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##ON_VOUS_A_COMPRIS-2026-10-22##

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Transcription
00:00On vous a compris avec vos appels au 0826 300 300, Cécile de Minibus est partie du studio, mais moi
00:07je suis resté, Mathéo Lambleau aussi est parti, mais Julien Alcaraz l'a remplacé, vous voyez, même moi je peux
00:13faire de la poésie, bonsoir Julien, vous allez bien ?
00:15Bonsoir Anthony, merveilleux.
00:16Nos sujets de la soirée, on va les aborder dans un instant, je veux juste saluer Antonin Durand.
00:21Bonsoir Anthony, bonsoir à tous, moi je suis resté aussi.
00:23Bah oui, c'est vrai que vous êtes resté, mais vous êtes si loin, et là je vous ai mis
00:25autour de la table avec vous.
00:26Vous m'avez rapproché de vous.
00:27Oui, parce qu'on va faire de la radio libre ensemble.
00:29Vous savez, la radio libre, c'est le moment où vous pouvez tout nous dire, tout partager avec nous, vos
00:34doutes, vos interrogations, vos questionnements, même vos observations, les remarques les plus profondes que vous avez.
00:41Vous les partagez au 0826 300 300 avec Aude, dans un instant on va accueillir Julien, ancien gilet jaune, mais
00:47avant cela, les questions qu'on a envie d'aborder avec vous,
00:49mais vous pouvez aborder n'importe lesquelles qui vous passent bien par l'esprit et la tête, par la tête
00:55même, le plus français en disant comme cela.
00:58Tout d'abord, est-ce que ce samedi vous allez manifester ? Est-ce que vous êtes inquiet Julien Alcaraz
01:06?
01:06La règle de base, c'est qu'on a le droit de manifester, c'est inscrit, c'est inscrit concrètement.
01:13Alors, ce n'est pas inscrit constitutionnellement, comme on en a parlé juste avant, mais en tout cas, il y
01:19a une jurisprudence qui nous montre que ça fait partie des droits totalement protégés,
01:26et notamment par l'article 11 de la constitution européenne, enfin constitution européenne, du droit européen, qui garantit le droit
01:34de manifester pacifiquement.
01:36Est-ce que vous êtes du même avis, plutôt que ce sondage, 60% des français qui se disent devoir
01:45se défendre eux-mêmes ?
01:46Tout à fait, 6 français sur 10 estiment devoir assurer leur sécurité par leurs propres moyens, selon un sondage Elab.
01:52On sait que les armuries, en ce moment, enregistrent une forte hausse dans leurs ventes, les tasers, les matraques, des
01:58bombes lacrymogènes, etc.
01:59Mais il ne faut pas l'oublier, c'est sans doute le plus important, la loi interdit strictement de tuer
02:03ou de blesser quelqu'un mortellement pour protéger un bien matériel ou de l'argent.
02:07Encore heureux, Emmanuel Macron, on l'entendait d'ailleurs dans le reportage juste avant,
02:13demande l'interdiction de toutes les manifestations qui ne sont pas portées par des organisations syndicales.
02:19Si le préfet estime qu'il y a un risque à l'ordre public, il peut évidemment interdire une manifestation.
02:25Emmanuel Macron fait son rôle de chef d'État.
02:28Ce qui s'est passé aujourd'hui d'ailleurs, c'est que la justice administrative a suspendu un arrêté qui
02:32avait été pris par la préfecture de police.
02:34Et la manifestation organisée par l'Interfac a pu se dérouler comme prévu dans Paris, et sans casse d'ailleurs.
02:39Et on le sait, en prévision du week-end, les préfectures de villes comme Lyon ou Marseille interdisent toute manifestation
02:45samedi.
02:46Et à Paris, un seul cortège à l'initiative de la CGT sera autorisé entre Bastille et Nation.
02:50Allez, on va aller au 0800 26 300 300 avec vos appels.
02:54Je veux que vous nous appeliez, je veux que vous partagez avec nous ce que vous pensez de tout cela,
03:00de ce climat ambiant très lourd, très particulier aussi, très inédit dans notre pays.
03:07On va accueillir Julien. Bonsoir Julien.
03:10Oui, bonsoir à vous.
03:11Merci d'être avec nous. Comment allez-vous ?
03:13Je vais plutôt bien. On ne va pas se mentir. La santé est là.
03:17Pour l'instant, on n'a pas trop froid.
03:20Les nuits ne sont pas encore trop froides. Elle est trop fraîche encore.
03:23Oui. Bon. Nous, chez nous, on a enfin du chauffage.
03:25Ça y est. C'est allumé.
03:28Alors, Julien, vous êtes en ancien gilet jaune, c'est ça, si j'ai bien compris ?
03:31Oui, tout à fait, effectivement, oui. J'ai eu toute la première année des gilets jaunes.
03:35J'ai été à toutes les manifestations. Et c'était un constat que j'ai fait en 15 ans et
03:41que j'ai partagé avec votre standardiste.
03:45Oui, avec Claude.
03:47C'est qu'en fait, nous, pendant les gilets jaunes, quand on a fait les gilets jaunes, la plupart du
03:51temps, ça se passait très bien.
03:52Et en règle générale, il n'y avait pas de casseur, il n'y avait pas de problème.
03:55Et quand les magasins nous accueillaient, ils avaient d'un seul coup 2000 clients.
04:01Parce qu'on venait, on achetait, on consommait. On faisait la queue à la caisse.
04:04C'était long, parfois très très long.
04:05On arrivait en tête de cortège.
04:08Quand on sortait, c'était la fin du cortège.
04:10On consommait, on achetait. Le mec, on refaisait ses journées.
04:12Il était heureux de nous voir. Il était content de nous arriver.
04:14Au début, quand c'était les vrais gilets jaunes, les ronds-points...
04:18Exactement, les vrais gilets jaunes du rond-point.
04:19Avant que ça se vire à gauche drastiquement.
04:23Vous pensez que le mouvement était un peu remplacé ? Il a pris une autre tournure ?
04:27Il a été complètement... Au début, il n'y avait ni gauche, ni droit.
04:30C'était vraiment intercris.
04:31Tout le monde s'est interrogé, tout le monde échangé, etc.
04:34Et puis, la gauche a commencé à se rendre compte qu'elle a fait une erreur de ne pas venir.
04:37Mais ce que je veux en venir, c'est que...
04:39Et puis, la stratégie des policiers a été d'obliger ces magasins à faire rater
04:44pour qu'on ait, nous, plus de ravitaillement
04:46et qu'on perde un peu ce plaisir d'aller en manifestation aussi.
04:49Parce qu'on venait les mains dans les poches.
04:51On ne venait pas organiser pour tout casser, pour tout...
04:55C'est vrai que moi, j'ai l'idée...
04:57Enfin, j'ai encore l'image de ces barbecues qui étaient organisées sur les ronds-points.
05:01Oui.
05:02Ces témoignages de résistance pacifiques, en tout cas, au départ.
05:07Exactement.
05:07C'était la bonne époque.
05:08Et puis, malheureusement, la gauche s'est rendue compte qu'elle avait une erreur d'abandonner
05:12aux démarches de ne pas croire à ça.
05:14Et puis, quand elle s'en est rendue compte, elle a commencé à mettre les bouchées doubles
05:17pour reprendre...
05:19Pour récupérer le mouvement.
05:20C'est ça que vous voulez dire.
05:21Pour récupérer le mouvement, exactement.
05:22Elle ne l'a pas fait dans la manière des plus pacifiques non plus.
05:26Parce qu'ils ont fait des chasses aux journalistes, des chasses aux...
05:31Moi, je me souviens avoir dû protéger Vincent Lapierre d'une horde de antifas
05:35qui essayaient de lui donner des coups de casque dans la tête.
05:39C'est vrai, ça aussi, on l'oublie, mais il y a eu, à ce moment-là, une forte persécution
05:48de nos confrères journalistes qui, simplement, essayaient de rapporter ce qui se passait
05:52sur le terrain et qui, d'ailleurs, donnaient aussi une amplification au mouvement.
05:57Et alors, moi, ce que je trouve le plus rigolant...
05:58Alors, moi, j'ai toujours été d'obédiance de gauche.
06:00Et moi, ce qui m'a toujours fait énormément rigoler dans la logique des antifas,
06:05notamment avec Vincent Lapierre, c'est que là, on le voit lui courir après, maintenant,
06:09parce qu'ils veulent tous avoir le destin de Hallouen.
06:12Mais en fait, Vincent Lapierre, son défaut, son problème, qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas,
06:16c'est qu'il donne la parole à des gens qui, du coup, vont dire ce qu'ils ont à
06:20dire,
06:21naturellement, le plus à l'aise, tranquille, parce qu'ils n'ont pas de pensée politique
06:27quand ils ouvrent leur tête.
06:27Et évidemment, ça les met en porte-à-faux par rapport à l'idéologie bien-pensante
06:32qu'on peut avoir en France.
06:33Et en fait, le seul problème de Vincent Lapierre, c'est qu'il est trop sincère
06:36et qu'il donne trop la parole aux gens en libre antenne.
06:39Ils diffusent les gens, ils les foutent, mais ils les diffusent quand même.
