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  • il y a 51 minutes
Ce samedi 31 octobre, Emmanuel Schoffler, président d'Healthy Group, François Valadas, directeur des solutions data de Vusion, et Julien Pasquini, directeur général France de RoC Skincare, étaient les invités dans l'émission Focus Retail présentée par Eva Jacquot. Focus Retail est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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Transcription
00:04BFM Business, Focus Retail, Eva Jaco.
00:10Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour Focus Retail,
00:12l'émission qui décrypte les dernières innovations et actualités du secteur.
00:16Et aujourd'hui, cap sur les pharmacies dont le nombre ne fait que baisser.
00:21Cette année, on vient de passer sous le cap des 20 000 officines en France,
00:25à l'heure où ce modèle s'inspire de plus en plus du retail
00:28pour conquérir des clients et augmenter le trafic en magasin.
00:31Quelle est la formule magique ? Quelles sont les dernières tendances ?
00:34Nous en parlerons avec mon premier invité, Emmanuel Schoffler, président d'Elsi Group.
00:40Et puis la Dermo Cosmetics, un secteur en croissance où de nombreuses nouvelles marques se bousculent.
00:47Dans ce contexte, quelle place pour les marques patrimoniales ?
00:50On en parlera avec Julien Paschini, il est directeur général de Rock Skincare.
00:54Et ils ont relancé la marque il y a deux ans.
00:57On va voir où ça en est.
00:59Focus Retail, c'est parti.
01:02Focus Retail, l'interview.
01:05Emmanuel Schoffler nous a rejoint sur ce plateau.
01:08Bienvenue sur BFM Business.
01:09Alors, vous êtes le président d'Elsi Group, la maison mère d'Apriam Pharmacie.
01:14Sur ce plateau, également notre expert.
01:16Cette semaine, c'est vous, François Valadas.
01:18Vous êtes directeur des solutions data de vision.
01:20Alors, Elsi Group, c'est un réseau de 740 pharmacies indépendantes.
01:25En France, ça a été fondé il y a 10 ans.
01:28Alors, il y a différents modèles de pharmacie.
01:30Et vous venez tout juste de nouer un partenariat avec OBSO Santé.
01:33C'est un réseau de 130 officines supplémentaires, des officines indépendantes également.
01:40Ça liait à des groupes régionaux.
01:42C'est une nouvelle stratégie ?
01:43Alors, effectivement, on a conclu ce partenariat stratégique et même capitalistique en juillet dernier.
01:49Ça répond effectivement à la stratégie de faire grossir Elsi Group.
01:53Alors, la taille n'est pas en tant que tel un but.
01:55C'est un levier pour être plus gros, peser davantage par rapport aux partenaires industriels notamment,
02:01par rapport aussi au pouvoir public.
02:03Et dans ce cadre-là, on s'est effectivement rapproché d'OBSO Santé,
02:06qui opère trois enseignes de pharmacie.
02:09Normandie Pharma, Bretagne Pharma, OBSO Pharma,
02:12et qui répondait à des caractéristiques qui nous sont proches.
02:14C'est-à-dire une stratégie d'enseigne, tout en respectant l'indépendance du pharmacien.
02:18C'est des régions dans lesquelles vous étiez peu présents ?
02:21Alors, Aprium Pharmacie, qui est l'essentiel de notre parc, est déjà présent dans ces régions.
02:24En revanche, ça renforce le maillage.
02:26Et donc, ça donne pour les patients et les clients des alternatives d'enseignes qui sont différentes,
02:31même si elles sont dans les mêmes territoires.
02:33Alors, vous étiez venu nous voir l'an dernier.
02:35Vous nous aviez confié votre objectif de peser 10% du marché d'ici à 2030.
02:40Aujourd'hui, où est-ce que vous en êtes ?
02:41Est-ce que ce type de partenariat-là, ça va vous permettre d'atteindre plus vite vos objectifs ?
02:45Alors, tout à fait, c'est un accélérateur de la taille critique.
02:48Les 10% du marché, c'est notre objectif à 4 ans.
02:51En gros, le marché officinal, c'est à peu près aujourd'hui 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires,
02:56essentiellement du médicament, mais aussi des produits de vente libre, OTC, parapharmacie.
03:00Et notre objectif, ça veut dire que dans 4 ans, pour peser 10% du marché,
03:04ça représente 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires sous-enseigne.
03:06On aura à peu près un millier de pharmacies.
03:08A date, ce rapprochement, plus la croissance qu'on fait naturellement sur nos réseaux historiques,
03:14fait qu'on considère être à peu près à 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires au premier trimestre
03:192027.
03:20Donc, on est en bonne posture pour atteindre cette taille critique.
03:23Alors, cet été, c'est vrai qu'on a observé une tendance,
03:25le fait que les touristes soient très intéressés par la parapharmacie française.
03:31Justement, j'ai regardé sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok,
03:34il y a un hashtag, le hashtag French Pharmacy,
03:36qui cumule plusieurs centaines de millions de vues.
03:40J'ai sélectionné un extrait. On regarde et vous réagissez.
03:43Merci.
03:45Apparemment, quand vous êtes à Paris, vous devez absolument tester les pharmacies parisiennes.
