00:01Déjà, il ne faut pas dégrader des bâtiments publics, particulièrement pas la mairie.
00:04Je condamne ces dégradations, il n'y a pas de sujet.
00:06Après, il faut s'interroger sur le signal que c'est.
00:08Parce que là, moi ce que j'ai vécu à Paris, je ne l'ai jamais vécu.
00:11Je fais des manifestations depuis que je suis gamine.
00:14Je n'ai jamais vu ce qui est en train de se passer à Paris.
00:17Et en fait, la question c'est quelle est cette stratégie du maintien de l'ordre ?
00:20Même, je vais vous dire, j'ai discuté avec des policiers
00:22qui eux-mêmes étaient extrêmement nerveux sur ce qui se passait
00:25et je pense pas très à l'aise en fait avec ce qui était en train de se passer.
00:28Et vraiment, il y a des scènes qui sont des scènes inadmissibles en démocratie,
00:32inadmissibles quand juste on est dans des manifestations pour demander une dignité à vivre.
00:37Enfin, là pour moi, à Paris en tous les cas et dans les endroits où j'étais,
00:41on était à la limite de ce que la République peut accepter.
00:45Vous condamnez les intrusions dans les mairies, mais vous condamnez aussi la tactique policière, c'est bien ça ?
00:50Ah ben là, moi j'appelle au calme les policiers.
00:52Enfin, clairement en fait.
00:53Là, ce qui s'est passé à Paris, là où j'étais, il est urgent de demander aux policiers de
00:58calmer ça.
00:59Que Nunez, le ministre de l'Intérieur, pardon je suis fatiguée, calme ces policiers en fait.
01:06Parce que là, ce qui se passe, moi j'ai vu des gens qui ont eu des grenades assourdissantes
01:11et des tirs de lacrymo, il n'y avait pas une agressivité dans ce qu'ils faisaient.
01:16Pas une, pas une.
01:17Et j'y étais.
01:18Donc on peut pas me raconter que c'était quelque chose.
01:20J'étais au milieu d'eux.
01:21Donc vraiment, là c'est pas possible en fait.