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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00— Mes chers compatriotes, je m'adresse à vous ce soir dans un moment d'une extrême gravité,
00:11après ce que nous avons vécu hier dans de nombreuses villes de France, en Hexagone comme dans nos Outre-mer.
00:18Hier, samedi 17 octobre, des factieux, issus de groupuscules d'ultra-gauche,
00:24rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes.
00:29Des commerces ont été pillés, des bâtiments publics, des magasins, des mairies ont été attaqués et pour certains détruits.
00:38Et plusieurs centaines de policiers et de gendarmes ont été blessés.
00:42En regardant ces images, nous nous sommes tous demandés qu'ont-ils dans la tête ?
00:47Comment des Français peuvent faire cela à la France ?
00:50Pourquoi brûler la mairie de Limoges, l'office de tourisme à Lyon,
00:54envahir la mairie à Marseille ou attaquer la résidence du préfet à Bordeaux ?
00:58Comment peuvent-ils en arriver là ?
01:01Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse.
01:08Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte.
01:12Voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable.
01:16En votre nom, j'exprime le soutien de la nation à nos forces de l'ordre et à nos forces
01:20de sécurité intérieure.
01:21Elles ont tenu et ont fait de leur mieux.
01:25Nous pensons aux nombreux blessés ainsi qu'à leurs familles.
01:29J'exprime aussi notre soutien à tous nos maires et tous nos élus.
01:33Et je veux dire aussi notre soutien aux nombreux commerçants, artisans, acteurs économiques
01:39qui ont subi les conséquences de ces violences et qui sont aujourd'hui dans le désarroi.
01:44Certains ont défendu eux-mêmes leurs magasins et leurs vitrines face aux délinquants.
01:49Je veux leur dire qu'ils ne seront pas laissés seuls face à ces difficultés.
01:52Le gouvernement leur apportera des réponses et dès demain, le Premier ministre présidera une cellule de crise
01:58pour mobiliser les aides les plus rapides possibles et accompagner celles et ceux qui traversent ces heures si difficiles.
02:06Il faut être lucide.
02:08Hier, nos forces de l'ordre, malgré leur professionnalisme, ont eu à subir une violence inouïe dans de nombreuses villes
02:18à plusieurs reprises.
02:20J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation
02:25et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire.
02:29J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite.
02:34C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur.
02:37Les enquêtes seront conduites avec toute la diligence nécessaire le plus rapidement possible
02:41et la plus grande fermeté a été demandée au procureur par le garde des Sceaux.
02:46Le suivi judiciaire doit être exemplaire.
02:49Nos juges rendent la justice en votre nom et ils savent ce que vous attendez.
02:55Chaque fois que des infractions sont commises, elles doivent donner lieu à des suites judiciaires appropriées.
03:01Ceux qui ont détruit doivent payer.
03:03Ceux qui ont pillé doivent rembourser.
03:05Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre.
03:10Il faut aussi regarder lucidement ce qui s'exprime dans le pays.
03:14Hier, plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes ont manifesté
03:18avec la volonté de porter des revendications légitimes.
03:22Jamais nous ne devons confondre ces derniers avec ceux qui ont détruit, cassé, pillé.
03:28Ces manifestants ont fait part d'une inquiétude sur le coût de la vie, sur le prix des carburants
03:32qui trouvent leur source dans le conflit lancé dans le golfe Persique
03:36auquel la France n'a pas pris part et dont nous subissons les conséquences.
03:39Je comprends parfaitement leur inquiétude.
03:43Elles s'expriment d'ailleurs aussi dans plusieurs autres capitales en Europe.
03:47A ce titre, j'ai pris plusieurs initiatives au niveau international
03:50pour garantir notre carburant, notre gaz et agir sur les marchés de l'énergie.
03:56Et je poursuivrai ces actions dès demain matin en allant dans les pays du Golfe
03:59pour sécuriser nos approvisionnements.
04:02Le Premier ministre et le gouvernement ont également pris des décisions
04:05en lien avec les distributeurs de carburants
04:08pour que ces efforts se répercutent concrètement sur les prix.
04:12Le gouvernement fait le maximum pour que cette question essentielle
04:16du pouvoir d'achat soit traitée.
