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  • il y a 7 minutes
Soufiane Guerrab : il a débuté à l’écran par hasard et n’a jamais arrêté de tourner . Dans « Lupin », il est le lieutenant lancé à la poursuite du gentleman – cambrioleur. La saison 4 débute demain

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-10-22##

Catégorie

✨
Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06Adolescent, vous avez traversé le désert à cheval, devenu acteur.
00:10Vous avez échappé à une traversée du désert professionnelle,
00:14qui hélas se produit parfois.
00:15Vous menez ainsi votre carrière au Grand Galop.
00:18Bonjour, Soufiane Guérabe.
00:20Salut.
00:20Alors, on vous retrouve demain, à partir de demain sur Netflix,
00:24dans la nouvelle série d'Arsène Lupin,
00:26de Lupin plus exactement.
00:28Mais vous avez un parcours étonnant d'acteur.
00:30Et ce parcours, on va l'évoquer dans les clés d'une vie,
00:33selon la tradition, à travers des dates clés.
00:35Et la première que j'ai trouvée, c'est le 21 juin 2006,
00:39vos débuts à l'écran, dans « Mes copines »,
00:42un film de Sylvie Aimée.
00:43Et ce film est sorti, et vous attendiez à tout dans la vie,
00:47sauf à tourner dans ce film.
00:49Sauf à tourner, en règle générale, dans un film.
00:51Même pas dans une pub, finalement.
00:53Même pas dans de la figuration, même pas pris en photo,
00:56sauf quand j'y repense.
00:58Non, c'est que moi, mon parcours, il est assez atypique.
01:02On va en parler, justement.
01:04Mais le cinéma s'est arrivé, je crois, parce qu'il pleuvait.
01:07C'est ça.
01:08C'est comme ça qu'en tout cas,
01:10j'ai été guidé vers cette discipline.
01:15Moi, au tout départ, je n'ai pas d'idée claire sur ce que j'ai envie de faire plus
01:20tard.
01:21Je sais que je suis très créatif, je m'intéresse énormément à ça.
01:26J'ai plein d'idées dans ma tête, j'ai envie de créer, j'ai envie de créer.
01:29Après, la musique, parce que je commence par la musique.
01:31On va en parler, justement.
01:32Mais ce jour-là, vous êtes dans la rue, il pleut,
01:35il y a une tente noire et vous cherchez à vous abriter sous cette tente.
01:39C'est ça.
01:39J'étais en tee-shirt en plein été.
01:42En plein été, voilà, comme le temps qui fait un peu aujourd'hui.
01:47Et il s'avère qu'en plein après-midi, il y a eu une petite averse.
01:51Une petite averse, du coup, moi, je n'avais pas de kawai.
01:53J'ai dû trouver assez rapidement un petit abri pour me mettre à l'abri de cette pluie.
02:00Et j'avais devant moi des tentes noires, l'idéal pour se couvrir d'une pluie.
02:05Du coup, je me dirige vers cette tente noire.
02:08On me dit gentiment que je ne peux pas rester là,
02:10parce qu'il y a un tournage qui se tourne, qui se fait.
02:13Ce que je comprends, donc je prends un peu la tangente
02:15et je pars dans une autre direction, toujours à la recherche de cet abri.
02:18Et là, le bon Dieu qui voulait sûrement que le cinéma s'intéresse à moi
02:25fait tomber vraiment une grosse averse.
02:27Et là, je pense que je fais carrément limite pitié au monsieur de la sécurité
02:31qui m'avait renvoyé aller chercher mon abri autre part.
02:35Et il m'appelle, il me dit, non, non, mais tu peux revenir.
02:38Écoute, c'est vrai qu'il pleut quand même pas mal.
02:40Mets-toi là et ne bouge pas.
02:42Et il m'a mis devant le combo.
02:44C'est-à-dire, le combo, c'est vraiment l'écran devant le réalisateur.
02:47Et moi, qui suis très, très, très curieux, je ne tiens pas en place.
02:52Alors, je n'arrêtais pas de demander, de poser des questions.
02:54Pourquoi ça ? Pourquoi ça ?
02:55Jusqu'à un moment donné, un monsieur me dit, mais qui tu es ?
02:58Qu'est-ce que tu fais là ?
02:59Je lui ai dit que j'attendais juste que la pluie s'arrête pour reprendre mon chemin.
03:03Et il s'avère que ce monsieur était agent, Stéphane Lefebvre.
03:06C'était mon premier agent.
03:07Et il me dit qu'il aime bien mon énergie.
03:10Et qu'il y a un casting mercredi.
03:13Est-ce que j'étais chaud pour me lancer dedans et aller à ce casting ?
03:18Alors, moi, je ne savais pas du tout ce que c'était qu'un casting.
03:21J'ai naturellement accepté, vu que j'accepte tout à partir du moment où ça me plaît
03:25et ça m'envoie à quelque chose de positif.
03:30Et ça a été ce casting.
03:31Ça a été mes copines.
03:32Et qu'est-ce qu'on vous a fait faire dans ce casting ?
03:35Un casting assez traditionnel.
03:38Moi, comme il m'avait prévenu mon agent, Stéphane,
03:41qui à l'époque n'était pas encore mon agent,
03:42mais lors de cette première rencontre,
03:45il m'a dit, écoute, apprends ton texte par cœur,
03:48sois à l'heure.
03:49Et puis, c'est ça, en fait.
03:51C'est ça, être acteur.
03:53Il se trouve que mes copines, c'était une chronique d'adolescentes.
03:55Quatre copines qui rêvent de remporter un défi de danse,
03:59une compétition de hip-hop inter-école.
04:01Le hip-hop, d'ailleurs, qui est né dans le Bronx, dans les X-X-X-10,
04:05et qu'on a découvert en France, je ne sais pas si vous vous en souvenez,
04:07par une émission de télévision de Sydney.
04:10Avant, on ne le connaissait pas.
04:11Et puis, la réalisatrice Sylvie Aimé, c'était son premier film.
04:15Elle a fait des documentaires.
04:17Elle a tourné depuis des Meurtres A et 73 épisodes de Sous le Soleil.
04:21D'accord, je ne savais pas.
04:23Voilà, elle a fait tout ça.
04:23Et vous avez débuté ce jour-là avec une autre actrice dont vous allez reconnaître la voix.
04:29Ce matin, je me suis réveillée avec une sensation très étrange,
04:32où je me demandais...
04:34Car vous avez débuté en l'instant, c'est assez doux.
04:36C'est ça, c'est ça.
04:37Ça a été à elle aussi son premier film.
04:39Moi aussi.
04:42Euh...
04:43C'est, voilà, c'est un départ en même temps.
04:47On a joué dans ce premier film ensemble.
04:53Voilà, moi, ça a été un peu, ce film-là, ça a été un peu une révélation pour moi.
04:58Parce que moi, qui suis un peu aussi issu du hip-hop, j'ai fait pas mal de musique étant
05:02plus jeune, avant le cinéma.
05:04Et le milieu du hip-hop, c'est assez particulier.
05:07C'est très underground.
05:09Tout se passe en dessous.
05:10Et il n'y a pas tellement forcément de reconnaissance sur des...
05:14Enfin, il faut vraiment être quelqu'un d'important pour qu'on puisse avoir cette reconnaissance-là.
05:19Et ce que j'ai aimé dans le cinéma, c'était l'intérêt qu'on pouvait me porter alors que
05:23j'avais un tout petit rôle.
05:24J'étais pratiquement personne.
05:25Et on m'avait réservé une première classe dans le train.
05:31Je trouvais ça incroyable.
05:32J'ai dit, non mais c'est incroyable, c'est la première classe.
05:34Mais je suis qui, moi, pour aller en première classe ?
05:36Je me rappelle, quand j'arrive à l'hôtel et que je vois un superbe hôtel, je me dis, attends,
05:40mais je suis qui, moi, pour qu'on me ramène dans un superbe hôtel comme ça ?
05:42Et j'ai adoré cette considération, ce truc.
05:45J'ai aimé ça, ouais.
05:47Alors, il se trouve qu'en plus, Léa Cédoux, elle a fait le casting aussi.
05:49Elle a dansé sur le casting.
05:51Je ne sais pas si vous le savez, c'est sur des musiques de Michael Jackson.
05:53D'accord, je ne savais pas.
05:54Et c'est comme ça qu'elle a été choisie.
05:55En plus, elle s'appelle Cédoux, donc la famille Pathé.
05:58Pathé est le producteur et personne n'a fait le rapprochement à l'époque avec Léa et son nom.
06:02C'est ça.
06:02Elle a été engagée comme ça, anonymement ?
06:04Je pense que même pour elle, je pense que dans des profils comme Léa, c'était de montrer que c
06:13'est par elle-même qu'elle est arrivée là où elle est aujourd'hui.
06:16C'est aussi ça, il n'y a pas forcément de lien à mettre avec sa famille et ce film
06:22-là.
06:22Voilà, je pense qu'elle a...
06:24Alors, Soufiane Guirab, vous êtes née à Ronis-sous-Bois, dans une famille très modeste.
06:28Je crois que votre mère était femme de ménage et votre père électricien.
06:31C'est ça.
06:31Rien ne vous destinait au cinéma ?
06:32Absolument rien.
06:34Et en même temps, je crois que l'origine de la famille, c'est le Maroc, c'est l'Oasis
06:38de Figig.
06:39C'est ça.
06:39Qui est, je crois, à 900 mètres d'altitude.
06:41Il fait très chaud l'été et très froid l'hiver.
06:43Alors, moi, je suis marocain d'origine du côté de mon père et je suis du côté de ma mère
06:48allemand-italien.
06:50Oui, c'est un beau mélange.
06:51Voilà, c'est un sacré cocktail.
06:55Du coup, du côté de mon père, on est issu de Figig.
06:58C'est une oasis en plein milieu du désert à la frontière algérienne.
07:02C'est un endroit très particulier.
07:04C'est des palmerets, en fait, des oasis en plein milieu du désert.
07:09Donc, c'est là-bas que j'ai passé pas mal d'été de vacances.
07:11Je crois que cette oasis est réputée pour la confection artisanale de tapis fait à la main et de burnoux
07:17en laine.
07:18Pas que, pas que.
07:19C'est une région qui est très connue aussi pour tout ce qui est de traitement pour la peau.
07:26Il y a un genre de thérapie qui se fait là-bas par rapport à des problèmes, même, je crois,
07:32d'articulation.
07:34C'est une région qui est assez connue pour ça, pour ses dates aussi.
