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  • il y a 2 jours

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00:00Bourgogne, ici matin.
00:02Ce samedi 17 octobre est marqué par un appel à la mobilisation un peu partout en France et en Bourgogne.
00:07Un appel estampillé gilet jaune mais qui s'adresse aussi aux lycéens, aux étudiants et auxquels s'ajoutent plusieurs syndicats.
00:13Au cœur de ce mouvement, les fins de mois difficiles, les prix des carburants, les moyens pour les services publics.
00:18La question c'est, est-ce que ce mouvement sera suivi chez nous et quelles actions sont déjà prévues ?
00:23On en parle ce matin lors de la balette avec votre invité, le secrétaire départemental du syndicat solidaire en Côte
00:28d'Or.
00:28Bonjour Théo Contis.
00:29Bonjour.
00:30Alors c'est difficile à l'heure où on se parle de savoir quelle ampleur va prendre ce mouvement.
00:34Votre syndicat fait partie des premiers à avoir lancé une action.
00:38Ça sera demain à 14h, place de la République à Dijon.
00:41Déjà, est-ce que vous avez une idée de combien vous serez ?
00:44On a aujourd'hui, je crois, peu d'idées de savoir quelle sera la journée de demain dans son organisation,
00:50ses conséquences et ses revendications, de comment cela va se concrétiser.
00:55Après des retours que nous avons, on est aujourd'hui en capacité d'affirmer que demain, il y aura des
01:00milliers de personnes mobilisées.
01:02Maintenant, après, il reste à savoir sous quelle forme, de quelle manière, est-ce qu'il y aura des choses
01:06avant.
01:07On sait déjà que des choses sont prévues sur la métropole Dijonès le matin.
01:11Après, on verra aussi à 14h comment cela se traduira sur la place de la République.
01:16Alors, le mot d'ordre, il est assez vaste.
01:18Est-ce que vous comptez sur une sorte de convergence des luttes,
01:21à savoir, par exemple, que les lycéens et les étudiants qui se mobilisent depuis plusieurs semaines déjà, vous rejoignent ?
01:26Aujourd'hui, il est certain que demain, il y aura des lycéens et des lycéennes qui vont se mobiliser.
01:31C'est aussi un appel qu'ils ont nationalement à venir s'emparer, en tout cas à sa propre...
01:35Même si on les a un petit peu moins vus cette semaine, ça peut être l'occasion pour eux de
01:37relancer un petit peu aussi tout ça.
01:39On les a moins vus cette semaine, mais je n'ai pas envie de vous délivrer un scoop.
01:41Mais en tout cas, ce matin, il y aura plusieurs établissements de lycées à Dijon qui seront bloqués.
01:46Donc voilà, je pense qu'il y a aussi l'idée de se rappeler qu'ils existent encore,
01:49que leurs revendications sont toujours présentes,
01:51et que leurs revendications, jusqu'à leur... au moment où on se parle, ne sont pas entendues par le gouvernement.
01:56Et donc, je pense qu'effectivement, il ne faudrait pas croire que,
02:00parce que leur mouvement se transforme, qu'il est en train de se perdre.
02:04Et je pense aussi qu'il y aura des surprises dans les deux semaines de vacances scolaires,
02:07où les gens croient que les lycéens seront fatigués, n'auront envie de rien faire, il y aura des actions.
02:12Est-ce que vous pensez qu'on est au début de quelque chose ?
02:15On sent que ça couvre depuis plusieurs mois maintenant.
02:18Le prix du carburant, la casse des services publics,
02:21on entendait encore il y a quelques minutes des artisans qui nous disaient
02:25« on croule sous les charges, on n'en peut plus ».
02:26C'est un peu l'effet cocotte minute qui est en train de se passer.
02:29Je vous avoue que je ne suis pas venu avec ma boule de cristal ce matin,
02:32mais il apparaît assez légitime et certain que la colère s'exprime.
02:36Aujourd'hui, il faut être lucide.
02:38Quand quelqu'un fait son plein d'essence, il voit bien combien ça lui coûte.
