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  • il y a 2 minutes
La journée d'hier, marquée par une forte mobilisation contre la "vie chère" avec plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues, a aussi été émaillée de nombreux incidents à Paris et ailleurs en France. Ce dimanche 18 octobre, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français dans une allocution télévisée.

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Transcription
00:00Vous voulez savoir pourquoi l'État n'a pas sécurisé votre ville ? Est-ce que ce soir vous estimez
00:05avoir des premiers éléments de réponse ou pas du tout ?
00:09Non, je n'ai pas d'éléments de réponse au moment où je vous parle et au moment où je
00:13vous parle d'ailleurs, on a des événements qui sont en train de se passer dans la ville,
00:19certes beaucoup moins graves qu'hier soir, j'espère d'ailleurs que ça va se calmer, mais demain le ministre
00:24de l'Intérieur sera ici même dans ce bureau
00:27et je lui demanderai la vérité parce que je veux la vérité et je veux obtenir la vérité de ce
00:31qui s'est passé.
00:32Parce que ce qui s'est passé hier, c'est du jamais vu. Moi je n'ai jamais vu ça,
00:36je n'imaginais pas dans ma vie un jour pouvoir assister à des scènes d'une violence inqualifiable,
00:43d'une violence déchaînée sans nom, voire des forces de l'ordre complètement dépassées à contre-emploi.
00:50Il faut tout revoir, la doctrine du maintien de l'ordre, la doctrine des forces d'emploi, des forces de
00:57sécurité intérieure.
00:58Je n'ai absolument pas compris ce qui s'est passé dans ma ville, je ne comprends pas comment toute
01:03impunité des personnes ont pu pendant des heures
01:07massacrer ma ville, casser des commerces, casser la mairie, casser un commissariat sous les yeux, sous les yeux de personnes
01:15qui auraient dû intervenir.
01:16Je veux savoir ce qui leur a été demandé, je veux savoir heure à heure quels ordres leur ont été
01:21donnés, quels ordres ont été appliqués.
01:25La police, ça n'est pas de la chair à canon. Les lycéens, ça n'est pas de la chair
01:29à canon.
01:29En réalité, ce qui s'est passé hier, c'est qu'en laissant s'installer ce chaos, en laissant ces
01:35dégradations d'une violence insupportable, inacceptable,
01:40qui doit être évidemment condamnée par tout le monde avec de la fermeté, mais qui doit être suivie d'actes.
01:46Parce que la condamnation, c'est bien beau, mais vous savez, la politique, c'est comme la mot.
01:49Il y a les mots, on condamne, puis derrière, il y a les actes. Et moi, je crains qu'à
01:52Marseille, il n'y ait pas eu d'actes.
01:54Et moi, je crains qu'il y a les actes.
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