00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz.
00:04Bonjour Elisabeth Lévy.
00:05Bonjour Jacques, bonjour à tous.
00:07Alors j'ai envie de vous demander tout simplement, qu'arrive-t-il à la France ?
00:11Alors quelques jours avant mai 68, Jacques Le Monde titrait, vous le savez, la France s'ennuie.
00:16Et bien quelques mois d'une élection cruciale, la France a peur et elle a quelques raisons d'avoir peur.
00:21Au moment où Emmanuel Macron déclarait, pour la énième fois d'ailleurs,
00:25que le pouvoir serait intraitable avec les fauteurs de violence,
00:29et bien il y avait déjà des groupes de pillards, cagoulés et gantés, qui narguaient les policiers rue de Rivoli.
00:35Bon, mais après l'émotion, la sidération, l'indignation, et bien il faut essayer de comprendre.
00:41La nouveauté de ce qui nous arrive tient, me semble-t-il, à la conjonction de trois phénomènes.
00:47Alors d'abord, il y a les manifestations étudiantes ou lycéennes qui sont instrumentalisées par les insoumis,
00:53avec les violences de fin de parcours, c'est la classique, dirais-je, de la contestation.
00:59Et puis, il y a les black blocs et d'autres groupes d'entraînés coordonnés,
01:03qui cassent du flic et des bâtiments publics, c'est aussi la classique depuis une vingtaine d'années, dirais-je.
01:09Et enfin, il y a les racailles de banlieue, venus piller et jouer à la guéguerre avec la police.
01:14Alors la nouveauté, c'est d'abord le nombre, on a quand même des milliers de pillards,
01:19l'arrogance, la présence des filles et le tout filmé.
01:24Les vidéos se sont multipliées sur les réseaux sociaux, on a tout vu.
01:28Alors d'abord, bien sûr, ce sont des jeunes de leur époque, avant tout, ils veulent tout, tout de suite,
01:33et ils ne pensent qu'à leurs innombrables droits.
01:36Mais, bien sûr, Jacques, il y a un éléphant dans la pièce,
01:38et cet éléphant sait que ces pillards sont à une écrasante majorité des enfants de l'immigration,
01:44qui, sans doute inconsciemment, reproduisent tout simplement les radias de leurs ancêtres.
01:50Alors évidemment, vous ne pouvez pas dire que tous les immigrés sont des pillards.
01:53Évidemment, et d'ailleurs, je ne l'ai pas dit, comme vous le noterez bien,
01:57il s'agit évidemment, ceux qui sont en cause, c'est la fraction des immigrés minoritaires,
02:03bien sûr, qui, quoique souvent nés ici, ne se sentent pas appartenir à leur pays.
02:08Vous savez, pour accorder la pleine citoyenneté aux Juifs,
02:11Napoléon leur a posé cette question,
02:13considérez-vous les autres Français comme vos frères ?
02:16Eh bien, les petites brutes qui terrorisent leurs concitoyens en riant,
02:19ne les considèrent pas comme leurs frères.
02:21Et ce n'est pas étonnant, puisqu'ils entendent toute la journée
02:24des propres mélenchonistes, des journalistes mélenchonistes,
02:27des people mélenchonistes,
02:28leur expliquer qu'on est un pays de racistes, capitalistes, colonialistes,
02:33ça c'est pour les plus éduqués,
02:34et qu'eux sont de pauvres victimes.
02:36Vous n'allez tout de même pas leur reprocher de rétablir la balance
02:41en piquant dans la caisse,
02:43et en piquant quelques trucs par ailleurs.
02:46Bon, toutes les causes de ce désastre, Jacques,
02:49mènent à une seule, la faillite de l'État.
02:52Au lieu de tonner aux premiers flics caillassés
02:54à la première poubelle brûlée,
02:56au lieu de brandir les foudres de l'État
02:59contre les factieux, puisque factieux il y a,
03:02eh bien, Emmanuel Macron demande d'abord aux policiers
03:04d'avoir de l'empathie,
03:05et de maintenir l'ordre en prenant des coups sans les rendre,
03:08et puis ensuite, depuis hier, maintenant,
03:10il y a des palabres, il va consulter,
03:11demander aux uns et aux autres de parler,
03:14on va parler, ça c'est super.
03:15Eh bien non, l'histoire de la République,
03:18ce n'est pas des câlins,
03:19j'ai tant de démocratie,
03:21des « tu as raison d'avoir tort, mon petit ».
03:23Si Emmanuel Macron et Laurent Nunez,
03:25puisqu'ils restent en fonction,
03:27ordonnaient à la police de reprendre le contrôle de la rue,
03:29coûte que coûte,
03:31je ne dis pas qu'il faut leur tirer dans le tas,
03:32ça les calmerait,
03:33ça calmerait tous les minables
03:35qui ne sont forts que face à la faiblesse.
03:37Et ça rassurait les Français,
03:39y compris les Français immigrés,
03:40qui savent que sans l'État,
03:42il n'y a pas de France.
03:43Sans l'État, il n'y a pas de France.
03:45C'est signé Elisabeth Lévy dans Soyez Libre.
03:49Merci Elisabeth,
03:50on vous retrouve en podcast
03:51ou sur le site internet sudradio.fr
03:53et on vous retrouve tout à l'heure à 9h
03:55pour le débat des éditorialistes.