que pour réviser
00:59:55la constitution
00:59:55il faut d'abord
00:59:56une procédure parlementaire
00:59:58et ensuite
00:59:59il y a possibilité
01:00:00éventuellement
01:00:00de passer par référendum
01:00:01ou de passer
01:00:02ce qui a été fait
01:00:02la plupart du temps
01:00:04sous la Ve République
01:00:05par le Congrès
01:00:06c'est-à-dire
01:00:06les deux chambres
01:00:07qui se réunissent
01:00:08et en 1962
01:00:09le général De Gaulle
01:00:10savait que son projet
01:00:12d'élection
01:00:13du suffrage universel
01:00:15direct
01:00:15de l'élection
01:00:16du président de la République
01:00:17ne passerait pas
01:00:18ou passerait très difficilement
01:00:19du côté du Parlement
01:00:21donc comment a-t-il fait
01:00:21pour contourner
01:00:22ce verrou parlementaire ?
01:00:24Eh bien il est passé
01:00:24par l'article 11
01:00:25c'est-à-dire
01:00:26la possibilité
01:00:27d'aller directement
01:00:28devant le peuple
01:00:29et d'utiliser
01:00:30le référendum
01:00:31directement
01:00:32devant le peuple
01:00:33la difficulté
01:00:34c'est que
01:00:35d'un point de vue
01:00:36constitutionnel
01:00:37il y a un débat
01:00:37sur quel est
01:00:39le bon article
01:00:40à l'époque
01:00:40il faut quand même rappeler
01:00:41que ça avait fait
01:00:42un tollé
01:00:43que le général De Gaulle
01:00:45sa majorité
01:00:46avait été
01:00:48au départ éclatée
01:00:49parce qu'il y avait eu
01:00:50une motion de censure
01:00:51qui avait été adoptée
01:00:52puis finalement
01:00:52il avait dissous l'Assemblée
01:00:54et il avait obtenu
01:00:55une nouvelle majorité
01:00:56et il avait même
01:00:56renommé à l'époque
01:00:58le Premier ministre
01:00:59Pompidou
01:01:00donc il y a toujours
01:01:01ce débat
01:01:02maintenant ce qu'il faut dire
01:01:02c'est qu'on est en 2026
01:01:03que le Conseil constitutionnel
01:01:05a beaucoup évolué
01:01:06ses pouvoirs
01:01:07ont accru
01:01:08depuis 1958
01:01:10et donc
01:01:11est-ce que
01:01:12si Marine Le Pen
01:01:13faisait une révision
01:01:14de la Constitution
01:01:15par l'article 11
01:01:15est-ce qu'on peut avoir
01:01:16l'assurance
01:01:16que le Conseil constitutionnel
01:01:18ne bloquerait pas ?
01:01:19Je vous réponds que non
01:01:20pourquoi ?
01:01:21Parce qu'il y a notamment
01:01:22une jurisprudence
01:01:22de 2000
01:01:23qui dit
01:01:24que le Conseil constitutionnel
01:01:25accepte désormais
01:01:26de contrôler le décret
01:01:27de convocation
01:01:28au référendum
01:01:29et s'il acceptait
01:01:30de le faire
01:01:30alors ça bloquerait
01:01:32tout simplement
01:01:32le référendum
01:01:34maintenant ce que je voulais dire
01:01:34sur le commentaire
01:01:35de Richard Ferrand
01:01:36qui me paraît important
01:01:36c'est qu'il me semble
01:01:38que c'est une position
01:01:40publique
01:01:40qui est tout à fait
01:01:41contraire à son obligation
01:01:42de réserve
01:01:43je tiens quand même
01:01:44à rappeler
01:01:44qu'il y a un décret
01:01:46de 1959
01:01:48qui lui impose
01:01:49un devoir de réserve
01:01:50c'est-à-dire
01:01:51qu'il ne lui
01:01:52ni aucun des membres
01:01:53du Conseil constitutionnel
01:01:54ne peuvent prendre
01:01:55une position publique
01:01:56sur des questions
01:01:57je vous cite
01:01:57ayant fait
01:01:58ou étant susceptible
01:01:59de faire l'objet
01:02:00de décisions
01:02:00de la part du Conseil constitutionnel
01:02:02est-ce qu'on peut s'assurer
01:02:03que le Conseil constitutionnel
01:02:04va prendre la même décision
01:02:06la même solution
01:02:07qu'en 2000
01:02:08si Marine Le Pen
01:02:09venait à être élue
01:02:10en 2026
01:02:10je n'en suis absolument
01:02:11pas certain
01:02:12oui alors
01:02:13juste un point
01:02:14parce que
01:02:15vous parlez effectivement
01:02:16de cette position
01:02:19presque politique
01:02:20et on a vu tout à l'heure
01:02:22quelles étaient
01:02:22les couleurs politiques
01:02:24on va remontrer l'image
01:02:26des neuf membres
01:02:27du Conseil constitutionnel
01:02:28mais effectivement
01:02:29il y a une position
01:02:30qui est prise
01:02:30par Richard Ferrand
01:02:31et vous avez raison
01:02:32de le souligner
01:02:33Léonard Zerbi
01:02:34mais je vais interroger
01:02:37tout à l'heure
01:02:37un autre constitutionnel
01:02:39que vous connaissez
01:02:39qui est Benjamin Morel
01:02:40et il me dit
01:02:42en fait
01:02:42que depuis 1962
01:02:45et effectivement
01:02:46depuis ce référendum
01:02:47en 1962
01:02:48la jurisprudence
01:02:50a évolué
01:02:50et le Conseil
01:02:51s'autorise
01:02:52à bloquer
01:02:53en amont
01:02:54les référendums
01:02:55ma question c'est
01:02:56qu'est-ce que c'est
01:02:56que cette jurisprudence ?
