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  • il y a 5 minutes
Ce samedi 17 octobre, Catherine Spindler, présidente Europe et Moyen-Orient de Sephora, Isabelle Vantard, directrice des solutions data pour la région EMEA chez Vusion, et Sylvain Delteil, directeur général Europe de Perfect Corp, étaient les invités dans l'émission Focus Retail présentée par Eva Jacquot. Focus Retail est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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Transcription
00:04BFM Business, Focus Retail, Eva Jaco.
00:10Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver sur BFM Business pour votre émission Focus Retail.
00:14Et au programme aujourd'hui, Sephora, le géant de la beauté avec près de 3500 magasins dans plus de 37
00:20pays,
00:21se rapproche petit à petit de son objectif, dépasser les 20 milliards d'euros de ventes d'ici à 2030.
00:27Entre conquêtes de nouveaux pays et distributions de marques tendances, Catherine Spindler, la présidente Europe et Moyen-Orient de Sephora,
00:35sera mon invité.
00:36Elle nous dévoilera sa stratégie.
00:38Et puis pour le pitch de la start-up, place à la beauty tech avec Sylvain Deltey, directeur général Europe
00:45de Perfect Corp.
00:46Il nous dévoilera ses dernières innovations en matière d'essayage virtuel, de diagnostic de peau, de cheveux,
00:52tout ça alimenté par intelligence artificielle et ses nouveaux partenariats.
00:56Allez, Focus Retail, c'est parti !
01:04J'ai le plaisir de recevoir Catherine Spindler.
01:06Bienvenue sur le plateau de BFM Business.
01:08Vous êtes la présidente Europe et Moyen-Orient de Sephora.
01:12À mes côtés cette semaine, notre experte, c'est vous, Isabelle.
01:15Isabelle Vantard, vous êtes directrice des solutions data pour la région Europe et Moyen-Orient chez Vusion.
01:21C'est votre première là depuis la rentrée.
01:22Eh oui, ravie d'être avec vous.
01:24Merci de vous avoir. Ravie. Alors, LVMH a publié ses résultats lundi dans un contexte de ralentissement du luxe.
01:31La division sélective dont fait partie Sephora sauve la mise avec un bond de 8% au troisième trimestre,
01:38dû en partie à la bonne dynamique de Sephora, à son expansion géographique.
01:42D'ailleurs, vous venez d'ouvrir deux nouveaux pays, la Belgique et la Croatie.
01:46Catherine Spindler, quels sont les principaux marchés qui tirent cette croissance ?
01:51Honnêtement, aujourd'hui, la croissance que nous observons depuis le début de l'année 2026 est portée par l'intégralité
01:56de nos régions.
01:58La croissance est portée à la fois par ce qu'on appelle du comparatif et puis, bien évidemment, à laquelle
02:05se rajoutent nos ouvertures.
02:07Mais tous nos marchés historiques se portent extrêmement bien et le tout dans l'intégralité des régions.
02:11Et vous avez... Est-ce que vous vous identifiez un top 3 des meilleurs pays ?
02:16Alors, on a des pays, bien évidemment, qui sont en très fort développement.
02:21Typiquement, un marché que j'ai dans la zone qui est le marché anglais, sur lequel on est...
02:26Dont on va parler.
02:27Voilà, dont on va parler.
02:28Mais ensuite, tous nos marchés, honnêtement, performent de manière très solide.
02:33Que ce soit le marché américain, que ce soit des marchés comme l'Espagne, comme l'Italie, entre autres.
02:42Alors, justement, pour la première fois cette semaine, vous lancez à Londres votre événement immersif qui s'appelle Sephora.
02:49Trois ans après le retour de Sephora sur le sol britannique, est-ce que c'est le signe que le
02:55Royaume-Uni, ça y est, c'est vraiment devenu une priorité ?
02:57Alors, c'est une priorité, effectivement.
03:00D'autant plus que, comme vous le soulignez, on est revenu, effectivement, il y a trois ans.
03:04On a un démarrage qui est très prometteur.
03:07Nous aurons, d'ici à la fin de l'année, à peu près 20 magasins.
03:11On a un e-commerce qui est également très fort.
03:14Et ce qui est intéressant, c'est qu'alors que nous arrivions comme un challenger sur ce marché,
03:20marché très fort de la beauté, mais marché quand même déjà très occupé,
03:23on a réussi, on est en train de réussir à vraiment trouver une place distinctive,
03:28à rentrer en résonance très forte aussi avec la culture locale.
03:32Et donc, nos résultats étant très prometteurs, bien sûr qu'on va continuer à accélérer sur ce marché.
03:37Alors, justement, vous le dites, vous êtes arrivé il y a trois ans avec principalement le e-commerce,
03:41puis les boutiques.
03:43Là, aujourd'hui, vous entamez une nouvelle stratégie,
03:45puisque vous allez ouvrir des shop-in-shop dans les magasins Market Spencer.