07:38Vu que c'est énormément de palmerets, elle est connue aussi pour sa récolte de dates.
07:43Et c'était un peu ça, même le job un peu de mon grand-père.
07:47Il s'occupait d'un grand jardin de palmerets en plein milieu du désert.
07:51Et c'était ça.
07:52Du coup, j'ai grandi là-dedans.
07:55Il vous a offert un jour ce qu'il pensait être un cheval de trait.
07:58C'est ça.
07:59Et c'était pas un cheval de trait.
08:00C'est comme ça qu'a commencé mon histoire avec les chevaux ou avec plus ou moins un cheval.
08:07Une jument, Melbouha, la championne.
08:10C'est ce nom qu'on lui avait donné.
08:12Oui, alors à la base, c'est mon oncle qui veut un peu se faciliter le travail,
08:17se faciliter la tâche sur son agriculture
08:20et qui décide d'acheter un cheval de traîneau, justement, pour tirer la terre.
08:24Et le jour J, où il fallait que le cheval tire la terre,
08:27il se rend compte que le cheval ne bouge pas.
08:29Le cheval ne veut pas.
08:30Du coup, au départ, il croit que c'est un cheval un peu fainéant et un peu énervé.
08:35Mais un spécialiste lui dit que pas du tout.
08:36C'est pas un cheval fainéant, c'est juste un cheval de course.
08:39Et qu'il ne fallait pas prendre un cheval de course pour tirer sa terre.
08:41Il fallait prendre un cheval de traîneau.
08:43Du coup, lui prend un peu le seum et il nous confie ce cheval en disant
08:48écoutez, j'en veux plus de ce cheval.
08:50De toute façon, il ne sert à rien.
08:52Occupez-vous de lui.
08:52Et du coup, on était moi, mon frère et mes cousins à s'occuper de cette jument
08:57qui était toute jeune au départ.
08:59Et c'est comme ça que je me suis énormément rapproché d'elle.
09:02Et puis en même temps, votre vie n'a pas démarré au galop
09:04puisque vous avez commencé par chercher votre voix.
09:07Vous faisiez des inventions avec votre père.
09:08Je crois que vous fabriquez des voitures télécommandées avec du carton.
09:11C'est ça, exactement.
09:13J'avais depuis tout petit, je pense, cet esprit assez créatif.
09:16Et j'ai eu la chance d'avoir un père formidable, d'avoir un père extraordinaire
09:20qui était toujours à l'écoute de ce qu'on voulait, de ce qu'on aimait faire.
09:24Et par sa profession d'électricien, lui, il s'occupait de tout ce qui était...
09:28Moi, je prenais des boîtes de chaussures, les boîtes de chaussures de la rentrée scolaire
09:32que normalement on jette à la poubelle.
09:34Moi, je les prenais et je confectionnais des voitures.
09:38De là, partait une carrosserie de voitures que j'essayais de mettre comme je pouvais.
09:46Et mon père s'occupait de tout ce qui était la partie électronique.
09:49Parce qu'à la fin, c'était vraiment une petite voiture qui roulait avec des phares, avec tout ça.
09:53Donc c'était de la créativité plus ingénieuse qu'artistique.
09:57Mais voilà, ça a été des moments incroyables.
09:59Je pense que ça a dû contribuer aussi à ce développement de mon imaginaire et de tout.
10:04Oui, et la créativité aussi, ça a vraiment débuté.
10:07Quant à 15 ans, on vous montre un logiciel de musique.
10:09C'est ça.
10:10Vous ne faisiez pas du tout de musique, vous ne faisiez rien.
10:13Non, je ne faisais absolument rien.
10:14C'est vers les 14 ans, 15 ans.
10:18Ça bouillonne dans ma tête.
10:19Il y a trop d'idées, il y a trop de choses.
10:20Il faut que ça sorte.
10:22Alors, ça sort par quel moyen ?
10:24Je n'en ai aucune idée, je ne sais pas.
10:26Comment on sort ce qu'on a dans la tête, je ne sais pas.
10:28Et un jour, avec un ami à moi, on visite un ami à nous dans le 95.
10:33Et je me rappelle, il se met devant un ordinateur et il compose des trucs.
10:38Et là, il sort à la fin le CD et il me dit, tiens, regarde, c'est ce qu'on
10:41a fait aujourd'hui.
10:42Et là, j'ai vu, j'avais sur un support tout ce qui était sorti de nos têtes.
10:47J'ai dit, mais c'est fabuleux la musique en fait, ce moyen de travailler là.
10:50Du coup, je lui ai demandé s'il pouvait me passer ce logiciel que j'ai moi-même installé sur
10:56mon ordinateur.
10:56Et c'est de là que j'ai commencé à apprendre la musique, par ce logiciel-là.
10:59Parce qu'au départ, au-delà d'aimer la musique, je pense que c'était un moyen pour moi vraiment
11:04de pouvoir extérioriser ce qu'il y avait un peu dans ma tête.
11:07Ça aurait pu être la peinture, ça aurait pu être la sculpture, ça aurait pu être tout finalement qui est
11:12assez facile d'accès.
11:14La musique, c'était très simple.
11:16C'était un logiciel, avec un logiciel, on peut composer des musiques.
11:18De cette musique-là, on peut la mettre sur un CD ou sur un MP3 à l'époque, à mon
11:23époque, à moi.
11:23Et on pouvait, en partant à l'école, écouter un peu ce qu'on avait nous créé.
11:27Et ça, je trouvais ça extraordinaire de pouvoir réécouter ce qui était sorti de ma propre tête.
11:33Et ensuite, après la musique, il y a eu autre chose.
11:35Et on va l'évoquer à travers la date du 16 mars 2011.
11:39A tout de suite sur Sud Radio avec Soufiane Guérabbe.
11:42Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:45Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Soufiane Guérabbe.
11:48On évoque votre parcours tout à fait atypique.
11:51On parlera de Lupin, puisque la nouvelle série, la saison 4, débute sur Netflix.
11:55Et là encore, c'est votre retour en tant qu'inspecteur.
11:58Et j'ai trouvé une date qui correspond à votre parcours, à une nouveauté dans votre parcours.
12:03Le 16 mars 2011.
12:05C'est ce jour-là que, sur France 2, démarre une série télé qui a encore fait grandir votre nom.
12:10L'homme s'appelle Henri Parateto, colonel Parateto.
12:14Vous ne pouvez pas vous gourer, il a une tête de macaque.
12:16Les Beaux Mecs.
12:17Une série en 8 épisodes de 52 minutes, dont le titre laisserait à penser au départ qu'on est dans
12:22l'univers des mannequins ou de la drague.
12:24Ce n'est pas du tout ça.
12:24Non, c'est Les Beaux Mecs, c'était le nom qu'on donnait aux gangsters d'une certaine époque.
12:29Voilà.
12:30Il se trouve que cette histoire, c'est 50 ans de la vie de Tony Rucas, Tony le Dingue.
12:35Un truand très particulier, un truand à l'ancienne, dont on découvre le parcours.
12:39C'est ça.
12:39Et ce qui est incroyable dans cette histoire, elle est folle, parce que je me rappelle du casting de ce
12:48projet,
12:48qui a été un projet vraiment très très important pour moi, et même dans les dates un peu phares de
12:54mon parcours.
12:55Au départ, on vous appelle pour le casting pour jouer Kens, qui est une petite frappe des cités qui s
13:02'évade.
13:02C'est ça.
13:03Et au tout départ, j'ai mon agent qui m'appelle et qui me dit, écoute Sofiane, il y a
13:09un assez gros casting qui s'est ouvert un peu plus.
13:12Ils n'arrivent pas à trouver un des personnages principaux de ce projet-là, qui est un super projet.
13:18Est-ce que ça tenterait de le faire ?
13:21Moi, ce jour-là, le jour où il m'annonce ça, je viens d'apprendre que je suis pris pour
13:25un film au Sénégal,
13:26et les dates de ce film au Sénégal sont les mêmes que les dates qui sont censées démarrer cette série.
13:34Du coup, moi, je dis à mon agent, je lui dis, mais écoute, justement, j'allais t'appeler,
13:38parce qu'on vient de m'annoncer que je suis pris pour le film au Sénégal.
13:42Il me dit, ah bah super, écoute, il n'y a pas de problème, on zappe ce casting de cette
13:45série,
13:46mais va quand même rencontrer la directrice de casting, parce que dans ce milieu, tu sais, c'est beaucoup de
13:50réseaux,
13:50il faut qu'elle te voit, et pourquoi pas, un jour, elle te rappellera.
13:53Donc moi, je vais à ce casting-là, les mains dans les poches, voilà, juste pour rencontrer ces directrices de
13:59casting.
14:00Du coup, quand j'arrive, je tombe sur Constance, super directrice de casting à qui je, voilà,
14:05et que je me rappellerai toute ma vie, elle m'accueille, donc elle ne me connaît pas,
14:09c'est la première fois qu'on se rencontre, elle me dit, écoute, super, ok,
14:12tu vas te mettre derrière la caméra et on va commencer le casting.
14:15Alors là, je lui explique gentiment, je lui dis que non, pas du tout,
14:17parce que moi, en fait, si je suis venu ici, c'est juste pour faire connaissance avec vous,
14:20par les conseils de mon agent, parce que je ne peux pas la faire, la série.
14:24Et là, elle me dit, mais alors, écoute, c'est simple, tu ne partiras pas d'ici sans images de
14:28toi.
14:29On veut à tout prix avoir des images de toi.
14:31Vous êtes surpris ?
14:32Je suis surpris, non, mais en plus de ça, je ne peux pas le faire,
14:34parce que je viens d'être pris pour un film au Sénégal.
14:36Du coup, je lui dis, ok, très bien, je fais quoi ? Alors, tu veux quoi comme image de moi
14:38?
14:38Elle me dit, bah, fais le texte.
14:39Je lui dis, mais je n'ai même pas appris le texte.
14:41Je suis vraiment venu ici pour vous rencontrer, voilà, qu'on fasse connaissance.
14:45Elle me dit, non, mais c'est incroyable.
14:46Bon, alors, écoute, mets-toi derrière la caméra et dis ce que tu veux.
14:49Donc, je me mets devant la caméra, c'est passé cette audition,
14:52et je leur explique naturellement, devant la caméra,
14:54que je ne peux pas participer à ce projet,
14:56que j'ai un projet au Sénégal en plein hiver,
14:59qui fait 30 degrés au Sénégal,
15:01et que pour rien au monde, je lasserai ce projet de film au Sénégal.