03:49Il y a une pharmacie juste en bas de mon hôtel.
03:51Et regardez la vue en plus, la tour Eiffel. Allons la visiter.
03:55Alors, est-ce que ça, c'est un phénomène que vous constatez aussi ?
03:58Depuis quand ? Est-ce que c'est assez récent ?
03:59Alors, effectivement, c'est un phénomène qui est conjoncturel,
04:03mais qui répond à des tendances de fond qui, elles-mêmes, sont structurelles.
04:06On le voit notamment à travers notre réseau Monge Pharmacie,
04:10qui est un de nos trois réseaux,
04:12et qui est positionné sur ce créneau de la grande pharmacie retail
04:16et en particulier de la pharmacie touristique.
04:18Je pense notamment à notre navire amiral,
04:20qui est la pharmacie Monge, située dans le 5e arrondissement,
04:23où on constate depuis des années ce phénomène de tourisme en pharmacie.
04:26C'est le sujet de la French Pharmacie,
04:28c'est le sujet du prestige des marques de dermo-cosmétiques françaises
04:32qui l'explique.
04:33Alors, quels sont les produits qui sont le plus plébiscités,
04:35justement, par les touristes ?
04:36Dermo-cosmétiques françaises, en priorité.
04:40Donc, les grandes marques, La Roche-Posée, Avene ?
04:42Effectivement, ça peut être ça.
04:43Ça peut être des marques un peu plus spécifiques.
04:45Ça peut être aussi des marques plus niches,
04:46qui sont poussées sur les réseaux sociaux.
04:48Et on profite de cette accélération de fréquentation dopée par les réseaux sociaux
04:53pour accueillir ces touristes,
04:55à qui, attention, on donne et on conseille des produits.
04:58On fait un service, un conseil,
04:59pour pouvoir naturellement les orienter et leur donner des indications.
05:02Quand on voit justement ce que les influenceuses achètent,
05:05on a des produits qui nous surprennent.
05:06On a par exemple la Biafine qui arrive,
05:08qui est souvent citée.
05:11Les compléments alimentaires aussi, c'est fou quand même.
05:14Alors, la Biafine, les compléments alimentaires
05:16qui ont un taux de pénétration très important en France,
05:18mais aussi dans le reste du monde.
05:20Et c'est vrai qu'on est plutôt bien lotis
05:22dans le réseau pharmaceutique en France,
05:24en particulier dans le réseau Monge,
05:25avec un assortiment qui est extrêmement large.
05:27Et ce sont des produits qui nécessitent un conseil associé.
05:30Et c'est là que, naturellement,
05:32la blouse blanche apporte toute sa crédibilité.
05:35Alors, justement, vous nous parlez de la pharmacie Monge.
05:38Ça fait partie de ces pharmacies XXL,
05:41qui font deux fois plus de chiffres d'affaires
05:43que les formats plus traditionnels.
05:45Justement, des officines qu'on qualifie d'ultra-marchandes,
05:48où les paniers sont plus importants.
05:50Est-ce qu'on tend, finalement, vers ce modèle ?
05:53Alors, on ne tend pas forcément sur ce modèle
05:55pour l'ensemble de la pharmacie en France.
05:57En tout cas, il y a des zones de chalandise,
05:59il y a des situations géographiques
06:01qui peuvent nécessiter d'avoir une offre
06:04beaucoup plus marchande, beaucoup plus ritélisée.
06:06En particulier sur Monge, c'est la promesse du concept.
06:09Donc, vous arrivez, vous avez de la générosité
06:11en termes d'assortiment, vous avez de la générosité
06:13en termes de positionnement pris,
06:15toujours avec ce fameux conseil du pharmacien.
06:17Donc, c'est un créneau.
06:18Ce n'est pas le créneau majoritaire
06:20pour l'ensemble des pharmacies françaises,
06:21mais il existe effectivement une niche pour cela.
06:23Mais alors, là, vous nous parlez de cette pharmacie
06:24qui se trouve à Paris.
06:25Est-ce qu'il y a d'autres régions
06:26qui ont ce type de pharmacie également ?
06:28Alors, il y a cette pharmacie à Paris.
06:29Il y en a d'autres, effectivement,
06:31sous l'enseigne Monge qui sont à Paris
06:32ou qui sont ailleurs en France.
06:34Il existe naturellement d'autres pharmacies
06:36qui sont à d'autres enseignes
06:37et qui sont sur ce créneau-là.
06:39Alors, je le disais dans le sommaire,
06:41effectivement, on a perdu,
06:42à cause de difficultés financières,
06:45de départ à la retraite,
06:46le réseau des pharmacies en a perdu 252.
06:50Est-ce que c'est une situation qui est alarmante ?
06:52Comment pallier ces fermetures ?
06:54Alors, vous avez raison,
06:55c'est une situation alarmante.
06:56C'est le bon qualificatif.
06:58Pour vous donner un ordre d'idée,
06:59sur les dix dernières années,
07:00c'est plus de 2200 pharmacies en France
07:03qui ont fermé.
07:04Et cette fermeture,
07:05elle est assez inégale selon les territoires
07:07puisqu'elle s'observe davantage
07:08dans les milieux ruraux.