06:42Et donc, forcément, l'extrême-gauche, elle a beaucoup de mal avec ça,
06:45parce que ça va à l'encontre du récit.
06:47Et comme aujourd'hui, l'extrême-gauche, dont j'ai fait partie, je m'en excuse,
06:52mais l'extrême-gauche n'a plus la rhétorique pour tromper la réalité,
06:58et bien, du coup, maintenant, elle impose, en fait, une censure des gens qui disent
07:01le contraire de ce qu'eux veulent qu'on pense.
07:03Et c'est ça qui est dramatique.
07:05C'est que ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne plus.
07:07À un moment donné, il faut voir la réalité.
07:09Julien, on va aller du côté de Bordeaux.
07:10Je vous garde avec moi, on va voyager un peu à travers la...
07:13De Grenoble, excusez-moi, ce n'est pas tout à fait au même endroit.
07:16Merci, Maxime Sénat.
07:17Même si Bordeaux est une très belle ville.
07:19Même si Bordeaux est une très belle ville, dit-il.
07:20Mais il n'est pas du tout objectif.
07:22Non, c'est vrai.
07:24Avec...
07:25Allons, on va du côté de Bordeaux.
07:27Bonsoir.
07:30Bonsoir.
07:31Bonsoir, Raphaël à Grenoble.
07:31Raphaël à Grenoble.
07:33Alors, vous, Raphaël, vous avez, je crois, si je comprends bien, créé un mouvement de casseurs.
07:40Oui, exactement.
07:41De contre les casseurs, pardon.
07:43Je me disais aussi que c'est...
07:44Mais là, vous m'avez perturbé avec cette histoire de Grenoble, de Bordeaux, qui n'est pas Bordeaux, mais qui
07:48est à Grenoble.
07:49Désolé, c'est entièrement de ma faute, Raphaël.
07:51Vous voyez, c'est le direct, c'est les joies du direct.
07:54Mais bien sûr, en tout cas, sachez que je suis très heureux d'être avec vous.
07:58Et effectivement, je ne suis pas seul.
08:01Nous avons monté avec quelques amis dès samedi soir dernier.
08:06Donc, c'est en l'espace de quelques jours, un mouvement citoyen qui s'appelle La France Résiste.
08:12C'est un mouvement qui est apolitique et qui a pour but, très concrètement, en fait, de soutenir nos forces
08:18de l'ordre qui sont épuisées,
08:19qui font un travail remarquable, de soutenir nos commerçants,
08:22mais également les habitants de chaque ville, de chaque quartier qui subissent concrètement toute cette violence.
08:29Ça fonctionne comment ?
08:32Écoutez, tout simplement, je vais vous raconter un peu la genèse.
08:36Samedi soir dernier, moi, je suis basé à Boulogne-Biancourt.
08:40Et en fait, je suis en ligne avec une amie qui est grenobloise.
08:43Et on est effaré par tout ce qui se passe.
08:46On est effaré par l'ensemble des violences, de la casse, de tout ce qui a pu se passer.
08:53J'ai vu des vidéos d'habitants qui se font taper avec des marteaux parce qu'ils essaient simplement de
09:00protéger leurs voitures.
09:013 000 commerces touchés selon les dernières données gouvernementales.
09:05Il y a pour 1,2 milliard d'euros de sinistres assurés, selon l'estimation préliminaire de Morningstar.
09:13Et donc, en fait, on s'appelle samedi soir et on se dit qu'il faut absolument qu'on montre
09:16quelque chose
09:16parce qu'on ne peut pas, en fait, rester les bras ballants face à tout ce qui se passe.
09:22On ne peut pas se plaindre, se dire que les choses ne changeront pas et qu'on subit la violence,
09:28etc.
09:29si on ne fait rien.
09:30Et donc, voilà comment ça s'est noté.
09:32Donc, depuis samedi soir, vous êtes sur ce mouvement de lutte contre les casseurs.
09:36C'est important d'insister sur ce mot.
09:40Totalement.
09:40Et je me permets, et je voudrais également de vous préciser pour vous démontrer comment ça s'articule.
09:45En l'espace de quelques jours, et pour vous donner la première action que l'on va faire,
09:49dès demain, vendredi, à 18h, place Firmin-Gautier, nous nous rassemblerons pacifiquement, pacifiquement à Grenoble.
09:56À nouveau, c'est un mouvement qui est apolitique et qui doit et qui veut réunir l'ensemble des citoyens
10:02qui veulent, en fait, dire stop à toute cette horde de violents et de pillards
10:06et, en fait, de montrer que nous, Français, qui travaillons, qui nous levons tôt le matin, qui payons nos impôts,
10:11eh bien, nous sommes là pour dire stop à tout cela.
10:13Pour l'instant, vous pouvez le faire parce qu'il n'y a pas encore d'interdiction sur cette zone.
10:19Alors, il y a une interdiction dans le centre-ville qui a été édictée, il me semble, il y a
10:24deux jours
10:25pour les manifestations, mais nous, notre zone à Firmin-Gautier, effectivement, nous sommes hors de cette zone-là.
10:31Exactement.
10:32Vous nous appelez au jour 800, restez avec nous.
10:35Dans un instant, on revient avec vous, cher Raphaël, également Julien.
10:39Dans un instant, on revient sur Sud Radio avec bien ces questions que nous vous posons.
10:44Justement, est-ce que vous pensez qu'il faut interdire ces manifestations
10:48ou est-ce que, non, au contraire, il faut les maintenir ?
10:52Appelez-nous 0826 300 300, tout comme 6 Français sur 10
10:56qui pensent devoir se défendre eux-mêmes.
11:00Pensez-vous la même chose ?
11:02Ou, au contraire, faites-vous encore confiance à nos forces de l'ordre et à notre gouvernement ?
11:07A tout de suite.
11:0820 heures, 21 heures, on vous a compris.
11:11Anthony Martin Smith.
11:13Et on est ensemble jusqu'à 21 heures en direct.
11:16Et vos appels au 0826 300 300.
11:19Avec, toujours autour de la table, Julien Alcaraz, qui m'accompagne,
11:22et Anthony Durand, Maxime Sénat, qui est à la réalisation.
11:25Anthony Durand.
11:25J'ai dit quoi, non ?
11:26Anthony, pardon.
11:27Mais oui, mais c'est vrai, on ne se ressemble pas du tout, en plus.
11:29Non, je ne suis pas votre calme.
11:31Et Aude, qui attend vos appels au 0826 300 300,
11:34ces questions que nous vous posons ce soir.
11:36Que pensez-vous de ces Français qui, eh bien, veulent se défendre par eux-mêmes ?
11:40Julien Alcaraz, 6 Français sur 10.
11:426 Français sur 10.
11:43Exactement.
11:446 Français sur 10 veulent assurer, ou pensent pouvoir assurer,
11:48leurs propres moyens, leur protection.
11:51Par leurs propres moyens, pardon.
11:523 000 commerces ont été pillés samedi dernier.
11:54Alors, certains se munissent de tasers, de matraques, de bombes lacrymogènes.
11:59Pour, justement, se protéger de cela.
12:01Et il ne faut pas l'oublier, évidemment, la loi l'interdit formellement.
12:04Est-ce une atteinte à la liberté ?
12:06Si vous avez été gilet jaune, là, les manifestations sont de plus en plus interdites à travers la France.
12:13C'est déjà le cas à Lyon, à Marseille, voulu par Emmanuel Macron.
12:17Si vous n'êtes pas un syndicat, vous ne pouvez pas manifester.
12:20Effectivement, oui.
12:21Le chef d'État est dans son droit.
12:22Et c'est, d'ailleurs, les préfets qui estiment s'il y a un risque ou pas,
12:26et qui prennent les décisions.
12:27Alors, on sait qu'à Lyon, à Marseille, c'est déjà le cas.
12:30Toute manifestation est interdite samedi.
12:32À Paris, un seul cortège.
12:33L'initiative de la CGT est autorisée.
12:35Est-ce que vous trouvez que c'est une abolition, en tout cas une réduction de nos libertés ?
12:41Vous nous appelez au 0826 300 300.
12:43Venez participer à cette radio libre jusqu'à 21h.
12:46On vous a compris, Antonin, Durand et non, Antoni.
12:50Décidément, ce soir, je fais plein de bafouilles.
12:52Je crois que c'est la fatigue à force.
12:54Et j'entends, Raphaël, j'entends que vous vous moquez de moi.
12:57Non, pas du tout.
12:59Non, pas du tout.
13:00Très bien, vous êtes gentil.
13:01Oui, Antonin, qu'est-ce que ça dit sur la radio social ?
13:04On vous a posé la question par rapport à l'interdiction des manifestations à tout le monde sauf au syndicat,
13:09sur le réseau YouTube.
13:11Est-ce une atteinte à la liberté ?
13:12Vous répondez oui à 81%.
13:14On a Étienne qui nous dit une atteinte à la liberté.
13:17Je ne sais pas, on peut légitimement le penser.
13:19Mais quand on voit les dégâts des manifestations la semaine dernière,
13:22cette décision, elle s'entend aussi.
