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NewsTranscription
00:0119h20, les vraies voix écoutent la France, Philippe David.
00:06Et les vraies voix écoutent la France, Philippe David et Mathéo Lambelot ce soir jusqu'à 20h avec les sujets
00:14du jour.
00:15Philippe, on va revenir forcément sur ce qui a été dit pendant cette émission entre 17h et 19h.
00:20Oui, et le fameux name and shame, les commerçants qui sont furieux et qui passent les vidéos ou les photos
00:26de captures d'écran de personnes qui les volent.
00:29Vous trouvez ça normal ou pas ? Ça vous a fait beaucoup réagir. Vous voulez réagir donc le 0826 300
00:34300.
00:35On va parler de l'augmentation des salaires, le SMIC à 1700 euros comme le vaut le PS.
00:40Possible ou pas possible ? Vous avez des problèmes de salaire, de pouvoir d'achat ? On attend vos témoignages.
00:45Et évidemment, si vous voulez chanter des torrents de louanges à Cécile de Ménigus pour son anniversaire,
00:51les appels seront bien évidemment pris et nous ferons un best-of qui sortira en CD, en cassette et même
00:58en vidéo.
00:58Si vous le voulez ma chère Cécile.
00:59Absolument. Et nous aurons tout de suite là des métiers qu'on aime beaucoup chez Mobiliens, Philippe.
01:06Absolument. On va parler tout de suite d'un métier très impacté par la canicule, le métier du lavage.
01:13Puisque les canicules à répétition depuis le printemps ont mis beaucoup de professions en difficulté,
01:18on pense bien évidemment aux agriculteurs, mais pas seulement, une autre profession est aussi grandement pénalisée,
01:24puisque 45% des opérateurs de lavage de véhicules sont fermés depuis des semaines.
01:30Nous sommes en compagnie de Paul Gallo, président du métier lavage et mobiliens.
01:34Bonsoir Paul Gallo.
01:36Bonsoir.
01:37Bienvenue.
01:37Merci d'accueillir.
01:39Avec grand plaisir.
01:40Alors tout d'abord, qui représente le métier lavage chez Mobiliens ?
01:46Alors je vous ai mal entendu, mais je vais essayer de répondre.
01:49Que représente le métier lavage chez Mobiliens ? Combien de personnes, d'entreprises, etc. ?
01:54Merci. Le métier du lavage chez Mobiliens, c'est près de 10 000 centres de lavage, 10 000 points de
02:00lavage.
02:01Et derrière des entreprises, il y a des hommes.
02:04Donc ça représente 24 000 salariés, directs ou indirects.
02:07Donc aujourd'hui, le lavage qu'on a au coin de la rue est important, est une filière importante.
02:13Et je vais le dire plus tard, pour la décarbonation du parc automobile,
02:19ce n'est plus un loisir que de laver sa voiture, ça devient une nécessité.
02:23Et on l'entend bien, et on prend en considération la météo que je viens d'entendre.
02:28Il y a des difficultés, des tensions hydriques, mais cela impacte les fermetures de nos centres de lavage.
02:33Mais cela est contre-productif.
02:34Mais alors, comment est-ce que ça se passe, les fermetures ?
02:37Qui décide ? Le préfet ? L'État ? Comment ça fonctionne ?
02:42Les préfectures, vous le savez, travaillent main dans la main avec l'État.
02:45Il y a un fameux document qui est une circulaire qui s'appelle le Guide National Sécheresse,
02:49qui dit que lorsqu'il y a une tension hydrique, une tension sur la ressource,
02:53alors il y a des contraintes sur différents usages.
02:56Mais je ne veux pas opposer les métiers, ce n'est pas l'objectif d'aujourd'hui,
02:59ni les agriculteurs au centre de lavage.
03:01Mais aujourd'hui, on est les seuls à être purement et simplement fermés en période de tension hydrique
03:05quand on demande à différents métiers de faire simplement quelques économies,
03:1020, 30% d'économies.
03:11Nous, le métier du lavage, c'est 100% d'économies.
03:15Est-ce que c'est une décision qui est revue régulièrement en fonction de la météo ou pas, Paul Gallo
03:21?
03:22Oui, vous l'avez vu juste.
03:23En fonction, bien sûr, de la tension hydrique, parce qu'elle peut être plus ou moins importante en fonction des
03:27territoires,
03:29en effet, on peut être dans des phases qu'on va appeler réduites, en alerte ou alerte renforcée,
03:34où là, on fait quelques économies sur la ressource,
03:36et on va jusqu'à la période de crise, où là, c'est purement et simplement la fermeture des centres
03:41de lavage.
03:41Donc, c'est là la problématique, c'est là que le bas blesse,
03:44parce que ce que je voulais dire aujourd'hui aux auditeurs,
03:47c'est qu'il y a une étude qui est sortie,
03:49qui dit que si 6% des gens qui trouvent un centre de lavage fermé
03:55se retrouvent à laver, par exemple, chez eux,
03:58alors l'économie d'eau générée par la fermeture est complètement annihilée.
04:02Donc aujourd'hui, les fermetures sont un petit peu contre-productives, Philippe,
04:05et c'est ça la problématique que je dénonce,
04:07et c'est la colère que j'entends manifester ce soir.
04:10Est-ce qu'il y a des aides pour les stations de lavage obligées de fermer,
04:14comme il y en a eu pour le Covid ?
04:18Si vous parlez de colère, c'est que des aides, il n'y en a pas.
04:20C'est-à-dire qu'il n'y a pas un euro d'aide.
04:21Rien du tout ?
04:23Rien.
04:23Aujourd'hui, on nous a une époque donnée du chômage partiel,
04:26pour le 0,2, le petit salarié que nous avons qui vient de nous aider,
04:30mais aujourd'hui, on n'y a plus le droit,
04:31car les tensions hydriques se répètent,
04:34et ce n'est plus un événement exceptionnel.
04:36Donc, nous n'avons le droit à aucune aide.
04:38Et il faut le dire, aujourd'hui, je représente en effet 100% des 10 000 stations de lavage en
04:42France,
04:42et aujourd'hui, il y en a 43% qui sont fermées,
04:45sans revenus, depuis près de deux mois pour certains.
04:48Ça devient insoutenable.
04:51Certaines stations vont fermer et mettre la clé sous la porte,
04:54et c'est là où c'est problématique,
04:56parce qu'aujourd'hui, il y a un sentiment d'incompréhension.
04:58Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, laver sa voiture dans un centre de lavage,
05:01c'est important pour la dépollution.
05:03Il faut le dire à tout le monde, une voiture qui roule,
05:05c'est 360 grammes de boue hydrocarburée.
05:08Donc, deux solutions, soit vous la lavez dans un centre de lavage et on récupère ses boues,
05:11c'est ça notre job, soit vous ne lavez pas,
05:14ou vous lavez chez vous, et ces hydrocarbures finissent dans les sols et polluent.
05:17Donc, c'est là l'incompréhension des 4 500 centres de lavage fermés aujourd'hui,
05:21des 10 000 salariés qui n'ont plus de revenus,
05:23ils ne comprennent pas pourquoi ils sont fermés,
05:25alors qu'ils participent à économiser l'eau parce qu'on est sobre,
05:28on utilise peu d'eau pour laver une voiture.
