Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Les Vraies Voix de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##VV_ECOUTENT_FRANCE-2026-09-17##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonsoir Mathéo Lambleau. Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
00:02Très heureux de vous retrouver comme d'habitude de 19h à 20h.
00:05Même si on passe une bonne partie de la journée ensemble, pour les vrais voix.
00:08On finit en beauté.
00:12Et au menu, on va parler des carburants.
00:15Des carburants qui ne cessent d'augmenter.
00:18Écoutez bien, 2,99€ le litre de gasoil premium dans une station service d'Alsace.
00:24À Oswald.
00:25Exactement.
00:26On est vraiment au seuil psychologique des 3€ à 2,99€.
00:30C'est clair.
00:31Et on demandera donc à Thierry Bross, expert en énergie.
00:36On lui demandera jusqu'où ça va aller cette hausse des prix.
00:39Quand est-ce que ça va redescendre ?
00:41C'est la question que se posent tous les Français.
00:43Absolument.
00:44Et tous les sujets vous sont ouverts.
00:45Vous n'arrivez plus à vous déplacer en raison du prix des carburants.
00:49Venez témoigner au 0826 300 300.
00:51On peut également parler de tous les sujets dont on a parlé dans les vrais voix.
00:56Et même tous les sujets dont vous avez envie de parler.
00:58Et pour cela, un seul numéro, le 0826 300 300.
01:03Mais tout d'abord, on est très heureux de retrouver une voix qu'on connaît bien sur Sud Radio.
01:09Bonsoir Jérôme Bayle.
01:11Bonsoir.
01:13Figure du mouvement des agriculteurs, notamment sur la 64, voix de Sud Radio.
01:17On l'a même vu à l'écran dans Rural, le documentaire d'Edouard Bergeon.
01:21Alors, vous avez une annonce à nous faire, Jérôme Bayle, ce soir, dans les vrais voix.
01:26Écoute la France.
01:28Alors, une annonce, je ne sais pas.
01:29Mais en tout cas, ce que je peux dire, c'est qu'on peut inviter des gens, ce week-end,
01:34aux journées agricoles du Volvestre, à monter sur Volvestre, dans le 31, à venir rencontrer
01:41les agriculteurs, puisque pendant trois jours, il y a une foire agricole, où il y aura une
01:46exposition d'animaux, avec des concours départementaux et interdépartementaux de bovins.
01:51Il y aura surtout des agriculteurs qui font de la vente directe.
01:55Et samedi soir, le grand repas organisé par les Ultras de la 64, un repas 100% au Garonnet,
02:02en passant par le pain, le vin, la viande, la charcuterie, les fromages, les glaces, les pommes
02:08de terre.
02:08Voilà un moment convivial, et aujourd'hui, je pense que je peux appeler, aujourd'hui,
02:13les consommateurs, les citoyens, à venir rencontrer les agriculteurs, rencontrer les producteurs,
02:18parce qu'on a besoin de vous, et discuter, discuter, pas que de nos problématiques, voir
02:25aussi qu'il y a des agriculteurs, et bien, dans ces moments-là, qui sont unis et qui
02:28retrouvent le sourire.
02:29Alors, Jérôme Bayle, je rappelle, pour les auditeurs qui ne connaissent pas tous Montesquieu
02:34Volvestre, c'est à une grosse demi-heure au sud de Toulouse, quand on prend la 64,
02:39l'autorousse qui va de Toulouse à Tarbes, c'est bien ça ?
02:41C'est bien ça, c'est bien ça.
02:4330-40 minutes, quoi.
02:44Et donc, on pourra venir déguster absolument tout en produits locaux, vous parlez de viande
02:49bovine, il y aura de la Gascogne des Pyrénées, etc., c'est ça ?
02:52Il y aura des limousines, il y aura vraiment notre savoir-faire agricole dans le département,
03:00voire même des départements à côté, mis en avant, et vous verrez que les préjugés
03:06des gens sur le bien-être animal et tout ça, vous verrez qu'on prend vraiment soin
03:11de nos animaux, et surtout, vous aurez une occasion de poser des questions aux agriculteurs.
03:16Ça, c'est génial.
03:17Et vous verrez que quand c'est les personnes de terrain qui vous parlent, ce n'est pas
03:21du tout les mêmes versions que vous avez reçues hier en parlant de Sandrine Rousseau,
03:26par exemple.
03:26C'est l'occasion pour vous, donc, de sensibiliser les gens au métier d'agriculteur, c'est
03:31cela ?
03:32Il y a plusieurs buts, puisque le vendredi, c'est la journée des écoles, on a déjà invité
03:38toutes les écoles primaires et même des collèges aux alentours de Montessieux, donc il
03:43y a peut-être une cinquantaine de bus qui vont venir remplis d'enfants pour
03:47voir des animaux, pour prendre des cours de cuisine, pour mettre en avant notre agriculture,
03:53mais qu'eux s'intéressent à cette agriculture-là.
03:56Et après, tout au long du week-end, bien sûr, c'est un lieu de rencontre, un lieu
04:00convivial avec des bons moments, avec des rires, avec des chansons, comme on sait très
04:05bien faire dans le sud-ouest.
04:07Et aujourd'hui, je pense qu'aussi la deuxième besoin qu'a le monde agricole, en dehors
04:14des problèmes, c'est se retrouver, c'est s'unir, c'est peut-être se remonter nos
04:17morales, vider nos problèmes et raconter nos problèmes à nos collègues pour essayer
04:22de trouver du réconfort et après, pourquoi pas travailler sur les actions à venir.
04:28Jérôme Bayle, dans quel état d'esprit sont les agriculteurs en ce moment ? On pense
04:31notamment aux conséquences de la sécheresse et au prix des carburants.
04:35D'ailleurs, vous êtes agriculteur, vous voulez témoigner de vos difficultés avec les
04:40rendements qui sont moins élevés, le manque d'eau ou les prix des carburants ? Appelez-nous
04:44au 0826 300 300.
04:46Jérôme Bayle, on en est où dans ces deux domaines ?
04:49On en est qu'aujourd'hui, les rendements ont été catastrophiques, au moins 80%
04:53en serré à l'ancien.
04:54Alors, les gens qui nous parlent aujourd'hui qu'il faut interdire l'irrigation, on interdit
04:58l'agriculture, tout simplement, ou une grosse partie de l'agriculture dans les territoires
05:02et surtout du sud-ouest, puisque nous, il y a 10 ans, 12 ans, qu'on subit ces réchauffements
05:07climatiques et ces conditions de canicule.