13:23Alors, il y a Laurent qui lui répond.
13:25Manifester, c'est un droit constitutionnel.
13:27Vous en parliez, Julien, tout à l'heure.
13:29Rien à faire des menaces de Macron.
13:31Le 24 octobre, nous serons encore plus nombreux dans les rues.
13:34Alors, on peut estimer que c'est un appel à la mobilisation.
13:37Il y a Dominique qui dit que c'est dommage,
13:38mais malheureusement, c'est nécessaire pour éviter des centaines de morts ou de blessés.
13:42Raphaël, vous en pensez quoi, vous ?
13:45Est-ce que c'est une atteinte à nos libertés,
13:48le fait d'interdire les manifestations à des groupes non syndiqués ?
13:56Écoutez, déjà...
13:57Vous ne l'êtes pas, je le rappelle.
13:58Vous êtes, vous, créateur d'un mouvement avec une amie depuis samedi.
14:02À Politique.
14:02À Politique, à Syndicaliste.
14:05Et vous avez prévu demain de vous réunir sur une place à Grenoble, justement,
14:11de façon pacifique.
14:13Exactement, totalement.
14:14Donc, je ne peux pas aujourd'hui concrètement vous dire
14:16que je suis pour l'interdiction des manifestations,
14:19pour la simple et bonne raison qu'on va en faire une demain.
14:22Ce que je pense particulièrement, c'est plus comment on assure la sécurité de ces manifestations,
14:30qu'est-ce qu'on donne comme directive aux CRS, aux politiciens présents sur place,
14:35pour assurer la sécurité.
14:37Donc, pour répondre uniquement à votre question,
14:40effectivement, je ne suis pas pour l'interdiction des manifestations,
14:43si elles sont correctement tenues,
14:46et où la sécurité des habitants est correctement assurée.
14:54Et justement, la sécurité des citoyens, des citoyennes, par soi-même,
15:00vous êtes pour ou contre ?
15:03Alors, c'est une question qui, pour le coup,
15:07travaille beaucoup l'ensemble des Français.
15:09Et avant de dire ce mot, et avant de vous donner une réponse par rapport à ça,
15:13j'aimerais, avant toute chose, vous dire que j'ai une pensée,
15:17pour toutes celles et ceux qui ont été touchés,
15:19moi et la France résiste, au niveau de notre mouvement,
15:23qui ont été touchés de près ou de l'un par ces événements.
15:25Et en fait, cette question, je pense qu'il faut distinguer deux choses.
15:28Il y a le droit de se défendre, et le droit de s'en est.
15:31Le droit de se défendre, notamment pour un commerçant
15:33qui va être victime d'une agression,
15:36elle est parfaitement légitime.
15:37Et d'ailleurs, il existe un droit pénal.
15:39En revanche, est-ce qu'il faut pour autant autoriser
15:42plus largement les citoyens et les commerçants à s'armer ?
15:45Moi, je serais beaucoup plus réservé,
15:47parce que ça peut transformer certains moments en drame,
15:51parce que tout le monde n'est pas nécessairement préparé
15:54à réagir correctement face à des violences extrêmes.
16:00Mais après, comment ne pas comprendre cette interrogation ?
16:02Et comment ne pas s'étonner de la volonté des habitants
16:05et des commerçants de vouloir s'auto-défendre face à tout ce qui se passe ?
16:08Je pense qu'il y a des véritables questions à se poser par rapport à ça.
16:13Mais par exemple, si un commerçant se retrouve seul face à 10 casseurs ou 10 pilleurs,
16:20comment peut-il faire ?
16:21Parce que techniquement, je comprends ce que vous dites, évidemment,
16:23mais c'est compliqué seul de faire face à 10 personnes.
16:27Ah oui, totalement.
16:29Moi, je suis originaire, avant d'arriver à Boulogne-Biancourt,
16:33je suis originaire de Nice.
16:35J'ai vu le Micromania.
16:37Ah bah voilà, va enchanté.
16:39Micromania sur Jean-Médecin, enchanté.
16:41Mais c'est un scandale ce qui s'est passé.
16:43Enfin concrètement, on a tous vu ces vidéos.
16:47C'est un scandale monumental.
16:50Aujourd'hui, quand vous avez la préfecture de police de Paris
16:53qui dit aux commerçants de prendre de la sécurité privée
16:57pour assurer la sécurité,
16:59alors que nous payons, nous, chacun nos impôts
17:03pour avoir ce pacte social-là.
17:04L'État est censé assurer notre sécurité.
17:07Et aujourd'hui, via la préfecture et via directement la communication,
17:13en fait, elle nous fait comprendre
17:15qu'au final, elle ne peut plus réellement s'en occuper.
17:18C'est une véritable question.
17:20C'est une véritable question.
17:21Et moi, en tout cas, je ne peux pas inciter les gens à la violence.
17:26Par contre, ils ont le droit de se défendre.
17:28Et évidemment que si demain, vous êtes attaqué par 10 personnes,
17:31vous êtes dans la légitime défense.
17:33Voilà.
17:35Tout simplement.
17:35Toutes proportions gardées, néanmoins.
17:37Toutes proportions gardées, bien entendu.
17:38Dans le cadre strict de la loi, on va accueillir Patrick.
17:41Exactement.
17:41De Livry Gardon 0826-300-300, vous êtes assez nombreux,
17:45et très nombreux d'ailleurs, parce qu'on n'a pas beaucoup de femmes
17:48depuis 19h qu'on fait cette libre-antenne.
17:50Patrick, bonsoir.
17:52Bonsoir.
17:53Appelez-nous, mesdames.
17:55Vraiment, je...
17:56Bon, voilà.
17:56Il y a beaucoup trop d'hommes, ce soir.
18:00Alors, Patrick, comment allez-vous ?
18:03Ben, moyen.
18:05Vous avez mal à votre France, vous aussi ?
18:07Ben, oui, oui, oui.
18:08Ce qu'on a vu sous le canne, mais ce n'est pas que sous le canne.
18:11Ça fait plusieurs années que c'est ça.
18:15Et alors, là, on a des problèmes politiques, ce qui me touche,
18:18et on peut en parler.
18:20Mais quand le PSG gagne la Champions League,
18:25Paris est à feu et à sang.
18:27Quand on fait le 31 décembre, c'est à feu et à sang.
18:30Et alors, après, pour revenir au cœur de votre débat,
18:34moi, je suis pour un État juste et fort.
18:38Et je suis atterré de voir qu'on veut, quelque part,
18:43privatiser la sécurité en se disant,
18:45ben, débrouillez-vous par vous-même.
18:47Ou j'ai même vu, je crois, une communication
18:50qui a été rattrapée in extremis,
18:52mais dans laquelle on a cité sur Paris,
18:55où on a invité potentiellement les commerçants
19:00à faire appel à des sociétés privées pour protéger leurs...
19:03Ce qui est formellement interdit, d'ailleurs.
19:05Vous faites bien de le rappeler.
19:06Voilà.
19:08Donc, je paye assez d'impôts
19:12pour avoir un État qui protège tout le monde.
19:15Et en tout temps, on peut avoir une fois un accident.
19:18Là, on n'est pas sur un accident.
19:19Votre premier éditeur était Gilets jaunes.
19:21Donc, on voit que ça date un peu,
19:23ces épisodes de Gilets jaunes.
19:25Et on a bien vu comment ça a fini
19:26et comment c'était un chaos.
19:28Moi, je dirais que le point commun entre tout ça,
19:30on peut quand même prendre le cas de Laurent Nunez,
19:32qui était secrétaire d'État auprès de Castaner à l'époque,
19:36qui a été après-préfet de Paris,
19:39et qui maintenant est...
19:40Le ministre de l'Intérieur.
19:42Et donc, moi, je fais une appui rubante
19:45en disant que le poisson pourrait par la tête
19:48et les forces de l'ordre ont été dépassées.
19:52Mais je pense que ceux qui les dirigent le sont encore plus.
19:55Donc, là, je suis atterré de penser que les gens doivent faire leur défense par eux-mêmes.
20:01Je ne te le critique pas.
20:03Votre premier éditeur, il veut bien faire.
20:05Raphaël, il est toujours là, Raphaël.
20:08On n'est pas les auxiliaires de forces de l'ordre, quoi.
20:12C'est ça qui est terrible.
20:13Parce que quand on finit par une société qui s'auto-protège,
20:17où on dit qu'on privatise quelque part la sécurité,
20:20où chacun doit se dévoyer par soi-même,
20:22je ne suis pas certain qu'aux États-Unis,
20:24on soit plus en sécurité avec le nombre d'armes qui circulent.
20:27Vous avez le sentiment qu'on a le développement,
20:30notamment par le mouvement de Raphaël,
20:32de formes de milices privées, citoyennes,
20:36qui vont, du coup, aller se substituer aux forces de l'ordre,
20:40là où elles n'opèrent plus ?
20:43Et voilà.
20:44Donc, moi, demain, je vais improviser mes mains aussi,
20:46parce qu'il manque de médecins.
20:47Et puis, lundi, je vais me mettre pour faire juge,
20:50parce qu'on manque de juges.
20:52Et je vais accompagner ces gens-là.