03:49Pourquoi ce choix ?
03:50Alors, justement, parce que ce qu'on vient de dessiner depuis trois ans,
03:54nous montre qu'on arrive à construire quelque chose de très complémentaire sur ce marché de la beauté au UK.
04:00Et simplement, j'ai une volonté, en fait, et nous avons une volonté, en fait, d'accélérer.
04:05Et on ne voulait pas accélérer de n'importe quelle manière.
04:08Mais finalement, qui mieux que Mark Sandspencer,
04:10qui est une icône dans le cœur des Anglais,
04:14pour pouvoir s'associer entre une marque iconique de la beauté, qui est Sephora,
04:18une marque iconique sur le territoire anglais, qui est Mark Sandspencer,
04:22et de proposer, justement, la continuité, en fait, de notre expérience beauté dans ces magasins,
04:27qui vont être, donc, très complémentaires.
04:29On aura, au total, une centaine de magasins que nous allons ouvrir,
04:34et nous allons commencer à partir du printemps 2027.
04:37Est-ce que l'objectif, c'est justement d'aller multiplier, aussi, sur d'autres marchés,
04:41ces formats de corner dans les magasins, comme vous aviez pu le faire avec Coles aux États-Unis ?
04:45Pas forcément.
04:46C'est une logique qui peut, en fait, s'adapter dans certains marchés,
04:50où on a une volonté d'accélération encore plus rapide.
04:53En tout cas, ça s'y prêtait véritablement, là, sur le marché anglais.
04:56Alors, j'aimerais qu'on s'attarde sur cet événement, Sephoria,
05:00qui va débuter fin de semaine à Londres.
05:04On en parle comme d'événements XXL, qui, eh bien, s'installent dans différents pays.
05:11Ça a commencé à Los Angeles en 2018.
05:15Qu'est-ce qui fait la différence de cet événement-là, à Londres,
05:18par rapport à ceux qu'on a connus précédemment ?
05:20Bon, déjà, c'est la toute première fois qu'on fait en Angleterre,
05:23pour le coup, un événement de cette nature-là.
05:25C'était une vraie volonté.
05:27Et donc, cet événement, il va être différent à plusieurs titres.
05:30D'abord, forcément, tout ce qu'on fait depuis qu'on a démarré en Angleterre
05:34a une logique de vraiment être en résonance avec la culture locale.
05:38Donc, il y aura un certain nombre de clins d'œil à notre présence dans ce pays.
05:42On a travaillé...
05:43Je laisse la surprise pour toutes les personnes qui viendront,
05:47mais on a travaillé des collaborations avec des artistes locaux.
05:50On a donc beaucoup de choses qui sont en résonance avec la culture locale.
05:55Et ensuite, véritablement, on a mis un accent très fort.
05:59D'abord, encore plus de marques que d'habitude.
06:01On aura une quarantaine de marques présentes avec nous.
06:03À la fois des marques qui sont des marques avec lesquelles nous travaillons déjà
06:06et qui vont vraiment venir créer des expériences
06:09et faire vivre des expériences à toutes les personnes qui seront présentes.
06:14Et puis, grande nouveauté aussi, on fera découvrir en avant-première des marques
06:19qui arriveront l'année prochaine, en 2027.
06:21Mais surtout, nous allons également révéler notre prix de l'incubation,
06:25ce qui est également une autre dimension de ce Sephora.
06:30Alors justement, vous allez dévoiler ce lauréat.
06:32Pourtant, vous avez déjà un espace d'incubation de marques chez Sephora.
06:36Là, quelle est la différence ? Qu'est-ce que ça va apporter en plus ?
06:39Alors, on vient effectivement d'une culture de l'incubation, du développement de marques.
06:46Là, il y a une résonance un peu particulière
06:47parce que d'abord, on a voulu véritablement se tourner vers les entrepreneurs européens.
06:52En fait, on a beaucoup l'habitude de développer des marques,
06:56souvent venant des États-Unis ou d'Asie.
06:59Et ça a été une vraie volonté, à travers l'annonce de ce prix de l'incubation européenne en juin,
07:05de dire « Entrepreneurs européens, sachez que vous avez une plateforme
07:10pour venir aussi participer à terme à la scène mondiale de la beauté.
07:16Et ce prix de l'incubation, il leur est vraiment destiné. »
07:19Donc, quand on a ouvert ce prix en juin,
07:23on a été même surpris de voir l'engouement puisqu'on a eu...
07:27Et les candidatures que vous avez reçues.
07:28On a eu effectivement 150 candidatures en l'espace de trois semaines
07:31puisqu'il y avait une deadline au 6 juillet.
07:33Et donc, demain soir, effectivement, je vais révéler les trois finalistes
07:38et le grand gagnant.