04:17Et je sais que les Français attendent des résultats concrets
04:20et nous continuerons à agir.
04:23Depuis plusieurs semaines aussi, notre jeunesse exprime une angoisse profonde
04:27dans les lycées comme dans les universités.
04:30Une inquiétude sur l'avenir, sur les conditions de vie et d'études,
04:33sur la capacité à s'orienter, à se projeter, à trouver sa place dans la société.
04:38L'idée qu'il n'y aurait pas de futur désirable en quelque sorte.
04:42Je comprends nos lycéens et nos étudiants.
04:45Et ils sont au cœur de mon engagement politique depuis plus de dix ans.
04:49Leur parole doit être entendue sans a priori et sans minimiser les difficultés.
04:54Le travail est déjà engagé par le gouvernement.
04:57Le ministre de l'Éducation nationale s'est mobilisé,
05:00a mis en place une plateforme qui a recueilli plus de 100 000 contributions
05:04qui s'ajoutent aux réunions tenues au niveau des académies et des lycées.
05:08Cela nous permettra de construire avec notre jeunesse des réponses adaptées.
05:13Notre responsabilité est donc double.
05:16Entendre la colère et agir sur ses causes
05:19et faire respecter fermement l'ordre républicain.
05:23Nous ne devons ni confondre les revendications légitimes avec les violences,
05:28ni laisser les violences empêcher que ces revendications soient entendues.
05:31C'est pourquoi je veux ce soir donner une méthode claire.
05:37Premièrement, dans le contexte actuel,
05:39les préfets prendront les décisions en lien avec les maires
05:42pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces,
05:45y compris en allant jusqu'à interdire, quand il le faut,
05:48certains rassemblements et en prenant toute action nécessaire.
05:52Deuxièmement, j'appelle l'ensemble des partis politiques,
05:55des organisations professionnelles et syndicales
05:58à condamner sans ambiguïté toutes les violences
06:02et à appeler au calme.
06:04Chacun doit prendre ses responsabilités.
06:06Le pays a besoin d'ordre, d'apaisement et pas d'une escalade.
06:11Le Premier ministre réunira dans les prochains jours ses formations
06:14afin d'obtenir des positions claires et publiques.
06:19Troisièmement, nous ne pouvons pas demander à notre jeunesse
06:22de croire en l'avenir sans lui donner la possibilité
06:25de construire les réponses et d'être autour de la table.
06:30Oui, il nous faut nous asseoir autour de la table
06:32et construire ensemble des solutions.
06:34Élèves, étudiants, enseignants,
06:37représentants des organisations patronales et syndicales,
06:41collectivités territoriales, parlementaires,
06:43travailleront dès cette semaine avec le gouvernement
06:46à des propositions concrètes.
06:47Le Premier ministre les réunira dans les prochains jours à cet effet.
06:52Je veux être ici très clair.
06:54À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences,
06:58nous serons intraitables.
07:01L'écoute et le dialogue ne signifient ni la faiblesse,
07:04ni l'impunité.
07:06Et mes chers compatriotes,
07:08nous sommes à six mois de notre élection présidentielle.
07:12À six mois.
07:13Et donc tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent
07:15que l'urgence est d'aller dans la rue,
07:18de manifester, de créer le désordre,
07:20n'ont qu'un but.
07:21Abîmer la République et voler le débat.
07:24Les choix d'avenir que vous aurez,
07:26que nous aurons à faire dans six mois,
07:28ils sont essentiels.
07:30Et la France est une grande force démocratique.
07:33Elle mérite ces débats.
07:34Ils doivent se faire dans les réunions publiques.
07:37Ils doivent se faire avec les partis
07:39et non pas dans la rue par la violence.
07:42Ils doivent se faire dans les journaux,
07:45sur les plateaux de télévision,
07:46dans les rassemblements pacifiques
07:48où l'on parle et l'on s'explique,
07:50dans le respect.
07:51Jamais dans le désordre et dans la casse.
07:57Notre pays mérite une belle élection présidentielle dans six mois.
08:01C'est aussi maintenant qu'elle se joue,
08:03par l'esprit de responsabilité.
