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Jean-François Copé, maire Les Républicains de Meaux était l’invité de BFMTV ce mercredi 14 octobre. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, indique sur BFMTV-RMC ce mercredi 14 octobre que des "améliorations" de Parcoursup "vont être proposées" au Premier ministre d'ici la fin du mois d'octobre. En revanche, toute réforme du baccalauréat est écartée "à six mois de la présidentielle"
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00:00Bonsoir Jean-François Copé, merci d'être avec nous, comme vous voulez, maire Les Républicains de Meaux, ancien ministre,
00:06nous sommes avec Arthur Berda, je le salue, Bruno Jody, merci d'être là, Rocaïa Diallo nous accompagne,
00:11Emmanuel Elchypre est resté. Vers une convergence des colères, disent certains, ce samedi 17 octobre, Jean-François Copé,
00:18on vient de parler là des différentes revendications. Pour les uns, les pêcheurs et les agriculteurs étranglés par la flambée
00:24des carburants,
00:24pour les autres, les lycéens qui dénoncent par cours sur la vétusté des lycées, pour d'autres, des combattants antiracistes,
00:32des adorateurs de Greta Thunberg, vous voyez le lien entre tout ça ?
00:36Aucun. La vérité, c'est qu'il faut reprendre ces catégories les unes après les autres pour voir que les
00:42ressorts ne sont pas du tout les mêmes.
00:44Et en l'occurrence, celui qui nous préoccupe le plus, c'est celui des lycéens. Et celui des lycéens est
00:50en train, on le voit bien, de s'essouffler.
00:52Et moi, je pense que c'est la première erreur politique de Mélenchon dans cette campagne. Pourquoi ?
01:00Tout simplement parce qu'il n'y a aucun doute, en vérité, sur le fait que tout ça est totalement
01:04instrumentalisé.
01:05Je peux en témoigner, je l'ai vu de mes yeux à mots, mais totalement instrumentalisé.
01:09Les petits blocs bien organisés de LFI qui étaient sur place, qui ont bien chauffé tout le monde.
01:16Sauf que personne ne le dit. Moi, je pense que le gouvernement a pas mal réagi.
01:20Parce qu'en fait, qu'est-ce qu'il a fait ?
01:22Ah oui, effectivement, personne ne le dit, oui.
01:24Oui, mais personne ne le dit, parce que ce n'est pas l'ambiance.
01:25On n'a pas envie de dire du bien d'un gouvernement qui est tellement affaibli aujourd'hui, en l
01:28'absence de majorité.
01:29Mais si vous regardez techniquement, d'un côté, il y a eu un vrai travail de maintien de l'ordre.
01:34Et on a rappelé qu'on ne faisait pas n'importe quoi dans la République.
01:37Plus de 7000, près de 7000 interpellations.
01:40Ça en dit long sur le fait qu'il n'était pas question de faire n'importe quoi.
01:44Et moi, j'ai vu, encore à mot, mais je pense que c'est une très bonne vitrine de ce
01:49qu'ont été ces journées,
01:51beaucoup de lycéens et de parents qui ont dit, mais attendez, nous, on veut aller bosser.
01:54On a le bac.
01:55Et personne n'a parlé de cela.
01:57Et deuxièmement...
01:58Vous parlez de la majorité silencieuse, c'est ce que vous dites ?
02:00Je parle de tout.
02:01Vous savez ce que c'est la vie dans un lycée ?
02:02Enfin, bon, on a des enfants.
02:04La vérité, c'est que l'influence des copains, des réseaux sociaux,
02:07on ne peut pas avoir l'air d'être trop à dire qu'on veut bosser.
02:10Mais la vérité, c'est qu'il y a des parents qui ont dit à leurs enfants,
02:13maintenant, on arrête.
02:15Parce qu'en réalité, c'est dangereux.
02:17Oui, parce qu'il n'a jamais été écrit du...
02:19Ce n'est pas au lycée Moissan un mot qu'ils ont dit arrêter avec ce qui s'est passé.
02:22C'est bien du lycée Moissan.
02:23Ça me touche beaucoup que vous ayez été dans ce détail.
02:26Parce qu'effectivement, c'est un excellent exemple.
02:29Qu'est-ce que c'est le lycée Moissan ?
02:30C'est un lycée dans lequel Valérie Pécresse a mis 6 millions d'euros d'investissement.
02:35Une bande de voyous qui, pour un certain nombre d'entre eux,
02:38n'étaient absolument pas de ce lycée.
02:42On réussit à forcer le premier jour et à brûler la porte.
02:46Ce qui, d'ailleurs, pose des tas de problèmes de sécurité incendie.
02:49Pardon d'être très concret.
02:50On a une vingtaine de classes qui sont aujourd'hui impraticables à cause de ces bêtises.
02:57Les voyous en question, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, ont été interpellés.
03:00La police a fait un travail remarquable grâce aux caméras de vidéosurveillance.
03:04On verra les sanctions, surtout.
03:06Il appartiendra naturellement à la justice de se prononcer.
03:08Je note que le parquet a été extrêmement réactif.
03:12Et pour ce qui nous concerne, comme la région, on a déposé plainte, évidemment, à la constitution de parti civil.
03:17Et qui va payer la facture, M.
03:18C'est ce que je veux dire. On a déposé plainte avec constitution de parti civil.
03:21Et donc, il appartiendra, le cas échéant, à la justice de décider la mise en cause financière des parents lorsque
03:28les jeunes en question sont mineurs.
03:29Donc, responsabilité civile des parents.