05:13Mais oui, à côté, vous l'avez expliqué, je pense que c'est le sujet de ce soir pour
05:16vous. C'est aussi la problématique du gasoil non routier. Aujourd'hui, on paye du gasoil
05:21non routier à 1,44 €. Donc, j'ai envoyé un message à des ministres.
05:25Vous le payez combien il y a un an, Jérôme Bayle ?
05:280,52 centimes.
05:30Ah oui, donc c'est à quoi ? Qu'est-ce qui vous plaît ?
05:32Ça a fait presque x3. Donc, la question, c'est pourquoi le gasoil non routier a fait
05:37presque 3 x3 et le gasoil routier a fait x1 et demi, x presque 2 maintenant, quoi.
05:45Vraie question.
05:45Donc, c'est la question. Alors, je veux bien qu'on nous trouve tout le temps des
05:50excuses, mais ce qu'il faut savoir aujourd'hui, c'est que les nouveaux passeurs parisiens,
05:55ils ont oublié un truc. C'est que nous, on n'a pas le TER, on n'a pas le
05:58métro, on
05:58n'a pas tout ça, on n'a pas les bus. Et dans ce monde rural, aujourd'hui, on a
06:03besoin
06:04de gasoil, on a besoin de bouger, de circuler. Et je peux vous dire même mieux, je reçois
06:09des appels, des messages d'infirmières, d'aide soignante et tout ça, qui arrêtent
06:15leur tournée et réduisent leur tournée de 50% parce que finalement, ils n'y auraient
06:19plus.
06:19C'est fou. Vous avez parlé, grosso modo, des gens des villes. Est-ce qu'il y a vraiment
06:25une fracture entre les villes et les campagnes ?
06:29Alors, je ne vais pas dire qu'il y a une fracture entre les villes et les campagnes,
06:32mais par contre, ce que je m'aperçois, c'est une grosse fracture entre les hauts fonctionnaires
06:36français et les ruraux, tout simplement. Ils ne peuvent pas connaître ce que nous, on
06:42connaît, ce qu'on vit aujourd'hui, parce que je peux vous dire que 85% des hauts fonctionnaires
06:48français sont de nés à Paris. Ils ont fait science pour Paris. Donc les problématiques
06:52d'un agriculteur au fond du Volvestre ou d'un docteur dans le Vercors ou d'une infirmière
06:57dans le Jura, dans les territoires ruraux, ils ne savent pas ce que c'est. Et ça, c'est
07:03un gros problème.
07:03Et avec toutes les problématiques, la question qu'on se pose, c'est comment on fait un agriculteur
07:09aujourd'hui pour tenir, concrètement ?
07:11Je peux vous dire, les agriculteurs ne vont pas semer, ne vont pas implanter. Nous, les
07:17prairies, on aurait dû les implanter, mais à ce prix-là, on ne peut pas allumer notre
07:21tracteur. Hier soir, je peux vous dire, j'étais en ciné-débat dans le Tarn-et-Garonne
07:26pour le film Rural.
07:28Le film d'Edouard Bergeon, oui.
07:30Bien sûr, j'ai fait deux heures et demie de voiture et je n'ai pas vu un phare à
07:34notre
07:34tracteur.
07:35Travaille.
07:36C'est une période où on doit travailler, les agriculteurs ne travaillent plus, les
07:40agriculteurs ne commandent même plus le gasoil. On en est à ce point-là, donc
07:44on parle de souveraineté alimentaire. Et moi, je veux bien, si on ne cultive pas, on ne
07:48ne récolte pas.
07:51Mais je trouve ça beau ce que vous dites, ce que vous allez faire, entre guillemets,
07:55la fête avec les gens qui vont venir voir les agriculteurs. On a l'impression que le
08:00groupe de la 64, le mouvement de la 64 dont vous étiez le leader, il y a quelque chose
08:05qui est resté. Il y a une fraternité, il y a une convivialité qu'on aime beaucoup
08:10dans le sud-ouest notamment. C'est ça ?
08:14Mais ce n'est pas que les ultras dans le 64. Je pense qu'aujourd'hui, c'est tout le
08:17monde agricole. Je pense que 60% des agriculteurs français, ils ont mis un maillot de rugby,
08:22ils ont mis un maillot de foot et ils ont ça ancré en eux. Ils ont l'esprit du collectif
08:29et quand, malheureusement, le bateau tangle, nous, on se serre les coudes, on ne le quitte
08:33pas. Et aujourd'hui, on a peut-être besoin de se retrouver. Vous savez, on est sur une
08:38grande série de défaites. Mais si on se divise tous, on ne gagnera pas, on ne repartira
08:43pas sur les victoires. Et si on se divise tous comme on va le faire ce week-end, je
08:47peux vous dire un truc, c'est qu'on remettra la marche en avant, tout simplement. Moi, je
08:51pense qu'on a un métier qui est dur. On a un métier qui est usant physiquement. En
08:59ce moment, il est usant moralement. Et si on ne trouve pas des moments où on peut évacuer
09:08cette pression, où on peut discuter, où on peut voir d'autres choses, parler d'avenir,
09:14je peux vous dire un truc, on va tous se pendre à une corde. Et l'objectif, il n'est
09:18pas
09:18là. C'est qu'on se réveille pour travailler sur l'avenir.
09:23Alors, Jérôme Baille, rappelez-nous l'événement à Montesquieu-Volvestre ce week-end.
09:28Les journées agricoles du Molvestre, avec un pôle équin, un pôle bovain, un pôle matériel,
09:34des bovain, vous verrez de tout, des ovain, vous verrez de la cuisine traditionnelle, du
09:40savoir-soy, des bons vivants, et surtout, vous verrez des agriculteurs qui sont passionnés
09:45et qui se battent tous les jours pour transmettre cette passion.
09:49Et bien, on passe le message aux Toulousains, aux Ariégeois, aux Ocitains et aux Gersois
09:55et également aux Pyrénéens. C'est pas très loin et c'est une belle initiative.
10:00Merci à vous, Jérôme Baille.
10:02Merci beaucoup. Bonne soirée à vous.
10:04Merci à vous de même.
10:06Et on se retrouve tout de suite dans un instant sur Sud Radio pour parler d'une autre problématique
10:11qui vous touche, les Français, la hausse des prix du carburant. Et on sera avec Thierry
10:15Brousse, expert en énergie et professeur à Sciences Po, qui nous dira jusqu'à quand
10:20ça va durer cette hausse des carburants. A tout de suite. Et n'oubliez pas, vous nous continuez
10:25de vous appeler au 0826 300 300.
