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##VV_ECOUTENT_FRANCE-2026-10-20##

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Transcription
00:00Les vraies voix écoutent la France, Philippe David.
00:03Les vraies voix écoutent la France de 19h à 20h, je vous rappelle que de 20h à 21h,
00:09vous aurez une seconde heure de libre antenne en compagnie de notre ami Anthony Martin Smith
00:14qui vous accueillera avec le seul numéro qui vaille, le 0826 300 300.
00:20Et Aude qui est au standard toujours, et Maxime, c'est là, le Bordelais.
00:25Maxime, vous trouvez le sourire un peu, parce que il paraît que Bordeaux a gagné,
00:29et en football.
00:30Oui, tout à fait, contre l'Aviron-Baïonnais.
00:32La réserve, la réserve.
00:35Alors excusez-moi, quand on me dit Bordeaux-Aviron-Baïonnais, je pense UBB-Aviron-Baïonnais.
00:39Oui, c'est vrai, c'est vrai.
00:40Et Mathéo Lambleau qui est avec nous, qui revient de Nantes,
00:43où il a montré qu'il avait bon appétit, Patrick.
00:45De Lyon.
00:45De Lyon.
00:46De Lyon, pourquoi je dis Nantes ?
00:47Oui, c'est vrai.
00:48Et évidemment Antonin, mais on le voit pas, parce qu'il est ici, qu'il fait le web.
00:51Alors, avant de prendre vos témoignages, vous êtes commerçant, artisan, restaurateur,
00:57où vous êtes simple témoin, où vous avez des choses à dire sur ce qui s'est passé
01:00le week-end dernier.
01:01On va tout de suite, avec Patrick Roger et Françoise Degoy, parler du résultat du
01:06dernier sondage qui vient de sortir.
01:07Un sondage IFOP fiducial pour Sud Radio, LCI et Le Figaro.
01:12Et un sondage qui dit beaucoup de choses, Patrick Roger.
01:14Oui, Françoise, vous le voyez aussi, vous m'en parliez tout à l'heure.
01:19Alors, évidemment, il a été fait pendant ce week-end, ce sondage était prévu, etc.
01:25Et quelles que soient les circonstances.
01:27Et vous vous en doutez, c'est Marine Le Pen qui profite assez largement, bien sûr,
01:33puisqu'elle est, alors en fonction des situations, elle est de 34, qui est le minimum d'intention
01:38de vote, jusqu'à 38.
01:41La prix plancher, déjà, qui est très très haut, qui est à 36, quasiment.
01:46En étant en hypothèse...
01:48Là, la moyenne, c'est 36, 35, 36.
01:52Le Pen, c'est 38, dans l'hypothèse d'une candidature de Gabriel Attal.
01:55Donc, oui, c'est des hypothèses improbables, en fait.
01:58Oui, oui.
01:59Ensuite, il y a Jean-Luc Mélenchon.
02:01Et Jean-Luc Mélenchon, il ne baisse pas, Françoise, quand on regarde le détail.
02:08Grosso modo, dans la plupart des situations, il est à 16,5.
02:1316,5, et voire à 18 ou 20, alors ce sont des situations plus improbables,
02:19c'est s'il y avait Glucksmann, face à lui.
02:23Ou François Hollande.
02:2420%.
02:25Oui, et seulement tous les deux, en fait, à gauche.
02:28Oui, je voudrais dire quelque chose, c'est quelque chose qu'on avait pressenti,
02:31on en a parlé ce week-end avec Patrick, avant de faire les éditos de lundi,
02:34on avait pressenti, parce qu'on connaît cette mécanique,
02:37en réalité que deux personnalités allaient évidemment tirer leur épingle du jeu,
02:42entre guillemets, de façon un peu triviale, de ces événements.
02:46C'était évidemment Marine Le Pen, qui n'a même pas besoin de faire le moindre effort
02:50parce qu'elle porte en elle l'ordre, une forme de sécurité, etc.
02:54Et le pari qui était presque intuitif et instinctif,
02:58que Jean-Luc Mélenchon ne serait absolument pas pénalisé.
03:01Eh bien, on a la démonstration avec ce sondage de l'ami.
03:04Alors, c'est un sondage, bien sûr.
03:06Oui, mais on a la démonstration, parce que normalement,
03:08vous savez, après des chocs aussi spectaculaires,
03:10vous avez soit des effondrements,
03:11et bien là, vous avez une stabilisation de Jean-Luc Mélenchon
03:14qui, pour le moment, quoi qu'il advienne,
03:16est toujours qualifié pour le second tour devant Édouard Philippe.
03:19Alors, il y a des situations...
03:21Oui, il est toujours...
03:22Édouard Philippe est derrière.
03:2312, 15, 16, 14,
03:26et 12, il est toujours derrière.
03:28Jean-Luc Mélenchon est devant lui,
03:30quelles que soient les situations, quasiment, là.
03:33Et puis, concernant...
03:35Raphaël Luxman est encore en dessous les quatrièmes.
03:37Gabriel Attal à 5%.
03:39Oui, c'est des candidats avec Édouard Philippe.
03:41Alors, c'est la soupe à la grimace pour le bloc central,
03:43tant pour Attal que pour Philippe.
03:45Oui, il y a quelque chose qui est en train de se déliter, parce que...
03:47Et Attal est à 13, quand même, s'il n'y avait pas Édouard Philippe.
03:50Si on peut faire en une minute de l'analyse politique,
03:52vous me permettrez, après on reprend le cours des choses,
03:54la réalité, si vous voulez, c'est que ces événements
03:57montrent, évidemment, une faiblesse du gouvernement,
04:00et un gouvernement Macron qui a failli,
04:03et évidemment, qui sont les deux personnalités
04:05qui sont attachées au gouvernement Macron et Emmanuel Macron ?
04:09Évidemment, c'est Gabriel Attal, ancien Premier ministre,
04:12et c'est évidemment Édouard Philippe.
04:13Et donc, ils partent, d'une certaine manière,
04:16un peu avec l'eau du bain, c'est ce que je veux dire.
04:18Même si Édouard Philippe...
04:19Avec le sac sur le dos, comme vous préférez.
04:20Avec le sac sur le dos, en tout cas,
04:21ils n'arrivent pas à décoller ce sparadrap,
04:23et comme, finalement, ces événements ont montré,
04:26d'une certaine manière, une forme, comment dirais-je,
04:28d'amateurisme, mais en tout cas,
04:30de fin un peu crépusculaire d'Emmanuel Macron,
04:33dans l'esprit des gens,
04:34ces deux anciens premiers ministres sont évidemment associés,
04:37et évidemment, ils perdent très très lourd,
04:39tous les deux.
04:40Au profit, évidemment, des deux radicalités qui s'expriment,
04:43comme deux mouvements telluriques,
04:45à l'extrême gauche,
04:47Jean-Luc Mélenchon...
04:48Et Retailleau, Retailleau et Lysnard
04:50sont touche-à-touche aux environs de 5-6.
04:52C'est intéressant, c'est super.
04:55Nous y reviendrons en longueur, d'ailleurs,
04:57demain matin, dans la matinale.
04:59Je crois qu'on vous en parlera tout à l'heure
05:01avec Louis de Kergorlet.
05:02Allez, bonne émission,
05:03et vous avez évidemment la parole.
05:07Et vous avez la parole sur, évidemment,
05:09les événements tragiques du week-end dernier.
05:12Ça s'est passé samedi et dimanche,
05:13un peu partout en France, Mathéo.
05:14Et on a quelqu'un qui attend depuis un certain temps,
05:17et on s'en excuse auprès de lui.
05:19Bonsoir, Fabrice Blisson.
05:21Bonsoir.
05:22Vous êtes président de la commission
05:23des jeunes entrepreneurs de l'UPE 13,
05:26donc dans les Bouches-du-Rhône.
05:28Vous, racontez-nous,
05:28vous avez plusieurs restaurants
05:30et un a été victime des casseurs.
05:32Racontez-nous.
05:33Oui, oui, dans la nuit de samedi à dimanche,
05:35effectivement, j'ai reçu un message
05:37et effectivement,
05:38j'ai eu un établissement qui a été cassé.
05:39Ils sont rentrés à l'intérieur
05:40et ils ont tous accasé.
05:43Mais je ne suis pas forcément le plus à plein.
05:44Toute la rue a été vraiment saccagée.
05:49Mais là où je me suis senti complètement délaissé,
05:53c'est vraiment quand le président de la République a parlé.
05:57Là, je me suis dit,
05:59on est vraiment seul au monde.
06:01Et très hautement,
06:02le dimanche et lundi,
06:03quand je me suis dit,
06:05qu'en fait, qu'il faut agir aujourd'hui ?
06:07J'en ai que trois.
06:08Un, prendre mes enfants et partir à l'étranger.
06:10Mais bon, j'ai des grosses cautions sur mes restaurants.
06:12Deuxième, je me mets à l'intérieur
06:13et on s'auto-déffondre.
06:14Mais je ne suis pas sûr
06:15que ce soit la bonne solution
06:16à 40 ans et 4 enfants.
06:17Ou la troisième,
06:18c'est de laisser tous les week-ends
06:20le restaurant se faire casser.
06:22Et aujourd'hui, encore,
06:22que j'ai entendu le ministre qui est venu,
06:25Laurent Nunez qui est venu
06:26et qui nous explique
06:27qu'il y aura un peu plus de policiers.
