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NewsTranscription
00:00Les vrais voix écoutent la France comme tous les soirs du lundi au jeudi en compagnie de Mathéo Lambleau.
00:05Bonsoir Mathéo.
00:06Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
00:07Vous avez fait une petite coupe au carré là ce week-end manifestement.
00:12Ah oui, il est passé.
00:13Pour ceux qui nous regardent en vidéo, c'est la coupe d'été pour l'automne.
00:16Elle va être appelée au service dans pas longtemps.
00:19Ah non, on le garde.
00:20Et puis surtout, Rémi André a dit que c'est Rémi André qui vous avait vendu la mèche en disant
00:24il va faire chaud, il faut raccourcir.
00:26Donc j'ai raccourci.
00:27Ah bah d'accord, très bien. Mais ça vous va très bien Mathéo.
00:29On va évidemment te parler de sujets beaucoup moins légers mais il faut mettre un peu de légèreté vu la
00:35dureté de l'actualité.
00:36Bon cher Mathéo.
00:37On va tout d'abord parler de cette attaque au fusil de chasse ce matin d'un adolescent de 14
00:42ans dans un collège d'Aubagne.
00:43Il a visé notamment le proviseur de son collège ainsi qu'une professeure.
00:49Donc on vous demande au 0826 300 300 si vous vous êtes inquiet justement de cet acte de ce collégien.
00:55Et également si nos collèges sont assez protégés ou non, que faudrait-il faire pour accroître davantage la sécurité dans
01:02nos collèges.
01:03Et on parlera aussi de la manifestation, des manifestations lycéennes avec l'acte 5 prévu demain.
01:10Et ce sujet on va prendre directement la direction justement d'une grande ville proche d'Aubagne, direction Marseille.
01:18Bonsoir Cécile.
01:21Bonsoir Philippe, bonsoir toute l'équipe.
01:22On passe de Cécile de Ménibus à Cécile de Marseille mais c'est un plaisir de vous avoir ma chère
01:27Cécile.
01:28Vous, vous voulez réagir parce que Marseille c'est l'imitrophe d'Aubagne si je ne m'abuse.
01:33Vous êtes proche d'Aubagne ou à l'autre bout de la ville ?
01:36Je suis à l'autre bout de la ville mais ça reste quand même un point d'Aubagne.
01:40Évidemment, alors qu'est-ce que vous en pensez ?
01:42Parce que cette info d'un adolescent qui va avec un fusil de calibre 12 dans un étui de guitare,
01:49on n'aurait pas imaginé ça il y a 10 ans non ?
01:52Ah bah il y a 10 ans mais même je pense que je n'imaginais pas ça encore ce matin
01:57en fait.
01:58C'est juste que je suis abasourdie par l'information.
02:06Pour la petite histoire, j'ai toutes les femmes de ma famille,
02:09que ce soit mes tantes, mes marraines, ma maman qui sont enseignantes.
02:14Donc depuis des années, j'ai 54 ans donc elles sont toutes à la retraite.
02:17Mais enfin j'ai eu toute ma famille, mes grands-parents pour quitter dans le corps enseignant
02:23ce que j'entends dire depuis un certain nombre d'années.
02:26Et c'est bien comme ça que j'ai élevé mes enfants, c'est-à-dire qu'on ne dit
02:29rien à l'enseignant.
02:30Parce que le plus gros problème, le fléau, ce sont les parents à la sortie de l'école.
02:35Donc là, le peu d'informations que j'ai eues aujourd'hui parce que je bossais,
02:40c'était quand même que l'étudiant en question n'acceptait plus les remarques de son enseignant
02:45et que le papa avait pris rendez-vous avec le CPE.
02:48Donc on dit qu'il n'y avait pas de problème, que c'était un enfant normal, oui, ok, peut
02:51-être.
02:52Mais il y avait quand même rendez-vous avec le CPE et l'étudiant n'acceptait plus les remarques de
02:57ses enseignants.
02:58Petite précision d'ailleurs à ce sujet.
03:00Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a indiqué que cet acte était manifestement préparé.
03:06Ah oui, évidemment.
03:07Évidemment, parce que si vous mettez un fusil de chasse dans un étui de chasse,
03:12vous arrivez, c'est repérable.
03:14Alors dans un étui de guitare, toute personne normalement constituée se dit
03:17« Tiens, cet ado, il amène sa guitare pour jouer peut-être en cours de musique, très bien. »
03:21Vous voyez ce que je veux dire ?
03:22Cécile ?
03:23Oui, non, non, mais je n'ai pas les mots, en fait, là, tous les sujets sont de pire en
03:29pire chaque jour.
03:30Sauf que, alors, ça me touche d'autant plus près qu'Aubagne, c'est ma région.
03:37Des faits comme ça, il y en a en effet tous les jours aux Etats-Unis, mais on se dit
03:40« Bon, c'est les Etats-Unis. »
03:43Sauf qu'en fait, on est en train de banaliser tous les jours.
03:46Il y a des drames qui sont mais lunaires et on les banalise parce que c'est tellement tout le
03:51temps.
03:52Cet acte-là, c'est une minorité d'étudiants, évidemment.
03:56C'est comme les lycéens, c'est une minorité, tout simplement.
03:59C'est la minorité qu'on entend.
04:01Quand tout se passe bien, ça ne passe pas aux infos.
04:03Donc, ce qui passe aux infos, c'est quand c'est un drame.
04:06Et ça, c'est encore un drame.
04:07Mais si vous avez dit une chose, et on va faire réagir,
04:10on a un autre auditeur qui appelle au 0826 300 300.
04:13Est-ce que vous parleriez d'américanisation de la société ?
04:18Parce que quand on voit un élève qui débarque avec un fusil de chasse à l'école,
04:22et ce n'est pas la première fois qu'il y a des morts dans des établissements scolaires,
04:25mais beaucoup plus souvent, évidemment, avec des couteaux.
04:27On l'a vu un peu partout en France, bien malheureusement.
04:31Est-ce que vous pensez que la société française s'américanise ?
04:36Je ne parlerai pas d'américanisation.
04:39Je ne pense pas qu'ils prennent modèle sur les Américains.
04:42C'est juste que c'est une société qui n'a plus d'éducation au niveau de la famille.
04:47Il n'y a pas d'éducation.
04:49De toute façon, les parents, à la sortie de l'école, viennent se plaindre de punir.
04:54Moi, à l'époque, si j'avais une punition,
04:56enfin, mon enfant revient avec une punition,
04:58à la maison, il en a une deuxième, en fait.
05:00Je ne me pose même pas la question de savoir si elle est légitime ou pas.
05:04Exactement la même chose pour moi avec mes enfants.
05:06Il faut dire en passant.
05:07Mais je vous ai entendu tout à l'heure.
05:08Je vous ai entendu tout à l'heure également Frédéric Amico
05:10qui disait qu'il était certain que ses enfants n'arriveraient pas avec cette violence.
05:15Bien sûr que non, mes enfants n'auront jamais cette violence.
05:18Ils sont choqués et mon fils le disait.
05:20Mon Dieu, mais si on avait fait ça, c'était improbable, en fait.
05:24C'est juste une question d'éducation.
05:26C'est une question de parents.
05:28Le professeur, il doit se respecter.
05:31Je vous le disais la dernière fois,
05:32quand vous aviez dit que jamais de la vie vous proposeriez à la présidence du pays
05:36parce que vous n'étiez pas masochiste.
05:38Mais qui veut faire enseignant maintenant ?
05:40Les 3 000 en stock, j'aimerais bien savoir où ils sont.
05:42C'est faux.
05:43Ils sont sortis du chapeau.
05:44Personne veut faire enseignant maintenant.
05:46Mais c'est clair.
05:47Mais c'est une honte, ce gouvernement.
05:49Et tout à l'heure, votre sujet, c'était de faire des excuses aux assassins.
05:54J'ai entendu vite fait dans la voiture.
05:56Dis-leur, on règle bien le truc.
05:58C'est quoi, il m'en fout.
05:59Exactement.
06:00Donc, on va faire des excuses à ceux qui ont assassiné aux familles des victimes d'assassins.
06:05Non, on ne va pas faire des excuses aux familles de victimes d'assassins.
06:07On va commencer par éduquer, par couper toutes, toutes, toutes, toutes les allocations.
06:13Et à l'école, on se tient à carreau.
06:14Je sors de De Gaulle, le film De Gaulle.
06:17Mon Dieu, mais quand est-ce qu'on pourra retrouver nos racines, notre culture, notre respect de tout le monde
06:23?
06:24C'est une catastrophe.
06:25C'est une catastrophe.
06:26Donc, la confiance, non, je ne l'ai pas.
06:28Même si, une fois de plus, j'estime que c'est une minorité.
06:31Bien sûr.
06:32Et forcément qu'on en parle.
06:32C'est un cas, mais terrible, terrible.
06:35Cécile, restez avec nous.
06:36Il y a beaucoup de réactions de Marseille.
06:38Mais on n'en a pas très loin de Marseille.
06:40Dans les roues.
06:41À l'Odèvre.
06:41C'est toujours le Sud.
06:42Sur Sud Radio, c'est cohérent.
06:44On part à l'Odèvre où Eric nous attend.
06:46Bonsoir, Eric.
06:47Bonsoir, Eric.
06:48Bonsoir, toutes les équipes.
06:49Bonsoir.
06:50Oui, donc, j'étais sur le cul quand j'ai entendu ça ce matin.
06:56Vous utilisez des expressions du Sud, en plus.