20:54Et je comprends le dérange de Raphaël.
20:56On doit être acteurs.
20:57Et je ne veux pas du tout m'opposer à lui.
21:00Mais simplement, c'est...
21:02Non, non, mais vous posez un vrai débat, Patrick.
21:07Moi, ça ne me dérange pas qu'on aille là-dessus.
21:08Au contraire.
21:09Au Brésil, Raphaël, par exemple,
21:12il y a eu des développements de missiles,
21:14de missiles, oui, privés.
21:18Et puis, en fin de compte, ça a fini par...
21:21Ça a mal fini, avec des commerçants escroqués,
21:25mis sous contraintes.
21:26Alors, je me permets de réorienter très rapidement
21:30ce qui est en train d'être dit.
21:32Très, très rapidement,
21:33et de corriger notre positionnement.
21:36Nous ne sommes absolument pas une milice.
21:40Une milice, pas missile.
21:41Oh là là, mais je suis fatigué.
21:42Je n'osais pas vous contredire.
21:44Mais si, il faut, justement.
21:45Vous êtes là pour ça aussi, Julien, Alcaraz.
21:47Oui, mais je vais vous dire.
21:50Je m'inscris en faux totalement
21:54quand vous nous décrivez comme une milice.
21:56Ce n'est absolument pas le cas.
21:58Non, je ne faisais pas de comparaison avec vous et une milice.
22:01Mais en l'occurrence,
22:03votre mouvement a vocation à venir intervenir.
22:08Non, pas du tout.
22:09Notre mouvement,
22:10notre mouvement, cher monsieur,
22:11a pour vocation,
22:13simplement,
22:14à se rassembler,
22:16aujourd'hui à Grenoble,
22:17je l'espère demain,
22:18dans toute la France,
22:19pour exprimer notre solidarité
22:22aux forces de l'ordre,
22:23aux habitants,
22:24et aux commerçants,
22:26pour préserver notre patrimoine,
22:28et pour dire stop
22:29à ces pillards,
22:31à cet ordre de violents,
22:32et montrer aussi
22:35aux Français
22:36qui ne font pas partie
22:37et qui sont majoritaires
22:38dans ce pays,
22:40à leur dire
22:40vous avez un mouvement
22:41qui vous représente.
22:42Et ce mouvement,
22:43c'est un mouvement
22:44qui n'est pas violent.
22:45C'est un mouvement
22:46qui est pacifique
22:47et qui dit simplement
22:48aux forces de l'ordre
22:49merci de nous protéger,
22:50merci d'être là,
22:51on comprend ce qu'il se passe.
22:54Nous ne sommes absolument pas violents
22:55et on ne s'inscrit absolument pas
22:57en comparaison
22:58avec toute cette horde
22:59et toutes ces milices
23:01d'extrême-gauche
23:01qui arrivent dans les rues
23:04et qui balancent des pavés
23:05du haut des toits
23:06vers les forces de l'ordre
23:07et qui jouent avec les policiers
23:09comme l'on jouait
23:11avec son petit frère
23:12ou avec ses parents.
23:14C'est insupportable.
23:16Donc non,
23:16nous ne sommes pas une milice,
23:17nous sommes pacifiques
23:18et nous réitérons à nouveau
23:21notre soutien
23:22aux forces de l'ordre
23:23qui sont épuisées,
23:24aux commerçants
23:25et aux habitants.
23:25Je ne voulais pas
23:26vous manquer de respect
23:28et encore moins
23:29vous comparer à une milice.
23:30C'est simplement
23:31qu'une action
23:32comme celle que vous avez décrite
23:33de vouloir aussi
23:34venir en aide
23:35aux commerçants
23:36quelque part
23:37qui sont aujourd'hui démunis
23:39avec votre solidarité
23:40pourrait peut-être
23:42donner des inspirations
23:43à d'autres
23:44un jour
23:44qui iraient vers des milices.
23:47J'entends,
23:48j'entends ce que vous dites.
23:51On fait juste
23:53une toute petite pause
23:55histoire de boire un petit verre
23:56et puis verre d'eau,
23:57je précise
23:58et on revient dans un instant.
23:59Ça va ?
24:00Ça va pour vous ?
24:01Sud Radio
24:03Tony Martin Smith
24:04Avec vos appels
24:06au 0826 300 300
24:07et puis vos réactions,
24:09vos commentaires
24:09sur les réseaux sociaux
24:10de Sud Radio
24:11avec Antoine Endurand
24:12qui est toujours
24:13autour de la table
24:13et qui vous lit
24:15Mesdames et Messieurs,
24:17toujours Julien Alcaraz
24:18à mes côtés
24:19avec les questions
24:20que nous vous posons
24:21ce soir.
24:22Est-ce que vous pensez
24:24comme 6 Français sur 10
24:25à vous défendre vous-même ?
24:27Est-ce que vous êtes
24:28pour les interdictions
24:31des manifestations
24:32comme le souhaite
24:32Emmanuel Macron
24:33ou pensez-vous
24:34que c'est une atteinte
24:34à nos libertés
24:35les plus fondamentales ?
24:37Et puis allez-vous
24:38samedi manifester
24:40ou au contraire
24:41allez-vous
24:42plutôt rester loin ?
24:43Et puis vous pouvez aussi
24:44réagir sur les autres sujets
24:45que nous avions évoqués
24:47durant les Vraies Voix
24:48Écoute la France
24:49tout à l'heure
24:49avec Cécile de Minibus
24:50et Mathéo Lamblot
24:51est-ce que vous
24:52commerçants
24:53allez cette fois
24:54anticiper
24:55peut-être fermer
24:56mais protéger
24:57davantage
24:58vos commerces ?
24:59Est-ce que
25:00eh bien
25:00vous
25:01en tout cas
25:02vous nous appelez
25:03au 0826
25:04300 300
25:05et demain matin
25:06Louis Decker-Gorlet
25:07au programme
25:08Qu'avons-nous ?
25:09Eh bien écoutez
25:10je vous entendais parler
25:11justement de ce sondage
25:12des 6 Français sur 10
25:13qui songent à se défendre eux-mêmes
25:14eh bien on sera avec
25:15Yves Goletti
25:16à 7h40
25:17pour Sud Radio
25:17vous explique
25:18alors Yves Goletti
25:18c'est le patron
25:19de l'armurier de la Bourse
25:20en plein Paris
25:21centre
25:22proche des zones
25:22de manifestation
25:23il va nous raconter
25:24il va nous expliquer
25:25un peu le profil
25:25des gens en fait
25:26qui viennent le voir
25:27de plus en plus inquiets
25:29en vue des manifestations
25:30de samedi
25:31et puis 7h10
25:33c'est à la une
25:33nous aurons aussi
25:34eh bien les premiers
25:35concernés aussi
25:35les commerçants
25:36nous serons notamment
25:37avec Fabien de Paris
25:38et Sonia de Bordeaux
25:39qui abordent
25:41fébrilement
25:41les dernières journées
25:42avant les manifestations
25:43certains vont même
25:44rester dormir
25:45dans leur magasin
25:45avant samedi
25:46et puis bien sûr
25:47notre invité politique
25:48à 8h30
25:49ce sera Lamia L. Arrage
25:51première adjointe
25:52au maire de Paris
25:53et notamment en charge
25:54des questions
25:55d'accessibilité
25:56et du handicap
25:57merci beaucoup
25:58Louis de Cargordet
25:58très bonne soirée à vous
25:59ce sera demain matin
26:01à partir de 7h
26:02avec Jacques Cardoz
26:03alors on a au standard
26:06Laurent
26:06qui nous rejoint
26:07au 0826 300 300
26:09bonsoir Laurent
26:11bonsoir
26:12alors on est aussi
26:13et toujours
26:13avec Patrick et Raphaël
26:15on avait un débat
26:17particulièrement
26:18intéressant
26:19intéressant et agité
26:22est-ce que vous avez
26:23une réaction déjà
26:23par rapport à ce qui
26:24a été dit
26:25et puis vous pouvez discuter
26:26tous les trois messieurs
26:27évidemment
26:28une réaction
26:29moi
26:30alors
26:30je vous invite
26:31que je suis petit paysan
26:33dans la gare
26:36je fais mes plus grosses
26:37livraisons
26:38le samedi
26:39et donc là
26:40vous êtes impacté
26:41et voilà
26:42et si je suis arrêté
26:44par certaines personnes
26:45tout ça
26:47même si je veux
26:49manifester
26:50moi je ne peux pas
26:51manifester le samedi
26:53parce que voilà
26:53et que pensez-vous
26:55que pensez-vous
26:56de tous ces mouvements
26:57que vous voyez
26:58autour de vous
27:02allô
27:02allô
27:03oui je vous écoute
27:04oui
27:04je vous parlais des mouvements
27:06qu'est-ce que vous en pensez