15:07Et à ce moment-là, pendant que je raconte un peu ma vie devant la caméra,
15:10il y a Gilles Bagné, le réalisateur,
15:11qui sort d'une pièce et qui dit, mais c'est qui ce gars-là ?
15:14C'est lui mon personnage.
15:16C'est ça qui est incroyable.
15:17Du coup, je regarde Gilles et je lui explique aussi,
15:19je lui dis, mais ce n'est pas possible.
15:21Parce que moi, je pars sur un film au Sénégal.
15:23Il me dit, attends, alors, patiente un peu.
15:25Tu as signé encore avec ce film au Sénégal ?
15:26Je dis, non, il me dit, écoute, patiente un peu,
15:28on va essayer de faire quelque chose.
15:30Du coup, il me demande de repasser le mercredi
15:32avec mes textes appris, pour le coup.
15:34Comme ça, ils peuvent envoyer ça à la chaîne.
15:36Du coup, je repasse le mercredi,
15:38je fais ma réelle audition,
15:40et là, il confirme, il dit, mais c'est bon, c'est lui,
15:43il n'y a pas de doute, on envoie ça à la chaîne.
15:45Écoute, fais patienter ton film au Sénégal.
15:47Ma série, elle est bien meilleure que ça.
15:49C'est une superbe série qu'on va faire.
15:51Du coup, ils vont à la chaîne.
15:53La chaîne leur dit,
15:54aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, on ne le connaît pas.
15:56Ce petit jeune, il a l'air hyperactif.
15:59On ne sait pas si on pourra partir avec lui
16:01durant tous ces mois de tournage.
16:038 épisodes.
16:048 épisodes, avec Simon Abkarian et tout,
16:06ça va être un peu chaud.
16:07Donc, France Télé, 10 ans au départ.
16:10Du coup, Gilles Bagné m'appelle et me dit,
16:11écoute, Soufiane, pars au Sénégal, je suis désolé,
16:14France Télé a quelqu'un de plus expérimenté que toi.
16:19Oui, mais il faut un nom.
16:20Il faut un nom.
16:20Quelqu'un, en tout cas, de plus expérimenté,
16:22parce que je n'avais pas fait grand-chose à cette époque-là.
16:23Du coup, moi, je pars au Sénégal.
16:24Et quand je suis au Sénégal,
16:25là, ça fait maintenant un mois que je tourne au Sénégal,
16:26je reçois un coup de fil de France Télévisions
16:28qui me dit, oui, M. Guérard,
16:30alors est-ce que vous pouvez nous donner une date
16:31pour qu'on vous envoie les scénarios ?
16:33Alors là, je leur explique, je leur dis,
16:34mais non, les gars, vous avez dû vous tromper
16:35parce que ce n'est pas moi qui ai été pris pour ce film.
16:37Moi, je suis au Sénégal.
16:38Ah si, si, M. Guérard, c'est bien vous.
16:40Oui, c'est bien vous qui avez été pris pour le...
16:42Je dis, mais attendez, parce que c'est bizarre,
16:43parce que le tournage est censé commencer dans 5 jours.
16:46Et moi, dans 5 jours, je suis toujours au Sénégal.
16:48Ah mais M. Guérard, vous n'êtes pas au courant ?
16:50Quoi ?
16:51Mais on a décalé le tournage de 3 semaines,
16:52tout le monde vous attend.
16:53J'ai dit, quand même, c'est incroyable.
16:55Et c'est à ce moment-là que j'ai appris,
16:57enfin, ça m'a mis une leçon dans ma vie,
16:58que quand quelque chose doit vous tomber dessus,
17:03vous pouvez être à 5000 kilomètres
17:05de l'adresse à laquelle la décision se prend,
17:08et bien, ça sera pour vous, finalement.
17:10Les choses, elles sont là, elles vous attendent,
17:12et ça ne sert à rien de se débattre,
17:14à croire qu'il faut se battre pour obtenir un rôle.
17:20Se battre pour obtenir un rôle.
17:21Il arrive tout seul.
17:22Il arrive tout seul.
17:23Finalement, il faut se battre pour soi,
17:24il faut se battre pour son énergie à soi,
17:26son énergie positive,
17:27et quand les choses doivent nous arriver,
17:29elles vont nous arriver.
17:29Et c'est comme ça que j'ai pris un peu le métier
17:31durant tout ce temps-là,
17:34c'est comme ça que j'ai pris les choses.
17:35Je ne me suis jamais pris la tête sur un rôle
17:37en me disant, il me le faut à tout prix,
17:39ou bien, celui-là, je ne l'aurais pas.
17:40Je fais confiance au destin,
17:42un peu comme cette histoire des beaux mecs.
17:44Vous apprenez ça, vous êtes surpris.
17:46Personne ne vous avait prévenu.
17:48C'est ça, et en plus,
17:50je me rappelle de cette première rencontre
17:52avec Simon Abcariant,
17:53parce que j'arrive et Simon Abcariant
17:54ne me connaît absolument pas.
17:54On lui a juste dit,
17:56il y a le jeune, on l'attend,
17:57il est au Sénégal,
17:58il doit arriver dans un truc,
17:59on a tout décalé trois semaines.
18:00Et même Simon Abcariant me dit,
18:01mais attends, c'est incroyable
18:02d'avoir réussi à faire décaler
18:04un tournage de trois semaines.
18:05Et bien, en fait, finalement,
18:06c'est Gilles Bagné.
18:07Gilles Bagné qui s'était battu
18:08pour que ce soit moi qui le fasse.
18:09Il avait vu sûrement en moi son personnage
18:11et je lui en remercie,
18:12je lui en dois beaucoup.
18:13Alors, il se trouve que Simon Abcariant,
18:15c'est celui qui joue De Gaulle
18:17dans la bataille de De Gaulle,
18:19ce qui est extraordinaire.
18:20Je ne sais pas si vous avez vu les films.
18:22Simon, pour moi,
18:23c'est vraiment,
18:24si ce n'est,
18:26il fait partie du sommet
18:28des acteurs français.
18:29C'est vraiment un acteur extraordinaire,
18:31autant dans son travail
18:33que humainement parlant.
18:35Humainement parlant,
18:36Simon Abcariant,
18:36c'est un peu avec lui
18:37que j'ai fait mes premiers kata
18:40au cinéma.
18:41On a passé six mois
18:42de tournage ensemble
18:43dans les beaux mecs.
18:43C'était extraordinaire.
18:45Ça m'a servi,
18:45mais pour toute ma vie
18:46parce que justement,
18:47tourner six mois
18:48avec Simon Abcariant à ses côtés,
18:50je pense que c'est
18:52une très belle école.
18:53Oui, en plus,
18:54moi, je me suis un peu renseigné
18:55pour le De Gaulle.
18:56Il y avait des heures de maquillage,
18:57je ne sais pas si vous le savez.
18:59Les oreilles,
18:59il fallait agrandir
19:00et décoller
19:01à l'aide de prothèses.
19:02Pour le visage et le front,
19:03il fallait faire un rasage
19:04partiel du front
19:05tous les matins,
19:06un maquillage des paupières,
19:08il fallait modifier le regard,
19:10il fallait épiler
19:11et teindre les sourcils
19:12ainsi que des retouches
19:14sur les racines des cheveux
19:15tous les matins.
19:16C'est incroyable.
19:16Non mais c'est...
19:17Enfin,
19:19Simon,
19:19je pense que même sans le maquillage,
19:21il aurait pu le faire.
19:21C'est tellement un acteur incroyable,
19:23c'est tellement un acteur fabuleux
19:25que je pense que rien n'est impossible
19:28pour lui.
19:29C'est incroyable.
19:30Et là,
19:30le voir dans De Gaulle
19:31avec cette crédibilité-là,
19:33on a vraiment l'impression
19:33d'avoir De Gaulle en face de nous.
19:36Mais ça lui va bien.
19:38Alors,
19:38il se trouve qu'en plus,
19:39ce que vous n'avez pas compris peut-être
19:40juste avant le tournage
19:41de cette série
19:42Les Beaux Mecs,
19:43c'est que France Télévisions
19:44était un changement.
19:45Vous voulez un peu s'inspirer
19:48des films de canal
19:50comme Engrenage,
19:51comme la série d'espionnage
19:54Le Bureau des Légendes
19:55et vous voulez un nouveau tournant.
19:56Donc ce film était important,
19:57il ne fallait pas se tromper.
19:58Et finalement,
19:59vous êtes devenu un enjeu.
20:00C'est ça.
20:01On l'entendait beaucoup
20:02dans les coulisses,
20:03on l'entendait beaucoup ça
20:03parce que voilà,
20:04quand Les Beaux Mecs sortent,
20:05c'est vrai que c'est assez violent
20:07pour France Télévisions
20:08qui n'a pas du tout l'habitude
20:09de sortir ce genre de projet-là.
20:11On a plus l'habitude
20:12de voir ces projets-là
20:13sur Canal
20:14que sur Canal+.
20:14D'ailleurs,
20:15qu'en plus de ça,
20:16pour le coup,
20:17quand il y a le casting
20:18qui est fait,
20:19toutes les têtes
20:20des Beaux Mecs
20:21sont des figures
20:22qu'on a déjà découvertes
20:23dans Canal,
20:23que ce soit Pigalle la nuit
20:24avec Simon Abkarian,
20:25que ce soit plein de projets
20:26comme ça.
20:27Donc,
20:27on a vraiment l'impression
20:27d'avoir une série Canal
20:29sur le service public
20:30et c'était ça un peu l'enjeu.
20:31C'était est-ce que
20:32le service public
20:33est prêt justement
20:33à accueillir une série
20:35qui en envoie quand même ?
20:37Et finalement,
20:38ils ont été super contents.
20:39Ils ont adoré ce...
20:41Et ça a changé votre vie
20:42en plus,
20:42ce tournage.
20:43Ça a changé ma vie,
20:44ouais.
20:45Non,
20:46pas forcément pas
20:46à ce moment-là
20:47parce que moi,
20:47après ça,
20:48j'arrête tout.
20:49Après ça,
20:50j'arrête tout.
20:52J'arrête le cinéma
20:53pendant 4-5 ans.
20:54Est-ce que vous ne vouliez plus ?
20:56Alors,
20:56ce qui est marrant,
20:58c'est qu'à ce moment-là,
20:59je suis à un moment
21:00dans ma vie
21:01où là,
21:01je pense que je suis
21:02à la place
21:02où j'avais toujours
21:03voulu être.