07:09Et donc, ça participe
07:10à la désertification médicale.
07:12Donc là, il y a urgence à agir.
07:13Alors, agir de plusieurs façons,
07:15mais en particulier en donnant
07:16de la stabilité réglementaire
07:17et économique,
07:19surtout à nos pharmaciens
07:19pour qu'ils pérennisent leur activité.
07:22Alors, justement,
07:23il y a aussi dans ce contexte-là
07:25un moyen pour que les pharmacies
07:26puissent faire plus de chiffre d'affaires,
07:29puissent pallier la marge
07:31qu'ils ne font pas sur les médicaments.
07:33C'est justement ces compétences
07:35et missions cliniques de santé.
07:38Est-ce que ça, ça suffit justement
07:40parfois à sauver des pharmacies,
07:43sachant que ça a quand même un coût
07:44pour les pharmaciens initialement ?
07:46Alors, tout à fait.
07:47Ce sont les fameuses missions de santé.
07:48C'est grosso modo,
07:49les pouvoirs publics ont confié
07:50des missions à caractère médical
07:52aux pharmaciens
07:53qui étaient autrefois, par exemple,
07:54en médecine généraliste.
07:56Donc ça, c'est une très bonne chose.
07:57En revanche,
07:57ça n'est pas générateur réellement de marge.
08:00C'est régénérateur de trafic.
08:01Ça permet de renforcer le lien
08:03entre le pharmacien et ses patients.
08:05Ça permet d'augmenter la fréquentation en pharmacie.
08:08Et c'est la raison pour laquelle,
08:09en particulier chez Aprium,
08:10on intervient en accompagnement des pharmaciens
08:13pour qu'ils appréhendent
08:14de façon plus dynamique
08:15que le reste de la profession
08:16ces missions.
08:17François ?
08:17Alors, justement,
08:18il y a des milieux
08:19où ça reste très concurrentiel
08:20entre les pharmacies.
08:21Qu'est-ce que vous,
08:22vous avez développé
08:23en termes technologiques,
08:25en termes d'accueil,
08:27de parcours client,
08:27pour vous différencier
08:29et pour faire aussi que les pharmaciens
08:30aient envie d'être dans le groupe Aprium ?
08:32Alors, en s'agissant des missions de santé
08:35dont on parlait,
08:35il y a plusieurs facettes,
08:36plusieurs leviers.
08:37Les leviers essentiels,
08:38c'est la communication.
08:40Il faut faire savoir aux patients
08:41qu'on peut, chez Aprium,
08:43se faire vacciner,
08:43se faire dépister,
08:44avoir des prescriptions vaccinales
08:46ou de certains antibiotiques.
08:48Donc, c'est la communication.
08:49C'est aussi la formation
08:50des équipes officinales.
08:51C'est aussi l'aménagement
08:52des points de vente
08:53pour qu'il y ait davantage
08:54de cabinets de confidentialité
08:56où réaliser ces fameuses missions.
08:57Et puis, c'est aussi
09:00donner la technique,
09:02les protocoles
09:02pour que les pharmaciens
09:03soient plus performants
09:04dans la réalisation de ces missions.
09:05Et donc, on a des résultats
09:07qui sont très concrets
09:07puisque chez Aprium,
09:09on est deux fois plus dynamique
09:12que le reste de la profession.
09:13Donc, ça paye,
09:14l'ensemble des séleviers payent.
09:15Et sur la partie parapharmacie,
09:17du coup ?
09:17Sur la partie parapharmacie,
09:19c'est un enjeu significatif.
09:20Il y a 40% du business
09:23des pharmacies Aprium
09:24qui se font sur ce qu'on appelle
09:25la vente libre dont les produits
09:27de parapharmacie.
09:28Et c'est essentiel
09:29pour deux raisons.
09:30La première,
09:30c'est que c'est plébiscité
09:31par les consommateurs
09:32et les clients
09:32qui veulent une offre
09:33marchande en pharmacie.
09:35Et puis, c'est aussi
09:36un levier de diversification
09:37des revenus.
09:38On parlait de pression
09:39sur l'équation économique
09:40de l'officine.
09:41Une façon d'y répondre,
09:43en tout cas,
09:43de partiellement la compenser,
09:45c'est de développer
09:45la commercialité
09:46et donc de diversifier
09:47les revenus.
09:48La vie des pharmaciens
09:49est aussi rythmée
09:50par les temps forts
09:51et les campagnes
09:52de prévention.
09:53On connaît bien
09:54Octobre Rose,
09:55mais il y en a
09:56une dizaine,
09:57Mets violets,
09:58Septembre Mauve,
09:58la Journée mondiale
09:59de la santé.
10:00Comment les pharmaciens
10:01mettent en scène
10:02ces temps forts
10:03qui sont aussi
10:05des temps forts commerciaux
10:07finalement ?
10:07Ce sont des temps forts
10:09commerciaux,
10:09mais ce sont surtout
10:10des temps forts santé.
10:11Nous, naturellement,
10:13on est friands,
10:14notamment chez Aprium,
10:15de pouvoir les mettre
10:16en valeur au sein
10:17des points de vente.
10:18Donc, toujours former
10:19les équipes,
10:20communiquer,
10:20faire de la communication
10:21dans le point de vente
10:22pour sensibiliser
10:23la patientèle.