06:58C'est parfait.
06:59C'est ça.
07:00C'est exactement ça.
07:01Je me fond dans le moule.
07:05Mais, en fait, moi, je me pose plein de questions par rapport à ça.
07:10Bon, le gamin, je crois qu'il a 14 ans, c'est ça ?
07:11Absolument.
07:12Oui, voilà.
07:13Donc, bon, déjà, je choquais le fusil.
07:15J'ai un fusil chez moi.
07:16Il est dans une...
07:17Parce que je suis un ancien chasseur.
07:18Je l'ai gardé.
07:19Je ne l'ai pas revendu.
07:20Le fusil est déclaré.
07:21Il est dans une armoire métallique.
07:23Les cartouches sont à part dans un autre coffre.
07:25Bien sûr.
07:26Ça enlève du bon sens.
07:28Donc, en fait, tous les chasseurs le savent.
07:29Je veux dire, c'est la loi.
07:31Et puis, voilà.
07:31Après, le fusil a été déclaré.
07:32Et c'est ça.
07:33Donc, quelque part, je me dis...
07:35Mais le gamin, il a pris le fusil de chasse.
07:37Il a pris les cartouches.
07:39Son père, enfin, si ça a son père, je ne sais pas.
07:41Ou alors, il l'a acheté.
07:42Je ne sais pas comment il l'a fait.
07:43Mais ça...
07:44Alors, je vous dis une chose.
07:46Le père est en garde à vue.
07:48Rappelez-vous, quand on en a parlé ce matin,
07:50quand l'info est tombée,
07:50on était en conf de rédac.
07:52Mathéo peut témoigner.
07:53Moi, j'ai dit, il faut demander des comptes aux parents.
07:55Parce que que fait ?
07:56Comment pouvoir prendre un fusil de chasse et des munitions ?
08:00Parce que pour moi, ça doit être fermé à double tour,
08:03à triple tour.
08:03Et les munitions, même chose, à un autre endroit.
08:06Vous êtes bien d'accord ?
08:07Les deux parents sont en garde à vue.
08:08Oui, les deux parents sont en garde à vue.
08:09Vous qui êtes ancien chasseur, Eric.
08:10Vous êtes d'accord avec moi ?
08:11Non, mais voilà.
08:13Tout à fait.
08:13Après, donc ça, c'est le premier truc.
08:15Ça, c'est le premier truc.
08:16Le deuxième truc, c'est qu'on ne fait pas ça comme ça.
08:20On ne prend pas le fusil pour aller déclaguer comme ça.
08:22Il y a quand même des troubles.
08:24Les parents, ils devraient s'inquiétir.
08:25Il doit quand même y avoir des troubles avant le drame,
08:28avant au café,
08:29qui sont indicateurs du gamme pour faire ça.
08:33Ça se voit.
08:34Seulement, le problème, c'est qu'il n'y a plus de communication
08:35avec les parents, avec les enfants.
08:37Ils ne parlent plus de leur malaise et tout.
08:39Ils sont sur leur téléphone.
08:40Ils ruminent toute la journée.
08:41Après, vous avez des accès de psychopathie.
08:43À mon avis, c'est un truc comme ça.
08:45Le gamin, il a fait un gros délire.
08:46Mais que les parents ne l'aient pas vus,
08:48parce que sûrement, ils n'en ont rien à foutre.
08:50Peut-être parce que là, tout à l'heure,
08:52la dame parlait de l'Amérique.
08:54Vous parliez de l'américanisation.
08:55Oui, absolument.
08:56Alors, il faut se dire que ce qui se passe en Amérique
08:58et ce qui se passe en France,
08:59il y a à peu près un délai entre 10 et 20 ans.
09:01Oui, c'est pas pour le meilleur ou pour le pire.
09:04Oui, voilà, c'est ça.
09:05Et là, on est vraiment dans le pire.
09:07Mais là, en fait, on va récupérer des gamins
09:10qui disent, moi, tu es dégénéré.
09:12Parce que les parents, peut-être aussi,
09:13c'est des dégénérés.
09:15Parce qu'ils n'ont pas eu non plus d'éducation.
09:17C'est du laxisme.
09:19C'est tout ça.
09:19Il n'y a même plus de prise de valeur,
09:20même des parents.
09:22Donc, comment on sort de là ?
09:23Moi, ça recommencera.
09:25Parce qu'on est en train de fabriquer des psychopathes,
09:28des fous, des malades,
09:28qui n'ont plus, on va dire,
09:30le sens du bien et du mal.
09:33C'est exactement le truc du psychopathe.
09:36C'est ça ?
09:37Non, mais voilà.
09:38Mais qu'est-ce qu'on fait ?
09:40Je suis entièrement d'accord avec vous.
09:42Et on va revenir d'ailleurs sur ces deux points,
09:44Mathéo, dans quelques instants.
09:45On continue dans un instant de parler de ce sujet,
09:47cette attaque au fusil de chasse,
09:49ce matin, dans un collège d'Aubagne,
09:50d'un adolescent de 14 ans
09:52qui a visé le proviseur de son collège,
09:54ainsi que trois professeurs.
09:56Deux personnes ont été hospitalisées,
09:58mais ne sont pas dans un état grave.
10:00Leur vie n'est pas...
10:02Le pronostic vital n'est pas engagé.
10:04Voilà, le pronostic.
10:04Merci.
10:05Vous nous appelez si vous souhaitez réagir sur ce sujet
10:07au 0826 300 300.
10:1119h20, les vraies voix écoutent la France.
10:14Philippe David.
10:16Retour des vraies voix écoutent la France,
10:18en compagnie de Mathéo Lambleau.
10:19Vous voulez réagir sur tous les sujets ?
10:21C'est Open Bar.
10:22On parle évidemment d'Aubagne,
10:24beaucoup d'appels de la région de Marseille,
10:25ce soir, parce qu'évidemment,
10:27ça a causé une grande émotion dans toute la France.
10:30Mais quand vous êtes à côté,
10:31probablement encore plus.
10:33Tous les autres sujets,
10:34tiens, les manifs de demain,
10:35vous êtes pour les manifs,
10:36contre les manifs,
10:37vous allez aller manifester,
10:38vous en avez marre.
10:39On attend vos réactions au 0826 300 300.
10:42On va reprendre Éric,
10:44parce qu'il doit nous laisser dans peu de temps.
10:45Éric, vous êtes toujours avec nous ?
10:48Éric ?
10:49Oui, oui.
10:50Il y a quand même une question,
10:52alors ça a été affirmé par le ministre de l'Intérieur,
10:55Laurent Nouniès,
10:57on ne peut pas dire qu'il n'y ait pas une préméditation,
10:59parce que planquer dans un étui de guitare,
11:04un fusil de chasse,
11:05qu'on ne peut pas planquer dans une housse de raquette de ping-pong,
11:08par exemple, évidemment,
11:10c'est qu'il y a préméditation.
11:11Comment est-ce que vous expliquez,
11:13nous, à 14 ans,
11:14on n'aurait jamais imaginé
11:15tenter de tuer à l'arme de chasse
11:18quelqu'un dans son collège ?
11:20Comment est-ce que vous expliquez
11:21ce fait qu'aujourd'hui,
11:23des adolescents pètent complètement les plombs,
11:25il n'y a pas d'autre mot ?
11:26Non, mais c'est un mal-être,
11:27et puis c'est des problèmes psychologiques.
11:31Tout est plus facile
11:32en réglant le problème par la violence.
11:36Si tu n'es pas d'accord avec moi,
11:37je te mets un coup de couteau,
11:38c'est des gens qui ne réfléchissent plus,
11:40en fait,
11:40qui sont complètement déconnectés
11:42parce qu'ils n'ont pas eu d'éducation
11:43ou il y a eu quelque chose.
11:45Ce n'est pas possible.
11:47Moi, maintenant,
11:48j'ai plus de 50 ans,
11:50mais rien que le fait, déjà,
11:51de répondre à un prof,
11:52n'importe quoi,
11:53ou même à un agent de police,
11:54ou quand j'avais 20 ans,
11:55je me disais arrêter,
11:57mais ce n'était même pas possible.
11:58Tu m'as fait ça, quoi.
11:59Eric, vous pointez directement
12:02la responsabilité des parents,
12:04c'est clair ?
12:05Oui, parce que déjà,
12:06déjà, sur l'arme et les munitions.
12:08Déjà, l'histoire du fusil,
12:10et puis après,
12:10il y a quand même des...
12:11On le voit,
12:12quand le gamin,
12:12il ne va pas bien,
12:13s'il y a des troubles et tout,
12:14mais tout ça,
12:15il faut parler avec ses gosses.
12:17Je pense qu'il y a des responsabilités là-dessus.
12:20Peut-être,
12:20après,
12:21on saura peut-être plus tard aussi
12:22si les parents,
12:23ils n'ont pas un grain,
12:24s'ils ne sont pas violents,
12:25s'ils ne sont pas des alcoolos,
12:27ou des drogués.
12:28Excusez-moi,
12:29s'ils ont des armes de chasse chez eux
12:31et qu'ils sont alcooliques ou drogués,
12:32ça pose quand même question
12:34sur les contrôles des permis de chasse,
12:36non ?
12:36Vous qui êtes ancien chasseur.
12:38Ah oui, oui,
12:38non, non,
12:39mais tout à fait,
12:39mais après,
12:40vous savez,
12:40les gens...
12:41Je ne sais pas.
12:41Oui, je ne sais pas.