01:02:58C'est la jurisprudence
01:03:00dont je viens de vous parler
01:03:00de 2000
01:03:01qui est la jurisprudence
01:03:02Hochmaï
01:03:03qui a été confirmée
01:03:04en 2005
01:03:05par laquelle désormais
01:03:06le Conseil constitutionnel
01:03:07ce qu'il n'avait jamais fait
01:03:08auparavant jusqu'en 2000
01:03:09s'autorise à contrôler
01:03:11le décret de convocation
01:03:12c'est-à-dire qu'en fait
01:03:13il y a une jurisprudence
01:03:14qui est constante
01:03:14qui n'a jamais évolué
01:03:15c'est que le Conseil constitutionnel
01:03:17ne peut pas contrôler
01:03:18une loi référendaire
01:03:19puisque justement
01:03:19elle a été approuvée
01:03:20par le peuple
01:03:21mais en revanche
01:03:21en amont
01:03:22c'est-à-dire le décret
01:03:23de convocation
01:03:24au référendum
01:03:25désormais
01:03:26le Conseil constitutionnel
01:03:27a accepté
01:03:28de le contrôler
01:03:30depuis cette décision
01:03:31de 2000
01:03:31maintenant moi ce que je dis
01:03:32c'est que
01:03:33encore une fois
01:03:34la jurisprudence
01:03:35du Conseil constitutionnel
01:03:36elle peut être évolutive
01:03:37et tous les membres
01:03:39du Conseil constitutionnel
01:03:40je rappelle
01:03:40ils sont neufs
01:03:41on les voit là à l'écran
01:03:42ils ont chacun
01:03:43une voix délibérative
01:03:44donc M. Ferrand
01:03:45il est président
01:03:46du Conseil constitutionnel
01:03:47mais il n'est pas
01:03:48le porte-parole
01:03:49de cette institution
01:03:50et je trouve
01:03:51que son commentaire
01:03:52est tout à fait irrespectueux
01:03:53à l'égard
01:03:54de l'institution
01:03:55qu'il représente
01:03:56et dont il est le président
01:03:57voilà donc
01:03:58couleur politique
01:03:59Alain Juppé
01:04:01François Pillet
01:04:02M. Philippe Bas
01:04:03ça ce sont
01:04:04les républicains
01:04:05le président
01:04:07Richard Ferrand
01:04:08qui est renaissance
01:04:08voilà
01:04:09il y a aussi
01:04:09quelques sans étiquette
01:04:11il y a Mme Gouraud
01:04:11qui a appartenu
01:04:12à un gouvernement
01:04:13il n'y a pas très longtemps
01:04:13Maudem
01:04:14Mme Laurence Wichniewski
01:04:16qu'on connaît
01:04:18et M. Mézard
01:04:20qui est du PRG
01:04:21voilà donc
01:04:22la couleur politique
01:04:23du Conseil constitutionnel
01:04:24et ce qui est aberrant
01:04:24c'est qu'on ne devrait même pas
01:04:25parler de couleur politique
01:04:27au Conseil constitutionnel
01:04:28puisqu'il doit juger en droit
01:04:29et non pas dans les faits
01:04:31en fait
01:04:31dans les faits politiques
01:04:32non mais ce qui apparaît
01:04:33très clairement
01:04:33c'est qu'en cas de victoire
01:04:35de Marine Le Pen
01:04:36en 2027
01:04:36le Conseil constitutionnel
01:04:38sera un contre-pouvoir
01:04:40à part entière
01:04:41voilà
01:04:41d'ailleurs M. Ferrand
01:04:42jusqu'au bout du mandat
01:04:43de M. Ferrand
01:04:44oui
01:04:44parce qu'après
01:04:45le président de la République
01:04:46ou la présidente de la République
01:04:47de l'Assemblée
01:04:48de l'Assemblée
01:04:48oui
01:04:49mais enfin
01:04:50M. Ferrand
01:04:52va rester en poste
01:04:53au moins
01:04:53tout le premier quinquennat
01:04:56du prochain président
01:04:57de la République
01:04:58bon
01:04:58donc
01:04:59il est là
01:05:00d'ailleurs
01:05:00il a été nommé pour cela
01:05:02et M. Macron
01:05:02on l'a vu
01:05:03il a nommé tous ses proches
01:05:04à des postes clés
01:05:05avant de quitter l'Elysée
01:05:06pour empêcher
01:05:08Marine Le Pen
01:05:09d'appliquer son programme
01:05:10si elle était élue
01:05:11c'est extrêmement clair
01:05:12mais cette prise de parole
01:05:13de M. Ferrand
01:05:14est tout à fait scandaleuse
01:05:16enfin
01:05:16on a le président
01:05:17du Conseil constitutionnel
01:05:18qui s'immisce
01:05:19d'une manière absolument
01:05:20inacceptable
01:05:21dans la campagne présidentielle
01:05:22ce qu'il fait
01:05:23est vraiment scandaleux
01:05:24si l'on se demande
01:05:25à quoi ressemble
01:05:26l'État profond
01:05:26très honnêtement
01:05:27on en a l'illustration
01:05:28vous avez Richard Ferrand