05:30Voilà pourquoi il y a un certain mécontentement aujourd'hui.
05:32C'est ça, vous le rappelez, Paul Gallo,
05:34il est important de venir chez vous, laver sa voiture,
05:37plutôt que de le faire chez soi.
05:38Chez vous, on récupère l'eau, c'est bien cela ?
05:42Oui, oui, alors c'est complètement ça.
05:44C'est déjà quand on lave à la maison,
05:46on dépense 340 litres d'eau pour laver une voiture.
05:48Chez nous, c'est entre 60 et 120 litres d'eau.
05:51Et vous avez vu juste,
05:52chez nous, on récupère ces bouts,
05:55on les collecte, on a des débourbeurs,
05:56des séparateurs à hydrocarbures,
05:58on fait pomper, on fait revaloriser tous ces polluants.
06:00Et c'est ça, notre job.
06:02Et c'est pour ça qu'on ne comprend pas
06:04pourquoi on est fermé dans cette période de tension hydrique,
06:06parce que nous fermer,
06:07c'est engendrer une surconsommation d'eau,
06:09alors que la ressource est importante.
06:11Alors bien sûr, on est des gens sérieux,
06:13on n'est pas en train de dire,
06:14on ne va pas travailler open bar,
06:15on ne va pas travailler en mettant tous les programmes,
06:17on va travailler un petit peu en mode dégradé.
06:21Donc c'est ce qu'on dit à l'État.
06:22En crise, nous, on propose près de 40% d'économie d'eau.
06:26On ne propose pas de travailler full, full.
06:29Donc c'est pour ça qu'on est incompris.
06:31Et toutes les préfectures,
06:32la ministre de la Transition écologique nous disent
06:34c'est bien, vous avez fait notre job,
06:35vous êtes vertueux.
06:37Mais il y a un problème d'acceptabilité sociale.
06:39Ils pensent réellement que les gens ne sont pas capables
06:41de comprendre qu'il faut laver un centre de lavage.
06:43Mais Paul Gallo, vous proposez qu'on s'adapte
06:47en fonction des centres de lavage.
06:49Et c'est très intéressant,
06:51selon qu'il soit avec ce recyclage permanent,
06:53sans recyclage, etc.
06:55Vous pouvez nous expliquer ce que vous avez proposé
06:57au pouvoir public ?
06:58Ah oui, oui, je peux vous l'expliquer.
07:00Moi, grosso modo, quelqu'un qui a investi,
07:02qui a installé un système de recyclage
07:03qui recycle près de 70% de son eau,
07:05lui, on ne veut pas qu'il soit pénalisé.
07:07On veut que, quelle qu'en soit la tension hydrique,
07:10vu qu'il consomme très très peu d'eau,
07:11on le laisse ouvert.
07:13A contrario, la personne qui n'a pas pu investir,
07:15pourquoi elle n'a pas pu investir ?
07:16Parce qu'elle est enfermée,
07:17c'est compliqué d'aller voir une banque
07:19et dire « j'ai besoin de 150 000 euros ».
07:20Donc ça, on le comprendra.
07:22Donc cette personne-là,
07:23pour ne pas qu'elle meure,
07:24pour que ça lui permette d'investir demain,
07:26on dit « elle va travailler à minima ».
07:28Un programme seul et unique,
07:30hyper écologique, hyper économique
07:32sur le portique de lavage,
07:33c'est une piste sur deux à la haute pression.
07:36Donc on propose des économies factuelles
07:38au gouvernement,
07:39contrepartie d'une ouverture.
07:40Mais bien sûr, celui qui a investi,
07:42qui ne consomme pas d'eau,
07:43pourquoi le punir alors qu'il ne consomme pas d'eau ?
07:46Alors, autre chose,
07:47quels sont les départements les plus impactés ?
07:50Eh bien, alors, vous savez,
07:52j'ai des adhérents qui étaient dans les Hauts-de-France
07:54qui me disaient « on ne sera jamais impacté ».
07:56Et aujourd'hui, on voit que personne n'est épargné.
07:59D'une année sur l'autre,
08:00la sécheresse ne touche pas le même endroit.
08:02Avant, on faisait un focus sur les périmées orientales,
08:04par exemple, le sud.
08:06Eh bien, cette année, le sud va plutôt bien.
08:08La Bretagne, toutes les stations de lavage en Bretagne
08:12sont fermées.
08:13Dans les Vosges,
08:13les Vosges, je vais vous en parler,
08:14je vais vous dire deux mots.
08:15Je ne suis pas pour pousser les gens
08:17à ne pas respecter la réglementation et les arrêts.
08:20Mais dans les Vosges,
08:21il y a une telle incompréhension.
08:23Ils sont fermés depuis juillet.
08:24Ils viennent de réouvrir ce week-end
08:26pour montrer à quoi ils servaient.
08:28Donc aujourd'hui, il y a une vraie colère sur le territoire.
08:30Et aujourd'hui, on voit qu'en effet,
08:32toutes les régions ne sont pas touchées de la même façon.
08:34mais 41% des gens fermés, 41, 42.
08:37Est-ce que cette situation de calicule
08:39est purement exceptionnelle
08:40ou est-ce que cela risque de se répéter dans le futur ?
08:43Et si oui, quelles sont les mesures à prendre
08:44par les pouvoirs publics ?
08:46Vous savez, nous, on est bien conscients
08:49qu'il y a un réchauffement climatique.
08:50Loin de là de dire qu'il ne se passe rien.
08:53On l'observe, ces tensions hydriques
08:54vont arriver de plus en plus fréquemment.
08:57Et donc aujourd'hui, on est, nous, laveurs,
09:00en train de faire notre transition vers la sobriété,
09:02laver avec moins d'eau.
09:04Et donc aujourd'hui, on se prépare
09:06en proposant des plans d'économie d'eau
09:08au ministère de la Transition écologique,
09:10au cabinet du Premier ministre.
09:12On explique le mode d'emploi
09:14et on leur explique que leurs petites punitions
09:17pendant deux mois permettent de gagner
09:202-3% d'eau,
09:22mais d'économiser toute l'année.
09:23Mobilien, on se dit, on est capable d'économiser
09:26de 20 à 40%.
09:27Et c'est ça, le message fort, c'est de dire
09:29pouvoir public, laissez-nous les clés du camion
09:32et vous allez voir, on va laver avec très peu
09:34et respecter la nature
09:35et prendre part à l'économie que chacun doit faire.
09:38Merci beaucoup, Paul Gallot.
09:40Je rappelle que vous êtes président du métier lavage
09:42chez Mobilien.
09:44On continue sur Sud Radio.
09:46Vous écoute.
09:47Vous écoute sur ce sujet qui vous a tant fait parler
09:50dans les deux premières heures.
09:52C'est sur ces commerçants
09:54qui diffusent de plus en plus
09:55les photos des voleurs.
09:57Donc, on vous demande si c'est normal
09:59ou scandaleux.
10:00Vous nous appelez au 0826 300 300.
10:03On se retrouve dans quelques instants.
10:0619h20, les vraies voix écoutent la France.
10:1019h20, les vraies voix écoutent la France.