12:42Si c'était conditionnel.
12:44La vie,
12:45ce n'est pas le moine,
12:45vous avez des gens
12:46qui sont très bien
12:46en costume cravate
12:47et puis c'est des gros malades,
12:48quoi.
12:49C'est clair.
12:50C'est un moment entièrement d'accord.
12:51Non,
12:51mais voilà,
12:52mais après,
12:53je veux dire,
12:53la règle d'augmentation
12:54est quand même bien foutue,
12:55on déclare les armes,
12:56ça c'est bien,
13:03mais par contre,
13:04ça reste quand même des mecs,
13:05c'est des chasseurs,
13:05ils sont plombés dans la tête,
13:07enfin voilà,
13:08il y a quand même
13:09des responsabilités,
13:10on le sait,
13:11on le sait,
13:11c'est comme une bagnole,
13:13c'est une arme aussi,
13:14une voiture,
13:14c'est pareil,
13:15vous conduisez bourré,
13:16vous prenez,
13:16vous tuez quelqu'un,
13:17vous allez en prison,
13:18c'est tout.
13:19Ah mais c'est clair,
13:19c'est évident.
13:21Eric,
13:21je crois que vous devez nous laisser
13:23et on a énormément d'appels,
13:25on vous remercie de votre appel
13:26au 0826 300 300
13:28et je crois qu'on a Véronique
13:29toujours à Marseille.
13:30Bonsoir Véronique.
13:32Bonsoir Véronique.
13:34Bonsoir.
13:34Alors vous avez entendu Cécile
13:36qui est comme vous de Marseille
13:37qui est toujours avec nous,
13:38Eric qui a dû nous laisser
13:40de l'Odèv,
13:40qu'est-ce que vous voulez ajouter
13:42à ce qu'on dit Cécile et Véronique ?
13:44Cécile et par vous faire croire
13:46c'est vous et Eric.
13:48Non mais il n'y a pas de souci,
13:48j'ai couru,
13:49vous inquiétez pas.
13:51Donc moi je voudrais simplement
13:52savoir ce qui peut se passer
13:53dans la tête d'un enfant
13:55de 14 ans,
13:56parce que 14 ans,
13:57bon c'est un adolescent,
13:59ok,
13:59mais qu'est-ce qui peut se passer
14:00dans sa tête,
14:01même s'il est au plus mal,
14:02d'en arriver à prendre
14:03un fusil de chasse
14:04et d'aller tirer
14:05sur qui que ce soit d'ailleurs,
14:06que ce soit un prof,
14:08parce que j'aurais pu être un élève,
14:09je ne sais pas,
14:10on n'en sait pas plus.
14:11Ça déjà je voudrais comprendre
14:12qu'est-ce qui peut se passer.
14:14Ça c'est une vraie question.
14:16Et d'autre part,
14:17on ne sait pas
14:18d'où provient cette arme.
14:20A priori l'arme
14:21devrait venir du foyer.
14:23Des parents, oui.
14:25Parce que les parents
14:25ont été mis en garde à vue,
14:27donc on peut supposer...
14:28Une acquisition aujourd'hui au domicile, oui.
14:29Voilà.
14:29Voilà, exactement.
14:31Moi, c'est vraiment
14:32qu'est-ce qui peut se passer.
14:33Alors je peux comprendre
14:33qu'on soit en mal-être,
14:35je peux comprendre
14:36qu'il se passe des choses
14:37au sein de son collège
14:39dont on n'est pas forcément
14:40d'accord.
14:42Mais de là en arriver
14:43à prendre une arme,
14:44voilà, moi c'est ça
14:45que je voudrais comprendre en fait.
14:46Non mais surtout,
14:47Véronique,
14:47vous avez entendu
14:48ce que j'ai dit à Éric,
14:50et là vous voyez,
14:50je ne me suis pas trompé,
14:52entre le temps
14:53où il part de chez lui.
14:54Déjà, il part de chez lui,
14:56on peut supputer
14:57que ses parents
14:57sont partis travailler
14:58parce que moi,
14:59je vois mon gamin
15:00qui commence à sortir le fusil
15:02et aller ouvrir
15:02le coffre à munitions
15:03s'ils sont théoriquement séparés,
15:05je lui dis,
15:05attends,
15:06qu'est-ce qui t'arrive là ?
15:07Vous êtes d'accord ?
15:08Exactement.
15:08Et déjà,
15:09il ne faut pas
15:09que ce soit accessible,
15:10quand je sois bien clair.
15:11Voilà, il le prend,
15:12il le met,
15:13il va jusqu'au collège,
15:15il rentre dans le collège,
15:16il sort l'arme,
15:17il l'arme,
15:18il met les cartouches.
15:19On ne peut pas dire
15:19qu'il n'y a pas
15:19une préméditation,
15:20comme l'a dit
15:21le ministre de l'Intérieur.
15:22Et surtout,
15:23on peut se dire,
15:24bon ben là,
15:24je fais n'importe quoi,
15:26j'arrête,
15:27je ramène le fusil
15:28à la maison,
15:29quitte à arriver en retard
15:30et à prendre deux heures
15:31de colle,
15:32ou alors,
15:33je le garde avec moi
15:34et je garde mon étui
15:35à guitare avec moi
15:36en refusant évidemment
15:38à quiconque
15:38d'ouvrir ma guitare,
15:39ma housse de guitare.
15:41On réfléchit quand même
15:42à 14 ans,
15:43c'est ce qu'on fait
15:43quand on prend un flingue.
15:44Absolument,
15:45mais c'est pour ça
15:45que je vous dis
15:46qu'est-ce qui peut se passer
15:47dans sa tête
15:47pour en arriver là ?
15:48Parce que oui,
15:49on peut péter un câble,
15:50mais au dernier moment,
15:51ne pas avoir la conscience
15:53de se dire,
15:54je ne vais pas passer à l'acte.
15:55Bien sûr,
15:56évidemment.
15:57Et c'est ça
15:57qui m'interpelle.
15:59Donc,
15:59je ne sais pas du tout
16:00d'où,
16:01ce qui peut se passer
16:03dans sa tête,
16:03je ne comprends pas.
16:06Véronique,
16:07vous êtes de Marseille,
16:08c'est ça ?
16:08Comme Cécile.
16:10Vous êtes proche d'Aubagne
16:11ou loin d'Aubagne
16:12comme Cécile ?
16:13Je suis à 15 kilomètres.
16:15Oui,
16:15donc évidemment,
16:16on pense que
16:17beaucoup de gens
16:18dans l'agglomération
16:20marseillaise
16:20doivent beaucoup parler
16:21de cet événement.
16:23Oui,
16:23tout à fait.
16:25Alors,
16:26restez avec nous Véronique
16:27parce qu'on a une enseignante
16:29retraitée
16:29qui veut témoigner.
16:30C'est Michel.
16:31Bonsoir Michel.
16:32Bonsoir Michel.
16:33Bonsoir.
16:34On est toujours
16:35dans le sud à Montpellier.
16:36On vous écoute.
16:37Oui,
16:37voilà.
16:38Alors moi,
16:38je suis enseignante
16:39à la retraite
16:40et je tenais à dire
16:41que j'ai aimé mon métier.
16:43Mais la dernière année,
16:44je suis partie
16:45avec soulagement
16:46par rapport
16:47au comportement
16:48des gamins
16:48qui, même petits,
16:49ne supportaient
16:50aucune frustration,
16:51n'avaient aucune barrière
16:53et je me disais
16:54quand ils seront grands,
16:55si j'entends un jour
16:56qu'ils ont fait une bêtise,
16:57je ne serais pas étonnée.
16:58Ils avaient quel âge ?
16:59Ils avaient 4 ans.
17:004 ans ?
17:01Ils ne supportaient
17:02aucune frustration
17:03entre eux,
17:04aucune frustration,
17:05aucun nom
17:06de l'enseignant.
17:07Enfin,
17:07c'était effarant.
17:08J'étais,
17:09ils me faisaient peur,
17:09mes élèves me faisaient peur.
17:11Ensuite,
17:12voilà,
17:12mon mari était chasseur,
17:13nous avions plusieurs fusils
17:15à la maison.
17:16Les fusils étaient,
17:16quand mon mari arrivait de la chasse,
17:18il les rendait inutilisables.
17:19Bien sûr.
17:20Il a levé une pièce,
17:21il les rendait inutilisables.
17:22Absolument.
17:22Et nous avons de la chance
17:23parce que le gamin
17:25est arrivé avec de la chevrotine.
17:26La chevrotine,
17:27c'est pour les sangliers.
17:28Oui,
17:29ça tue beaucoup de gibiers.
17:30Il y a encore des...
17:31Enfin,
17:31je ne vais pas dire
17:32les autres calibres
17:33pour ne pas donner
17:34de mauvaises idées
17:35à qui que ce soit.
17:35Oui,
17:36c'est sûr.
17:36C'est pas rien.
17:37Donc,
17:37on aurait pu avoir
17:38un massacre là.
17:39Mais c'est clair.
17:39Ensuite,
17:40moi je dis,
17:41les parents,
17:41que font les parents ?
17:42Il ne faut pas dire
17:43que le gamin,
17:44il savait manipuler le fusil.
17:46Il a tiré.
17:47Ce n'est pas facile
17:47à manipuler un fusil quand même.
17:49Je ne sais pas.
17:49Il s'est déjà amusé
17:50avec quelque chose.
17:51Il avait accès déjà
17:52en dehors d'hier.
17:54Ce n'est pas possible.