10:29Sud Radio.
10:32Et on va parler des carburants, un sujet qui vous concerne beaucoup, pour lequel vous
10:37appelez beaucoup, Aude, au 0826 300 300 pour vous exprimer. Avec notamment cette photo
10:43qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux et pas que sur Internet. Avec ce litre de gazole
10:49premium à Ostwald, c'est en Alsace, entre Colmar et Strasbourg, grosso modo, à 2,99 euros.
10:57Mathéo Lambelot.
10:57Et puis pour parler de cette hausse des carburants, nous sommes avec Thierry Brousse, spécialiste
11:03de l'énergie et professeur à Sciences Po. Bonsoir Thierry Brousse.
11:07Bonsoir Thierry Brousse. Bonsoir.
11:09Alors, quand on voit le litre à 2,99, alors je sais c'est du premium, la barre des 3
11:15euros
11:15elle va être dépassée, elle peut être dépassée ?
11:18Moi j'ai toujours pensé que la barre des 3 euros pouvait être dépassée puisque nous
11:22sommes face à deux guerres. Une guerre en Iran avec un détroit d'Orbouz et maintenant
11:27le détroit de Pavel Mandel qui est fermé. Et une guerre en Ukraine où vous avez des Ukrainiens
11:34qui ont finalement compris que pour essayer de faire plier les Russes, la bonne solution
11:38c'est d'attaquer les raffineries. Et les raffineries russes c'était les premières
11:43en exportation de diesel. Et donc quand vous avez moins de pétrole parce que le
11:48d'Orbouz est fermé et moins de diesel parce que la Russie n'est plus en capacité
11:52d'exporter, et bien à la fin le consommateur français à la pompe le voit avec des prix
11:57qui montent et qui vont malheureusement continuer à monter. Chaque jour que ces guerres
12:02continuent, et bien l'équilibre offre demain on se tend et donc le prix aura tendance
12:07plutôt à monter à baisser.
12:09Ah oui. Alors on a Jean-Baptiste, on va prendre des auditeurs en même temps que vous Thierry
12:14Brosse. Jean-Baptiste vous nous appelez de Nanterre au 0826 300 300.
12:19Oui tout à fait.
12:20Vous avez entendu Thierry Brosse, vous roulez au diesel, ça doit vous faire peur.
12:25Alors moi je roule à l'essence.
12:26Ah bon je vais vous rouler au diesel, c'est Patrick de Marseille, autant pas moi.
12:31D'accord, ok.
12:33Oui allez-y, on vous écoute.
12:34Oui, oui, donc moi je roule à l'essence et alors je dirais que je me sens un petit
12:40peu plus privilégié parce que étant donné que j'habite la région parisienne, j'ai tous
12:43les moyens de transport à ma disposition.
12:45Absolument.
12:46Il se trouve que je roule depuis très longtemps en scooter, ce qui fait que ma voiture, là
12:50je ne l'ai pas utilisée depuis au moins une dizaine de jours et je m'en sers uniquement
12:54pour les longs trajets.
12:55Et votre voiture, elle est d'essence ou diesel ?
12:57Non, c'est une essence.
12:58Aussi, comme votre route donc.
12:59Voilà, et donc ce qu'il y a c'est que je l'ai acheté il y a quelques mois
13:02juste
13:03avant la montée des prix.
13:05J'ai choisi l'essence parce qu'il me semblait que l'électrique n'était pas encore
13:09suffisamment au point et fiable.
13:10Et ceci dit, si je devais changer ma voiture aujourd'hui, là j'y réfléchirais peut-être
13:15à deux fois entre l'essence et l'électrique.
13:20Mais c'est sûr que moi j'attends que le bourbier américain au détroit d'Hormuz s'arrête,
13:30s'efface parce que c'est insupportable.
13:32Il y a la dimension psychologique.
13:34Déjà, il y a une station de service à côté de chez moi qui est à 260.
13:39Voilà, si ça monte au-dessus de 3, je veux dire, là il y a quand même une donnée
13:44psychologique.
13:45Je ne suis pas expert et je ne sais pas si 3 euros c'est beaucoup ou pas beaucoup
13:49par rapport au prix de l'essence tel qu'il est.
13:52Excusez-moi Jean-Baptiste, mais vous devez faire partie de la génération qui a connu
13:56le franc comme moi.
13:583 euros ça fait 20 francs.
13:59On disait à l'époque, le litre d'essence à 10 francs c'est la Révolution.
14:03Là on est à 20.
14:05Oui, alors je ne sais pas à quel moment la Révolution peut se faire.
14:10En tout cas, j'ai très peur de la violence dans la société et que évidemment si on
14:17sait que les taxes sur les carburances rapportent encore plus que les impôts à l'État, je
14:24ne sais pas ce que peut faire l'État.
14:25La seule chose c'est, je dirais, on va dire peut-être de prier pour que ça se débloque
14:29du côté du détroit d'Orbouz.
14:31Comme le disait votre interlocuteur tout à l'heure, Thierry Bross.
14:35Là j'avoue que les gouvernements, je pense qu'il n'y a pas de plus de gouvernement français,
14:39mais on est devant une sorte de mur.
14:42De mur.
14:43Et on ne peut qu'attendre, on ne peut qu'avoir des aides.
14:46Et heureusement qu'il a des aides.
14:47J'ai vu aussi aux informations que les agriculteurs pouvaient bénéficier de passer à l'épée
14:53de marins pêcheurs à 80 centimes d'euros.
14:56Donc j'espère que pour eux ça peut les arranger ainsi que les agriculteurs.
14:59Moi j'ai la chance de ne pas beaucoup rouler, mais évidemment par rapport à plein de gens
15:03qui habitent la campagne ou qui ne sont pas dans les agglomérations, là j'allais
15:07dire que c'est un budget, ce n'est pas possible.
15:10Il y a un moment donné où on arrête tout, la société s'arrête parce que malheureusement
15:15l'essence, c'est la mer.
15:19Thierry Bross, on entend Jean-Baptiste nous dire qu'il ne sait pas ce que peut faire l'État.
15:23C'est la question qu'on se pose tous à peu près.
15:27Est-ce que l'État peut faire quelque chose ou finalement la France ne peut être que passive
15:31face à la situation ?
15:33Alors, la France face à cette guerre-là n'est que spectatrice.