10:24Donc, naturellement,
10:25on est très actifs
10:26sur ce sujet
10:27et une grande partie
10:28du réseau nous suit
10:30pour que ce soit
10:31réellement exprimé
10:32en point de vente.
10:33C'est générateur de trafic,
10:34ça crée du lien
10:35et de la confiance
10:36entre le patient
10:37et le pharmacien.
10:38Donc, in fine,
10:39ça crée du trafic
10:39et donc potentiellement
10:42du chiffre d'affaires additionnels
10:44sur d'autres produits.
10:44Alors, Emmanuel,
10:45il y a une petite musique
10:46qui monte,
10:47qui n'est pas nouvelle,
10:48mais c'est le fait
10:49que Leclerc souhaite vendre
10:51des médicaments
10:51sans ordonnance
10:52dans les parapharmacies
10:54de ces hypermarchés.
10:56Alors, ça,
10:57ça fait bondir les pharmaciens.
10:58Moi, j'aimerais avoir
10:59votre avis sur le sujet.
11:00Alors, ça fait bondir les pharmaciens,
11:01ça nous fait bondir,
11:01nous également,
11:02puisque, attention,
11:03on parle de santé publique.
11:04Ce qu'on appelle
11:05les médicaments sans ordonnance,
11:06l'OTC,
11:07ce sont des médicaments.
11:08Et donc,
11:09ce n'est pas parce qu'ils sont
11:09en libre accès
11:11qu'on ne doit pas
11:12les délivrer
11:13avec un conseil associé
11:15et qu'on ne doit pas
11:16observer le traitement
11:17qu'en fait
11:19le client et le patient.
11:20Donc, mixer des enjeux
11:22de mass market
11:23et de GMS
11:24avec des enjeux
11:25de santé publique,
11:26on trouve que c'est
11:26une ligne rouge
11:27à ne pas franchir.
11:28Oui, mais pourtant,
11:29c'est déjà possible
11:30dans d'autres pays en Europe.
11:32Oui, c'est effectivement le cas,
11:34mais qui n'ont pas
11:35le même modèle
11:36de couverture sociale
11:37que le nôtre.
11:38On est très attaché
11:39à la santé des Français,
11:40Dieu merci.
11:42Et donc,
11:42une des barrières
11:43à ne pas franchir,
11:44c'est justement
11:44de rendre le médicament,
11:46certes sans ordonnance,
11:47librement accessible,
11:48sans conseil
11:49et sans la garantie professionnelle
11:51du professionnel
11:52de santé pharmacien.
11:53Est-ce que ça vous inquiète aussi
11:54parce que forcément,
11:55il va y avoir,
11:56peut-être par l'ordre
11:57des choses
11:58si ça se produit,
11:59le fait que les pharmaciens
12:00vont devoir baisser,
12:02tirer le prix
12:03des médicaments
12:04vers le bas ?
12:04Alors,
12:05on est déjà
12:06extrêmement compétitifs
12:07en pharmacie
12:08et en particulier
12:08dans nos réseaux
12:09sur le sujet
12:09de l'OTC,
12:10ce qu'on appelle
12:11la médication familiale
12:12parce que c'est un driver
12:13de trafic.
12:14Donc, je ne crois pas
12:15qu'il y ait un enjeu
12:16sur ce point-là.
12:17En revanche,
12:18comme vous le dites,
12:19partager ses revenus
12:21entre la GMS
12:22et la pharmacie
12:23va à nouveau
12:24fragiliser
12:25un maillage officinal,
12:26vous l'avez dit tout à l'heure,
12:27qui est en récession,
12:28qui est en régression.
12:29Donc, c'est la santé
12:30des Français,
12:31l'accès à la santé
12:32de proximité
12:33qu'on met en péril.
12:34Merci beaucoup,
12:35Emmanuel Chauffler.
12:36Restez avec nous,
12:36on passe tout de suite
12:37au décryptage.
12:43Or, François,
12:44les marques de distributeurs
12:45sont partout
12:45dans nos supermarchés.
12:47C'est vrai qu'on a vu
12:47en 2025,
12:49selon Nielsen IQ,
12:51elles représentaient
12:5135,6%
12:53des dépenses
12:53des ménages français
12:55en produits
12:55de grande consommation.
12:57Les marques distributeurs,
12:59c'est environ 25 à 30%
13:01moins cher
13:01que les marques nationales.
13:02Est-ce qu'on observe
13:03le même phénomène
13:04en pharmacie ?
13:05Alors, oui,
13:06d'assez loin pour l'instant.
13:07On n'est pas du tout
13:08dans les mêmes proportions
13:08que vous venez de citer
13:09sur la partie alimentaire.
13:11On n'est pas non plus
13:11dans les proportions
13:12qu'on a dans la mode
13:13ou le bricolage.
13:14Mais on est aujourd'hui
13:15sur des chiffres,
13:15selon les catégories,
13:16entre 3 et 10%,
13:17au moyen de dire
13:17à peu près 5%
13:19de chiffre d'affaires
13:19pour les marques distributeurs
13:21en pharmacie.
13:22Et la tendance,
13:23elle est vraiment
13:23à la croissance.