03:31Mais, bien entendu, et je vais vous dire une chose, ça a déjà été le cas lors des émeutes de
03:35juin 23, sauf que...
03:36On a l'impression que c'est nous tous qui avons payé, surtout.
03:40Sauf là où la justice a condamné, et elle a condamné beaucoup plus fortement qu'on le dit.
03:44Mais vous savez, il y a un petit problème en France.
03:45C'est qu'à chaque fois qu'il y a des dégâts, on en parle beaucoup.
03:48Quand il y a des condamnations, on en parle beaucoup moins.
03:50Ce qui est un espèce de préjugé qui consiste à ne jamais dire du bien de la manière dont la
03:54justice travaille.
03:55Je peux témoigner de l'inverse.
03:56La justice, elle fait un travail remarquable dans des conditions extraordinairement difficiles.
04:00Et on le voit sur ces sujets.
04:02Il y a une réponse policière, il y a une réponse pénale.
04:04Et moi, je vous dis tout de suite, le petit numéro...
04:06Tout va très bien, madame la marquise.
04:08Non, non, mais je sais.
04:09La réponse politique est bonne.
04:11Moi, je me demande ce qu'ils font dans la rue.
04:12Ce qu'ils font dans la rue.
04:14Encore aujourd'hui.
04:14Je répète, et vous l'avez vu.
04:16Monsieur Copé, un temps de démocratie interne, une plateforme, un numéro vert,
04:213000 professeurs qui sont sortis du chapeau comme un lapin.
04:24C'est une réponse à la hauteur ?
04:25C'est une réponse structurelle qui est celui d'un gouvernement qui, depuis maintenant
04:30trois ans, vit une descente aux enfers avec l'absence totale de majorité assemblée.
04:34Donc, il faut qu'on arrête de se mentir.
04:36J'ai dit sur ce plateau, devant votre prédécesseur, à l'automne 2024,
04:41on ne tiendra pas, ce sera une descente aux enfers.
04:43Il faut qu'Emmanuel Macron en tire les conséquences.
04:44Il s'est bien gardé de tirer les conséquences.
04:46Il est resté et ça a donné ce désastre auquel nous assistons aujourd'hui.
04:49Emmanuel Macron parti, l'école ne serait pas mieux portée.
04:52Je ne sais rien, parce que ça veut dire qu'on aurait...
04:55Non mais écoutez, on ne va pas faire de la fiction.
04:57La seule chose, c'est qu'il faut qu'on ait le courage de faire un certain nombre de ces
05:01réformes.
05:01Mais je rappelle juste que quand vous avez une plateforme de dialogue...
05:04Dommage que vous n'avez pas été au pouvoir, monsieur Copé.
05:06Non mais attendez, quand vous avez une plateforme qui est ouverte,
05:09que vous avez des dizaines de milliers de réponses des lycéens,
05:14et que vous n'avez...
05:15Pas forcément des lycéens, Jean-François.
05:1680 000 à peu près.
05:17Tout le monde pouvait y aller.
05:18D'accord, enfin, en tout cas, ce que je note,
05:20c'est que l'essentiel, en réalité, n'a absolument pas porté sur Parcoursup.
05:25Non, mais c'est très intéressant.
05:27Qui a parlé de Parcoursup ?
05:29Qui a parlé...
05:29C'est essentiellement NFI qui en a trouvé un argument.
05:33La plupart des lycéens ici-mêmes, vous en ont parlé.
05:36Mais les lycéens ici-mêmes, vous allez regarder qui vous avez convié.
05:39J'ai vu un bout d'émission.
05:40J'ai convié l'Uni, j'ai convié tous les...
05:42Vous n'avez donc pas convié des vrais lycéens.
05:45Vous avez convié des représentants d'organisations lycéennes.
05:48C'est des faux, quoi.
05:49C'est des faux nés, ils ne sont pas au lycée.
05:51Vous êtes certain que les représentants du syndicat des lycéens en colère,
05:56dont on découvre la proximité avec LFI,
05:59représentent des millions et des millions de...
06:01Non, mais j'ai dit aussi l'Uni, ce n'est pas le plus proche de la France.
06:02J'aime beaucoup l'Uni, mais je sais très bien que l'Uni, de la même manière,
06:05a des petites difficultés de représentativité.
06:07Vous me ferez une liste des vrais lycéens, M. Copé.
06:10Les lycéens, mais écoutez, on ne va pas se raconter des blagues.
06:12Sinon, ce n'est pas la peine de m'inviter.
06:13Moi, je suis maire.
06:14Moi, je vous raconte ce que j'ai vu.
06:15Mais effectivement, ils vous écoutent.
06:16On ne va pas se mentir.
06:17On a d'un côté un gouvernement qui, effectivement, est paralysé.
06:20Il ne peut pas faire de loi.
06:21Il n'y a aucune loi qui passe.
06:21En revanche, ce que je note, c'est qu'on a un ministre de l'Éducation nationale
06:24qui a commencé à donner quelques orientations.
06:27Je m'en fiche.
06:28Je ne suis pas actionnaire de ce gouvernement.
06:30Je vous dis juste que sur ces sujets...
06:31D'accord, mais vous permettez qu'on interroge les 3 000 professeurs
06:33d'où ils sont venus.
06:34S'ils sont en réserve, pourquoi n'étaient-ils pas devant les élèves
06:36il y a quelques mois, quelques années ?
06:36Mais parce que l'administration est d'une lourdeur, madame.
06:39Mais écoutez, j'en ai fait encore l'expérience.