15:37Par contre, effectivement, pour ce qui est du pouvoir d'achat, ça fait partie du rôle
15:41de l'État.
15:42Et donc, ce qu'on peut reprocher quand même à l'État français, c'est depuis six
15:45mois d'avoir procrastiné et de ne pas avoir pris la réalité de cette crise.
15:50Puisque je vous rappelle quand même qu'au début, on nous disait que c'était finalement
15:54temporaire.
15:55Or, aujourd'hui, ce n'est plus temporaire.
15:57Et donc, l'État aurait dû réfléchir à comment réduire ses dépenses inutiles pour
16:01être en capacité de baisser les taxes sur l'essence et le diesel.
16:08Il ne peut pas les baisser s'il ne fait pas des coupes dans ses dépenses.
16:12C'est que le budget de l'État est en quasi-faillite.
16:14Et donc, c'est ça la grande question.
16:16Et aujourd'hui, l'État est coincé.
16:18Donc, en fait, ce que l'on voit et on l'entend de votre auditeur, c'est que finalement, il
16:23ne réagira que lorsqu'il y aura une colère sociale parce que jusqu'à présent, il a
16:27finalement été incapable de réagir, incapable de prévoir.
16:31Parce que gouverner, c'est quand même prévoir.
16:34Thierry Bross, est-ce que vous pouvez rester encore un peu avec nous pour échanger avec
16:37les auditeurs sur ces problématiques du prix des carburants ?
16:42Je vous en prie, oui.
16:43Eh bien, avec grand plaisir, puisqu'il y a beaucoup de questions, notamment autour
16:46du baril de pétrole qu'on avait prévues.
16:48Vous avez des questions.
16:50Vous voulez témoigner ?
16:51Vous avez, tiens, vous êtes un peu un Ugui, les bons tuyaux.
16:54Vous vous rappelez de Starsky Hutch ? Pour consommer moins, etc.
16:57Venez nous donner votre avis au 0826 300 300.
17:01On se retrouve de quelques attentes.
17:03Merci à Jean-Baptiste qui doit nous laisser.
17:05Et on va partir après à Marseille, à Bouliac et également à Toulouse.
17:09Restez avec nous.
17:10Sud Radio.
17:13Les vraies voix écoutent la France.
17:15Philippe David.
17:17Retour des vraies voix écoutent la France, en compagnie bien évidemment de Mathéo
17:21Lambleau.
17:21On va reparler de carburant dans quelques instants, puisqu'on a le plaisir d'avoir
17:26Thierry Bross avec nous, spécialiste de l'énergie et professeur à Sciences Po.
17:29Mais tout d'abord, bonsoir Louis de Kergorlet.
17:32Bonsoir Philippe et bonsoir Mathéo.
17:33Et vous allez nous parler de la matinale de Sud Radio avec Jacques Cardos demain matin
17:37de 7h à 9h.
17:39Quel est le menu ?
17:39Eh bien, écoutez, je vous entendais parler des carburants.
17:42Eh bien, justement, 7h10, Jacques Cardos qui recevra Dominique Buisson, qui est secrétaire
17:46fédéral de la Fédération Nationale du Taxi, parce que c'est un peu les grands oubliés.
17:50Et le carburant, ils en ont plutôt besoin.
17:52C'est clair.
17:52Autre question aussi, le pouvoir d'achat.
17:54Comment relancer la consommation ?
17:56Eh bien, et si c'était vous, à 7h20, on recevra Stéphane Pichon, président de
18:00l'Ordre Régional des Pharmaciens.
18:02Il aura une mesure assez importante à proposer, je vous conseille d'écouter.
18:05Et puis 9h, 10h, la vérité en face, avec nos éditorialistes Éric Revelle et
18:10Isabelle Lévy.
18:10Sur la question du budget annoncé par Sébastien Lecornu, 54 milliards d'économies.
18:15La rigueur va-t-elle faire exploser la colère du pays ?
18:18Vaste programme, et c'est demain matin, de 7h à 9h, en compagnie de Jacques Cardo
18:22sur Sud Radio.
18:23Exactement.
18:24Merci à vous, Louis Decker-Gorlet.
18:25On retrouve Thierry Bross, et on va repartir au 0826 300 300.
18:31Thierry Bross, je me suis amusé à faire un calcul.
18:33Aujourd'hui, le Brent est à 103 dollars le baril.
18:36Un baril, c'est 159 litres.
18:38Ça fait 65 cents de dollars, donc 55 centimes d'euros le litre.
18:44Comment est-ce qu'on arrive à passer pratiquement de 1 à 6 pour, entre le gazoil en Alsace
18:52et malheureusement dans de plus en plus d'endroits, et le prix du litre de pétrole brut ?
18:58Parce que d'abord, vous avez deux éléments.
19:01Vous parlez du brut, mais dans votre voiture, vous ne mettez pas du brut.
19:04Vous mettez de l'essence ou des diesels, et il faut le raffiner.
19:07Et le transporter.
19:09Et le transporter, mais c'est surtout le raffiner.
19:11Et en fait, le raffiner, c'est ce qu'on appelle la marge de raffinage.
19:14Et cette marge de raffinage, avant, elle était raisonnable,
19:17parce qu'effectivement, on produisait du diesel avec des parils que l'on avait de pétrole.
19:23Mais aujourd'hui, le problème, c'est le fait que la Russie n'exporte plus son diesel.
19:28Et donc, on est dans un moment où le prix du diesel est décorrélé du prix du brut.
19:33Donc, vous avez cet élément-là.
19:35Donc, effectivement, votre diesel, il vaut à peu près deux fois plus cher
19:39que votre baril de brut à produire.
19:44Et puis, je vous rappelle que nous sommes dans un état qui taxe tout.
19:48Et donc, vous avez, en plus, après, 60% de taxes sur ce produit qui est hors taxes,
19:57quand il sort de la raffinerie.
19:58Donc, voilà. Donc, voilà l'explication.
20:00Allez, on prend la direction de Marseille.
20:02Oui, bonsoir, Patrick.
20:04Patrick, vous êtes en...
20:05Bonsoir, Patrick.
20:07Oui, bonsoir.
20:07Et vous, vous roulez au diesel, en plus.
20:09Je roule au diesel, mais je suis quand même étonné de la réaction de beaucoup de personnes
20:15qui ne se rendent pas compte qu'à un moment donné, il y a des possibilités par rapport au fait
20:20que...
20:20Oui, je roule au diesel.
