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##VV_ECOUTENT_FRANCE-2026-10-22##

Catégorie

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News
Transcription
00:009h20, les vraies voix écoutent la France.
00:04Les vraies voix écoutent la France, très bien accompagnée ce soir avec Anthony Martin-Smith.
00:09Bonsoir Anthony.
00:10Bonsoir Cécile, bonsoir à vous mesdames et messieurs.
00:12Mathéo Lamblot qui est avec nous, ça va Mathéo ?
00:14Très bien et vous Cécile ?
00:15Absolument, je suis très contente de vous avoir tous les deux à cause de moi,
00:18comme ça il ne peut rien m'arriver, je suis cernée.
00:21Et jusqu'à 21h nous sommes avec vous.
00:23On n'a encore rien vu Cécile.
00:25Le 0826 300 300, vous savez que c'est la libre antenne jusqu'à 21h.
00:30Avec les sujets du jour, Mathéo.
00:32Faut-il interdire les manifestations samedi, comme c'est le cas déjà dans plusieurs villes, Lyon ou encore Marseille ?
00:38Si Français sur 10 pensent devoir assurer leur défense eux-mêmes, est-ce que vous les comprenez ?
00:43Ou bien vous-même, est-ce que vous avez décidé de vous défendre par vos propres moyens ?
00:48Commerçant, allez-vous anticiper et fermer vos boutiques samedi ?
00:51Ou encore, est-ce que cet acte 2 vous inquiète ?
00:54Si vous souhaitez réagir sur tous ces sujets, vous nous appelez au 0826 300 300.
00:59Merci beaucoup et je sais que ça sonne déjà.
01:01Soyez les bienvenus.
01:04Marie-Christine est avec nous.
01:06Bonsoir Marie-Christine.
01:08Bonsoir Cécile, Anthony et Mathéo.
01:10Bonsoir Marie-Christine.
01:12Vous nous appelez du Tarn, c'est ça ?
01:14Du Tarn, oui pardon, excusez-moi.
01:16Oui, c'est ça.
01:16Alors, vous vous dites qu'il faut interdire les manifestations ce samedi ?
01:20Voilà, ce mot ne me plaît pas, ce n'est pas que je veux interdire.
01:24Je dis que pour l'instant, les manifestations, bien sûr, c'est un droit, mais qu'il serait
01:30plus sage de ne pas manifester actuellement à cause de ce qu'on a vu, cette horreur qu'on a
01:36vue samedi.
01:39Donc, ça veut dire que la pause posée, c'est-à-dire que faisons une pause, ramenons
01:46en tout cas la société calme et tranquille et ensuite, une fois qu'on aura moins réagi,
01:53peut-être que ce serait bien de recommencer.
01:55C'est ça que vous dites.
01:56J'avais un auditeur hier soir, justement, qui s'appelait Simon, enfin il s'appelle
02:00d'ailleurs, je crois, j'espère pour lui, qui justement disait la même chose que
02:03vous, justement, Marie-Christine.
02:05Il disait qu'il faut peut-être souffler un peu, calmer les esprits.
02:10Oui, c'est ça.
02:11C'est mon ressenti en tout cas, parce que ce qu'on a vu actuellement, ce n'est pas
02:16possible, quoi.
02:17Ce n'est pas possible en plus que ça puisse continuer.
02:20Et là où ça blesse un petit peu, c'est que je me dis que si on avait fait quelque
02:25chose avant, si on avait été plus sévère avant, je me demande si on en serait où
02:30on en est actuellement.
02:31Parce que c'est déjà arrivé, des actes comme ça sont déjà arrivés malheureusement,
02:37parce que moi et mon mari, nous sommes gilets jaunes et on regarde de plus près ce qui
02:41se parte et on s'est rendu compte que lors des manifestations des gilets jaunes, il y
02:45avait déjà eu beaucoup de problèmes et qu'on n'a rien fait.
02:49On a mis ça sur le dos des gilets jaunes et voilà.
02:54Mais ça n'a pas été fait, quoi.
02:55Mais Marie-Christine, est-ce que vous comprenez quand même la colère de ceux qui veulent
03:00manifester, en fait ? C'est ça.
03:01Ça veut dire qu'aujourd'hui, les casseurs ont gagné.
03:06Oui, oui, je ne sais pas à leur place.
03:08C'est difficile de parler à leur place.
03:10Donc oui, ça peut aussi se comprendre.
03:13Mais est-ce qu'il est...
03:14Je reviens à ce que je viens de dire.
03:15Est-ce qu'il ne serait pas plus sage d'attendre, de souffler un peu ?
03:20On peut revendiquer à n'importe quel moment.
03:22Et pas un jour près, une semaine près.
03:25Mais l'urgence, pourtant, elle est là.
03:27Marie-Christine, les gilets jaunes, les revendications, elles n'ont pas disparu.
03:31Elles ne vont pas disparaître.
03:33Et d'ailleurs, elles s'accentuent, elles s'empirent.
03:35Là, vous êtes prête, vous, à dire qu'on va poser pour l'instant nos gilets parce
03:39qu'il faut calmer le jeu.
03:41Donc, comme dit Cécile, finalement, ce sont les casseurs qui gagnent dans leur combat.
03:45Non, pour moi.
03:46Non, je ne le vois pas comme ça.
03:47Je ne le ressens pas comme ça.
03:48Non, parce que si on prend du recul, on essaie de tout le temps.
03:53Qu'est-ce qui va se passer encore ?
03:54On manifeste de nouveau.
03:55De nouveau, il va y avoir de la casse.
03:57De nouveau, ça va être une horreur parce que je ne vois pas pourquoi ça s'arrêterait
04:01d'un coup comme ça.
04:02Et les esprits les plus cyniques vous diront peut-être que ça, ça fait le jeu de ceux
04:06qui veulent casser les manifestations.
04:08Et donc casser ceux qui ont des vraies revendications.
04:11Sans complotisme aucun, mais c'est des arguments qui sont avancés par ceux justement qui
04:17seraient ou jouissent de casser les mouvements de lycéens, les mouvements de gilets jaunes.
04:22Ça a toujours existé, je pense, malheureusement.
04:25Marie-Christine, est-ce que vous êtes allée manifester, vous, puisque vous dites que vous
04:28êtes gilets jaunes, vous êtes allée manifester quand ?
04:32Oui, dans les premiers temps, quand tout allait mal avec mon mari, on faisait les ronds-points.
04:38Mais nous, dans le Tarn, on n'est pas dans les grandes vies, je veux dire.
04:43On n'est pas à Paris.
04:46On voyait les gendarmes, on voyait les forces de l'ordre, mais c'était plus un sourire
04:51qu'on ne sentait pas d'agressivité.
04:54Encore que maintenant, ça commence un peu à venir dans certains départements, même
04:59dans le Tarn, mais on ne sentait pas ce qu'on voyait à la télé, ces horreurs-là.
05:05Mais là, dernièrement, est-ce que vous êtes allée manifester ?
05:08Non, non, non.
05:12Là, déjà parce que j'en ai pas vu dans le Tarn.
05:16D'accord.
05:16Ça n'a pas été la demande.
05:18Il n'y a pas eu de demande plus que ça.
05:20Il n'y a pas eu de rassemblement gilets jaunes dans le Tarn ?
05:24Pas à votre connaissance.
05:25Pas à ma connaissance et puis surtout, au plus près, pour moi, c'est castre.
05:31La ville la plus près, ça serait castre.
05:33Après, je ne vais pas manifester dans les grandes vies.
05:36Et s'il y en avait, vous y riez ou vous avez peur ?
05:42Partagée, là.
05:44Je me suis partagée.
05:45J'ai très envie.
05:46Et puis de l'autre côté, j'ai peur aussi.
05:49Alors, je ne sais pas.
05:50Je ne sais pas comment vous répondre.
05:51Pour l'instant, je n'ai pas la réponse.
05:54Merci, en tout cas, Marie-Christine, d'avoir témoigné ce soir avec nous.
05:59Nicolas est avec nous de Toulouse.
06:01Bonsoir, Nicolas.
06:01Bienvenue sur Sud Radio.
06:03On est ravis de vous accueillir.
06:05Oui, bonsoir, Cécile, Anthony et Mathéo.
06:08Bonsoir.
06:09Bonsoir.
06:10Alors, dites-nous, Nicolas.
06:12Vous nous appelez parce que vous, peut-être, comme Marie-Christine, vous avez peut-être
06:17envie de manifester mais vous n'y allez pas ?
06:20Ou peut-être pensez-vous que, comme si Français sur 10, il faut peut-être se défendre soi-même ?