01:05:30qui est à la tête
01:05:31du Conseil constitutionnel
01:05:32vous avez Mme Monchalin
01:05:33qui est à la tête
01:05:34de la Cour des Comptes
01:05:35et tous ces verrous
01:05:37finalement
01:05:37ont été mis en place
01:05:38par Emmanuel Macron
01:05:40ils ont été mis en place
01:05:41pour empêcher
01:05:44si d'aventure
01:05:44Marine Le Pen
01:05:45de l'emporter
01:05:46en 2027
01:05:47qu'elle puisse déployer
01:05:48sa politique
01:05:49telle qu'elle l'entendait
01:05:50Allez on va marquer une pause
01:05:51et dans un instant
01:05:51nous irons du côté
01:05:52de Mandelieu
01:05:53puisque Sébastien Leroy
01:05:55pousse un coup de gueule
01:05:56vous l'avez peut-être entendu
01:05:57ce matin
01:05:57dans l'heure des pros
01:05:58il est avec nous
01:05:59dans quelques instants
01:06:00coup de gueule
01:06:01contre la construction
01:06:02de logements sociaux
01:06:03à tout de suite
01:06:08Retour sur le plateau
01:06:09de l'info de Villeneuve
01:06:10avec ce coup de gueule
01:06:11que vous avez peut-être entendu
01:06:12chez mon camarade
01:06:13Pascal Praud
01:06:14ce matin
01:06:14dans l'heure des pros
01:06:15c'est Sébastien Leroy
01:06:16le maire de Mandelieu
01:06:18près de Cannes
01:06:19qui a passé un coup de gueule
01:06:21pour dire que voilà
01:06:22que l'État l'oblige
01:06:23à construire
01:06:24des logements sociaux
01:06:24dans un temps
01:06:25à partie extrêmement court
01:06:26alors que
01:06:28c'est peut-être pas forcément
01:06:29sur sa commune
01:06:30qu'on pourrait le faire
01:06:30parce qu'il y a des risques
01:06:31Bonjour Sébastien Leroy
01:06:32merci beaucoup
01:06:33d'être avec nous
01:06:34en duplex
01:06:35de Mandelieu
01:06:37est-ce que
01:06:37alors votre petite vidéo
01:06:39coup de gueule
01:06:40bien ficelée
01:06:41avec la mer derrière
01:06:43la poule
01:06:45a été visionnée
01:06:47beaucoup
01:06:47on a nous
01:06:48beaucoup de retours
01:06:49depuis l'émission
01:06:50de Pascal ce matin
01:06:51est-ce que
01:06:52est-ce que ça vous étonne
01:06:53d'abord
01:06:53qu'il y ait autant
01:06:54de gens
01:06:55qui se sont manifestés
01:06:56pour réagir
01:06:58Bonjour
01:06:59merci pour votre invitation
01:07:00est-ce que ça m'étonne
01:07:02pas vraiment
01:07:03parce que moi
01:07:03pour tout vous dire
01:07:04ça fait une décennie
01:07:05que je dénonce cette loi
01:07:06auprès de tous
01:07:08les niveaux de l'État
01:07:09la loi SRU
01:07:10la loi pour les logements
01:07:11la loi SRU
01:07:12tout à fait
01:07:13et quand vous parlez
01:07:14en off
01:07:15avec n'importe quel responsable
01:07:17administratif ou politique
01:07:18tout le monde vous dit
01:07:18que cette loi
01:07:19est totalement absurde
01:07:20mais vu que c'est
01:07:20un dogme politique
01:07:21on ne peut pas y toucher
01:07:23et on continue
01:07:24à la laisser créer
01:07:25des effets dévastateurs
01:07:26sur l'ensemble
01:07:27du territoire français
01:07:28parce que ma ville
01:07:29qui est particulièrement exposée
01:07:31aux risques majeurs
01:07:31puisqu'on a été frappé
01:07:32notamment par les inondations
01:07:34en 2015
01:07:34avec 8 victimes
01:07:35et 2 fois en 2019
01:07:37et bien les millions d'euros
01:07:38qu'on prend sur notre budget
01:07:40sur cette loi
01:07:41et bien ne peuvent pas
01:07:42être investis dans la protection
01:07:43de la résidence du territoire
01:07:44Mais ça s'appelle mettre
01:07:45un rond dans un carré
01:07:46ça Sébastien Leroy
01:07:47mais comment est-ce qu'on
01:07:48on le voit d'ailleurs
01:07:50sur l'écran
01:07:50il y a 232 communes
01:07:52qui sont exemptées
01:07:53de cette loi SRU
01:07:55pourquoi est-ce que
01:07:55la vôtre n'est pas dedans ?
01:07:58Alors tout simplement
01:07:58parce que
01:07:59quand le législateur
01:08:00a fait cette loi
01:08:01il a déjà fait
01:08:02premièrement une erreur
01:08:04en ne prenant pas
01:08:05les risques
01:08:06dans leur totalité
01:08:07mais en prenant
01:08:07les risques
01:08:08de manière alternative
01:08:10c'est-à-dire
01:08:10qu'on a séparé
01:08:11les inondations
01:08:12des incendies
01:08:13etc.
