00:00– Déjà, je ne sais pas si les manifestations ont été déclarées ou pas,
00:03mais si ça n'a pas été déclaré ou s'il y a juste eu des annonces,
00:05ça veut dire que là, on est carrément dans des mesures d'interdiction de manière…
00:09Enfin, on ne sait même pas qui va déposer la demande d'autorisation,
00:13on est déjà dans l'interdiction.
00:14– Là, les interdictions, c'est interdiction de manifester,
00:16dans tel centre-ville, dans tel centre-ville, etc.
00:18– Moi, je ne suis pas tout à fait d'accord,
00:20parce que je pense que quand les choses dans une démocratie
00:22qui fonctionnent correctement, en fait, les structures syndicales
00:25ou les intersyndicales, comme on a pu le voir à plusieurs reprises,
00:27déposent des demandes d'autorisation de manifestations,
00:29c'est à la préfecture de travailler sur le parcours,
00:31d'ailleurs, en général, ils travaillent ensemble sur le parcours,
00:34et aux forces de l'ordre, effectivement, de sécuriser les manifestants
00:36lors de ces parcours-là, ça veut dire qu'on leur dit
00:38ne déposez même pas de demande d'autorisation.
00:40– Et pardon, j'ajoute pour préciser, dans certaines villes,
00:43c'est des interdictions qui courent sur plusieurs jours,
00:45c'est-à-dire qu'on dit à partir de demain matin jusqu'à mardi prochain,
00:47pas de manifestations.
00:48– Là, c'est un aveu d'échec et de faiblesse de l'État,
00:50c'est-à-dire que si on en arrive là à interdire
00:52toute forme d'expression démocratique,
00:53c'est qu'on estime qu'on n'est même plus capable
00:55d'assurer la sécurité des manifestants,
00:57alors que normalement, la démocratie devrait pouvoir s'exprimer
00:59de manière totalement sécurisée dans notre pays.
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