06:30Je vais vous faire un petit fait, moi,
06:31qui est important,
06:32c'est que si la maîtresse de l'école
06:35de vos enfants vous dit
06:35« L'année dernière, en tasse verte,
06:37j'ai perdu tous les enfants. »
06:39Cette année, nouvelle classe verte,
06:41on est deux profs en plus.
06:42Mais par contre,
06:43à mon avis, ils sont beaucoup,
06:44on risque d'en perdre beaucoup.
06:45Est-ce que vous mettez vos enfants
06:46en classe verte ?
06:47En aucun cas.
06:48En aucun cas.
06:49Donc moi, chef d'entreprise,
06:50on a à peu près 4 salariés
06:52en restauration.
06:53Est-ce que ce week-end,
06:54réellement,
06:54je vais risquer de mettre à main
06:57mes salariés ?
06:58Non.
06:59Je vais répondre tout de suite.
07:00Non.
07:00On ne mettra pas nos salariés
07:01en difficulté.
07:03Donc, tous les gens
07:04qui me posent la question
07:04« Est-ce que tu vas ouvrir ?
07:06Est-ce que tu ne vas pas ouvrir ? »
07:07Non, parce que je n'ai aucune certitude
07:09que l'État va me mettre en sécurité.
07:12Et toute la rue,
07:14alors vous avez 5 restaurants,
07:15c'est bien ça.
07:16Celui qui a été saccagé,
07:18toute la rue a été saccagée.
07:21On sent vraiment
07:22beaucoup de colère,
07:23on sent même beaucoup d'émotion
07:25dans votre témoignage, Fabrice.
07:27Vous avez, on peut le supposer,
07:29discuté avec vos voisins entrepreneurs
07:31dans quel état d'esprit sont-ils ?
07:33Qu'est-ce qu'ils vous ont dit ?
07:34L'état d'esprit,
07:36il est assez simple.
07:36On a tous des problèmes,
07:38tous les entrepreneurs ont des problèmes.
07:39On a des problèmes,
07:40on les règle.
07:41On sait faire ça.
07:42On sait faire ça,
07:43il y a 6 mois,
07:44on a eu d'autres problèmes, etc.
07:46Mais là,
07:46comme on a une équation
07:48avec plusieurs X
07:50sur lesquelles on ne peut pas répondre,
07:51tout simplement
07:51parce qu'on ne nous donne pas de date.
07:53On ne nous dit pas,
07:54samedi prochain,
07:55vous serez en sécurité,
07:56vous pouvez ouvrir.
07:57Là, on peut commencer à travailler.
07:58Là, on ne sait pas.
07:59On ne sait pas si samedi,
08:00on sera en sécurité.
08:01On ne sait pas si le samedi d'après.
08:02Donc, on ne sait pas si samedi,
08:04il faut qu'on mette du bois
08:05sur nos balisades.
08:06Si le samedi d'après,
08:08on a fait encore.
08:08Qu'est-ce qu'on fait ?
08:09Ça coûte 2-3 000 euros.
08:10On a fait les devis.
08:112-3 000.
08:12Mais 2-3 000 tous les week-ends.
08:13Jusqu'où on va ?
08:14Jusqu'à quand on va créer
08:15des impôts comme ça ?
08:16Jusqu'à quand on va dire
08:17oui, mais est-ce que
08:18tu es allé chez le psychologue ?
08:19Alors qu'en fait,
08:20on est persuadé,
08:21on est tous persuadés ici,
08:22que l'État est capable
08:23de mettre 10 snipers en haut.
08:25Je vois,
08:25le prochain qui sort dans la nuit
08:27et qui est masqué,
08:29cagoulé,
08:29il prend une balle à la tête.
08:30Là, c'est radical.
08:32Oui, mais ne serait-ce
08:33que sur l'annonce,
08:34l'effet d'annonce,
08:35vous verrez,
08:35il n'y a aucun problème.
08:36Tout va s'arrêter net.
08:37Mais je ne comprends pas
08:38pourquoi l'État
08:39ne prend pas ses responsabilités.
08:40Est-ce que vous arrivez
08:41à vous projeter ou pas ?
08:44Je suis obligé.
08:45J'ai 40 ans,
08:46je représente
08:47des centaines d'entrepreneurs.
08:49Moi, je suis obligé
08:50d'expliquer aux entrepreneurs
08:50mais ce n'est pas grave,
08:51il faut continuer.
08:52Tu vas y arriver.
08:53Grâce à toi,
08:54on va payer les retraites.
08:55Grâce à toi,
08:55on va créer de la croissance.
08:57On est le poumon de la France.
08:58Vous comprenez que
08:58si nous, on s'arrête,
08:59si on s'en va à l'étranger,
09:01il ne se passe plus rien.
09:03On ne va payer aucune retraite.
09:05On ne va pouvoir
09:06faire aucune route.
09:07Est-ce que la France comprend
09:09dans quel état
09:10les entrepreneurs sont ?
09:12Très honnêtement.
09:13Je ne crois pas.
09:14Je crois qu'à un moment donné,
09:16il va falloir qu'un jour,
09:17on prenne les entrepreneurs
09:19et qu'on leur explique,
09:21on explique à tous les Français
09:22que sans nous,
09:23il ne se passera plus rien.
09:25Mais Fabrice,
09:26vous avez peut-être entendu
09:28tout à l'heure,
09:28on avait le président
09:29des commissaires de justice
09:31qui était avec nous.
09:32Vous avez déjà une estimation
09:34des dégâts ?
09:35Combien ça va vous coûter ?
09:37Combien les assurances
09:38peuvent potentiellement
09:39vous rembourser ?
09:40Vous avez déjà une idée ?
09:43Mais très honnêtement,
09:44on sera remboursé.
09:45Vous verrez qu'on sera remboursé
09:46de tout.
09:47Parce qu'on est dans un état
09:49où on est capable
09:49de créer comme ça
09:50des impôts
09:53illimités.
09:53On a l'impression
09:54que l'État est capable
09:55de payer en illimité.
09:56Mais vous verrez
09:56qu'on sera très bien remboursé.
09:58Vous verrez qu'on le sera très bien.
09:59Comme en période de Covid,
10:00on sera très bien remboursé.
10:02Mais excusez-moi,
10:02l'État,
10:03il n'a plus un sou,
10:04on le voit pour
10:05l'esquisse du budget.
10:08On a été très bien remboursé
10:09du Covid,
10:10vous allez comprendre.
10:11Mais derrière,
10:12ils nous ont donné de l'argent
10:13qu'on n'était pas
10:13incapable de rembourser.
10:15Notamment avec les PGE,
10:16etc.
10:17Vous avez encore des PGE,
10:19vous avez payé Fabrice ?
10:20On est en fin de PGE là
10:23et très honnêtement,
10:24on tire très fort la langue.
10:25Mais par contre,
10:26ce qu'il faut se rendre compte,
10:26c'est que sur le territoire,
10:27nous dans le Sud,
10:29en tout cas,
10:29on a la Chambre de Commerce
10:30qui est au taquet avec nous.
10:31On a la Métropole
10:32qui est vraiment au taquet.
10:33On a la Mérie qui est au taquet.
10:34La Région qui est au taquet.
10:35Donc, en tout cas,
10:36en interne,
10:37sur les territoires,
10:38tout le monde est à fond.
10:39Et je pense très honnêtement
10:40que même tous les clients,
10:41ils vont venir et manger chez nous
10:43et ils vont jouer le jeu
10:44de venir acheter
10:45dans les petits commerçants
10:46plutôt que sur Amazon.
10:47Je pense que le vrai sujet,
10:48ce n'est pas ça.
10:49C'est que dans les hautes sphères
10:50de l'État,
10:51on prenne et qu'on nous mette
10:52en sécurité
10:52et qu'on dise voilà,
10:53à partir de maintenant,
10:54il y a eu ces problèmes,
10:55on a entendu pourquoi
10:56tout le monde a cassé.
10:57Maintenant,
10:57on repart tous de l'avant
10:58et on traite les problèmes.
11:00Ça, c'est très important.
11:03Fabrice avait lancé
11:05un appel important
11:06d'aller chez les petits commerçants.
11:08Hier soir,
11:09on avait deux commerçantes,
11:10Anne et Rachel,
11:11qui étaient avec nous,
11:12Mathéo, à Lyon,
11:12et qui nous le disaient
11:14et on vous le dit,
11:15allez chez les petits commerçants,
11:16notamment quand ils vont rouvrir.
11:18C'est très important.
11:20N'achetez pas sur les plateformes,
11:21etc.
11:21Parce qu'eux,
11:22ils créent de l'emploi en France,
11:23ils souffrent
11:24et ils payent des impôts en France.
11:26Ça,
11:26il faut quand même le rappeler.
11:28Merci Fabrice,
11:29vous avez tout notre soutien,
11:30bien évidemment.
11:31et merci de ce témoignage coignant.
11:33Et dans un instant,
11:34on continue de parler
11:35de toutes ces scènes de chaos
11:36du week-end dernier,
11:38ces bâtiments dégradés,
11:40ces mobiliers urbains aussi,
11:42ou ces pillages de magasins.
11:44Que vous soyez commerçant
11:45ou simple citoyen,
11:46marqué par tous ces événements,
11:49vous venez témoigner
11:49au 0826 300 300.