06:42On a changé un principal de collège qui n'est pas au niveau
06:46ou un proviseur qui n'est pas au niveau.
06:48Ce que tout le monde sait, c'est un cauchemar.
06:50Parce que les syndicats ne vont pas être d'accord.
06:52Parce que les règles qu'ils ont imposées...
06:53Donc c'est tout ça qu'il faudra changer.
06:55Et il faut le changer comment ?
06:56Lors d'un prochain quinquennat et pas avec des lois
06:59qui vont durer 18 mois et vont bloquer le pays.
07:01En somme, vous, vous dites à tout le monde
07:02« Attendez pendant 7 mois ».
07:03Vous avez une autre solution, vous ?
07:05Je ne sais pas.
07:06Non, mais attendez, vous avez...
07:07Dites, donnez-moi si vous avez une autre...
07:08Mais je n'ai pas l'impression que ceux qui sont dans la rue
07:10vont attendre 7 mois.
07:12On va tous...
07:12De toute façon, on va continuer de voir LFI agiter tout le monde.
07:17Comme d'habitude, LFI va continuer d'agiter.
07:20Le comportement du maire de Saint-Denis est une honte.
07:23Devant le lycée Paul-Éluard,
07:24où on sait que Valérie Pécresse a investi
07:26et a programmé une bonne quarantaine de millions d'euros d'investissement.
07:30Et M. Bayoko nous dit
07:31« J'incarne la convergence des luttes ».
07:34Mais c'est une honte, simplement.
07:35Et donc, il faut que les gens le regardent.
07:36Et moi, je pense que ce qu'a fait Mélenchon,
07:39en réalité, c'est une responsabilité énorme
07:42et que ça va commencer à se voir.
07:44Parce que durant cette campagne,
07:45les Français vont pouvoir se donner vraiment
07:48l'illustration de ce que pourrait...
07:50Ça s'est posé dans les enquêtes.
07:51Dans l'enquête de la tribune dimanche,
07:53le week-end dernier,
07:55Jean-Luc Mélenchon n'était pas le premier...
07:57La question qui profite de ce mouvement,
08:00Jean-Luc Mélenchon,
08:00arrivait loin derrière Marine Le Pen.
08:02Oui, bien sûr.
08:03Mais d'ailleurs, il se...
08:0420%.
08:05Mais d'ailleurs, les extrêmes...
08:06Mais 69% des improuvés,
08:08des improuvés, c'est...
08:09Mais vous allez tout à fait dans mon sens.
08:11Je pense qu'en réalité,
08:11ces deux-là se font la conféchelle depuis le début.
08:14Mais M. Copé, pardon,
08:14ce n'est pas votre camp qui s'en regrandit, là,
08:17me semble-t-il, dans les enquêtes, non plus.
08:18Donc la question, c'est...
08:19Et vous, où êtes-vous ?
08:21M. Balibagayoko, peut-être,
08:22mais il est sur le terrain.
08:23Je citais un autre maire d'une autre tendance,
08:25M. Robert Ménard.
08:26Il est sur le terrain.
08:27Et les élus ?
08:32Les Caraïbes, nous, pendant ce temps-là,
08:33mais vous plaisantez ou quoi ?
08:35Les Caraïbes, c'est en France aussi.
08:36Il y a une partie de la France dans les Caraïbes.
08:37Oui, mais c'est loin de me permettre.
08:38Si je peux juste faire cette petite remarque,
08:41c'est un peu loin.
08:41Donc en réalité, on est bien sur place
08:44à suivre, minute par minute,
08:47le nombre d'élèves qui sont devant les lycées,
08:49de trouver des solutions
08:50pour permettre d'éviter les bloqués.
08:52Alors ça, je vous assure,
08:53on n'est vraiment pas loin.
08:54C'est la grande différence avec les députés
08:56qui, pour beaucoup d'entre eux,
08:57soit s'ils sont extrémistes,
08:59agitent les uns et les autres,
09:00soit s'ils ne le sont pas,
09:01n'ont pas le pouvoir de faire...
09:02Moi, j'ai une question.
09:04Juste par rapport à ce que vous dites
09:05sur les lycéens.
09:06D'un côté, vous estimez
09:07qu'ils sont influencés par la France insoumise
09:09et de l'autre, vous estimez
09:09que certains sont juste emportés
09:11par l'élan des autres lycéens
09:12qui les influenceraient
09:13parce qu'ils sont plus agités.
09:14Vous ne leur prêtez pas de volonté propre ?
09:16C'est-à-dire qu'il y a quand même
09:16des mobilisations qui précèdent
09:18l'arrivée de la FI.
09:19Les premières mobilisations ont eu lieu
09:20dès la fin du mois d'août à Mayotte,
09:22puis en Guyane, avant d'arriver à Créteil.
09:23Il y a quand même une véritable mobilisation
09:31J'ai vraiment essayé de comprendre tout ça,
09:34de l'analyser le mieux possible.
09:35C'est notre boulot ici.
09:38Je pense qu'en fait,
09:39il y a eu des manipulations, c'est certain.
09:42Je pense qu'il y a,
09:43chez une écrasante majorité de nos jeunes,
09:45y compris ceux qui n'ont pas manifesté,
09:48une gigantesque angoisse existentielle
09:50qui n'est pas du tout celle
09:51de la charge d'emploi du temps
09:53ou de Parcoursup,
09:55qui est en fait l'angoisse
09:56de quelle sera leur place demain
09:58entre l'IA et la planète.
09:59Ça, il n'y a pas besoin de beaucoup réfléchir
10:00pour le savoir, M. Copé, pardon.