08:06Oui au dialogue,
08:08oui à la réponse concrète de court terme
08:11et à la préparation des décisions futures.
08:14Mais non toujours à la violence quelle qu'elle soit.
08:17Nous avons besoin d'unité,
08:19de calme et de respect.
08:22Vive la République
08:24et vive la France.
08:28Voilà donc pour l'allocution d'Emmanuel Macron.
08:32Il fallait un sursaut.
08:34On va en juger ce soir
08:35avec beaucoup, beaucoup de réactions politiques à venir.
08:38Le diagnostic tout d'abord,
08:40ou en tout cas les faits tels que vus
08:41par le président de la République,
08:42il parle de factieux et délinquants
08:44qui se sont associés
08:45dans un but de violence désinhibée.
08:47Comment ces Français peuvent-ils,
08:50des Français peuvent-ils faire cela à la France ?
08:52Les premières réponses ou les actions.
08:54Le Premier ministre qui va présider une cellule de crise
08:56avec des aides
08:57qui seront fléchées, distribuées,
09:00orientées vers les commerçants.
09:01Et puis plus largement,
09:03un appel au calme,
09:05à l'écoute pour les lycéens,
09:06les étudiants.
09:06Un appel à ne pas confondre
09:08les manifestants,
09:09les casseurs,
09:10les émeutiers
09:10et les fauteurs de troubles.
09:12Alain Duhamel,
09:13Bonsoir.
09:14Bonsoir.
09:14Dans une telle situation
09:16d'une gravité réelle,
09:18est-ce que c'est une allocution à la hauteur ?
09:21Écoutez, hier on a eu une journée chaotique
09:24qui rappelait certains jours
09:26de mai 1908.
09:29Ce soir, il y a eu un discours
09:31qui avait choisi le ton de la gravité.
09:35La question est de savoir
09:36s'il y avait suffisamment de fermeté.
09:39La gravité était là.
09:40Est-ce que la fermeté était suffisante ?
09:43Disons que c'est un sujet de débat.
09:46Il y avait la solennité,
09:48il y avait la gravité.
09:50Nous étions sur ce plateau,
09:51Alain Duhamel,
09:51en train d'évoquer certaines pistes.
09:54Bruno Retailleau voulait un état d'urgence.
09:56Certains maires parlaient
09:56de l'article 16 et les pleins pouvoirs.
09:59Certains imaginaient même, même,
10:01Emmanuel Macron parti.
10:03Oui, alors ça c'est sans doute
10:06ce qu'ils souhaitent,
10:07mais je pense qu'il faut
10:08qu'ils attendent six mois.
10:09On votera,
10:11il ne sera pas candidat,
10:12donc la question sera réglée
10:14de ce point de vue.
10:15Dans l'immédiat,
10:18est-ce que la réponse
10:20au chaos d'hier
10:21et aux convulsions
10:23auxquelles on a assisté,
10:25est-ce que la réponse,
10:26c'est effectivement
10:28de sortir du cadre habituel ?
10:33Disons que ça paraît
10:34quand même assez logique.
10:37hier, il y a eu une journée
10:40atypique par sa violence
10:41et par les convulsions
10:43auxquelles on a assisté.
10:46Dans ce cas-là,
10:46je pense qu'il ne peut pas y avoir
10:47simplement une réponse
10:50ordinaire et banale.
10:51Donc, il faut trouver
10:52un moyen de soleniser les choses.
10:55Ça ne veut pas dire
10:56qu'on va métamorphoser la France
10:58en état policier, évidemment.
11:01Mais on a des moyens
11:04tout à fait légaux
11:05pour répondre
11:06dans ces circonstances.
11:07Je trouve que c'est le moment
11:08de les utiliser.
11:09Alors, c'est exactement ça.
11:10Je vous pose la question différemment.
11:11Je remercie Marie Chantret
11:12d'être avec nous.
11:13Bruno Jeudy,
11:15Dominique Rizet,
11:15avec Alain Djamel.
11:16Dans quelques instants,
11:17les réactions politiques
11:18de Marine Tondelier,
11:19de Benoît Payan,
11:20d'Éric Ciotti
11:20et d'Éric Zemmour.