20:22Mais si vous voulez, ce que je voudrais dire, c'est que je voudrais pousser un coup de gueule
20:26par rapport, si vous faites, à l'État.
20:30L'État est irresponsable.
20:31Pourquoi ?
20:32Vous prenez en Espagne, le litre de fioul, je crois, était à 1,80.
20:38Alors, moi, j'ai fait le plan en Espagne au mois d'août.
20:40Alors, c'était il y a un mois, un gros mois.
20:42Je crois que je l'ai payé 1,62 ou 1,65.
20:45Je crois que c'était 1,65 si on n'avait pas la carte.
20:471,62 avec la carte.
20:49Sur la Costa Brava, pas loin de la frontière.
20:51Elle est startive ou de même l'endroit.
20:52Il est à 1,80 actuellement.
20:54Oui.
20:55Donc, vous allez en Italie, c'est à peu près pareil.
20:57Vous allez en Allemagne, vous allez au Luxembourg, c'est à peu près pareil.
21:00Il n'y a qu'en France où il est à 2,30.
21:03Alors, il est à 2,30, pourquoi ?
21:05Parce qu'à un moment donné, le gouvernement n'a pas la volonté de baisser les taxes.
21:09Il ne baisse pas les taxes.
21:10Pourquoi ?
21:11Parce qu'à un moment donné, il n'importe plus du pétrole qui était du pétrole.
21:16Après, on va parler de la guerre Ukraine-Russe, on s'en fout de ça.
21:20Mais c'était du pétrole russe.
21:21Donc, le pétrole russe, c'était beaucoup moins cher.
21:24Mais aujourd'hui, quand on voit les choses aussi avec objectivité,
21:30on se rend compte que le gouvernement nous dit qu'il n'a plus de gras.
21:35Alors qu'on donne 28,6 milliards à l'Europe.
21:38On n'en récupère que 14 ou 15.
21:41Et en plus, on a donné 20 milliards à l'Ukraine.
21:44Alors, moi, je suis d'accord que l'Ukraine soit un pays libre.
21:48Je suis d'accord.
21:49Mais à un moment donné, il faut savoir aussi prendre la responsabilité,
21:53dans un premier temps, que ce soit les citoyens français qui vivent bien
21:59et que le gouvernement puisse prendre en compte réellement la situation des citoyens.
22:07Or, aujourd'hui, on marche sur la tête.
22:09Alors, Patrick, on va faire répondre Thierry Bross.
22:12Thierry Bross, je décris ce que dit Patrick.
22:15Question.
22:16Si demain, la guerre entre la Russie et l'Ukraine s'arrêtait,
22:20à combien repasserait le gasoil ?
22:22Et alors, strike, si jamais, concomitamment,
22:26la guerre au Moyen-Orient et la guerre entre la Russie et l'Ukraine s'arrêtaient,
22:30on serait à combien le baril ?
22:32Et à combien, donc, le litre de sans-plomb ou de gasoil ?
22:35Là, je sais que je suis vraiment...
22:36On parle de miracle, là, parce qu'il n'y aura certainement pas l'arrêt des deux conflits en même
22:40temps.
22:41Mais on peut réfléchir et se dire que, finalement, à la fin de l'année 2025,
22:45on avait un baril qui était très proche des 60 dollars.
22:49Et donc, effectivement, si on revient à une solution à ces deux guerres,
22:55on aura un baril peu cher.
22:56Il y a qu'en fait...
22:5760 dollars, à peu près ?
22:58Oui, c'est ça.
22:59Le monde est bien approvisionné, était bien approvisionné en baril de pétrole.
23:04Ce qui pose problème, c'est le goulet d'étranglement d'Hormuz
23:08et c'est les raffineries russes qui ne sont plus en capacité d'exporter.
23:12C'est pas le problème.
23:13Mais encore une fois, je vois mal ces deux guerres s'arrêter tout de suite.
23:18D'accord.
23:18Malheureusement.
23:19D'accord, mais...
23:20D'accord, là...
23:21Allez-y, Patrick.
23:23Permettez-moi.
23:23D'accord là-dessus, à la limite.
23:25Là, on fait de...
23:26De la prospective.
23:27On fait de la prospective.
23:29Ceci dit, moi, ce qui m'intéresse, c'est le factuel.
23:31Aujourd'hui, moi, je suis retraité.
23:33D'accord ?
23:34Je suis retraité depuis que je suis retraité.
23:36C'est-à-dire en 2014, ma retraite a perdu environ entre 25 et 30 % sur le pouvoir d
23:42'achat.
23:44De temps en temps, nous avons besoin d'aller garder les petits-enfants.
23:47D'accord ?
23:48Oui.
23:48Bon, ceci dit, parce qu'aujourd'hui, la société est temps que les enfants ont besoin des grands-parents.
23:54Qu'est-ce que vous voulez ? C'est comme ça.
23:55Parce qu'ils ne s'en sortent pas, eux, non plus.
23:59Voilà.
23:59Et où on va aller ?
24:01Les retraites vont être indexées.
24:04On va lever les 10 % de...
24:08Non, il faut stopper l'indexation des retraites, de certaines retraites, a priori.
24:13Mais le budget n'est pas encore voté.
24:15On est encore à la prospective.
24:16D'accord, mais quand vous avez travaillé 45 ans dans votre vie et que vous avez réussi à avoir un
24:21métier convenable, je pense que d'avoir 2 000 euros par mois, ce n'est pas, à un moment donné,
24:28quelque chose d'insordinaire, n'est-ce pas ?
24:30Non, c'est certain.
24:31Voilà.
24:33Donc, tout ça, si vous voulez, aujourd'hui, j'ai entendu certains hommes politiques et ils ont raison.
24:40Pourquoi ne pas baisser les taxes dans la période où nous sommes aujourd'hui pour que le prix du gazoil
24:45et le prix de l'essence baissent ?
24:47Et que le jour où ça va mieux, on récupère ces taxes en les remettant et en faisant en sorte
24:53de mettre l'argent de côté pour rétablir, si vous voulez, l'équilibre qui aura été donné un petit peu
25:02dans une période qui est la nôtre aujourd'hui.
25:05Alors, Patrick, on va faire répondre Thierry et je vais ajouter une question à Thierry sur votre question que j
25:12'avais préparée.
25:13Thierry Bross, et après, on va prendre Marc qui attend depuis longtemps, Marc de la Gironde.
25:19Thierry Bross, vous avez entendu ce qu'a dit Patrick ? On fait en fait un matelas pour l'avenir.