27:06vous personnellement
27:08mais personnellement
27:09non
27:12vous allez manifester
27:14vous
27:14vous vouliez manifester
27:16non
27:16je ne peux pas manifester
27:17parce que
27:18vous aimeriez
27:19oui mais est-ce que vous aimeriez
27:21si vous pouviez le faire
27:22c'est ça la question
27:23voilà
27:23non voilà
27:24vous amenez bien la chose
27:26merci
27:28oui mais je ne peux pas
27:29parce qu'il faut que je livre
27:31mes boutiques
27:32mes clients
27:33tout ça
27:33et moi je vais être impacté
27:35parce que
27:36si je suis bloqué
27:37je ne veux pas aussi
27:38prendre ma marchandise
27:41vous voyez ça
27:41vous voyez ça
27:42un petit peu de loin
27:43quand même
27:43c'est à dire que
27:44non mais pas de loin
27:45non mais pas de loin
27:46mais je veux dire
27:47par exemple
27:48quand vous voyez
27:49ces manifestations
27:50ces scènes de violence
27:51etc
27:51qu'est-ce que vous ressentez
27:53au fond
27:55un peu du dégo
27:56un petit peu
28:00je suis à la France
28:01je suis à la France
28:01j'ai n'importe quoi
28:02Raphaël
28:02vous voulez arrêter
28:03mais bien sûr
28:05bien sûr
28:06et
28:08je ne peux que vous comprendre
28:09c'est à dire que
28:09aujourd'hui
28:11les manifestations
28:11et tout ce qui est fait
28:12on est simplement
28:13pris en otage
28:15face à
28:16à tous ces
28:17violents
28:18et toutes ces personnes
28:19attendez
28:19parlez pas en même temps
28:20bien sûr
28:21mais bien sûr
28:22bien sûr
28:23vous avez tout à fait raison
28:24parce que vous vous travaillez
28:25parce que vous
28:26vous avez besoin
28:27vous comme moi
28:28comme n'importe qui
28:29on ne peut pas se permettre
28:31de s'absenter
28:31une journée
28:32sans se dire
28:33on va perdre
28:34une partie de notre salaire
28:36exactement
28:36ben voilà
28:37et ça c'est insupportable
28:38ça c'est insupportable
28:39parce qu'aujourd'hui
28:40la France qui travaille
28:41la France aujourd'hui
28:42que vous représentez
28:43et que j'espère
28:44l'on représente tous
28:45au travers de nos métiers
28:47au travers de nos activités
28:48aujourd'hui
28:49on ne peut plus être écouté
28:51parce que
28:52toutes nos paroles
28:53tout ce qu'on fait
28:54toutes nos revendications
28:57sont prises aujourd'hui
28:58en otage
28:58par cette horde
28:59de voyous
29:00cette horde
29:01de barbares
29:01qui viennent
29:02et qui fracassent
29:03tout ce qu'ils peuvent trouver
29:04dans la rue
29:04c'est insupportable
29:06voilà
29:06donc je m'inscris
29:07à 300%
29:07avec vous
29:08je ne sais pas
29:08que je suis dans la ville
29:08monsieur
29:11moi je vais être bloqué
29:12sur des ronds-points
29:13comme ça
29:14mais
29:15pas forcément
29:16je vais avoir
29:17à faire
29:17à des cancers
29:18mais
29:18ça peut me pourrir
29:20moi aussi
29:20ma journée
29:21ce samedi
29:22bien sûr
29:23tout le monde est impacté
29:24tout le monde est impacté
29:26voilà c'est ça
29:27c'est pour ça
29:28que je voulais appeler
29:28ce soir
29:29pour dire que
29:29tout le monde
29:30est impacté
29:30dans des petites régions
29:33comme dans les grandes villes
29:36c'est compliqué
29:37on morfle tous
29:38on morfle tous
29:40Raphaël j'aimerais revenir
29:40sur votre mouvement
29:42alors j'entends bien
29:43qu'il vous dit
29:44qu'il se dit pacifique
29:45mais du coup
29:46est-ce que vous
29:46n'avez pas peur
29:48de ne pas vous faire entendre
29:49en justement
29:50en étant pacifique
29:50face à des mouvements
29:51qui eux
29:51se veulent un peu
29:52plus radicaux
29:54et qui font plus de bruit
29:56alors pas du tout
29:57je vais vous dire
29:58notre mouvement
29:58la France résiste
30:00elle a pour
30:01elle a pour objectif
30:02en fait
30:03qui est
30:03je l'espère
30:05de catalyser
30:06calmement
30:07tranquillement
30:08l'ensemble
30:09des français
30:10qui veulent
30:11aujourd'hui
30:12exprimer leur voix
30:12voilà
30:13aujourd'hui
30:13ce qu'on veut
30:14nous
30:14chez nous
30:15à la France résiste
30:16c'est de prendre
30:17l'entièreté
30:18de ces voix-là
30:19qui sont dispersées
30:20et les réunir
30:20au sein d'un seul
30:21et unique mouvement
30:22c'est simplement
30:23ce que l'on
30:24veut faire
30:25on veut réunir
30:27les voix
30:27des gens
30:29en CDI
30:30qui travaillent
30:30dans les cabinets
30:31de conseil
30:31on veut réunir
30:32les gens
30:33les agriculteurs
30:34on veut réunir
30:35les femmes de ménage
30:36on veut réunir
30:38l'ensemble
30:38en fait
30:39de ce qui fait
30:39toute cette société-là
30:41parce que
30:42nous avons une parole
30:42qui est multiple
30:44et je pense que
30:45chacun doit être écouté
30:46voilà
30:46donc pacifiquement
30:48tranquillement
30:48dans le respect
30:49de la loi
30:50et je peux vous assurer
30:52qu'on sera entendus
30:53et ces gens-là
30:54seront également entendus
30:55oui
30:55chacun doit être écouté
30:57moi ça m'interpelle
30:58quand vous dites ça
30:59parce que c'est d'ailleurs
31:00l'objet de ce que nous faisons
31:01sur Sud Radio
31:02en radio libre
31:03jusqu'à 21h
31:04tous les jours
31:05dès 19h
31:06avec Livre et Voix
31:07écoute la France
31:07appelez-nous vraiment
31:09mesdames et messieurs
31:090826 300 300
31:11parce que
31:12vos idées sont des catalyseurs
31:14de bonnes solutions
31:15des catalyseurs d'énergie
31:16ça fait du bien
31:17je vous garantis
31:18de vous entendre
31:18donc vraiment appelez-nous
31:20il y a Aude
31:20qui est toujours au standard
31:21on a toujours Patrick
31:22qui est encore là
31:23lui aussi
31:24catalyseur de bonne énergie
31:27moi ce que je voudrais
31:28quand même ajouter
31:29c'est qu'on a un peu
31:30donné les choses
31:31je pense que les femmes
31:32ont des bonnes volontés
31:34comme Raphaël
31:35il y en avait beaucoup
31:36samedi
31:37qui manifestaient
31:38donc il y a plusieurs catégories
31:40de personnes
31:40qui étaient dans la rue
31:41le samedi
31:41il y a la catégorie
31:43de ceux qui
31:44revendiquaient
31:46un meilleur avenir
31:47pour eux et leurs enfants
31:48puis après
31:48il y a des gens
31:50qui sont des professionnels
31:51de l'agitation
31:51qu'ils soient d'extrême gauche
31:53ou d'extrême droite
31:53et qui eux sont très motivés
31:55à faire dégénérer
31:57et découpiller les choses
31:58et après une fois
31:59que c'est le bordel ambiant
32:01vous avez une troisième
32:02catégorie
32:03d'opportunistes
32:04qui
32:05voyant que c'est
32:06le bazar partout
32:07que des vitrines
32:09sautent
32:09se disent
32:10finalement
32:11c'est mieux que les soldes
32:12je viens de servir
32:13et donc tout ça ensemble
32:15c'est un immense bazar
32:17mais ce n'est pas
32:18un bazar unique
32:19ou unifié
32:20et c'est ça
32:21qu'il faudrait rappeler
32:21c'est que des gens
32:22qui veulent
32:23manifester pacifiquement
32:24il y en avait beaucoup
32:25aussi samedi
32:25il y a un certain nombre
32:26beaucoup plus d'ailleurs
32:28j'ai des amis
32:28qui ont manifesté
32:29ils ont raconté
32:30des cortèges
32:31qui étaient plutôt
32:32sympathiques
32:32et après en rentrant
32:33à la maison
32:34ils ont vu tout ce
32:34qui était passé
32:35aux alentours
32:36ou après qu'ils soient partis
32:38voire même
32:38j'ai une amie
32:39qui était face
32:40de la république
32:41qui était au milieu
32:42nassé
32:42il ne se passait rien
32:44il n'y avait aucun
32:44aucun débordement
32:46c'était au début
