00:00Gilbert, vous nous appelez à des Vosges, comment vous réagissez peut-être au propos du porte-parole du ministère de
00:05la Justice, ensuite on aura Fabrice.
00:09Écoutez, moi je trouve que ces propos sont un petit peu édulcorés par rapport à la réalité de la situation,
00:16mais moi je voulais surtout intervenir au niveau, je voulais surtout intervenir à propos de, à qui profite le crime
00:25?
00:26C'est ça, quel impact sur la présidentielle ? Qui soit renforcé de ce cas où ? Le gouvernement, le
00:30RN ou la gauche ?
00:31Voilà, non mais ce que j'avais, j'avais entendu une de vos auditrices qui vous avait appelé et qui
00:37disait qu'avec l'article, je crois c'est 10 ou 11,
00:41M. Macron pouvait, si la République était en danger, reporter les élections.
00:47Et je me posais une petite question.
00:49C'est pas sûr avec l'article 16, tout le monde le dit mais c'est pas sûr, c'est
00:52pas du tout une évidence.
00:53C'est pas sûr, mais bon, à qui profite le crime ?
00:55Même avec l'article 16, je veux dire qu'on peut quand même tenir la présidentielle, c'est ce que
00:59je veux dire.
00:59Donc vous dites que ça profite à Emmanuel Macron, c'est ce que vous êtes en train de nous dire.
01:02Pour moi ça profite à Emmanuel Macron et je vais même plus loin.
01:05Vous savez, aux dernières législatives, M. Attal a donné à ses sbires des directives pour que le RN ne passe
01:12pas,
01:13et ils ont fait barrage pour que le RN ne puisse pas avoir un nombre supplémentaire de députés.
01:20Et je me posais même la même question. Est-ce qu'il n'y aurait pas eu des accords secrets
01:24?
01:24Alors là, je vais peut-être...
01:25Oui, parce qu'il est dans le complotisme, mon cher Gilbert.
01:28Mais certains peuvent se poser la question. Je vous écoute quand même.
01:32Mais est-ce qu'il n'y aurait pas eu des accords, justement, entre M. Mélenchon et M. Macron,
01:38pour justement, parce que M. Mélenchon, sachons très bien qu'il ne passera pas,
01:43et M. Macron, sachons que lui, il voudrait rester à sa place,
01:46mais qu'il n'y a qu'une seule position pour qu'il puisse rester à sa place,
01:50c'est l'article qui peut être aussi mis à défaut.
01:53Et donc, je me posais cette question un peu simpliste.
01:57Est-ce qu'il n'y aurait pas eu des accords ?
01:59Quand on voit comment ça s'est déjà passé...
02:01Il nous reste une minute pour l'émission, mon cher Gilbert.
02:03Merci beaucoup. Parce que je dois avoir Fabrice aussi.
02:05Il nous reste une minute pour l'émission, Gilbert.
02:06Oui, non, mais j'entends bien ce que vous dites,
02:08parce que, alors, voilà, on peut dire que c'est peut-être complotiste,
02:13mais je sais que beaucoup de Français se posent cette question.
02:17Je sais que ça interpelle, parce que les gens ne comprennent pas
02:20ce qui se passe concrètement sur le terrain.
02:21On voit une certaine sérénité affichée du côté de Jean-Luc Mélenchon
02:25et une certaine sérénité affichée du côté du chef de l'État qui partent.
02:29Donc, c'est vrai que cette alliance, peut-être la double sérénité,
02:33peut être soulignée de votre part.
02:35Merci de vous rappeler, mon chien Gilbert.
02:37Et puis Fabrice, il nous reste à peine quelques secondes pour vous,
02:40mais je voulais quand même vous prendre dans cette fin d'émission.
02:42Vous appelez de Marseille, on ne peut pas ne pas vous prendre.
02:45Alors, comment réagissez-vous ce matin, Fabrice, ce midi, sur Europe 1 ?
02:48Bonjour, madame Kelly.
02:49Merci de me permettre de m'exprimer à l'antenne.
02:51Tout d'abord, je suis profondément triste, désabusé, très en colère par tout ce qui se passe.
02:59Je vais juste vous communiquer cinq réflexions que je souhaitais vous partager très, très rapidement.
03:05Bon, bien entendu, qui paye ?
03:07C'est toujours les mêmes, c'est ceux qui travaillent, ceux qui ont de l'argent, ceux qui payent des
03:10impôts.
03:11Ça, c'est sûr.
03:12Manifesté, oui, cassé, non, bien entendu.
03:15Où est l'autorité de l'État ?
03:16J'ai le sentiment quand même que nos gouvernants hésitent à exercer pleinement leur autorité.
03:21Et j'ai le sentiment que ceux qui cassent donnent l'impression de n'avoir rien à perdre.
03:27J'en veux pour preuve, quand on regarde ce qui se passe en Corse,
03:30a priori, il y a eu des manifestations, mais en Corse, il n'y a pas eu de casse, il
03:34n'y a pas eu de pillage.
03:36Donc, peut-être qu'il y a moins d'émigration,
03:38ou peut-être que ceux qui viennent sur l'île de la Corse la respectent,
03:42ou alors peut-être qu'ils ont peur des représailles.
03:46Donc, il y a pas mal de réflexions là-dessous, et on pourrait en parler longuement.
03:52Mais bon, de manière juste pour terminer, bref,
03:56moi, ce que je trouve, c'est que quand on donne l'hospitalité à des personnes,
04:04qu'on les fait rentrer dans notre pays, la moindre des choses,
04:07c'est quand on ouvre les portes et que l'on ne s'accache pas sa maison,
04:11c'est accueillir avec humanité, mais aussi exiger du respect et de l'entraide.
04:14– Merci beaucoup, mon cher Fabrice, et je retiens que vous êtes triste, désabusé, en colère.
04:19Merci de nous avoir appelé en direct sur Europe 1.
04:21– Merci, Christine, de m'avoir terminé.
04:23– Le gouvernement vient d'annoncer une panoplie d'aides pour les commerçants,
04:27un prêt à taux zéro, des facilités de paiement, un fonds de soutien.
04:30Est-ce que cela suffira ?
04:31En tout cas, excellente journée à tous sur Europe 1.