25:25Enfin, je ne vais pas répéter ce qu'il a répété, mais j'ai regardé les chiffres.
25:28La consommation de carburant, au pluriel, a baissé au mois d'août à moins 9,2% pour le gazoil,
25:34à moins 6,6% au global et à moins 5% depuis le début de l'année.
25:39Est-ce que cela fait baisser les recettes fiscales pour l'État ? En clair, est-ce que trop d
25:43'impôts tue l'impôt, y compris pour le carburant ?
25:46Alors, moi, ce n'est pas comme ça que je regarderai cette analyse.
25:50D'abord, en fait, les prix montent parce qu'on a besoin que la demande baisse.
25:56C'est ça, le mécanisme. C'est-à-dire que ce que l'on veut, c'est que la demande
25:59baisse, puisque le diesel qui n'est pas produit en Russie, il manque.
26:03Donc, si demain, par exemple, vous dites, eh bien, le diesel redevient à 1,99€ ou à moins, et que
26:11tout le monde se rue vers les stations essence, vous aurez une pénurie.
26:16Donc, l'augmentation du prix, elle est là pour justement faire en sorte qu'il n'y ait pas de
26:21pénurie.
26:22Alors, je comprends que c'est irritant pour les Français, mais c'est comme ça que ça marche.
26:24Alors, ensuite, la question, elle est sur les taxes. Je suis d'accord.
26:28L'État français prend beaucoup de taxes par rapport à d'autres. Vous pouvez le regarder.
26:32La Commission européenne donne toutes les semaines le prix du diesel et de l'essence dans tous les pays de
26:38l'Union européenne.
26:39Mais rappelons quand même une chose, c'est que l'État français est en quasi faillite.
26:44Et donc, la grande question, et c'est celle que je répète régulièrement, si vous voulez baisser les taxes, dites
26:50-moi ce que vous voulez couper.
26:51D'abord, qu'est-ce que l'on coupe ? Qu'est-ce que l'on arrête de faire ?
26:54Est-ce qu'on arrête des agences inutiles ?
26:57Est-ce qu'on arrête les certificats d'économie d'énergie ? Est-ce qu'on arrête... Voilà les questions.
27:03Mais tant qu'on ne répond pas à ces questions-là, le gouvernement ne peut pas baisser les taxes, puisqu
27:09'il a une faillite qui est imminente.
27:13Alors, Patrick, restez avec nous. On a Marc...
27:16Oui, ce qui vous permet...
27:17Non, parce qu'on a Marc qui attend depuis longtemps, Patrick. Il faut qu'il parle aussi.
27:21Marc, bonsoir Marc.
27:23Oui, bien le bonsoir à tous.
27:25Vous nous avez appelé au 0826 300 300 et vous êtes gros rouleur et vous voulez témoigner.
27:30Oui, je suis gros rouleur. Mais dans tout ça, j'ai bien écouté ce que vient de dire le...
27:38Attendez, je...
27:39Thierry Bross, l'experte.
27:42Ah, vous avez coupé le haut-parleur.
27:44Oui, là, il est coupé, là. C'est mieux.
27:47C'est mieux.
27:47C'est mieux.
27:49J'ai bien écouté ce que vient de dire le monsieur à propos des taxes.
27:54Mais quand je regarde les prix, moi, sur 5 ans, le Brent, en 2021, était à 71.
28:03Aujourd'hui, il est à 13, soit 38% d'augmentation.
28:06Et le gazoil, lui, il a augmenté de 63%.
28:10Il y a quand même un petit problème.
28:12Et quand on pense qu'en mars 2026, l'État a gagné 270 millions d'euros grâce à l'augmentation
28:22du carburant,
28:24il y a de quoi se poser quelques petites questions sur, on va dire, l'honnêteté de cet État-là,
28:32qui, en fait, profite du crime, quoi.
28:35Marc, je vais vous poser une question avant de faire réagir, répondre Thierry Bross.
28:40Vous êtes gros rouleur, vous, c'est ça ?
28:42Alors, je suis gros rouleur en camping-car.
28:45J'ai un camping-car, par exemple.
28:46Donc, diesel.
28:48Il faut dire heureusement qu'il est diesel.
28:50Et il a deux ans et demi, et on a pratiquement 60 000 kilomètres.
28:55Ça vous parle ?
28:56Ah oui, donc vous faites 25 000 kilomètres par an en camping-car, c'est ça ?
29:00Ah ben là, on revient des pays de l'Est, plus la Géorgie, la Turquie, l'Arménie, la Russie et
29:08le Kazakhstan.
29:11Et quel est l'endroit où vous avez payé le gasoil le moins cher ?
29:14Faites-nous rêver, ça doit être au Kazakhstan ou par là ?
29:18Alors, ce qui est drôle, c'est très très drôle, parce que quand je prévois le voyage,
29:23évidemment, on regarde le prix du gasoil dans tous les pays pour se dire, bon, le budget, il est quoi
29:28?
29:29En fait, plus on avance vers l'Est, plus on réduit le budget.
29:32C'est-à-dire, on part d'ici, là en ce moment, il est à 2,30,
29:36et on arrive en Russie, ça berne, Géorgie aussi.
29:40Quand on arrive au Kazakhstan, c'est 0,40 à peu près le litre.
29:4340 centimes d'euros ?
29:44Ouais, donc tu vois, ça fait que tu peux te payer un petit restaurant, puisque tu ne payes pas le
29:50gasoil.
29:50Mais vous n'avez pas investi dans une citerne, je ne sais pas, c'est légal, pour en ramener derrière
29:56le camping-car ?
29:57Je me rappelle, à l'armée, on avait les tonnes d'eau, où on mettait une tonne d'eau pour
30:01boire sur le terrain,
30:02mais là, vous mettez une tonne de gasoil, ça vous fait quelques pleins et vous gagnez de l'argent, hein
30:05?
30:06Oui, oui, mais pour les Kazakhs, c'est cher.
30:08Oui, évidemment, oui, parce que si le salaire Kazakh est à 150 euros...
30:13Non, mais attends, c'est drôle, c'est qu'ils roulent tous le gaz.
30:16Il y a des postes à essence où il y a 20 postes, il y a un seul poste de
30:20gasoil, tout le reste serait du gaz.
30:22Ah oui.
30:23Une bouteille de 13 kilos, ici en France, une bouteille de gaz, on la paye 45 euros.
30:30Là-bas, c'est 2 euros.
30:312 euros contre 45 euros.
