00:00On est quand même dans un mouvement, c'est quand même assez exceptionnel,
00:02il a duré trois semaines, on a déjà plusieurs personnes éborgnées
00:05des mômes d'entre 14 et 18 ans, des gens qui ont eu la main arrachée, etc.
00:10Donc, excusez-moi, quand je vois certaines images, encore une fois, ce week-end,
00:13je peux vous les envoyer si vous voulez, y compris deux personnes
00:15habillées en black bloc dans la police, on ne sait pas pourquoi,
00:18on ne sait pas ce qu'ils font là-dedans, je dis donc qu'il y a une façon
00:21d'utiliser la police qui est problématique, parce que, quelque part,
00:24la logique, excusez-moi, de ce gouvernement, parce qu'il fait face
00:27à des colères qu'il a lui-même suscitées, c'est que le préambule de départ,
00:32c'est de considérer que les manifestants, en fait, en réalité,
00:34sont des ennemis de l'intérieur. Voilà un peu le cadre de figure
00:37dans lequel on est, et pour calmer les choses.
00:38– Et on entendra Sébastien Lecornu dans une seconde.
00:40– Oui, ben, enfin, je… – S'en prendra vous.
00:42– Oui, je sais qu'il s'en prendra nous, c'est le bouc émissaire,
00:45et c'est en plus une version politicienne de la chose,
00:49parce qu'en plus, il essaie de jouer sur la présidentielle.
00:51– Lors des manifestations lycéennes, la France Insoumise s'est rendue
00:54devant plusieurs établissements, un soutien aux lycéens,
00:56est-ce que vous, est-ce que la France Insoumise sera dans la rue
00:59samedi aux côtés des manifestants, est-ce que vous appelez
01:02à ce que les manifestations se déroulent dans le cadre ?
01:04– Les syndicats appellent, nous on appelle,
01:06on a toujours appelé à la non-violence, toujours.
01:09On a décidé de mettre des…
01:13et la non-violence, je le dis, des deux côtés,
01:16parce que sinon, si on la regarde de manière unilatérale,
01:18ça ne marche pas.
01:18– Et vous comprenez parfois les critiques qui vous sont formées,
01:19c'est-à-dire que quand, par exemple, Jean-Luc Mélenchon parle
01:22de sauvagerie policière, on vous dit que vous avez face à vous un sauvage,
01:25vous vous préparez quand même à quelque chose, à un affrontement,
01:28on est d'accord ?
01:28– Non, non, ce n'est pas ça, c'est qu'on décrit juste une situation
01:31qui dure depuis trop longtemps.
01:33Est-ce que vous vous rendez compte, excusez-moi,
01:34mais le mouvement lycéen, il y a 8500 gardes à vue de gens
01:38de 86% de 14 à 18 ans, plus que le mouvement des Gilets jaunes
01:42dans un an ?
01:42Est-ce que… vous ne trouvez pas que c'est un problème quand même ?
01:45Enfin, on met au garde à vue pour un oui, pour un non ce pays.
01:47Et moi, j'ai vu les gardes à vue, c'est des moments,
01:49des fois, qu'on prend dans les lycées, on les met au garde à vue.
01:51– Et il y en a deux tiers qui ressortent sans suite.
01:53– Donc, je dis simplement que oui, il y a une manière de le gouvernement,
01:56ce n'est pas nouveau, ça fait des années que ça arrive,
01:59parce que comme il ne veut pas céder à rien,
02:01eh bien, il a affaire à quelque chose qui, des fois, effectivement,
02:04comme il ne cède pas, eh bien, les gens, ils ont une telle colère,
02:07je prends les Gilets jaunes, dont tout le monde considère
02:09que c'est un mouvement qui a quand même une certaine légitimité,
02:12pourtant, il était sacrément violent, d'accord ?
02:14Eh bien, à certains moments, ça déborde.
02:16Donc, je dis, moi, ce n'est pas nous qui gouvernons,
02:18je dis que le gouvernement, un, doit faire en sorte
02:21que les prochaines conditions de manifestation
02:24soient sécurisées, c'est-à-dire qu'on sécurise le droit de manifester,
02:27qu'on ait une gestion de la police qui ne soit pas
02:29une gestion a priori répressive et contre tous les manifestants
02:34que d'un autre côté, et nous, c'est ce qu'on va faire,
02:36on prend nos responsabilités, et c'est pour ça qu'on soutient le mouvement,
02:39on va essayer de faire en sorte aussi, cette fois-ci,
02:42j'espère, de manière plus massive, enfin, elles étaient massives,
02:44mais je veux dire, de manière plus large.
02:47– Enfin, service de sécurité.
02:48– Mais ça, on l'avait déjà, on essaye de faire en sorte.
02:50– Vous savez que nous, combien on met de personnes en sécurité
02:52dans les manifestations ?
02:53On met 250 personnes qui sont des militants, des bénévoles.
02:56– On va écouter.
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