32:47de la même manifestation
32:48les lacrymos
32:49sont arrivés
32:49ils voulaient sortir
32:50pour leur empêcher
32:51de sortir
32:52ils disaient
32:52par où on peut sortir
32:53s'il faut disperser
32:54on va se disperser
32:55il y avait une sorte
32:56de nass géante
32:57je pense qu'il y a
32:58un dysfonctionnement
32:59il faut revenir là-dessus
33:00sur l'organisation
33:01des forces de l'ordre
33:02et encore une fois
33:03c'est facile de tirer
33:04sur
33:05comme je l'ai fait
33:05tout à l'heure
33:06sur le rendouniez
33:06mais
33:08globalement
33:09ce n'est pas la première fois
33:10et
33:11ça devient presque
33:12un principe
33:13de se dire
33:13on va se faire
33:14déborder
33:16et presque
33:16alors là
33:17je ne suis pas complotiste
33:18mais dans certains cas
33:19ça fait presque
33:20un effet positif
33:22pour le gouvernement
33:23en place
33:23parce qu'on parle
33:24du désordre
33:24on parle des incendies
33:26on oublie
33:27la revendication
33:28et on passe à autre chose
33:29donc moi ce que j'espère
33:31pour samedi
33:31c'est que si en effet
33:32on organise
33:33et on peut organiser
33:34des manifestations
33:36en France
33:37logiquement
33:37qu'il y ait une réelle
33:39bonne coordination
33:40avec les services d'ordre
33:41des syndicats
33:42qui existent
33:43pour que justement
33:44il n'y ait pas d'infiltration
33:46de casseurs extérieurs
33:48qui viennent en profiter de ça
33:49je pense qu'on doit avoir
33:50un sursaut
33:51de structurellement
33:52pouvoir se dire
33:52à la fois
33:53on peut manifester
33:54à la fois
33:55on peut ne pas être d'accord
33:56c'est la démocratie
33:57mais à la fois
33:58on peut aussi assurer l'ordre
34:00dans le sens
34:02protégeons
34:02les biens
34:03et les personnes
34:04et surtout les personnes
34:05en priorité d'ailleurs
34:05c'est sûr qu'on ne va pas dire
34:07que c'est complotiste
34:07et que c'est intentionnel
34:09cependant
34:09il y a une réalité
34:10aujourd'hui
34:11dans la chronologie médiatique
34:13c'est qu'on parle beaucoup
34:15des conséquences
34:16des pillages
34:17et des casques
34:18qu'il y a eu samedi dernier
34:19et donc on parle beaucoup moins
34:21des revendications
34:21qui elles sont toujours
34:22sur la table
34:23le pouvoir d'achat
34:24qui est en berne
34:26les hausses de carburant
34:28qui aujourd'hui
34:29ne cessent de grimper
34:30les lycéens
34:32et les professeurs
34:33qui ont
34:34des environnements
34:36de travail
34:36qui sont déplorables
34:38ça c'est toujours
34:39les revendications
34:39on ne sait pas
34:40ce que je pense
34:41mais ça existe encore
34:43ça n'a pas disparu
34:44samedi
34:45avec ces casseurs
34:47et ces pillards
34:47on va accueillir Franck
34:49au 0826 300 300
34:50bonsoir Franck
34:51vous restez avec nous
34:52d'ailleurs Patrick
34:53et Raphaël
34:54bonsoir
34:55bonsoir
34:55alors
34:56vous Franck
34:57je crois que
34:58vous êtes plutôt
34:59plutôt favorable
35:01à laisser les commerçants
35:02se défendre eux-mêmes
35:04c'est ça ?
35:06oui exactement
35:08parce qu'en fait
35:09ce que je voulais mettre
35:10en avant
35:10c'est la proportionnalité
35:12de la réponse
35:12dans la légitime défense
35:13puisque c'est généralement
35:15ce qui bloque les gens
35:16pour se défendre
35:17et même
35:18les policiers
35:20je m'explique
35:22quand vous vous retrouvez
35:23à un contre 10
35:26même une batte de baseball
35:27vous défendra pas
35:28ce que j'essaie de dire
35:30c'est qu'il suffit
35:31de tomber par terre
35:32de se prendre
35:32un mauvais coup de pied
35:34et tout s'arrête
35:35en fait
35:35donc la proportionnalité
35:37je veux qu'on m'explique
35:38comment des lois
35:40qui sont faites
35:41plutôt
35:43pour du 1 contre 1
35:44peuvent-elles s'appliquer
35:45à du 1 contre 10
35:46vous voyez
35:47ce que je veux dire
35:48c'est qu'on peut pas
35:50être proportionnel
35:51dans ce cas de figure
35:51c'est juste
35:52que vous dites
35:53et c'est peut-être aussi là
35:54quand vous avez
35:55la préfecture
35:56qui vous dit
35:56qu'il faut peut-être
35:57avoir recours
35:58à de la sécurité privée
36:01alors
36:01le problème
36:02de la sécurité privée
36:03c'est qu'ils auront
36:04le même problème
36:05parce qu'ils sont aussi
36:07liés à cette loi
36:07de la légitime défense
36:08des biens et des personnes
36:09c'est une question
36:10de nombre
36:10pour vous
36:11je dirais Alcaras
36:11ah ben oui
36:13puisque généralement
36:14et de proportionnalité
36:15de la défense
36:18exactement
36:18et puis ce qu'il faut savoir
36:20c'est que
36:20que ce soit
36:21les agents de sécurité
36:22ou d'autres corps de métier
36:23ils ont droit
36:24à un droit de retrait
36:25donc ça
36:27pour moi
36:28c'est
36:28vous voyez
36:29un agent de sécurité
36:30va pas se mettre en danger
36:31s'il se retrouve
36:32à un contredis
36:33ben sûr
36:35et d'ailleurs
36:36dans des commerces
36:37on préfère dire
36:38aux agents de sécurité
36:39comme au personnel
36:41sortez
36:41mettez-vous en sécurité
36:43et n'allez pas affronter
36:44laissez faire
36:45voilà
36:45donc moi
36:46ce que j'essaie
36:47j'essaie de mettre
36:47en avant
36:48c'est cette proportionnalité
36:49dans la réponse
36:50à un contredis
36:51parce que pour moi
36:52un contredis
36:53c'est comme si
36:54deux ou trois personnes
36:55braquaient avec une arme à feu
36:56donc
36:58on en est là
36:59on en est là
37:00et les gens
37:00s'ils se défendent pas
37:01c'est souvent à cause de ça
37:03ils se disent
37:03bon
37:04on va se défendre
37:05mais si je mets un mauvais coup
37:07si ça se passe mal
37:08si la personne
37:08est pétraplégique
37:09c'est moi qui vais payer
37:11en fait
37:11on en est réduit
37:13on en est réduit
37:14à être avilis
37:15soumis à cette violence
37:16parce que
37:19excusez-moi l'expression
37:20mais les français
37:20ont été castrés
37:21littéralement
37:22ont été castrés
37:23par toutes ces lois
37:24qui leur empêchaient
37:25d'avoir un minimum
37:26de bon sens
37:27de se défendre
37:28en cas d'attaque
37:28on revient
37:29dans un instant avec vous
37:30avec Franck
37:31Patrick
37:32Raphaël
37:32au standard de Sud Radio
37:340826
37:35300
37:35300
37:36et cette question
37:36entre autres
37:37parmi lesquelles
37:38on en a beaucoup
37:40depuis 19h
37:40mais celle-ci
37:41est-ce que
37:42comme 6 français sur 10
37:43vous êtes favorables
37:45à ce qu'on se défende
37:47soi-même
37:48en tout cas Franck
37:49vous êtes plutôt favorables
37:50mais vous dites
37:51attention
37:51proportionnalité oblige
37:53à tout de suite
37:5420h
37:5521h
37:56on vous a compris
37:5720h
37:5721h
37:58on vous a compris
38:00Anthony Martin Smith
38:01et on est ensemble
38:02encore une quinzaine de minutes
38:04jusqu'à 21h
38:05en direct
38:06sur Sud Radio
38:06pour cette radio spéciale
38:08radio libre spéciale
38:10avec vos appels
38:10au 0826
38:11300
38:11300
38:12Raphaël
38:12Patrick
38:13et puis Franck
38:14sont toujours avec nous
38:16au 0826
38:17300
38:17300
38:17Antonin Durand
38:18comment ça réagit ?
38:19ça réagit beaucoup
38:20surtout à la question
38:21que pensez-vous
38:22des français
38:23qui souhaitent se défendre
38:24c'est assez concernant
38:24on a James
38:25qui nous dit
38:25on ne peut pas compter
38:27sur l'état
38:27pour nous protéger
38:28donc nous devons trouver
38:29des solutions
38:30alors lesquelles ?