10:02Il y a le Covid,
10:03on a tous compris qu'il y a une angoisse existentielle.
10:05Non, mais pardonnez-moi.
10:05Non, non, non, mais je vais vous dire...
10:07Non, je vous dis sans zéronie.
10:09Vous avez votre point de vue
10:11et il est respectable,
10:12mais ne balayez pas ça dans un verre de main.
10:13Qu'est-ce qu'il y a derrière ça ?
10:14Ah, mais non, il y a une angoisse existentielle.
10:15Mais cette angoisse,
10:16laissez-moi vous répondre.
10:17Cette angoisse existentielle,
10:18qu'est-ce que c'est la particularité
10:20d'une angoisse existentielle
10:21par rapport à des petites inquiétudes ?
10:23C'est qu'ils savent bien
10:24qu'il n'y a pas de réponse
10:25ni immédiate, ni globale.
10:27Parce que tout ça, en réalité,
10:29pour partie, échappe à tout le monde.
10:30Pardon, M. Copé, vous avez raison,
10:31mais ça fait 30 ans
10:32que certains sont au pouvoir.
10:34Ils ont été anciens ministres,
10:35ils ont été parlementaires,
10:36ils ont été porte-parole au gouvernement.
10:38On ne peut pas dire que l'école...
10:39Écoutez-moi, je vous dis.
10:40Non, mais je ne parle pas de...
10:41Que les défaillances de l'école
10:43viennent de nulle part.
10:43J'ai le plaisir de vous écouter assez souvent.
10:45Il faut arrêter, sans arrêt,
10:47de nous ressortir,
10:48ça fait 30 ans qu'on est au pouvoir.
10:50Pour une raison simple,
10:51c'est que ce n'est pas vrai.
10:52D'abord, parce que les gouvernements,
10:53ils ont changé de couleur politique
10:54depuis 30 ans.
10:56Ça n'a pas toujours été la gauche,
10:57ça n'a pas toujours été la droite.
10:58Deuxièmement, ce n'est pas toujours les mêmes.
10:59Les nouveaux qui sont là,
11:01je suis désolé,
11:02ils n'étaient pas là il y a 30 ans.
11:03Vous avez eu une rupture à l'école récemment.
11:05Est-ce que vraiment l'école
11:06est devenue le lieu de l'instruction
11:08ces dernières années ?
11:09Est-ce que les élèves sont sortis
11:10avec les savoirs fondamentaux ?
11:12Ça dépend des endroits,
11:14ça dépend des équipes pédagogiques,
11:15ça dépend de la manière
11:16où ça s'est fait.
11:16Vous savez quoi ?
11:17On n'est pas un jardin à la française
11:18où tout est pareil.
11:19Moi, je peux vous donner
11:20d'innombrables exemples
11:22dans ma ville
11:23de jeunes issus
11:24de quartiers sensibles
11:26qui avaient plus de difficultés
11:27que d'autres dans la vie
11:28et qui s'en sont sortis.
11:29Mais pour toute une série de raisons,
11:31personne n'a envie d'en parler.
11:32Et quand je vous dis des jeunes,
11:33c'est beaucoup
11:34qui sont,
11:35pour un certain nombre d'entre eux,
11:36des jeunes qui,
11:37parce qu'ils étaient coachés,
11:39encadrés par leurs parents,
11:40parce qu'ils ont trouvé
11:41des bonnes équipes pédagogiques
11:43ont réussi.
11:43D'autres, en revanche,
11:44qui ont été noyés dans la masse,
11:45qui se sont trouvés embarqués
11:46par les réseaux sociaux,
11:47par les trafics de drogue,
11:48par des parents abandonnés
11:49et qui n'y arrivent pas.
11:50J'ai les deux.
11:51Et ces sujets-là,
11:53on doit les aborder
11:53sans être caricaturales
11:55à chaque fois,
11:56du genre,
11:56de toute façon,
11:57ça fait 30 ans
11:57que vous êtes là, etc.
11:58Ça n'a aucun sens.
12:00Et d'ailleurs,
12:00cet argument,
12:01ce n'est pas ma brogue,
12:02il a un énorme défaut.
12:03C'est que du coup,
12:04il détourne l'attention
12:05de la nullité
12:07des propositions du RN
12:08et de LFI.
12:09De la nullité.
12:10Parce que quand je regarde
12:11les contre-projets
12:11de Mme Le Pen
12:12ou de M. Mélenchon...
12:13Mais sur l'éducation,
12:14on n'en a pas beaucoup entendu.
12:16Mais attendez,
12:16juste, pardonnez-moi.
12:18Là, vous dites
12:19que c'est la responsabilité
12:20de LFI,
12:21si je vous ai bien compris.
12:21On va revenir au projet du RN.
12:23Mais jusqu'où vous allez ?
12:24Parce que moi,
12:24j'ai entendu M. Rotaillot
12:25dire qu'il faudrait interdire
12:26la France insoumise.
12:27M. Sotti dire
12:28qu'il faudrait révoquer
12:29M. Bali Bagayoko.
12:30Comme je sais
12:31que vous êtes un grand démocrate,
12:32je m'interroge.
12:33Est-ce que pour vous,
12:34le débat politique,
12:34c'est d'interdire un parti
12:35ou de révoquer un maire ?
12:36Attendez, d'abord,
12:37ne vous interrogez pas,
12:38ce n'est pas la peine.
12:39Ce n'est pas moi qui l'ai dit.
12:40Donc, interrogez-les.