07:40Et derrière, cette logique, la logique notamment pour le gagnant,
07:44c'est quand même un accompagnement dans la durée.
07:45C'est vraiment un accompagnement minimum de trois ans
07:48avec un accès à la fois à une distribution sur l'intégralité de nos portes européennes
07:54et puis, bien évidemment, campagne de communication spécifique.
07:58Dévoilé donc... Vous ne pouvez rien nous dire en appartement.
08:01Non, non, non. J'aurais tenté. C'est sous embargo.
08:03Justement, revenons très rapidement sur Sephora.
08:06Qu'est-ce que cet événement, en termes de retombées économiques,
08:12qu'est-ce que ça procure pour Sephora ?
08:14Alors, c'est d'abord et avant tout un moment où nous prenons...
08:18C'est très sélectif parce qu'il y a très peu d'élus qui peuvent accéder à cet événement.
08:23Alors, en l'occurrence, là, sur Londres, il y a 4000 personnes.
08:25Donc, c'est effectivement très limité.
08:28C'est 4000 personnes qui sont une partie venant de nos meilleures clientes,
08:33nos clients de gold, et puis une partie venant, en fait, après de clients...
08:36Mais je crois savoir qu'il y a un tirage au sort,
08:38pour en avoir parlé avec les maquilleuses tout à l'heure dans la loge maquillage,
08:42que c'est très compliqué d'être sélectionnée.
08:44Oui, parce qu'effectivement, il y a beaucoup de personnes qui ont envie d'y participer
08:48et on est obligé de l'imiter.
08:51Et donc, pour répondre à votre question, qu'est-ce que ça apporte ?
08:54C'est un moment d'expression pour nous,
08:56où nous portons un vrai point de vue sur la beauté, sur les tendances du moment,
09:01et où on fait vivre une expérience effectivement un peu plus privilégiée
09:06à, en l'occurrence, 4000 personnes.
09:09Mais c'est un moment où on vient, en tant que Sephora,
09:13en tant qu'experts de la beauté, repartager un peu
09:17quelles sont les tendances qui arrivent,
09:20quels sont ceux en quoi nous croyons,
09:22et également les jeunes pousses dans lesquelles on pense qu'il y a un vrai potentiel
09:26et qu'on veut faire découvrir aussi en avant-première.
09:28Isabelle ?
09:29Et justement, quand on parle expérience,
09:30aujourd'hui, quand on écoute Criteo,
09:32on voit qu'on a 36% des Français qui utilisent déjà une application
09:36pour découvrir les produits, se les faire recommander,
09:39et que même 57% d'entre eux, ça influence leur acte d'achat.
09:42Quand on se dit ça, c'est quoi le rôle qui reste aux conseillers dans les magasins ?
09:46Alors, il est considérable,
09:48et aujourd'hui, vous seriez surprise de voir la nature de trafic
09:52qu'on a dans nos magasins physiques.
09:56Typiquement, nous, chez Sephora,
09:58on est persuadés de la très longue vie du retail physique,
10:02à la fois à travers la réalité de ce qu'on vit aujourd'hui,
10:05mais aussi parce que, en matière de beauté en tout cas,
10:09malgré le sujet de l'influence,
10:10et malgré, effectivement, l'accès à travers des réseaux sociaux,
10:14à travers des plateformes diverses et variées,
10:16en fait, les gens, et quelles que soient les générations,
10:19ont envie de venir découvrir,
10:21d'abord, souvent de manière, on va dire, palpable,
10:24les produits,
10:26et puis, on voit,
10:28à travers les services qu'on développe,
10:31l'intérêt pour le conseil personnalisé.
10:34Et ça, c'est très valable,
10:36et finalement, quelles que soient les générations.
10:38Il y a une chose sur laquelle j'aimerais qu'on s'attarde,
10:41c'est cette actualité,
10:43où vous avez Sephora à lancer la marque Rode
10:46dans 500 magasins en France et ailleurs en Europe et dans le monde.
10:51Là, on est à peu près 10 jours après le lancement.
10:54Quel est le premier bilan ?
10:56Il est très bon, très, très bon.
10:57C'est une marque qu'on avait lancée aux Etats-Unis l'année dernière,
11:02qu'on avait lancée en Angleterre,
11:04justement, en novembre également 2025,
11:06et on avait un petit peu attendu
11:07pour aussi que la marque puisse se préparer à ce lancement.
11:10Parce que, comme vous l'avez dit,
11:11on a décidé de la lancer de manière simultanée
11:14dans l'intégralité de nos marchés européens,
11:16et donc, effectivement, dans 500 magasins à travers l'Europe,
11:19ce qui était colossal en termes d'exécution pour nous et pour eux.
11:24Le résultat, effectivement, c'est vraiment les tout premiers jours,
11:26une dizaine de jours, mais très bon.
11:28Il y avait une attente.