21:04Voilà,
21:05j'ai un des premiers rôles
21:08dans une série
21:08qui est affichée
21:09partout dans Paris,
21:10il y a ma tête
21:11partout dans Paris.
21:12Je suis invité
21:13chez Drucker.
21:15Drucker me parle
21:16comme si on se connaissait
21:17depuis des années,
21:18à la limite à me dire
21:19tiens mon numéro,
21:20si t'as besoin
21:20de quoi que ce soit,
21:21tu m'appelles.
21:22Là,
21:22je suis au...
21:23Voilà,
21:23je suis à la place
21:24où j'avais envie d'être
21:24depuis que je suis jeune.
21:25La place
21:26que j'avais peut-être aussi...
21:27que je m'étais imaginé.
21:29Et bizarrement,
21:30dans ma vie,
21:30je ne me sens pas forcément
21:32aussi épanoui que ça.
21:33Je me dis,
21:34bah attends,
21:34c'est bizarre.
21:35Et je suis quelqu'un
21:35qui fait très très attention
21:37à ce que je ressens,
21:38aux choses que je ressens.
21:40Et à ce moment-là,
21:41il y a la naissance
21:42de mon fils aussi
21:42qui arrive à cette même période.
21:45Et je suis vraiment
21:46dans un bad mood.
21:47Je ne suis pas bien.
21:48malgré que,
21:49voilà,
21:50j'ai cette série
21:50à la fiche,
21:51j'ai tout,
21:51j'ai de l'argent,
21:52j'ai tout ce qu'il faut,
21:53mais je ne suis pas bien.
21:55Du coup,
21:55je me dis
21:56que ce n'est pas ma place,
21:58que je n'ai rien
21:59à faire ici finalement.
22:00Du coup,
22:00j'arrête tout.
22:01J'arrête tout,
22:01j'en parle à mon agent,
22:02mon agent me dit
22:03mais non,
22:03mais ce n'est pas maintenant
22:04qu'il faut arrêter,
22:04Sophie Anne.
22:05Surtout pas maintenant,
22:06c'est là que tout commence.
22:07Je dis mais non,
22:08mais moi,
22:08voilà,
22:08non,
22:09c'est là que je ressens
22:11les choses moi.
22:12C'est pour ça
22:13que je ne vais que là
22:13où je me sens bien
22:14et j'évite surtout
22:15d'aller là où je ne me sens pas bien
22:17et à ce moment-là,
22:18je me rappelle
22:18que je ne me sens pas bien.
22:19Du coup,
22:20je me dis écoute,
22:20tu as de l'argent,
22:21voilà,
22:22tu as un petit garçon,
22:23tu vas profiter de ce temps-là
22:25libre pour t'occuper
22:26de ton enfant.
22:27Du coup,
22:29je décide de tout abandonner,
22:30d'abandonner le cinéma,
22:31de ne plus faire de casting,
22:31de ne plus rien
22:32et de me consacrer un peu
22:33plus à ma vie de papa.
22:36Mais je suis tout jeune,
22:37j'ai 22 ans,
22:39à peu près,
22:39tu vois,
22:41et j'arrête tout
22:42pendant 4-5 ans.
22:44Voilà,
22:444-5 ans,
22:46voilà,
22:46je m'éloigne
22:48de ce milieu-là
22:50et il y a
22:51grand corps malade.
22:52Et justement,
22:53on va en reparler
22:53parce que c'est ma date suivante,
22:55le 1er mars 2017.
22:57A tout de suite
22:57sur Sud Radio
22:58avec Soufiane Guérab.
23:00Sud Radio,
23:01les clés d'une vie,
23:02Jacques Pessis.
23:03Sud Radio,
23:03les clés d'une vie,
23:04mon invité Soufiane Guérab,
23:05nous parlerons tout à l'heure
23:06de Lupin
23:06et puis de vos autres activités
23:08et de vos autres projets
23:09et puis vous avez
23:10un parcours totalement atypique,
23:11vous l'avez démontré
23:12avec première période
23:14qui s'est terminée
23:16après le tournage
23:17des Beaux Mecs
23:18et puis 1er mars 2017,
23:21sortie d'un film
23:22dont le générique
23:23vous dira quelque chose.
23:25Avec une enclume
23:25sur le dos
23:26et les pieds liés
23:27et le vent de face,
23:27c'est déjà plus dur
23:28d'aimer la vie
23:29de faire des sourires
23:29dans la glace.
23:30On a perdu la première manche
23:31mais le même joueur rejoue.
23:33Espoir adapté,
23:33Grand Corps Malade,
23:34la chanson du film
23:35Patient
23:36qui raconte finalement
23:38l'histoire
23:38de Grand Corps Malade
23:39de Fabien
23:40après son accident
23:41dans une piscine.
23:42C'est ça.
23:43Et là encore,
23:44vous n'étiez plus
23:44dans le cinéma
23:45et vous acceptez
23:46de passer un casting.
23:47Oui.
23:47Comment c'est ça ?
23:49Je m'étais éloigné
23:50je m'étais éloigné
23:51des auditions
23:52de tout ce milieu-là
23:55et mon agent m'appelle
23:56et me dit
23:57écoute,
23:57là il y a un projet.
23:58Il est vraiment sympa.
23:59Alors,
23:59il me connaît,
24:00il sait comment je suis
24:02dans le fond.
24:03Je suis quelqu'un
24:03qui est très humain,
24:04qui est très porté sur ça.
24:05C'est très important pour moi
24:08et il connaissait mes raisons
24:09pourquoi je m'étais
24:09un peu éloigné
24:10de ce milieu aussi.
24:11Et il me dit
24:12écoute,
24:12il y a un super projet.
24:14Le sujet est génial.
24:15C'est sur l'histoire
24:16de Grand Corps Malade,
24:17sur son accident,
24:18sur tout ça.
24:18Et moi,
24:18il faut savoir
24:19que j'avais un ami à moi
24:19qui était en fauteuil roulant
24:21à cette époque-là.
24:23Et il me dit
24:23c'est pour jouer
24:24un paraplégique.
24:26Et instantanément,
24:28par le fait
24:28qu'il me parle
24:29de Grand Corps Malade,
24:30qu'il me dit
24:31que c'est pour jouer
24:32un paraplégique,
24:33que le film raconte
24:34un peu,
24:35raconte vraiment
24:36quelque chose
24:36de réel,
24:38je me suis dit
24:38allez,
24:39pourquoi pas ?
24:39Là,
24:40c'est plus que du cinéma,
24:41on est dans quelque chose
24:41de plus profond,
24:43plus lourd.
24:44Mais vous n'avez
24:44vous n'avez rien
24:45depuis cinq ans ?
24:46Absolument rien.
24:47J'avais quitté,
24:48j'avais quitté
24:50des métiers
24:52à droite,
24:52à gauche,
24:53gardien,
24:54tout quoi.
24:55Tous les métiers
24:55qui me passaient
24:56sous la main
24:56où je pouvais
24:59travailler
25:00tout en lisant,
25:01tout en écrivant
25:02parce que j'avais
25:02toujours cette passion-là.
25:03Attention,
25:04je ne me suis pas éloigné
25:05de mon côté créatif
25:06et de mon côté artistique,
25:07pas du tout,
25:07ça c'est inné,
25:08c'est en moi.
25:09Mais de ce milieu,
25:11je m'étais éloigné
25:12un peu plus de ça
25:12que de la créativité
25:14en elle-même.
25:15La créativité
25:15était toujours là.
25:16Donc j'avais réussi
25:17à avoir des petits postes
25:18gardiennes,
25:19de faire du gardiennage.
25:20Ce que je trouvais super,
25:20c'est que je pouvais écrire,
25:21lire en même temps
25:22que vous avez besoin
25:24d'une clé,
25:24tenez.
25:25Donc voilà,
25:25plein de petits métiers
25:26comme ça,
25:27de la manutention,
25:28j'ai fait plein de trucs,
25:29plein de jobs.
25:30Jusqu'à ce qu'ils m'appellent
25:31et qu'ils me disent
25:33écoute,
25:34il y a ce casting-là,
25:34est-ce que tu veux bien le faire ?
25:36J'y vais,
25:36voilà,
25:37je vais à ce casting-là
25:38sans prétention,
25:40voilà,
25:40j'y vais pas.
25:41Et là,
25:41ce jour-là,
25:42justement,
25:42il y a encore malade.
25:44C'est pas tout le temps
25:44qu'il y ait les réalisateurs
25:45qui soient là
25:46lors des castings.
25:47Et là,
25:47ils sont là,
25:48on passe le casting,
25:50on s'entend super bien,
25:51mais je sais pas,
25:51j'ai pas plus d'infos que ça,
25:53je pars.
25:53Il y avait son réalisateur,
25:54ce co-réalisateur qui était à Mehdi.
25:56C'est ça,
25:56Mehdi.
25:56Les deux étaient là.
25:58Et j'apprends,
26:00peut-être deux semaines après,
26:01que je suis pris pour ce film.
26:02Alors ce film n'avait au départ
26:03aucune prétention,
26:05il n'y avait aucune chaîne de télé
26:07qui voulait le produire.
26:09On se disait que raconter
26:11l'histoire de cinq tétraplégiques
26:13dans un huis clos
26:14avec des acteurs pas connus,
26:17c'est dur quand même
26:18à remplir des salles avec ça.
26:24ça a fait tout l'inverse.
26:25En fait,
26:25le film a fait un carton.
26:27Le film a fait un carton,
26:28je crois qu'il a fait
26:28un million cinq d'entrées,
26:31cinq nominations au César,
26:32le film a été très bien accueilli
26:34par la critique,
26:35c'était incroyable.
26:36On a remporté un tas,
26:38mais des tonnes de prix
26:40pour ce film-là
26:41de différents festivals.
26:42Et là,
26:43il y a une famille
26:43qui s'est créée finalement.
26:44Oui,
26:45parce que finalement,
26:45Mehdi,
26:46qui était danseur de hip-hop
26:48avant de tourner des clips
26:50pour Grand Corps Malade.
26:51Grand Corps Malade,
26:52vous connaissiez son slam,
26:53ses chansons ?
26:53Bien sûr,
26:55il était un peu connu
26:56dans toute la France,
26:57Grand Corps Malade.
26:58Après,
26:58je n'étais pas forcément
26:59un grand connaisseur
27:00de Grand Corps Malade,
27:00je ne connaissais pas
27:01ses textes par cœur.