06:28Alors, je ne sais pas.
06:29Je ne sais pas par où commencer réellement.
06:32Alors, déjà, est-ce que vous êtes allé manifester depuis ces derniers jours ?
06:37Moi, je ne suis pas allé manifester et je n'irai pas manifester.
06:41D'accord.
06:43Pourquoi ? Parce que c'est une colère qui ne vous concerne pas ou parce que vous n'avez
06:46pas du tout envie ?
06:47Bien sûr, je suis concerné.
06:49Je suis citoyen français et je suis concerné par toutes les problématiques auxquelles nous
06:55avons à faire quotidiennement.
06:57Je crois qu'un de vos sujets, c'est faut-il interdire les manifestations ?
07:03Alors, il y a plein de sujets.
07:04Il y a plein de sujets.
07:05Vous choisissez celui qui ne vous parle plus, ça ?
07:07C'est pour ça que je vous disais, je ne sais pas commenter.
07:09Alors, déjà, le droit de manifestation, je ne sais pas si on a réellement un droit
07:14de manifestation parce que le droit de manifestation…
07:18Constitutionnellement, si.
07:20Constitutionnellement, ce n'est pas si évident.
07:22La première constitution, vous savez, on parle de violence.
07:25Il y a eu d'autres violences en 1789, bien plus tard aussi.
07:29Il y a eu des violences en 68 également.
07:35Alors, attendez, on vous entend mal, Nicolas ?
07:37En 89, on n'était pas encore en Ve République.
07:40D'ailleurs, on n'était pas en République encore.
07:41En 1789.
07:43Oui, en 1789.
07:44C'est ce que je dis.
07:45En 68, oui, on était en Ve République.
07:47Et donc là, la Constitution s'applique.
07:49Voilà, parce que la première Constitution de 1793 prévoyait un droit d'insurrection.
07:56qui n'a jamais été appliqué.
07:57Il a été remplacé par la Constitution de 1795.
08:03Et aujourd'hui, le code pénal punit même l'insurrection, l'article 412.
08:11Oui, mais quel est votre avis, vous, Nicolas ?
08:14Est-ce que, visiblement, vous vouliez réagir ?
08:18Est-ce que vous êtes contre cette interdiction à Marseille, à Paris ?
08:22Enfin, pas à Paris pour l'instant, mais à Marseille, à Lyon ?
08:25En fait, il faut savoir de quoi on parle.
08:27L'interdiction de manifester, le droit de manifestation, ce que j'essaie de dire,
08:32c'est qu'il est encadré d'une part par la déclaration et par une déclaration préalable.
08:38Oui, bien sûr.
08:39Et une manifestation pacifique.
08:43Là, le sujet actuel occulte un petit peu, donc savoir si les violences, les interdictions,
08:49occulte les revendications même.
08:54Le sujet principal est un petit peu oublié.
08:56On parle de violences et de manifestation, mais pas de ce qui provoque les manifestations.
09:01Est-ce que ça veut dire que si, aujourd'hui, les syndicats tenaient, entre guillemets, leurs équipes,
09:09vous pensez qu'il faut, de toute façon, garder le droit de manifester, en tout cas dans ces villes ?
09:16Si, toutefois, les syndicats, aujourd'hui, faisaient leur travail, c'est ça ?
09:21Je ne sais pas.
09:22Moi, ce que j'essaie de dire, c'est qu'on n'a pas réellement de droit de manifestation.
09:26On a le droit de faire ça en silence, de ne pas troubler l'ordre public, c'est une chose.
09:30Moi, bien sûr, je condamne les violences qui sont faites inutilement.
09:36Mais ce qu'il faut entendre, c'est la colère des gens et un sentiment de...
09:41Je pense qu'un point qui pourrait être un point commun à toutes les revendications, quelque part,
09:47c'est un sentiment d'injustice.
09:52L'injustice et la violence, c'est celle que nous subissons quotidiennement.
09:57Quotidiennement, les gens sont acculés, que ce soit sur le pouvoir d'achat,
10:03les talaires, le coût de la vie, les conditions de travail, la justice, l'éducation, etc.
10:10Ça, c'est une violence quotidienne que nous subissons aujourd'hui.
10:14On a un problème de son.
10:17Nicolas, vous restez avec nous, on va vous reprendre dans quelques instants.
10:20De toute façon, on va faire une petite pause.
10:23Les questions du jour, faut-il interdire ces manifestations de samedi,
10:26comme plusieurs villes l'ont fait à Lyon, à Marseille par exemple.
10:29Et ce sondage, 6 Français pensent qu'il faut assurer soi-même, peut-être, sa propre sécurité.
10:38Et les commerçants vont-ils fermer ?
10:40Est-ce qu'il faut fermer les commerçants ?
10:43Et puis, est-ce que cet acte 2, plus généralement, vous inquiète ?
10:470826 300 300 vous attend jusqu'à 21h.
10:5219h20, les vraies voix écoutent la France.
10:5519h20, les vraies voix écoutent la France.
10:59Et même jusqu'à 21h avec Anthony Martin-Smith, qui est avec nous, Matteo Lambleau.
11:05Et vous, 0826, Matteo, et il mate l'eau souvent, souvent, souvent, souvent.
11:10C'est ça, c'est ça.
11:11Avec ces questions du soir, Matteo.
11:14Faut-il interdire les manifestations de samedi, comme dans plusieurs villes de France,
11:18à Lyon ou à Marseille par exemple déjà ?
11:206 Français sur 10 pensent devoir assurer leur défense eux-mêmes,
11:23les comprenez-vous ?
11:24Ou vous-même envisagez-vous de vous défendre ?
11:27Commerçant, allez-vous anticiper et former vos boutiques ?
11:30Ou encore, on vous demande si cet acte 2 vous inquiète tout simplement.
11:33On va prendre Joseph qui nous appelle de Lyon.
11:36Bonsoir Joseph, bienvenue sur Sud Radio, on est ravi de vous accueillir.
11:40Bonsoir Sophie, bonsoir Anthony, bonsoir Matteo.
11:43C'est un plaisir de vous avoir ce soir.
11:45C'est un plaisir de vous accueillir.
11:47Faut-il interdire cette manifestation ?
11:49Vous qui habitez à Lyon, c'est les premiers à avoir dégainé en tout cas cette interdiction.
11:53Qu'en pensez-vous ?
11:54Je dirais que je suis d'accord.
11:57Sinon sûrement, je suis d'accord.
12:00Mais dans le cadre où il y a une interdiction de manifester et est en place de préserver, je dirais,
12:09la ville, les monuments et les commerces.
12:15Après, le droit de manifester est inscrit dans la Constitution.
12:18Et ça, on ne peut pas y revenir au-dessus.
12:21C'est inscrit, c'est inscrit.
12:23Mais par contre, quand on voit au regard des dégradations qu'il y a dans le sujet de rassemblement,
12:30automatiquement, on est obligé de les interdire.
12:34Oui, mais l'interdiction, aujourd'hui, elle touche uniquement les groupes qui n'appartiennent pas à des syndicats.
12:39Ça sous-entendrait, si on avait une lecture assez facile,
12:43que manifester égale systématiquement dégâts comme ce qu'on a eu samedi.
12:48Or, je pense qu'on a tous manifesté au moins une fois dans sa vie.
12:51« Manifestation » peut aussi bien se passer, Joseph.
12:55Je suis d'accord avec vous.
12:56Mais la manifestation se passe bien quand nous sommes avec des gens qui sont disciplinés.
13:01Et civilisés, je pense que c'est ça aussi le terme qui nous manque aujourd'hui.
13:04Civilisés, disciplinés, civilisés.
13:06Chose qui n'est pas le cas à l'heure actuelle.
13:09Je vais vous raconter une petite anecdote.
13:11J'ai un cousin sur Marseille qui a un magasin.
13:13Et donc, il a fermé vendredi en passant de préserver une direction de commerce.
13:18Et le soir, ils sont arrivés à une heure des matins.
13:21Ils ont fracturé le commerce.
13:22Ils ont pris tout ce qu'il y avait à prendre.
13:24Et ils se retrouvent avec un commerce qui est vandalisé.
13:28Donc ça, c'est des choses qui sont, je dirais,
13:32c'est prémédité d'attaquer des nuits.
13:33Vous voyez ce que c'est monté.
13:35Il y a même des groupes qui sont montés, excusez-moi,
13:37qui sont remontés en hauteur de ville de Marseille,
13:42aux alentours de plantes campagnes,
13:43et qui ont cassé des magasins.
13:45Ils ont un commercial.
