- il y a 11 heures
Avec Guillaume Kasbarian, député Ensemble pour la République d'Eure-et-Loir, président du Parti de la Liberté
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NewsTranscription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz.
00:06Matinée spéciale, Guillaume Casbarian, député ensemble pour la République d'Heure-et-Loire et président du Parti de la Liberté
00:11est notre invité.
00:12Guillaume Casbarian est également ancien ministre jusqu'à la dissolution de 2024.
00:17Guillaume Casbarian, bonjour.
00:18Bonjour.
00:19On a tous été sidérés par ces images que l'on a vues et cette situation ce week-end.
00:25Est-ce que vous diriez que le gouvernement est dépassé ?
00:27En tout cas, la gestion de crise a été mauvaise.
00:30Il n'y a pas eu d'anticipation, il y a eu une sous-estimation des effectifs.
00:33Et on a bien vu que tout le monde était débordé ce week-end.
00:36Et les images que nous avons vues, elles sont absolument scandaleuses.
00:39Elles m'ont mis, comme tous les Français, dans une colère noire.
00:43Dans une sorte de honte, d'ailleurs, de voir de telles images dans notre pays.
00:47Donc ça a été, bien sûr que ça a été un échec ce week-end.
00:49Le fait de voir...
00:49Qui pense sérieusement que ça a été une réussite ce week-end ?
00:51Le fait de voir le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, reconnaître une perte de contrôle.
00:56Est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû accepter sa démission ?
00:59Écoutez, je comprends que M. Nunez ait présenté sa démission
01:01vu l'ampleur de ce qui s'est passé ce week-end.
01:04Je comprends aussi que ce n'est pas dans cette période qu'on change forcément d'équipe.
01:08Parce que l'urgence absolue, ça doit être d'éviter que ça se reproduise
01:11les jours suivants, les nuits suivantes et le week-end suivant.
01:14Et donc, est-ce qu'un changement d'équipe ou un changement de ministre
01:17dans le contexte actuel, en phase aiguë de crise, est la meilleure chose à faire ?
01:21Pas certain.
01:21Et donc, en réalité, moi, ce que j'attends surtout, au-delà des responsabilités
01:24qui seront à établir dans quelques semaines, une fois que la crise sera passée,
01:28c'est qu'à court terme, tout ça s'arrête, qu'il n'y ait plus de casse, qu'il
01:31n'y ait plus de vol,
01:32qu'il n'y ait plus de pillage et qu'on ne reproduise pas les week-ends qui viennent
01:35ces images absolument détestables de hordes de pilleurs
01:39qui s'en prennent à des commerçants, qui viennent tout péter,
01:42qui viennent voler, qui ne respectent pas la propriété
01:45et qui sont dans une sorte de barbarie, de sauvagerie
01:48qu'on ne veut absolument pas revoir.
01:50Donc, elle est là, l'urgence, en fait, à court terme,
01:52plus que la question des postes, des ministères, des démissions
01:55et des acceptations de démissions.
01:56Plus de casse, plus de pillage.
01:57Qu'est-ce que vous demandez pour le week-end prochain ?
01:59Serge Papin vous a précédé dans ce studio,
02:02mais surtout, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie, tout à l'heure,
02:04nous disait, il faut interdire les manifestations.
02:08Moi, je pense que déjà, à court terme,
02:09un, il faut aller poursuivre tous ceux qui ont piqué quoi que ce soit
02:11et qui, aujourd'hui, revendent sur les plateformes
02:14les biens qu'ils ont volés la dernière fois.
02:16Donc, il faut aller les chercher.
02:17Il faut avoir des images de ça.
02:19Il faut prendre les journalistes, les ministres, les forces de l'ordre
02:22et aller chez eux
02:23et montrer à tous ceux qui seraient tentés de reproduire
02:26ce genre de pillage
02:27qu'il n'y a aucune tolérance, qu'il y a une tolérance zéro vis-à-vis de ça.
02:30Donc, on peut tout à fait le faire.
02:31Il faut faire des exemples.
02:33Il faut montrer que l'État ne se laisse pas faire
02:34et l'État interpelle et défaire devant la justice
02:38ses pilleurs, ses casseurs, ses voleurs.
02:40C'est le premier truc.
02:41Le deuxième, c'est qu'on ait une anticipation réelle des forces de l'ordre
02:44des services de renseignement, pardon, excusez-moi
02:46qui puissent ensuite ajuster le dispositif de force de l'ordre
02:50le week-end prochain.