27:02Mais c'est le jour
27:03où mon agent
27:05me parle de ce projet-là
27:06que je m'intéresse vraiment
27:07à Grand Corps Malade,
27:08que je vais un peu
27:09me documenter sur lui.
27:12Et là,
27:13j'adore le profil,
27:15ça me correspond totalement,
27:16c'est totalement en adéquation
27:18avec ce pour quoi
27:21je fais ce métier.
27:22Oui,
27:22avec cette écriture de slam.
27:24Je me suis un peu renseigné,
27:25le slam,
27:26je ne sais pas si vous le savez,
27:27Soufiane Guérabe,
27:28c'est né aux Etats-Unis.
27:31Un entrepreneur poète
27:32s'appelle Mark Smith
27:33va dans un bar de Chicago,
27:35le Green Mill,
27:36et il crée
27:37l'uptown poetry slam
27:38pour rendre la poésie vivante
27:40parce qu'il la trouve ennuyeuse.
27:41Et il fait un concours
27:42avec des gens
27:43qui écrivent leurs textes
27:44en trois minutes,
27:45aucun accessoire,
27:47aucun costume,
27:47on le décline comme ça.
27:48Et c'est comme ça
27:48que le slam est né.
27:49Je trouve ça fabuleux.
27:50C'est fabuleux.
27:51C'est magnifique.
27:51C'était l'antipoésie ennuyeuse
27:52de l'époque.
27:53Et puis finalement,
27:54non seulement vous vous trouvez
27:56dans ce film,
27:56mais on vous dit
27:57peut-être que tu t'habitues
27:58à un fauteuil roulant.
28:00Oui, c'est ça.
28:01Quand on me propose
28:01ce rôle,
28:04on me dit
28:05voilà,
28:05tu vas jouer
28:07un tétraplégique,
28:09paraplégique,
28:10il y avait le haut
28:11qui fonctionnait
28:12mais le bas
28:12qui ne marchait plus.
28:15Et là,
28:16c'est magnifique aussi
28:17pour moi
28:17parce que ça me sort
28:18aussi de tous les rôles
28:19que j'ai pu faire
28:20avant.
28:21On me mettait forcément
28:22des fois souvent
28:23dans ce gars
28:26un peu méchant
28:28qui est toujours
28:29un peu dans ce truc
28:30de cliché cité,
28:31un mec de banlieue,
28:32tout ça.
28:32Et là,
28:33pour la première fois...
28:33Oui, parce que c'était
28:33vos séries.
28:35Totalement.
28:35Et même parce qu'il y avait
28:36un truc aussi naturel
28:37qui se faisait.
28:38On m'appelait un peu
28:39pas que pour ça
28:41mais si,
28:41que pour ça.
28:42Finalement,
28:42on m'appelait que pour ça.
28:45Et quand on m'auditionne,
28:47quand j'apprends
28:48que je suis pris
28:48pour un rôle
28:49qui est totalement différent,
28:50je me dis là,
28:51là, il faut que j'envoie.
28:52Et ça passe par le fait
28:54d'être en total accord
28:58et en totale crédibilité
28:59dans mon personnage.
29:00Par le fait justement
29:01de pouvoir me servir
29:03et de faire corps
29:04avec mon fauteuil roulant
29:05que j'étais censé avoir
29:06depuis l'âge de 4 ans.
29:07Du coup, moi, pendant 3 semaines,
29:10je me baladais
29:10en fauteuil roulant.
29:12J'avais mon fauteuil roulant
29:13dans le quartier
29:14et je roulais avec.
29:16Et c'est comme ça,
29:17avant le tournage,
29:17les 3 semaines avant le tournage,
29:18il m'avait donné
29:19le fauteuil roulant
29:20avec lequel j'allais jouer
29:21que j'avais pris chez moi
29:23et que je me baladais
29:24dans le quartier
29:25en fauteuil roulant.
29:25Et les gens me disaient
29:27qu'est-ce qui t'est arrivé
29:27ce soir ?
29:28Non, je me suis cassé
29:29un peu la jambe.
29:30Ça va.
29:31Mais c'est vrai
29:32qu'il faut s'imprégner
29:32d'un personnage.
29:33Et ça, vous avez compris
29:34petit à petit
29:34en faisant ce métier,
29:35Sofiane Gourab.
29:36Alors, là, en fait,
29:39ce qui était important,
29:40c'était surtout
29:42dans la gestuelle.
29:44Je trouve que c'est aussi important
29:46que dans le jeu,
29:47c'était de pouvoir justement
29:49ne plus penser à mon fauteuil.
29:51Il fallait que je n'y pense plus
29:52à ce fauteuil.
29:53Il fallait que ce fauteuil
29:53fasse partie de moi
29:54comme on ne pense pas
29:55à ses jambes.
29:56On ne dit pas à sa jambe
29:57tiens, tu vas faire un pas en avant
29:58et à la gauche,
29:59tu vas faire un pas en arrière.
30:00Non, il faut que ça soit
30:02comme le prolongement
30:04de mon corps.
30:04Et pour ça,
30:05il fallait que, justement,
30:06il fallait que je reste
30:07longtemps dessus,
30:08il fallait que je me mette
30:09à la place de quelqu'un
30:10vraiment qui est en fauteuil roulant.
30:11Et c'est ce que j'ai fait
30:12pendant plusieurs semaines.
30:14Du coup,
30:15je suis arrivé sur le plateau,
30:17je faisais des tourbillons,
30:18des rouleurs,
30:20des tas de trucs
30:20avec mon fauteuil
30:21qui, dès le départ,
30:23on disait,
30:23ce gars-là,
30:24si, si, c'est crédible,
30:25il a été sur son fauteuil
30:26depuis petit.
30:28Et c'est tellement crédible
30:29que vous avez remporté
30:29un prix au Festival de Cabourg,
30:31le premier rendez-vous masculin.
30:33C'est ça,
30:34j'avais pris ce prix
30:35d'interprétation,
30:36j'ai eu cette chance-là,
30:38voilà,
30:40on m'avait aimé
30:42dans ce personnage-là
30:43et on m'avait récompensé
30:45à Cabourg, oui.
30:45Et ce Festival de Cabourg,
30:46au départ,
30:47ça s'appelait
30:47Les Journées Romantiques,
30:48c'est Gonzague Saint-Brieg
30:49qui était dans sa pleine période
30:51de nouveaux romantiques
30:52qu'il avait créés
30:52avec Patrick Poivre d'Arvor
30:54et Bernard-Henri Lévy
30:55et ça a récompensé
30:57au départ des films romantiques.
30:58Mais dans ce festival,
30:59il y a Audrey Toutou,
31:00Cécile de France,
31:01François Cluzet
31:01et quelques autres
31:02qui ont débuté,
31:03qui ont eu leur première récompense.
31:05Donc finalement,
31:05votre nom s'ajoute à la liste.
31:08Et à propos de festival,
31:09vous avez vous aussi
31:09créé votre festival
31:10qui s'appelait Tapis Bleu.
31:12C'est ça, Tapis Bleu.
31:13Moi, je m'étais fait une promesse,
31:14je m'étais toujours dit
31:16que le jour où j'ai la possibilité
31:18de pouvoir faire quelque chose
31:19pour la jeunesse,
31:20faire quelque chose
31:21pour les jeunes
31:22qui me ressemblent finalement,
31:25qui me font penser à moi
31:27quand j'étais plus jeune,
31:28je me suis dit que je le ferais.
31:29Et à partir du moment
31:30où j'ai eu cette opportunité-là,
31:31cette occasion-là
31:32où j'avais un petit réseau
31:33dans le cinéma,
31:33où je me suis dit
31:34ça serait pas mal
31:35de faire un festival Tapis Bleu,
31:36un festival qui soit
31:38l'inverse du tapis rouge.
31:41Nous, Tapis Bleu,
31:41c'était un pied de nez
31:43justement au tapis rouge.
31:44Pourquoi ?
31:44Parce que l'idée
31:46qu'on avait eue
31:46avec Sonia Cautard,
31:47la directrice du festival
31:50quand on a débuté,
31:51l'idée qu'on voulait,
31:52c'était justement
31:53de mettre à l'écran,
31:54on produisait une dizaine de films
31:55et la contrainte
31:57qu'on donnait aux réalisateurs,
31:58c'est de mettre à l'écran
31:59des jeunes qui n'avaient jamais
32:01été sur un écran,
32:02qui n'avaient jamais fait de cinéma.
32:04Et par contre,
32:04nous, c'était de remplir
32:05les gradins de gens connus.
32:08À l'inverse
32:08de ce qui se passe habituellement,
32:10habituellement,
32:11c'est des professionnels
32:11à l'écran
32:13et des inconnus
32:13qui les regardent.
32:14Eh bien nous,
32:15on a dit
32:15qu'en trois jours,
32:15on va faire l'inverse.
32:16On va faire que ce soit
32:19et pourquoi pas donner la chance
32:20à plein d'inconnus
32:21et c'est ce qui s'est passé d'ailleurs.
32:22On a fait ce festival
32:23pendant trois éditions.
32:24Après, il y a eu le Covid
32:24qui nous a coupé les jambes.
32:26Mais il y a énormément de jeunes
32:28qui ont appris le métier du cinéma.
32:29Il y en a qui ont intégré
32:33des agences
32:34en tant que comédiens.
32:35Donc ça a été vraiment
32:36une expérience magnifique
32:37pour tout le monde.
32:38Et ça a été,
32:39je pense que c'est important
32:41de penser à la transmission,
32:43au partage,
32:43une fois qu'on a l'occasion
32:45de le faire.
32:45Et le tapis rouge,
32:46je ne sais pas si vous le savez,
32:47il est né en 1922
32:49pour la sortie
32:49d'un film humain
32:50Robin Desboiles
32:50à Los Angeles.
32:52C'est la première fois
32:52qu'on mettait un tapis rouge.
32:53Et c'est devenu
32:54le symbole du glamour
32:55et des VIP
32:56à Hollywood et partout.
32:58C'était comme ça par hasard.
33:00Et vous avez fait le tapis bleu.
33:01Alors bien sûr,
33:02Grand Corps Malade
33:02était le parrain.
33:03Et Grand Corps Malade
33:04vous l'avez retrouvé ensuite
33:05dans un autre film.
33:09L'avis scolaire.
33:13L'avis scolaire.
33:14Et d'ailleurs,
33:14une petite anecdote pour ça,
33:16pour un tapis bleu,
33:17c'est que quand on fait
33:19ce festival-là,
33:22festival tapis bleu,
33:23donc Grand Corps Malade
33:23arrive en tant que parrain.