13:46Donc à un moment donné, ça s'est voulu.
13:48Est-ce que vous craignez une escalade ?
13:51Je pense qu'il y en aura une.
13:53Je pense qu'il y en aura une.
13:54À un moment donné, il y aura une escalade, bien sûr.
13:55L'escalade de violences est liée.
13:57On l'a vu.
13:58Ça a commencé par, je dirais, la manif des étudiants,
14:02la révolte des étudiants.
14:04Au début, c'était des banderoles.
14:05Et après, ça s'est transformé en cocktail Molotov.
14:07Donc là, il y a eu une évolution, je dirais,
14:10une évolution de la violence
14:11et de la volonté de faire mal aux autres.
14:15Par la suite, il y a eu les rassemblements
14:17qui ont été faits.
14:18Donc on est parti sur les gilets jaunes.
14:19OK, c'est bien.
14:20Les gilets jaunes, donc,
14:22qui manifestent pour le pouvoir d'achat,
14:24l'augmentation du carburant
14:26et tout ce qui s'en suit.
14:27Mais je suis tout à fait d'accord.
14:29Parce que malheureusement,
14:30nous sommes tous et tous, je dirais,
14:32touchés par cette inflation.
14:34Et malheureusement, certains,
14:36ils doivent combattre, je dirais,
14:38plus difficilement que d'autres
14:39pour pouvoir, je dirais,
14:40honorer leurs factures et leurs cléances.
14:43Mais Joseph, pardon, je vous coupe.
14:45On a l'impression quand même
14:46que ceux qui manifestent généralement
14:48ces derniers temps
14:49ne condamnent pas forcément la violence.
14:53Oui, il y en a même qui l'excusent.
14:54Oui, c'est leur point de vue.
14:56Moi, je la condamne.
14:57Sincèrement, je condamne.
14:59Parce que quand vous avez...
15:03Le fait est de manifester
15:04que l'on manifeste cette affaire,
15:05mais pourquoi on veut venir à la violence ?
15:07Moi, on me disait,
15:08quand j'étais étudiant,
15:10que la violence commence
15:11là où les mots s'arrêtent.
15:12Peut-être que certains
15:13n'arrivent plus à trouver les mots,
15:15à s'exprimer.
15:16Je ne cherche absolument pas à l'expliquer.
15:17Bien au contraire,
15:18je condamne toute forme de violence.
15:20Mais si on regarde sociologiquement parlant,
15:22c'est peut-être aussi ce qui se passe,
15:24c'est que vous avez des gens
15:25qui n'arrivent même peut-être plus
15:26à se faire entendre.
15:28Oui, mais il faut râler
15:31contre ceux qui vous empêchent
15:33de parler, en fait, aussi.
15:34C'est étonnant,
15:35parce qu'il y a quand même
15:36un message qui est assez sourd
15:38où on ne s'indigne pas
15:40de cette violence.
15:43Je dis ça parce que je crois
15:44que vous êtes enseignant, Joseph.
15:46Oui, c'est ça.
15:47C'est ça, je pense que c'est normal.
15:48Forcément, vous le voyez
15:49avec vos publics
15:50qui, j'imagine, sont jeunes.
15:51Nous, nous avons assisté
15:52à de la violence
15:53dans notre établissement
15:54et aux alentours de l'établissement.
15:57Et quand on vous parle
15:59que ce soit de cocktail molotov
16:00ou de tir de mortier,
16:02l'établissement
16:03pour lequel je travaille,
16:05on a été victime
16:05et on a payé les frais.
16:07Mais dans le lycée
16:08ou venant de l'extérieur ?
16:10Venant de l'extérieur,
16:11dans le lycée.
16:12D'accord.
16:12Et par contre,
16:13les tirs de mortier
16:14ont été tirés dans le lycée.
16:17Dans le lycée,
16:17il y avait des amis,
16:19des lycéens,
16:20des jeunes,
16:21avec un mortier,
16:22ils ont tiré,
16:22ils ont mis le feu
16:23dans les toilettes
16:24en faisant un amas
16:26avec du papier de toilette.
16:27Pas de blessés ?
16:29Heureusement, non.
16:32Vous semblez très inquiet,
16:33mais on sait que 20%
16:35de forces de sécurité
16:36supplémentaires
16:37sont annoncées pour samedi.
16:38Ça ne vous rassure pas du tout ?
16:40Non.
16:41Moi, vous savez,
16:42juste avant de passer à l'antenne,
16:43j'étais en train de regarder
16:44un peu les chiffres
16:44de la Cour des Comptes.
16:45Il y a 252 300
16:49policiers et gendarmes
16:50sur le territoire national.
16:52Et il y a 26 000 de ça.
16:53Alors peut-être que les chiffres
16:54ne sont pas à jour.
16:55Mais policiers municipaux.
16:59Donc, ça fait peu de personnes,
17:01je dirais,
17:01pour protéger le pays,
17:02malheureusement.
17:03Même l'envoi de l'armée
17:04samedi, ça ne vous rassure pas du tout ?
17:05Mais ce n'est pas
17:06que ça ne me rassure pas du tout.
17:07Moi, personnellement,
17:08je vous dis,
17:08allez manifester,
17:09je n'irai pas.
17:10Par crainte,
17:11je dirais,
17:11par crainte d'être pris
17:12ou d'être encerqué
17:14par des personnes
17:15sur lesquelles
17:15qui ne correspondent pas
17:16ni à mes idées
17:17ni à ma façon
17:19de voir les choses.
17:20Mais qu'est-ce que vous disent
17:21vos jeunes, Joseph ?
17:23Ah, ben nous,
17:23les jeunes,
17:24ils ont des...
17:24Est-ce qu'ils ont des revendications ?
17:26Alors, peut-être que vous êtes
17:26des primaires,
17:27je n'en sais rien.
17:28Je ne vous ai pas demandé.
17:29Non, je ne peux pas vous dire
17:30les revendications
17:31qu'ont nos élèves.
17:33Nos élèves,
17:33ils revendiquent
17:34le droit de la casquette
17:35dans les classes
17:36et ils revendiquent
17:38l'utilisation du téléphone portable
17:39durant les cours.
17:40Voilà les revendications.
17:41Il n'y en a pas un seul
17:43de nos élèves
17:43qui a dit
17:44moi, je revendique
17:44parce qu'il n'y a pas
17:45assez d'enseignants
17:46à l'éducation nationale
17:48ou dans les rectorats
17:48et qu'à cause de ça,
17:50on a des cours
17:50qui sont un peu
17:51plus surchargés.
17:52Voilà, je ne l'ai pas entendu.
17:53Ou pas assez débouchés
17:54en tout cas pour un lycée pro.
17:56Vous enseignez quoi, Joseph ?
17:58Pardon ?
17:58Vous enseignez quoi ?
18:00Je suis sur le génie mécanique.
18:02D'accord.
18:03Intéressant.
18:03Joseph, vous restez avec nous.
18:05Je vous laisse à l'antenne.
18:07Jean est avec nous
18:07de Biscarros.
18:08Bonsoir Jean, bienvenue.
18:09Bonsoir Jean.
18:10Oui, bonsoir Cécile,
18:11bonsoir Anthony,
18:12bonsoir Mathéo.
18:13Quel est votre avis
18:14sur cette interdiction
18:16sur tous ces sujets
18:17finalement
18:18qui se catapultent
18:19les uns et les autres
18:20puisqu'il y a tellement
18:20de choses à dire
18:21depuis le week-end dernier.
18:23Est-ce que d'abord,
18:24est-ce que vous,
18:25vous êtes allé manifester ?
18:27Est-ce que vous êtes d'accord
18:28d'interdire aujourd'hui
18:29à Marseille,
18:30à Lyon
18:30et peut-être encore
18:31d'autres villes
18:33avant la fin de la semaine ?
18:35Qu'en pensez-vous ?
18:36Alors moi,
18:37je n'ai pas été manifesté
18:38parce que je me doutais
18:39des tournures
18:40qu'à les prendre
18:41des événements.
18:41Oui.
18:42Et forcément,
18:44quand on voit
18:46comment ça s'est passé,
18:47en fait,
18:47le message de fond
18:48est oublié
18:49est perdu.
18:51Et je ne suis pas
18:52pour interdire
18:53les manifestations,
18:54bien au contraire,
18:55mais qu'elles se fassent
18:56dans des moments encadrés
18:57et que les forces de l'ordre
18:58puissent appliquer,
19:00faire leur travail
19:00et arrêter les casseurs
19:02avec fermeté.