11:30Il y avait une attente très forte,
11:31parce que la marque, à travers son lancement américain,
11:35à travers la manière dont Hailey Bieber,
11:38qui est la fondatrice de cette marque,
11:41a travaillé aussi, justement, sur ces derniers mois,
11:44a travaillé également ses lancements produits,
11:46il y avait une attente très forte
11:48et qu'on a ressenti dès le premier instant.
11:51À quoi est-ce qu'on peut comparer, justement,
11:52l'engouement à cette marque ?
11:54Est-ce que c'est comme le lancement de la marque de Rihanna,
11:57la marque de Selena Gomez ?
11:58Ou est-ce que vous sentez que, là, cette fois-ci,
12:00on a vraiment dépassé un stade ?
12:02Très difficile de vous dire à ce stade-là.
12:05À chaque fois qu'on lance, en fait, une marque de cette nature-là,
12:08il y a un démarrage, de toute façon,
12:10qui est toujours très fort.
12:12Ensuite, ce qui est intéressant,
12:13c'est que, sur cette marque,
12:16on voit en tout cas une attente sur des produits spécifiques
12:19qui sont lancés sur cette marque.
12:20Ce qu'on voit aussi assez rapidement là,
12:24mais on verra aussi dans la durée,
12:25une fois de plus, je suis assez précautionneuse
12:27parce que c'est juste les premiers jours,
12:29une attente très forte sur la partie soins-visage.
12:31Ce qui est intéressant,
12:32ce n'est pas uniquement sur la partie maquillage,
12:34bien évidemment, les blushs marchent très bien,
12:36mais le soins-visage a l'air d'avoir une appétence très forte.
12:40Voilà, donc on va suivre avec plus qu'intérêt,
12:45en fait, la suite de ce lancement.
12:48Est-ce que l'intégration de ce genre de marque
12:50et aussi le développement de votre marque Sephora Collection,
12:54est-ce que ça, ça va vous permettre de passer la barre
12:57des 20 milliards d'euros de vente ?
12:59Un objectif que vous vous êtes fixé pour 2030.
13:01Où est-ce que vous en êtes, justement ?
13:03Écoutez, aujourd'hui, on est à la fois,
13:07on a vraiment deux objectifs,
13:09et là, je parle au niveau mondial,
13:10je ne parle pas plus uniquement au niveau de la région,
13:13on a à la fois l'objectif de continuer à se consolider
13:16là où nous sommes déjà présents.
13:18Et c'est déjà, en fait, une grande partie de notre sujet.
13:21Et aujourd'hui, ce que je vous disais en démarrage,
13:24ce qu'on observe, c'est que sur tous les marchés
13:26où nous sommes présents, nous générons de la croissance.
13:29Donc, ça veut dire que les catégories qu'on développe,
13:31notamment, on est en train de mettre un accent assez fort
13:33sur le soins-visage,
13:35ça participe à la croissance.
13:37Et puis, continuer à, à la fois, ouvrir, dans certains cas,
13:42certains marchés.
13:43Vous avez parlé de la Belgique ou de la Croatie, typiquement.
13:46Et puis, être en résonance avec notre temps aussi sur les usages.
13:51Et c'est vraiment là-dessus qu'on est très attentifs
13:53à, non pas diluer notre expérience,
13:57mais par contre, adapter notre expérience en fonction des usages.
14:01Vous nous parlez du skin care, du soin.
14:04Est-ce que c'est vraiment la catégorie qui est la plus en croissance
14:09si on compare au maquillage ou à la parfumerie ?
14:12On voit qu'il y a de plus en plus de marques qui vont sur ce créneau-là.
14:15Il y a aussi de plus en plus de concurrences.
14:17Vous avez au MyCream, il y a aussi toutes ces chaînes de magasins
14:21dédiées à la beauté coréenne.
14:23Comment est-ce que vous arrivez à rester dans la course
14:25sur ce segment du skin care ?
14:27Alors, déjà, historiquement, et c'est toujours le cas aujourd'hui,
14:31on est vraiment un leader incontesté dans le maquillage.
14:33Et donc, forcément, on va continuer à développer
14:37notre savoir-faire et notre expertise maquillage.
14:39Mais effectivement, on a souhaité enrichir notre expertise soin,
14:46alors à la fois d'un point de vue marque,
14:48et donc la Coréenne Beauty, vous en trouvez chez Sephora,
14:52et on s'adapte justement aux nouveaux usages.
14:54Vous l'avez renforcé, notamment, depuis un an, vous l'avez renforcé ?
14:56Tout à fait. On a renforcé, effectivement, la Coréenne Beauty.
14:59On se renforce aussi sur les nouveaux usages
15:00qui sont aussi autour des accessoires,
15:02des masques LED, enfin, toutes ces nouvelles gestuelles.