10:14Philippe David.
10:16Les vraies voix écoutent la France jusqu'à 20h
10:18en compagnie de Mathéo Lambelot.
10:20Et le sujet qu'on a abordé dans les vraies voix
10:23vous fait beaucoup réagir.
10:25Ce n'est pas du français.
10:26Le name and shame.
10:28Les gens qui montrent, qui publient les photos
10:30ou les vidéos de vidéosurveillance
10:32des voleurs dans leurs magasins.
10:34Alors, c'est illégal.
10:35Mais est-ce que vous le comprenez ?
10:36Manifestement, quand on regarde les votes
10:38sur la page YouTube de Sud Radio,
10:40vous le comprenez très amplement
10:42à plus de 90%.
10:43Et il y a ce collectif ras-le-vol
10:46qui défend les commerçants volés,
10:47qui réclame même au candidat
10:49de l'élection présidentielle de 2027
10:51de légiférer.
10:53Et à cette question qu'on a posée,
10:560826 300 300,
10:58si vous trouvez normal ou scandaleux
10:59que ces commerçants diffusent
11:01les photos des voleurs,
11:02il y a Thierry qui a souhaité réagir.
11:04Thierry, bonsoir.
11:07Oui, bonsoir Philippe.
11:08Bonsoir à toute l'équipe.
11:10Oui, Thierry de Saint-Lys.
11:11Ah, juste au sud de Toulouse,
11:13juste après Muret.
11:14C'est ça.
11:15Exactement, tout à fait.
11:16Nous vous écoutons, Thierry.
11:18J'estime qu'à partir du moment
11:20où effectivement l'État ne fait plus son job,
11:22puisque c'est dans la Constitution,
11:24la sécurité des Français,
11:25eh bien, on va avoir des milices,
11:27on va avoir des gens qui l'auto-défensent.
11:30Et il ne faudra pas se plaindre.
11:32Donc, à un moment donné,
11:33il faudra légiférer,
11:35il faudra regarder ce qui se passe
11:36au ministère de l'Intérieur,
11:37pourquoi ça ne fonctionne pas.
11:40Voilà.
11:41Et qu'est-ce que vous voulez faire ?
11:42C'est comme ça ?
11:43Mais ça peut être dangereux,
11:44parce que les gens,
11:45à un moment donné,
11:46on râle-bol ou on râle-bol
11:47et finissent par faire leur milice
11:50et leur police eux-mêmes.
11:52Alors là, c'est pas...
11:53Parce que je vais reprendre les mots,
11:55parce que les mots sont importants.
11:57C'est pas une milice
11:58qui pourchasse les voleurs
11:59ou une police qui les pourchasserait.
12:01Non, ils se contentent de saisir
12:04les vidéos des caméras de vidéosurveillance,
12:06parfois d'en extraire une photo
12:09parce qu'on voit bien le visage
12:11du ou de la voleuse.
12:13Et c'est pas...
12:15Alors, évidemment, c'est illégal
12:17parce que vous êtes propriétaire
12:18de votre image,
12:19mais à la rigueur,
12:20je vais vous dire,
12:21si on vole,
12:22c'est comme si on fait autre chose,
12:23on doit l'assumer, non ?
12:25Oui, mais jamais, à aucun moment,
12:27l'État ne pourra acquiescer,
12:30rendre légal le fait
12:32qu'effectivement,
12:33même si vous avez commetté un délit,
12:36parce qu'il y a toujours
12:37la présomption d'innocence quand même,
12:38il faut pas l'oublier,
12:40et de rendre légal le fait
12:43qu'on puisse afficher votre photo.
12:45Il peut y avoir des...
12:46Comment dire ?
12:50Une personne qui ressemble à une autre,
12:52elle va être poursuivie,
12:53pourchassée par d'autres personnes.
12:56On peut avoir des dérives, en fait.
12:58Et c'est pour ça que...
12:59Voilà, c'est ce que je dis.
13:00J'ai dit, à un moment donné,
13:01j'entends bien.
13:02Moi, je pense qu'on peut pas
13:03le rendre légal.
13:04On peut pas en vouloir non plus
13:05aux personnes parce qu'elles n'ont pas
13:07la sécurité qu'elles sont supposées avoir
13:10avec nos impôts que l'on paye.
13:13Enfin, voilà, on va pas revenir
13:14sur un débat, etc.
13:15Mais on arrive à une situation
13:18qui est totalement hallucinante.
13:20Et si on ne fait rien,
13:22on va arriver à des débordements,
13:24parce que pour moi,
13:24c'est un débordement, bien évidemment.
13:26Alors Thierry, le sujet
13:28cause beaucoup d'appels
13:30au 0826 300 300
13:32depuis tout à l'heure.
13:33On va prendre la direction
13:34d'Argelès-sur-Mer,
13:36dans les Pyrénées-Orientales,
13:37dont on parlait tout à l'heure,
13:38d'ailleurs, pour le stress hydrique.
13:40Bonsoir, Florent.
13:41Oui, bonsoir.
13:42Bonsoir à tous.
13:43Alors, vous avez entendu
13:44Thierry de Saint-Lys.
13:45Quel est votre avis ?
13:46Là-dessus, vous êtes commerçant ?
13:48Oui, oui.
13:49Moi, je suis commerçant.
13:50La pharmacie du Soleil,
13:51je suis donc pharmacien
13:52à Argelès-sur-Mer.
13:53Oui.
13:53Alors, ma position
13:55est assez simple, en fait.
13:58Je conçois,
13:59et c'est dans les textes,
14:00qu'on n'a pas le droit
14:01de se faire justice soi-même.
14:03Je crois que c'est interdit.
14:05pour plein de bonnes raisons.
14:06Comme l'a dit l'auditeur précédent,
14:08on peut se tromper de personnes
14:09et autres.
14:10C'est pour ça, par exemple,
14:11qu'un propriétaire
14:12n'a pas le droit d'expulser
14:13un locataire qui ne paye pas.
14:15Voilà.
14:16Ceci étant dit,
14:17il faut quand même
14:18se mettre à la place
14:19des commerçants.
14:20Je ne parle pas forcément
14:21des grosses entreprises,
14:22mais des TPE et PME,
14:23comme moi, j'en ai une.
14:25Pharmacie,
14:25magasins de primeurs,
14:26magasins de jouets,
14:27tous les magasins, quoi.
14:28Même les grandes surfaces,
14:29bien sûr.
14:30Nous, on est derrière,
14:31il y a des humains.
14:32Alors, il y a un petit côté
14:33Robin Desbois,
14:34des voleurs,
14:35des fois qui ont une bonne image
14:36parce que c'est pour se nourrir
14:37ou quoi.
14:38Non, ils n'ont pas tous
14:38une bonne intention,
14:40les voleurs.
14:41Et quand on met
14:41toute sa sueur,
14:42toute son énergie,
14:43tout son argent
14:44dans son entreprise,
14:47si vous avez quelqu'un
14:47qui vous vole 50 euros
14:49dans la rue,
14:49ça vous fait mal.
14:50Mais encore plus
14:51quand c'est votre entreprise,
14:52c'est vraiment un coup de poignard
14:53qu'on le vit comme ça
14:54quand il y a un vol
14:55dans nos étalages.