11:5319h20,
11:54les vraies voix écoutent la France.
11:5719h20,
11:58les vraies voix écoutent la France.
12:00Philippe David.
12:02Retour des vraies voix écoutent la France
12:04en compagnie de Mathéo Lamblot
12:05après ce témoignage poignant.
12:08On peut le dire comme ça,
12:09ce jeune entrepreneur marseillais,
12:1140 ans,
12:11il est jeune quand même,
12:12qui a eu un de ses restaurants saccagés.
12:14Et toute la rue de ce restaurant-là
12:16a été saccagée.
12:16On a évidemment une pensée
12:18à tous les commerçants français
12:20qui ont subi ces casses
12:22et ces pillages
12:23le week-end dernier, Mathéo.
12:25Et beaucoup d'appels
12:26au 0826 300 300.
12:28Et on prend la direction
12:29tout de suite d'Alès,
12:30où Hugo nous attend.
12:31Bonsoir Hugo.
12:31Bonsoir Hugo.
12:33Oui, bonsoir,
12:33merci ma cailleur.
12:34Bonsoir à tous.
12:35Avec plaisir.
12:36La parole est libre
12:37sur Sud Radio
12:38et vous êtes vraiment les bienvenus.
12:40On veut vous écouter.
12:42Très bien.
12:43Donc, si je devais reprendre
12:44le sujet un petit peu
12:45qui tourne en boucle
12:46en ce moment,
12:47sur les dégradations,
12:49sur cette revolte
12:50où on met le feu,
12:51la vie,
12:52la feu et la sang,
12:54moi j'ai envie de dire
12:55que ma préoccupation
12:56n'est pas tout de suite
12:57sur ces actions-là.
12:59Je pense que ces actions
13:01ont été générées
13:02par des groupes de personnes
13:03qui sont largement identifiées
13:05de par notre super police,
13:08super gendarmerie,
13:09nos super services d'État,
13:12du ministre de l'Intérieur
13:14et toutes ces personnes
13:15qui sont aux commandes,
13:16qui ont les moyens aujourd'hui
13:18de pouvoir déterminer,
13:20de pouvoir mettre le doigt
13:22sur ceux que l'on doit attraper
13:24et mettre en justice
13:25comme il se doit.
13:26Je ne cautionne
13:27aucune violence.
13:28En dessous de moi,
13:29la violence aujourd'hui,
13:30pour moi,
13:30elle est plus dans mon cœur,
13:32elle est plus en ma personne.
13:34Quand je vois la violence
13:35de l'État aujourd'hui,
13:36pour pouvoir avoir un médecin,
13:38pour pouvoir laisser son enfant
13:40handicapé par exemple,
13:42étudier dans nos écoles
13:43de façon convenable,
13:44quand on voit aujourd'hui
13:46ces agriculteurs,
13:47quand on voit ces métiers à risque
13:48où des gens se suicident
13:50tous les jours,
13:51des gens sont malades,
13:52ont la santé fragile,
13:54lorsqu'on a laissé mourir
13:55nos anciens
13:56qui n'ont pas de maison de retraite,
13:58la violence,
13:58elle est là pour moi,
13:59c'est celle qui est physique
14:00et celle qui n'est pas matérielle.
14:02Je n'appelle à aucune violence,
14:03bien entendu,
14:04en disant ça.
14:05Ce n'est que mon point de vue
14:06et il n'engage bien évidemment
14:07que moi.
14:09Mais Hugo,
14:10on va échanger.
14:11Vous parlez des métiers
14:12à force suicide.
14:13Les métiers qui ont
14:14le plus fort taux de suicide,
14:16ce sont les agriculteurs,
14:17vous en avez parlé,
14:18et les forces de l'ordre.
14:20Mais ce n'est pas
14:20les agriculteurs
14:21et les forces de l'ordre
14:22qui ont cassé
14:22ou qui ont pillé.
14:23D'ailleurs,
14:24les forces de l'ordre
14:25étaient en première ligne
14:26et ont eu des centaines
14:28de blessés
14:28pour éviter la casse.
14:30Et excusez-moi,
14:31mais ce n'est pas la faute
14:31du petit commerçant
14:33qui fait des téléphones portables
14:35ou, je ne sais pas moi,
14:36épicier,
14:37parce qu'il y a eu des épiceries
14:38qui ont été cassées,
14:39saccagées,
14:40vandalisées,
14:40qui sont responsables
14:41si l'État n'a aucune politique
14:43de santé,
14:44vous parliez des hôpitaux,
14:45ou si le niveau
14:46de l'école française
14:47est déplorable.
14:48Ce n'est pas leur faute à eux.
14:50Alors, absolument,
14:51mais tout ça,
14:51je pense qu'il y a
14:52un fil conducteur
14:53dans tout cela.
14:54Lorsque notre niveau
14:55a atteint,
14:56on va dire,
14:57un degré
14:58où on n'arrive plus
14:59à accepter
15:00cette injustice,
15:01forcément,
15:02ça va se manifester
15:03peut-être par une forme
15:04de violence.
15:05Malheureusement,
15:06ce n'est pas la violence
15:07qui va régler les problèmes.
15:08Moi, je pense que cette violence,
15:10je ne devrais peut-être
15:11pas dire ça,
15:11mais je n'incite personne
15:12à aller dans ce sens,
15:14mais elle est mal orientée,
15:15elle est mal dirigée.
15:17Aujourd'hui, effectivement,
15:18ce ne sont pas
15:18les petits commerçants
15:19qui sont venus
15:21mettre ce pays à terre.
15:23Ce sont nos dirigeants.
15:24Ce sont ceux
15:25qui, depuis des décennies,
15:27font que la dette augmente,
15:29font que le peuple
15:29se divise,
15:30font que les choses
15:32ne vont plus
15:33dans nos administrations.
15:34Ce seront nos cibles
15:36principales, finalement.
15:37Et comme vous le dites si bien,
15:39ce n'est pas le petit commerçant
15:40qui vend un téléphone portable.
15:42Donc, il faut reporter
15:44cette violence
15:44s'il y a des personnes
15:46qui ne peuvent s'en empêcher.
15:48et qui sont prêts
15:49à aller en prison
15:49pour des exactions.
15:51Changer de cible,
15:52tout simplement.
15:53Effectivement,
15:54celui qui gagne le SMIC,
15:55celui qui, déjà,
15:56tous les soirs,
15:57à peine à faire manger
15:58sa famille,
15:59et se retrouve avec des frais
16:00parce que son boutique,
16:02son magasin,
16:03son enseigne
16:04a été...
16:06Vandalisé,
16:06saccagé, pillé.
16:07C'est inadmissime.
16:09Mais pendant ce temps,
16:09qu'est-ce qui se passe réellement ?
16:11Que font les ministres ?
16:12Que font nos députés ?
16:13Ces gens-là ne mettent
16:16même pas de l'essence
16:17avec leurs propres données
16:18parce qu'on leur donne,
16:19de par nos impôts,
16:21les indemnités
16:21qui vont leur permettre
16:23de se déplacer,
16:24de se loger,
16:25etc.
16:26Est-ce qu'il n'y a pas
16:27une injustice ?
16:28Est-ce qu'aujourd'hui,
16:29les cibles réellement...
16:30Alors,
16:30tous les élus n'ont pas
16:31d'indemnité de carburant
16:33et tous les élus
16:34n'ont pas de logement
16:35de fonction.
16:36Et c'est une infime minorité,
16:37d'ailleurs,
16:37il faut le dire.
16:39Oui,
16:39il y en a quand même certains.
16:41Lorsqu'on est ministre,
16:42député,
16:43il y a quand même
16:43des frais de fonctionnement.
16:44Bien sûr,
16:45mais il faut voir
16:45qu'ils ont vraiment des frais
16:46qui travaillent 7 jours sur 7.
16:48Moi, je vais vous dire,
16:48leur poste,
16:49je le leur laisse
16:49avec un immense plaisir.
16:54Après,
16:54je ne les prends pas non plus
16:55parce qu'ils ont choisi
16:56on est bien d'accord.
16:57Exactement.
16:58Maintenant,
16:58vous savez,
16:59quand moi j'ai un agriculteur
17:00qui se suicide,
17:01par exemple,
17:02on en a discuté rapidement
17:03par rapport à des charges,
17:05par rapport au changement
17:06de lois
17:09ou de produits à exploiter
17:11en fonction de l'Europe,
17:12etc.
17:14Cette personne-là,
17:15c'est un métier finalement
17:16qui n'est pas à risque
17:17d'être agriculteur.
17:18On va élever des animaux,
17:21on va être dans les potagers,
17:24etc.
17:25Quelqu'un qui décide
17:26d'être dans les forces de l'ordre,
17:27déjà au départ,
17:28il sait qu'il va faire un métier
17:30où il risque peut-être
17:32de prendre des coups,
17:33peut-être d'avoir un accident
17:34du travail plus facilement.
17:35C'est vrai que c'est un métier à risque,
17:36ça c'est clair.
17:37Alors,
17:37voilà,
17:38donc des gens meurent
17:39tous les jours aujourd'hui
17:40dans leur métier,
17:41pour autant,
17:41ils ne font pas des métiers à risque.
17:43Et ces gens-là,
17:43on n'en entend pas,
17:44quasiment pas parler.
17:46Moi,
17:46je veux bien qu'on rende hommage
17:47à tous ces gens
17:47qui se font taper dessus,
17:48bien évidemment.