15:06Et à côté de ça, là où on continue à beaucoup se développer,
15:11à aussi beaucoup former nos équipes,
15:13et c'est là qu'on en revient aussi au rôle du retail,
15:15c'est toute la partie accompagnement et diagnostic.
15:19Le Beauty Scan, qui est notre appareil de diagnostic de peau,
15:22qui est assez central, en fait, dans notre savoir-faire
15:26et dans notre expertise soin,
15:27sont des éléments qui sont vraiment au cœur
15:30de notre stratégie sur le soin visage.
15:31Et ça, on en reparlera, effectivement,
15:33dans la deuxième partie de l'émission.
15:34Juste un mot sur la cible des hommes.
15:38Est-ce que ça, vous tendez à plus la développer ?
15:42Alors, ce n'est pas nous qui la développons,
15:44mais plutôt eux qui s'intéressent de plus en plus au sujet.
15:48Alors, c'est marrant...
15:48Mais il n'y a pas de rayon dédié pour les hommes, encore ?
15:51Non, mais parce qu'en fait, ce n'est pas forcément nécessaire.
15:54C'est ça qui est assez intéressant.
15:56Bon, déjà, sur le soin homme,
15:58on parle depuis 30 ans du soin homme,
16:00il y a une réalité de soin homme,
16:01mais finalement, beaucoup d'hommes achètent aussi des produits
16:03qui sont des produits pour les femmes.
16:06Ce qui se développe très fortement aujourd'hui,
16:08c'est aussi tout ce qui est parfum et usage du parfum,
16:13usage aussi de quelques produits de maquillage.
16:15Et à un moment donné, je pense que le sujet,
16:17c'est plutôt, en fait,
16:17est-ce qu'il y a un rayon femme à un rayon homme ?
16:19C'est plutôt réussir à, là aussi,
16:22les accompagner dans leurs attentes.
16:25Mais ce qui est très marquant,
16:27c'est la montée très forte, en fait,
16:28sur le parfum et notamment les parfums de niche chez les hommes.
16:31Merci beaucoup, Catherine Spindler.
16:33Restez avec nous, on passe tout de suite
16:34au décryptage de notre expert.
16:41Alors, c'est vrai que le parcours d'achat, Isabelle,
16:43a été entièrement rebattu sur les réseaux sociaux.
16:47Qu'en est-il de ce nouveau cheminement aujourd'hui ?
16:50Effectivement.
16:51Avant, on était sur publicité, magasin, achat.
16:54Aujourd'hui, tout démarre par les réseaux sociaux.
16:57Les marques, elles cherchent plus seulement de la visibilité,
16:59mais vraiment de la viralité et d'avoir des objets de désir.
17:03On peut prendre Alexandra Leclerc
17:05qui transforme un blush en accessoire de sac
17:08ou D'Abouti qui, là, imagine une poudre
17:11en forme de coque de téléphone.
17:14L'enjeu business, c'est vraiment
17:16comment je vais capter les signaux faibles
17:18qui font l'acte d'achat.
17:20Et parfois, ça marche même vraiment trop bien
17:22puisqu'on a eu cinq marques
17:24qui ont lancé des patches pour les yeux
17:26quasiment en même temps,
17:27avec un packaging identique.
17:29On peut se dire raté, mais avec humour.
17:32Ils ont transformé ça en un vrai moment viral.
17:34Mais est-ce que face à cette sur-sollicitation,
17:36est-ce qu'on n'arrive pas à perdre le consommateur, finalement ?
17:38Alors non, au contraire.
17:40Mais par contre, il devient de plus en plus exigeant.
17:42Et la beauté s'étend.
17:43Du maquillage vers le skin care,
17:46au cuir chevelu, aux lèvres, au corps.
17:49C'est vraiment ce qu'on appelle la skinification.
17:51Et avec le clean beauty
17:52ou le eat your skin care,
17:55on fait changer les attentes.
17:56C'est-à-dire qu'on veut de la santé durable,
17:58de la transparence, de la naturalité
18:00et des preuves cliniques.
18:03Donc ça, ça pousse vraiment vers
18:05l'hyper-personnalisation de la beauté
18:07puisqu'il faut que ça réponde aux besoins de chacun.
18:09Mais comment justement ça s'adapte dans les magasins ?
18:12Parce que là, c'est propice aux réseaux sociaux.
18:15Mais qu'en est-il en magasin ?
18:16Comment ça se traduit ?
18:17Ça veut dire qu'on va faire rentrer la technologie
18:19et tout ce que l'on évoquait,
18:21le fait de faire des diagnostics personnalisés
18:23en magasin.
18:24On peut citer L'Oréal avec le Kaskan
18:26qui va diagnostiquer les cheveux.
18:29Mais on a aussi aussi bien Sephora
18:31que le flagship de la marque coréenne Moïda
18:34qui propose des diagnostics,
18:36une rituelle personnalisée
18:38et des pop-up de magasins.