19:03C'est-à-dire que même
19:03s'il faut être très,
19:05très ferme avec eux
19:05et les attraper
19:06et les faire payer,
19:07ça,
19:07ça serait juste
19:08parce qu'il y a un moment
19:09où c'est des gens,
19:10c'est nous tous
19:10qui allons payer les dédats
19:11et qui allons payer
19:12les assurances plus chères
19:13et les taxes
19:13qu'on va nous mettre en plus.
19:14et tout ça pour,
19:16on va dire,
19:1710% peut-être
19:18de ceux qui sont
19:19dans les manifestations
19:20qui font n'importe quoi.
19:23Et vous,
19:24vous soutenez
19:24les forces de l'ordre ?
19:25Alors,
19:26je soutiens tout le monde,
19:27moi.
19:27Les forces de l'ordre
19:28font leur travail.
19:29Il y a forcément
19:30des écarts
19:30de tous les côtés.
19:32Moi,
19:32je vais être un peu cru,
19:34mais tous ces petits branleurs
19:35qui viennent et qui cassent tout,
19:36qui détruisent des commerces
19:37que certaines personnes
19:38ont eu peut-être des années
19:39à mettre en place.
19:40C'est leur vie,
19:41c'est la vie de leurs employés,
19:42c'est la vie de la famille
19:43des employés
19:44qui sont peut-être saccagés,
19:45qui perdront peut-être
19:46leur boulot.
19:47Il y a un moment,
19:47c'est pas comme ça
19:48qu'on manifeste.
19:48On ne va pas casser
19:49et détruire la vie des autres.
19:51Je trouve que
19:53le pouvoir d'achat,
19:54ce que certains élèves manifestent,
19:57le manque de professeurs,
19:58les employés un peu compliqués,
19:59les heures de devoirs derrière
20:01qui sont énormes
20:02pour certains élèves,
20:04je trouve qu'ils ont droit
20:05et ils ont raison de le dire.
20:06Maintenant,
20:08il faut que l'État,
20:09et l'État,
20:10je pense à les moyens,
20:11que ce soit avec les forces de l'ordre
20:12ou les militaires,
20:14s'il le faut,
20:15bloquer tout ça
20:15et bloquer tous ces casseurs.
20:18Restez avec nous,
20:18Jean-Joseph,
20:19Nicolas et vous,
20:210826-300-300,
20:22on reste ensemble
20:23jusqu'à 21h.
20:24On fait une petite pause,
20:25on revient dans un instant.
20:27Sud Radio.
20:29Les vrais voix écoutent la France
20:30avec vous,
20:310826-300-300,
20:33Anthony Martin-Smith avec nous
20:34et Mathéo Lambelot,
20:36bien entendu,
20:36juste avant,
20:38Louis de Kergolet,
20:39puisque demain matin...
20:40Kergolet.
20:41Qu'est-ce que j'ai dit ?
20:42Kergolet.
20:44C'est pas grave,
20:45c'est une erreur courante.
20:46C'est bon,
20:47c'était l'anniversaire hier,
20:48d'ailleurs, Cécile.
20:49Vous n'avez aucune vidéo,
20:51aucun son,
20:52alors arrêtez de mentir,
20:53Antonin,
20:53tu nous sortiras ça.
20:54Voilà,
20:55c'est ça.
20:56Demain,
20:56le matin,
20:59demain matin.
20:59Exactement,
21:00alors demain matin,
21:017h10 à la 1,
21:02nous serons avec Fabien et Sonia,
21:04deux commerçants,
21:05l'un à Paris,
21:05l'autre à Bordeaux,
21:06qui nous parleront
21:07comment ils abordent
21:08cette dernière journée
21:09avant le retour
21:10des manifestations.
21:11Voilà,
21:12certains vont carrément dormir
21:13en fait dans leur magasin
21:14pour éviter d'être visités
21:16avant samedi.
21:177h40,
21:18Sud Radio vous explique,
21:19on sera avec Yves Goletti,
21:21patron de l'armurerie de la Bourse
21:23en plein centre de Paris
21:23qui va nous raconter
21:24ces commerçants
21:25et aussi les particuliers
21:26qui viennent se fournir
21:27encore une fois en vue
21:28de samedi prochain.
21:30Et puis à 8h15,
21:31Parlons Cash,
21:31où la mobilité est en train
21:32de devenir un marqueur social.
21:34C'est ce que va nous expliquer
21:35Christophe Rollet,
21:36directeur général de Point S.
21:38Donc voilà,
21:388h15,
21:39Parlons Cash.
21:39Et notre invité politique ?
21:41Ce sera Lamia El-Arage,
21:42la première adjointe
21:43au maire de Paris.
21:44Et puis un événement important
21:45quand même.
21:47Voilà.
21:48Louis,
21:48on voulait vous souhaiter
21:49un bon anniversaire.
21:51Joyeux anniversaire,
21:52Louis Nicargorle.
21:53Bon anniversaire.
21:54De l'antenne de Sud Radio.
21:56En direct.
21:57Voilà, comme ça.
21:57On se retrouve donc
21:58dès demain matin
21:59avec Jacques Cardoz
21:59à partir de 7h.
22:00Voilà,
22:01merci beaucoup,
22:02merci beaucoup Louis
22:04et tout de suite
22:04le 0826 300 300.
22:08Avec cette question du jour
22:10parmi d'autres,
22:10faut-il interdire
22:11les manifestations de samedi
22:13dans la plupart des villes,
22:15aujourd'hui en tout cas
22:15à Lyon et Marseille déjà.
22:19Nicolas,
22:19Joseph,
22:20Jean 0826 300 300.
22:22Nicolas,
22:22on vous a retrouvé ?
22:23Oui, bonjour.
22:24Ah, voilà.
22:25Nicolas, Nicolas.
22:26On m'a dit
22:26que le son était meilleur.
22:27Voilà,
22:28le son est bien meilleur.
22:29Faut-il,
22:30alors vous,
22:30est-ce que vous êtes
22:31pour ou contre
22:31ces manifestations ?
22:33Est-ce qu'il faut
22:33les interdire ?
22:34Oui ou non ?
22:36Alors moi,
22:36je suis pour les manifestations
22:37mais je suis contre
22:39bien sûr la violence inutile.
22:42Ce que j'essayais de dire
22:43tout à l'heure,
22:43c'est que pour moi,
22:45le sujet de la manifestation
22:48ou de l'interdiction
22:49est une sorte de mascarade
22:51parce qu'en réalité,
22:52à mon avis,
22:52à mon sens,
22:54à la lecture
22:54des différents codes,
22:56on n'a pas un réel droit
22:57de manifestation
22:58si ce n'est bien rangé
23:00et en silence.
23:02Ce que je voulais réagir
23:05par rapport
23:06à ce qu'il a dit
23:08un autre interlocuteur
23:09qui est enseignant,
23:10je crois.
23:11Joseph.
23:12Voilà,
23:13Joseph,
23:13qui disait que ses élèves
23:15avaient pour revendication
23:17le port de la casquette,
23:18le téléphone portable
23:19et je ne sais quoi d'autre.
23:21Alors Joseph vous entend
23:22et il est toujours en ligne.
23:23pas les enseignants en plus.
23:24Il pourra vous raconter.
23:25Allez-y, Nicolas.
23:26Pour vous expliquer,
23:28j'ai une fille
23:29de 16 ans et demi
23:30qui fait partie
23:31du conseil de vie
23:32lycéenne.
23:34Elle a été désignée
23:35parmi une dizaine,
23:37une douzaine d'autres
23:40élèves,
23:41voilà,
23:42d'autres de plusieurs établissements.
23:44Ils ont été reçus
23:46par la direction
23:47du rectorat
23:50pour les entendre.
23:53Ils ont été convoqués
23:55la veille pour le lendemain
23:56en leur disant
23:57qu'ils représentaient
23:58les élèves
23:59et qu'ils porteraient
24:00la voix
24:00de leurs camarades.
24:03Les enfants tous
24:04ou les adolescents
24:05comme vous voulez
24:06ont tous dit
24:07qu'ils ne voyaient pas
24:09comment ils pouvaient
24:09représenter
24:10leurs camarades
24:12en étant
24:13consultés la veille
24:14pour le lendemain
24:15et sans leur consulter
24:16leurs camarades.
24:19Il s'en est suivi
24:22un débat
24:24entre le rectorat
24:26et les élèves
24:27et ils ont exprimé
24:28des revendications
24:29qui sont toutes autres.