38:31il y a Judith
38:32qui dit
38:32c'est malheureux
38:33d'en arriver là
38:34mais il ne faut pas
38:34se faire défendre
38:35soi-même
38:36les juges
38:36puniront sévèrement
38:38c'est assez vrai
38:38et il y a Antoine
38:39alors aucune référence
38:41à votre prénom
38:42et au mien
38:43Anthony
38:43qui nous dit
38:44la sécurité des personnes
38:45est la première obligation
38:46de l'état
38:47on peut affirmer
38:48sans doute l'échec
38:49du gouvernement
38:49dans sa mission première
38:50que les gens assurent
38:51leur propre sécurité
38:52n'est pas une volonté
38:53de rébellion
38:54ou de discrétion
38:55mais une simple nécessité
38:56pour les prochaines manifestations
38:57eh bien
38:58ça réagit pas mal
39:00comme au standard
39:01d'ailleurs
39:02on accueille Didier
39:02de Toulouse
39:03bonsoir Didier
39:04bonsoir
39:05comment allez-vous
39:07ça pourrait aller mieux
39:08ah bah décidément
39:10même réponse
39:11pour tout le monde
39:12ah bon
39:12d'accord
39:13alors racontez-nous
39:14pourquoi ça pourrait aller mieux
39:16ça pourrait aller mieux
39:16parce que je viens
39:17de liquider mon entreprise
39:19le 1er octobre
39:21alors je suis pas du tout
39:23contre les manifestations
39:25etc etc
39:26mais au fur et à mesure
39:28des années qui ont passé
39:29entre les
39:31tous les mouvements sociaux
39:33les guerres
39:34le climat social
39:35le gazole etc
39:37eh bien
39:38ça a complètement
39:40détruit mon commerce
39:42alors tout d'abord
39:43je suis profondément
39:44désolé
39:45et je compatis
39:46à 100%
39:47j'ai été entrepreneur
39:48dans ma vie
39:49c'est des passages
39:51qui sont jamais agréables
39:52à vivre
39:53je peux vous garantir
39:54en revanche
39:54qu'on peut toujours
39:56se reconstruire
39:58mais c'est des moments
39:59pénibles
39:59donc vraiment
40:00reconstruire
40:02reconstruire
40:03moi j'ai la volonté
40:03de reconstruire
40:04et ma mandataire
40:05m'a dit la semaine dernière
40:07alors je n'ai aucun défaut
40:09de gestion
40:11ni quoi que ce soit
40:12le tribunal
40:13il y avait même
40:14le procureur de la république
40:16j'avais l'impression
40:17d'avoir tué quelqu'un
40:18je vous rassure
40:19il y a toujours
40:20le procureur de la république
40:21qui est présent
40:22pour le parquet financier
40:24c'est normal
40:25au moral
40:27mais au moral
40:28on ne le prend pas très bien
40:30évidemment
40:30je peux vous le dire
40:31mais bon bref
40:33au départ
40:33on est là
40:34pour réaliser des rêves
40:35pas pour
40:36être traité comme
40:37c'est ça
40:38on est d'accord
40:39on est d'accord
40:41et donc
40:42rien à signaler
40:43donc j'ai dit
40:43à la mandataire
40:44écoutez moi
40:4615 jours après
40:47je voudrais
40:52me réinstaller
40:53mes frangères
40:54me proposent
40:54de m'associer
40:55ou même
40:56de repartir
40:57dans le même métier
40:58elle m'a dit
40:59ben non
40:59il vous faut
41:01être salarié
41:02je n'ai jamais été
41:03salarié de ma vie
41:04j'ai dit
41:05ben non
41:06je suis désolé
41:06elle me dit
41:07tant que la liquidation
41:08n'est pas terminée
41:09vous n'avez pas le droit
41:11donc ça veut dire
41:12que là aujourd'hui
41:14on m'a dit
41:15que ça allait durer
41:15entre 3 et 6 mois
41:17donc aujourd'hui
41:19je vais demander
41:20l'RSA
41:20je trouve ça
41:22scandaleux
41:23scandaleux
41:24je vais vivre là
41:27au crochet de la France
41:28mais moi
41:28c'est pas du tout
41:30ce qui m'intéresse
41:30moi
41:31moi
41:32j'aime mon travail
41:34et je veux travailler
41:35et ben pendant
41:363 et 6 mois
41:36je vais être empêché
41:38d'être
41:38d'être en compte
41:41c'est ça la France
41:42ben moi
41:43je trouve ça
41:43les bras m'entombent
41:45vous en voulez
41:46à qui Didier ?
41:48j'aime au fonctionnement
41:50de l'état
41:51de l'intolérance
41:52d'empêcher des gens
41:53qui veulent bosser
41:53il n'y en a pas beaucoup
41:54mais il y en a
41:55et voilà
41:57et voilà
41:58c'est sûr que
41:59on nous incite
42:00à créer des boîtes
42:01mais au moment
42:02où tout s'effondre
42:04parce que le contexte
42:05n'est pas bon
42:06parce que
42:06le coût de l'énergie
42:08augmente
42:08parce que
42:11les approvisionnements
42:12comme on a eu
42:12sur des matières premières
42:13suite à la guerre
42:15en Ukraine
42:16se sont envolés
42:17en termes de coûts
42:18et bien là
42:19il n'y a plus personne
42:21je sais que vous savez
42:22mais je ne fais
42:23que m'indigner
42:24à vos côtés
42:25c'est à dire que
42:26il n'y a plus personne
42:27quand il faut créer
42:29des boîtes
42:29alors là
42:30on vous incite
42:31on vous donne même
42:31des années de gratuité
42:33sur vos charges
42:33et au moment
42:34où vous avez votre boîte
42:35qui se casse sa figure
42:36il n'y a plus personne
42:37il n'y a plus personne
42:38on est même
42:39presque fautif
42:41mais moi
42:41comme j'ai dit
42:43au tribunal
42:44je lui ai dit
42:44mais attendez
42:45moi les clientes
42:45qui ne rentrent pas
42:46je ne peux pas
42:47les obliger à rentrer
42:47chez moi
42:48et acheter
42:49je ne peux pas
42:50bien sûr
42:51elles n'y sont pas
42:52mais si elles y seraient
42:53je ne peux pas
42:53les obliger
42:54je suis victime
42:56de tout ce qui se passe
42:57parce que si
42:58moi je suis dans un secteur
43:00je suis dans l'ameublement
43:01enfin j'étais
43:02dans l'ameublement
43:04l'ameublement
43:05si on n'a pas de rideau
43:06ce n'est pas grave
43:07on peut s'en passer
43:07par contre
43:08si on achète
43:09on est obligé
43:09d'acheter à manger
43:10donc si le moral
43:12n'est pas bon
43:12si le moral
43:13n'est pas bon
43:14direct
43:15elles arrêtent
43:16de consommer
43:17mais c'est systématique
43:18ça ou pas
43:19dans les élections
43:20enfin je peux vous en citer
43:22et donc
43:23on est tributaire
43:24de ce qui se passe
43:26en France
43:26bien sûr
43:27et quand vous voyez
43:28ces 3000 commerces
43:29qui ont été pillés
43:30parfois
43:31des histoires
43:31qui s'arrêtent
43:33moi je suis vert
43:34parce que
43:34moi la mienne
43:36je l'ai créée
43:38suite à AZF
43:38j'ai perdu mon emploi
43:39à AZF
43:41et j'ai dit
43:43il faut qu'il fasse
43:43quelque chose
43:44oui oui oui
43:45bien sûr
43:45et
43:48donc
43:48j'ai
43:50rené quelque chose
43:51mais vraiment
43:53sans rien
43:53vraiment
43:54sans rien du tout
43:55et donc
43:57là
43:57quand je vois moi
43:58ces commerçants
43:58qui s'entraînent
43:59de tout perdre
44:00moi je le vis là
44:01ce qu'ils vivent là
44:02je le vis
44:03en fait
44:03et
44:05c'est horrible
44:06donc vous
44:06vous seriez peut-être
44:07favorable
44:08comme l'est
44:09Franck
44:09Franck je veux pas
44:10travestir vos propos
44:11mais
44:12vous êtes favorable
44:14Franck
44:14à ce que
44:15les commerçants
44:16puissent se défendre
44:17mais avec proportionnalité
44:18si j'ai bien retenu
44:19vous
44:19vous le seriez aussi
44:21Didier
44:23moi je suis super en colère
44:25contre
44:26beaucoup de gens
44:27oui je l'entends
44:29mais est-ce que
44:29vous seriez favorable
44:30à ce que les commerçants
44:31puissent se défendre eux-mêmes
44:32contre les casseurs
44:33et les pillards
44:34si
44:35si on n'est pas
44:37emprisonné
44:37oui
44:38bien sûr
44:39mais le problème
44:39aujourd'hui
44:40vous cambriolez
44:41la personne
44:42qui défend son bien
44:43c'est lui
44:43qui va en prison
44:44ou presque
44:44Franck
44:45Raphaël
44:46vous pouvez réagir
44:46à ce que dit Didier
44:47évidemment
44:50non
44:51c'est un monsieur
44:52d'accord
44:53mais
44:53Didier
44:54je voulais vraiment
44:55vous dire
44:56déjà
44:57personnellement
44:58à quel point
45:00je suis ému
45:01par ce que
45:02vous dites
45:02par ce que
45:02vous racontez
45:03je crois que tout le monde
45:04sur le plateau
45:04on l'est tous
45:04sur le plateau
45:05ah bon
45:06et bien
45:06on ne peut aussi
45:07et vous ne savez rien
45:08je peux vous dire
45:09que vous n'en savez rien
45:10le peu que nous savons
45:11sachez que
45:12vous avez tout notre soutien
45:14vous savez j'étais au docteur
45:15ce matin
45:16pour un petit traitement
45:18quand il a vu mon état
45:19il me dit
45:19mais monsieur
45:20c'est pas un bonheur
45:21ce que vous faites
45:22c'est bien plus
45:23bien sûr
45:23mais ça fait des années
45:25que je ressens
45:26que je ressens
45:27enfin mon état de santé
45:28ça fait des années
45:29mais on est obligé
45:30d'avancer
45:31enfin j'avais une employée
45:32j'avais un loyer à payer
45:34j'avais les DFAP
45:35enfin
45:36des choses
45:37qu'on est obligé
45:38d'avancer
45:39on ne peut pas s'arrêter
45:40qu'est-ce que vous attendez
45:41moi je travaillais
45:416 jours sur 7
45:42mais on ne peut pas
45:44et je ne veux faire pleurer
45:46personne
45:47c'est juste
45:49ça a été juste
45:50mes années de travail
45:52enfin voilà
45:53si on peut
45:53ne serait-ce que vous apportez
45:55quelques minutes
45:55de bonne humeur
45:57et de bonheur
45:58Didier
45:59on fera notre maximum
46:01Antonin
46:02vous vouliez poser une question
46:03je crois
46:03Didier
46:03qu'est-ce que vous attendez
46:04de l'état maintenant
46:05avec votre situation
46:07moi j'attends
46:08qu'il se dépêche
46:09à me liquider l'entreprise
46:11que je puisse rebondir
46:13parce que moi j'ai des clients
46:14qui m'ont dit
46:14mais monsieur
46:15nous on me suivra
46:16où vous direz
46:17vous voyez
46:18moi j'aimerais comme
46:20Didier
46:21vous êtes à Toulouse
46:22vous êtes à Toulouse
46:23on est très écouté à Toulouse
46:25sur Sud Radio
46:26juste à côté
46:27je suis de Toulouse
46:28mais si je dis
46:29qui je suis
46:31non mais je vais m'installer
46:32bon très bien
46:34alors
46:34ne dites pas plus
46:35en tout cas
46:36si vous avez envie
46:38d'aider Didier
46:39si vous avez un boulot
46:40à pourvoir
46:41appelez-nous
46:42au Détou Standard
46:43au 0826 300 300
46:45je peux dire
46:45que je fais
46:46je fais des rideaux
46:47je rhabille des fauteuils
46:49vous savez quoi
46:50moi je vais vous appeler
46:51parce que j'ai des rideaux
46:52à faire pour chez moi
46:53sérieux ?