12:42Vous ne m'entendrez jamais
12:43dire des choses
12:43qui ne sont pas...
12:44Vous faites partie
12:45de la même galaxie
12:45que M. Rotaillot.
12:47C'est légitime ou pas
12:48comme question ?
12:48Peut-être pas de Sotti,
12:49quand même.
12:50Oui, mais M. Rotaillot.
12:51Bon, c'est pas pareil.
12:53Deuxièmement,
12:55en ce qui concerne
12:56les propositions
12:56des uns et des autres,
12:57chacun est en campagne,
12:59chacun dit ce qu'il veut.
13:00Moi, vous ne m'avez pas
13:01entendu sur ce sujet.
13:02En revanche,
13:03dire que LFI
13:04est un parti d'extrême-gauche,
13:05j'ai écrit un livre
13:06sur ce sujet,
13:07que c'est un parti populiste
13:08qui instrumentalise
13:09les émotions et les violences
13:10à des fins de conquête
13:11de pouvoir
13:12dans les pires conditions,
13:13ça oui.
13:14On ne sait pas
13:14qu'il y a une adhésion sincère
13:15de la part des jeunes
13:16aux idées de la France insoumise.
13:17On ne sait pas
13:18qu'ils sont mus par quelque chose
13:19qui est vraiment
13:20de l'ordre de leur conviction.
13:21Mais je vous l'ai dit,
13:22je pense qu'ils ont
13:22effectivement de très grandes inquiétudes.
13:24Mais je pense qu'à côté
13:25de ces grandes inquiétudes
13:26auxquelles Mélenchon
13:27ne répond pas,
13:28qu'est-ce que fait Mélenchon, lui ?
13:30Il l'instrumentalise,
13:31il agrège
13:32un certain nombre de causes
13:33qui n'ont rien à voir
13:34les unes avec les autres.
13:35Je suis désolé de vous dire
13:36que les drapeaux palestiniens
13:37ont des dupes de rien,
13:38n'ont rien à voir à faire
13:39devant les lycées.
13:39– Qu'il y ait une génération
13:40qui soit solidaire
13:40avec d'autres personnes
13:41qui sont dans le monde.
13:42Ça a toujours été le cas.
13:43Les jeunes ont toujours été
13:44assez sensibles
13:45aux causes internationales.
13:46– Oui, d'ailleurs,
13:48multiples, si je peux me permettre,
13:49d'un côté comme de l'autre.
13:51– Mon point de vue,
13:52mon point, il n'est pas là.
13:52Mon point, il est simplement
13:53de dire ne soyons pas dupes.
13:55Ne nous trompons pas
13:56par rapport au piège
13:57qu'ils ont tendu.
13:58– Est-ce que vous ne croyez pas
13:58deux choses ?
13:59D'abord, il y a deux temporalités
14:00pour la sortie de crise.
14:00Il y a le débat budgétaire
14:02qui s'est engagé mardi
14:03à l'Assemblée nationale.
14:04Si je comprends bien
14:04ce que vous dites,
14:05les marges budgétaires sont contraintes
14:06et donc c'est plutôt
14:07dans le cadre de la campagne
14:08présidentielle
14:08que ça va se régler.
14:09Et là, vous dites
14:09Jean-Luc Mélenchon
14:10qui avait fait plutôt une rentrée
14:11qu'il avait installée
14:12dans le débat.
14:13Vous dites qu'il a fait
14:13sa première erreur.
14:14Est-ce que vous ne croyez pas
14:15que la droite et le centre
14:16se trompent en invoquant
14:17une majorité silencieuse
14:20et en renvoyant
14:21Jean-Luc Mélenchon
14:21à une minorité radicalisée
14:23et qu'à l'inverse,
14:24Jean-Luc Mélenchon,
14:24c'est précisément sa stratégie
14:26et que pour l'instant,
14:27elle porte ses fruits
14:28dans les enquêtes
14:29d'attention de vote.
14:30– Je suis tout à fait d'accord
14:31et je vais même aller plus loin encore
14:32en vous disant quelque chose
14:34qui a trait au fait que
14:35je commence à être un peu
14:36doyen de l'humanité
14:37en matière politique.
14:38Une campagne présidentielle,
14:40c'est six mois là.
14:42C'est très très long.
14:43Très très long.
14:44Et moi, je vois aujourd'hui
14:45Mélenchon plafonner,
14:49plastronner.
14:49Je vois Mme Le Pen
14:51vivre sa meilleure vie
14:51et je me dis
14:53on va attendre un peu.
14:54Vous voyez ?
14:54Parce que petit à petit,
14:55au fil des semaines,
14:56cette essoreuse
14:57qui est la campagne présidentielle
14:59va amener les journalistes
15:01qui font naturellement
15:02leur travail,
15:02vous êtes là pour ça,
15:04à challenger les candidats.
15:06Et en les challengeant,
15:07on va voir la nullité
15:08du programme économique.
15:09C'est un programme économique
15:10de Mme Le Pen
15:10comme de M. Mélenchon.
15:11Mais avant de parler
15:12de cette présidentielle
15:13dont on parle matin,
15:14midi, sœur,
15:14malgré tout,
15:15il y a une colère.
15:16Il y a un arrière-plan
15:17politique qui est là.
15:18Il y a tout à l'heure,
15:19nous avons eu
15:20porte-parole de la Confédération
15:21paysanne qui dit,
15:22elle, elle dit,
15:23moi je suis pour une convergence
15:24des luttes.
15:24Mais j'ai posé la question,
15:25je dis mais quel lien
15:26avec les revendications
15:27des lycéens ?