17:49Je ne suis pas pour la violence,
17:51moi je suis pour une révolution pacifique.
17:53Une révolution pacifique
17:54qui passerait par les urnes.
17:55Mais là,
17:56c'est à nous.
17:56Mais la démocratie,
17:57elle parle tous les 5 ans.
17:58Ça s'appelle la démocratie
17:59et c'est tous les 5 ans.
18:00Ah oui,
18:01mais sauf que,
18:02par exemple,
18:02tout à l'heure,
18:03j'entendais des sondages
18:03que vous donniez
18:04sur Marine Le Pen,
18:05Mélenchon, etc.
18:06C'est le dernier sondage
18:07IFOP fiducial
18:08pour Sud Radio,
18:09Le Figaro,
18:09LCI.
18:10Il est sorti il y a 25 minutes.
18:11Alors,
18:12moi,
18:12il n'y a pas de souci,
18:13ce que je ne veux pas contester,
18:14je veux juste amener une remarque.
18:15Un sondage,
18:16quand on est à 36%,
18:17sur combien de personnes
18:18qui n'iront pas voter,
18:19finalement ?
18:20On est à peu près 60,
18:21on est combien ?
18:2240 et quelques millions
18:23de votants.
18:24Délecteurs,
18:24un peu plus.
18:24Alors,
18:25je vais vous dire,
18:25c'est un échantillon,
18:27je vais être très honnête avec vous,
18:28de 2081 personnes.
18:31D'accord,
18:32donc sur 2081 personnes.
18:32Donc,
18:33alors sur 2081,
18:34il y a un échantillon
18:35de 1928
18:36qui a été retenu
18:37parce que les autres,
18:38par exemple,
18:39disaient,
18:39moi,
18:39je ne vais pas voter
18:40et donc,
18:41ce sont ceux qui s'expriment
18:42par rapport aux personnes
18:44évidemment.
18:44Mais alors,
18:45je vais vous dire une chose,
18:46je ne dis pas ça
18:47parce que nous travaillons
18:48avec l'IFOP
18:48chez Sud Radio,
18:49mais les sondages de l'IFOP
18:51sont,
18:51mais chirurgicaux.
18:53Nous,
18:53on les a tous les jours
18:54avant les élections,
18:55notamment les présidentielles.
18:56Je peux vous dire
18:57que leurs sondages
18:58sont chirurgicaux.
18:59Mais même,
18:59alors le soir de l'élection,
19:01encore plus,
19:02mais ils sont vraiment
19:03impressionnants
19:03de précision.
19:05Très bien,
19:06moi,
19:06je ne veux pas polémiquer là-dessus,
19:08je veux bien entendre
19:08ce que vous avez à me dire
19:09et je ne vais pas contester.
19:11La seule chose
19:12que je mets en avant,
19:13c'est que dans le nombre
19:14de personnes interrogées,
19:15ce pourcentage qui en ressort,
19:17on oublie le pourcentage
19:18de ceux qui n'ont pas répondu.
19:20Et moi,
19:20il aurait été intéressant pour moi.
19:21Il est tenu en compte,
19:23je vous l'ai dit,
19:23c'est les cent et quelques
19:24qui sont en moins.
19:25D'accord,
19:26donc en fait,
19:27ça représente
19:27combien de pourcentages ?
19:29Peu importe.
19:29On a le pourcentage de...
19:31Ah non,
19:31c'est justement...
19:32Après,
19:32les gens sont libres
19:33d'aller voter.
19:34Non mais après,
19:35vous savez,
19:35les gens sont libres
19:35d'aller voter ou pas.
19:37Absolument,
19:38mais ce pourcentage,
19:39on devrait également dire,
19:40et il y a tant de pourcentages
19:42de personnes
19:42qui ne se prononcent pas.
19:44Puisque là,
19:44on pourra faire un comparatif
19:46de ceux,
19:46effectivement,
19:47de ceux qui vont être
19:48en accord avec les uns
19:50ou les autres.
19:50Est-ce que les personnes
19:52qui ne votent plus
19:52se rapprochent des 36%
19:54de Le Pen
19:54ou des 16% de Mélenchon ?
19:55Ça,
19:56je ne sais pas.
19:56Parce que la démocratie,
19:57pour moi,
19:58dans le vote,
19:58c'est d'exprimer justement
20:00la personne que l'on souhaite
20:01voir au programme.
20:03Pas la personne,
20:04un programme
20:04qui est présenté
20:05à la population.
20:06Par exemple,
20:07quand je vote blanc...
20:08Hugo,
20:08très court,
20:08parce qu'il faut qu'on fasse
20:11Oui,
20:11on va la faire tout de suite,
20:12excusez-moi.
20:13Mais par exemple,
20:13on en reparlera peut-être après.
20:15Lorsque je mets une enveloppe vide
20:16dans l'urne,
20:18lorsque je vais voter,
20:20mon vote n'est pas comptabilisé
20:21comme suffrage exprimé.
20:23Mais il est comptabilisé.
20:25Et pourtant,
20:26quand on reprend
20:26le code électoral
20:27concernant l'enveloppe vide,
20:29c'est bien un vote
20:31de rejet,
20:32quelque part.
20:33C'est un vote d'opposition
20:34à ce qui nous est présenté
20:35parce que les candidats
20:36et leurs programmes
20:37ne nous conviennent pas.
20:39Est-ce que cette loi,
20:40la démocratie
20:41ne devrait pas mettre en avant
20:42le fait que
20:43ces personnes
20:44qui se sont déplacées
20:45démocratiquement...
20:45Oui, mais excusez-moi,
20:46vous n'allez pas...
20:47Sauf si le candidat
20:48s'appelle M. Blanc.
20:49Blanc.
20:50Il y a eu un président
20:51de votre région d'ailleurs
20:52qui s'appelait Jacques Blanc,
20:53comme vous êtes à l'aise...
20:54Laurent Blanc s'appelait le président.
20:56Il y avait Laurent Blanc
20:56chez vous à l'aise
20:57qu'on appelait le président d'ailleurs.
20:59Mais s'il y a une majorité
21:00de personnes
21:01qui votent pour personne,
21:02on ne va pas mettre personne
21:03pour diriger le pays, non ?
21:04Ça, c'est ce que disait M. Macron.
21:06Effectivement,
21:07on ne va pas mettre personne.
21:08Mais par contre,
21:08ce qu'on pourrait voir facilement,
21:10c'est un espèce
21:11de référendum
21:11par le vote blanc
21:12qui démontrerait aux élus
21:14qui sortiraient avec 20%
21:15à une élection présidentielle
21:17qu'ils n'auraient pas
21:17la majorité finalement.
21:18et moins de crédibilité.
21:20Hugo, merci beaucoup.
21:21On doit faire une courte pub,
21:23une pause pub, pardon.
21:24On se retrouve dans quelques instants,
21:26Mathéo.
21:26Et oui, comme Hugo,
21:27vous continuez de nous appeler
21:28au 0826 300 300
21:30si vous souhaitez témoigner
21:31de toutes ces scènes
21:32du week-end dernier.
21:34Sud Radio.
21:3719h20,
21:38les vrais voix écoutent la France.
21:40Philippe David.
21:41Retour des vrais voix écoutent la France.
21:44Vous voulez témoigner,
21:45vous aurez une deuxième heure
21:46de vrais voix écoutent la France
21:47en compagnie d'Anthony Martin Smith
21:49de 20h à 21h.
21:51Vous pouvez dès à présent
21:52appeler le 0826 300 300
21:55ou c'est la charmante Aude
21:57qui prendra votre appel.
21:59On va maintenant parler
22:00de la matinale de demain
22:01avec Jacques Cardos.
22:02Bonsoir Louis de Cargolet.
22:04Bonsoir Philippe.
22:04Bonsoir Mathéo.
22:05Avec une actu vraiment florissante.
22:07On va dire ça comme ça.
22:08Exactement.
22:09On va encore revenir
22:10sur les débordements
22:11qui ont eu lieu ce week-end
22:13et notamment dès 8h15
22:14dans Parlons Cash
22:15où en fait les émeux du 17 octobre
22:17ont déjà un impact négatif
22:18sur les marchés en France.
22:19Ce sera Anthony Morlaix-Lavidali,
22:22responsable France de l'Institut Rexcote
22:24qui viendra nous l'expliquer.
22:26À 7h40,
22:26qu'est-ce que le plateau de 1000 vaches
22:28que David Lissnard désigne
22:29comme un camp d'entraînement terroriste
22:30dans le limousin ?
22:31Eh bien,
22:32Jean-Baptiste Moreau,
22:33porte-parole du think tank
22:34agriculture-stratégie,
22:35ancien député de la Creuse
22:36et agriculteur,
22:37viendra là aussi nous l'expliquer.
22:38Et puis,
22:39à 7h10,
22:40c'est à la 1,
22:41notre sondage IFOP
22:42fiducial pour Sud Radio,
22:44LCI et Le Figaro
22:45avec ce bond de Marine Le Pen.
22:47Il y aura Frédéric David,
22:49directeur général de l'IFOP,
22:50qui sera avec nous.
22:51Sondage d'ailleurs,
22:52je voulais vous rappeler très rapidement
22:53les trois enseignements.