02:51C'est-à-dire qu'on ne soit pas à nouveau
02:52dans un manque de renseignement territorial
02:54ou dans un manque d'anticipation
02:55qui va se concevoir déservé,
02:58qui soit débordé.
02:59Et puis, l'autre point,
03:00c'est qu'il faut que les forces de l'ordre interviennent tout de suite
03:02et des instructions et une doctrine extrêmement claire d'intervention
03:06pour qu'on ne laisse aucun espace, aucun répit, aucun temps mort à ces pilleurs
03:11quand ils agissent et quand ils se réunissent.
03:13On ne peut pas avoir des images pendant des minutes entières, voire des heures entières
03:17où la télé est présente et on voit des mairies brûlées, des commerces pillés
03:21et aucune intervention derrière.
03:22Il doit y avoir zéro répit vis-à-vis des casseurs.
03:25Ça répond peut-être à un ordre et à une indication.
03:27On a entendu le président de la République dire qu'il fallait faire preuve d'empathie.
03:30Alors écoutez, moi j'ai de l'empathie pour les policiers
03:32et les gendarmes qui sont mobilisés,
03:34pour leurs familles qui les attendent le soir en se demandant s'ils vont rentrer.
03:37J'ai de l'empathie pour les commerçants.
03:39J'ai de l'empathie pour ceux qui ont vu leur propriété privée attaquée.
03:42J'ai de l'empathie pour tous les Français qui ont vu ces images-là
03:45et sont absolument choqués et en colère.
03:47J'ai de l'empathie pour tout le monde,
03:49sauf, bien sûr, pour les casseurs, les pilleurs, les voleurs,
03:52ceux qui ne respectent pas la propriété
03:55essaient en permanence de chercher des excuses.
03:58Il n'y a aucune excuse au pillage,
04:00aucune excuse au vol,
04:02aucune excuse à ceux qui s'attaquent à la propriété privée.
04:05Il est temps de remettre les choses à l'endroit
04:07et il est temps de faire preuve de responsabilité individuelle,
04:09c'est-à-dire de dire que chacun est responsable de ses actes.
04:12Rien n'excuse le pillage,
04:14rien n'excuse le vol,
04:15rien n'excuse tout ça.
04:16Vous disiez à l'instant, il n'est pas supportable de voir
04:19les forces de l'ordre ne pas réagir.
04:22Ça veut dire quoi concrètement ?
04:23Ça veut dire que vous, ministre de l'Intérieur, vous diriez
04:25il faut y aller ?
04:26Il faut charger ?
04:27Je ne suis pas ministre de l'Intérieur,
04:29mais oui, je pense que l'instruction doit être donnée de 1,
04:32d'y aller tout de suite,
04:33de ne laisser aucun répit aux casseurs
04:35et que la riposte policière doit être à la hauteur
04:39et qu'elle doit être protégée,
04:41c'est-à-dire être en soutien,
04:42en encouragement des forces de l'ordre
04:44quand ce genre de pillage et de débordement se produit.
04:46On doit être tous derrière nos forces de l'ordre,
04:48on doit les soutenir face à ce qui se passe.
04:49Donc, moi, je les soutiens à 100%.
04:51En tout cas, je pense qu'il faut la renforcer significativement
04:54face à des ordres de casseurs qui ont des méthodes
04:56que vous avez vues, qui sont des méthodes barbares,
04:58qui sont des méthodes sauvages,
05:00qui n'ont aucun scrupule,
05:01qui s'en amusent,
05:02qui font des vidéos parfois même à visage découvert
05:04sur les réseaux sociaux,
05:05qui en appellent d'autres.
05:06Qu'est-ce que vous voulez faire en face,
05:07sinon de l'ultra-fermeté ?
05:09Qu'est-ce qu'il faut faire ?
05:09Il doit y avoir une tolérance zéro vis-à-vis de ça.
05:11C'est l'ultra-fermeté.
05:12Moi, c'est ce que je demande.
05:12Moi, je demande de la fermeté absolue à tous les étages
05:15pour que ça ne se reproduise pas
05:17et qu'on ait un vrai respect.
05:18C'est la première mission de l'État.
05:20C'est la première mission de l'État
05:21que d'assurer la sécurité individuelle des biens et des personnes.
05:24Il faut absolument être à la hauteur de cette ambition-là.
