00:00Force est de constater que le gouvernement a perdu le contrôle de la situation depuis hier.
00:06D'ailleurs, ce n'est pas moi qui le dis, c'est Laurent Nunez lui-même qui nous expliquait il
00:09y a quelques jours
00:10que perdre le contrôle, ça voudrait dire voir des hordes de casseurs et de pilleurs investir les rues et piller
00:16les magasins.
00:17C'est donc exactement ce qui s'est passé.
00:18Vous faites référence à une archive de France Inter qui remonte à il y a une semaine
00:22où effectivement le ministre de l'Intérieur était interrogé là-dessus
00:25et voilà comment il décrivait ce que serait que perdre le contrôle.
00:29Donc voilà, Laurent Nunez nous a expliqué ce qu'était que perdre le contrôle
00:32et nous avons vu qu'effectivement ce qu'il décrivait était ce qu'il se passait
00:36et donc le gouvernement reconnaît finalement cette perte de contrôle.
00:40Il la reconnaît pour un certain nombre de raisons.
00:42D'abord, le gouvernement a été pendant très longtemps et probablement encore très longtemps
00:47dans une posture, j'allais dire, idéologique qui n'est pas conforme à ce qu'on doit attendre de lui
00:55pour rétablir la sécurité.
00:56Je m'explique, quand vous entendez le président de la République dire qu'il faut faire preuve d'empathie,
01:01que la police doit faire preuve d'empathie, je suis désolé, on n'attend pas ça d'un président de
01:04la République
01:04et en tous les cas ce n'est pas comme ça de ma fenêtre, à mon avis, qu'on peut
01:09soutenir les forces de l'ordre
01:11et qu'on apporte un soutien aux forces de l'ordre.
01:12Le soutien aux forces de l'ordre, il est évidemment financier, technique, matériel, il est aussi moral.
01:18La police et la gendarmerie, mais aussi les pompiers en réalité, n'ont pas besoin de cours d'empathie
01:24donnés par le président de la République et par son gouvernement, ils ont besoin de se sentir soutenus.