46:54ça me ferait plaisir
46:55c'est rigolo
46:56vous n'avez pas
46:57une commande de fauteuil
46:58aussi à faire Anthony ?
46:59pour votre bureau ?
47:01non
47:01n'hésitez pas
47:02je fais des stores intérieures
47:03aussi
47:03des stores intérieures
47:04des moustiquaires sur mesure
47:06et des stores extérieures
47:08si vous avez des travaux
47:10à faire chez vous
47:11pensez à Didier
47:13et puis Didier
47:13vous savez
47:14il y a les boîtes
47:14de portage salarial
47:15vous pouvez peut-être
47:16faire ça aussi
47:18c'est une forme
47:19d'entrepreneuriat
47:20alors c'est une entreprise
47:22qui eh bien
47:23vous crée un CDI
47:25un CDD
47:25sur la base
47:26de vos clients
47:27que vous trouvez
47:27donc c'est elle
47:28qui s'occupe
47:28de tout administratif
47:29si vous n'avez pas
47:30la possibilité
47:30pour l'instant
47:31de gérer
47:32et bien vous pouvez
47:33passer par ça
47:35et ça
47:35ça peut vous aider
47:36déjà à entreprendre
47:38et puis si vous avez
47:38des travaux à faire
47:39d'ameublement
47:40d'intérieur
47:40et bien il y a Didier
47:41on vous donne
47:42ses coordonnées
47:43au 0826 300 300
47:45ou sur je participe
47:46à dessus de radio
47:46pour l'affaire
47:47écoutez c'est en tout cas
47:48le minimum
47:49que l'on puisse faire
47:51vous savez nous
47:51on veut être
47:52et c'est pas que
47:53des promesses en l'air
47:54et des paroles
47:55pour faire joli
47:56Sud Radio
47:56c'est vraiment
47:57la radio
47:57des françaises
47:58et des français
47:59c'est la radio
48:00du parler vrai
48:00donc quand il y a
48:01des témoignages
48:02aussi spontanés
48:03que le vôtre
48:03on le prend
48:04et puis on regarde
48:05ce qu'on peut faire
48:05mais ça m'a fait plaisir
48:07Franck
48:08vous voulez peut-être
48:08réagir aussi
48:09on a entendu Raphaël
48:11oui oui oui
48:12en fait
48:13je vais être
48:15j'ai vécu
48:16aux Etats-Unis
48:16et c'est vrai
48:17que ce genre
48:18de problème
48:19ne se pose pas
48:20là-bas
48:21c'est un peu ça
48:23qui est problématique
48:24parce que
48:24les français
48:25avec ces lois
48:27des juges
48:28profondément de gauche
48:29et on parle
48:30du syndicat
48:31de la magistrature
48:32et de cet état
48:34en fait
48:34parce que je dis
48:35souvent que
48:37le rassemblement
48:38le rassemblement
48:40national
48:40fait de la droite
48:41la droite
48:43fait
48:44du centre
48:45le centre
48:46fait de la gauche
48:47et la gauche
48:48fait de l'extrême gauche
48:49et en fait
48:50étant donné
48:51qu'on est devenu
48:52en fait
48:52en gros
48:53un pays
48:53profondément gauchiste
48:55parce que même
48:55des idées
48:56un peu de droite
48:57choquent
48:58on peut parler
48:59de limiter
49:00l'immigration
49:01et tout genre
49:02de choses
49:02étant donné
49:03qu'on est
49:04un pays
49:05sous
49:06sous la
49:09on va dire
49:10sous la
49:11sous la propagande
49:13de gauche
49:13on ne peut
49:14on s'est victimisé
49:16en fait
49:16on est devenu
49:17on est devenu
49:19en fait
49:19elle est instrumentalisée
49:20de tous les côtés
49:21pas que de gauche
49:22non plus
49:23oui
49:23mais le problème
49:24c'est que
49:26on va juger
49:27ces news
49:27mais par contre
49:28l'audiovisuel public
49:29jamais
49:29et en fait
49:30on victimise
49:32en fait
49:32alors ça peut paraître
49:34un peu cohérent
49:35mais ce que j'essaie
49:36de dire
49:36c'est que
49:37le français
49:38s'est mis en position
49:39de victime
49:40victime
49:40pour tout
49:41il y a des émeutes
49:42on doit être une victime
49:43il y a des agressions
49:44on doit être une victime
49:45il y a des cambriolages
49:46on doit être une victime
49:48on ne peut pas
49:49continuer comme ça
49:49parce que
49:50on fait le jeu
49:51en fait
49:52des agresseurs
49:53des pilleurs
49:53et on tourne en rond
49:55parce que
49:56ça va les crescendo
49:57il ne faut pas se leurrer
49:57pour vous
49:58les français
49:59subissent ce qui arrive ?
50:02ah oui
50:02complètement
50:03complètement
50:03parce que
50:04on leur dit
50:05la justice
50:06va faire son travail
50:07mais bon
50:08la justice
50:08on a bien vu
50:09ce que ça a donné
50:11au niveau du PSG
50:12des émeutes
50:13il n'y a jamais
50:14réellement de peine
50:16tout est ridicule
50:17les gens ne remboursent rien
50:18Franck
50:19il ne me reste plus
50:20beaucoup de temps
50:20et je ne veux pas
50:21vous couper trop rapidement
50:22je veux vous remercier
50:22d'avoir pris le temps
50:23de venir sur l'antenne
50:24de Sud Radio
50:25et d'avoir témoigné
50:25au 0826 300 300
50:27merci beaucoup
50:27je veux aussi remercier
50:29Raphaël
50:30qui nous a appelé
50:30avec son mouvement
50:31demain vous allez manifester
50:33pacifiquement
50:33pour justement
50:34venir en soutien
50:35à toutes celles et ceux
50:36qui sont un peu
50:38les oubliés
50:39de cette actualité
50:41qui est casseur
50:42pillard
50:43Antonin Durand
50:44vous voulez juste
50:44dire un mot
50:45je crois
50:45Didier on va se permettre
50:46de reprendre cette séquence
50:47sur les réseaux sociaux
50:48donc on reviendra vers vous
50:50Aude le fera aussi
50:51s'il y a besoin
50:51si on a des retours
50:52Didier de Toulouse
50:53qui a perdu sa vie
50:55son entreprise
50:56mais Didier
50:57ne perdez surtout pas espoir
50:58moi je vous garantis
50:59après la pluie
51:01il y a toujours du soleil
51:03je vous embrasse
51:04très fort
51:05tous les trois
51:05particulièrement Didier
51:06avec tout mon soutien
51:07toute notre énergie
51:09toute l'équipe de Sud Radio
51:11est avec vous
51:11Maxime Sénat
51:12je vous remercie infiniment
51:13d'avoir été avec nous
51:14jusqu'à 21h
51:15Aude également
51:17Julien Alcaraz
51:18merci
51:18et puis Antonin Durand
51:20et puis Jacques Pessis
51:22qui prend la suite
51:23avec les clés d'une vie
51:24et son invité
51:26Sofiane Guérable
51:27à demain sur Sud Radio
51:28Sud Radio
51:30Parlons vrai

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