22:55Tout d'abord,
22:56Marine Le Pen
22:56qui caracole en tête
22:57avec 36% des intentions de vote
22:59pour le premier tour
22:59et qui peut monter jusqu'à 68%
23:01en cas de second tour
23:03face à Jean-Luc Mélenchon.
23:05Deuxièmement,
23:05le bloc central s'effrite.
23:06Édouard Philippe
23:07qui passe de 14% à 12%
23:09des voix.
23:09Gabriel Attal
23:10qui chute à 5%
23:11des intentions de vote.
23:12Grande nouveauté
23:13dans tous les cas de figure.
23:14Aucun de ces deux candidats
23:16ne se qualifie au second tour
23:17face à Marine Le Pen.
23:18La surprise d'Avid Lissner
23:19reste autour des 6%.
23:20Et enfin,
23:21Jean-Luc Mélenchon
23:21qui fait près d'une stabilité intacte
23:23après les événements du 17 octobre
23:24avec 16,5% d'intention de vote
23:27au premier tour.
23:28Le fondateur de LFI
23:29conserve un socle solide
23:30qui lui permettrait
23:31de passer au second tour.
23:32Merci beaucoup,
23:33Louis de Cargorel.
23:36Et tout de suite,
23:37on continue de parler
23:38de toutes ces scènes malheureuses
23:40du week-end dernier en France.
23:43Et pour en parler,
23:44nous recevons Alexandra Le Crèf.
23:45Vous êtes commerçante à Lyon
23:46et présidente
23:47de la Fédération Nationale
23:48des Détaillants en Maroquinerie.
23:50Bonsoir Alexandra.
23:51Bonsoir.
23:52Bonsoir à vous.
23:53Donc je le disais,
23:54vous êtes commerçante à Lyon
23:55et on peut dire que vous,
23:57pour sauver entre guillemets
23:59votre commerce,
24:00votre mari et votre beau-frère
24:02se sont sacrifiés.
24:04En fait,
24:05j'ai eu la chance
24:07d'avoir des hommes
24:10auprès de moi
24:10pour garder la boutique.
24:13En effet,
24:15je pense que
24:18personne ne peut imaginer
24:19ce qu'on a vécu.
24:20C'est une scène
24:21de science-fiction,
24:22d'horreur.
24:24Rachel l'a déjà dit hier
24:26auprès de vous.
24:26C'est qu'on a vu
24:27des meutes
24:28de jeunes
24:31qui sont venus
24:32piller les boutiques
24:33en face.
24:34Enfin voilà,
24:35j'ai toutes les boutiques
24:35à côté de chez moi
24:36qui ont été pillées.
24:38J'étais à deux doigts
24:39aussi de lettres.
24:41C'est d'une violence
24:43inédite.
24:46Et oui,
24:47j'ai eu la chance
24:48en fait d'être épargnée.
24:49Donc je pense
24:50vraiment très fort
24:51en fait
24:52à tous nos commerçants
24:53sur Lyon
24:54et sur toute la France
24:55qui ont été pillées
25:00et je souhaite
25:01en fait
25:01qu'on soit tous
25:03solidaires
25:04pour eux.
25:05Oui,
25:05vous avez été épargnée
25:06parce que vous êtes mis
25:07devant ces pilleurs
25:08en fait.
25:11Il y a un moment
25:12où on ne pouvait plus.
25:13C'était tellement dangereux.
25:14Il y a un moment
25:14où on ne peut pas
25:15sacrifier sa vie
25:17face à cette violence
25:20monstrueuse.
25:21Donc on espère
25:22vraiment
25:23que les choses changent
25:27surtout samedi prochain
25:28où on nous annonce
25:30encore
25:30une manifestation
25:32et peut-être
25:32des débordements.
25:34J'espère que
25:35cette fois-ci
25:36l'État aura anticipé
25:39le nombre
25:40de CRS
25:42de l'armée
25:43ou qui que ce soit
25:44pour renforcer
25:46le dispositif
25:47de sécurité
25:47qui était complètement
25:49absent pour nous
25:49les commerces
25:50la semaine dernière.
25:52Alexandra Le Crèf,
25:53on était à Lyon
25:53hier,
25:54on a rencontré
25:55plusieurs commerces.
25:56Vous avez parlé
25:57de Rachel qui était
25:58avec nous,
25:58Rachel Azra
25:58qui était avec nous
25:59hier.
26:01Est-ce que
26:02chaque jour
26:02qui passe,
26:03maintenant on est
26:04deux jours après,
26:05hier on était lundi
26:06évidemment,
26:06on est trois jours après
26:07comme c'était samedi
26:08pardon,
26:09est-ce que la colère
26:10reste aussi forte
26:12qu'elle l'était
26:12samedi,
26:13dimanche,
26:14nous on l'a sentie
26:14elle était palpable
26:15hier,
26:16ou est-ce que la tension
26:17commence à redescendre ?
26:19La tension
26:19elle a vraiment du mal
26:20à la descendre en fait,
26:21on a vécu une telle
26:23journée d'horreur
26:24que psychologiquement
26:27c'est dur,
26:28c'est inimaginable,
26:30je ne le souhaite à personne
26:31de vivre ce genre de scène.
26:34Vous avez parlé
26:35à des commerçants,
26:36vous n'avez pas su,
26:37qu'est-ce que vous avez
26:38perdu en termes de,
26:40est-ce qu'on vous a cassé
26:41une vitrine
26:41en envoyant un pavé
26:42ou quelque chose ?
26:43Est-ce que vous avez
26:44perdu quelque chose ?
26:45On m'a cassé un cash,
26:46je vais le dire,
26:47je n'ai rien eu,
26:48donc moi je ne me plains pas
26:49mais je suis vraiment
26:50solidaire de tous mes voisins
26:52parce qu'en fait,
26:53il faut savoir
26:54que le centre-ville de Lyon,
26:55comme tous les autres
26:56centres-villes de France,
26:58c'est un microcosme,
26:59en fait,
26:59tout le monde se connaît,
27:00il y a un lien social,
27:01enfin le commerce,
27:02on l'a constaté hier.
27:03Voilà,
27:04le commerce,
27:05c'est vraiment le lien
27:06entre tout le monde,
27:07enfin c'est rien,
27:07voilà,
27:08et si on n'a plus nos commerces,
27:10il n'y a plus de centre-ville,
27:11il n'y a plus d'esprit,
27:13en fait,
27:13enfin voilà,
27:13donc on va finir
27:15par avoir un centre-ville mort
27:16si on ne fait rien,
27:17en fait.
27:17Il faut que l'État
27:18et tout le monde
27:19nous aident en fait
27:20à remonter la pente.
27:21Il y a quelques instants,
27:22on avait Fabrice Blisson,
27:23un entrepreneur marseillais,
27:24restaurateur,
27:25qui a eu un restaurant
27:26entièrement saccagé,
27:27il a dit
27:27ce qu'il y a de bien
27:28à Marseille,
27:28dans notre malheur,
27:29c'est que tout le monde
27:30est au taquet,
27:31la CCI,
27:32la mairie,
27:33le département,
27:33la région
27:34et tout y quanti.
27:35Est-ce qu'il y a
27:36la même chose à Lyon ?
27:37Alors,
27:37on a eu les premières mesures
27:39de la métropole,
27:40de la ville,
27:40on a 10 millions
27:41de la métropole,
27:42la ville s'engage
27:43sur des décorations
27:45de Noël
27:46et quelques subventions
27:47supplémentaires.
27:48Nous,
27:48on attend vraiment,
27:49alors c'est qu'un début,
27:50mais on attend encore plus,
27:51il faut vraiment
27:53que ces prochains mois
27:54sont vraiment fatidiques
27:56pour le commerce.
27:56Il faut savoir que
27:57le mois de novembre,
27:59le mois de décembre,
28:00ça peut représenter
28:01jusqu'à 40%
28:03du chiffre d'affaires
28:04d'un commerce,
28:04en fait.
28:05Donc,
28:05il faut savoir
28:06qu'un commerce,
28:07et la plupart,
28:07c'est des commerces indépendants,
28:08c'est toute une vie,
28:09c'est tout un héritage,
28:10c'est toute une transmission
28:12qu'on perd en quelques minutes.
28:14On avait une opticienne
28:15de Lille tout à l'heure,
28:16la boutique avait
28:17plus de 100 ans.
28:19Moi,
28:19ma boutique,
28:20elle a 100 ans
28:20et j'ai la fierté
28:21de diriger
28:23ce commerce
28:25qui a 100 ans,
28:26qui a un lien
28:27pour tous les Lyonnais,
28:29que les Lyonnais connaissent
28:30et c'est la fierté
28:32familiale,
28:33économique
28:34de la ville
28:36et il y en a beaucoup
28:37en fait sur Lyon
28:38et il faut vraiment
28:39ne pas les oublier.
28:40Il faut pas,
28:41enfin voilà,
28:42il y a des commerces
28:43qui ont fermé,
28:43qui vont fermer
28:44pendant des mois,
28:45qui se reconstruisent,
28:47ils vont avoir du mal
28:48aussi,
28:48les petits commerces
28:49en fait,
28:49avec tout ce qui est
28:50trésorerie et tout,
28:51donc il faut les accompagner
28:52un maximum,
28:53que ce soit
28:54les CCI,
28:55les mairies,
28:57les fournisseurs,
28:58les banques,
28:59les assurances,
29:00il faut que tout le monde
29:01mette la main à la patte
29:03mais il faut pas aussi
29:04oublier ceux qui restent
29:05parce qu'ils sont là aussi
29:07et ils vont avoir du mal
29:08parce qu'il faut que les clients
29:09reviennent en fait.