24:30Tout d'abord,
24:30ils ont exprimé
24:31que le bon nombre
24:33de leurs revendications
24:34étaient finalement
24:35similaires
24:36à ceux des enseignants
24:37puisqu'ils partagent
24:38bien évidemment
24:39le même environnement
24:41de travail
24:42et le même environnement
24:44de travail
24:45parce qu'il a été question
24:46aussi de l'éducation.
24:49Il y a une secrétaire
24:51qui était chargée
24:52de faire un compte rendu.
24:54Son seul compte rendu
24:56ou du moins
24:56son compte rendu
24:57n'était pas précisément
24:59ce qu'avaient dit
25:00les élèves
25:00et on leur a parlé
25:02de le droit de vote.
25:02Donc le secrétaire
25:03qui était un adulte
25:04qui encadrait
25:05ses conseils académiques
25:07de vie lycéenne.
25:08Voilà,
25:09de vie lycéenne
25:10qui faisait partie
25:11du rectorat.
25:12On leur a parlé,
25:13on a introduit
25:14dans ce compte rendu
25:15la notion
25:15de droit de vote
25:16à 16 ans.
25:18Les élèves
25:19ont dit
25:20on n'a jamais parlé
25:21de ça,
25:21il n'est pas question
25:22de ça,
25:22on ne cherche pas
25:23à être politisé,
25:23etc.
25:24Ce que j'essaie de dire
25:25à travers cela
25:26c'est que
25:27Il y a une instrumentalisation
25:29c'est ce que vous voulez dire.
25:30Oui,
25:31il y a une instrumentalisation
25:32des citoyens,
25:34des élèves,
25:35de tout.
25:36Comme je vous disais
25:36au début...
25:37Du moins un détournement
25:38de ce qui a pu être dit
25:40par votre fille
25:41et ses camarades.
25:43Exactement,
25:43y compris au niveau
25:44des médias.
25:45Moi j'entends
25:45une concertation
25:47des Gilets jaunes,
25:48je viens d'apprendre
25:49qu'il s'était constitué
25:50un groupe
25:51pour avoir des concertations
25:53de telle sorte.
25:54Ce que j'essaie de dire
25:56c'est qu'en fait
25:57les gens,
25:58les citoyens
26:00ont besoin
26:01de s'exprimer.
26:02Ils ont tout un tas
26:03d'oléances
26:04que vous connaissez
26:04très bien
26:05et que je ne vais pas
26:06rémunérer.
26:08Si en plus
26:09on leur dit
26:10qu'ils n'ont plus
26:11le droit
26:12de manifester,
26:14je pense
26:15qu'il faut s'attendre
26:16à une sorte
26:18de colère supplémentaire.
26:19Nicolas,
26:20on va peut-être
26:21demander à Joseph
26:21lui qui est enseignant
26:22dans un lycée
26:23justement,
26:24peut-être avez-vous
26:25ce même sentiment
26:26que Nicolas
26:27qui a parfois
26:27une utilisation
26:29en détournement
26:30des propos
26:30de la jeunesse
26:31pour pouvoir aider
26:32à donner plus de crédit
26:34à la parole
26:34des adultes ?
26:36Alors je dirais,
26:37écoutez,
26:37moi je n'ai pas été
26:38confronté à ça,
26:39Nicolas,
26:39j'ai écouté
26:40vos propos
26:42et ce qu'a vécu
26:43votre fille
26:44et je trouve ça bien
26:45que le rectorat
26:46ait décidé
26:46de faire appel
26:47pour qu'il ait
26:48les doléances
26:50des uns et des autres
26:51et je suis un peu surpris
26:52de ce que vous nous racontez
26:54et en tout état de quoi
26:55c'est vrai que
26:56tout ce qui est
26:56l'instrumentalisation
26:57des ados et des jeunes
26:58ça on l'a vu
27:00de facto
27:02que c'était fait.
27:03Moi à date
27:04c'est vrai que
27:04je n'ai pas été
27:04confronté
27:05à ce genre de choses
27:08mais c'est vrai
27:09que les revendications
27:09que nous avons eues
27:10elles sont complètement
27:11je dirais
27:12aux antipodes
27:13de même nous
27:15ce que nous espérons
27:17que les élèves
27:17puissent demander
27:18vous voyez
27:18donc en aucun cas
27:21les revendications
27:21que nous avons eues
27:22je dirais
27:23elles étaient censées
27:25c'était
27:27revendiquer
27:27pour revendiquer
27:28et comme il y en a
27:29qui ne savait même pas
27:30ce que ça voulait
27:30ce que signifiait
27:32pour revendiquer
27:33pour vous dire
27:33donc on a dû
27:34faire le tour
27:35Mais est-ce que
27:36la convergence
27:37des luttes
27:38n'a pas brouillé
27:39un peu le message
27:41initial justement
27:42de ces lycéens
27:45c'est pas impossible
27:46c'est pas impossible
27:47en tout cas
27:48on s'en fait moins écho
27:49c'est oui
27:51alors est-ce que
27:52c'est le fait
27:52d'avoir fait l'appel
27:54au rassemblement
27:55avec les gynés jaunes
27:56qui fait que
27:56je pense
27:57je sais pas
27:58les vacances scolaires
27:59les vacances scolaires
28:00oui aussi
28:00les vacances scolaires
28:01font que
28:02les mouvements
28:03ils s'essoufflent
28:04alors ce qui avait été dit
28:07je dirais
28:07il y a quelques semaines
28:08de ça
28:08ce qui avait été entendu
28:09c'est que
28:10le mouvement
28:11a laissé souffler
28:12par rapport aux vacances scolaires
28:13en fait c'est ce qui nous a été dit
28:16c'était le pari
28:17de Sébastien Lecornet
28:18oui
28:18mais quand on entend
28:19certains bruits de couleurs
28:20après venant d'autres
28:21d'autres cons
28:22c'est très bien que
28:23les mouvements risquent
28:25de revenir
28:27renforcés
28:27je dirais
28:28en colère
28:29et en colère
28:30à la rentrée
28:31à la rentrée
28:32du 2 novembre
28:33oui mais
28:34il n'y a pas un truc
28:35qui vous choque
28:35c'est-à-dire qu'on arrête
28:36pour partir en vacances
28:37et on recommence
28:38en rentrant des vacances
28:39il y a évidemment
28:40qu'il y a des choses
28:41excusez-moi
28:41qui me choquent
28:42évidemment que
28:43beaucoup de choses
28:44me choquent
28:44évidemment
28:46moi ce qui me choque
28:47déjà c'est
28:48comment on peut
28:48arriver
28:50avec
28:51le commandé
28:52des mortiers
28:52commander des munitions
28:53regardez ce qui s'est passé
28:55à Aubagne
28:55il y a une gamme de Katovoin
28:56qui est tiré au fusil de chasse
28:57sur le proviseur
28:58la question des mortiers
28:59notamment depuis
29:00l'affaire Maëlle
29:01en 2023
29:01elle a été posée
29:02sur la table
29:03maintes et maintes fois
29:04et elle n'est toujours
29:05visiblement pas réglée
29:06par ailleurs
29:07le mouvement
29:08lui étudiant
29:09continue
29:10la fac de Bordeaux
29:11a reconduit son blocus
29:13suite à l'assemblée générale
29:14de mardi
29:14toute la semaine
29:15donc là
29:16la fac de Bordeaux
29:16est fermée
29:18en tout cas
29:19elle est bloquée
29:19bougez pas
29:20Nicolas
29:21Joseph et Jean
29:22Aurélien est avec nous
29:230826 300 300
29:25bonsoir Aurélien
29:26bienvenue
29:27bonsoir Cécile
29:29moi je voulais seulement dire
29:30que je suis contre
29:31le fait qu'on interdise
29:32les manifestations
29:32dans la mesure où
29:33c'est dans la constitution
29:34par contre
29:35tout le monde
29:36les organisations
29:37qui veulent que les gens
29:38manifestent
29:38ok pas de problème
29:39par contre
29:40il y aura
29:42la contrepartie
29:42c'est qu'ils pourront
29:44être appelés en responsabilité
29:45si toutefois
29:45il y a des débordements
29:46d'accord
29:46parce qu'aujourd'hui
29:47on se lave les mains
29:48de tout
29:49donc en même temps
29:50là on a vu
29:51des gens qui cassaient
29:52et ben tant pis
29:53tant pis
29:54parce qu'il y a quand même
29:55des gens qui organisent
29:56les choses
29:56donc autrefois
29:57enfin je me rappelle
29:58à une époque
29:58qu'on comprenne bien Aurélien
30:00ça veut dire que
30:00tous les manifestants
30:02sont co-responsables
30:03des pillages
30:04et de la casse
30:05c'est ça que vous voulez dire ?