30:33Restez avec nous.
30:34Thierry Bross, vous entendez, Marc, c'est vrai qu'il y a 50 nuances de prix des carburants en Europe,
30:40déjà,
30:40parce que le Kazakhstan, c'est plus l'Europe, ou dans l'Eurasie.
30:44Le Kazakhstan, c'est plus l'Europe, mais effectivement, vous avez raison,
30:47certains états producteurs, le Kazakhstan en est, peuvent décider de faire bénéficier de la manne pétrolière leur propre population.
30:56Absolument.
30:56Et c'est comme ça que se définit, d'ailleurs, un empire énergétique.
31:01C'est-à-dire que, rappelons-nous qu'aux Etats-Unis, le prix du gaz est beaucoup moins cher qu
31:06'en Europe.
31:07Mais c'est du gaz de schiste également, qu'on n'a pas le droit d'exploiter en France, par
31:11exemple.
31:11Voilà, mais qu'on n'a pas le droit d'importer.
31:13Mais rappelons qu'en France, par exemple, nous sommes un empire électronucléaire,
31:18et que finalement, cette électricité-là nous immunise un peu des soubresauts géopolitiques qui ont lieu,
31:26parce que le prix de l'électricité en Italie est aujourd'hui beaucoup plus cher, parce qu'il est lié
31:29au gaz.
31:30Absolument.
31:30Effectivement, c'est ça.
31:31Vous avez raison.
31:32Si nous nous produisions sur notre territoire, nous serions plus indépendants.
31:36Mais nous avons voulu ne plus produire, et nous avons voulu être dépendants des autres.
31:41Eh bien, les autres ne sont pas forcément très gentils, et ils ne font payer la douloureuse.
31:45Alors, Thierry Bross, on a beaucoup d'appels au 0826 300 300.
31:49On nous appelle encore de Toulouse, de Montpellier.
31:51Marc, un dernier mot, Marc, avant la pub ?
31:54Oui, oui, juste un mot.
31:55Il me semble qu'on a aussi des réserves assez importantes en Guyane française.
32:01On n'en parle jamais ?
32:02Alors, oui, j'ai entendu parler de ces réserves, mais on a la loi Hulot qui nous interdit de les
32:06exploiter, non, Thierry Bross ?
32:07Absolument, absolument, depuis 10 ans.
32:10Et on a vraiment des réserves de pétrole en Guyane française ?
32:13Ah ben, tant que vous n'avez pas cherché, vous n'avez pas trouvé, mais le Guyana, il y en
32:17a, et donc on peut imaginer qu'il y en a, évidemment.
32:19Et à côté, il y a le Venezuela qui fait partie des principales réserves du monde.
32:23Absolument.
32:24Vous pouvez rester encore avec nous jusqu'à 55 environ, Thierry Bross, ou pas ?
32:28Ça marche, oui.
32:29Ah ben, écoutez, vous êtes très gentils, merci à vous.
32:31Et on va y prendre Édouard de Toulouse et Philippe de Montpellier.
32:35A tout de suite.
32:36Sud Radio.
32:39Il était à 1,15€ ou dans ces eaux-là.
32:43Il n'était pas au double, au triple, enfin au double, comme on le voit actuellement.
32:48Et en plus, bon, je comprends qu'effectivement, il y ait des problèmes d'approvisionnement avec la Russie et les
32:56bombardements ukrainiens sur les raffineries russes.
32:59Mais par contre, ça devrait aussi toucher les autres pays européens, l'Espagne, l'Italie, le Luxembourg, qui ont des
33:07tarifs de...
33:09Comment dire ?
33:10Moins élevés.
33:12Donc, le problème, c'est un problème, effectivement, de l'État, l'État qui se gave et qui ne veut
33:20faire aucune, mais aucune réforme, alors qu'il y a effectivement des réformes à faire.
33:26Si on regarde les couches administratives en France, on en a, je ne sais pas combien, 6 ou 7.
33:32On a près de 700 000 élus en France, c'est-à-dire un élu pour 120 habitants.
33:37Et beaucoup ne sont pas rémunérés.
33:40Beaucoup ne sont pas rémunérés, je suis d'accord.
33:42Mais ceux qui sont rémunérés le sont quand même correctement, plus que correctement.
33:47Donc, les seules idées d'économie, c'est sur le dos, sur le dos des Français, sur le dos des
33:52retraités, sur le dos de l'assurance maladie.
33:56Donc, ça, c'est une honte.
33:59C'est une honte, alors qu'il y a des coupes qu'on peut faire.
34:02Alors, Edouard...
34:03Toutes les agences, oui.
34:05Edouard, on va faire réagir Thierry Bross, parce qu'on a également Philippe qui attend au 0,826, 300, 300.
34:11Thierry Bross, vous avez entendu, il a dit une chose vraie, à une époque, le baril de Brent était à
34:15150 dollars, le baril.
34:18C'est-à-dire, pour 159 litres, pratiquement 1 dollar le litre ?
34:22Oui, on est arrivé à 148 dollars, me semble-t-il.
34:25Ça fait pratiquement 1 dollar le litre, on est d'accord, pour 159...
34:28Oui, oui.
34:29Et comment ça se fait qu'on n'ait pas atteint un prix exorbitant dans ces cas-là ?
34:34Oui, parce que depuis des années, comme votre auditeur l'a justement dit,
34:37l'État se gave et l'État n'a cessé d'augmenter les taxes.
34:41Et donc, effectivement, à un moment donné, aux Français de comprendre que la fiscalité sur les énergies
34:49est devenue tellement énorme en France qu'on est presque le record du monde.
34:54On est d'ailleurs le record du monde de toutes les taxes, mais presque pour l'essence, pas encore, mais
34:59pas loin.
35:00Et donc, oui, à un moment, c'est ce que je disais au début,
35:02si on veut faire baisser le prix à la pompe, ça ne peut pas se faire par le prix du
35:07Bren,
35:07puisque c'est un prix international, ça ne peut pas se faire par le prix du diesel,
35:11qui est un prix international.
35:12Les 60% qui sont à la main du gouvernement, ce sont les taxes.
35:16Et donc, à l'État...
35:17De jouer le jeu ?
35:19Oui, mais encore une fois, face à des agences de notation qui regardent
35:24quand est-ce que l'État français va faire faillite,
35:26l'État doit absolument, aujourd'hui, décider de qu'est-ce qu'il va couper,
35:30qu'est-ce qu'il arrête de faire, qu'est-ce qu'il arrête de financer,
35:33qui n'est pas dans le régalien,
35:35et qui peut, en échange, effectivement, aider les Français
35:39qui, face aux 3 euros le litre, vont...