01:08:13pour dire que ça devait
01:08:14toucher plus de la moitié
01:08:15de votre tissu urbain
01:08:17et le deuxième vice
01:08:18particulièrement pervers
01:08:20de cette loi
01:08:20c'est qu'en réalité
01:08:21l'État ne prend pas
01:08:23la totalité de votre ville
01:08:24pour faire son jugement
01:08:25il ne prend que les terrains
01:08:26qui restent constructibles
01:08:28or quand un terrain
01:08:29est frappé par un risque majeur
01:08:31et qu'il est en zone rouge
01:08:31dans vos plans locales
01:08:33d'urbanisme
01:08:33vous êtes obligés
01:08:34de le sortir
01:08:34du territoire urbain
01:08:35ce qui fait que
01:08:36vous pouvez avoir
01:08:37une ville comme la mienne
01:08:38qui fait 3200 hectares
01:08:40vous pouvez avoir
01:08:42un tissu urbanisé
01:08:43de 700 hectares
01:08:44s'il ne vous en reste que 30
01:08:45l'État ne va se baser
01:08:46que sur ces 30 hectares
01:08:47pour vous dire
01:08:48si vous êtes soumis ou pas
01:08:50à la SRU
01:08:51c'est-à-dire que
01:08:51je vous donne un exemple concret
01:08:52parce qu'une image
01:08:54vaut plus que 1000 mots
01:08:54voilà le plan
01:08:56de l'exposition
01:08:56de ma ville
01:08:57au risque
01:08:58alors qu'est-ce qui est rouge
01:09:00expliquez-nous
01:09:01en rouge
01:09:02c'est les risques
01:09:03en orange
01:09:04c'est tout ce qui est
01:09:05en gros
01:09:05les risques forts
01:09:07naturels
01:09:07inondations
01:09:08incendies
01:09:09submersions marines
01:09:10mouvements de terrain
01:09:10etc
01:09:12et l'État
01:09:13quand vous voyez ça
01:09:15l'État vous dit
01:09:16que ma ville
01:09:16n'est frappée
01:09:17qu'à 17%
01:09:17par les risques naturels
01:09:18parce qu'il ne prend
01:09:19que les zones vertes
01:09:20et il n'y a aucun recours
01:09:22il n'y a aucune instance
01:09:24des géologues
01:09:24qui pourraient venir
01:09:26à votre secours
01:09:27et au secours
01:09:28surtout de vos administrés
01:09:30pour dire
01:09:30vous voyez bien
01:09:31que ce n'est pas possible
01:09:33ça va plus loin que ça
01:09:35il y a 5 ans
01:09:36les propres services
01:09:38de l'État
01:09:38des Alpes-Maritimes
01:09:39c'est-à-dire la DDTM
01:09:40la préfecture des Alpes-Maritimes
01:09:42la préfet de région
01:09:42ont demandé
01:09:43à ce qu'on soit exempté
01:09:45de la loi SRU
01:09:46au regard de l'exposition
01:09:47aux risques majeurs
01:09:48ça a été balayé
01:09:49d'un revers de main
01:09:50par la commission nationale
01:09:51du logement à Paris
01:09:52sur instruction
01:09:52du ministère du logement
01:09:53de l'époque
01:09:54de madame Bargon
01:09:54et non seulement
01:09:55on nous a remis
01:09:56dans la SRU
01:09:57mais on nous a augmenté
01:09:57les objectifs de construction
01:10:00Merci beaucoup Sébastien Leroy
01:10:01d'avoir été quelques instants
01:10:02avec nous sur CNews
01:10:04et pour expliquer
01:10:05voilà
01:10:05une énième incompréhension
01:10:08une énième ligne Excel
01:10:10sur un tableau
01:10:10une énième incompréhension
01:10:12folle en fait
01:10:13de l'administration centrale
01:10:15Mais d'une certaine manière
01:10:15moi je dirais
01:10:16qu'au-delà même
01:10:17des risques naturels
01:10:19qui rendent impossible
01:10:21la construction
01:10:21de nouveaux logements sociaux
01:10:24moi je pense
01:10:24qu'il faut en finir
01:10:25avec la loi SRU
01:10:26qui aujourd'hui
01:10:27change profondément
01:10:29des communes
01:10:29et ça se voit
01:10:30à l'œil nu
01:10:31Sur l'urbanisation
01:10:33Ces seuils de 25%
01:10:34qui sont imposés
01:10:35aux communes
01:10:36de plus de 25%
01:10:37il faudrait en finir
01:10:38si on veut
01:10:38encore sauvegarder
01:10:40l'identité de la France
01:10:42Oui rapidement
01:10:43Non non mais
01:10:44simplement pour rebondir
01:10:45aussi sur ce que disait Raphaël
01:10:46il faut aussi
01:10:47plafonner le nombre
01:10:48de logements sociaux
01:10:50par ville
01:10:50parce que vous avez
01:10:51des maires
01:10:51qui utilisent cela
01:10:52pour changer en profondeur
01:10:54l'électorat
01:10:55donc les logements sociaux
01:10:56sont devenus
01:10:58dans tous les cas
01:10:59un outil politique
01:11:00qui là aussi
01:11:01est absolument inacceptable
01:11:02Et rappelons qu'Emmanuel Grégoire
01:11:03a promis 40 000 nouveaux
01:11:05logements sociaux
01:11:06ça permet en fait
01:11:08de comprendre
01:11:08ce qui risque de se passer
01:11:09au niveau de l'électorat
01:11:10également
01:11:11Je voudrais qu'on aille voir
01:11:13notre envoyé spécial
01:11:14vous savez que demain
01:11:15est une nouvelle journée
01:11:17de protestation
01:11:18des lycéens
01:11:19des jeunes
01:11:19je voudrais qu'on aille
01:11:20du côté de Nantes
01:11:21voir notre envoyé spécial
01:11:23vous avez assisté
01:11:24à une assemblée générale
01:11:26étudiant
01:11:27et prof
01:11:28vous avez réussi
