00:00On va parler de l'épargne des Français. Votre épargne, 6 000 milliards actuellement sont épargnés par vous.
00:06Et pourquoi y a-t-il aussi peu d'argent dans les investissements patrimoniaux,
00:10c'est-à-dire le patrimoine national et tout ce qui est aussi aujourd'hui défense nationale par exemple ?
00:17On va en parler justement avec Loïc Kukaroni. Merci d'être avec nous.
00:23Vous présidez Souv Patrimoine. Pourquoi cette méfiance actuelle ?
00:27En fait, aujourd'hui, on a un déséquilibre important entre la capacité d'épargne qui est celle des Français actuellement,
00:33les 6 000 milliards que vous mentionnez, et le besoin de financement des entreprises.
00:38Et aujourd'hui, dans le contexte actuel, comment aller sur ces entreprises qui sont de taille plutôt réduite comparée à
00:45des grands groupes ?
00:46Comment le particulier peut rentrer sur ces entreprises-là ? Quel niveau de fiscalité ? Comment être accompagné en fait
00:53?
00:53Donc il y a des doutes. Alors, il y a beaucoup d'argent dans les assurances vie, mais ça finance
00:57la dette de l'État.
00:58Bon, voilà, donc c'est utile pour l'État, mais pour faire tourner les entreprises, non.
01:02Et le Made in France, aujourd'hui, ça représente combien des investissements ?
01:06En fait, clairement pas assez. Aujourd'hui, on a un besoin tellement crucial en termes de secteur critique.
01:14Je prends la défense, bien évidemment, l'aéronautique, l'IA ou même la transition énergétique.
01:20En fait, on a un niveau d'échelle qui est très insuffisant, malgré que l'ensemble des acteurs,
01:25que ce soit les banques, les fonds d'investissement, de manière globale, ou même l'État,
01:29avec la BPI, qui fait énormément pour cela.
01:32Oui, qui a guide, finalement, les investissements vers le...
01:34Qui a guide, qui a d'ailleurs lancé le fonds BPI Défense, qui a levé un peu plus de 100
01:39millions d'euros au global.
01:40Mais on est sur un besoin qui est tellement énorme que l'épargne des particuliers doit être mise à contribution.
01:45C'est-à-dire, si on voulait protéger notre patrimoine français, aujourd'hui, il n'y a pas beaucoup de
01:49gens au rendez-vous, c'est ça ?
01:50Alors, il n'y a pas beaucoup de gens au rendez-vous. Et même au-delà de ça, il manque,
01:53en fait, des produits d'investissement
01:55qui soient accessibles pour le particulier. Parce qu'aller sur des investissements dans des entreprises, ça reste un niveau de
02:01risque.
02:01Donc, comment on l'intègre dans l'ensemble du patrimoine ? Comment on va gérer la fiscalité dessus ?
02:06C'est là qu'un conseiller en gestion de patrimoine est essentiel pour, justement, permettre à chacun de le faire.
02:11C'est ce que vous faites, donc, souffre patrimoine. Ça veut dire que les banques ne sont pas à la
02:15hauteur aujourd'hui.
02:16C'est-à-dire que vous, vous allez dire, investissez sur telle entreprise, en devenir, et c'est ce qui
02:19fera, finalement, le moteur de l'économie demain.
02:22Mais ça, il faut encore avoir confiance dans tout ça.
02:24Il faut avoir confiance. Mais je ne pense pas que les banques ne font pas leur rôle, clairement.
02:28Même les fonds d'investissement ou même l'État, tout le monde joue son rôle.
02:31Mais le besoin est tellement important, encore une fois, qu'il faut changer d'échelle.
02:35Oui, mais ces 6 000 milliards, je suis désolé, c'est l'assurance-vie essentiellement, quelques actions boursières.
02:40Mais c'est quand même pas l'essentiel.
02:42Alors, c'est ça. Et donc, il faut flécher cette épargne-là vers des projets beaucoup plus concrets
02:48ou des produits d'investissement beaucoup plus concrets qui vont y répondre.
02:51Alors, c'est-à-dire, c'est-à-dire, vous avez des entreprises...
02:53Trois exemples, tout bêtes. Trois exemples, tout bêtes.
02:55Vous avez un petit peu, quelques centaines d'euros, des moyens qui sont plutôt réduits.
02:59Mais vous voulez rentrer sur cette économie-là, plutôt faire appel au financement participatif.
03:04La plateforme de financement, l'investissement français, qui permet de rentrer dans des projets
03:08comme la société Andromac, à titre d'exemple, à bon oeil sur main.
03:12C'est quoi, c'est Andromac ?
03:13En fait, c'est une société qui développe un drone en haute atmosphère.
03:17Donc, c'est le secteur spatial.
03:18Ah oui, donc, drone, là, vraiment, haute altitude.
03:20Haute altitude, le secteur spatial, l'excellence spatiale française sur laquelle on peut rentrer
03:25pour...
03:26Et il manque d'argent.
03:27Il manque d'argent, notamment parce qu'ils ont besoin de se développer et de changer de niveau d'échelle.
03:32Vous allez aller sur des fonds d'investissement via des contrats d'assurance-vie.