05:26Concrètement, les couvre-feux qui sont en place,
05:28est-ce que c'est suffisant ?
05:29Est-ce que vous demandez l'instauration de l'état d'urgence ?
05:31Alors, à ce stade, manifestement,
05:32le gouvernement dit que c'est suffisant.
05:34Est-ce que ça le sera demain ?
05:35Je n'en sais rien.
05:36Le gouvernement lui-même n'exclut pas de déclencher.
05:38Je n'ai pas suffisamment de renseignements
05:40et je ne suis pas ministre aujourd'hui,
05:41donc je ne peux pas vous dire est-ce que ça suffit ou pas.
05:43Mais je pense qu'il ne faut fermer aucune porte.
05:44Si demain, le gouvernement,
05:47les forces de sécurité et les forces de renseignement
05:48ont le sentiment qu'il faut être plus large
05:50sur les zones de restriction,
05:51alors il faut l'envisager.
05:53Si on pense qu'il doit y avoir des interdictions de rassemblement
05:55ou des interdictions de manifester
05:56parce qu'on n'est pas capable d'assurer la sécurité des personnes,
05:59il faut pouvoir prononcer ces interdictions.
06:02Je suis extrêmement attaché à la liberté,
06:03y compris la liberté de manifester.
06:05Mais quand on ne peut pas
06:05et quand on n'est pas capable d'assurer la sécurité
06:07des biens et des personnes,
06:08à ce moment-là,
06:09il faut pouvoir agir en toute liberté,
06:12en toute responsabilité.
06:13Guillaume Casbarian,
06:14d'où vient ce qui s'est passé ce week-end ?
06:16J'ai envie de vous poser la question toute simple.
06:18À qui la faute ?
06:19On entend déjà poindre la culture de l'excuse ici ou là,
06:22dans le discours politique aujourd'hui depuis quelques heures.
06:26Il faut en finir avec ce discours.
06:28Moi, un, je veux le redire,
06:29il y a une responsabilité individuelle des casseurs.
06:31On ne peut pas déresponsabiliser les casseurs
06:33de ce qu'ils ont fait.
06:34Les premiers responsables, ce sont les casseurs.
06:36Ensuite, il y a une responsabilité
06:37de leur famille,
06:37de ceux qui les entourent,
06:38qui les parfois couvrent
06:39ou qui les encouragent.
06:41Et il y a effectivement une culture de l'excuse,
06:43de la déresponsabilisation,
06:44où certains expliquent que les pauvres seraient victimes,
06:47des victimes sociales,
06:48des victimes...
06:49Écoutez, moi je viens d'une famille immigrée
06:51qui est arrivée en France sans le sou.
06:52Le réflexe de ma famille en arrivant en France,
06:54ça n'a pas été de piquer,
06:55de piller,
06:56de voler.
06:57Donc ça suffit,
06:58la culture de l'excuse,
06:59ça suffit d'essayer de trouver
07:00des raisons socio-économiques
07:02pour expliquer l'inexplicable.
07:03Et ça suffit d'avoir une sorte
07:04de discours faiblard
07:06vis-à-vis de ces pilleurs
07:07et de ces casseurs.
07:08Vous faites le lien avec l'immigration,
07:09Guillaume Casbarien ?
07:11Je fais le lien manifestement.
07:12D'ailleurs, c'est pas moi qui lire.
07:13J'ai écouté une commerçante à Marseille
07:15qui s'appelait Fatima
07:16et qui expliquait que 80%
07:17des personnes qui l'avaient attaquée
07:18dans son commerce
07:18étaient de sa communauté.
07:19C'est elle-même qui le disait.
07:20Et je ne suis pas dupe,
07:21je vois un certain nombre de vidéos.
07:22Donc, évidemment qu'il y a une part
07:24d'immigrés à l'intérieur
07:25des casseurs, manifestement.
07:27Après, moi, je ne veux
07:28essentialiser personne.
07:29Quelle que soit l'origine
07:30des casseurs,
07:31la réponse doit être la même,
07:33avec la même sévérité,
07:34c'est-à-dire une stricte
07:36application de la loi,
07:37sans remise de peine,
07:39sans remise en liberté,
07:40avec des vraies incarcérations
07:41et un vrai signal
07:43qui est envoyé,
07:43quelle que soit l'origine
07:44des uns et des autres
07:45qui sont coupables de casse.