01:11:28à vous infiltrer
01:11:30qu'est-ce qui s'est passé
01:11:32et qu'est-ce qu'on peut
01:11:32en retenir
01:11:33de cette assemblée générale
01:11:34Oui effectivement
01:11:35une nouvelle assemblée générale
01:11:37qui s'est tenue
01:11:37au pied de cette université
01:11:39qui a été squattée
01:11:39je vous le rappelle
01:11:40pendant 4 jours
01:11:41c'était la semaine dernière
01:11:42squattée
01:11:43et également saccagée
01:11:44plusieurs centaines
01:11:45de milliers d'euros
01:11:46je vous le rappelle
01:11:47c'est une estimation
01:11:48donnée par la présidente
01:11:49de l'université
01:11:50à notre arrivée
01:11:51effectivement
01:11:51une enseignante
01:11:52qui avait le micro en main
01:11:53et qui a très concrètement
01:11:55et bien
01:11:56recadré
01:11:57les étudiants
01:11:58présents
01:11:59au nombre de 150
01:12:00ou 200
01:12:01ce midi
01:12:02sur l'esplanade
01:12:03de cette université
01:12:04elle a déploré
01:12:05je cite
01:12:05la création d'un squat
01:12:06de punk à chien
01:12:08dans votre merde
01:12:09ce sont ces mots
01:12:10les mots
01:12:11que cette enseignante
01:12:11a employé
01:12:12devant ses élèves
01:12:13elle a ensuite affirmé
01:12:14qu'à leur époque
01:12:15à l'époque de l'enseignante
01:12:16et bien
01:12:16ils avaient bloqué
01:12:17une fac
01:12:18dans le respect
01:12:19sans dégradation
01:12:20et en communiquant
01:12:21avec les autorités
01:12:22et les instances
01:12:23de direction
01:12:24et elle leur a assuré
01:12:25qu'ils avaient obtenu
01:12:26ce qu'ils voulaient
01:12:27et elle a incité
01:12:28ses étudiants
01:12:29à reproduire
01:12:30le même schéma
01:12:31ce que je vous propose
01:12:32c'est d'écouter
01:12:33la réponse
01:12:34d'une étudiante
01:12:35juste après
01:12:35la prise de parole
01:12:36que je viens de vous décrire
01:12:37de l'enseignante
01:12:39on a entendu des fruits
01:12:42on n'était pas tous d'accord
01:12:44on n'était pas tous de la fac
01:12:45cependant
01:12:45on ne peut pas attester
01:12:46qui est responsable
01:12:48de tout ça
01:12:49mais je pense
01:12:50qu'il ne faut pas cracher
01:12:50non plus sur ceux
01:12:51qui l'ont fait
01:12:51parce que
01:12:53ça démontre aussi
01:12:54une colère
01:12:56un épuisement
01:12:56une violence intime
01:12:58impositionnelle
01:12:58donc je ne me désolitarise pas
01:13:00avec ceux
01:13:01qui ont placé la fac
01:13:02cependant
01:13:03je pense qu'ils ne seront pas
01:13:04de corps
01:13:04donc la proposition
01:13:05qui a été faite
01:13:06me semble intéressante
01:13:07je ne me remonte pas
01:13:09contre tout le monde
01:13:09parce que
01:13:10je voudrais voir
01:13:11plus en précision
01:13:13ce que cela induit
01:13:14et je trouve que
01:13:16déjà c'est un premier pas
01:13:17qu'il faut vraiment
01:13:17contre la score
01:13:22cette enseignante
01:13:23elle a proposé
01:13:24à ses étudiants
01:13:25de créer
01:13:25un groupe
01:13:26composé
01:13:27des professeurs
01:13:28de parents d'étudiants
01:13:29et des étudiants eux-mêmes
01:13:30pour aller directement
01:13:31nettoyer
01:13:32cette faculté
01:13:33qui a été
01:13:33saccagée
01:13:34son objectif
01:13:35c'est de réouvrir
01:13:36l'université
01:13:36à la fin des vacances
01:13:37de la Toussaint
01:13:38contre une ouverture prévue
01:13:40a priori
01:13:40au mois de janvier prochain
01:13:42en attendant
01:13:43ces étudiants eux
01:13:44ne décolèrent pas
01:13:45ils ont fait la liste
01:13:45de leurs revendications
01:13:46qui ne changent pas
01:13:47à savoir
01:13:49la hausse des bourses
01:13:51des APL
01:13:52il y a aussi
01:13:52une hausse des moyens
01:13:53dans l'éducation
01:13:54ce genre de revendications
01:13:56et ils l'ont annoncé
01:13:56ce matin
01:13:57sans confirmation
01:13:58des autorités
01:13:59pour le moment
01:13:59mais demain
01:14:00ils prévoient
01:14:01de se mobiliser
01:14:01une nouvelle fois
01:14:02lors d'une manifestation
01:14:03dans les rues de Nantes
01:14:03merci beaucoup
01:14:05de ces précisions
01:14:07on voit à quel point
01:14:08le dialogue
01:14:08est non pas serré
01:14:09mais presque fermé
01:14:10entre ces étudiants
01:14:11et cette
01:14:12voilà
01:14:13cette présidente
01:14:13de la fac de Nantes
01:14:14qui a essayé
01:14:15de les raisonner
01:14:16vous avez entendu
01:14:17la réaction
01:14:18de cette étudiante
01:14:20je tiens à
01:14:21saluer
01:14:21moi
01:14:22le courage
01:14:23de notre reporter
01:14:24qu'on anonymise
01:14:26toujours
01:14:26parce qu'il craint
01:14:27évidemment
01:14:28pour son métier
01:14:29les médias
01:14:29sont visés
01:14:30tout est étudié
01:14:31scruté
01:14:32visé sur
01:14:33voilà
01:14:34et donc
01:14:34je tiens
01:14:35à saluer
01:14:35son courage
01:14:36de s'être infiltré
01:14:37dans cette
01:14:39assemblée générale
01:14:40avec des étudiants
01:14:41qui sont de plus en plus