03:36Donc, encore faut-il connaître ces fonds-là.
03:39Encore faut-il que votre contrat vous permette d'y avoir accès.
03:41C'est là où le conseiller en gestion de patrimoine a un impact.
03:45Le fonds BPI Défense, est-ce que vous pouvez le faire dans votre contrat, par exemple ?
03:48Et un troisième niveau concret d'exemple, c'est lorsque vous avez une surface financière
03:53plus importante, vous allez sur des fonds comme le fonds Patria, porté par Alain Juillet
03:57et Jacques Gauthier de la maison de gestion Helvest, qui va investir des montants plus significatifs
04:02sur des durées plus longues, avec un rendement plus important.
04:05Dans quelle entreprise ?
04:06On va retrouver des entreprises qui vont être sur du drone, de la cybersécurité,
04:10toute typologie d'entreprise en France, mais du coup, qui vont être sélectionnées
04:13pour ça.
04:14D'accord, donc c'est vraiment le secteur spatial défense, c'est ça qui manque d'argent
04:18parce que l'État avait dit, il faut qu'on ait X milliards dans la défense et apparemment
04:23ça ne marche pas, ça ne mord pas vraiment.
04:24En fait, la problématique, c'est qu'encore une fois, le besoin est beaucoup plus crucial
04:30aujourd'hui qu'il ne l'était il y a 10 ans.
04:32Il y a 10 ans, la défense était globalement très décriée.
04:34Il y avait des problèmes de critères ESG qui empêchaient finalement le particulier
04:38de rentrer sur ces investissements-là.
04:40C'est-à-dire que les banques disaient non, il ne faut pas y aller ?
04:42Pas que les banques, encore une fois.
04:44C'était un peu la problématique.
04:47Là, on voit une étincelle, un changement de tendance.
04:52Ça, c'est plutôt intéressant.
04:53Il y a quand même une question importante.
04:54Est-ce que la crise actuelle, les craintes sur le futur freinent l'investissement ?
04:58Parce qu'on n'est pas en train de se dire, il y a trop de risques demain, moi je
05:01préfère
05:01laisser mon argent sur l'euro qui rapporte 2 ou 3%.
05:05Exactement.
05:05Et c'est là que la situation est vraiment contractuitive.
05:08C'est-à-dire que c'est aujourd'hui que les entreprises ont besoin d'aide.
05:11Parce que quand elles ont plus de difficultés à se financer, parce que quand vous avez
05:14un crédit qui a été multiplié par deux en termes de coût, que l'État est dans
05:18une crise budgétaire et une crise de confiance...
05:22On n'a pas envie d'investir.
05:22On n'a pas envie d'investir.
05:23Et c'est là où l'épargne des particuliers doit être fléchée.
05:27Le conseiller en gestion de patrimoine qui va être capable de comprendre ses besoins
05:32d'investissement va pouvoir flécher l'épargne de ses clients intelligemment et la structurer.
05:37Donc aujourd'hui, c'est le moment le plus important, c'est le moment le plus critique
05:40sur lequel il faut se positionner.
05:42Ce n'est pas dans 10 ans quand toutes les entreprises seront mortes.
05:44Donc il faudrait y aller malgré les craintes sur le futur ?
05:46Il faudrait y aller, mais il faut y aller, nous est structurés et accompagnés.
05:49Et puis demain, qui vous dit qu'il ne va pas y avoir une nouvelle fiscalité,
05:51c'est ça le problème de la France ?
05:52Mais même pas demain.
05:53Déjà la semaine dernière, quand vous êtes dans un régime fiscal depuis la distribution...
05:58Confiscatoire.
05:59Confiscatoire, mais surtout qui varie.
06:01On ne peut plus se projeter.
06:03Et c'est là où en fait un gestionnaire va être capable de rassurer et d'accompagner son client.
06:08C'est le point le plus essentiel.
06:09Je vous donne un autre exemple tout bête.
06:11Vous vous retrouvez dans une situation de crise.
06:14Je prends l'exemple de la crise Covid.
06:15Vous êtes en mars, avril 2020.
06:18Quel est l'état de vos investissements quand vous êtes dans le premier confinement ?
06:21C'est là où vous avez besoin d'être accompagné.
06:22Comment la boîte dans laquelle vous avez investi va se comporter ?
06:25Qui fait le suivi ?
06:26Et c'est ce point-là qui va faire que vous allez y aller plutôt que vous n'allez en
06:30fait rien faire.
06:31Il faut prendre un pari sur l'avenir, en fin de compte.
06:33Tout à fait.
06:33C'est ça.
06:33Mais pas seul.
06:34Très bien.
06:35Écoutez, on a bien compris Loïc Cucaroni.
06:37Merci d'être venu.
06:38Vous dirigez le fonds Souvre Patrimoine.
06:40Fléché sur les investissements français.
06:42Tout à fait.
06:43Made in France, Patriote.
06:44Exactement.
06:44Espérons qu'on viendra vous voir à ce moment-là pour mettre ces sous en...
06:47Avec grand plaisir.
06:48Et contribuer à alimenter l'économie de demain.
06:51Tout à fait.
06:51Merci.
06:52Restez avec nous sur CNews.