15:28Elle dit peu importe aujourd'hui.
15:29On a cassé ce que nous sommes.
15:31On ne veut pas survivre
15:32mais on veut vivre.
15:34Il y a quand même énormément
15:35de...
15:39entre, en gros,
15:40les campagnes
15:41et les banlieues.
15:42C'est fou qu'il n'y ait pas eu
15:43de connexion
15:43qui se soit faite plus tôt
15:44parce que vous rencontrez
15:45exactement les mêmes types
15:47de problèmes.
15:47C'est-à-dire les problèmes
15:50de dégradation
15:51des services publics,
15:52les problèmes de logement,
15:54les problèmes de pauvreté,
15:56les problèmes d'accès
15:57aux transports, etc.
15:59Mais je suis sûr
15:59qu'elle va se faire.
16:00Non, non, je ne dis pas
16:01qu'elle va se faire.
16:02Non, mais attendez, mais stop.
16:03Attendez, de dégradation
16:04des services publics.
16:05Mais on ne mesure pas
16:07ce qu'au quotidien
16:08sur les territoires.
16:10Le service public
16:10offre de possibilités.
16:12Mais on est un pays
16:13qui donne des choses
16:14formidables.
16:15Écoutez, j'ai inauguré
16:18tout un programme à mots
16:19qui s'appelle
16:20la maison des adolescents
16:21où j'ai une dizaine
16:22d'interlocuteurs
16:22qui travaillent ensemble
16:23pour les ados
16:24en souffrance.
16:24Mais Jean-François Copé,
16:24les dégâts médicaux,
16:25tout ça, ça existe.
16:26La Poste, elle est partie
16:27à 20 kilomètres de chez vous.
16:28Mais la Poste est partie
16:29à 20 kilomètres
16:30parce que les gens
16:30n'envoient plus de lettres.
16:31Il faut arrêter.
16:32Et on a même fermé
16:33des trésors.
16:34Mais pardonnez-moi.
16:36On peut remettre
16:36l'église au milieu du village
16:37à dépôt du service public ?
16:39C'est pareil, etc.
16:40Ce n'est pas du service public.
16:41Mais attendez,
16:42vous défendez,
16:42excusez-moi,
16:43je vous lis trop
16:44pour penser
16:46que vous croyez
16:46ce que vous dites.
16:47Vous êtes le premier
16:47à dire qu'il faut
16:48rationaliser l'administration.
16:49Heureusement,
16:51heureusement qu'il y a
16:52des activités administratives
16:53qu'on ne garde pas
16:54dès lors qu'elles ne servent plus.
16:56Je suis désolé.
16:57J'ai, moi,
16:57en tant que ministre du budget,
16:58signé des conventions
16:59avec les buralistes
17:00pour qu'ils fassent
17:01une partie de l'activité
17:03des trésoreries
17:04pour justement
17:05faire des économies intelligentes.
17:07Il ne faut pas se tromper.
17:07Ce qui s'est passé
17:08ces trois dernières années,
17:09c'est un délire
17:10sur les finances publiques
17:12en grande partie
17:13parce qu'en n'ayant plus
17:14d'aide de majorité,
17:15on ne fait plus
17:15une seule économie
17:16parce que les opposants
17:18LFI et Rennes
17:19ne votent plus rien.
17:20On voudrait vous interroger
17:21aussi sur ce qui s'est passé
17:22notamment hier
17:25à Place Vauban,
17:27j'allais dire,
17:27ou plus récemment
17:28Place La République
17:30ou à Bastille
17:31et parfois,
17:32comme chez vous à Meaux,
17:33on a vu ces images
17:34du lycée Moisson,
17:35il y a quelque chose
17:36d'inédit tout à l'heure,
17:37c'est un syndicat de police,
17:38Alliance,
17:38qui a porté plainte,
17:39qui dépose plainte
17:40contre l'État
17:41pour une forme
17:42de mise en danger
17:43d'autrui.
17:43Est-ce que vous estimez
17:44aujourd'hui
17:45qu'au plus haut sommet
17:46de l'État,
17:46il y a des consignes claires
17:48et qu'il y a
17:48un véritable soutien
17:49adressé aux forces
17:50de l'ordre,
17:51police et gendarme ?
17:52Écoutez,
17:52je l'espère.
17:54La seule chose
17:55que je puisse vous dire,
17:56c'est que moi,
17:57j'ai vu à l'œuvre
17:57les policiers nationaux
17:59et les policiers municipaux,
18:00en l'occurrence à Meaux,
18:01faire un travail
18:02d'un courage
18:03absolument inouï,
18:04de protéger autant
18:05qu'ils peuvent
18:06la République
18:07dans des conditions
18:08extraordinairement difficiles.
18:10J'entendais,
18:11M. Corbien,
18:12mais il n'est pas le seul,
18:13ils disent tout ça,
18:14dire qu'aucune poubelle brûlée
18:16ne justifie une main arrachée.
18:17Mais cette formule,
18:18elle est quelque part
18:19assez scandaleuse.
18:21Mais tout simplement
18:21parce que rien tout court
18:23ne justifie
18:25la blessure
18:26d'un jeune
18:27ou d'un policier.
18:28La seule chose,
18:29c'est que
18:30le mélange
18:31qui est fait avec les deux
18:31fait oublier un petit détail,
18:33c'est que tout ça
18:33vient de violences
18:35extrêmes
18:35face auxquelles
18:36la République
18:36doit répondre.