33:24Donc Grand Corps Malade,
33:25le Grand Corps Malade,
33:26le Grand Corps Malade,
33:28le Grand Grand Corps Malade,
33:30quand il arrive,
33:32donc c'est vraiment,
33:32Grand Corps,
33:33c'est vraiment la famille,
33:34c'est mon frère.
33:36Et donc quand il arrive,
33:37je lui dis,
33:37écoute,
33:37il y a ta loge qui est prête.
33:39Il me dit,
33:39comment ça ma loge ?
33:40Ah non, non, non,
33:40moi je reste à côté de toi.
33:41Je lui dis,
33:41non mais attends,
33:42moi je suis dans l'organisation,
33:43je cours un peu à droite à gauche.
33:43Il me dit,
33:44non mais moi je ne vais pas
33:44dans ma loge,
33:45trouve-moi un endroit.
33:47Et il me dit,
33:48ah non mais alors,
33:48tu sais ce que je vais faire ?
33:49Je vais distribuer les billets.
33:51Donc Grand Corps Malade
33:52s'est mis derrière
33:53le comptoir de billets
33:54et a commencé à distribuer
33:55les billets aux gens
33:56qui venaient au festival.
33:57Et on a eu même l'idée
33:58de se dire,
33:59à un moment donné,
34:00pourquoi pas,
34:01faire trois jours dans l'année.
34:02Donc on l'envoie là,
34:03on est chez vous,
34:04là je l'envoie,
34:05j'envoie là,
34:05parce que l'idée,
34:06elle avait beaucoup plu à l'époque.
34:08C'était durant trois jours
34:10dans l'année,
34:12en partenariat avec un cinéma,
34:14faire à ce que le client,
34:18quand il arrive au cinéma,
34:19il peut voir au poste de vendeur
34:21ou au poste de sécurité
34:22ou à n'importe quel poste,
34:24il peut voir en fait
34:24la personne qu'il est venu voir
34:25à l'écran.
34:26C'est une bonne idée.
34:26Voilà,
34:27c'est-à-dire que durant trois jours
34:28dans l'année,
34:29on prend des acteurs du cinéma
34:30et on les met à la place
34:33de professionnels,
34:33que ce soit à la billetterie,
34:35que ce soit derrière le petit restaurant
34:38à distribuer des bonbons,
34:40justement pour ce rapprochement-là.
34:42Et qui sait,
34:43comme ça se faisait après
34:45avec Grand Corps Malade,
34:45sur le ticket,
34:46les gens disaient
34:47tu peux me faire l'autographe ?
34:48Donc il y avait ce truc-là
34:50qui était incroyable,
34:51les gens prenaient leur ticket
34:52avec l'autographe
34:53de leur acteur,
34:54de leur artiste qu'ils aiment
34:56et je trouvais ça super.
34:58Et c'était ce qui devait arriver,
34:59c'était ce qui devait se passer
35:00normalement s'il n'y avait pas eu le Covid
35:01et que le festival aurait dû continuer.
35:03C'est ce qu'on voulait faire
35:04avec UGC.
35:05Je vous le referai un jour
35:05parce qu'en plus,
35:06ce message est passé.
35:07J'en reviens à la vie scolaire
35:08car là aussi,
35:09il s'est tourné en Seine-Saint-Denis
35:10et vous êtes un professeur de mathématiques,
35:12professeur principal.
35:13C'est ça,
35:14c'est ça.
35:14Alors après,
35:15le patient,
35:16on s'est beaucoup rapproché
35:17avec Grand Corps Malade,
35:18Mehdi Idir et toute l'équipe
35:20et ils m'ont écrit ce rôle.
35:22C'est-à-dire que là,
35:22pour la première fois,
35:24je participe à un projet
35:26sans avoir passé de casting.
35:28C'est-à-dire que dès le début,
35:29on pense à vous
35:29et on dit que c'est vous
35:30qui allez faire ce film.
35:31Alors là,
35:31c'est une pression supplémentaire.
35:33C'est une pression supplémentaire
35:34parce que quand on vous a validé
35:35sur un casting,
35:36vous vous dites,
35:36bon,
35:37ils m'ont validé,
35:38c'est leur problème.
35:39C'est de leur faute
35:40si ça ne marche pas.
35:41Mais quand on vous donne un rôle
35:43sans avoir passé de casting,
35:44la pression,
35:45elle est double.
35:46C'est-à-dire que là,
35:46vous n'avez pas le droit
35:46de vous tromper,
35:47vous n'avez pas le droit
35:48de les mettre...
35:50Voilà,
35:50vous devez tout faire
35:51pour vraiment les satisfaire
35:53et faire ce qu'ils avaient raison
35:54de te voir dans ce rôle.
35:55Donc ouais,
35:56c'est un rôle
35:56auquel je me concentre réellement,
35:59vraiment.
36:00Je travaille beaucoup
36:00pour ce rôle-là.
36:02Et la vie scolaire,
36:03c'est la vie scolaire.
36:04C'est un carton,
36:06c'est un film culte,
36:08c'est toute la jeunesse
36:09de 6 ans à...
36:12à pas d'âge,
36:13mais on prend la génération
36:14de 6 ans à 25 ans.
36:15Tout le monde connaît
36:16la vie scolaire,
36:17les répliques par cœur.
36:19Sur TikTok,
36:20ils ont pris des bouts
36:21de ce film-là,
36:22c'est devenu des scènes cultes
36:26que tous les jeunes
36:26connaissent par cœur.
36:29Et d'ailleurs,
36:29en plus,
36:30c'est marrant
36:30parce que la vie scolaire,
36:31pour le coup,
36:31on peut m'arrêter,
36:32un petit gamin de 6 ans
36:33peut m'arrêter
36:34comme un tonton de 60 ans.
36:37C'est vraiment...
36:37Ça a vraiment touché
36:39tout le monde.
36:40Et c'est incroyable.
36:42Incroyable parce qu'en plus de ça,
36:43quand on connaît
36:43mon parcours scolaire...
36:44Oui, justement,
36:46c'est du cinéma.
36:47Alors, autre date,
36:48le 23 octobre 2026,
36:49avec Lupin Le Retour.
36:51On en parle dans quelques instants
36:53sur Sud Radio
36:53avec Soufiane Guérable.
36:55Sud Radio,
36:56les clés d'une vie,
36:57Jacques Pessis.
36:58Les clés d'une vie,
36:59mon invité,
37:00Soufiane Guérable.
37:00On a évoqué
37:01votre parcours
37:02tout à fait insolite
37:03avec ses débuts
37:04par hasard,
37:05ses adieux,
37:06ce retour
37:06avec Grand Corps Malade
37:07dans la vie scolaire
37:08qui est un film culte.
37:10Et puis,
37:1023 octobre 2026,
37:12Lupin Le Retour
37:14avec ce générique
37:15connu par toutes les générations.
37:23Lupin,
37:24c'est Omar Sy,
37:25mais c'est aussi vous,
37:26Soufiane Guérable,
37:27parce que vous êtes
37:28le lieutenant,
37:29le lieutenant Youssef Guédira
37:30qui veut absolument
37:32capturer
37:32Lupin
37:33et c'est pas facile.
37:34C'est ça.
37:35C'est venu comment, ça ?
37:38C'est venu un casting traditionnel.
37:40Je passe un casting.
37:41D'ailleurs, à l'époque,
37:42je ne savais absolument pas
37:43ce que c'était.
37:43C'était assez secret.
37:44Je pensais que c'était
37:45un film d'époque.
37:46Pour être franc,
37:47au début,
37:48je pensais que c'était
37:48un film d'époque.
37:49On me demande
37:49de passer un casting
37:50pour ce projet.
37:51Lupin, on ne me dit
37:52absolument rien sur ce projet.
37:54Arsène Lupin,
37:55je connais un peu
37:55Arsène Lupin,
37:56Maurice Leblanc,
37:56par rapport à ma scolarité.
38:00Mais je n'ai pas
38:01plus d'infos que ça.
38:02Je passe le casting
38:04et là,
38:05j'apprends
38:06que je suis pris
38:06pour ce rôle.
38:07Qui, au début,
38:08n'est pas forcément
38:10défini encore.
38:11On ne sait pas trop.
38:12C'est un stagiaire,
38:13flic,
38:13qui est fan de Lupin,
38:16qui a ça dans sa tête.
38:18Mais je n'en sais pas
38:19plus que ça.
38:19Et c'est en lisant
38:22les scénarios
38:22que je vois que
38:23le rôle est super,
38:24la série est incroyable.
38:26Mais on est loin
38:27à ce moment-là
38:27de s'imaginer
38:28le succès qu'elle va avoir.
38:30Oui, parce que vous arrivez
38:31et c'est sur Netflix.
38:32Vous le tournez.
38:33Je crois que la première série,
38:34c'est 8 épisodes.
38:35Oui.
38:35Et puis,
38:36vous le tournez,
38:37vous dites,
38:37on va voir ce que ça va donner.
38:38C'est ça.
38:40Au départ,
38:41c'est 10 épisodes.
38:42La première saison,
38:43c'est 10 épisodes
38:44coupés en deux.
38:46Partie 1,
38:46partie 2.
38:47Cinq épisodes,
38:48cinq épisodes.
38:51Je pense que c'est aussi
38:52par rapport au Covid.
38:53Nous,
38:53on a tourné en plein Covid.
38:54Le Covid,
38:54il est arrivé en même temps
38:55que notre tournage.
38:57On a eu ce coup de fil
38:59où il fallait tout arrêter
39:00d'un coup.
39:01Qu'est-ce qui s'est passé ?
39:02On a dû attendre,
39:03comme tout le monde,
39:04comme toute la France.
39:04On a attendu
39:05d'avoir un peu plus d'infos.
39:07Et ça a dû reprendre
39:08quelques temps plus tard.
39:10Mais ça,
39:10je pense,
39:11pas mal,
39:13ça a fait en sorte
39:15à ce que peut-être,
39:15je ne sais pas,
39:16mais peut-être,
39:16il coupe cette première partie,
39:18cette première saison
39:19en deux parties.
39:20Et ce qui est marrant,
39:21c'est que durant cette première partie,
39:23les cinq premiers épisodes,
39:24moi,
39:25mon personnage,
39:25finit en tête à tête.
39:26le dernier plan,
39:28c'est moi et Omar
39:29côte à côte
39:29à Etretta.
39:30D'ailleurs,
39:31Etretta est devenue
39:33une plaque tournante
39:34du tourisme
39:34depuis Lupin.