02:40Quand on entend les annonces de l'augmentation du gaz de 6,6% au 1er novembre,
02:45on sait bien les conséquences que ça a sur les vies.
02:47Et donc, il apparaît évident qu'il y a une colère sociale qui a besoin de s'exprimer.
02:50Et surtout, au-delà de s'exprimer, elle doit être entendue.
02:53Et c'est vrai que depuis quelques mois, on voit bien que ça couvre.
02:55Et le fait de ne pas être entendu peut générer l'idée de cocotte minute.
02:59Mais ce n'est pas forcément une solution.
03:00Après, si ça doit passer par cela, alors ça passera par cela.
03:03Mais ce qui est plutôt un peu regrettable, c'est qu'on est obligé d'arriver à devoir se mobiliser,
03:10parfois de manière un peu forte, comme les lycéens, pour essayer d'être entendu.
03:14Ce n'est même pas en plus une certitude de l'être.
03:16On parlait de nos artisans en Saône-et-Loire.
03:18Ils étaient sur un rond-point hier, évidemment.
03:19Ça nous fait penser aux Gilets jaunes.
03:21Est-ce que vous pensez que ça peut conduire au retour du mouvement des Gilets jaunes
03:26à partir de demain, le 17 octobre ?
03:28De toute façon, la majorité des revendications qui étaient portées à l'époque par les Gilets jaunes
03:31n'ont jamais été satisfaites.
03:33Donc, il paraît aussi logique d'une certaine...
03:35Ils vont les reprendre et voilà.
03:36Les revendications sont toujours là.
03:38Et donc, elles sont toujours aussi en capacité de s'exprimer.
03:40Il y a une nécessité même, je crois, qu'elles s'expriment de manière...
03:43pour un bien démocratique et qu'elles soient entendues.
03:45Et qu'effectivement, tant que...
03:47Parce qu'il y a aussi un peu la volonté, si on écoute un peu les gouvernements,
03:50de dire, bon, il y a des élections présidentielles
03:53et d'ici, en gros, 6-7 mois, on ne fait rien.
03:55Mais en fait, les gens qui souffrent, ils sont déjà en train de souffrir.
03:57Les 10 millions de pauvres, ils sont déjà présents.
03:59Un étudiant sur deux qui ne peut pas se sustenter, c'est déjà le cas.
04:02Donc, c'est comment, aujourd'hui, on arrive à faire coaguler, converger
04:05et exprimer une colère et une parole commune.
04:07Et je crois qu'il est nécessaire.
04:08J'appelle toutes et tous à se mobiliser demain à 14h, place de la République.
04:12– Il y a un an, le 10 septembre 2025,
04:14il y avait aussi un élan de rébellion, une tentative de faire bouger les choses.
04:18C'était le mouvement Bloquantou.
04:20Il a fait pchit, ou presque.
04:21Est-ce que cette fois, c'est différent ?
04:23Vous sentez que c'est différent ?
04:24– Alors, après, je pense que les mouvements sont tous très différents les uns des autres.
04:28L'an dernier, le mouvement,
04:30pas parce que j'appartiens à une organisation syndicale que je ne le dirai pas,
04:33il n'a pas non plus été par les organisations syndicales
04:35dans la construction et dans sa continuité.
04:38Aujourd'hui, il y a cet appel qui est aussi porté par un dynamisme de la jeunesse dans sa globalité,
04:44ou des jeunesses, si on parle des lycées et des étudiants.
04:46– Il faut que tous les bourguignons saisissent la balle au bon, en fait, pour s'exprimer en fin.
04:49– Je crois que des fois, il y a des moments, des momentum,
04:51et peut-être que là, il arrive un moment où, en tout cas, les gens,
04:54s'ils ont envie de participer à une colère sociale,
04:58à des revendications, demain, à Paris, une belle opportunité.
05:00– C'est le moment.
05:01Merci beaucoup Théo Contis, secrétaire départemental du syndicat solidaire en Côte d'Or.
05:05On rappelle, en 14h, place de la République demain, à Dijon.
05:08C'est le lieu, la date de votre action.
05:10Merci beaucoup, bonne journée.
05:11– Merci, bonne journée.

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