01:14:42violents
01:14:42en même temps
01:14:44que des lycéens
01:14:44et des casseurs
01:14:45rappelons qu'aujourd'hui
01:14:4697% des lycées
01:14:48sont ouverts
01:14:49aujourd'hui
01:14:5097% des lycées
01:14:52sont ouverts
01:14:52donc la contestation
01:14:53on verra
01:14:54comment ça se passe
01:14:55demain
01:14:55évidemment
01:14:55dispositif spécial
01:14:57dès demain
01:14:57c'est le salon
01:14:59de l'auto
01:14:59et depuis hier
01:15:01le public
01:15:03est admis
01:15:04puisqu'il y a eu
01:15:05une première journée
01:15:06presse
01:15:06alors de mon temps
01:15:07quand j'étais enfant
01:15:07et que j'adorais aller
01:15:08au salon de l'auto
01:15:10c'était 15 jours
01:15:11là c'est plus qu'une semaine
01:15:12bon c'est quand même
01:15:12une semaine pour voir
01:15:13des nouveautés
01:15:14dont Eric de Ritmatène
01:15:15va nous parler
01:15:15dans un instant
01:15:17en même temps
01:15:18que Henri-Jacques Citroën
01:15:19que j'ai le plaisir
01:15:20d'accueillir
01:15:20bonjour
01:15:21merci d'être avec nous
01:15:23vous êtes le petit-fils
01:15:24d'André Citroën
01:15:26et votre combat
01:15:27et on va peut-être
01:15:28en parler deux minutes
01:15:29c'est aussi de faire
01:15:31panthéoniser
01:15:31le génie
01:15:33qui a été votre grand-père
01:15:34d'avoir
01:15:35non seulement
01:15:36fait des usines Citroën
01:15:38les voitures
01:15:39mais aussi
01:15:39plein d'autres choses
01:15:40puisque ça a été
01:15:41le roi de l'innovation
01:15:42André Citroën
01:15:43je vous propose
01:15:44de regarder
01:15:44cet archive
01:15:451966
01:15:46Georges Pompidou
01:15:47Premier ministre
01:15:48arrive au salon
01:15:50de l'automobile
01:15:51et il parle
01:15:51de la voiture
01:15:52Et l'on peut dire
01:15:54que l'automobile
01:15:55n'est pas seulement
01:15:56comme le disait tout à l'heure
01:15:57monsieur Gallienne
01:15:58un signe
01:15:59de promotion sociale
01:16:01elle est véritablement
01:16:03le signe
01:16:04de la libération
01:16:05de l'individu
01:16:07c'est une forme
01:16:08moderne
01:16:09par laquelle se marque
01:16:11la volonté
01:16:12de l'individu
01:16:13de se libérer
01:16:15du groupe
01:16:16de garder
01:16:17sa personnalité
01:16:18sa liberté d'allure
01:16:19la possibilité
01:16:21d'aller
01:16:21quand il veut
01:16:22où il veut
01:16:23comme il veut
01:16:25Voilà donc
01:16:26les choses
01:16:27n'ont pas changé
01:16:27les français
01:16:29adorent toujours
01:16:30la voiture
01:16:31même si
01:16:31alors si on va
01:16:32au salon de l'automobile
01:16:33elle est plutôt chinoise
01:16:35l'automobile
01:16:35cette année
01:16:36j'ai l'impression
01:16:36Eric
01:16:37Oui c'est vrai
01:16:37qu'il y a une vingtaine
01:16:38de marques chinoises
01:16:40donc c'est quand même
01:16:40considérable
01:16:41d'ailleurs quand on se promène
01:16:42dans les allées
01:16:42on voit cette multitude
01:16:44de marques
01:16:44de noms d'ailleurs
01:16:45qu'on ne connait pas
01:16:46pour l'instant
01:16:46à part BYD
01:16:47X3
01:16:48Terry, Gilly
01:16:50Xpeng
01:16:50Mais la plupart sont inconnus
01:16:52Avec de l'IA dans les voitures
01:16:53On parle de la voiture électrique
01:16:55parce qu'on ne parle que de cela
01:16:56les chinois sont très en avance
01:16:58mais ils sont encore plus en avance
01:16:59sur l'intelligence artificielle
01:17:00on a vu avec Xpeng
01:17:01une voiture marcher
01:17:02vous roulez toute seule
01:17:03Marcher toute seule
01:17:04pas encore
01:17:04mais ça viendra
01:17:04Elle roule toute seule
01:17:06avec des expériences
01:17:07qu'on peut vous proposer
01:17:09on peut boire un café
01:17:10tout en roulant
01:17:11sur l'autoroute
01:17:11et la prochaine étape
01:17:13c'est le dos
01:17:14le fauteuil qui tourne
01:17:15et pour être
01:17:16comme dans un salon
01:17:17sur l'autoroute
01:17:18et là vous pourrez aller
01:17:18de Paris à Lyon
01:17:19alors ça ressemble un peu
01:17:20au chemin de fer
01:17:21sauf que vous partez de chez vous
01:17:22avec les bagages
01:17:23il n'y a pas de rupture de charge
01:17:24la voiture avance toute seule
01:17:25alors regardez
01:17:26329 000 emplois salariés
01:17:274 080 entreprises
01:17:29c'est l'emploi dans l'automobile
01:17:31filière amont
01:17:31filière aval
01:17:32donc c'est considérable
01:17:34et aujourd'hui
01:17:35c'est le risque
01:17:35parce que
01:17:36alors que font
01:17:37les constructeurs français
01:17:39depuis quelque temps
01:17:41ils ont copié un peu
01:17:42les italiens
01:17:43et les anglo-saxons
01:17:44parce que les anglo-saxons
01:17:46ont fait le revival
01:17:47de la mini
01:17:47on s'en souvient
01:17:48c'est BMW
01:17:49qui a fait ça
01:17:50dans les années 90
01:17:52il y a eu ensuite
01:17:52le revival de la coccinelle
01:17:54ça a moitié marché
01:17:56c'était pas génial
01:17:57c'était un peu un four