30:07non
30:07ça veut dire qu'il y a
30:08des organisations
30:09qui appellent à manifester
30:10des syndicats
30:11des organisations
30:12politiques et autres
30:13en attendant
30:14quand il y a des débordements
30:15normalement
30:16à une époque
30:16je ne sais pas si lointaine
30:18que ça
30:18je me rappelle
30:19quand il y avait
30:19des manifestations
30:20il y avait
30:21des organisations
30:22un service d'ordre
30:24et donc
30:25la plupart du temps
30:26ça se passait bien
30:27et donc
30:28aujourd'hui
30:29tout le monde
30:29se lave un peu
30:30les mains de tout
30:31alors l'état
30:32évidemment
30:32s'est lavé les mains de tout
30:33parce que
30:34là aussi
30:34je soupçonne
30:35quand même
30:35que notre
30:37comment dire
30:38que nos gouvernants
30:39ont laissé un peu faire
30:40parce que ça les arrangeait
30:41quelque part
30:42puis aujourd'hui
30:42ils voient que ça tourne
30:43un peu au vinaigre
30:44donc ils veulent changer
30:44c'est un procès d'intention
30:45mais bon
30:49c'est votre point de vue
30:50on n'a aucune preuve de ça
30:51c'est mon point de vue
30:51très personnel
30:52et je le parle
30:54pas avec moi-même
30:55mais au-delà de ça
30:56vous le partagez avec nous aussi
30:57quand même
30:58c'est pour ça
30:59qu'on se permet
30:59un peu de modération
31:01oui oui
31:02tout à fait
31:02tout à fait
31:03mais bon bref
31:04en attendant
31:05et je pense
31:06qu'il serait aussi
31:07bien de rappeler
31:08aux différentes organisations
31:09qui risquent aussi
31:10d'être rappelés
31:11en responsabilité
31:12si tout le monde
31:12il y a des débordements
31:13parce que c'est trop facile
31:14que tout le monde
31:14se lave les mains
31:15et là
31:16peut-être qu'en effet
31:19tout le monde regarderait
31:21moi je suis pour
31:22qu'on aille manifester
31:22parce que notamment
31:24samedi dernier
31:24il y avait des gens
31:25qui avaient des réelles
31:26des réelles raisons
31:28on avait cette jeune femme
31:29avec cette vidéo
31:29qui disait
31:30c'est pas la cause
31:30qui hurlait presque
31:32du fond de son coeur
31:33c'est pas la cause
31:34c'est pas la cause
31:35arrêtez
31:35oui tout à fait
31:36tout à fait
31:37mais on a oublié
31:38parce que finalement
31:39tout ce qui s'est passé
31:41a caché
31:42a caché
31:43l'essentiel
31:43des gens
31:44qui demandaient
31:44et là pour le coup
31:46peut-être que ça raviserait
31:48un peu tout le monde
31:48à reprendre un peu de sérieux
31:51Aurélien pardon de vous couper
31:52quand certains disent
31:54sans casse
31:54le gouvernement
31:56ne nous écoute pas
31:57c'est vrai aussi
31:58parce qu'on a l'habitude
31:59enfin on l'habitude
32:00là je rejoins ce que
32:01j'ai dit tout à l'heure
32:03finalement depuis 10 ans
32:04on constate que
32:05si il n'y a pas des
32:06si on ne va pas
32:08à des actes extrêmes
32:09et bien on ne se fait pas entendre
32:11en attendant
32:12qu'est-ce qui paye ?
32:14parce que
32:14c'est nous tous
32:15c'est nous tous
32:15c'est nous tous
32:16et en particulier
32:17les commerçants
32:18parce qu'on parle des commerçants
32:19mais dans ces commerces
32:21moi je suis chaîne d'entreprise
32:22il y a des gens
32:22qui ont des salariés
32:23ces gens-là
32:24ils n'ont pas pouvoir
32:24venir retravailler derrière
32:25est-ce qu'on a pensé
32:26un peu à eux ?
32:27donc vous voyez
32:28c'est un peu tout ça
32:29si j'ose dire
32:30qu'on casse la gueule
32:32à un tel ou un tel
32:33parce qu'il ne fait pas
32:33ce qu'il ne rend pas
32:34mais on a un autre moyen
32:35de contester
32:36on a le butin de vote
32:38mais rappelez-vous
32:38ce qui s'est passé
32:39aux deux dernières élections
32:40c'est un peu ce qu'a dit
32:40Emmanuel Macron
32:41dans son allocution
32:43les élections
32:45c'est dans six mois
32:45donc calmons
32:47oui oui
32:47mais en même temps
32:48il est capable
32:49et ses troupes
32:51ils vont capables
32:52pour garder leur place
32:54ils sont capables
32:54de pactiser avec n'importe qui
32:56puis après derrière
32:56il dit
32:56ah au scandale
32:57je n'ai pas pu faire
32:58c'est contre tout ça
32:59en même temps
33:00il y a une réalité
33:00qui s'est passée
33:01les deux dernières élections présidentielles
33:03et la dernière élection legislative
33:04on a bien vu quand même
33:05que ça se passait
33:06pour que les gens
33:07gardent leur poste
33:08et où est l'intérêt
33:09de la France
33:09et des Français
33:09dans tout ça
33:10Aurélien
33:11moi je ne peux pas me résoudre
33:12le citoyen que je suis
33:13puis l'ancien lycéen
33:15que j'ai été étudiant
33:16qui a manifesté à l'époque
33:17à la fois sur la loi Fillon
33:19qui voulait rendre
33:20le bac en contrôle continu
33:21et puis le CPE
33:23on n'a pas eu de casse
33:25et on a su se faire entendre
33:26et la loi Fillon
33:28elle a été retirée
33:29le CPE
33:29Jacques Chirac
33:30il a dit stop
33:31vous voyez
33:32il n'y a pas eu de casse
33:33je suis d'accord avec vous
33:34moi je suis un peu plus vieux
33:35en 82
33:36il y avait aussi
33:37des problèmes de profs
33:39dans le centre de la France
33:40une ville qui s'appelle
33:41Saint-Amand-Moron
33:41on a manifesté
33:42moi j'étais le meneur de la grève
33:44à l'époque
33:45on vous cherchait depuis tout ce temps
33:49oui ben voilà
33:50vous avez trouvé
33:51je voulais mon adresse aussi
33:52pendant que je me cherchais
33:53mais en attendant
33:54tout s'est passé
33:55on avait été voir
33:57le sous-préfet
33:58on avait été voir
33:58un certain nombre de gens
33:59mais on avait donné
34:01nos doléances
34:01il y a des gens
34:02qui ne comprenaient pas trop bien
34:03parce qu'ils disaient
34:04nous à l'époque
34:05les élèves étaient dans les classes
34:07oui mais en attendant
34:08il est important
34:09que chacun puisse
34:10dire ce qu'il ressent
34:12par contre
34:13est-ce qu'on est obligé
34:14pour autant de casser
34:15c'est ça que je ne comprends plus rien
34:16après n'allons pas non plus
34:17sur l'amalgame
34:18de dire le manifestant
34:20est aussi
34:20je ne le dis pas pour vous
34:22mais en général
34:23c'est à dire qu'il y a des gens
34:24qui comme Nicolas, Joseph ou Jean
34:26ne veulent pas les manifester
34:28parce qu'ils ne veulent pas être
34:30mélangés à des casseurs
34:31donc il y a plein de gens
34:32qui ont envie de manifester
34:33aujourd'hui
34:33c'est un vrai sujet
34:35bah oui c'est ça
34:35allez vous restez avec nous
34:37on fait une petite pause
34:37on revient dans un instant
34:39une courte petite pause
34:41à tout de suite
34:4319h20
34:43les vraies voix
34:45écoutent la France
34:46et on est ensemble
34:47sur Sud Radio
34:48jusqu'à 21h pour ma part
34:50mais jusqu'à 20h avec vous
34:51Cécile de Minibus
34:52et avec vos appels
34:53au 0826 300 300
34:55Mathéo Lamblot
34:56les sujets
34:56qu'on met sur la table
34:57avec vous
34:58mesdames et messieurs
34:59faut-il interdire
35:00les manifestations
35:01de samedi
35:02comme dans plusieurs villes
35:03c'est déjà le cas
35:03à Lyon
35:04ou encore à Marseille
35:056 français sur 10
35:06pensent devoir assurer
35:07leur défense eux-mêmes
35:08est-ce que vous les comprenez
35:09ou même
35:09est-ce que vous
35:10vous envisagez
35:11de vous défendre
35:12commerçants
35:12allez-vous anticiper
35:13et fermer vos boutiques
35:15ou encore
35:15on vous demande
35:16si cet acte 2
35:17vous inquiète
35:17j'ai envie de demander
35:18à Nicolas
35:19qui était avec nous
35:20au 0826 300 300
35:21est-ce que
35:22cher Nicolas
35:23est-ce que vous pensez
35:24que les commerçants
35:25doivent fermer boutique
35:26ou alors
35:26il faut tenir
35:29alors oui
35:29c'est ça
35:30c'est un autre sujet
35:32fermer boutique
35:33ça implique
35:33beaucoup de choses
35:34c'est pas
35:35indolore
35:37par contre
35:38on a accusé
35:39à tort
35:40ou à raison
35:41qu'importe
35:41monsieur
35:42d'aller
35:43en concert
35:44de Céline
35:44de ne pas
35:45s'être préoccupé
35:46des manifestations