07:48Mais sans essentialiser,
07:49c'est important de le dire,
07:50d'ailleurs, des dirigeants européens
07:51l'ont dit.
07:52ces dernières heures
07:54et font le lien
07:54que refusent de faire
07:55un certain nombre
07:56de responsables en France.
07:58Il faut mieux nommer les choses ?
08:00Moi, j'essaie de vous dire
08:00les choses cachent
08:01telles que je les pense.
08:02Donc, quand vous m'interrogez
08:03en disant, est-ce que manifestement
08:04il y a des migrants
08:04à l'intérieur des casseurs ?
08:06La réalité, c'est que oui.
08:07Je pense que tout le monde
08:07a vu les images,
08:08tout le monde l'entend.
08:09Tous les commerçants
08:10qui ont été attaqués
08:11ont vu les choses.
08:12Et donc, je ne vais pas mentir
08:13et pipoter en vous expliquant
08:14qu'il n'y a rien à voir circuler.
08:16Je vous dis juste, par contre,
08:16que la sévérité doit être la même
08:18et la tolérance zéro
08:20doit être la même
08:20vis-à-vis de tout casseur,
08:21tout pilleur,
08:22de tout délinquant
08:23qui s'adonne à ce type d'exaction.
08:25Jordan Bardella a dit
08:26ces dernières heures
08:26l'ultra-gauche est le cancer
08:28de notre démocratie.
08:29Vous partagez son sentiment ?
08:31Je pense qu'il y a
08:31un vrai sujet de l'ultra-gauche
08:32avec des casseurs
08:33et des black blocs
08:34qui sont hyper organisés,
08:35structurés
08:36et qui ont des méthodes mafieuses.
08:37Je pense aussi, d'ailleurs,
08:38plus largement
08:39que les black blocs
08:40et les ultra-gauches.
08:43Il y a au sein de la gauche
08:44des personnes
08:45qui sont dans une forme
08:45de tolérance
08:47ou d'excuses
08:47vis-à-vis de ce qui se passe
08:49et qui vont aller chercher
08:51la responsabilité
08:51chez les policiers et gendarmes
08:53et qui vont expliquer
08:54qu'il y a eu
08:55des violences policières
08:56ou que sais-je
08:57ou qui vont expliquer
08:58que ce n'est pas la faute
08:59des casseurs,
08:59c'est la faute de la société
09:00qui n'a pas su les inclure
09:01dans la République.
09:02Moi, j'en ai marre
09:02de ces discours-là
09:03d'excuses en permanente,
09:04de cette culture d'excuses
09:06de la gauche.
09:07Je ne la supporte plus, en fait.
09:08Il y a un moment
09:08où chacun est responsable
09:09de ses actes.
09:09Il faut arrêter
09:10de chercher des excuses
09:11aux uns et aux autres.
09:12Alors, Guillaume Casbarian,
09:13vous avez des idées
09:14pour essayer de mettre en place
09:16de nouvelles mesures
09:17et de travailler aussi
09:18à moyen terme.
09:19On a tendance, nous, médias,
09:21évidemment,
09:21nous sommes responsables
09:22à vous demander
09:22des réponses immédiates,
09:24mais il y a aussi
09:24la réflexion à moyen terme.
09:26Et concernant le manque de prison,
09:27vous avez une proposition
09:28à nous faire ce matin ?
09:29Écoutez, on a essayé
09:30de construire 10 000 places de prison.
09:32On n'est pas arrivé totalement
09:33à atteindre cet objectif
09:34parce que les permis de construire
09:34ne sont pas signés.
09:35Parce qu'il y a des maires,
09:36et je comprends,
09:37ils ont de la pression populaire,
09:38ils ne veulent pas signer
09:38les permis de construire.
09:39Je pense qu'il faut que l'État
09:40reprenne les permis de construire
09:41sur les prisons.
09:42Je pense qu'au même titre
09:43qu'on a fait des constructions
09:44pour les Jeux Olympiques
09:45ou d'autres événements,
09:46il faut que l'État dise
09:47« Désolé, mais là,
09:48on va construire une prison,
09:49c'est une opération
09:50d'intérêt national majeur.
09:51Et donc, nous décidons
09:52de signer le permis de construire,
09:53même si ça gueule,
09:54ce n'est pas très agréable.