17:55On ne tire pas comme ça
17:56sur un fusil.
17:57C'est lourd à porter.
17:58surtout un fusil de chasse,
17:59c'est lourd à porter.
18:00Sauf si c'est une baraque
18:01à 14 ans.
18:03Ça existe.
18:04Ensuite,
18:05les parents,
18:06alors on dira,
18:07ils ne se sont pas aperçus
18:07qu'ils partaient avec un fusil.
18:08Ce n'est pas un petit truc.
18:11On peut supputer
18:12qu'ils étaient partis au travail
18:13avant que le jeune
18:15parte au collège.
18:16On peut imaginer ça.
18:17Il a pu quand même
18:18armer le fusil,
18:19prendre les munitions,
18:20etc.
18:21Donc c'est gravissime.
18:23Et encore une fois,
18:23il aurait pu y avoir
18:24un massacre.
18:25Et puis,
18:26enfin,
18:27je dis qu'on est
18:28à quelques jours
18:29de l'anniversaire
18:30de la mort de Samuel Paty.
18:32Moi, chaque fois,
18:32c'est quelque chose
18:33auquel je pense très fort
18:35et je me dis
18:35que ce n'est pas fini.
18:36On en aura encore
18:37des meurtres.
18:38Et il faut que le gouvernement
18:39fasse quelque chose
18:40mais de façon efficace
18:42et suggérer aux parents,
18:44je dis suggérer entre guillemets,
18:45de faire leur boulot.
18:47Parce que leur travail,
18:48c'est d'éduquer les enfants.
18:49Nous avons eu trois enfants,
18:51ça n'a pas été facile
18:52tous les jours,
18:53mais jamais de la vie
18:54il serait venu
18:55une idée
18:56de faire ça
18:57et même d'insulter un prof.
18:59Enfin, voilà.
18:59Et on ne les martyrisait pas,
19:01les enfants.
19:02Bon, alors,
19:03il faut que tout le monde
19:04un peu prenne son rôle
19:05à bras-le-corps,
19:07se mette à sa place.
19:07Les parents à leur place,
19:09le gouvernement à leur place,
19:10qu'on apprenne aux enfants
19:12à respecter l'autorité,
19:13à respecter la police,
19:15les enseignants,
19:15enfin tout le monde.
19:16Et puis aussi
19:17que les adultes
19:18apprennent eux aussi
19:19à respecter l'autorité,
19:20les enseignants, etc.
19:22Michel, on va faire une courte pause.
19:25Restez avec nous
19:25parce qu'on a plein de questions
19:26à vous poser
19:27et à vous faire échanger
19:28avec les autres auditeurs
19:29qui nous appellent
19:30très nombreux
19:30au 0826-300-300.
19:34Sud Radio.
19:36Parlons frère.
19:39Retour des vrais voix.
19:40Écoute la France.
19:41Beaucoup d'appels
19:42sur l'affaire d'Aubagne.
19:43On va prendre un maximum
19:45d'entre vous,
19:45mais vous pouvez toujours appeler
19:47au 0826-300-300.
19:50Évidemment,
19:50le lendemain du lundi,
19:51c'est le mardi.
19:52Le mardi,
19:53il y a une matinale
19:53comme tous les jours.
19:54Bonsoir,
19:55Louis de Cargorlet.
19:56Bonsoir, Philippe.
19:56Bonsoir, Mathéo.
19:57Bonsoir, Louis.
19:58Une matinale, bien évidemment,
19:59présentée par Jacques Cardoz.
20:00Alors, de quoi va-t-on parler
20:01demain matin ?
20:02Justement, vous évoquiez Aubagne.
20:03Alors, vous pourriez retrouver,
20:04vous l'aviez tout à l'heure
20:04dans les vrais voix,
20:05le reportage en longueur
20:07de Lionel Maillet
20:07qui était sur place
20:08pour Sud Radio.
20:10Autre sujet aussi,
20:12les supermarchés,
20:13les réfrigérateurs
20:14des supermarchés hackés,
20:15notamment dans les Leclerc,
20:16les intermarchés.
20:17Nous serons à 7h40
20:19avec Clément Domingo,
20:21c'est connu sous le nom de Saxe.
20:23C'est un hacker éthique
20:24qui va nous expliquer
20:24un petit peu comment
20:25est-ce qu'ils ont réussi
20:26à rentrer dans les réfrigérateurs.
20:28Et puis, 8h15,
20:30parlons cash,
20:30la facture de gaz
20:31qui va augmenter.
20:32On sera avec Thierry Bross,
20:34expert en énergie,
20:34enseignant à Sciences Po
20:35qui va aussi nous expliquer
20:36pourquoi est-ce que
20:37les prix continuent
20:38d'augmenter autant.
20:39Eh bien, c'est demain matin
20:41en votre compagnie,
20:42enfin, en la compagnie
20:43de Gérardos, pardon.
20:45Évidemment,
20:45parce que vous allez travailler
20:46très tard ce soir.
20:47Merci beaucoup,
20:48Louis de Cargorel.
20:49Merci à vous.
20:50Et on continue de parler
20:51de cette attaque
20:52au fusil de chasse
20:53ce matin dans un collège d'Aubagne
20:55par un collégien de 14 ans.
20:57Et vous continuez d'ailleurs
20:58de nous appeler
20:59si vous souhaitez réagir
21:00sur ce sujet
21:00au 0826 300 300.
21:02Michel, vous avez dit
21:03quelque chose de terrible.
21:04Vous avez fait toute votre carrière
21:06comme enseignant de maternelle,
21:08c'est ça ?
21:08J'étais en primaire aussi
21:10et j'ai été chef d'établissement.
21:11Mais c'est vrai que j'ai terminé
21:13en maternelle.
21:14Mais quand vous nous disiez,
21:15donc vous avez eu
21:15de longues carrières,
21:17comme tout le monde,
21:18vous disiez
21:18la dernière année,
21:19les enfants de 4 ans
21:20me faisaient peur.
21:22Est-ce que vous pouvez développer
21:23parce qu'un gamin de 4 ans,
21:25c'est pas très grand,
21:26c'est pas très costaud,
21:27mais qu'est-ce qu'il y avait
21:28comme comportement ?
21:29Vous avez dit
21:29qu'il ne supportait pas
21:30la frustration.
21:31Est-ce que vous avez vu
21:32la situation se dégrader
21:34petit à petit
21:34au fur et à mesure du temps
21:35ou est-ce qu'il y a eu
21:36une césure
21:37à un moment XY ou Z ?
21:39Alors ça s'est un peu dégradé
21:40dans la mesure
21:41où les parents devenaient
21:42de moins en moins respectueux
21:43avec les enseignants,
21:44mais ça restait raisonnable.
21:45La césure,
21:46ça a été après le confinement.
21:48Les enfants,
21:49on avait constaté
21:50que les enfants
21:51étaient beaucoup restés
21:52souvent seuls
21:53devant les écrans.
21:55Peut-être parce que
21:55les parents avaient du mal
21:56à les gérer,
21:57où ils avaient leur travail,
21:58etc.
21:58et quand ils sont revenus,
22:00ce sont des enfants
22:01qui n'arrivaient pas
22:02à se concentrer.
22:03Alors en maternelle,
22:04un enfant qui ne se concentre
22:05pas sur une histoire,
22:06c'est bizarre.
22:09Ils ont envie d'apprendre,
22:11ils ont envie de faire des choses.
22:12Et ensuite,
22:13des enfants entre eux
22:14très agressifs.
22:16Très agressifs,
22:17ça veut dire que
22:17si la moindre petite,
22:20petit geste de l'autre,
22:21d'un petit copain,
22:22donnait lieu à une réponse
22:24qui était complètement
22:25disproportionnée.
22:26Il fallait qu'on intervienne.
22:27Et ensuite,
22:28des enfants qui étaient
22:30vraiment très,
22:31très, très irrespectueux
22:32de l'adulte.
22:33Bon, moi,
22:33j'ai d'autres valeurs éducatives.
22:35Je n'ai jamais maltraité
22:36mes enfants,
22:37mais je me disais
22:38quand je gronde
22:39un enfant à bon escient
22:40parce qu'il a tapé
22:41un autre,
22:42on était là-dessus,
22:43à tout régler
22:43de l'agressivité
22:44et que l'enfant me nargue,
22:46j'avais peur
22:47de faire un geste
22:49qui mette ma carrière
22:50par terre.
22:51C'est-à-dire
22:51mettre une tape
22:52sur les fesses,
22:52par exemple ?
22:53Oui, voilà.
22:54Donc, j'avais peur,
22:56si vous voulez,
22:56d'avoir une réaction
22:58épidémique.
22:59Épidémique, oui,
23:00parce que je suis un adulte,
23:01parce que je sais
23:02que j'étais un enseignant
23:03qui a besoin d'être respecté
23:04parce que je trouve
23:05qu'il y a des choses inadmissibles.
23:07Donc,
23:08je me suis arrêtée
23:10un mois avant
23:11la fin de l'année.
23:11Le médecin m'a dit
23:12bon, là, on arrête
23:13parce que j'étais trop...
23:14Le dimanche soir,
23:15j'appréhendais le lundi
23:17alors que j'ai pris
23:18un immense plaisir
23:19toute ma carrière
23:20à aller travailler
23:20avec les enfants.
23:21On avait l'impression
23:22de ne plus avoir
23:23des enfants avec nous.
23:24C'est des enfants
23:25qui n'acceptent finalement
23:26plus la frustration,
23:27c'est ça que vous nous dites ?