14:58On le perçoit
14:59très très mal.
15:00D'avoir un voleur,
15:01les équipes aussi,
15:01les équipes aussi
15:02le perçoivent très très mal.
15:03On a vraiment l'impression
15:05de se faire voler
15:07mais au sens propre du terme.
15:08C'est très brutal.
15:09Donc, le neem en schème,
15:11comme on dit,
15:12à savoir effectivement
15:13afficher les personnes,
15:14moi je ne le fais pas
15:14parce que ce n'est pas légal.
15:16Maintenant,
15:17je comprends complètement
15:18les personnes
15:19et les commerçants
15:19qui le font.
15:20Il y a une certaine frustration
15:22à ne pas pouvoir attraper
15:23le voleur
15:24parce que dans 90% du temps,
15:26il ne se fait pas attraper
15:26et il va recommencer
15:27dans le commerce d'à côté
15:28ou chez vous.
15:29Le lendemain,
15:30ça peut arriver.
15:31Donc, le neem en schème
15:33peut permettre peut-être
15:34de retrouver cette personne,
15:36d'aider la police
15:37dans son travail
15:38et peut-être qu'il y a aussi
15:39un côté un peu
15:41défouloir,
15:41jubilatoire
15:42d'avoir cette personne
15:44qui est reconnue
15:45et qui finalement
15:47se sentait
15:48un peu impunie
15:51parce qu'elle avait réussi
15:52à voler
15:52et s'en sortir
15:53sans être prise
15:54et se faire attraper
15:55par les vidéosurveillances
15:56et peut-être...
15:57Florent, je voudrais
15:58vous poser une question.
16:00Vous avez...
16:00Alors, théoriquement,
16:01enfin, pas théoriquement,
16:02vous faites un bilan
16:03tous les ans
16:03comme toute entreprise.
16:04Vous avez chiffré
16:07le vol,
16:07ce qu'il représente
16:08dans votre pharmacie ?
16:10C'est 1 à 2%
16:11du chiffre d'affaires
16:12en général.
16:13Ah, 2% du chiffre d'affaires ?
16:15Oui, oui.
16:16Ça peut être très élevé.
16:17On a du chiffre d'affaires
16:19de parapharmacie
16:20en ce qui me concerne.
16:21Donc, ça peut être
16:22en milliers d'euros
16:23sur l'année.
16:24Oui.
16:25Et moi, si demain,
16:26on me dit
16:26que tu n'as pas de voleurs
16:29et que tu économises...
16:30Excusez-moi,
16:30si vous faites
16:32un million d'euros,
16:332%, ça fait 20 000 euros,
16:34c'est beaucoup d'argent.
16:35Oui.
16:36Oui.
16:36C'est plusieurs milliers par...
16:38Tu vois, il y a des parfums,
16:40des sticks solaires
16:41ou des choses comme ça,
16:42ça coûte très très cher.
16:43C'est très vite...
16:44C'est par poignet
16:45parfois que c'est pris.
16:46Moi, si je vous disais,
16:47si demain, on me dit
16:48tu économises l'argent
16:49et je peux embaucher quelqu'un,
16:51aujourd'hui,
16:52c'est un des freins
16:53aussi à l'embauche
16:53parce qu'on perd de l'argent
16:55aussi par le vol.
16:57Mais ça, les voleurs
16:58s'en fichent complètement.
17:00Donc, voilà.
17:01Pour cette raison,
17:02moi, je suis d'accord.
17:03Il faudrait peut-être
17:05militer, entre guillemets.
17:06Les milices ne sont pas du tout.
17:07Moi, je suis plus pour la loi.
17:08Bien sûr, comme tout le monde,
17:09d'ailleurs.
17:11Excusez-moi,
17:11on n'est pas au Far West
17:12à la fin du 19e siècle.
17:14On ne va pas se faire justice
17:15soi-même, etc.
17:17Maintenant,
17:17et puis comme l'a dit
17:18justement l'auditeur précédent,
17:20il peut y avoir aussi
17:20des confusions.
17:22Bien sûr.
17:22Maintenant, encore une fois,
17:23il faut vraiment se mettre
17:23à notre place
17:24quand on se fait voler.
17:26On a vraiment un sentiment
17:28de...
17:28De frustration
17:29et de colère.
17:30Voilà, frustration
17:31et de colère,
17:31c'est exactement.
17:32Alors, Florent Thierry...
17:33Il faut comprendre
17:33le Neyman Scheme.
17:34Florent Thierry,
17:35on doit faire une courte pause.
17:36Restez avec nous
17:38beaucoup, beaucoup d'appels
17:39à ce sujet.
17:40Et oui, au 0826 300 300,
17:43on vous demande
17:43si c'est normal ou pas,
17:44d'après vous,
17:45d'afficher
17:48que les commerçants
17:49affichent leurs voleurs.
17:50Eh bien, écoutez,
17:51venez témoigner.
17:52Vous voulez parler également
17:53des salaires ?
17:54Est-ce que le SMIC
17:55à 1 700 euros
17:56que propose le Parti Socialiste,
17:57ça vous paraît
17:59faisable ?
17:59Pas faisable ?
18:00Logique ?
18:01Pas logique ?
18:02Est-ce qu'il faut revoir
18:03la grille des salaires en France ?
18:04On attend vos témoignages.
18:05Vous êtes patron,
18:06on syndicalise,
18:07ce que vous voulez.
18:07On attend vos appels
18:08au 0826 300 300.
18:10Sud Radio.
18:1419h20,
18:16les vrais voix
18:16écoutent la France.
18:18Philippe David.
18:19Et avant de revenir
18:20à notre débat
18:21avec bien évidemment
18:22Mathéo Lambelot,
18:23nous avons le bonheur
18:24de retrouver
18:24Albin Texaïra.
18:25Bonsoir Albin.
18:26Bonsoir Philippe,
18:27bonsoir à tous.
18:28Pour nous parler
18:29de la matinale
18:30de demain
18:31sur Sud Radio
18:31de 7h à 9h
18:32avec notre ami
18:33Jacques Cardos
18:34qu'on salue.
18:34Un bon petit programme,
18:36je vous le dis,
18:37qui nous attend.
18:37Comme d'habitude.
18:37Comme d'habitude.
18:38Mais encore plus demain.
18:39C'est bien.
18:40Mais moins bien
18:41qu'après-demain.
18:42Exactement.
18:43À 7h10,
18:45à la une,
18:46nous allons évoquer
18:47cette sortie
18:48de Salah Abdel Slam.
18:49Il dit que sa vie
18:50n'a plus de sens.
18:51Le terroriste
18:53qui est placé
18:54à l'isolement
18:54à la prison
18:55de Vendin le Vieil
18:57conteste encore
18:57son régime
18:58de détention.
18:59Il demande
18:59d'être assoupli.
19:01Nous serons
19:01avec Maître Samia Maktouf,
19:04avocate des partis civils
19:05au procès des attentats
19:05du 13 novembre
19:06qui souhaite réagir
19:07à cette sortie
19:08de Salah Abdel Slam.
19:10À 7h40,
19:12nous allons évoquer
19:12la hausse des prix
19:13de l'essence
19:14encore et encore.