09:55Mais si on ne fait pas ça,
09:56et si on passe encore
09:57des années et des années
09:59à intellectualiser le sujet,
10:01on ne verra pas
10:01ces places de prison sorties.
10:03Donc, il faut vraiment
10:04augmenter les places de prison.
10:05La seule façon
10:05d'y arriver administrativement,
10:06c'est que l'État
10:07prenne ses responsabilités,
10:08prenne le permis de construire,
10:09et tant pis
10:10s'il y a des maires
10:10qui gueulent
10:10et qui n'en veulent pas.
10:11Pas nécessaire de légiférer
10:13sur ce point ?
10:14Ah si, parce qu'il faut
10:15que vous repreniez
10:15le permis de construire.
10:16C'est-à-dire qu'il faut assumer
10:18que les prisons
10:18sont des opérations
10:19d'intérêt national majeur.
10:21Et qu'à ce titre-là,
10:23malgré les oppositions
10:24qu'il peut y avoir
10:27de prison et il faut...
10:28Allez-y.
10:29Autre proposition
10:30que vous souhaitiez
10:30nous faire ce matin,
10:32en tous les cas,
10:32à laquelle vous réfléchissez,
10:34parce qu'on le voit,
10:35c'est l'actualité,
10:36c'est l'autodéfense.
10:37Un certain nombre
10:37de commerçants menacent
10:39de s'armer
10:40si l'État ne les défend pas.
10:42Qu'est-ce que vous
10:42vous proposez en la matière ?
10:43Moi, je n'oppose pas les deux.
10:44C'est-à-dire que je pense
10:45que la première mission de l'État,
10:46c'est d'être un État régalien fort,
10:47de protéger les gens.
10:48Et d'ailleurs, je pense
10:49qu'il faudrait faire
10:50moins d'État social,
10:52plus d'État régalien.
10:53Aujourd'hui, notre État
10:54dépense 56% dans le social
10:56et seulement 3%
10:57dans la sécurité et la justice.
10:58Il faut inverser ce ratio,
10:59il faut qu'on ait
10:59beaucoup moins de social
11:01et beaucoup plus d'investissement
11:02dans la police et la justice,
11:03premièrement.
11:04Ça n'empêche pas chacun
11:05d'être aussi en capacité,
11:07si vous le souhaitez
11:07ou si vous le pouvez,
11:08de défendre votre propriété.
11:10Moi, vous savez,
11:10je suis très attaché à la propriété,
11:11c'est pour ça que j'ai fait
11:12une loi anti-squat.
11:13Je considère que c'est hyper important
11:14d'être capable
11:15de défendre sa propriété.
11:16Donc, il y a des dispositions
11:17qui existent dans notre code pénal,
11:18le 122-5,
11:19le 122-6,
11:20qui vous permet,
11:21en légitime défense,
11:22de protéger vos biens
11:24et vos biens,
11:24votre propriété
11:25en cas d'agression,
11:26en cas d'attaque.
11:27Le problème,
11:27c'est qu'il faut que cette protection
11:30soit proportionnée.
11:31Et donc, il faut s'inspirer
11:32de ce qui se passe
11:33dans d'autres pays anglo-saxons
11:34ou même en Allemagne,
11:35sans aller forcément aux Etats-Unis.
11:36En Allemagne,
11:37quand vous avez la nécessité
11:39d'agir pour éviter un pillage,
11:40pour éviter une intrusion
11:41dans un appartement,
11:42pour éviter une introduction
11:44dans le commerce,
11:45il faut pouvoir sécuriser
11:46celles et ceux
11:47qui se défendent,
11:48qui défendent leur propriété,
11:49qui défendent leur commerce.
11:50Je suis favorable,
11:51en tout cas,
11:51à ce qu'on sécurise
11:52les individus
11:53qui protègent
11:54leur propriété
11:55et leur commerce
11:56sans faire peser sur eux
11:57un risque légal
12:00avec une loi
12:01qui aujourd'hui existe,
12:02encore une fois,
12:02122-5,
12:03122-6,
12:04mais qui peut être améliorée
12:05pour permettre à chacun
12:06de se défendre.
12:07C'est intéressant
12:08parce que peut-être
12:09qu'un certain nombre de gens
12:10qui nous écoutent
12:10n'en ont pas suffisamment conscience.
12:12Ils peuvent se défendre
12:14dans le cadre de la loi aujourd'hui,
12:15mais vous vous dites
12:16dans quelle,
12:17puisqu'il y a la question
12:18de la proportionnalité,
12:19ça veut dire quoi concrètement ?