35:42Ça risque de générer une colère sociale, c'est ça le problème.
35:45On part à Montpellier.
35:46Merci, Édouard de Toulouse.
35:48Philippe, bonsoir.
35:49Merci.
35:51Philippe ?
35:52Oui.
35:52Vous avez appelé le 0-826-300-300
35:55pour nous dire que vous avez des amis infirmiers
35:57qui ont été obligés d'arrêter en raison du prix des carburants.
36:00Mais complètement.
36:01Complètement.
36:02J'ai ma compagne qui travaille également dans des EHPAD.
36:05Elle va dans le haut des cantons.
36:09Et c'est plus possible.
36:11Là, aujourd'hui, 110 kilomètres aller-retour pour aller bosser,
36:15c'est 20 balles.
36:16C'est 20 balles.
36:18Donc, elle gagne 40 balles.
36:19Donc, sur 40 balles, elle n'en a que 20 qui lui reviennent
36:22parce que le reste, c'est en carburant.
36:24Aujourd'hui, la fiscalité, elle est énorme sur le carburant.
36:29Pour pouvoir arriver à faire quelque chose,
36:30en fait, il faudrait baisser les taxes de la consommation,
36:34c'est-à-dire, en fait, prendre la TICPE.
36:37TICPE qui a été remplacée, qui a changé de nom,
36:39mais c'est la même chose.
36:40Voilà.
36:41Et faire un blocage de prix et un blocage de marge.
36:44Voilà, tout simplement.
36:44Et là, on arriverait à 1,65 €, 1,70 €, à peu près le...
36:48Le prix espagnole.
36:50Non, non, même en France, mais il faudra arriver là.
36:53Oui, mais c'est le prix en Espagne aujourd'hui, à peu près, c'est ça.
36:56C'est 1 €, et à Malte, c'est 1,21 €.
36:59Et ils ont le même problème que nous,
37:00et en plus de ça, il faut qu'ils traversent la Méditerranée.
37:01Il faudra qu'on nous explique comment ils font.
37:03Voilà.
37:04Aujourd'hui, c'est plus possible.
37:06On est en train de rager.
37:07Et ma femme a fait le plein de sa voiture,
37:12147 €.
37:14147 €, c'est ce qu'elle dépense toutes les semaines.
37:16Donc, ça fait 300 € pour deux semaines.
37:19Ça fait 600 € par mois.
37:21C'est énorme.
37:21Ça fait le prix d'un loyer.
37:22C'est plus possible.
37:23Ça va péter.
37:24Ça va péter.
37:25Et vous entendez beaucoup de mécontentements autour de vous ?
37:29Mais carrément.
37:30Nous, on a les vignerons à côté de chez nous,
37:32qui sont dans les hauts de Montpellier,
37:35du côté de Grabelle et tout ça.
37:36Mais les gars, ils n'en peuvent plus.
37:38Ils n'en peuvent plus.
37:39Ils disent même qu'aujourd'hui,
37:41ça devient trop compliqué pour pouvoir même le faire le plein.
37:44Parce qu'ils roulent au rouge,
37:45ils peuvent le faire avec les tracteurs ou avec du GNR.
37:48Mais ce n'est plus possible.
37:49Les prix sont exorbitants.
37:52Alors, j'entendais tout à l'heure,
37:53et effectivement, c'est vrai,
37:55en 2008, le Brent était à 147 €
37:58et on avait un carburant à 1,26 €.
38:01Oui, ce n'est pas la même chose.
38:02C'est moitié moins qu'aujourd'hui.
38:04On est à 2,50 €, pratiquement.
38:05Mais non, plus que ça.
38:07J'ai vu 2,68 €.
38:08Oui, on a même vu en Alsace 2,99 €.
38:11Oui, et il n'y a pas qu'en Alsace aussi,
38:13parce que du côté de la Loire-Atlantique, c'est pareil.
38:15Dans une grande surface, en plus de ça.
38:17Donc 2,99 €.
38:18Il y a des gens qui se servent.
38:19Il faut choper ces gens-là et arrêter.
38:21Parce que l'État se gave.
38:23L'État se gave sur nous.
38:24Il y en a assez.
38:25Et le monsieur l'a dit juste avant moi.
38:27Les retraites, le carburant.
38:29Et il ne faut pas dire que ce n'est pas des taxes.
38:32On enlève ces taxes-là.
38:34On vit mieux.
38:35Si on vit mieux, on dépense plus.
38:37Là, aujourd'hui, on ne dépense plus rien.
38:39On ne peut plus dépenser.
38:40On n'a plus de sous.
38:40Philippe, merci à vous refaire réagir Thierry Bross.
38:43Thierry, vous avez entendu Philippe qui a dit
38:45qu'il y a certains agriculteurs qui roulent,
38:49comme on dit, au rouge, c'est-à-dire au fioul domestique.
38:52C'est interdit de rouler avec.
38:53Mais on est au début de l'automne.
38:55C'est le moment où les gens remplissent les cuves.
38:57On va sortir des carburants.
38:59Est-ce qu'aujourd'hui, remplir sa cuve de fioul
39:00pour chauffer pendant l'hiver,
39:02vous avez un gros surcoût aussi,
39:04comme le fioul domestique est moins taxé que le gazole ?
39:08En 30 secondes.
39:10Oui, tout a augmenté,
39:11puisque le diesel, le kérosène et le fioul domestique
39:15sont des coupes pétrolières très proches les unes des autres.
39:17Alors, effectivement, la seule différence que vous évoquiez,
39:20c'est la taxe.
39:21Évidemment, c'est toujours dans le même problème.
39:22Parce qu'en sortie de raffinerie,
39:25c'est à peu près le même prix dans ces trois produits-là.
39:27D'accord.
39:28Merci beaucoup à vous de toutes,
39:30ceux qui avaient appelé.
39:31Merci Thierry Bross d'être resté avec vous pendant près de 45 minutes.
39:35Merci beaucoup à vous.
39:36Nous, on se retrouve demain, Mathéo,
39:38pour préparer les vraies voix avec Cécile de Ménibus
39:41et nos chroniqueurs.
39:43Et nous, on se retrouve donc demain, 17h.
39:46Tout de suite, Anthony Martin-Smith,
39:48on vous a compris, à demain.
Commentaires

Recommandations