23:28Absolument pas, non.
23:29Non, voilà.
23:30Mais c'était presque,
23:32je dirais,
23:32ils ne le faisaient pas exprès.
23:34C'était vraiment physique.
23:35On les voyait réagir.
23:37Le gamin à qui on disait
23:38non,
23:39il était mais mal.
23:40Voilà,
23:40il était mal.
23:41Il ne comprenait pas
23:42pourquoi on lui disait non.
23:43Tout ça parce qu'à la maison,
23:45on ne lui disait pas non.
23:46Voilà.
23:47Et il ne comprenait pas
23:48pourquoi tout d'un coup
23:48à l'école,
23:49on disait non.
23:50Voilà.
23:50Et pour des règles simples,
23:52savoir vivre,
23:52ne pas taper sur le petit copain,
23:54ne pas lui prendre son crayon,
23:56ne pas faire ceci,
23:56ne pas faire cela.
23:57Mais j'avais des enfants
23:58qui tapaient leurs parents,
23:59monsieur,
23:59à 4 ans.
24:00Non.
24:01Oui.
24:01Devant tout le monde
24:02à la sortie de l'école ?
24:04Non,
24:04mais à la maison,
24:04les mamans me disaient
24:05ils nous tapent.
24:07Non mais,
24:08non mais c'est faux.
24:09Ben voilà,
24:10donc si vous voulez,
24:10à partir du moment
24:11où vous laissez un enfant
24:12faire ça,
24:13ben voilà,
24:14après c'est n'importe quoi.
24:16Ensuite,
24:17j'aurais voulu,
24:18si vous le permettez,
24:19insister sur un point,
24:20la formation des enseignants.
24:22On apprend les enseignants
24:23à préparer le concours,
24:24les futurs enseignants.
24:25Mais on ne les apprend pas
24:26à tenir une classe,
24:28à gérer des groupes,
24:29des groupes difficiles,
24:30etc.
24:30Une fois qu'ils ont le concours,
24:31ils sont balancés là.
24:33Oui.
24:33Et les pauvres,
24:33il faut qu'ils se débrouillent.
24:35Et qu'ils se débrouillent
24:35maintenant avec des élèves
24:36quand même assez particuliers.
24:38Là maintenant,
24:39il va envoyer le ministre
24:403 000,
24:41je ne sais plus combien ?
24:42Remplaçons qui ont été trouvés,
24:43sortis du chapeau.
24:44Mais ce sont des gens
24:44qui ne sont pas formés.
24:46Ils n'ont pas été formés.
24:48Il y en a qui viennent
24:48de l'industrie,
24:49il y en a qui viennent
24:49d'un tout autre milieu
24:51que l'enseignement.
24:52Ils ne savent pas faire.
24:53Ce n'est pas leur faute.
24:54On ne les a pas formés.
24:55Et seulement,
24:56ces gens-là
24:56coûtent moins cher
24:57qu'un titulaire.
24:58Oui.
25:00Voilà.
25:00Non, mais c'est vrai.
25:02Ils coûtent moins cher
25:02qu'un titulaire.
25:03On les balance.
25:04On va dire aux parents,
25:04voilà, il y a un enseignant
25:05dans la classe,
25:06mais l'enseignant,
25:06au bout de 15 jours,
25:07il craque,
25:07il ne peut plus.
25:08Je dis 15 jours,
25:09ça peut être un jour ou deux.
25:10Oui.
25:11Parce que ces gens-là,
25:12ils viennent de notre milieu
25:14professionnel.
25:15Ils ne savent pas
25:16et on ne leur a pas appris.
25:17Sauf que, bon,
25:18ils ont des diplômes,
25:20ils en savent très bien.
25:21Moi aussi,
25:21j'avais des diplômes,
25:22mais on ne les a pas appris
25:24à enseigner,
25:25à tenir une classe,
25:26à gérer des élèves.
25:26Ah non, mais ça,
25:27on est bien d'accord
25:27que ça ne s'improvise pas.
25:29Donc, c'est très grave.
25:30On va balancer ces gens-là
25:32dans les classes
25:32et qu'est-ce qui va se passer ?
25:34Voilà.
25:35C'est dramatique,
25:36que la façon dont l'éducation
25:37nationale est gérée.
25:39L'école n'est plus l'école,
25:41le lycée n'est plus le lycée,
25:43la fac, ça ne va plus non plus.
25:44Enfin, je ne sais pas.
25:45C'est très grave
25:46parce que les gens,
25:47finalement,
25:49ne seront même pas instruits.
25:50Michel, restez avec nous.
25:51Avant de retrouver Sonia de Paris,
25:53on va reprendre Cécile
25:54qui était là en début d'émission.
25:56Cécile, vous disiez,
25:57on peut redire votre âge,
25:58vous l'avez dit à l'antenne,
25:58je crois que vous avez 54 ans,
26:00c'est ça ?
26:01Oui, c'est ça.
26:02Et vous avez eu des enfants.
26:04Oui, oui, c'est ça.
26:05Quand vous entendez,
26:06il dit, moi, des gamins de 4 ans
26:07la dernière année me faisaient peur.
26:09Vous avez des gens autour de vous
26:10qui vous ont tenu ce type de propos ?
26:13Mais je comprends,
26:14mais c'est ce que je vous disais.
26:15La première, c'était ma maman
26:16qui me disait,
26:17le problème, c'est les parents
26:19à la sortie de l'école.
26:20Et du coup,
26:21ça influence forcément
26:23le comportement d'un enfant
26:24qui n'a plus de frustration,
26:25n'a plus de sanction.
26:27De toute façon,
26:27depuis mai 68,
26:29on n'a plus le droit
26:30d'interdire quoi que ce soit.
26:31Enfin, excusez-moi,
26:32en 68, on disait
26:33qu'il était interdit d'interdire,
26:34mais maintenant,
26:35il y a plein de choses
26:36qu'on nous interdit
26:37alors qu'elles ne soient
26:37absolument pas dangereuses,
26:38soit dit en passant.
26:40Oui, mais là,
26:41on parle surtout
26:42de l'éducation nationale
26:44et de l'éducation
26:46des enfants tout court.
26:48Parce que là,
26:51je n'ai jamais mis
26:52de cesser à mes enfants.
26:53Ils sont excessivement
26:54bien élevés.
26:55C'est peut-être très prétentieux,
26:56mais peu importe.
26:57Mais quand j'entends
26:57l'enseignante dire
26:58qu'elle aurait pu sortir
26:59de ses gonds,
27:01c'est logique,
27:02parce qu'un enfant,
27:03ça peut rendre fou.
27:04Donc, maintenant,
27:06dans les années 50,
27:08dans les années 60,
27:09on se prenait des règles
27:10sur les doigts.
27:12Dans 70,
27:12même début des années 80.
27:14Oui, oui, oui, oui,
27:15tout à fait.
27:16Mais nous, déjà,
27:17enfin, moi,
27:18j'étais du coup à l'école
27:18en 70-80,
27:21ça ne se faisait déjà plus
27:22parce que c'était mal vu.
27:23Et c'est très bien.
27:24Attention, je vous dis,
27:25je n'ai jamais mis
27:26une seule fessée
27:26à mes enfants,
27:27donc je ne suis absolument pas
27:28pour la violence physique.
27:30Vous avez entendu
27:31le témoignage de Michel
27:31des enfants,
27:32des parents qui viennent
27:33se plaindre à la maîtresse
27:34que les enfants les frappent.
27:36Mais...
27:37Mais monsieur,
27:38je voulais...
27:39Mais Philippe,
27:39je voulais faire enseignante
27:41quand j'étais jeune.
27:42Oui.
27:42Je voulais faire enseignante
27:44quand j'étais jeune.
27:45C'est quand j'ai vu
27:45ce que c'était
27:46que cette nouvelle génération
27:49d'enfants
27:49où je me suis dit,
27:51moi, je suis très colérique,
27:52je suis...
27:53Enfin, je n'aurais pas pu.
27:55C'est sûr que je n'aurais pas pu.
27:57Et une fois,
27:57je vous le répète,
27:57je le redis,
27:59je n'ai jamais mis
28:00ne serait-ce qu'une fessée
28:01à mes enfants.
28:02Quand ils étaient punis,
28:03d'eux-mêmes,
28:04ils allaient dans leur chambre.
28:05C'était une punition
28:05qui était sans doute
28:06beaucoup plus marquante
28:07qu'un défoulement physique
28:09qui correspond donc
28:11à la fessée.
28:12Le problème,
28:12c'est que les parents,
28:14ils n'en mettent...
28:15Vous, ils n'en mettent...
28:16Vous, ils n'en mettent pas...
28:17Ils n'en mettent pas,
28:17mais non, c'est interdit
28:18par la loi.
28:20Oui, mais ça,
28:21c'est interdit par la loi.
28:22Mais bon, justement,
28:23ça, c'est grave
28:23que ce soit interdit par la loi
28:25parce que je ne saurais pas
28:28comment verbaliser le truc.
28:29On n'a pas besoin
28:30de légiférer là-dessus.
28:32Ce n'est pas normal
28:33qu'on soit obligé
28:33de légiférer là-dessus.
28:34Nous sommes bien d'accord.
28:35La violence d'un parent qui...
28:37Parce que le parent
28:38qui bastonne,
28:40de toutes les façons,
28:41ce n'est pas la loi
28:42qui va l'empêcher de le faire.
28:43C'est du bon sens.