12:20Lorsqu'on se fait attaquer,
12:21qu'on est un commerce
12:22et qu'on a des gens
12:23qui attaquent les vitrines,
12:25qu'est-ce qu'on peut faire
12:25lorsqu'on est commerçant ?
12:26Aujourd'hui, déjà,
12:27il y a plusieurs choses
12:27sur le commerce.
12:28Il y a un des mesures
12:29sans être dans la riposte immédiate,
12:30il y a des procédures
12:31de sécurisation,
12:31de vidéoprotection,
12:32d'intelligence artificielle,
12:34voire même de marquage
12:35des intrus.
12:35Mais on n'en est pas là,
12:36on nous parle de gens
12:37qui s'arment actuellement.
12:38Le marquage, c'est utile.
12:39Le marquage, c'est ce qui vous permet
12:40de marquer de façon incolore
12:42et invisible
12:43des personnes qui s'introduisent
12:45dans le magasin,
12:46les biens qui en sortent,
12:47et donc les retrouver ensuite
12:48et pouvoir les poursuivre en justice.
12:49Donc, c'est des technologies
12:50qui existent
12:51et qui aujourd'hui
12:51sont utilisées dans d'autres pays.
12:53Ce que je veux dire aussi par là,
12:54c'est que quand vous êtes
12:54un commerçant
12:55et que vous voyez des hordes
12:56arriver chez vous,
12:57vous avez le droit
12:58de vous défendre
12:59et d'éviter cela.
13:00Et donc, vous devez pouvoir
13:03riposter et vous protéger.
13:04Avec quoi ?
13:05Avec des barres de fer à la main ?
13:06Avec ce que vous avez à disposition,
13:07c'est la question de la nécessité.
13:08Y compris le droit de fer ?
13:09C'est la nécessité.
13:10C'est la nécessité,
13:10mais vous devez pouvoir le faire.
13:12Mais un paquet de Français,
13:13je vais vous dire,
13:13qui vous écoutent,
13:14se disent que si demain,
13:15ils ont quelqu'un
13:15qui rentre dans leur appartement
13:16par la force,
13:17ils ne vont pas juste
13:18attendre passivement
13:19sur le canapé.
13:20Moi, je veux dire,
13:21mettez-vous à la place
13:21de quelqu'un qui voit
13:22quelqu'un qui arrive,
13:23qui pète sa porte
13:24et qui rentre chez vous.
13:25La plupart des auditeurs
13:26qui vous écoutent,
13:27ils vous diront
13:27mais attendez,
13:27bien sûr que je me défends
13:28et que je vais mettre dehors
13:29la personne qui a essayé
13:30de rentrer chez moi.
13:31Ça ne veut pas dire
13:31que vous n'appelez pas la police.
13:32Bien sûr que vous appelez la police.
13:33Bien sûr que vous comptez sur l'État.
13:34Mais c'est naturel,
13:36c'est humain
13:37de vouloir défendre sa propriété,
13:38son commerce, sa vitrine.
13:40Et il faut dans ce cas-là
13:41pouvoir les sécuriser
13:42et les protéger
13:42pour qu'il n'y ait pas de polémique
13:44sur le fait que chacun
13:45a le droit de défendre
13:46sa propriété privée.
13:47Il est temps de remettre
13:48la propriété privée
13:48qui est un droit constitutionnel,
13:50qui est dans notre déclaration
13:51des droits de l'homme
13:52et du citoyen,
13:53de remettre la propriété privée
13:55et sa protection
13:55au cœur de notre devise républicaine,
13:58au cœur de nos valeurs
13:59de la République.
14:00Merci Guillaume Casbarian,
14:01député ensemble
14:02pour la République d'Heure-et-Loire
14:03et président du Parti de la Liberté.
14:05Ancien ministre,
14:07on l'a précisé jusqu'en 2024,
14:09jusqu'au moment de la dissolution.
14:10Vous êtes notamment
14:12très en pointe
14:12sur les questions de dépenses
14:14et d'argent public
14:15et malheureusement,
14:16c'est un aspect compte tenu
14:17des discussions du budget aujourd'hui
14:19qui sont un peu éclipsées
14:20et qu'on aurait aimé évoquer avec vous.
14:22Mais vous reviendrez,
14:22j'espère,
14:23avec plaisir au micro.