00:00Réagir, je ne sais pas ce que vous feriez vous, si vous étiez aux commandes de l'État, puisque c
00:04'est désormais ce à quoi vous aspirez.
00:06Pour ce qui est de la réponse immédiate pour samedi, je rejoins Thibault de Montbrial, il faut justement réagir,
00:13non seulement en changeant, on va dire, la doctrine, c'est-à-dire en assumant le risque de la part
00:20de la puissance publique,
00:21en assumant qu'un émeutier peut être blessé, voire tué, si c'est dans le cadre strict du respect de
00:30la loi.
00:31En revanche, derrière, il a raison sur un point, il faut garder différents éléments en cas d'aggravation.
00:39Mais derrière, j'y insiste, vous avez compris, on ne va pas évacuer comme ça, pourquoi ?
00:47Parce que si on continue à ne gérer que le court terme et à regarder la semaine suivante...
00:52Et vous l'avez dit, Natacha, j'ai compris, je suis d'accord avec vous.
00:53Non mais...
00:54Je suis d'accord avec vous, tout ce que vous avez dit, tout le monde est d'accord sur l
00:57'école, tout le monde.
00:58Est-ce qu'on peut, à un moment donné, déployer une politique de fond ?
01:03Est-ce qu'on peut, à un moment donné, réfléchir ?
01:06Vous vous avez dit tout à l'heure, il faut que cette campagne présidentielle permette de poser les problèmes.
01:12Mais faisons-le, au lieu de se retrouver...
01:14Sauf que ce n'est pas là ce matin, mais vous avez raison, mais ce n'est pas le...
01:16C'est pas ce matin.
01:17Le but du pouvoir tel qu'il...
01:20La façon dont Emmanuel Macron exerce le pouvoir depuis dix ans consiste exactement à nous mettre dans cette nasse.
01:28C'est-à-dire à nous condamner à systématiquement commenter le court terme.
01:33Et ce dont souffre la France, c'est justement l'incapacité à penser les choses.
01:37Regardez ce que disait Vincent Hervouet tout à l'heure.
01:39Je suis d'accord avec vous.
01:42Est-ce qu'on peut aussi sortir un tout petit peu de la question de savoir combien on va mettre
01:47de policiers la semaine prochaine pour se demander ce qui va se passer sur la dette française ?
01:51Excusez-moi, mais l'image de la France, là, telle qu'elle est présentée au reste du monde, elle permet
01:57à des gens de s'enrichir sur le dos des citoyens français.
02:00Il y a un mouvement social, il y a une inflation.
02:03Moi, j'étais à la fois dans les manifestations pour écouter les Gilets jaunes parce que je peux parler à
02:10des gens qui, justement, ont besoin d'expliquer des aides-soignantes, des infirmières que j'ai rencontrées,
02:15qu'elles n'en peuvent plus et en même temps parler à des CRS avec qui j'échange sur la
02:21façon dont on doit leur permettre d'exercer leur travail.
02:23C'est ça qui nous manque aujourd'hui, la capacité à parler des deux côtés.
02:27Et ensuite, je termine sur la question financière qui est cruciale.
02:34Si nous ne rétablissons pas l'ordre, si nous ne rétablissons pas une politique de long terme, vous allez avoir
02:41un appauvrissement de l'État qui va amplifier ce que vous dénoncez.
02:45Donc, actuellement, quand nous empruntons à des taux de 5 %, je suis désolée de vous dire que ça veut
02:51dire que des établissements financiers continuent à nous payer parce qu'ils estiment que nous sommes solvables,
02:55sauf que ça leur rapporte beaucoup plus.
02:57Donc, vous avez besoin d'une politique globale de production et de montée en puissance de l'industrie française.
03:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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