29:10Nous,
29:10ce qu'on demande,
29:10c'est de la solidarité
29:12de nos clients
29:13et on le voit
29:14de toute façon,
29:15on l'a vu déjà dimanche
29:16quand on a vu
29:17tous les habitants
29:18de Lyon
29:20débarrasser les débris
29:21qu'il y avait par terre,
29:22c'était superbe en fait.
29:23Voilà,
29:23on se rend compte
29:24qu'en fait,
29:25il y a de l'humain encore
29:27et qu'il y a de l'espoir.
29:29Dieu merci d'ailleurs.
29:30Encore une fois,
29:31on peut le dire,
29:31soutenez nos commerces locaux.
29:34Vraiment,
29:34c'est...
29:34On le dit,
29:36on le répète,
29:36on va le répéter
29:37encore et encore.
29:39On est très bien
29:39dans un canapé
29:40à regarder la télé
29:41mais c'est tellement chouette
29:43d'aller voir en fait
29:43les commerçants.
29:44On a l'expertise
29:46on a le savoir-faire
29:47on a le sourire
29:48on a le sourire
29:49que vous ne trouvez pas
29:50sur internet.
29:51On a le conseil.
29:52Enfin voilà,
29:53moi je suis passionnée
29:54dans mon métier
29:54donc je ne sais pas
29:56si ça s'entend
29:57mais voilà,
29:58je trouverais ça
29:59tellement dommage
30:01en fait
30:01que le centre-ville de Lyon
30:03ou tous les autres centres-villes
30:04en fait,
30:05voilà,
30:06il n'y aura plus rien,
30:07il n'y aura plus de commerce,
30:07il n'y aura plus de boulangerie
30:08et il n'y aura plus d'habitants
30:09parce qu'en fin de compte,
30:10il n'y aura plus de commerce.
30:11Donc nous,
30:12on est le lien social
30:13et il faut que
30:14en fait,
30:15la mairie,
30:15la métropole,
30:16moi je parle pour Lyon
30:17mais je parle aussi
30:18pour les autres villes
30:18en tant que présidente
30:20de fédération,
30:20c'est qu'il faut que
30:21en fait,
30:22il faut que
30:23voilà,
30:24ça a été une horreur
30:26samedi,
30:26on va avoir du mal
30:27à s'en remettre
30:28mais on va s'en remettre
30:29parce qu'on s'en est remis
30:30des gilets jaunes,
30:31on s'en est remis
30:32de toutes ces...
30:33Du Covid, etc.
30:34Du Covid et tout ça.
30:36Alors oui,
30:36on a eu mal,
30:37il y en a qui n'ont pas réussi
30:39à remonter la pente
30:40mais voilà,
30:41on s'accroche tous
30:42et on s'entraide tous
30:44il y a une entraide
30:45en ce moment
30:45de bagasins
30:46qui ont fermé
30:49les propriétaires
30:49sont là
30:50à nous dire
30:51on vient vous aider
30:52samedi en fait.
30:53Vous vous rendez compte,
30:54la personne a tout perdu
30:56et elle est encore là
30:56pour aider les autres.
30:57Enfin voilà,
30:58donc voilà,
30:59le message que j'ai à donner
31:00c'est
31:02soyez solidaires,
31:02voilà,
31:03en fait,
31:04c'est des vies,
31:05c'est des salariés,
31:06il ne faut pas oublier
31:06il y a des propriétaires
31:07de ces magasins
31:08mais il y a aussi
31:08des salariés.
31:13Bien sûr.
31:14ce qui va se passer samedi,
31:15elles ont peur
31:15mais je les comprends
31:16donc voilà,
31:18c'est le message
31:20que je veux faire passer
31:20c'est que voilà,
31:22l'état d'abanticité
31:23samedi ça a été un sacre
31:25mais allons de l'avant
31:26et aidez-nous
31:27à aller de l'avant en fait.
31:28Merci beaucoup Alexandra Lecréf,
31:31vous avez d'ailleurs
31:32tout notre soutien.
31:33Je rappelle que vous êtes
31:34commerçante à Lyon
31:35et présidente de la
31:36Fédération Nationale
31:37des Détaillants
31:38en Maroquinerie.
31:39Et vous avez entendu
31:40Alexandra Lecréf,
31:41vous venez réagir
31:42au 0826 300 300
31:44si vous aussi
31:45vous avez été touché
31:47par ces événements
31:48du week-end dernier.
31:49Et je vous le rappelle,
31:49il y aura une autre heure
31:50de libre antenne
31:51de 20h à 21h
31:52en compagnie
31:53d'Anthony Martin-Smith.
31:55Vous pouvez dès à présent
31:56appeler le 0826 300 300.
31:5919h20,
32:00les vrais voix
32:01écoutent la France.
32:0219h20,
32:03les vrais voix
32:04écoutent la France.
32:05Philippe David.
32:08Retour des vrais voix
32:09écoutent la France
32:10en compagnie de
32:10Mathéo Lamblot.
32:11Dans quelques instants,
32:12on vous a compris,
32:14ce sera Anthony Martin-Smith
32:15qui vous offre
32:16une heure de plus
32:16de libre antenne
32:17sur Sud Radio.
32:18Mais on a beaucoup
32:19d'auditeurs qui attendent
32:20et on leur présente
32:20nos excuses
32:21parce qu'ils attendent
32:22depuis longtemps.
32:23Bonsoir Marie-Claire,
32:24vous nous appelez
32:25Bergerac.
32:26Bonsoir Marie-Claire,
32:27toutes nos excuses.
32:29Non, non,
32:29mais je comprends
32:30de toute façon.
32:31Alors moi,
32:32je ne suis pas commerçante,
32:33mais alors je tiens
32:34à dire ma solidarité.
32:36Et d'ailleurs,
32:37bon,
32:37moi,
32:37je n'ai pas beaucoup
32:38de ressources.
32:39J'ai une très petite retraite.
32:42Mais à la fin du mois,
32:43je vais aller à Bordeaux
32:44parce que moi,
32:44j'habite Bergerac,
32:45donc c'est la plus grande ville
32:47à côté.
32:47Et je vais dépenser mon argent
32:49dans les commerces.
32:50voilà.
32:52Ce qui reste,
32:53mais moi,
32:54je trouve,
32:55alors moi,
32:56je voudrais dire aussi
32:56quelque chose.
32:58Je ne comprends pas
32:59comment ils n'ont pas,
33:01comment l'État
33:01n'a pas anticipé
33:02avec tous les moyens
33:04qu'ils ont
33:04à leur disposition.
33:07Parce que,
33:07ils ont quand même,
33:09alors il n'y a plus
33:09les renseignements généraux,
33:11mais il y a d'autres moyens.
33:13Ils ont été remplacés.
33:14notamment par la DCRI,
33:16la Direction Centrale
33:16du Renseignement Intérieur.
33:18Alors moi,
33:19je pense
33:20qu'ils savaient
33:22exactement
33:22qu'il allait y avoir
33:23ce genre de choses,
33:24mais les consignes
33:26étaient faites,
33:28envoyées un peu
33:29au casse-pipe
33:30les policiers
33:30en disant
33:31faites ce que vous pouvez
33:33avec ce que vous avez.
33:34C'est-à-dire pas grand-chose.
33:35Parce qu'il y avait
33:36beaucoup de policiers
33:38qui étaient en congé.
33:39Ce sont les vacances
33:39de la tout-saint.
33:40Ils ont leur famille.
33:42On ne peut pas
33:42les rappeler comme ça
33:44en sachant que
33:45plein d'heures supplémentaires
33:46n'ont pas été payées.
33:47C'est en millions d'heures.
33:50Et voilà.
33:51Donc on ne va pas dire
33:51à des gens
33:52dont les heures supplémentaires
33:53n'ont pas été payées
33:54vous allez lâcher vos familles
33:56et aller bosser.
33:57Ça, ce n'est pas possible.
33:59Donc je pense
33:59qu'en fait,
34:00le dispositif
34:01de policiers
34:03qui n'était pas suffisant,
34:04l'État savait très bien
34:05qu'il n'était pas suffisant.
34:07Voilà.
34:07Et donc vous pensez
34:08qu'il y a une faute majeure
34:09au sommet de l'État
34:10et surtout que malheureusement
34:12on n'a pas anticipé
34:13ou alors que le renseignement
34:15a fauté.
34:15Mais il y a quand même
34:16des comptes à demander
34:17à des gens.
34:18Il y a quelque chose.
34:19Oui, allez-y Marie-Claire.
34:20On va avoir des réponses
34:22puisqu'il va y avoir
34:23une commission d'enquête.
34:24C'est ce que j'allais dire.
34:26Yael Bronpivet,
34:26la présidente de l'Assemblée nationale,
34:28a lancé une commission
34:29d'enquête parlementaire.
34:30Tous les groupes
34:30se sont mis d'accord.
34:31Oui, et d'ailleurs
34:32les présidents de groupes,
34:33ça ne doit pas être le cas
34:35à chaque fois,
34:36ont voté à l'unanimité
34:37pour la création
34:39de cette commission
34:39d'enquête parlementaire.