19:15Et nous allons vous donner
19:16peut-être une petite solution
19:18pour réduire
19:19la facture.
19:21Pourquoi de plus en plus
19:21de Français se mettent
19:22au bioéthanol ?
19:24Et bien voilà,
19:24c'est peut-être ça
19:25la solution
19:26pour payer un peu moins
19:27à la pompe.
19:28Nous serions
19:29avec Nicolas
19:31Acuzoglou,
19:32porte-parole
19:32de la collective
19:33du bioéthanol.
19:35À 8h15,
19:35on va parler cash,
19:36on va vous donner
19:36encore des solutions
19:37et on va revenir
19:38sur l'étude
19:39de l'Union Nationale
19:40des Associations Familiales.
19:41Deux parents sur trois
19:42manquent de moyens
19:43pour avoir un enfant de plus.
19:44Il faut allonger
19:45et rééquilibrer
19:46les congés maternité.
19:47Et paternité
19:48préconise cette spécialiste.
19:50Cette spécialiste,
19:50c'est Alexandra Monnet,
19:52spécialiste de la famille
19:53et de la natalité
19:54qui sera l'invité
19:55de Jacques Cardoze.
19:56Et bien sûr,
19:56on aura toute la dose
19:57de l'actualité
19:58avec les journaux
19:58de Clara Pernet
20:00qui nous donnera
20:02toute l'info.
20:02On reviendra notamment
20:03sur Philippe Brun,
20:04sur Sébastien Lecornu
20:06qui demande à ses ministres
20:07de maintenir les aides
20:09ciblées pour le carburant.
20:11Tout cela,
20:11ce sera dans la matinale
20:13de Sud Radio
20:14avec Jacques Cardoze
20:14et toute son équipe.
20:16Merci beaucoup
20:16Albin Texaira.
20:17Et on repart
20:18au 0826 300 300.
20:21Nous avions,
20:22qui sont toujours avec nous
20:23d'ailleurs,
20:23Thierry et Florent.
20:24Mais ce sujet
20:25du Neyman Shame
20:26cause beaucoup d'appels
20:27au 0826 300 300.
20:30Alors là,
20:30on était à côté de Toulouse,
20:32à Saint-Lys,
20:33à Argelet-sur-Mer.
20:34On ne va plus aller
20:35dans le massif central,
20:36mon cher Mathéo.
20:36On part à Amber
20:37où nous attend Marc.
20:39Bonsoir Marc.
20:40Bonsoir Marc.
20:42Bonsoir,
20:42bonsoir à tout le monde.
20:44Vous avez entendu
20:45Thierry et Florent
20:46et vous avez voulu réagir
20:47donc on vous donne
20:47la parole bien évidemment.
20:49Absolument,
20:50je vous remercie
20:50de laisser la parole.
20:51Je me permettrai aussi
20:51d'appeler par leur prénom.
20:53Moi je suis à 400%
20:55pour les commerçants,
20:56ils ont bien raison
20:57de faire ce qu'ils font.
20:58Mais vous n'êtes pas commerçant ?
21:00Absolument pas.
21:00Moi je suis fonctionnaire,
21:01je suis absolument pas commerçant.
21:02D'accord.
21:04Mais par rapport
21:05à ce que disait tout à l'heure,
21:06Florent,
21:06il parlait de
21:07que c'était interdit
21:08de faire la justice
21:08soi-même.
21:09Il a raison,
21:10il a raison,
21:11je pense que
21:11de toute façon c'est comme ça,
21:12on n'a pas le choix,
21:13c'est comme ça
21:13et je pense que la justice
21:14a raison de faire ça.
21:16En revanche,
21:17diffuser des photos
21:18ou des films,
21:20je ne vois pas
21:21tant que la situation
21:23se générerait
21:24en disant qu'on fait justice
21:25soi-même.
21:26Vous disiez tout à l'heure
21:26M. David
21:27et là je vais étudier
21:27ce que vous disiez,
21:29il faudrait quand même
21:30que les voleurs
21:34assument leurs actes
21:36et moi,
21:37du haut de mes 57 ans,
21:38je trouve que
21:38si la société s'effondre,
21:40c'est un problème
21:40de justice avant tout
21:41et notamment
21:42depuis ces dernières années,
21:43quand les dernières années
21:44ça fait 25-30 ans,
21:45ils ont donné l'habitude
21:45aux gens
21:46et le droit
21:47de ne plus assumer
21:48du tout ce qu'ils font.
21:49Il arrive à un moment donné,
21:50nous avons affaire
21:51à des gens qui volent,
21:53ils se font filmer,
21:54leurs photos
21:55sont diffusées
21:56dans le magasin,
21:57qu'est-ce qui risque au pire ?
21:58C'est leur intégrité
21:58qui est prise en jeu
21:59et alors,
22:00il ne fallait pas voler.
22:01Tout simplement.
22:02Je ne comprends pas
22:03que la justice
22:04punit
22:05ces commerçants
22:06qui simplement
22:07diffusent des images.
22:09Ils risquent plus
22:11pour ça
22:12que le voleur pour vol,
22:13ce qui est complètement
22:13abusé.
22:15Exactement.
22:15On en vient
22:16avec le temps
22:17et avec la manière
22:18où se déroule la justice
22:19qu'on donne raison
22:20à ces gens-là.
22:21Ils ont le droit
22:22de se défendre.
22:23Je ne suis pas contre.
22:24Tout le monde peut se défendre.
22:25Mais il arrive
22:25à un moment donné
22:26où ça devient presque un jeu.
22:28C'est-à-dire,
22:28c'est celui
22:29qui s'en sortira le mieux
22:30qui gagnera.
22:31C'est pour ça
22:32que je vous disais tout à l'heure,
22:33je trouve qu'à cause
22:34de la justice,
22:34la société s'effondre
22:36parce qu'on va donner
22:37crédit
22:37à ces gens
22:38qui ne respectent rien
22:39et ils ont tous les droits.
22:41Tous les droits.
22:42Et ça devient lamentable.
22:44Et c'est peut-être pour ça
22:44que ça se passe très mal.
22:46Non,
22:46je soutiens les commerçants
22:47à 400%.
22:48Ils ont bien raison
22:49et ce n'est pas normal
22:50qu'ils soient punis
22:51par la justice.
22:52C'est vraiment
22:52totalement normal.
22:53Et Marc,
22:54ça ne vous effraye pas
22:55plus que ça
22:55que les gens
22:55sont obligés
22:57de se faire justice
22:57eux-mêmes finalement ?
22:59Bien sûr que si.
23:00Ça, c'est le deuxième
23:01effet pervers.
23:02Il faut ouvrir
23:03que la justice
23:04et le gouvernement
23:04se posent des questions
23:06pour lesquelles
23:07les gens
23:07se font justice
23:08de plus en plus
23:09eux-mêmes.
23:09c'est que nous avons
23:10un souci.
23:11Il y a quelque chose
23:12qui ne va pas.