28:44Donc, l'enfant
28:45qui tape les parents,
28:47mais je le vois tous les jours.
28:48Je le vois dans la rue,
28:49je le vois au supermarché.
28:51Ils se jettent par terre,
28:52ils donnent des coups de pied
28:53et ils frappent leurs parents.
28:53Je ne vois pas revoir des cèdes
28:55au supermarché
28:56des gamins
28:57qui veulent des bonbons
28:58à côté de la caisse
28:59et qui hurlent dans le magasin.
29:01Moi, ça me fait sortir de mes gonds.
29:03Restez avec nous...
29:05Cécile et Michel.
29:06Sonia attend depuis très longtemps,
29:08mon cher Mathieu.
29:09Depuis Paris même,
29:10elle nous attend Sonia.
29:11Bonsoir Sonia.
29:12Bonsoir Sonia.
29:13Bonsoir toute l'équipe.
29:15Alors moi,
29:15je voudrais rebondir
29:16en parlant de deux autres choses
29:17différentes.
29:19La première,
29:20c'est que moi,
29:21je n'ai jamais chassé de ma vie.
29:22Je n'ai personne dans ma famille
29:24qui est chasseur.
29:25Mais ce que je voudrais,
29:27c'est que depuis ce matin,
29:28on a parlé d'un fusil de chasse.
29:30Alors déjà que les chasseurs
29:32sont malmenés
29:33et les écologistes
29:34vont s'emparer du truc,
29:36je trouve qu'il faudrait d'abord savoir
29:38si la famille avait des fusils
29:40chez elle
29:41parce que c'est des racailles,
29:43parce que c'est des malfaiteurs
29:44et qu'ils n'ont rien à voir
29:45avec les chasseurs.
29:47Oui, possible.
29:48Parce que là,
29:48on les malmène depuis ce matin
29:50et personne n'a posé la question.
29:52Est-ce que c'est une famille ?
29:53Parce que j'ai entendu
29:54que les parents étaient en garde à vue.
29:56Alors,
29:56est-ce qu'ils n'ont rien à voir
29:57avec des chasseurs ?
29:58Et dans ces cas-là,
29:59c'est un peu dommage
30:00que depuis ce matin,
30:01on parle de Fujitsa,
30:02de Fujitsa,
30:03parce que je vous donne
30:04mes deux mains à couper,
30:05que demain,
30:06il y a tous les écolos
30:07de France
30:09qui vont s'abattre
30:10sur les chasseurs
30:11comme on dirait
30:12comme la peste
30:13sur le monde.
30:14Oui.
30:15Donc,
30:15c'est bizarre
30:16qu'aucun journaliste,
30:19aucun...
30:20On est en train d'enquêter
30:21parce que là,
30:22ils sont en garde à vue.
30:23On en saura plus
30:24demain matin au plus tard.
30:25Je n'aurais pas indiqué
30:26fusil de chasse
30:27parce que je vous dis,
30:28les écolos,
30:28ils vont s'emparer du truc.
30:30Ça,
30:30c'est la première des choses.
30:31Alors,
30:31je vous arrête
30:32parce que là,
30:32je vais parler un peu technique.
30:34Quand on dit fusil,
30:34il y a deux possibilités.
30:36Fusil de chasse
30:37ou fusil d'assaut,
30:38éventuellement.
30:39Et là,
30:39le fusil d'assaut,
30:40c'est par exemple
30:40la Kalachnikov,
30:41c'est l'arme des terroristes
30:43et c'est complètement différent.
30:44Voilà pourquoi on spécifie.
30:45par exemple,
30:46fusil,
30:46je ne sais pas quoi,
30:47vous avez nommé
30:48le calibrage
30:49ou je ne sais pas quoi.
30:49Oui,
30:50calibre 12,
30:50oui.
30:51Voilà,
30:51ça aurait été peut-être mieux
30:52que de parler de Fugitia
30:53depuis ce matin,
30:54mais ce n'est pas vous
30:54que j'imprimine.
30:56C'est toutes les chaînes de radio,
30:57les chaînes de télé
30:57qui se sont emparées
30:58du truc de Fugitia.
31:00Bien sûr.
31:00Les chasseurs,
31:01ils sont déjà mal...
31:03En ce moment,
31:04les chasseurs,
31:05les agriculteurs,
31:06enfin,
31:06ils ne s'en prennent pas
31:07la gueule par les écolos.
31:08Donc,
31:09laissez-l'en...
31:10Voilà,
31:11ils ne font pas de mal
31:11quand ils chassent.
31:12Au contraire,
31:13des fois,
31:13moi,
31:13je ne m'y connais pas en chasse,
31:14mais voilà,
31:15c'était le premier point.
31:16Après,
31:16le deuxième point...
31:17C'est pas que les journalistes,
31:18c'est également la procureure
31:20de la République adjointe
31:21du Parquet de Marseille,
31:22Audrey Jouenton,
31:23qui a utilisé le terme
31:24de fusil de chasse.
31:25Oui,
31:26et nous,
31:27excusez-moi,
31:27je prends la défense
31:28des journalistes,
31:29on reprend ce que disent
31:30les autorités,
31:31que ce soit la police,
31:32le procureur,
31:33le ministre,
31:33etc.
31:33Voilà,
31:34moi,
31:34c'est ce que j'en pense,
31:35et pourtant,
31:36je n'ai personne dans ma famille,
31:37je n'ai jamais chassé de ma vie.
31:38Mais bon,
31:38voilà,
31:39c'est que je me dis toujours
31:40les écolos,
31:41mais ils vont tomber dessus
31:42à bras raccourcis.
31:44La deuxième chose,
31:45c'est que moi,
31:45j'ai des personnes
31:46dans l'enseignement,
31:47il y a quand même
31:48quelque chose de dingue,
31:49c'est que quand on a
31:49des parents
31:50qui ont des attitudes suspectes
31:52et que l'enseignant
31:54fait en sorte
31:55de faire un signalement
31:56auprès de l'éducation nationale,
31:59ce que je trouve
31:59complètement aberrant
32:00et les gens ne doivent pas le savoir,
32:02et je vous le dis,
32:03c'est que les parents
32:05sont informés
32:06de la personne,
32:07soit la maîtresse,
32:09soit le professeur,
32:10soit la directrice,
32:11soit le...
32:11qui a fait le signalement.
32:14C'est-à-dire que
32:14si on se retrouve
32:15avec des fous furieux
32:17qui connaissent
32:18le nom de la personne,
32:19voilà,
32:20ils peuvent vous menacer,
32:21ils peuvent vous mettre
32:21dans le coffre de la voiture.
32:24Moi,
32:24j'ai vu un téléfilm
32:25la dernière fois
32:26et justement,
32:26ça parlait de ça.
32:27C'était une maman
32:29à qui on avait enlevé
32:30l'enfant
32:30parce que la maîtresse
32:32avait signalé
32:32un mauvais comportement
32:35et elle est revenue
32:3615 ans après
32:38tuer les gens
32:39et elle voulait tuer aussi
32:40la maîtresse
32:41qui avait fait le signalement.
32:43Ça,
32:43ça peut arriver
32:44dans la vie réelle
32:45et c'est une aberration
32:46que je ne sais pas
32:48qui a mis ça en place
32:49au niveau de l'État
32:49que quand on fait
32:51un signalement
32:53que les gens
32:55sur qui on a porté
32:56le signalement
32:57soient au courant
32:58du nom de la personne
32:59qui a fait le signalement.
33:00Mais excusez-moi,
33:01mais quand une victime
33:02porte plainte,
33:03les avocats
33:05de la personne
33:06qui a porté plainte
33:07ont le nom
33:08de la personne
33:08qui a porté plainte aussi.
33:09En général,
33:10quand ça passe au dos...
33:12Oui,
33:12mais là,
33:12le cas est différent
33:13parce que la personne
33:14qui a porté plainte,
33:14c'est parce qu'on a fait,
33:15on a porté plainte
33:16parce qu'on a atteint
33:17dans son...
33:18Mais là,
33:19la maîtresse...
33:19Non,
33:19mais même si elle a porté plainte
33:20contre X,
33:21même si elle a porté plainte
33:22contre X
33:22et qu'on trouve
33:23le présumé coupable,
33:25eh bien,
33:26les avocats a priori
33:27du présumé coupable
33:28ont le dossier
33:29sur la personne
33:30qui a porté plainte
33:31contre elle.
33:31Ce qui peut poser
33:32à faire des pressions,
33:33etc.
33:34Au niveau de l'éducation nationale,
33:36c'est encore pire
33:36parce que la personne
33:37qui porte plainte,
33:38enfin,
33:38qui fait un signalement,
33:40elle,
33:41elle n'est pas mise en cause.
33:42C'est l'enfant
33:42qu'elle protège.
33:43On est bien d'accord.
33:43Et non seulement
33:44elle protège un enfant,
33:45mais en plus,
33:46on donne son nom
33:48aux parents
33:48qui maltraitent cet enfant.
33:50Mais c'est une aberration.
33:51On est bien d'accord.
33:52Sonia,
33:53restez avec nous
33:54ainsi que Cécile et Michel.
33:55On va continuer
33:56dans quelques instances.
33:58On va vous faire débattre
33:58toutes les trois
33:59parce que vous avez
34:00des avis très intéressants
34:01et on a quelques questions
34:02à vous poser avec Mathéo.