01:17:57la Fiat 500 en revanche
01:17:59ça a très bien marché
01:18:01et en France
01:18:02on a eu la R5
01:18:03ça marche très très bien
01:18:04il y a des délais de commande
01:18:05et là maintenant
01:18:06on a la 2 chevaux
01:18:07comment vous l'avez trouvée
01:18:08la 2 chevaux
01:18:08vous qui avez
01:18:09vous avez peut-être
01:18:10pas connu celle de 48
01:18:11mais en tout cas
01:18:12vous avez toutes les archives
01:18:13des Zubazine
01:18:14par votre grand-père
01:18:16de tous les plans
01:18:17d'innovation
01:18:18de l'époque
01:18:18mais cette nouvelle 2 chevaux
01:18:20vous la trouvez comment
01:18:21elle est remarquable
01:18:22vraiment
01:18:22je trouve que
01:18:23elle est belle
01:18:26elle rappelle le passé
01:18:28et un passé auquel
01:18:29on est attaché
01:18:30c'est pas pour rien
01:18:31que la 2 chevaux
01:18:32et la voiture préférée
01:18:33des français
01:18:34d'après un sondage
01:18:35qui a été réalisé
01:18:36l'année dernière
01:18:37et donc
01:18:39elle est la vedette
01:18:40du mondial de l'auto
01:18:42c'est ce que tout le monde dit
01:18:43d'ailleurs
01:18:43même sur le stand
01:18:45de Citroën
01:18:45les gens se rendent compte
01:18:46que les visiteurs
01:18:48qui sont pas nombreux
01:18:49ne regardent
01:18:50que la 2 chevaux
01:18:51y compris
01:18:53une 2 chevaux
01:18:53qui a été présentée
01:18:55pour la première fois
01:18:56il y a deux jours
01:18:56la 2 chevaux
01:18:57fourgonnette
01:18:58qui est absolument
01:18:59remarquable
01:19:00elle est belle
01:19:01comme tout
01:19:01c'est une voiture
01:19:02utilitaire
01:19:02mais une voiture
01:19:03vraiment
01:19:04d'avant-garde
01:19:05et
01:19:06ils regrettent
01:19:07qu'on regarde pas
01:19:07les autres voitures
01:19:08qui sont à côté
01:19:08mais c'est vraiment
01:19:09la vedette
01:19:10du mondial de l'auto
01:19:11le regret c'est qu'elle
01:19:12n'est pas disponible
01:19:12tout de suite
01:19:13cette 2 chevaux
01:19:142028
01:19:15et 15 000 euros
01:19:16alors bon
01:19:16ça devrait être
01:19:17acceptable
01:19:18donc on garde
01:19:19l'ADN de la 2 chevaux
01:19:19qui à l'époque
01:19:20était la voiture
01:19:20la moins chère
01:19:21quand on regardait
01:19:22le catalogue
01:19:22c'était parapluie
01:19:24sur deux roues
01:19:25sur quatre roues
01:19:26juste une chose
01:19:28vous disiez
01:19:28que les anglo-saxons
01:19:29et autres
01:19:30les italiens
01:19:31ont commencé avant
01:19:32mais je ne sais pas
01:19:32si vous vous souvenez
01:19:33au début des années 2000
01:19:34il y avait déjà eu
01:19:34une tentative
01:19:37de lancement
01:19:38d'une voiture
01:19:38qui ressemblait
01:19:39à 2 chevaux
01:19:40moi je ne compte pas
01:19:40les tentatives
01:19:41moi je regarde
01:19:42les succès commerciaux
01:19:43Henri-Jacques Citroën
01:19:43si vous le permettez
01:19:45vous savez c'est comme
01:19:46quand vous recevez
01:19:46un auteur de bouquin
01:19:47et que le livre
01:19:48paraît dans trois mois
01:19:49oui en attendant
01:19:50on ne peut pas le lire
01:19:51cette voiture là
01:19:52en tout cas
01:19:53elle sera disponible
01:19:54qu'en 2028
01:19:55mais voilà
01:19:57elle est là
01:19:58elle trône
01:19:58elle est plus petite
01:19:59c'est ça que l'ancienne
01:20:002 chevaux
01:20:01donc c'est vraiment
01:20:02la citadine
01:20:03on revient sur
01:20:04les petites voitures
01:20:05j'ai vu qu'il y avait
01:20:05la nouvelle Smart aussi
01:20:06qui est sortie
01:20:07donc on revient
01:20:08sur des petits gabarits
01:20:09alors il y a un mouvement
01:20:10pour les toutes petites voitures
01:20:11il y a même une marque
01:20:12qui s'appelle E-pop
01:20:13qui va lancer
01:20:13comme la Méhary
01:20:15rappelez-vous
01:20:15de Citroën
01:20:16et ce sont des voitures
01:20:17finalement qui
01:20:18aujourd'hui
01:20:19les industriels français
01:20:20cherchent à faire
01:20:21des voitures pas chères
01:20:21parce que là
01:20:22les chinois sont
01:20:23meilleurs que nous
01:20:24vous savez
01:20:24c'est le fameux
01:20:25coût du travail
01:20:25la productivité
01:20:27des usines en France
01:20:29qui sont compliquées
01:20:29à garder ouvertes
01:20:30aujourd'hui
01:20:31c'est un vrai souci
01:20:32j'ai entendu
01:20:32la fabrique de l'industrie
01:20:34Alexandre Sobo
01:20:35Luc Châtel
01:20:36ou le patron de Renault
01:20:37M. Provo
01:20:38ils sont tous inquiets
01:20:39parce qu'ils redoutent
01:20:40que des usines
01:20:41ferment en masse
01:20:42dans les années qui viennent
01:20:43à cause de ça
01:20:43pourquoi ?
01:20:44parce que vous avez
01:20:45des normes imposées
01:20:46par l'Europe
01:20:46ils ont dit un chiffre
01:20:47hier matin
01:20:48j'ai coûté
01:20:483000 euros
01:20:49ça va coûter en plus
01:20:50sur une voiture française
01:20:51les normes européennes
01:20:52comment voulez-vous faire ?