23:12Et au niveau justice,
23:14on vient de le dire
23:15à l'instant,
23:15vous avez des gens
23:16qui volent
23:16et ils peuvent s'en sortir
23:17parce que si la procédure
23:19judiciaire,
23:20si on porte point
23:20contre eux,
23:22peut se retourner
23:23contre la victime,
23:24notamment les commerçants,
23:25ils n'ont pas le droit
23:25de diffuser les photos.
23:27Donc, le voleur
23:28qui va passer en justice
23:29va dire,
23:30ouais,
23:30moi,
23:30on a diffusé ma photo.
23:32Ils vont dire,
23:32la justice,
23:33bon,
23:33écoutez,
23:34le dossier est clos
23:35et il n'est pas puni.
23:37Ça devient sérieux.
23:37C'est lamentable.
23:39Si les gens font justice
23:40eux-mêmes,
23:41c'est que le gouvernement
23:42doit se poser
23:42les vraies questions.
23:43Pourquoi on arrive là ?
23:44Pourquoi ?
23:45Mais vrai,
23:45vrai sujet.
23:47Marc,
23:47restez avec nous
23:48comme Florent et Thierry
23:49parce qu'on nous appelle
23:50Cap au Nord
23:51direction Paris.
23:52La capitale,
23:52oui.
23:53Eric nous attend.
23:54Bonsoir, Eric.
23:55Bonsoir, Eric.
23:56Bonsoir, Philippe.
23:57Bonsoir à tous
23:58et bon anniversaire
23:59à Cécile.
24:00Ah, ben voilà.
24:00Bon anniversaire
24:01à Cécile de Ménibus
24:02qui peut-être
24:03nous écoute
24:04depuis sa voiture.
24:06Eh ben, super.
24:07Super.
24:08Alors,
24:09moi en fait,
24:09je suis installateur
24:10donc avec ma société
24:11France Sécurité,
24:12je suis installateur
24:13de systèmes
24:14de vidéosurveillance
24:15et d'alarme.
24:16Oui.
24:16Je peux vous dire
24:17que la plupart
24:17de nos clients,
24:18bien sûr,
24:19sont des commerciants,
24:19des pharmaciens,
24:20des magasins
24:21prêts à apporter,
24:21etc.
24:22Je peux vous dire
24:23qu'aujourd'hui,
24:24la plupart soutiennent
24:25tous ces collectifs
24:26parce qu'ils en ont
24:28ras de bol.
24:29Ils en ont ras de bol.
24:31Comme le disait
24:31tout à l'heure
24:32un certain nombre
24:32de vos interlocuteurs,
24:35aujourd'hui,
24:35notamment,
24:36je ne sais plus
24:36qui était le pharmacien,
24:37mais c'est effectivement...
24:39Oui, oui, oui,
24:39je sais.
24:40Bonsoir.
24:40Mais aujourd'hui,
24:41effectivement,
24:42on équipe beaucoup
24:42de pharmacies
24:43et je peux vous dire
24:44que oui,
24:44c'est presque 2%
24:45à 3% du chiffre d'affaires.
24:47Quand vous avez
24:48des grosses pharmacies,
24:49on installe des grosses pharmacies
24:50qui font 5,
24:517 millions d'euros
24:52de chiffre d'affaires,
24:53mais le préjudice
24:55est colossal.
24:56C'est de la perte
24:58sur 7 millions
24:59des grosses pharmacies.
25:00C'est de la perte instantanée.
25:02Et il faut comprendre
25:02le climat aujourd'hui
25:03de l'économie.
25:04Il faut comprendre
25:05le climat économique.
25:06Les commerçants,
25:07déjà,
25:07sont fatigués.
25:08Sont fatigués
25:09avec tout ce qu'ils subissent
25:10au quotidien,
25:11avec le ras de bol
25:12des taxes
25:13et ceci.
25:14Et en plus de ça,
25:15en plus du problème
25:17aujourd'hui
25:17de la crise économique
25:18qu'on est en train de vivre
25:19et tous les commerçants
25:20sont en train de vivre,
25:21en plus de ça,
25:22on ne fait rien pour eux.
25:23quand ils se font voler,
25:25donc non seulement
25:26la plupart...
25:26Et moi,
25:27je l'assume,
25:28et moi,
25:29je peux vous dire
25:29qu'on me demande
25:30systématiquement
25:30de faire des extraits,
25:32pardon,
25:33des extractions
25:34de bandes vidéo
25:35où on voit la tête
25:37des gars,
25:37etc.
25:37Mais ils n'ont rien à foutre,
25:39les voleurs.
25:39Ils sont à tête découverte,
25:41ils n'ont strictement
25:42rien à foutre.
25:43Donc moi,
25:44effectivement,
25:44non seulement je les soutiens,
25:46mais moi,
25:46personnellement,
25:47effectivement,
25:47on n'a pas le droit.
25:48Vous savez ce que me disent
25:49la plupart des commerçants ?
25:51J'en ai rien à foutre.
25:52Eh bien,
25:52qu'ils viennent me mettre
25:53ce n'est pas grave.
25:54Mais en attendant,
25:55la frustration prend le dossier.
25:57Exactement.
25:57Et si maintenant,
25:58je peux prévenir
25:59mes commerçants
26:00qui sont dans la même ville
26:01que moi,
26:02dans le même département
26:03que moi,
26:04que quand ils s'aperçoivent
26:05et qu'ils détectent
26:06la gueule du voleur,
26:08eh bien,
26:08ils le chocent tout de suite
26:09et ils l'arrêtent.
26:09Et au moins,
26:10ils ne seront pas volés.
26:11C'est ce qui se passe,
26:11effectivement,
26:12nous,
26:13sur...
26:13C'est Florent,
26:13la chirurgie
26:14qui est pharmacien.
26:15Ah, Florent.
26:16Ah, Florent.
26:17Nous,
26:18c'est ce qui se passe.
26:18C'est-à-dire que,
26:19comme je l'ai dit,
26:19moi,
26:20je n'enfermerai pas la loi
26:21et je ne ferai pas
26:21le Neyman-Chem,
26:22même si je le conçois.
26:24Par contre,
26:25on a tous les commerçants
26:26d'Argelès,
26:27on a une boucle WhatsApp.
26:29Et croyez bien
26:29que sur cette boucle WhatsApp,
26:31évidemment,
26:31l'identification des voleurs,
26:32elle est faite.
26:34Parce que c'est toujours
26:35les mêmes de toute façon.
26:36On ne va pas se raconter
26:37l'histoire.
26:38Ils circulent.
26:38C'est toujours les mêmes.
26:39Ça va très vite.
26:40Ça va très vite.
26:41C'est la seule chose
26:41qu'on a pour essayer
26:42de se protéger.
26:43On ne sera encore une fois
26:49et je vais vous poser
26:50une question à tous les deux
26:51comme vous êtes des professionnels
26:52juste après.
26:53Allez-y, Eric,
26:53pour répondre à Florent.
26:54Florent,
26:55je vais en parler
26:55parce que j'entends
26:56se faire justice
26:56soi-même, etc.
26:58On n'en est pas arrivé à ça.
26:59On n'en est pas arrivé
27:00à avoir un calibre
27:01dans son magasin
27:02ou quelque chose
27:03dès qu'un voleur arrive.
27:05Dieu merci d'ailleurs.
27:06Oui, Dieu merci, bien sûr.