13:26Sur la partie aprium,
13:27on est à peu près
13:28à plus 40%
13:28sur l'année dernière.
13:29On peut en citer d'autres.
13:31Et donc,
13:32sur l'ensemble
13:32des catégories,
13:33les compléments alimentaires
13:34à fin mai,
13:35on était à plus 17%.
13:37Les dermocosmétiques
13:37à plus 11%.
13:38Enfin, voilà,
13:39il y a une vraie tendance
13:40de fond d'arrivée
13:41de ces produits-là.
13:41Alors justement,
13:42comment est-ce qu'on l'explique ?
13:43Est-ce que c'est juste
13:44parce que c'est l'ordre
13:45naturel des choses ?
13:46Alors, il y a un intérêt
13:47et pour le client
13:48et pour le pharmacien.
13:49Le client,
13:49dans un contexte
13:50de pouvoir d'achat restreint,
13:52c'est quand même
13:52des produits qui sont
13:5330 à 40% moins chers,
13:54vous le disiez,
13:55avec une promesse similaire.
13:57Est-ce qu'elle est
13:57exactement pareil ?
13:58On ne sait pas,
13:58mais similaire en tout cas
13:59aux grandes marques.
14:00Donc, l'intérêt,
14:01il est fort.
14:01Et côté pharmacie,
14:02on a une érosion
14:03de la marge
14:04qui est assez forte.
14:05Et donc là aussi,
14:06des produits où on maîtrise
14:07complètement la rentabilité
14:08et qui vient augmenter
14:10la marge,
14:10il y a aussi un vrai intérêt
14:11et tout le monde y va.
14:12Je vais citer un concurrent
14:13qui est Pharmacie Lafayette
14:15qui, pareil,
14:16a augmenté ses ventes
14:17de 40% l'année dernière
14:18sur la NDD
14:18à 14 millions.
14:20D'autres vont encore plus loin.
14:22Vous parliez de Leclerc tout à l'heure.
14:23C'est Pharmabaisse
14:24qui va jusqu'à moins 50%
14:26par rapport aux grandes marques
14:27et avec des codes de communication
14:28là aussi
14:29qui vont emprunter
14:30au mass market.
14:31Est-ce que ça ne change pas
14:32le métier de pharmacien ?
14:34Qu'est-ce qu'il distingue encore
14:35d'un vendeur finalement
14:36en magasin ?
14:37Alors, c'est là
14:38où il y a une forme d'ambiguïté.
14:39Effectivement,
14:40ce sont des produits d'appel,
14:41des produits qui nourrissent
14:43la marque,
14:44qui sont là pour à la fois
14:44recruter et fidéliser
14:45puisqu'on ne les trouve
14:46que dans l'enseigne,
14:47mais des produits
14:48sur lesquels on attend
14:48vraiment le conseil du pharmacien
14:50et pas quelqu'un
14:51qui va vous vendre un produit.
14:52Merci beaucoup François
14:53pour cette expertise.
14:55On passe tout de suite
14:56à la deuxième partie de l'émission.
14:59Julien Paschini
15:00nous a rejoint sur ce plateau.
15:02Bonjour,
15:02vous êtes le directeur général
15:03de Rock Skin Care.
15:05Alors d'ailleurs,
15:05j'ai appris que Rock,
15:06ça veut dire
15:06c'est la contraction
15:07de Roger Cavallès,
15:09une marque de soins patrimonial
15:11née en 1957
15:12mais qui s'était
15:13au fil des années
15:14quelque peu essoufflée.
15:16Alors en janvier 2024,
15:17vous avez été rachetée
15:18par le fonds d'investissement
15:20britannique Bridge Points
15:22avec l'ambition
15:22de renforcer
15:23la présence de la marque
15:24en Europe.
15:25Alors on a quelque part
15:27remis un peu l'église
15:28au milieu du village
15:29en se focalisant
15:30sur la France.
15:31Deux ans après,
15:31où est-ce qu'on en est ?
15:32Alors,
15:33effectivement,
15:34il y a eu un revirement
15:35important,
15:36en fait,
15:37une nouvelle étape
15:38que nous franchissons ensemble
15:40depuis deux ans
15:40en France.
15:41Donc juste pour resituer
15:43en effet Rock,
15:4470 ans d'existence,
15:45vous l'avez dit,
15:46pionnier dans les soins
15:47d'hermo-cosmétiques
15:49et on en parlait
15:49tout à l'heure
15:50d'innovation,
15:51mais qui a été amené
15:52au fil de son histoire
15:52à se développer énormément
15:53aux Etats-Unis.
15:54Donc il faut savoir
15:55qu'il y a un produit Rock
15:56qui est vendu
15:57toutes les 5 secondes
15:58aux Etats-Unis
15:58aujourd'hui
15:59et qui connaît
16:00une croissance exponentielle
16:01depuis des décennies
16:02aux Etats-Unis.