34:40Bon, cependant,
34:41j'espère qu'elle n'aura
34:42aucun tabou
34:43parce que je me souviens
34:43d'une commission
34:44d'enquête parlementaire
34:45sur l'affaire Benalla
34:46qui avait eu
34:47un enterrement
34:48de première classe
34:49et d'ailleurs,
34:49c'était Yael Bronpivet
34:50qui avait organisé
34:51l'enterrement
34:51comme présidente
34:52de la commission
34:53des lois de mémoire.
34:55Alors,
34:56bon, ça c'est tant long
34:57si vous voulez.
34:58Mais bon, déjà,
34:59nous, en tant que clients,
35:01on peut aller dans le...
35:03déjà, dépenser notre argent
35:04à la fin du mois,
35:05là, quand on aura notre paye.
35:06Bien sûr.
35:07Ou notre retraite pour vous.
35:09Moi, je n'achète jamais
35:10en ligne, hein, jamais.
35:11Ah ben moi,
35:13pratiquement jamais non plus.
35:15Mais alors vraiment,
35:15pratiquement jamais.
35:16Je vais dans les commerces, oui.
35:18Les seules choses
35:19que j'ai achetées en ligne,
35:20ce sont des meubles.
35:21Ah oui ?
35:22Parce que ça...
35:23Ben oui,
35:24ça, il faut les faire livrer.
35:26Mais je veux dire,
35:27tout ce qui est vêtements,
35:28tout ce qui est ameublement,
35:30tout ce qui est produits d'usage,
35:32je vais dans les magasins.
35:33Moi aussi, déjà,
35:35les vêtements,
35:35je ne supporte pas
35:36de ne pas essayer des vêtements
35:37ou une paire de chaussures.
35:38Mais oui, voilà.
35:39C'est vrai ?
35:40Et puis, je pense que là,
35:41il faut que les gens
35:44reviennent dans les magasins,
35:45déjà, c'est agréable.
35:46Et puis, pour leur montrer aussi
35:47que nous, les consommateurs,
35:49nous sommes aux côtés
35:50des commerçants.
35:51C'est important.
35:52Eh bien, c'est très bien.
35:52Restez avec nous, Marie-Claire.
35:54On va aller
35:55quelques kilomètres
35:56au sud-ouest de vous,
35:58dans la plus belle ville du monde,
35:59à mon avis, Toulouse.
36:00Même si Bergerac,
36:00c'est très beau.
36:01Ah oui,
36:01non, mais je la connais,
36:02j'y habitais.
36:03J'y habitais.
36:05Bonsoir, Pierre.
36:07Bonsoir.
36:08Alors, vous êtes peut-être
36:09d'accord avec moi
36:10sur le fait que Toulouse
36:11est la plus belle ville du monde,
36:12je ne sais pas.
36:13Oui, c'est une très belle...
36:14Enfin, elle est très originale
36:15puisqu'elle est rouge.
36:16Je ne pense pas
36:16qu'il y ait d'autres villes
36:17d'ailleurs rouges dans le monde.
36:18Je ne pense pas, en fait.
36:19Heureusement.
36:21Moi, je voulais aborder
36:23plusieurs questions.
36:24La première, c'est...
36:25J'entends depuis 3 ou 4 jours
36:27beaucoup de gens
36:28qui disent
36:28« Oui, je ne comprends pas
36:29pourquoi l'armée ne réagit pas,
36:31pourquoi on ne tire pas
36:32sur ces gens-là, etc. »
36:33Et il me semble,
36:34enfin, il me semble,
36:35en 1981,
36:37lorsque M. Mitterrand
36:38est arrivé au pouvoir
36:39et qu'il a fait en sorte
36:41qu'on mette en place
36:43l'abolition de la peine de mort,
36:45il était évident
36:46qu'aujourd'hui,
36:47on ne peut pas demander
36:49à l'État
36:49de tirer sur des individus
36:52puisqu'on a décidé
36:53de l'abolition
36:54de la peine de mort.
36:55Et donc,
36:56c'est pour ça
36:57qu'il n'y a qu'un gros souci
36:58puisque aujourd'hui,
37:00la police ne peut pas réagir
37:01et personne ne peut réagir
37:03sauf si nous étions en guerre.
37:05Et à ce moment-là,
37:06bien sûr,
37:06c'est une autre loi
37:08qui s'appliquerait.
37:09Bien sûr.
37:10Alors,
37:11la légitime défense
37:12dans un domicile
37:13ou dans un commerce
37:15ou dans une entreprise,
37:16ça répond
37:17et ça répond
37:19à des règles
37:19très strictes
37:20qui sont...
37:23Déjà,
37:23il y a la proportionnalité,
37:24etc.
37:25C'est sûr
37:26que c'est très compliqué.
37:28C'est-à-dire que moi,
37:29comme je dis,
37:29là,
37:30j'aborde la question
37:30de l'État.
37:31L'État ne peut pas tirer
37:32puisque sinon,
37:33on n'aurait pas mis
37:33la peine de mort.
37:35La pollution,
37:35la peine de mort.
37:36Mais à l'inverse,
37:37en effet,
37:37il faudrait peut-être
37:39organiser des lois
37:40pour que les gens
37:41qui sont justement
37:43pris d'assaut
37:44à l'intérieur
37:44de leur propre magasin
37:45puissent se défendre
37:47à partir du moment
37:47où la personne
37:48a pénétré dans le magasin.
37:49Mais c'est très difficile
37:50puisqu'on voit
37:51qu'il y a beaucoup de gens
37:51qui sont aussi condamnés,
37:53qui partent en prison
37:54parce que derrière,
37:55ils ont tiré
37:55sur une personne
37:56alors qu'ils étaient menacés.
37:58Donc,
37:59c'est pour ça
37:59que la loi
38:00est un peu complexe.
38:01Mais Pierre,
38:02vous m'avez vu une chose,
38:03vous me permettez
38:04de vous couper.
38:05Vous avez dit
38:05la gauche en 81,
38:06elle a aboli
38:07la peine de mort,
38:08soit,
38:08mais elle a aussi
38:08aboli une autre loi
38:09qui s'appelait
38:10la loi anticasseur
38:11de 1970.
38:14Absolument.
38:14C'était une loi
38:15anticasseur
38:16très restrictive
38:17et qui,
38:18à mon avis,
38:19aujourd'hui,
38:19aurait quand même
38:20un très bon côté.
38:21C'est que toute personne
38:22qui était dans un
38:23approulement
38:23qui pillait
38:25était arrêtée
38:26et subissait
38:26la même peine
38:27que les pillards
38:28en étant considérés
38:29comme participants
38:30comme elle ne les empêche
38:31pas de le faire.
38:32Est-ce que ce ne serait pas...
38:33Alors,
38:33on a fait une loi
38:34anticasseur
38:35il n'y a pas très longtemps
38:36mais on était même d'accord
38:37avec Philippe Bilger
38:38que c'était une loi
38:39anticasseur au rabais.
38:40Est-ce qu'il ne faudrait pas
38:41revenir à une loi
38:42anticasseur
38:42beaucoup plus rigoureuse
38:44comme la loi
38:45anticasseur de 1970 ?
38:46Je crois que c'était Fontanet,
38:47le ministre
38:48qui l'avait fait de voter d'ailleurs,
38:49qui était ministre
38:50de l'Intérieur.
38:51Alors,
38:52je crois que
38:53il y a des candidats
38:54à l'élection présidentielle
38:56qui proposent
38:57de revenir sur cette loi.
38:58Alors,
38:58je n'ai pas su exactement
38:59lesquelles,
38:59je n'ai pas trop suivi.
39:00Bon,
39:00j'imagine peut-être
39:01l'extrême droite
39:02mais je pense
39:03qu'il y a d'autres partis
39:04qui souhaitent
39:05remettre cette loi en place.
39:07Alors,
39:07bien sûr,
39:07ce n'est pas la gauche
39:08qui va mettre
39:08ce genre de loi
39:09mais je pense
39:10que ça serait
39:10une des solutions.
39:12Mais par contre,
39:13il y a une autre solution
39:13que je trouverais intéressante.
39:15On voit que
39:16la guerre en Ukraine
39:17a permis
39:18de développer
39:19énormément
39:20les drones
39:21et je pense
39:23que lors des manifestations,
39:25on pourrait
39:25tout aussi bien
39:26utiliser des drones
39:27mais au lieu,
39:28bien sûr,
39:28de tirer sur les gens,
39:29on leur balance
39:30de la peinture
39:31pour pouvoir les reconnaître.
39:33C'est-à-dire que
39:33si derrière,
39:34il faut balancer
39:35de la peinture au rouge
39:36sur ces fameux
39:37casseurs
39:38qui sont habillants noirs,
39:39il est évident
39:40que ça sera facile
39:41à repérer par la suite
39:42et ensuite,
39:43surtout,
39:43s'ils se déshabillent,
39:44en plus,
39:44on aura en plus
39:45leur identité
39:45puisqu'on aura leur visage.
39:46C'est clair.
39:47Alors,
39:47je veux dire une chose,
39:48j'ai dit une bêtise,
39:49c'était vraiment Marcelin
39:52et pas Joseph Fontanet,
39:53le ministre de l'Intérieur
39:54à ce moment-là,
39:54mais à culpa.
39:56Pierre,
39:56on va faire réagir Marie-Claire.