27:07On vous pique un truc,
27:08vous le chopez,
27:09vous lui mettez une balle
27:09ou vous lui tapez dessus, etc.
27:11On n'en est pas arrivé
27:12à se faire justice soi-même.
27:13Aujourd'hui,
27:14on est dans un système
27:15de rat-boy,
27:16donc c'est de la prévention.
27:17On est dans un système
27:18de prévention.
27:20On prévoit,
27:21on prévient.
27:21Alors, c'est super
27:22votre groupe WhatsApp
27:23mais aujourd'hui,
27:24il n'y a que vous
27:25les commerçants
27:26dans le groupe WhatsApp
27:26et je peux vous dire
27:27que quelqu'un
27:28qui l'a vu,
27:29moi j'ai eu un cas pareil,
27:31la personne l'a vu
27:32sur les réseaux sociaux
27:33un voleur.
27:34Elle s'est retrouvée
27:34dans un magasin,
27:35elle a vu le mec rentrer,
27:37elle a dû aux commerçants
27:39« Attendez,
27:40je crois que je l'ai vu
27:41ce monsieur là,
27:41c'est un voleur,
27:42c'est un voleur,
27:42c'est un voleur. »
27:45Alors, je voudrais
27:48vous poser une question
27:49à tous les deux,
27:49Florent et Eric
27:50et on va faire réagir
27:51Thierry et Marc.
27:53Florent, Eric,
27:54vous êtes des professionnels,
27:56vous avez déjà
27:57vous porté plainte
27:58pour des vols
27:59et le voleur
28:00a été arrêté
28:01ou pas ?
28:02Le vol en lui-même
28:06est très très difficile
28:07à prouver.
28:08Même avec une vidéo ?
28:10Oui,
28:11parce qu'il faut
28:12qu'il y ait vraiment
28:14la vidéo qui soit claire
28:15sur le fait
28:16que la personne
28:16est prise dans le rayon,
28:17l'émise dans son soie.
28:19En général,
28:20ce n'est pas aussi clair
28:21que ça.
28:21Moi, je n'ai jamais réussi.
28:23Après,
28:24on a appelé la police
28:25régulièrement
28:25mais on n'a pas été
28:26jusqu'à la plainte
28:27parce qu'ils ont dit
28:28que ça serait cassé
28:28sans suite.
28:30Comment voulez-vous
28:31qu'il n'y ait pas
28:31un sentiment d'impunité
28:32après ?
28:33Il y a un sentiment
28:34d'impunité.
28:35Non,
28:35ce n'est pas un sentiment
28:36d'impunité,
28:37c'est une certitude
28:38d'impunité.
28:38C'est une certitude.
28:39Et d'injustice de l'autre côté.
28:41Après,
28:42je pondère
28:42parce qu'il peut y avoir
28:44aussi des risques
28:44de confusion.
28:45Il faut aussi
28:46raison garder
28:47et de mettre...
28:48C'est la seule limite
28:49que je vois moi
28:50au Némanchem,
28:50c'est que si on se trompe
28:51de personne
28:51ou que les gens
28:52se trompent aussi
28:54et qu'il y a un lynchage
28:55d'une personne
28:57qui n'a rien à voir
28:58avec l'affaire,
28:59il faut aussi
29:00raison garder
29:00par rapport à ça
29:01et c'est la limite
29:01que je mettrais moi
29:02au Némanchem.
29:04Eric,
29:05vous avez des clients
29:06qui ont été
29:07dans le cas de Florent
29:08à qui on a dit ?
29:09C'est même pas la peine
29:10de porter plainte,
29:11ça va être classé sans suite
29:12parce que X, Y, Z...
29:14Exactement,
29:15c'est même pas la peine.
29:16On n'en aura pas suite
29:17et puis en plus de ça,
29:18souvent c'est des mineurs
29:19donc c'est encore bien
29:20parce que souvent
29:21c'est des bandes organisées
29:22en fait,
29:22il ne faut pas se leurrer
29:23donc les mecs
29:25ils rentrent et ressortent
29:26même s'il y en a
29:27qui arrivent à se faire
29:27effectivement choper
29:28parce qu'il y a des commerçants
29:29non seulement
29:30qui les ont chopés
29:31puisqu'en fait
29:32le patron d'entreprise,
29:34le commerçant
29:34était dans son bureau
29:35avec ses caméras
29:36et tout son système
29:37de viso sur un
29:37ça c'est avec ses écrans géants
29:38et en fait
29:39il était en train de le voir
29:40carrément dans une pharmacie
29:42je peux vous dire
29:42que moi j'ai une vidéo
29:43si je vous l'envoie
29:44vous allez rigoler
29:45une fille avec un couve
29:46qui rentre dans une pharmacie
29:47la fille prend un truc
29:50je ne sais pas
29:50je ne sais pas
29:51ce qu'elle prend exactement
29:52une sorte de produit
29:53par la pharmacie
29:54elle le met dans sa culotte
29:56Ah oui d'accord
29:57Non mais on le voit
29:58On l'a demandé
29:59à des patients
30:00Et là je peux vous dire
30:02que je l'ai diffusé
30:02je peux vous dire
30:03que je l'ai diffusé
30:04et ça a fait un petit buzz
30:05parce que c'était
30:05un truc de fou quoi
30:07mais un truc de fou
30:08Mais c'est fou
30:09La fille l'a mis
30:10la fille l'a mis
30:10dans sa culotte
30:11donc c'est pour vous dire
30:12à quel point
30:13Oui
30:14Mais bon
30:14C'est toujours délicat
30:15pour les équipes
30:16quand on les prend
30:17sur le fait
30:18nous
30:19c'est un personnage
30:20très féminin
30:21donc je leur dis
30:22surtout ne faites rien
30:23ne vous mettez pas en danger
30:24par rapport aux voleurs
30:25mais il y a des fois
30:26on a vu
30:27à la caméra
30:27qu'il y a eu des prix
30:28des produits
30:30il y a deux cas de figure
30:31soit c'est des personnes
30:32qu'on ne connait pas
30:33et on leur dit
30:34comment ça se passe
30:35c'est moi qui intervient
30:36en tant qu'homme
30:37de l'équipe
30:37entre guillemets
30:39et patron effectivement
30:40et puis
30:41pour des personnes
30:42qu'on connait
30:43on les met en crédit
30:44en fait
30:44sur leur crédit
30:45et la fois où elles reviennent
30:47parce qu'elles reviennent
30:47voilà
30:48on leur dit
30:49il y avait ça en crédit
30:50c'est ce que vous avez
30:50pris la dernière fois
30:51en crédit
30:52on essaie d'être
30:52un peu discret
30:53et ça marche à chaque fois
30:54les personnes ne disent pas
30:56non non pas du tout
30:56j'ai jamais pris
30:57et elles viennent régler
30:59donc on essaie de faire
31:00les choses en bonne entente
31:00alors on va donner la parole
31:02à Thierry et Marc
31:03pour conclure ce débat
31:05avant de parler des salaires
31:07Thierry, Marc
31:07quand vous entendez
31:08Florent et Eric
31:09qui sont tous les deux
31:10des professionnels
31:11en tant que commerçants
31:12et installateurs
31:12c'est vrai qu'on se dit
31:14il y a quelque chose
31:15qui ne va pas dans ce pays
31:16non ?