34:03Et si vous souhaitez également
34:05nous joindre
34:07sur ce sujet
34:08de cette attaque
34:09au fusil de chasse
34:10ce matin
34:11d'un collégien
34:11de 14 ans
34:12dans un collège d'Aubagne,
34:14vous nous appelez
34:15au 0826-300-300.
34:1919h20,
34:19les vraies voix
34:20écoutent la France.
34:2319h20,
34:24les vraies voix
34:25écoutent la France.
34:26Philippe David.
34:28Dernière ligne droite
34:29des vraies voix
34:29écoutent la France.
34:30Ce sujet
34:31qui vous fait
34:32beaucoup appeler
34:33au 0826-300-300.
34:34On a encore des appels
34:35Aubagne
34:36où un élève
34:36de 14 ans
34:37a tiré
34:38sur le principal
34:39et une enseignante
34:41qui a été touchée
34:42par Ricochet
34:42avec un fusil
34:44de calibre 12
34:45ce qui est complètement
34:46dingue.
34:47On va reprendre
34:48Michel et Cécile.
34:49Michel de Montpellier
34:50enseignante à la retraite
34:51et Cécile de Marseille
34:52qui vient d'une famille
34:53d'enseignantes.
34:54Michel,
34:55on a l'impression
34:55en vous entendant
34:56et Cécile aussi
34:57qu'on a raté
34:58quelque chose
34:59qu'une jeunesse
35:00cette jeunesse
35:02est-ce qu'elle est rattrapable ?
35:03Je ne sais pas.
35:05Je ne sais pas.
35:06Celle qui est encore
35:07je dirais
35:08en primaire
35:09oui
35:10mais il faut
35:11à ce moment-là
35:11que vraiment
35:12les parents
35:13soient en collaboration
35:14avec les enseignants
35:15les équipes éducatives
35:16et qu'ils ne soient pas
35:18en opposition
35:19parce que
35:20si ce qui se fait
35:21à l'école
35:22c'est complètement
35:22dévoyé à la maison
35:23ce n'est pas la peine.
35:25Ensuite
35:25je voulais juste
35:26revenir sur ce
35:27qu'a dit
35:28votre interlocutrice
35:30précédente
35:31concernant
35:32voilà pardon
35:32Cécile
35:33concernant les rapports
35:34que font les enseignants
35:35mais le rapport
35:36ne peut pas être anonyme
35:37parce qu'en fait
35:38Ah bon c'était Sonia
35:39ça c'était Sonia
35:39Sonia pardon
35:40le rapport ne peut pas
35:41être anonyme
35:42parce qu'en fait
35:42l'enseignant
35:43est le premier
35:44à faire un signalement
35:45quand il sent
35:45qu'il y a quelque chose
35:46qui ne va pas
35:47que ce soit
35:47les apprentissages
35:48le comportement
35:49etc.
35:50et on organise
35:51ce que l'on appelle
35:52des équipes éducatives
35:53c'est-à-dire
35:54les parents sont réunis
35:55avec les enseignants
35:56le chef d'établissement
35:57pour évoquer ses problèmes
35:58savoir comment on peut aider
35:59savoir qu'on peut y remédier
36:01et tout ça se fait
36:02avec le témoignage
36:03de l'enseignant
36:04qui lui vit avec l'enfant
36:06toute la journée
36:06et c'est ce témoignage
36:08de l'enseignant
36:09écrit
36:09écrit
36:10l'enseignant s'engage
36:11quand il fait
36:12il relate en fait
36:13ce qu'il voit
36:13c'est tout
36:14et tout ce témoignage-là
36:16va suivre au niveau
36:17des instances
36:18le rectorat
36:20éventuellement après
36:20les services sociaux
36:22etc.
36:22donc l'enseignant
36:23doit prendre cette responsabilité
36:25ça ne peut pas être anonyme
36:27c'est pas possible
36:28voilà
36:28ça c'est purement administratif
36:30alors
36:30ne quittez pas
36:31puisqu'on a Mehdi
36:32qui nous appelle
36:33depuis Versailles
36:34bonsoir Mehdi
36:35vous souhaitiez également
36:36réagir sur ce sujet
36:37et vous êtes assistant
36:39d'éducation
36:40je suis professeur
36:41j'étais assistant
36:42d'éducation
36:43et là j'ai passé
36:44le concours
36:45et je suis professeur
36:45depuis 3 ans
36:46professeur de quoi ?
36:48professeur en école primaire
36:49mais j'étais assistant
36:50d'éducation
36:51en lycée professionnel
36:52et puis au collège
36:53d'accord
36:54vous avez fait le
36:55excepté lycée
36:56vous avez tout fait
36:58exactement
36:58j'ai fait lycée professionnel
37:00mais
37:00d'accord
37:02vous avez tout fait
37:02donc parfait
37:03on vous écoute
37:04et en fait
37:06c'était pour intervenir
37:07ce qui est déjà
37:07d'une part
37:08ce qui a été souligné
37:09par rapport à l'identité
37:11du professeur
37:12qui est dévoilé
37:13effectivement
37:14c'est bien vrai
37:14et si vous voulez
37:16une chose
37:17dont on ne se rend pas compte
37:18c'est au fil des générations
37:19en fait
37:20il y a une banalisation
37:21de la violence
37:22parce que si vous voulez
37:23moi j'ai commencé en 2016
37:25et en fait
37:25en 2016
37:26ce genre de choses
37:27était presque
37:28inimaginable
37:28sauf que
37:29en fait
37:30il y a de plus en plus
37:31de parents
37:32qui entre guillemets
37:33mettent leurs gamins
37:34devant l'écran
37:35et les gamins
37:37justement
37:37voient des choses
37:38qu'ils ne devraient pas voir
37:39et en fait
37:40aussi
37:41il y a
37:41une prise en charge
37:42de l'école
37:43qui est de plus en plus
37:43importante
37:44parce que
37:45de plus en plus
37:46de parents
37:46et ça je peux le dire
37:48au fil de mon expérience
37:49qui pensent que c'est
37:50à l'école
37:51d'éduquer
37:52leurs enfants
37:53et
37:54derrière
37:55il y a une prise
37:55de défense
37:56des parents
37:57qui justement
37:59prennent
38:01défense
38:02pour leurs enfants
38:04vis-à-vis
38:05de l'adulte
38:06référent
38:07c'est-à-dire que
38:07nous on a passé
38:08un concours
38:09pour justement
38:10pratiquer ce métier-là
38:12mais que
38:13lorsqu'il y a un problème
38:14ou quoi
38:14les parents vont prendre
38:16la défense de l'enfant
38:17et non pas
38:18Mais c'est dingue
38:19excusez-moi
38:19mais je ne sais pas
38:20quel est votre âge
38:21à mon époque
38:22on faisait une bêtise
38:23mais les parents
38:24nous disaient
38:25mais tu as tort
38:26d'office
38:27comment expliquer
38:28ce retournement
38:29ils pensent
38:29qu'ils ont
38:30enfanté
38:31des génies absolus
38:32purs de tout péché
38:34et qu'ils ne pêcheront
38:34jamais ?
38:35Ben si vous voulez
38:37en fait
38:37ça peut s'expliquer
38:38par deux choses
38:39d'une part
38:40de plus en plus
38:41de parents
38:41mettent leurs enfants
38:42devant l'écran
38:43et ne passent plus
38:45de temps
38:45avec leurs enfants
38:46déjà d'une part
38:47et donc
38:50ne se rendent pas
38:50compte
38:51de certaines choses
38:52puisque pour eux
38:53leurs enfants
38:53restent leurs enfants
38:54et en fait
38:55dans un cadre scolaire
38:57ils ont du mal
38:57à imaginer
38:58que leurs enfants
38:59puissent faire des bêtises
39:00et deuxièmement
39:01si vous voulez
39:02il y a aussi
39:02une mentalité
39:04en France
39:05de plus en plus
39:06sensible
39:07enfin ce n'est pas
39:07une mauvaise chose
39:08mais de moins en moins
39:10on va dire
39:10en fait de plus en plus
39:11justement on va dire
39:12oui il faut parler
39:13avec l'enfant
39:14il faut essayer
39:14de le comprendre
39:15et du coup
39:16en fait de plus en plus
39:17on fait un pas
39:18vers l'enfant
39:19mais derrière
39:20on a du mal
39:20à prendre ce pas
39:21de recul
39:22pour justement
39:23instaurer une certaine
39:24autorité
39:25et dire à l'enfant
39:26ben non
39:26ce que tu fais
39:27n'est pas bien
39:27moi par expérience
39:29j'ai déjà vu des enfants
39:30faire des choses
39:32qui étaient
39:32pas imaginables
39:34par le passé
39:35et en fait
39:35on nous disait
39:37il faut essayer
39:37de comprendre
39:38le problème
39:39de l'enfant
39:40il faut pas
39:40le culpabiliser
39:42mais essayer
39:42de comprendre
39:43d'où vient le problème
39:44et en fait
39:45à force d'essayer
39:46entre guillemets
39:48de cajoler
39:49ou je ne sais pas
39:50comment dire ça
39:54en fait
39:55dire que c'est pas
39:56la faute de l'enfant
39:56on peut dire
39:57que la faute
39:58vient peut-être
39:59d'ailleurs
39:59et donc
39:59à partir de là
40:00il n'y a plus
40:01ce cadre d'autorité
40:02Mais dis
40:03tout à l'heure
40:03Michel nous disait
40:04qu'elle avait peur
40:05parfois du comportement
40:06de certains enfants
40:07de 4 ans
40:08est-ce que vous aussi
40:09parfois vous avez peur
40:10de la réaction
40:11de certains élèves
40:13Moi personnellement
40:13je n'ai pas peur
40:14parce que déjà
40:15d'une part
40:15je suis un homme
40:16donc si vous voulez
40:17le cadre d'autorité
40:18ça se tord plus facilement
40:20et de 2 à 4 ans
40:21pour moi
40:22il n'y a pas encore
40:22de...