39:58Marie-Claire,
39:59vous êtes d'accord
39:59avec Pierre
40:00qui dit qu'il y a
40:00un problème en France
40:01de sanctions
40:02par rapport à ceux
40:03qui cassent
40:04et qui pillent ?
40:06Alors,
40:06oui,
40:07sûrement,
40:07mais bon,
40:07la peinture,
40:08moi,
40:08j'avais envie de rire,
40:10mais bon,
40:11parce que je vois,
40:12c'est un peu,
40:13si vous voulez,
40:14ça fait un peu,
40:15je ne sais pas,
40:15théâtre,
40:16je ne sais pas quoi.
40:17Non,
40:17il faut agir en amont,
40:18mais c'est le problème
40:19du gouvernement,
40:20il agit toujours
40:21après coup,
40:22il faut prévoir,
40:23parce qu'on savait très bien
40:25que lors des manifestations
40:26pacifiques,
40:27il y a toujours des gens
40:28qui s'inscrivent
40:29et même,
40:29là,
40:30il y a eu des personnes
40:31qui se sont attaquées
40:32aux biens publics
40:33et ce ne sont pas
40:34les petits casseurs
40:35qu'ont pillé des vêtements
40:36dans les magasins,
40:37c'est beaucoup plus grand.
40:38Ce sont des gens...
40:39On l'a vu à Limoges,
40:39avec la limoges
40:40qui a,
40:40avec la mairie
40:42qui a brûlé
40:42et où le premier suspect
40:44interpellé,
40:44on peut dire,
40:45est vraiment quelqu'un
40:46de très mouillé
40:47politiquement à l'extrême-gauche.
40:49Fichesse,
40:50absolument.
40:50Fichesse,
40:50cette personne,
40:52c'est une personne
40:52qui est majeure
40:53et qui fichesse.
40:54Oui.
40:55Non,
40:56mais ça pose quand même
40:57vraiment question,
40:58non ?
40:59Mais,
41:00donc,
41:01les services de l'État
41:02le savaient,
41:03les gens,
41:03ils sont répertoriés,
41:05ces gens-là.
41:05Ah bah,
41:06les fichesses,
41:06oui.
41:06Pierre,
41:07vous êtes d'accord
41:07avec Marie-Claire ?
41:08L'État a fauté
41:09dans ce domaine ?
41:11Ah,
41:11moi,
41:13je...
41:14Oui,
41:14Marie-Claire,
41:15allez-y,
41:16Marie-Claire veut un mot
41:17et Pierre réagit.
41:19Alors,
41:19cette personne,
41:21elle est...
41:21Bon,
41:21elle n'est pas la seule,
41:22il y en a d'autres.
41:22Et puis,
41:23elle est présumée innocente,
41:24elle est en garde à vue.
41:26Oui,
41:27oui,
41:27oui.
41:27Et puis,
41:28alors,
41:28là,
41:28je fais confiance à la justice
41:31parce que là,
41:32c'est sur le temps lent,
41:33cette personne sera condamnée,
41:35je ne sais pas à combien,
41:36je ne sais pas...
41:37Mais là,
41:37je fais confiance à la justice.
41:39Mais le problème,
41:39c'est qu'on a tournisé
41:41sur les exactions
41:42de l'extrême droite
41:44et l'extrême gauche,
41:46très virulente,
41:47très organisée,
41:48ça a été un peu lâché.
41:50Je ne parle pas de Mélenchon,
41:51je parle des ultra-gauches.
41:53Excusez-moi,
41:54quand on voit le temps
41:55qu'il a fallu
41:55pour dissoudre la jeune garde
41:57qui était un groupe ultra-violent,
41:58ça a été beaucoup plus rapide
41:59de l'autre côté de l'échiquier
42:01pour des sous de génération
42:01identitaire,
42:02par exemple,
42:03soit dit en passant.
42:04Alors,
42:05parce qu'en fait,
42:06c'est politique.
42:07Et puis,
42:08les petits jeunes,
42:08les petits jeunes compilés
42:09après des banlieues
42:11ou je ne sais pas
42:11d'où ils venaient,
42:12ils peuvent aussi être attrapés
42:13par ces mouvements extrémistes
42:15qui vont dire
42:16qu'ils seront mineurs,
42:18ils ne risquent pas grand-chose,
42:19on va les prendre...
42:20Ils peuvent aussi
42:20se faire embrionner.
42:22Je trouve qu'il y a tout un geste
42:24dont on ne parle pas.
42:27Attendez, Marie-Claire.
42:28Oui, oui.
42:28Pierre,
42:29donc aujourd'hui,
42:29le ministre de la Justice,
42:31Gérald Darmanin,
42:32a annoncé 149 incarcérations.
42:34Est-ce que,
42:35d'après vous,
42:36le gouvernement,
42:37l'État a répondu
42:39à ce qui s'est passé ?
42:41Alors,
42:41ça me fait sourire.
42:42C'est pour Pierre.
42:45Moi,
42:46ce qui me fait peur surtout,
42:47c'est qu'on voit
42:48depuis des années
42:49une montée de cette violence
42:50et je me dis
42:51à quand les gens
42:52vont pénétrer
42:53chez les particuliers.
42:54C'est déjà arrivé
42:55pour les émeutes de Naël.
42:57C'est déjà arrivé.
42:58J'ai vu.
42:59Mais le problème,
43:00c'est que là,
43:01on n'est plus dans du matériel.
43:03On pénètre chez les gens
43:04et éventuellement,
43:05il peut y avoir
43:06des violences physiques
43:07qui seront autres
43:08puisqu'elles ne seront pas vues
43:10ni filmées.
43:11Donc,
43:11le problème qu'il y a,
43:12c'est que
43:13ce que je remarque
43:14chez les gens dangereux
43:15ou chez les gens violents,
43:16c'est que c'est une addiction.
43:17C'est-à-dire que
43:18plus vous êtes violents
43:19et plus vous avez envie
43:19d'être violents
43:20et qu'en fait,
43:22comme c'est une addiction,
43:23vous avez besoin de ça.
43:24C'est un petit peu
43:24comme cigarette,
43:25vous avez besoin de ça.
43:27Et malheureusement,
43:27cette jeune génération
43:29qui est totalement violente
43:30ne peut plus se passer de ça.
43:32Et là,
43:32quelle est la solution ?
43:33Ce n'est pas une solution politique,
43:35ce n'est pas une solution.
43:36C'est une solution
43:37qui,
43:38malheureusement,
43:39moi,
43:39très franchement,
43:40je n'ai pas de solution.
43:41Même des psychologues
43:42vous diront
43:42qu'il n'y a pas forcément
43:43de solution.
43:43La preuve,
43:44c'est que souvent,
43:44ils sont confrontés
43:45à ces problèmes
43:47et personne n'évoque
43:48ce sujet.
43:49C'est ça qui est
43:49un petit peu dramatique.
43:50Eh bien,
43:51merci beaucoup Marie-Claire,
43:52merci Pierre,
43:53merci à tous,
43:54merci Mathéo,
43:55merci Aude,
43:57au Standard,
43:57qui reste avec vous
43:58jusqu'à 21h.
43:59Merci beaucoup Antonin Oweb,
44:01merci Maxime
44:03à la réalisation
44:04et évidemment Julien,
44:05notre stagiaire.
44:07Tout de suite,
44:07on retrouve
44:08Anthony Martin-Smith
44:10pour on vous a compris
44:11une heure de libre antenne
44:12ce soir.
44:12Bonsoir à vous,
44:13Philippe, David,
44:14bonsoir Mathéo Lambleau,
44:15oui effectivement,
44:16et mesdames et messieurs
44:16également.
44:17Une heure de libre antenne
44:19où vous avez la parole
44:19au 0826 300 300
44:21également par e-mail,
44:22je participe à
44:22dessus de radio.fr
44:23et sur nos réseaux sociaux,
44:24vous réagissez,
44:25j'aimerais vous entendre
44:26sur,
44:27eh bien évidemment,
44:28si vous-même,
44:29vous avez été sinistré
44:30par ces pillages,
44:31ces violences,
44:32vous nous appelez,
44:33si vous êtes,
44:34eh bien compagne
44:35ou compagnon de policier
44:36que vous avez peur,
44:37appelez-nous,
44:38en gros,
44:39on partage tous les sujets
44:40que vous avez envie d'aborder
44:42et puis moi j'aimerais aussi
44:42vous entendre
44:43sur notamment
44:44cette note révélée
44:46par Mediapart
44:46sur une note interne
44:49qui aurait été
44:50transmise au service
44:51pour faire endosser
44:53la responsabilité
44:53des violences
44:54à la France insoumise
44:55ou encore,
44:56eh bien sur
44:58la proposition
44:59du gouvernement
45:00aujourd'hui,
45:01enfin c'est même plus
45:01une proposition d'ailleurs,
45:02ça rentre en vigueur
45:03dès ce vendredi,
45:04un prêt à taux zéro
45:05et puis
45:07pour les personnes
45:08victimes de casseurs,
45:10pour les personnes sinistrées,
45:11les commerçants sinistrés,
45:12appelez-nous
45:12si ça aussi,
45:13ça vous fait réagir.
45:14Et c'est tout de suite
45:15avec Anthony Martin Smith,
45:16nous on se retrouve demain
45:17avec Cécile de Ménibus,
45:19Patrick Roger ne sera pas là
45:20et trois vrais voix.
45:22A demain.
45:23Sud Radio.

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