18:40Donc c'est vraiment tout l'enjeu pour les distributeurs.
18:43C'est comment, de cette envie créée sur les réseaux sociaux,
18:46je transforme en expérience et en acte d'achat.
18:48Merci beaucoup Isabelle Vantard.
18:50On passe tout de suite au pitch de notre start-up.
18:57Sylvain Deltal nous a rejoint sur ce plateau.
18:59Bienvenue Sylvain.
19:00Vous êtes le directeur général Europe
19:02chez Perfect Corp.
19:04Alors justement, vous mettez au point
19:05des solutions beauty tech.
19:08Ça va du diagnostic de peau
19:10aux recommandations de maquillage,
19:12aux stylistes IA.
19:13En tout, vous travaillez avec plus de 800 marques
19:15partout dans le monde,
19:16dans la beauté et dans la mode.
19:18Alors vous venez de nouer un partenariat
19:19avec la marque Lierac.
19:21pour laquelle vous développez une solution
19:23de diagnostic de peau.
19:25Quelle est la différence avec ce que vous proposez là
19:27par rapport à ce que vous pouvez proposer
19:29pour des marques chez L'Oréal par exemple ?
19:31Alors la différence, effectivement,
19:34c'est assez intéressant.
19:35L'IRAC est une des premières maisons
19:36qui utilise une manière autonome
19:39de créer son diagnostic en utilisant nos briques.
19:42Traditionnellement, on travaille avec les maisons
19:46Clarins, Estée Lauder,
19:48ou diverses maisons
19:49pour intégrer notre système sous forme de SaaS
19:52dans leur écosystème.
19:54Et puis, il y a un nouvel engouement
19:57pour des solutions beaucoup plus flexibles,
19:58beaucoup plus souples,
19:59qui consistent à aller puiser directement nos briques
20:03depuis un site ou une application.
20:04Et c'est ce que fait L'IRAC.
20:05Et c'est en ça que c'est nouveau.
20:06Ils sont en totale autonomie
20:08dans le fait d'aller utiliser notre technologie
20:11à leur demande pour alimenter leurs services.
20:13D'accord.
20:13Alors vous, vous avez deux solutions majeures,
20:16YouCam et Skincare Pro,
20:18qui sont directement aussi disponibles
20:20pour les consommateurs.
20:21Justement, est-ce que le B2C
20:23prend de plus en plus de place
20:25face au B2B chez vous ?
20:26Alors le B2C a toujours été très fort.
20:28On voit bien que c'est un peu le client final
20:30de toute façon qui crée la tendance,
20:31qui crée la demande et qui crée tout ça.
20:33Donc le B2C est très très fort chez nous.
20:35Il représente peut-être plus de la moitié même
20:37de notre chiffre.
20:40Mais le B2C est le plus, je dirais,
20:43le plus fin à gérer.
20:44Parce que transformer une appétence
20:46en produit fini, c'est un autre sport,
20:48c'est une autre échelle.
20:49Et donc, vous avez parlé de Skincare Pro.
20:52Skincare Pro, typiquement,
20:54c'est la matérialisation d'une demande
20:56et d'une envie de la cliente
20:57d'avoir un diagnostic de peau
20:59pour pouvoir le rendre facilement utilisable
21:02sur les points de vente.
21:02Et des grands acteurs comme L'Oréal
21:05développent leurs propres outils
21:07basés sur l'intelligence artificielle.
21:10Comment vous faites pour que vos propres clients
21:12ne deviennent pas vos concurrents demain ?
21:15Alors, on n'est pas concurrent de nos clients.
21:18Nos clients, nous délivrons des briques technologiques
21:20qui sont utilisées par eux
21:22et ils sont concurrents de leurs propres concurrents.
21:24mais nous, si vous voulez,
21:25on est un partenaire technologique.
21:27Donc, en fait, il n'y a pas de concurrence
21:29à ce niveau-là.
21:30Sans être concurrence,
21:31mais qui viennent sans arrêt rattraper
21:34ce que vous avez pu développer pour eux.
21:36Alors, on n'a vraiment aucun problème
21:38avec cette approche.
21:39Je pense que la problématique
21:41dans laquelle on est,
21:42c'est une problématique d'évolution
21:44permanente de la technologie.
21:46Donc, de toute façon,
21:47si on fait quelque chose à un temps T
21:49et que quelqu'un le copie,
21:50nous, on est déjà au temps T plus 1, T plus 2.
21:53Et, en fait, on suit un peu
21:55la demande de nos clients
21:56pour essayer d'avancer
21:56toujours un peu en avance de phase.
21:58Vous nous parliez tout à l'heure
21:59de Skincare Pro.
22:01Justement, votre solution,
22:02elle va être déployée
22:03dans les boutiques dédiées à la beauté
22:05chez Lagardeur Travel Retail,
22:06principalement dans les aéroports.