40:23à 4 ans
40:24ils ont du mal
40:24à se rendre compte
40:25des choses
40:26mais moi je pense
40:27qu'en CM1
40:29CM2
40:29j'ai vu certaines choses
40:30qui peuvent faire peur
40:32effectivement
40:32après le secret professionnel
40:34m'empêche
40:35enfin je ne suis pas avocat
40:36mais je ne vais pas
40:37relater les faits
40:38qui peuvent se passer
40:39dans une école
40:39ou une autre
40:41mais si vous voulez
40:42de ce que je vois
40:43au collège et lycée
40:44ou de ce que j'ai pu entendre
40:46et de ce que je peux voir
40:48en CM1 ou CM2
40:49effectivement
40:50de plus en plus
40:51on peut se dire
40:52qu'il y a justement
40:54une opposition
40:56face à l'adulte
40:57et à l'autorité
40:58Mais Michel disait
41:00aujourd'hui
41:01quand j'ai arrêté
41:02j'ai peur d'avoir un jour
41:04un mauvais réflexe
41:05de mettre une tape
41:06sur les fesses
41:06par exemple
41:07d'un gamin de 4 ans
41:08qui tapait un autre
41:09mais est-ce que quelque part
41:12désolé
41:12je vais encore faire
41:13mon vieux réac
41:14mais est-ce que quelque part
41:16avoir
41:16alors évidemment
41:17pas les mauvais traitements
41:18mais une claque
41:19sur les fesses
41:20à un enfant
41:20qui est odieux
41:22désolé
41:22mais c'est pas
41:23une maltraitance
41:24c'est se le remettre
41:26dans le droit chemin
41:26non ?
41:27Bah après
41:28c'est une question
41:28de point de vue
41:29sur ça je ne suis pas
41:30le mieux placé
41:32pour redire
41:32parce qu'en fait
41:33chacun a son point de vue
41:34donc certains vont dire
41:36que c'est de la violence
41:36d'autres vont dire
41:37que c'est juste
41:38du bon sens
41:39et moi je ne suis pas
41:42qualifié non plus
41:43pour dire
41:45ce qui est bien
41:46de faire ou pas
41:47parce que ça dépend
41:47aussi de chaque
41:48chaque situation
41:50mais sur ça
41:51pour certains
41:52ça peut passer
41:53pour d'autres non
41:54c'est tout ce que je peux
41:55c'est tout ce que je peux
41:56répondre malheureusement
41:57parce que bon
41:58après c'est une question
41:59de point de vue
42:00donc à partir de là
42:02je ne peux pas répondre
42:03on va redonner la parole
42:05à Cécile et Michel
42:07Cécile vous qui avez
42:08une famille d'enseignants
42:09ou Michel
42:09quand vous entendez
42:10les propos
42:11ah bah attendez
42:11là il y a eu
42:12un problème de ligne
42:13on va les reprendre
42:14tout de suite
42:14Mehdi une autre question
42:16qui se pose quand même
42:17inéluctablement
42:18est-ce que pour vous
42:19une certaine jeunesse
42:20c'est la question
42:20ah bah tiens
42:20Michel est avec nous
42:21et Cécile aussi
42:22Cécile Michel
42:23vous voulez réagir
42:24à ce que disait
42:26Mehdi
42:26tiens
42:26oui
42:28allez-y
42:29très court chacune
42:30voilà Mehdi
42:31je voudrais revenir
42:32sur ce que vous avez dit
42:33concernant
42:34je n'avais pas peur
42:36de l'enfant
42:37j'avais peur de ma réaction
42:38par rapport à ce qu'il faisait
42:40voilà
42:40parce qu'on sait très bien
42:41que le moindre geste
42:43même attraper l'enfant
42:44par le bras
42:45qui se torde le bras
42:46dans un mouvement
42:47la carrière elle est fichue
42:49on est sanctionné
42:50maintenant
42:51on n'a pas le droit
42:51de les toucher
42:52de les effleurer
42:53la carrière elle est fichue
42:55imaginons un enfant
42:56il vous tape dessus
42:57par exemple
42:58vous n'avez rien le droit de dire
42:59non
43:00il n'y a rien le droit de faire
43:01d'accord
43:02on n'a pas le droit
43:03de les toucher
43:05même pas le mettre au coin
43:06comme disait Mathéo
43:07alors si on le met au coin
43:09et si les parents portent plainte
43:10pour frustration
43:11pour maltraitance
43:13voilà
43:13on est embêté
43:14voilà
43:14donc moi j'étais en fin de carrière
43:16je suis arrivée
43:17à l'échelon le plus haut
43:18je n'avais pas envie
43:20de tout ficher par terre
43:21par rapport à ça
43:22voilà
43:23mais c'est vrai
43:24on n'a pas le droit
43:24de les toucher
43:25voilà
43:26il faut savoir ça
43:26et les enfants le savent
43:28c'est dingue
43:29il est arrivé qu'il y a des collègues
43:30un enfant de maternelle
43:31lui dise
43:31t'as pas le droit
43:33voilà
43:33t'as pas le droit
43:35et si
43:35c'est le droit
43:37donc voilà
43:38Cécile veut réagir
43:39rapidement Cécile
43:41allez-y Cécile
43:42est-ce que dans les années
43:44est-ce que dans les années 50
43:45dans les années 60
43:47alors même que justement
43:48les professeurs avaient tout droit
43:49il y avait cette violence à l'école
43:50pas du tout
43:51pas du tout
43:51donc c'est pas dû
43:52juste aux sanctions
43:53de l'école
43:54c'est dû
43:55aux sanctions des parents aussi
43:56à une société
43:57bien sûr
43:58une fonction des parents
43:59ça évidemment
44:00c'est du bon sens
44:01c'est évident
44:01sauf que les parents
44:02réagissent comme ça
44:04pourquoi ?
44:05parce que le système
44:08leur permet
44:08de réagir comme ça
44:09on porte plainte
44:10à tout droit
44:11pour tout et n'importe quoi
44:13s'il y avait
44:13une vraie répression
44:15il n'y aurait peut-être pas
44:16des débordements
44:19aussi importants
44:20donc déjà
44:20il n'y a pas de répression
44:21qu'est-ce qu'on va faire
44:22de ce jeune de 14 ans ?
44:23Rien du tout
44:24les parents sont responsables
44:25ok très bien
44:26le jeune il va être soigné
44:27par rapport à ça ?
44:28Non
44:28mais le pire
44:29c'est qu'en plus on dit
44:30on ne sait pas
44:31pourquoi il a fait ça
44:32peut-être que c'est
44:33en son environnement
44:34mais on s'en fout en fait
44:35on s'en fout
44:36c'est stop
44:37il a fait ça
44:38il n'a pas à le faire
44:39à la base
44:39ça ne devrait pas
44:41se produire
44:42la sanction devrait être
44:44acceptée par l'école
44:45on marche
44:46en fait
44:46tout va à contre-sens
44:48et puis là où je rejoins Michel
44:49alors ce n'est pas
44:51que ce soit que
44:51depuis le Covid
44:53mais de toutes les manières
44:54il ne regarde
44:55que de la violence
44:57toute la journée
44:58notamment les réseaux sociaux
44:59c'est quand même
45:00rock and roll
45:00c'est très violent
45:02merci
45:02oui non mais les réseaux sociaux
45:03tous les films
45:05et des animés
45:06c'est vrai
45:07merci beaucoup
45:08Cécile Mehdi
45:09Michel
45:09le téléphone sonne encore
45:11mais évidemment
45:11on ne peut pas prendre
45:12tout le monde
45:13parce qu'on va passer
45:14à une actu
45:15beaucoup plus légère
45:16bonsoir François Trio
45:17vous trouvez ça léger
45:18le rugby
45:19oui
45:19par rapport à Aubagne
45:21c'est très léger
45:22soit-il de ton passant
45:22effectivement
45:23c'était une plaisanterie
45:24vers le rugby
45:26surtout sur le gabarit
45:27des rugbymen
45:28c'est clair
45:29on va avoir du beau monde
45:30ce soir
45:30oui
45:32parce qu'on va avoir
45:33Arthur Rethière
45:34vous savez qu'on démarre
45:35la Champions Cup
45:36le week-end prochain
45:36à la Clube d'Europe
45:37Arthur Rethière
45:38il en a gagné 4 d'affilée
45:39donc on a décidé
45:41de l'inviter
45:42ah oui
45:43j'avais 405
45:44ça existe
45:45comme formule
45:46c'est peut-être ce qu'on va lui demander
45:48et il y aura Yann Roubert
45:49également le président
45:49de la Ligue Nationale de Rugby
45:50qui sera avec nous
45:51en plus de Jean-Baptiste Elissel
45:52et Philippe Sanguero
45:53bien sûr
45:53bah écoutez
45:54quel beau plateau
45:55et les auditeurs
45:55et les auditeurs
45:56c'est tout de suite
45:56avec François Trio
45:57et son équipe
45:58nous on se retrouve demain
45:59avec Cécile Demenibus
46:00et Patrick Roger
46:01pour les vrais voix
46:02à demain
46:03Sud Radio