18:37Vous savez que ces policiers
18:38dont vous saluez le travail,
18:40quand on les écoute,
18:40et je sais que vous le faites,
18:41ils vous disent,
18:42nous, on attrape les gens
18:43et puis ils finissent
18:45relâchés
18:45il y a quelques instants.
18:46Vous avez salué
18:47le travail de la justice
18:47en expliquant que c'est
18:48peut-être nous autres commentateurs
18:49qui ne le faisions pas
18:50suffisamment.
18:50Mais il y a quand même
18:52là-dessus,
18:53sur le rapport à la justice,
18:54un discours assez différent
18:55du vôtre
18:55de la part de ces forces
18:56de l'ordre.
18:57Et donc,
18:57si je comprends bien,
18:58est-ce que ce que vous dites
18:59ce soir,
18:59c'est la justice fait bien
19:00son travail
19:00et il n'y a pas tellement
19:01besoin de la réformer
19:02en réalité ?
19:02Ah non, ça n'a rien à voir.
19:03La justice,
19:04elle fait avec les moyens
19:04qu'elle a,
19:05mais de toute façon,
19:06un pays,
19:07ça se réforme tout le temps.
19:08Il faut avoir le courage
19:09de le faire.
19:09C'est ça la grandeur
19:10de la politique.
19:11Et vous voyez bien
19:11que malheureusement,
19:13le grand drame
19:13de la Macronie,
19:14c'est de ne l'avoir pas
19:15réformé.
19:16La justice des mineurs,
19:16il faut la réformer ?
19:17Il faut réformer.
19:18Il y a beaucoup de choses
19:19à faire sur la justice des mineurs.
19:20En tendance de 45 ?
19:20Il y a aussi accessoirement
19:21à appliquer les lois.
19:23Parce que vous voyez,
19:23typiquement,
19:24la mise en cause
19:24de la responsabilité civile
19:26des parents,
19:27les lois existent.
19:28Il faut les appliquer.
19:29Ensuite,
19:29il peut y avoir
19:30des décisions de justice
19:31qui, ici ou là,
19:31ne correspondent pas aux attentes
19:32de la police,
19:33de l'opinion publique.
19:34Bien sûr,
19:35c'est normal.
19:36Ça arrive,
19:37si on est dans une démocratie,
19:38on peut être choqué de tout ça.
19:39Mais je veux rappeler quand même
19:40qu'il y a des domaines
19:41dans lesquels la police
19:42et la justice
19:43fonctionnent remarquablement bien
19:44au niveau des parquets.
19:45Écoutons, Jean-François Copé,
19:46le bilan dressé tout à l'heure
19:47par le Premier ministre,
19:48à la fois sur le nombre
19:48de blessés chez les forces de l'ordre,
19:50chez les personnels
19:51de l'éducation nationale.
19:52Mais oui, bien sûr.
19:53Et ça, il faut en parler.
19:53Il y a un avant et un après.
19:55Comment vous expliquez d'ailleurs
19:56que ceux qui nous instruis
19:57soient attaqués,
19:58ceux qui nous émancipent
19:59soient vilipendés ?
20:00Parce qu'il y a
20:01des responsables politiques
20:02qui ont donné des permis
20:04de violence
20:04en les justifiant
20:05de manière scandaleuse
20:07que lorsque le maire
20:08de Saint-Denis
20:08parle de violence légitime,
20:10c'est une honte
20:11parce qu'ils ont instrumenté
20:12les gens de ces jeunes.
20:12Il ajoute qu'elle n'est pas souhaitable
20:14la violence.
20:14Il dit qu'elle n'est pas souhaitable
20:15dans la même phrase.
20:16Mais vous voyez l'hypocrisie
20:16du double discours ?
20:17On est exactement dans le populisme.
20:19Qu'est-ce que ça veut dire
20:20une violence légitime
20:21qui n'est pas souhaitable ?
20:22Ça veut dire qu'il n'en courage pas.
20:23Mais non.
20:23C'est-à-dire pas de violence du tout
20:25dans une démocratie.
20:26Et c'est ça la puissance
20:27de la démocratie.
20:28On peut dialoguer
20:28sans se battre.
20:29D'accord.
20:29Mais on peut aussi...
20:30Tout à l'heure,
20:30vous disiez qu'il y avait
20:31un nombre d'arrestations
20:33qui étaient de l'ordre
20:33de 7000 personnes.
20:34Il y a quand même 86% de mineurs.
20:36Il y a plusieurs institutions
20:36internationales.
20:37C'est énorme.
20:38Mais quand les agriculteurs
20:40se mobilisent de manière violente,
20:41on ne les arrête pas
20:42de manière aussi...
20:42C'est pas vrai.
20:43Mais qu'est-ce que vous racontez ?
20:44La réponse n'est pas la même.
20:45C'est un cliché.
20:46Il n'y a pas des blessés
20:46de cet ordre-là.
20:47Mais arrêtez, c'est cliché.
20:48C'est vrai.
20:49Même le gouvernement
20:51avait dit à l'époque
20:51qu'il fallait faire preuve
20:52de mesures face aux agriculteurs.
20:53Le discours n'est pas le même.
20:54Laurent Nunez a dit
20:55qu'il n'avait pas donné
20:56de consignes de retenue
20:57à la police
20:57alors qu'on est face à des enfants.
20:58Mais vous plaisantez.
20:59Vous pensez que les policiers
21:00font n'importe quoi ?
21:02Nous avons une police
21:03qui a des consignes
21:03extrêmement strictes.
21:04Lorsqu'un policier commet
21:06un acte qui est illégal,
21:07il est jugé.