16:03Vous l'avez très justement dit,
16:04en revanche,
16:05c'est vrai qu'en Europe
16:06et en France,
16:06qui est le berceau
16:07de la marque,
16:08puisque c'est une marque française,
16:09née effectivement
16:10dans la pharmacie
16:11Roger Cavallès,
16:12eh bien,
16:14la marque s'était faite
16:15un petit peu plus discrète
16:16et depuis deux ans,
16:18avec l'appui
16:19de Bridgepoint,
16:21nous avons décidé
16:21en fait de reprendre
16:22la distribution
16:23en direct,
16:24nous Rock.
16:25Précédemment,
16:26c'était un distributeur.
16:27Donc ça a changé
16:28complètement la donne.
16:29C'est-à-dire que
16:29nous sommes repartis
16:30ex nihilo,
16:31nous avons créé
16:32un siège,
16:33des équipes terrain,
16:34des équipes sièges,
16:36évidemment,
16:37et donc le résultat,
16:38quel est-il ?
16:39Depuis deux ans,
16:40on connaît
16:41une croissance exponentielle
16:43sur le marché français,
16:44on a fait plus 500%
16:46de croissance
16:46de sell-out
16:47en pharmacie
16:48l'année dernière.
16:49Aujourd'hui,
16:50nous sommes à 200%
16:51de croissance sell-out
16:52en pharmacie.
16:54Nous sommes dans le top 3
16:56des contributeurs
16:58à la croissance
16:59du segment anti-âge
17:00en pharmacie,
17:01selon les données
17:02Gersdata.
17:03Donc,
17:04tout ça,
17:05ça vient illustrer
17:07finalement ce redéploiement
17:08sur le marché national.
17:09Alors,
17:09vous nous donnez des chiffres
17:10plus 500%,
17:11plus 200%,
17:11mais quelque part,
17:12vous repartez un peu de zéro.
17:13C'est vrai que le secteur
17:15de la dermocosmétique,
17:16il est très prisé en France.
17:18Il y a des marques installées,
17:20mais il y a aussi
17:20toutes sortes de start-up
17:22qu'on voit naître
17:24sur Internet
17:25et qui s'installent
17:26petit à petit
17:26en pharmacie.
17:28Finalement,
17:28pour arriver dans la dermo,
17:30pour revenir dans la dermocosmétique
17:31en France,
17:32quelle est votre valeur ajoutée ?
17:33Quel angle
17:34vous avez pris
17:36pour percer,
17:36pour parler
17:37aux Françaises
17:38et aux Français ?
17:39Alors,
17:39tout d'abord,
17:40Rogue,
17:40ça reste une marque,
17:41vous l'avez très bien dit,
17:43patrimoniale,
17:44intergénérationnelle.
17:44On l'a connue
17:45dans l'armoire à pharmacie
17:47de la grand-mère,
17:48dans la salle de bain
17:48de la maman,
17:49aujourd'hui dans le sac à main
17:50des filles.
17:51Et ça,
17:51c'est une marque
17:52de confiance incroyable
17:54que les consommatrices
17:56nous donnent,
17:57nous roquent.
17:58Donc,
17:58il y a un sujet,
17:59en effet,
17:59de redistribution
18:00et de se redéployer
18:01en pharmacie,
18:02mais l'élément majeur,
18:04en fait,
18:04ou un des éléments
18:06constitutifs
18:06de ce redéploiement,
18:08c'est notamment
18:09l'innovation.
18:10Aujourd'hui,
18:10les consommateurs
18:11et les consommatrices
18:12sont friands d'innovation
18:13et c'est la marque de fabrique
18:15de Rogue au fil du temps.
18:16mais alors,
18:16par exemple,
18:17c'est-à-dire,
18:18rentrons dans le vif du sujet,
18:19vous nous avez apporté
18:20des produits,
18:21donc j'imagine
18:22un déodorant,
18:23ça c'est un peu
18:24votre iconique.
18:25Alors,
18:25absolument pas,
18:26justement.
18:27Alors,
18:27non,
18:27c'est un masque ?
18:28Non plus,
18:29c'est un sérum
18:31sous forme de stick
18:31et c'est là où,
18:33effectivement,
18:33c'est une des grandes innovations,
18:35c'est-à-dire que nous avons réussi
18:36à mettre,
18:38concentrer,
18:38en fait,
18:39des actifs
18:40d'un sérum
18:41sous forme de stick
18:42d'eau gélifiée
18:43avec sept sphères différentes
18:44d'acides hyaluroniques,
18:45donc pour un côté
18:45à la fois nomade
18:46et qui va également joindre
18:48le geste du massage
18:49sur le visage.
18:50Ça,
18:50c'est typiquement
18:51une illustration
18:52de l'innovation.
18:55L'autre illustration,
18:57c'est ce triple sérum
18:59que vous trouvez aujourd'hui
19:00en pharmacie
19:01qui vient d'arriver
19:02où là,
19:03on a utilisé en fait
19:04une formulation
19:05qui est nouvelle
19:05avec une molécule
19:06qui vient de Corée.
19:07Le PDRN,
19:09c'est une molécule
19:10qui va permettre
19:10de régénérer
19:12tout ce qui est cellules
19:14et que l'on s'est approprié,
19:16que l'on a magnifié
19:17parce que le nôtre
19:18vient d'une formule
19:19végétale
19:20et non animale
19:21comme la majorité
19:22des PDRN
19:22et associée
19:24à notre rétinol
19:25qui est la molécule
19:26anti-âge par excellence
19:28mais que nous...