39:37J'ai lu deux,
39:38trois articles
39:38qui sont incroyables
39:39par rapport au succès
39:40de Lupin,
39:40comme quoi les habitants
39:41d'Etretta
39:42se plaignent
39:42du tourisme
39:43qui a explosé
39:45à Etretta
39:46par rapport
39:46à la série Lupin.
39:47Bien sûr.
39:47En plus,
39:47il y avait une association
39:48des amis
39:49Arsène Lupin
39:49qui se réunissait
39:50à Etretta régulièrement
39:51chaque année.
39:52Voilà.
39:53Et je pense
39:54qu'au départ,
39:55ça part sur une saison
39:56de dix épisodes
39:57et après,
39:57par le Covid,
39:58par tout ça,
39:59ils ont dû un peu
39:59s'adapter.
40:00Du coup,
40:00ça part en deux parties.
40:02Et à la fin
40:03de cette première partie,
40:04je suis tout seul
40:04face à Omar.
40:05Je pense que ça a même
40:07un peu fait travailler
40:09les spectateurs
40:10et se sont dit
40:10mais alors,
40:11ce gars-là,
40:11s'il est à la fin
40:12de cet épisode,
40:13alors que pas du tout
40:13parce que c'était censé
40:14être la moitié,
40:15finalement la moitié
40:16de la saison
40:17et que ce n'était pas
40:18important à ce moment-là.
40:19Mais vu que ça termine
40:20sur moi et Omar,
40:20les gens se sont peut-être
40:21dit qu'il faut qu'on le suive
40:23ce flic-là.
40:25Il sait peut-être
40:26quelque chose
40:26qu'on ne sait pas.
40:27Et d'un coup,
40:28depuis cette première saison,
40:31c'était le jour
40:33de la nuit.
40:34Ça a tout changé
40:35dans ma vie.
40:38J'ai une anecdote
40:40qui est marrante.
40:42La première saison
40:43de Lupin,
40:43quand ça sort,
40:45moi je suis en tournage
40:46dans le sud de la France
40:47à Fort Calquier
40:49qui a un tout petit
40:51village vers Aix-en-Provence,
40:52je suis en tournage
40:53là-bas depuis plusieurs mois,
40:54on tourne une grosse série
40:55là-bas avec Loan
40:59et quand Lupin sort,
41:01je n'ai aucune...
41:04je ne sais pas du tout
41:05à quoi m'attendre
41:05à l'extérieur.
41:06Je sais que ça a cartonné,
41:07je vois les médias
41:08mais je ne sais pas
41:08à quoi m'attendre.
41:09Et là,
41:09je décide de passer
41:10un week-end à Marseille
41:11et là,
41:11quand je descends à Marseille,
41:13Lupin est sorti.
41:14Donc là,
41:14maintenant,
41:15le monde extérieur
41:16que je ne connaissais pas
41:18va se dévoiler.
41:19j'avais dans un restaurant
41:20qui s'appelle
41:21Le Point B
41:23à Marseille,
41:23au Prado
41:24et je vais pour me prendre
41:25un petit sandwich
41:26et là,
41:26je tombe sur un jeune
41:27qui me dit
41:27mais tu es le flic
41:28dans Lupin
41:29et moi,
41:30oui,
41:31je suis le flic dans Lupin
41:31on peut faire un snap
41:32du coup,
41:32il fait un snap avec moi
41:33et là,
41:34je vois plein de jeunes débarquer
41:36le gars me dit
41:37du resto
41:38limite
41:38non mais attends
41:39mets-toi dans un coin
41:40t'inquiète
41:41on va leur dire
41:42de rester à l'extérieur
41:43et tout
41:43donc on sort du restaurant
41:45par l'extérieur
41:45et là,
41:46quand on sort du restaurant
41:47à l'extérieur
41:48il y a un car
41:50d'Espagnol
41:50donc il y a un car
41:51qui arrive à côté de nous
41:52et donc moi,
41:53je suis en train
41:53de discuter avec lui
41:53je lui dis
41:54oh putain,
41:54c'est incroyable
41:54je n'étais pas au courant
41:55de ce succès
41:56et là,
41:56tu as tout le car
41:57qui me regarde
41:58donc je regarde
41:59j'entends le psss
42:00du car qui s'ouvre
42:01tu as le chauffeur du car
42:02qui descend
42:03et qui dit
42:03excusez-moi
42:04vous êtes l'acteur de Lupin
42:06parce qu'il y a tout le car
42:07qui voudrait faire une photo
42:08avec vous
42:08c'est des Espagnols
42:09et là,
42:09j'ai dit
42:10mais attends
42:10c'est quoi là
42:10je suis dans quel monde en fait
42:11et c'était ça Lupin en fait
42:13c'était que d'un coup
42:14en fait
42:15c'est une visibilité
42:17mais incroyable
42:18du coup tout le monde
42:18est sorti du car
42:19les Espagnols
42:20on a fait une photo de groupe
42:21et c'était ça
42:22c'était une visibilité
42:24que je n'avais pas avant
42:25c'était incroyable
42:26et encore plus
42:27j'ai eu la chance
42:28de voyager
42:28d'aller aux Etats-Unis
42:29d'aller dans
42:30pas mal voyager à l'étranger
42:32mais c'est incroyable
42:32aux Etats-Unis
42:33les gens me reconnaissent
42:34c'est-à-dire que c'est incroyable
42:35Lupin ça a été
42:37ça a été vraiment
42:38une lumière
42:39qu'on a allumée
42:40au-dessus de ma tête
42:41et en plus
42:42personne n'imaginait
42:43le succès de cet siège
42:44car il y en a qui critiquait
42:45en disant
42:45c'est pas le Lupin
42:46de Maurice Leblanc
42:47c'est autre chose
42:48mais il a fallu le moderniser
42:49pour justement
42:50toucher la nouvelle génération
42:51qui vous a suivi
42:52Soufiane Guerreau
42:52totalement
42:53et d'ailleurs
42:54ce qui est marrant
42:54enfin ce qui est bien
42:55c'est que
42:56certes ça a été
42:59réécrit de manière contemporaine
43:02mais ça a permis
43:05de faire augmenter
43:06les ventes des livres
43:07de manière stratosphérique
43:10c'est-à-dire que
43:10après la série Lupin
43:12il y a eu un intérêt
43:13pour les livres
43:13de Maurice Leblanc
43:14qui ont explosé
43:15du coup nous
43:16c'est une série
43:18qui a redonné goût
43:20j'espère aussi
43:21à la lecture
43:22à certaines catégories
43:23d'enfants
43:23qui ne lisaient plus
43:24qui pensaient truc
43:25mais quand ils voyaient
43:26que Lupin c'était ça
43:28finalement eux aussi
43:29comme Guédira
43:29ils voulaient retourner
43:30un peu dans les bouquins
43:31voir peut-être
43:32qu'ils se cachaient
43:32des petits indices
43:33à l'intérieur des livres
43:34parce qu'en fait
43:35Lupin de Maurice Leblanc
43:36c'est 18 romans
43:3739 nouvelles
43:38et 5 pièces de théâtre
43:39entre 1905 et 1941
43:41et puis ça a aussi
43:42redonné
43:44une visibilité
43:45à une chanson
43:48c'est le plus grand
43:49des voleurs
43:53oui mais c'est un
43:55et oui que l'Arsène
43:57de Jacques Dutron
43:58de la série
43:58avec Georges Lécrière
43:59c'est vrai que là aussi
44:00c'est un classique
44:01des années 70
44:01c'est ça
44:02c'est ça
44:03vous connaissez cette chanson ?