35:48je dirais que
35:49les commerçants
35:50aussi savaient
35:51qu'il y avait
35:52des manifestations
35:53dans certaines rues
35:55je parle pour Toulouse
35:56en tout cas
35:57mais j'imagine
35:58que c'est la même chose
35:58ailleurs
36:01en 2018
36:02il n'était pas rare
36:03que le vendredi
36:05ils mettent
36:05des palissades
36:07en bois
36:07pour se protéger
36:08il y a eu quand même
36:09beaucoup moins de casse
36:10que ce qui est
36:11maintenant
36:12pardon Nicolas
36:13vous dites que là
36:14les commerçants
36:15n'ont pas anticipé
36:17il est un petit peu
36:18comme Macron
36:18peut-être
36:20non mais
36:20je rêve là
36:22c'est pas quand même
36:23oui
36:23allez-y
36:24allez-y
36:25Aurélien
36:25c'est Aurélien
36:26qui parle
36:26oui oui pardon
36:28excusez-moi
36:29quand on dit
36:30que ce commerçant
36:30n'a pas anticipé
36:31excusez-moi
36:32les commerçants
36:33sont là pour travailler
36:34ils sont pas là
36:34pour anticiper
36:35le service de l'Etat
36:36et donc en même temps
36:38et c'est quand même
36:39pas de la faute
36:40on va pas accuser
36:40les commerçants
36:41parce qu'ils n'auraient pas
36:42non non
36:42j'accuse pas
36:44les commerçants
36:44du tout
36:46ils ont besoin
36:46de travailler
36:47c'est leur
36:48autre
36:48ils ne vivent
36:49qu'avec ça
36:50la plupart du temps
36:51ils sont
36:54indépendants
36:54TNS
36:54et donc en même temps
36:55comment voulez-vous
36:56qu'ils puissent vivre
36:57alors on leur casse
36:58leur outil
36:58on leur enlève
37:00leur stock
37:00on leur enlève
37:01leur objet
37:02de travail
37:03et en même temps
37:04on sait tout juste
37:05c'est pas
37:05non non non
37:06je pense que c'est
37:07non non je pense que c'est
37:08à l'Etat
37:08en effet
37:09qui n'a pas
37:10du tout anticipé
37:13c'est ce que je préférais dire
37:14c'est ce que je préférais dire
37:16je voulais pas m'emprunt
37:17en commerçant
37:18excusez-moi
37:19j'étais un peu virulent
37:20j'ai pas l'être
37:21j'ai pas l'être
37:22au prix de m'en excuser
37:23ce sont des sujets brûlants
37:27donc forcément
37:27tout le monde
37:28tout le monde
37:29s'agace
37:33j'ai vérifié
37:34le droit de manifestation
37:36n'est pas inscrit
37:37dans la constitution
37:38c'est
37:39ah bon ?
37:40non
37:40du tout
37:42alors on va vérifier
37:43mais moi il me semble que si
37:44quand même
37:44on va vérifier
37:45en tout cas
37:45on le raconte
37:46toujours
37:47oui
37:47c'est un bénéfice
37:49de la déclaration
37:50des droits de l'homme
37:51de 1789
37:52mais
37:54il n'y a pas de droit
37:55de manifestation
37:56il y a un droit
37:56de
37:58alors attendez
37:58on va regarder tout ça
38:00Aurélien, Nicolas, Joseph
38:01moi ce qui m'intéresse
38:02c'est que
38:03vous avez vu ce déploiement
38:05de forces de l'ordre
38:06que ce soit des unités spéciales
38:07comme le GIGN
38:09le RAID
38:11effectivement
38:11les militaires
38:12est-ce que
38:13est-ce que
38:13est-ce que vous pensez que
38:16aujourd'hui
38:17ça peut calmer les esprits
38:18de voir effectivement
38:21le déballage
38:22de
38:22toutes nos forces de l'ordre
38:23un petit peu partout en France
38:25que ce soit des CRS
38:26que ce soit
38:26ce qu'on appelle à Paris
38:27la DOPC
38:28c'est-à-dire le maintien de l'ordre
38:30plus des renforts
38:31est-ce que ça
38:32ça peut
38:33éventuellement
38:34faire reculer
38:35en tout cas
38:35la violence
38:37l'acte 2
38:38comme on dit
38:39comme on l'a vu
38:39sur les réseaux sociaux
38:41non je ne pense pas
38:43je ne pense pas
38:44ça dépend
38:45quel état d'esprit
38:46ont les gens
38:47quand ils veulent venir manifester
38:48est-ce qu'ils veulent vraiment
38:49découdre
38:49et casser
38:50ou est-ce qu'ils sont là
38:51uniquement
38:52pour manifester
38:53leur mécontentement
38:54ce qui est tout
38:54légitime et entendable
38:55mais dès lors qu'on a
38:57un état d'esprit
38:58pour venir absolument
38:59tout casser
39:00forcément ça ne va pas aller
39:02alors Mathéo
39:03alors
39:04ce droit à manifester
39:08est protégé
39:09par la constitution
39:10il n'est pas
39:11inscrit explicitement
39:13sous cette appellation
39:14sous la constitution
39:14de 1958
39:15voilà c'est ça
39:15il est reconnu
39:17comme une liberté
39:18à valeur constitutionnelle
39:19sous la jurisprudence
39:21du conseil constitutionnel
39:22du conseil constitutionnel
39:23de 1895
39:24exactement
39:24et aussi sur la déclaration
39:26des droits de l'homme
39:26de 1789
39:27pardonnez-nous Nicolas
39:28effectivement
39:29vous aviez malgré tout
39:30raison
39:30mais il est protégé
39:31quand même
39:33tout le monde avait un peu
39:34raison
39:34c'est comme l'école des fans
39:35c'est exactement
39:36non mais c'est intéressant
39:36comme ça on le sait
39:37puisqu'on a tendance
39:38à le rappeler
39:39peut-être un peu à tort
39:40mais
39:40voilà
39:41est-ce qu'on a un cadeau
39:42à la fin comme l'école des fans
39:43bah vous nous avez déjà
39:44c'est pas mal
39:45vous restez avec moi
39:46jusqu'à 20h Aurélien
39:47vous allez voir
39:47c'est un cadeau ça
39:4921h
39:5021h
39:50oui 21h
39:5121h
39:52si vous voulez
39:54Joseph vous êtes là
39:56vous c'est
39:57ces forces de l'ordre
39:58aujourd'hui
39:59alors parce qu'il y a plein de choses
40:00qui se disent autour de ça
40:01et c'est pas vraiment leur métier
40:03le maintien de l'ordre
40:03est-ce que
40:04est-ce que
40:05ça peut apaiser
40:06ça peut éviter peut-être
40:07de se dire
40:08bon moi là ils ont sorti
40:09l'artillerie lourde
40:11de dire que
40:12au moins les manifestations
40:14ou ceux qui voudraient manifester
40:16se disent
40:16peut-être qu'on sera
40:17un peu plus protégés
40:20à Marseille
40:20ils ont quand même attaqué
40:21le commissariat du Noailles
40:22oui
40:23donc ils ont cassé
40:24le commissariat du Noailles
40:24ils sont rentrés dedans
40:25donc à un moment donné
40:26ça veut dire qu'ils ont
40:27un peu
40:27comment dire
40:28tout ce qu'ils représentent
40:29ce fort
40:29ce fort
40:30n'impression plus personne
40:32enfin
40:32n'impression plus personne
40:33ces gens là
40:34des casseurs
40:35quand vous voyez
40:36qu'on casse
40:36un visage découvert
40:38sans gants
40:39sans cagoule
40:40donc il y en a eu
40:41beaucoup qui sont passés
40:42à la télé
40:42donc à un moment donné
40:43qu'est-ce que ça signifie
40:44pour vous
40:45c'est une insurrection
40:50de leur point de vue
40:51mais est-ce qu'il fallait
40:52est-ce que vous étiez
40:53pour les couvre-feux
40:54est-ce qu'il faut
40:55continuer ces couvre-feux
40:56parce que non
40:56le couvre-feu
40:57déjà on en garde
40:57un mauvais souvenir
40:58je pense avec
40:59l'épisode Covid
41:00et après
41:00le couvre-feu
41:01non le problème
41:02c'est pas un problème
41:03du couvre-feu
41:03ça le couvre-feu
41:04c'est moyer le poisson dans l'eau
41:06c'est-à-dire on n'a pas
41:06les moyens d'intervenir
41:07mais on va interdire
41:08à la population de sortir
41:09on va les garder à la maison
41:10ça c'est
41:11moi je suis pas d'accord
41:12à un moment donné
41:13donc l'état doit faire
41:15je dis doit faire face
41:16je dirais
41:17au ce qui se passe
41:17dans le pays
41:18et il doit faire face
41:19avec les forces de l'ordre
41:21donc à pouvoir
41:22rétablir l'ordre
41:23dans le pays
41:23le couvre-feu vient d'ailleurs
41:25d'être reconduit
41:25dans la capitale
41:26jusqu'à lundi
41:27dans les secteurs
41:28qui avaient déjà été visés
41:30ça s'est fait
41:31information qui vient de tomber
41:32selon le parisien
41:33pour moi je pense
41:34qu'on est en manque
41:35alors attendez
41:36pas tous ensemble
41:37allez-y
41:38le premier
41:38c'est qui joue
41:39donc pour moi
41:40j'ai dit
41:41simplement
41:42on est en sous-effectif
41:43que ce soit sur les forces de police
41:45et les forces armées
41:48tout simplement
41:49nous sommes en sous-effectif
41:51Aurélien et Nicolas
41:52qu'est-ce que vous en pensez
41:52de ce couvre-feu
41:54qui est reconduit ?