11:22Marie Chantret,
11:23est-ce qu'à partir
11:24de l'allocution
11:25et de ce qui a été dit,
11:26certains peuvent se dire
11:26plus jamais ça
11:27par rapport à hier ?
11:28Il y aura un avant
11:29et un après.
11:31Je remarque
11:32et je souligne
11:33comme Alain Djamel
11:34la grande solennité
11:35de cette allocution.
11:36Après,
11:36en termes d'annonce,
11:39elles ne sont pas là.
11:40Il renvoie la responsabilité
11:42au préfet,
11:43notamment,
11:43de prendre en lien
11:44avec certains maires,
11:45certains élus
11:46qui le souhaiteraient,
11:47de prendre des décisions
11:48sur le terrain.
11:49Et ce que l'on comprend
11:50et ce que nous dit
11:51l'Élysée ce soir,
11:52c'est que
11:53des interdictions
11:54de manifestations
11:55pourront être décidées,
11:57des interdictions
11:58de rassemblement
11:58dans des zones commerciales,
12:00des couvre-feux aussi.
12:01Et certains maires,
12:02Sonia,
12:02l'ont déjà décidé
12:04à Denain,
12:04notamment dans le Nord,
12:06des opérations
12:06de fouilles.
12:08Plus jamais ça,
12:09en tout cas,
12:10tirer les leçons
12:11de ce qu'il s'est passé.
12:12Et le sous-texte
12:13ce soir du président
12:13de la République,
12:14c'est sans doute
12:15que des défaillances
12:17sont à constater.
12:18Parce que ce que dit
12:19Emmanuel Macron,
12:20Sonia,
12:20ce soir,
12:21c'est que des leçons
12:22en matière de renseignement
12:24devront être tirées.
12:25J'attends des réponses
12:26claires,
12:26dit-il,
12:27et toute la transparence
12:28sera faite.
12:29C'est-à-dire que,
12:29peut-être,
12:31que n'ont pas été
12:31assez anticipés
12:32ce qu'il s'est passé.
12:34Mais oui,
12:34pardon,
12:35je rappelle,
12:36et vous le savez mieux que moi,
12:37des commerçants
12:38qui sont au bord de tout,
12:40mais de tout,
12:41pas seulement des larmes,
12:42qui ont tout perdu pour certains,
12:44des forces de l'ordre
12:44qui sont exténuées pour certains
12:46qui se disent
12:46on ne pourra pas continuer
12:47et ce soir,
12:48ça continue.
12:50La prise de parole a été...
12:51La prise de parole,
12:52je ne sais pas
12:52s'il y avait une possibilité
12:54qu'elle soit écoutée,
12:55mais très honnêtement,
12:56ce soir,
12:57est-ce que c'est à la hauteur
12:58de ce que nous avons tous vécu,
13:00c'est-à-dire une sidération,
13:01on a tous mal à notre France,
13:05Moi je pense que
13:06le compte n'y est pas
13:08probablement
13:08par rapport à ce qu'attendait
13:10les gens
13:11et ce qu'ils ont vécu hier,
13:12évidemment,
13:12après cette journée de sidération,
13:14la parole d'un président
13:15de la République
13:16en fin de mandat
13:16qui n'a plus de puissance politique,
13:19qui a peu d'autorité
13:21et qui a plusieurs fois
13:23montré que lorsqu'il devait
13:25prendre des décisions,
13:26notamment sur le secteur régalien,
13:28il n'y parvenait pas,
13:29c'est clair que le compte n'y est pas.
13:31J'observe comme Marie
13:32que là,
13:34oui,
13:34en gros,
13:35je ne sais pas si ça sera suffisant
13:36de réclamer la tête
13:37du patron des renseignements,
13:39là probablement
13:40qu'il est désigné,
13:42je ne sais pas
13:43si ça sera suffisant,
13:44je ne sais pas
13:45si ce sera suffisant...
13:46Alors s'il faut trouver
13:46des boucs émissaires...
13:47Là,
13:47c'est un peu
13:49la flèche
13:50qu'il montre
13:50ce soir.