22:08Est-ce que cet essayage virtuel,
22:11c'est un levier de conversion
22:12ou ça reste encore anecdotique
22:14pour les consommateurs ?
22:16Ah non, c'est un énorme levier de conversion.
22:19Je crois que Catherine en a parlé
22:21rapidement tout à l'heure.
22:23Sur le cas de Lagardeur Travel Retail,
22:25je ne peux pas donner deux chiffres,
22:27mais le déploiement s'est fait
22:29après une analyse,
22:30un proof of concept
22:31qui a pris relativement longtemps
22:32et qui montre que l'augmentation du panier
22:35est à plus trois chiffres.
22:37Je ne peux pas donner
22:37beaucoup plus d'informations,
22:39mais il y a une transformation
22:40qui est liée à la qualité
22:42de l'information reçue
22:43et la pertinence du conseil.
22:44Catherine, vous confirmez ?
22:45Oui, alors si je peux me permettre
22:46de rajouter, effectivement,
22:47c'est deux sujets
22:49qui permettent d'améliorer la conversion.
22:51C'est le très bon outil
22:52qui permet quand même
22:53d'avoir effectivement un résultat
22:54et une base de diagnostic fine, précise.
22:57Et ensuite, c'est la manière
22:58dont l'équipe ou la personne
23:01en tout cas qui fait ce diagnostic
23:02s'approprie ce diagnostic
23:03pour justement ensuite
23:05faire le conseil de vente.
23:06Mais quand l'un et l'autre
23:08sont bien travaillés,
23:09que la formation aussi
23:11de la conseillère
23:13est bien réalisée,
23:14oui, pour le coup,
23:15c'est une arme formidable
23:16et on en revient à la discussion
23:17sur le retail.
23:17C'est là où je peux vous assurer
23:19que le retail physique
23:19a encore des beaux jours
23:21devant lui.
23:22Mais alors, quand j'entends ça,
23:23je me dis,
23:24on a aussi tous les sorts
23:25des agents conversationnels.
23:27Est-ce que vous voyez
23:28qu'on va passer
23:29d'un e-commerce fondé
23:31sur de la recherche de produits
23:33à les agents
23:34qui vont tout faire par eux-mêmes ?
23:35Et où va rester
23:37la relation client ?
23:38Est-ce que c'est la marque,
23:40le distributeur
23:41ou la société tech ?
23:44Alors, les agents conversationnels,
23:45c'est vraiment le sujet à la mode.
23:47Dans le domaine de la cosmétique,
23:48on a deux acteurs
23:49qui ont fait pas mal de bruit.
23:50L'Oréal, vous les avez cités
23:51tout à l'heure,
23:52qui ont un peu été en avance
23:53en 2024.
23:54On a des infos
23:55super intéressantes
23:56de Clarins
23:57qui a lancé son chatbot
23:59Clara
24:00en 2024 aussi.
24:01Et l'intérêt qu'ils ont vu...
24:03Alors, au départ,
24:04leur chatbot
24:04est un chatbot
24:05utilisé pour
24:07customer care,
24:07c'est-à-dire
24:08j'ai un problème,
24:08aidez-moi à le résoudre.
24:10Donc ça, ça marche très bien.
24:11Et la surprise,
24:12et c'est pour répondre
24:13plus à votre question,
24:14la surprise qu'ils ont eue,
24:14c'est que les utilisateurs
24:16détournent le chatbot
24:17customer care
24:18pour poser des questions
24:19et recevoir des conseils.
24:21Donc, on est exactement
24:22dans ce que vous disiez.
24:24L'envie et l'appétence
24:25de la cliente,
24:27c'est d'avoir des conseils,
24:27toujours des conseils.
24:29Ça, ça vaut pour la beauté,
24:30mais on s'était rencontrés
24:31sur le salon Vivatech
24:32l'an dernier
24:33et vous aviez...
24:35Vous adressiez la mode
24:36puisque vous veniez
24:37de racheter Wana.
24:39Où est-ce que vous en êtes ?
24:39Aujourd'hui,
24:40vous étiez plutôt focalisé
24:41sur les sacs à main
24:43et moins les vêtements.
24:45Aujourd'hui,
24:45qu'en est-il ?
24:46Alors, on vient de lancer
24:46une V4 de notre solution.
24:49On va changer de domaine,
24:50on va passer sur une autre IA,
24:52on va passer sur l'IA générative,
24:53la GenEI.
24:54Et donc, effectivement,
24:55on a des outils
24:56de plus en plus performants
24:57pour avoir un drapé,
25:00garder le grain.
25:01Bon, il faut savoir
25:02que l'IA générative,
25:03on réinvente quelque chose.
25:05D'accord ?
25:05Donc, si je vous prends
25:06en photo pour vous réhabiller,
25:08ça n'est pas votre visage,
25:09ça n'est pas votre vrai visage.