19:29Donc vous vous inscrivez
19:30sur le segment
19:31de la longévité
19:32donc vous êtes présent
19:32dans 1400 pharmacies
19:35Emmanuel,
19:36j'en profite,
19:36on vous a toujours
19:37avec nous en plateau.
19:38Quel est l'accueil
19:39selon vous
19:40que vous constatez
19:42de ce comeback
19:45si je puis dire
19:45de Rock dans les pharmacies ?
19:47Effectivement,
19:48on se connaît,
19:48je sais que le produit
19:49il est distribué
19:50dans nos réseaux
19:51probablement insuffisamment
19:53comme tu le souligneras
19:54certainement.
19:56c'est intéressant
19:57parce que nous
19:57ce qu'on aime
19:58c'est des laboratoires
20:00qui font le parti
20:01prix du circuit sélectif.
20:03On n'aime pas
20:03qu'on s'est distribué
20:04en mass market
20:05en GMS
20:05pour simplifier
20:06et en plus
20:06dans le circuit officinal
20:07il faut faire des choix
20:08et on aime surtout
20:09les partenaires
20:10qui innovent.
20:11Je crois que
20:12sur ces deux aspects
20:13vous cochez
20:14toutes les cases.
20:15Naturellement,
20:16on aime aussi
20:17défendre les intérêts
20:17des pharmaciens
20:18et faire en sorte
20:18qu'ils puissent en vivre
20:19et qu'ils puissent faire valoir
20:21le service,
20:22le conseil associé
20:23autour de ces produits.
20:24Je vais passer la parole
20:25à François
20:26mais très rapidement
20:26Julien,
20:27vous vous concentrez
20:27uniquement sur
20:28le canal de distribution
20:30de la parapharmacie.
20:31De la pharmacie
20:32exactement
20:32parce que nous sommes nés
20:34en pharmacie
20:34c'est une marque
20:35de pharmacie
20:35qui nécessite le conseil
20:37des équipes officinales
20:37donc c'est la pharmacie.
20:39François.
20:39Alors,
20:40tu le disais Eva
20:41il y a beaucoup
20:42de petits acteurs
20:43qui rentrent sur le marché
20:44vous avez reconnu vous-même
20:45que vous étiez
20:46un petit peu en retard
20:47sur votre communication
20:48aujourd'hui vous avez
20:48125 millions de vues
20:50sur TikTok
20:50qu'est-ce qui a fait basculer
20:52comment vous avez
20:53enclenché un mouvement là-dessus ?
20:54Alors,
20:55nous avons le savoir-faire
20:56je le disais
20:57on a plus de 50 brevets
20:59sur les différentes molécules
21:00en tiage
21:00depuis la création
21:02de ROC
21:02on a notre
21:03clinical ROC
21:05rétinol
21:05qui est propre
21:06qui a des caractéristiques
21:08très spécifiques
21:09par rapport à du classique
21:10donc ça
21:11ça nous permet
21:12finalement
21:13d'avoir le savoir-faire
21:14donc l'efficacité
21:15cliniquement prouvée
21:16mais encore
21:16fallait-il le faire savoir
21:17donc nous sommes revenus
21:19effectivement
21:19massivement
21:20en communication
21:21une communication 360
21:23de façon à toucher
21:24tous les consommateurs
21:25et les consommatrices
21:26donc ça peut être
21:26de l'influence
21:27ça peut être
21:28de la presse classique
21:29de l'affichage
21:30voilà
21:31tous les classiques
21:33de la communication
21:34aujourd'hui
21:35Julien,
21:36j'ai deux questions
21:36en une minute
21:37vous avez
21:38est-ce que ce retour
21:39en Europe
21:40en France
21:40parce que vous visiez
21:41aussi un retour en Europe
21:42donc avec plusieurs pays
21:43en Europe
21:44est-ce que vous avez aussi
21:47comment dire
21:48appuyé sur
21:49une fabrication
21:50et une production
21:51qui soit plus européenne
21:52peut-être aussi
21:53un peu plus française
21:53puisque vous avez
21:54un centre de fabrication
21:57à Angers
21:57oui absolument
21:58donc on a un partenaire
21:59effectivement à Angers
22:00aujourd'hui
22:02nous
22:03pour une question
22:04évidemment d'empreinte carbone
22:05on va fabriquer
22:06là où on vend
22:07donc aux Etats-Unis
22:08à 40%
22:09à 60%
22:10pardon
22:11et 40% en Europe
22:12et de ces 40%
22:14en Europe
22:1450% en France
22:15donc à partir du moment
22:17et Emmanuel va nous y aider
22:19à partir du moment
22:19où nous avons
22:20des volumes suffisants
22:21en fait
22:21on rapatrie
22:22petit à petit
22:23la production
22:24en France
22:26et c'est le cas
22:27du Libre Volumizer
22:28que vous avez ici
22:28qui a connu
22:29un succès fulgurant
22:30de viralité
22:31sur les réseaux
22:32et dont on a pu
22:34rapatrier
22:34la production
22:35en France
22:35merci beaucoup
22:36Julien Pasquini
22:37d'avoir été avec nous
22:38restez sur le plateau
22:39on passe tout de suite