01:20:54il va y en avoir
01:20:54une centaine de normes nouvelles
01:20:56on va imposer
01:20:56à des voitures
01:20:57qui pourraient être vendues
01:20:5810 000 euros
01:20:59le maintien de trajectoire
01:21:01pour des voitures de ville
01:21:02ça sert pas à grand chose
01:21:03pour la vie
01:21:03donc il y a des normes
01:21:05qu'on pourrait supprimer
01:21:06et ça c'est le combat
01:21:07des industriels français
01:21:08ça peut se faire
01:21:09ça se fera
01:21:10mais on a un avantage
01:21:11par rapport aux Asiatiques
01:21:13par rapport aux Chinois
01:21:13c'est que toutes nos marques
01:21:15en Europe
01:21:15et en particulier en France
01:21:16elles ont une histoire
01:21:17et ils nous envisent
01:21:21on a tellement de modèles
01:21:22qui font partie
01:21:23de la vie des familles
01:21:25des familles françaises
01:21:28regardez l'attachement
01:21:30qu'on peut avoir
01:21:31je ne sais pas si vous avez en tête
01:21:33ça m'a toujours frappé
01:21:34quand il y a eu
01:21:36les troubles
01:21:37des gilets jaunes
01:21:37il y a quelques années
01:21:38il y a eu un samedi
01:21:40qui était particulièrement violent
01:21:41où tout avait été détruit
01:21:43devant le cercle des armées
01:21:44à Paris
01:21:46tout
01:21:47sauf une déesse
01:21:48sienne
01:21:49qui était là
01:21:49j'en la respecte
01:21:51parce qu'elle représente
01:21:52la grandeur de la France
01:21:52elle est toujours là d'ailleurs
01:21:53sur le carrefour Saint-Augustin
01:21:54on ne sait pas à qui elle appartient
01:21:56elle est plus ou moins à vendre
01:21:57je crois qu'il y avait un écriteau
01:21:58elle est intacte
01:21:59elle représente la grandeur de la France
01:22:01je montre juste ce timbre
01:22:02qu'est-ce que c'est
01:22:02vous avez fait réaliser ce timbre
01:22:05alors la Poste
01:22:06c'est la Poste
01:22:06c'est le portrait de votre grand-père
01:22:08exactement
01:22:08la Poste a décidé
01:22:10d'honorer André Citroën
01:22:12alors ce qui est intéressant
01:22:13c'est de voir
01:22:14que quand elle a annoncé
01:22:16récemment
01:22:17qu'il y a eu ce timbre
01:22:18dans un magazine
01:22:19que publie la Poste
01:22:20sur la même page
01:22:21vous aviez
01:22:22le timbre Marc Bloch
01:22:23et le timbre Badinter
01:22:25voilà
01:22:26et donc André Citroën
01:22:27n'est pas encore entré au Panthéon
01:22:29mais je sais que vous y oeuvrez
01:22:31Henri-Jacques Citroën
01:22:33et peut-être ça
01:22:33ça se passera
01:22:35je voudrais qu'on parle
01:22:36quelques instants du pape
01:22:37puisqu'il a été opéré
01:22:38vous le savez bien
01:22:38l'opération s'est bien passée
01:22:40les dernières dépêches
01:22:41sont très positives
01:22:45accompagnées par la pensée
01:22:46les prières de nombreux fidèles
01:22:47sujet de Célia Judas
01:22:49et Louisa Paris
01:22:54Arrivée hier à l'hôpital
01:22:55Gemili de Rome
01:22:56l'opération chirurgicale
01:22:58du papillon 14
01:22:58aura duré 90 minutes
01:23:01et s'est terminée
01:23:02peu avant 20h
01:23:03l'ablation du lobe inférieur
01:23:04du poumon droit
01:23:05du Saint-Père
01:23:06s'est révélée nécessaire
01:23:07pour retirer
01:23:08un nodule cancéreux
01:23:09avant
01:23:10pendant
01:23:10et après l'intervention
01:23:12partout dans le monde
01:23:13fidèles et personnalités politiques
01:23:15ont apporté leur soutien
01:23:16au chef de l'église catholique
01:23:18il est une voie pour la paix
01:23:19l'humanité
01:23:20et la raison
01:23:21de notre monde moderne
01:23:22mes pensées
01:23:22mes prières
01:23:23l'accompagnent
01:23:23tandis qu'il se remet
01:23:24de sa récente opération
01:23:25nous espérons
01:23:26et prions
01:23:27pour un rétablissement rapide
01:23:28Jeannette et moi
01:23:29sommes unis dans la prière
01:23:30pour la santé du pape
01:23:31après son diagnostic récent
01:23:33Peu après son réveil
01:23:34le pape a ensuite
01:23:36regagné sa chambre
01:23:37au 10ème étage
01:23:38de l'hôpital
01:23:38et aurait ensuite
01:23:39demandé à dîner
01:23:40Si le pontife
01:23:42de 71 ans
01:23:43affiche une santé
01:23:43de fer depuis son élection
01:23:45le 8 mai dernier
01:23:46le Saint-Père
01:23:47devrait rester
01:23:48hospitalisé
01:23:48environ une semaine
01:23:53Voilà
01:23:54longue vie
01:23:54au Saint-Père
01:23:55qui a transformé
01:23:56j'allais dire
01:23:57la France
01:23:57ou en tout cas
01:23:58lui donner de l'espoir
01:23:59lui redonner de l'espoir
01:24:00et de l'espérance
01:24:01pendant les 4 jours
01:24:02où il était en France
01:24:03et notamment
01:24:03cette belle messe
01:24:04à Paris
01:24:05et à Lourdes
01:24:05bien sûr
01:24:06Merci à tous
01:24:07de nous avoir suivis
01:24:08dans un instant
01:24:08c'est Punchline
01:24:09avec Laurence Ferrari
01:24:10Très bonne fin de journée
01:24:11Merci à tous

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