13:52Après,
13:52il réclame au juge
13:53de faire preuve
13:55d'être exemplaire
13:56dans les peines
13:58qu'ils prendront
13:59dans les jours prochains,
14:00pour ça,
14:00on l'a déjà entendu,
14:01c'est une ritournelle
14:02un peu habituelle
14:03après ces grands moments
14:05de tension.
14:06Moi,
14:06ce qui m'étonne plus,
14:07c'est la réponse
14:07sur le plan politique.
14:08En gros,
14:09le Premier ministre
14:09va devoir recevoir
14:10les responsables
14:11des lycéens,
14:12on va l'avoir
14:13d'ici la fin de semaine.
14:15Et la deuxième partie
14:16qui est plus politique,
14:17alors donc,
14:17en gros,
14:18il va recevoir aussi
14:19les chefs de parti
14:20et il s'adresse
14:21en sous-texte
14:22à Jean-Luc Mélenchon
14:23pour lui dire
14:23qu'il vaut mieux
14:24un beau débat présidentiel
14:26plutôt que pousser
14:27la jeunesse
14:28dans la rue.
14:29C'est ce qu'il nous dit.
14:30La France mérite
14:31une belle élection présidentielle.
14:33La France mérite
14:34tout d'abord
14:35un retour à l'ordre.
14:35Ça va faire une belle jambe
14:36à tous ceux
14:37qui ont perdu beaucoup hier
14:38et tous ceux
14:38qui seront au chômage demain
14:39parce qu'ils ont perdu leur rôle.
14:41Vous avez entendu
14:41un soutien affirmé
14:42aux forces de l'ordre,
14:43Dominique Rizet ?
14:45Pour ce qui concerne
14:45ma paroisse,
14:46c'est exactement ça.
14:47Je trouve que
14:49c'est un peu court.
14:50C'est un peu court.
14:52Il y a cette phrase
14:52« Les forces de l'ordre
14:53ont tenu,
14:54donc il leur rend hommage,
14:55il rend hommage au travail
14:56des policiers,
14:57des gendarmes,
14:57des pompiers,
14:58ont tenu
14:59et fait de leur mieux. »
15:01Fait de leur mieux,
15:02c'est un peu court
15:02parce qu'on est bien placés
15:05ici autour de cette table
15:06tous pour savoir
15:07qu'ils n'ont pas fait
15:08de leur mieux
15:08mais ils ont fait le maximum
15:09de ce qu'ils pouvaient faire.
15:11dans la limite
15:12des moyens
15:13dont ils disposent
15:14les uns et les autres
15:15puisque vous savez
15:16qu'on leur a retiré
15:17du matériel
15:18et qui était blessant,
15:19qui a provoqué
15:21des drames
15:21lors de précédentes manifestations,
15:23on ne l'a pas forcément
15:24remplacé par autre chose.
15:25Et la consigne
15:26qui était donnée
15:27aux forces de l'ordre
15:28n'était pas suffisamment claire.
15:30Quand on disait
15:30« le principe,
15:31c'est le principe de précaution »
15:33avec ce qu'on a vu hier
15:35qui est une tempête
15:36à laquelle on ne s'attendait pas.
15:38Encore une fois,
15:38ce qui s'est passé hier
15:40est historique
15:41et le discours du président,
15:42le discours solennel,
15:43est une réponse aussi
15:44à un fait historique
15:45qui s'est passé hier
15:46en termes de violence,
15:48de déferlement de violence.
15:50C'est une tempête
15:51à laquelle on ne s'attendait pas.
15:52On ne peut pas attaquer
15:53simplement le patron
15:54du renseignement,
15:55il s'appelle Bertrand Chamouleau.
15:56C'est le directeur central
15:57du renseignement territorial.
15:59C'est quelqu'un
15:59qui connaît son boulot,
16:01c'est quelqu'un
16:01qui sait travailler,
16:02les gens du renseignement
16:03savent travailler.
16:04Il aurait peut-être fallu
16:05une autre réponse
16:06en termes de moyens
16:08puisqu'on savait
16:09que c'était explosif.
16:12Donc, plus de monde
16:13et des moyens différents
16:14pour lutter.
16:15Des moyens,
16:15ça veut dire les centaures,
16:16des choses comme ça.
16:17Des centaures,
16:18des canons à eau
16:18et d'autres choses encore.

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