22:40à l'actu de la semaine
22:43et une mauvaise nouvelle
22:44cette semaine
22:45pour le BHV
22:46le bazar de l'hôtel de ville
22:47qui demande son placement
22:49en redressement judiciaire
22:50alors que c'est vrai
22:51l'épisode chine
22:52pourtant était derrière lui
22:53et bien ici
22:54la cause
22:54ce serait un conflit
22:55avec le propriétaire
22:57des murs
22:57le fonds canadien
22:58Brookfield est pointé
22:59du doigt par l'enseigne
23:01le nouveau patron du BHV
23:02l'accuse
23:03de ne pas avoir versé
23:04les indemnités
23:05dues
23:06en échange
23:06de la restitution
23:07de la moitié des murs
23:08du magasin
23:09mais le propriétaire
23:10dément
23:10il ne doit pas verser
23:12la moindre somme
23:13au BHV
23:13selon lui
23:14qui plus est
23:15les pillages
23:15du 17 octobre
23:16viennent peser
23:17sur une trésorerie
23:18qui était déjà
23:19mal en point
23:20le BHV a donc
23:216 mois
23:21pour présenter
23:22un plan de continuation
23:24en tout cas
23:24son patron
23:25insiste sur le fait
23:26que les murs
23:27resteront quand même
23:28ouverts
23:28on passe maintenant
23:29à un autre secteur
23:31le secteur des jeux vidéo
23:32François
23:32la Paris Games Week
23:34vient de fermer ses portes
23:35dans ce contexte
23:35les signes sont-ils rouges
23:37ou on est plutôt au vert
23:38on est entre les deux
23:39Eva
23:40on est plutôt orange
23:40on est dans un secteur
23:42qui est fragilisé
23:42avec une concurrence
23:43mondiale accrue
23:44avec l'intelligence artificielle
23:45bien sûr
23:46qui a un gros impact
23:48la bonne nouvelle
23:49c'est que le public
23:50était plutôt au rendez-vous
23:51de cette Paris Games Week
23:52contrairement aux fabricants
23:53qui étaient 25% de moins
23:55que l'année dernière
23:56sous quel signe
23:57était placée cette édition ?
23:58Paris Games Week
23:59le jeu
24:00donc effectivement
24:01l'idée c'était vraiment
24:02de plaire à tout le monde
24:03il y en avait
24:04de Mario Kart
24:05à Alien
24:05en passant par
24:06des compétitions
24:07de e-sport
24:07sur le stand
24:08de la FNAC par exemple
24:09parce que c'est
24:10le jeu vidéo
24:11devenu un vrai média
24:12de masse
24:12à la fois paritaire
24:14à la fois intergénérationnel
24:15on a près de 39 millions
24:16de français
24:17qui jouent aujourd'hui
24:17sur près de 7 français
24:18sur 10
24:18alors il y avait quand même
24:20un grand absent
24:20c'était GTA 6
24:22par le studio
24:24Rockstar Games
24:25c'est un jeu
24:26quand même
24:26qui concentre
24:27tous les espoirs
24:28d'un secteur
24:28quoi
24:28oui sur le 19 novembre
24:31effectivement
24:31et à la fois déjà
24:32pour son éditeur
24:33dont le cours de l'action
24:34est 100% dépendant
24:35du succès
24:36de ce jeu
24:37qui d'ailleurs
24:38le pousse beaucoup
24:39sur les réseaux sociaux
24:40avec tout ce qui est
24:41extrait de gameplay
24:42où ils essaient
24:42d'attirer une communauté
24:43pour commenter
24:44notamment un film
24:45sur Netflix
24:46exactement
24:46ils ont aussi
24:47travaillé sur toute la partie
24:48musique
24:49il y a le groupe
24:50légende
24:51qui va sortir
24:5134 titres inédits
24:52en même temps que le jeu
24:53qui a fait la bande originale
24:54donc il y a déjà
24:55évidemment pour l'annonceur
24:56lui-même
24:56mais c'est
24:57comme vous le disiez
24:58tout un secteur
24:59qui attend ça
25:00parce qu'il y a
25:00énormément de ventes indirectes
25:02provoquées par cette licence
25:03historiquement parlant
25:04déjà sur les consoles
25:05pour être capable
25:06de jouer correctement
25:07à ce jeu-là
25:07avoir les dernières consoles
25:08derniers écrits
25:10les produits dérivés
25:11les accessoires
25:12et donc oui
25:13c'est toute une communauté
25:14qui attend à ce que
25:14les gamers soient
25:15au rendez-vous
25:16de la sortie de ce jeu
25:16beaucoup d'espoir
25:18effectivement
25:18vous l'attendez ce jeu
25:19ou pas ?
25:20alors moi non
25:20mais mes fils oui
25:22merci beaucoup François
25:23merci à tous les deux
25:24également d'avoir été
25:25avec nous sur cette émission
25:26on se donne rendez-vous
25:27la semaine prochaine
25:28pour un tout nouveau
25:29numéro de Focus Retail
25:31et puis on vous souhaite
25:32à tous un excellent week-end
25:35Focus Retail
25:36la distribution de demain
25:38s'invente aujourd'hui

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