44:04bien sûr
44:04bien sûr
44:05c'est vrai que Dutron
44:06ne l'a jamais chanté
44:06sur scène
44:07il y a eu deux versions
44:08celle de 70
44:09la première un peu oubliée
44:10celle de 73
44:11qu'on connait aujourd'hui
44:12et c'est vrai qu'il y avait
44:1310 millions de téléspectateurs
44:14devant ce Lupin
44:15à tel point que
44:16Jean-Pierre Melville
44:17a voulu réadapter
44:18cet Arsène Lupin
44:20au cinéma
44:20avec Alain Delon
44:21mais le projet n'a pas abouti
44:22parce que Jean-Pierre Melville
44:23est mort
44:24sinon il y aurait eu
44:24un autre Lupin
44:25c'est fou hein
44:26c'est fou
44:26alors il se trouve que
44:27la série continue
44:28le problème c'est que
44:30à la saison 3
44:31on était en prison
44:32et là la saison 4
44:33démarre
44:34oui
44:34et là il va se passer des choses
44:36je suppose
44:36sans dévoiler
44:37comme dans
44:38toutes les saisons de Lupin
44:39il se passe énormément de choses
44:40non il se passe
44:41il va se passer beaucoup
44:42beaucoup de choses
44:43beaucoup de rebondissements
44:44et surtout des lieux incroyables
44:45des lieux improbables
44:46c'est aussi ça cette série
44:48on a la chance
44:49d'aller dans des endroits
44:50à Paris
44:50qui sont incroyables
44:52et je pense que c'est ça aussi
44:53qui fait le succès
44:54de cette série
44:54on voit Paris
44:55comme on l'a rarement vu
44:57on accède à des endroits
44:58dont on n'a jamais accès
44:59c'est ça aussi Lupin
45:00mais là aussi
45:01c'est pas simple
45:02d'organiser tout ça
45:03d'avoir les autorisations
45:05les producteurs
45:05ont dû se battre
45:06pour
45:06je pense
45:07je pense
45:07après
45:09Lupin c'est quand même
45:09c'est quand même incroyable
45:10pour revenir un peu
45:11sur le succès
45:11même
45:11le succès
45:12à l'Inter
45:13qui est fou
45:14c'est que quand il y a eu
45:18le vol
45:18le cambriolage du Louvre
45:22le vrai cambriolage
45:23pour le coup
45:23ils ont volé
45:24la couronne de la reine
45:25si vous savez
45:26le nombre
45:26de messages
45:27que j'ai reçu sur internet
45:29Guédira
45:29retrouve la couronne
45:30il n'y a que toi
45:31qui peux nous retrouver
45:32la couronne
45:32sors de ton trou
45:33c'est incroyable
45:34comment les gens
45:34ont tout de suite
45:35fait le lien
45:36avec nos personnages
45:37avec mon personnage
45:38du flic
45:38et que
45:39c'est pas des messages
45:40que de français
45:41qu'on recevait
45:43américains
45:44indonésiens
45:44c'était parce que
45:45l'info avait l'air
45:46d'avoir circulé
45:47sur toute la planète
45:49du coup
45:50c'est aussi là
45:50que je me suis rendu compte
45:51à quel point
45:52les gens
45:53ont vraiment
45:53ça en tête
45:54c'est fou
45:55mais Omar Sy
45:56en plus
45:56est un partenaire
45:57extraordinaire
45:57parce qu'il est très précis
45:59dans son travail
45:59je me souviens
46:00un jour
46:00j'étais à Beaumannière
46:02en Provence
46:02et qui jouait
46:03la cuisine
46:04Omar Sy
46:04discrètement
46:05qui prenait
46:06des cours de cuisine
46:07qui jouaient
46:07les chefs
46:08et les mitrons
46:09parce qu'il allait
46:10tourner un film
46:11sur le sujet
46:11et ça aussi
46:12il s'était totalement
46:13imprégné de ça
46:13Omar c'est un très
46:15très grand travailleur
46:16un très très grand bosseur
46:18d'ailleurs
46:18j'ai la chance
46:20de tourner avec lui
46:21et de voir
46:21à quel point
46:22il est dans le partage
46:23et le conseille
46:24il ne fait pas
46:26sa partition
46:27sa réplique
46:27sans faire attention
46:28à ce qu'il y a autour de lui
46:29non non au contraire
46:29il est très très impliqué
46:31il me conseille
46:32il me dit
46:33tiens tu devrais
46:33plutôt faire comme ça
46:34plutôt faire comme ça
46:35donc c'est vraiment
46:36c'est un mentor
46:37sur le plateau
46:37et on a la chance
46:39de pouvoir tourner avec lui
46:40oui parce qu'en plus
46:41dans la saison 4
46:41il est totalement impliqué
46:43comme ce qu'on appelle
46:44aujourd'hui
46:44les showrunners
46:45il a un droit
46:47de regard
46:48sur la série
46:48c'est ça
46:50cette saison
46:51elle est assez particulière
46:52pour lui aussi
46:53par rapport à ça
46:54je pense que
46:55avec lui le terrier
46:57aux manettes
46:58ils vont nous donner
47:01un peu plus d'eux
47:03cette aventure
47:04vous ne l'imaginez pas
47:04et puis elle n'est pas finie
47:05c'est évident
47:06ah non mais cette aventure
47:07elle est encore une fois
47:08moi je fais souvent
47:09le lien avec une coupe du monde
47:10voilà
47:10moi pour moi
47:11on est une équipe de foot
47:13on est parti faire un mondial
47:14et j'ai l'impression
47:15qu'on est allé loin
47:16dans ce mondial-là
47:16alors je ne sais pas
47:17si on l'a gagné
47:17mais on est allé loin
47:18et souvent quand on me dit
47:20ton rôle dans Lupin
47:21qu'est-ce qui l'a changé
47:22un peu dans ta vie
47:22j'ai souvent l'image
47:24du mec qui marque
47:25en finale
47:25ou en demi-finale
47:26j'ai l'impression
47:27d'avoir marqué un but
47:27en finale d'un mondial
47:29et que là
47:30maintenant quand je sors
47:31tout le monde me remercie
47:32limite
47:32merci pour le but
47:33merci pour le but
47:34et non seulement
47:35il y a Lupin
47:36mais il y a la vie scolaire
47:37qui devient sur Netflix
47:38une mini-série
47:39là aussi c'est aussi incroyable
47:41c'est ça
47:41qui devient une série
47:42même pas mini-série
47:43une série à part entière
47:44ça va être incroyable
47:45voilà ça va être incroyable
47:46parce qu'en plus de ça
47:47voilà il m'est dit
47:48à l'écriture
47:49à voilà
47:51ceux qui ont aimé
47:52la vie scolaire
47:52le film
47:53vont adorer la série
47:54vraiment
47:55on prend énormément de plaisir
47:56à tourner en ce moment même
47:59la vie scolaire
48:00c'est génial
48:01et puis il se trouve aussi
48:02qu'il y a eu
48:04Bombonera cet été
48:05qui est un film aussi
48:07qui vous a marqué
48:07pour des tas de raisons
48:09parce que je crois
48:09que votre soeur
48:10joue au football
48:11c'est ça
48:11alors moi quand on me propose
48:14le scénario
48:15je le lis
48:16et là
48:17ça saute aux yeux
48:18j'ai l'impression
48:19de lire un bout de passage
48:21de ma vie
48:21pas le même
48:22parce que là quand même
48:23le personnage n'a pas de père
48:24un père absent
48:26une mère un peu
48:26alors que moi
48:27non c'était pas du tout ça
48:28nous on a eu la chance
48:29dans ma famille
48:30d'avoir un père extraordinaire
48:31qui était tout le temps là
48:32tout le temps là
48:33tout le temps là
48:33pour nous
48:33donc c'est pas vraiment
48:35la même histoire
48:36mais en tout cas
48:36moi j'ai eu la chance
48:39de participer aux prémices
48:40de cette joueuse
48:41qui était ma soeur
48:41qui a fini au PSG d'ailleurs
48:43qui a signé au PSG
48:44du coup ça m'a parlé tout de suite
48:46ça m'a tout de suite parlé
48:47de voir une petite fille
48:48qui essaie de s'imposer un peu
48:49dans le monde des garçons
48:49dans le monde du foot
48:50c'est exactement ce qui s'est passé
48:51avec ma soeur
48:52c'est fou ça
48:53et du coup c'est incroyable
48:55c'est incroyable
48:57mais à chaque fois
48:58ce qui est étonnant
48:59c'est que vous êtes
49:00dans des univers
49:00qui ne sont pas vraiment
49:02racontés au cinéma
49:03que ce soit la vie scolaire
49:05que ce soit une jeune femme
49:06dans le monde du football
49:07à chaque fois
49:08ce sont des univers nouveaux
49:09oui mais après
49:10c'est des univers nouveaux
49:11mais qui sont très fédérateurs
49:12que ce soit
49:13cette petite fille
49:15qui rêve de foot
49:16ça aurait pu être
49:17n'importe quoi d'autre
49:18ce qui est important
49:19c'est le message
49:19qu'il y a derrière
49:20que ce soit dans la vie scolaire
49:21que ce soit dans Patience
49:22que ce soit dans les films
49:25pour lesquels j'essaie
49:26de ramener ma pierre à l'édifice
49:28le plus important
49:29c'est le message finalement
49:30dans ce film là
49:31le message c'est que
49:32voilà
49:32c'est que les rencontres
49:33changent totalement
49:35peuvent changer une vie
49:36c'est faire très attention
49:38aux gens qu'aux rencontres
49:39faire très
49:40toute la vie
49:41le chemin de nos vies
49:42n'est pas du tout porté
49:43sur des rendez-vous
49:44j'ai toujours dit
49:45que j'ai cette phrase
49:47que j'aime beaucoup
49:47le hasard
49:48c'est mieux que les rendez-vous
49:51les gens les plus importants
49:52que vous allez rencontrer
49:53dans vos vies
49:53on ne vous a pas donné
49:54une heure et un endroit
49:55pour les rencontrer
49:56vous allez les rencontrer
49:57par hasard
49:57et c'est un peu ça
49:59ce personnage là
50:00c'est un peu ce qui se passe
50:01avec lui
50:01il rencontre cette fille
50:02totalement par hasard
50:03mais cette rencontre
50:03va totalement changer
50:05le cours de sa vie
50:06et elle aussi
50:07cette rencontre
50:08qu'elle fait avec ce monsieur là
50:09va totalement changer
50:10le cours de sa vie
50:10ça raconte un peu ça
50:12sur le fait
50:13de ne jamais lâcher
50:14de se battre jusqu'au bout
50:15comme cette petite fille
50:16comme Guedira
50:17dans ses enquêtes
50:18comme Farid
50:20cet handicapé
50:22en fauteuil roulant
50:23c'est toujours
50:24le point en avant
50:24et aller au bout de
50:26ce que vous faites
50:27ce que vous faites
50:28Soufiane Guedira
50:28parce que
50:29encore une fois
50:30on vous tend la main
50:31et vous la prenez
50:32et vous foncez
50:33ce qui n'est pas si fréquent
50:34c'est ça
50:35moi quand on me tend la main
50:36déjà je la sers
50:38je la sers
50:39et puis je fais connaissance
50:39et puis
50:41après pourquoi pas
50:42pourquoi pas
50:43se tenir la main
50:43et avancer dans la même direction
50:45mais tout part d'une rencontre
50:46tout part d'une énergie
50:49je crois beaucoup aux énergies
50:50tout part de là
50:51finalement
50:51encore une fois
50:52moi je ne fais pas ce métier
50:53pour être à la lumière
50:55je l'ai été
50:56beaucoup plus jeune
50:57j'en suis sorti de là
50:58j'ai recherché l'ombre
50:59j'ai recherché
51:01de m'éloigner
51:02de m'éloigner de ça
51:02c'est pas pour ça
51:03que je le fais
51:03que je fais ce métier
51:04c'est pour l'énergie
51:05c'est pour la rencontre
51:06avec les gens
51:07c'est pour pouvoir rencontrer
51:08un maximum de personnes
51:09pour pouvoir échanger
51:10pour pouvoir faire
51:12à ce que les gens
51:13rentrent dans une salle
51:14et ressortent différemment
51:15c'est ça qui m'anime
51:16plus que
51:17les strass et les paillettes
51:18et puis tout ce qui va avec
51:19et c'est vrai que
51:20cette rencontre au micro
51:21est très importante
51:23parce qu'on a pu
51:23vous découvrir autrement
51:24et je suis convaincu
51:25que celles et ceux
51:26qui vous aiment
51:27vous apprécieront encore plus
51:28parce que vous avez
51:30la foi
51:30la joie
51:32et la passion
51:33et c'est pas si fréquent
51:34en tout cas demain
51:36donc Lupin
51:37débute sur Netflix
51:38il y a cette vie scolaire
51:39et beaucoup d'autres projets
51:40je suis sûr que vous en aurez beaucoup
51:41et que vous reviendrez dans la clé d'une vie
51:43pour en parler
51:44merci beaucoup
51:44merci à vous
51:45Soufiane Guérable
51:46et puis continuez ainsi
51:47ne changez rien
51:47merci beaucoup
51:48la clé d'une vie c'est terminé
51:49pour aujourd'hui
51:50on se retrouve bientôt
51:51restez fidèles
51:52à l'écoute de Sud Radio
51:52Sous-titrage Société Radio
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