21:08Et le cas échéant,
21:09si les juges le considèrent,
21:10il est condamné.
21:11Et en ce qui concerne
21:14les agriculteurs,
21:15lorsqu'un certain nombre
21:16d'entre eux ont commis
21:16des actes absolument incalifiables,
21:18ils ont été poursuivis
21:19et le cas échéant condamnés.
21:22On ne fait pas les Jeux olympiques
21:24de celui qui est le plus condamné.
21:25D'un côté, il y a des enfants
21:27et de l'autre côté,
21:28il y a des adultes.
21:28Ce n'est pas la même chose.
21:29Écoutez-moi là-dessus.
21:30Vous croyez quoi ?
21:31On n'est pas tous hyper inquiets
21:34pour nos enfants et nos jeunes
21:35lorsqu'ils se trouvent
21:36à aller au lycée.
21:37Donc moi, ma réponse,
21:38elle est très simple.
21:39Ce sont des jeunes
21:40et souvent très jeunes.
21:42Et ce qui est en cause aujourd'hui,
21:44c'est qu'est-ce qu'ils font
21:44et qu'ils sont à ce niveau de violence ?
21:46Qu'est-ce que leurs parents
21:47leur disent ou ne leur disent pas
21:48dès qu'on arrive là ?
21:49Il y a des enfants
21:49qui ont été arrêtés
21:50sans avoir commis de violence.
21:51Comment ?
21:51Il y a des jeunes
21:52qui ont été arrêtés
21:53sans avoir commis de violence.
21:54On a vu des images.
21:55C'est massif.
21:57Après avoir été traumatisés
21:58pendant 48 heures,
21:58on garde à vue.
21:59Il faut des comparutions immédiates
22:00dénourables
22:01aux comparutions immédiates
22:01pour les mineurs ?
22:02Écoutez, c'est un vrai débat.
22:04Moi, je ne suis pas contre.
22:05C'est le débat.
22:06Non, c'est un des débat.
22:07Moi, ce qui me paraît capital,
22:09c'est que l'on prenne conscience
22:10que nous avons un certain nombre
22:11de jeunes
22:12qui sont extrêmement violents.
22:14Ils sont très jeunes.
22:14Écoutez, dans le cas
22:15qui nous occupe,
22:16certains étaient,
22:17je l'ai vu à mots,
22:18collégiens.
22:19Donc, rien à voir
22:20avec les mécontentements lycéens.
22:21Rien.
22:22Écoutez, ce n'est pas ce que dit...
22:24Alors, il ne fait pas...
22:25Enfin, j'allais dire,
22:26il ne fait pas de politique.
22:26Ça, c'est à vous de juger.
22:28Vous me direz si c'est le cas.
22:29Omar Sy, l'acteur
22:30qui a réagi sur ce mouvement lycéen.
22:32Écoutez ce qu'il dit.
22:34C'est quand je vois
22:35ce qui se passe aujourd'hui en France
22:36avec ce mouvement des lycéens-là
22:38et qui est une petite lumière au final
22:40parce que qu'est-ce qui se passe ?
22:41C'est nos mômes.
22:42C'est l'avenir de notre pays
22:44qui est en train de dire
22:46à un pays
22:46qui est complètement à la dérive.
22:48J'ai un cap.
22:50Écoutez-nous.
22:51On sait à peu près
22:52où on a envie d'aller nous demain
22:53parce que ce pays-là,
22:54ça va être le nôtre.
22:56Donc, quand je vois
22:57qu'on ne réagit pas à ça
22:58et que le réflexe,
22:59c'est de leur empêcher de parler
23:01ou de leur taper sur la gueule
23:02ou même de les mettre
23:03les uns en face des autres
23:05pour faire des combats d'enfants,
23:07je trouve ça lamentable.
23:09Et je me dis
23:09mais où sont les responsables ?
23:12Ils cherchent les responsables.
23:14Ils trouvent ça lamentable.
23:15Comment vous réagissez ?
23:16Écoutez, on a la grande chance
23:18d'être en démocratie.
23:19On n'est pas chez Poutine.
23:20Donc, c'est son point de vue.
23:22Non, ça, heureusement,
23:23tu peux l'exprimer.
23:23Mais vous, qu'en pensez-vous ?
23:25Je n'ai pas d'avis.
23:26Quand j'entends qu'il décrit
23:27que notre pays est à la dérive,
23:29nous sommes dans le pays
23:30où on peut accéder aux soins gratuitement,
23:32où on est aidé pour se loger,
23:34où on a des aides absolument
23:35dans tous les sens.
23:36On a malheureusement,
23:39parce que ce gouvernement
23:40a laissé filer les choses,
23:41un désordre inacceptable
23:43dans la rue.
23:43D'accord.
23:43Donc, vous dites
23:44que la France est ce paradis
23:45dans lequel les habitants
23:46se croient en enfer.
23:47Ce n'est pas moi
23:47qui ai inventé cette phrase.
23:48Oui, c'est Sylvain Tesson.
23:49Mais vous la reprenez à votre compte ?
23:50Mais je l'ai reprise dans mon livre,
23:52bien sûr.
23:52Et pourquoi je l'ai reprise ?
23:54Parce que...
23:54Mais alors, c'est une jeunesse gâtée
23:56qui ne se rend pas compte
23:57de la chance qu'elle a ?
23:57Nous avons perdu dans ce pays
23:59le sens du tragique.
24:01Le tragique, c'est la guerre.
24:02Oui, c'est la guerre.
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