41:55je partage l'avis de Joseph
41:57je suis tout à fait d'accord
41:58avec lui
41:58je pense que c'est pas
41:59et on est un mauvais exemple
42:01avec le Covid
42:02on nous a interdit
42:03de circuler
42:04non non je pense
42:05qu'il a complètement raison
42:06il a dit tout ce qu'il fallait
42:06et ça reste quand même
42:07à l'état
42:08de nous protéger
42:09un petit mot sur la responsabilité
42:10des parents
42:11parce que ce sont beaucoup d'ados
42:12quand même
42:13il y a beaucoup d'adultes
42:14mais il y a aussi des ados
42:15quel regard vous avez
42:16justement sur ces parents
42:18qui ont laissé leurs enfants
42:21caillasser
42:22pendant des heures
42:23et des heures
42:24à des heures indues
42:25et pourtant
42:25on a vu quand même
42:26pas mal de mineurs
42:27quel regard vous avez
42:28sur ces parents ?
42:29depuis de nombreuses années
42:32Philippe Lavig
42:32le dit régulièrement
42:34depuis de nombreuses années
42:35on a laissé faire
42:36on dit rien
42:36on excuse
42:37je n'excusable
42:38donc voilà ce qui arrive
42:39à un moment donné
42:39quand je disais tout à l'heure
42:40qu'il fallait responsabiliser
42:41soit les organisations
42:42mais aussi les parents
42:43à un moment donné
42:44on ne responsabilise plus
42:46on a infantilisé tout le monde
42:47c'est à dire que
42:48ah c'est pas sa faute
42:49le pauvre
42:49les pauvres ils sont dans
42:50un tel banlieue
42:51moi j'habite la banlieue parisienne
42:53j'habite pas les beaux quartiers
42:54et c'est pareil pour tout le monde
42:56il y a des beaux quartiers
42:57en banlieue parisienne Aurélien
42:58vous ne nous dites pas
42:59où vous êtes plus
43:00à Ivry-sur-Seine
43:01je ne suis pas sûr
43:01mais bon
43:03c'est pas mal
43:05ben venez chez nous
43:06non non mais moi je connais
43:07Ivry-sur-Seine
43:07il y a des coins
43:08que je trouve sympa
43:09il nous reste une minute
43:10une minute vingt
43:11Joseph ?
43:12oui
43:13les parents ?
43:14il faut les...
43:15les parents
43:15ben les parents
43:15ils sont je dirais
43:16moi vous savez
43:17quand je me manifestais
43:18la première force de l'ordre
43:20que je devais combattre
43:21c'était mon père
43:21ah oui ?
43:23c'est faux
43:24donc à partir de là
43:25les jeux étaient faits
43:27donc alors j'en ai pas fait
43:28beaucoup des manifestations
43:29moi quand j'étais au lycée
43:30et après comme vous dire
43:32j'ai une certaine
43:33j'ai dit l'appréhension
43:34de me retrouver dans la school
43:35de ce genre de choses
43:37j'ai fait ça depuis tout jeune
43:39mais pour revenir à l'éducation
43:40que j'ai eue
43:41la première force de l'ordre
43:42que j'avais
43:42c'était mon père
43:43donc il fallait les avoir
43:44alors déjà quand on avait
43:46il n'y a plus d'éducation
43:47si vous voulez
43:48les parents maintenant
43:48ils délèguent tout
43:50ils délèguent tout au prof
43:51ils délèguent tout à tout le monde
43:52ils sont des enfants
43:53alors je parle pour certains
43:54je ne vais pas parler
43:55d'ordre général
43:56parce que je ne veux pas
43:56m'attirer les foudres
43:57de toutes les auditrices
43:58et de tous les auditeurs
43:59mais à un moment donné
44:00moi ce que je vois
44:01ce qui se passe au lycée
44:02quand je vois
44:03je reçois les parents
44:05en réunion
44:06parents-profs
44:07à un moment donné
44:08que je vois les parents
44:09qui me disent
44:09wesh vous comprenez monsieur
44:11wesh c'est comme ça
44:12avec les casquettes
44:13et tout
44:14et le téléphone à la main
44:16et vous le téléphone à la main
44:18posé sur la table
44:18merci
44:19il n'y a plus
44:19il n'y a plus de la posture
44:21la posture des parents
44:22n'est plus d'accueil
44:23n'est plus
44:24comme celui qu'on a connu
44:25Aurélien
44:25Aurélien va vous garder
44:26si vous voulez
44:26pour compléter
44:27si vous voulez
44:28parce que là
44:29on doit rendre l'antenne
44:29malheureusement
44:30pour quelques minutes
44:31en tout cas reste
44:32ceux qui veulent rester
44:32Aurélien Nicolas
44:33Joseph
44:34bien entendu
44:35vous pouvez rester
44:36dans un instant
44:37la suite avec
44:38Martin Smith
44:40on vous laisse
44:41avec Julien Lacaz
44:42bon ça va Julien
44:43de quoi parle-t-on
44:44dans un instant
44:45ça y est vous avez un micro
44:48ne touchez pas
44:48est-ce qu'il marche
44:49il marche
44:49c'est magnifique
44:50ça fonctionne
44:51il ne marche pas
44:51il n'a pas de jambes
44:52nos sujets Julien
44:53à partir de 20h
44:54jusqu'à 21h
44:54que pensez-vous
44:55des français
44:56qui souhaitent
44:57se défendre
44:58on a vu
44:59et effectivement
44:59vous l'avez évoqué
45:00si français sur 10
45:01souhaitent se défendre
45:02par leurs propres moyens
45:02qu'en pensez-vous
45:04Macron interdit
45:05les manifestations
45:06à tous
45:08sauf au syndicat
45:09évidemment
45:09qu'en pensez-vous
45:10vous avez peut-être
45:11été gilet jaune
45:12est-ce une atteinte
45:13à la liberté
45:13qu'en pensez-vous
45:14et qu'est-ce que vous allez faire
45:16samedi
45:16est-ce que vous allez peut-être
45:17revenir en aide
45:18aux commerçants
45:19peut-être que vous allez
45:19avoir peur
45:21donc restez chez vous
45:21peut-être que vous irez
45:22manifester
45:23qu'allez-vous faire
45:240826 300 300
45:25on vous laisse avec
45:27Anthony Martin-Smith
45:28et Julien Lacaz
45:30restez avec nous
45:310826 300 300
45:32avec Aude
45:33et nous on se retrouve
45:34demain à partir de 17h
45:35avec Philippe David
45:35salut

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