25:10On le régénère, si vous voulez.
25:13contrairement au skin diagnostic
25:14ou au maquillage virtuel,
25:16où on utilise vraiment
25:16votre vrai aspect hémorphotique.
25:20Donc, on est en très grosse progression
25:23et il commence à y avoir des usages.
25:25Je pense que Zara avait fait pas mal de bruit
25:26sur l'expérience qu'ils avaient lancée
25:28il y a quelque temps.
25:29C'est vraiment...
25:30On est encore au début.
25:32Mais ça prend de plus en plus d'ampleur.
25:34Merci beaucoup, Sylvain Dalteille.
25:36On passe tout de suite
25:36à la toute la semaine.
25:40Alors, on fait un bond
25:42dans le futur avec vous, Isabelle,
25:43puisque vous nous emmenez au Cial
25:45qui ouvre ses portes ce week-end.
25:47Que trouvera-t-on
25:47dans nos assiettes en 2027 ?
25:49Alors, clairement,
25:50ça sera plus végétal,
25:51plus désirable
25:52et plus surprenant.
25:53On a le grand prix
25:54du produit alternatif cette année
25:56qui est remis à Rival Food
25:58pour son alternative au steak.
25:59Si on repense,
26:00en 1998,
26:02Soja Sunkey lance ses steaks de soja.
26:04On voit qu'on a franchi
26:05un grand pas en 30 ans
26:06puisqu'on est passé
26:07d'un produit de niche
26:08à une vraie catégorie industrielle
26:10qui attire maintenant
26:11tous les grands groupes.
26:12Et beaucoup d'innovations cette année
26:14sont autour du plaisir
26:15et de l'étonnement.
26:16J'en ai un exemple ici
26:17sur les Space Snacks.
26:19Donc, c'est Zanka lyophilisé
26:21qui viennent clairement
26:22de l'alimentation
26:23de nos spationautes.
26:25Donc, vraiment,
26:25aujourd'hui,
26:26l'innovation,
26:27c'est plus seulement de la nutrition.
26:28C'est du plaisir
26:30et de la surprise.
26:32Alors, ça, c'est vrai
26:33que ce snack,
26:33c'est assez impressionnant
26:34puisqu'on a l'impression,
26:35on imagine les cosmonautes
26:37le manger dans l'espace.
26:38Mais derrière ça,
26:40derrière ces produits,
26:42quelle est la vraie tendance de fond ?
26:43Alors, c'est l'hyperpersonnalisation,
26:45là encore,
26:46au service de la santé.
26:47C'est une vraie bascule
26:48puisqu'on a 68%
26:50des consommateurs
26:50qui déclarent
26:51choisir des produits
26:52pour les bénéfices santé
26:53selon Nelly Rodi.
26:54Donc, c'est fibres,
26:56microbiote,
26:56la longitude,
26:57la concentration,
26:58tout.
26:58Donc, chacun doit avoir,
26:59chaque produit doit répondre
27:00à un besoin vraiment précis.
27:02Donc, concrètement,
27:03c'est le retour
27:04des super aliments
27:06et j'en ai encore un là,
27:07c'est l'UB,
27:08donc la patate douce
27:09qui vient des Philippines.
27:11Et ce qui se démarque le plus,
27:12ce sont les marques
27:13qui concilient tout.
27:14Et j'ai envie de citer
27:15vraiment Vieilles Graines
27:16qui réinventent
27:17tous les produits du quotidien,
27:19la farine,
27:19les pâtes,
27:20les chips,
27:21en s'appuyant
27:22sur des nouvelles céréales,
27:24que ce soit le Sorgho
27:25ou le Millet.
27:27Donc, l'enjeu
27:27pour les industriels,
27:28c'est vraiment plaisir,
27:30bénéfice santé
27:31et puis les nouvelles
27:31filières agricoles.
27:32Très rapidement, Isabelle,
27:33un mot sur la technologie.
27:35Comment est-ce que, justement,
27:36ça transforme durablement
27:37notre alimentation ?
27:38Ça transforme les promesses
27:39en produits crédibles.
27:40La foodtech,
27:41elle va vraiment s'attaquer
27:42aux textures,
27:43aux nouvelles protéines végétales
27:45et aux enjeux cliniques
27:46pour prouver les effets.
27:48Donc, c'est bien tout ça,
27:49l'enjeu.
27:49Merci beaucoup, Isabelle Vantard,
27:51pour cette actu.
27:52On va déguster tout ça
27:53hors antenne.
27:54Merci à vous d'avoir été avec nous,
27:55Catherine Singler,
27:57Sylvain Deltey.
27:58Merci à vous de nous avoir suivis.
28:00On se donne rendez-vous
28:01la semaine prochaine
28:02pour un tout nouveau numéro
28:03de Focus Retail.
28:04On vous souhaite
28:05un excellent week-end à tous.

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