31:17Thierry ?
31:17alors il y a quelque chose
31:18qui ne va pas
31:19effectivement
31:19et certains pays
31:21ont légalisé
31:22cette façon de faire
31:23sauf erreur de ma part
31:25aux Etats-Unis
31:26et c'est même la police
31:27selon les Etats
31:28qui est un moment placarde
31:30voilà
31:30donc peut-être
31:32qu'on peut arriver
31:32à ce genre de choses
31:33mais encadré par la loi
31:36encadré par
31:37par une réglementation
31:39quelque chose qui soit
31:40voilà
31:40où on est quand même
31:42on va dire
31:43on a des indices concordants
31:45oui
31:46graves et concordants
31:47graves et concordants
31:48c'est ce que je cherchais
31:49comme pour une mise en examen
31:51exactement
31:52et à ce moment-là
31:53bon
31:53on peut arriver à ce genre de choses
31:55maintenant
31:56dans la panacée
31:57c'est effectivement
31:57d'avoir
31:59une sécurité
32:00dans notre pays
32:01qui soit un peu plus
32:02assurée par l'Etat
32:04Marc
32:05Marc D'Ambert
32:05le mot de la fin
32:07je suis absolument d'accord
32:08avec ce que vous allez me dire
32:08Thierry
32:09moi je reste sur mes propos
32:10le problème c'est qu'aujourd'hui
32:12on a donné l'habitude aux gens
32:13de ne plus assumer leurs actes
32:16ça devient
32:16n'importe quoi
32:17trop de social
32:18tue le social
32:19je dirais
32:19pour y courter
32:20parce que c'est
32:21mais tout fini votre émission
32:22en exagérant du propos
32:23peut-être que
32:24trop de démocratie
32:25tue la démocratie
32:25il manque quand même
32:26un petit peu d'autorité
32:27dans notre pays
32:27bon sujet
32:28de philosophie
32:30merci beaucoup
32:30à vous qui avez été
32:31très nombreux
32:32à Pélo 826
32:33300 300
32:34et d'un peu partout
32:35en France
32:35Thierry de Saint-Lys
32:37Florent d'Argelès-sur-Mer
32:38Marc D'Ambert
32:39et Eric de Paris
32:40il y a un sujet
32:41dans lequel vous voulez parler
32:43ce sont les salaires
32:44Mathéo
32:44et oui cette proposition
32:45du parti socialiste
32:46de passer le SMIC
32:48à 1700 euros
32:48vous y croyez ou pas
32:50vous nous appelez
32:50au 0826
32:51300 300
32:52et on recevra Stéphane
32:54de Béziers
32:5619h20
32:57les vrais voix
32:58écoutent la France
33:0019h20
33:01les vrais voix
33:02écoutent la France
33:03Philippe David
33:06dernière ligne droite
33:07des vrais voix
33:07écoutent la France
33:08après le name and shame
33:10pour les voleurs
33:11on va parler
33:11des salaires
33:12Mathéo
33:13et cette proposition
33:14du parti socialiste
33:15de passer le SMIC
33:16à 1700 euros
33:17on vous demande
33:18si vous y croyez
33:19ou non
33:19et il y a Stéphane
33:20qui nous appelle
33:21de Béziers
33:22bonsoir Stéphane
33:23bonsoir Stéphane
33:25bonsoir
33:26alors qu'est-ce que
33:27vous en pensez
33:28le SMIC à 1700 euros
33:29ou même parler
33:29plus généralement
33:31des salaires
33:33le SMIC
33:34je trouve ça
33:35je trouve ça injuste
33:36parce que
33:36juste ceux qui sont
33:37au SMIC
33:37qui en profitent
33:39ceux qui sont
33:40à peine un peu
33:41au-dessus du SMIC
33:41eux
33:42ils n'en profiteraient pas
33:43donc je pense
33:44qu'il faut mieux
33:44baisser les charges patronales
33:47ce qui permettrait
33:48d'augmenter
33:49de facto
33:49les salaires
33:50et en plus
33:53permettraient
33:53aux patrons
33:54d'investir
33:55de voir
33:56de vers gaucher
33:57et de créer
33:58de la richesse
33:59mais une chose
34:01si vous mettez
34:02le SMIC
34:03à 1700 euros net
34:04parce que c'est 1700 euros net
34:06il est déjà
34:06à 1800 et quelques bruts
34:08c'est-à-dire
34:09qu'il y a plein de gens
34:09qui étaient aujourd'hui
34:10au SMIC
34:10à plus 5
34:11plus 7
34:12plus 8%
34:12qui vont se retrouver
34:14de facto
34:14au SMICAR
34:15et ça veut dire
34:16qu'on va augmenter
34:17massivement
34:18le nombre
34:18de SMICAR
34:19donc
34:20quelque part
34:21tirer les salaires
34:22vers le bas
34:22non ?
34:23Tout à fait
34:24oui c'est la base
34:25de mon raisonnement
34:26enfin je pense
34:28après attention
34:29j'ai pas la science infuse
34:30mais je pense
34:31qu'en augmentant
34:31le SMIC
34:32forcément on va rattraper
34:33une certaine tranche
34:35qui était juste
34:35au-dessus du SMIC
34:36et de là
34:37créer
34:38un peu plus
34:39de SMICAR
34:40que ce qu'on avait avant
34:41alors il y a une question
34:42que j'ai posée
34:43d'ailleurs
34:43quand on en a débattu
34:45tout à l'heure
34:45dans les vrais voix
34:46j'ai dit le drame
34:47c'est la remise Fillon
34:48qui fait que le SMIC
34:49n'est pratiquement pas chargé
34:51et que
34:52comme vous êtes
34:52je crois que c'est jusqu'au SMIC
34:53plus 20%
34:54la remise Fillon
34:55ben un patron
34:56si vous êtes au SMIC
34:57à plus 20%
34:58il ne vous augmentera
34:58jamais d'un euro
35:00pourquoi ?
35:00parce que sinon là
35:01il se prend les charges sociales
35:02plein pot
35:03et s'il nous donne
35:04allez 1700 euros net
35:06par mois
35:061800 euros net
35:07et ben ça lui coûtera
35:093600 euros
35:10au lieu de 1800
35:10et là ça ne passera plus
35:11tout à fait
35:13c'est
35:14les charges
35:16c'est
35:18c'est
35:19c'est
35:19c'est
35:20quand on regarde
35:20une fichue de paie
35:21le patron
35:22il paye deux fois
35:23le salaire
35:24entre le salaire net
35:26et le salaire
35:27ce qu'on appelle
35:28le brut chargé
35:29il y a un ratio
35:31oui de 1 à 2
35:32Stéphane
35:33restez avec nous
35:34parce que
35:34dans son immense
35:36magnanimité
35:37Aude du standard
35:39a dit à Thierry
35:40de Saint-Lys
35:41parce qu'il voulait
35:42réagir sur le débat
35:43de rester avec nous
35:45les autres auditeurs
35:46ne nous en voudront pas
35:48Thierry
35:48qu'est-ce que vous voulez
35:49répondre en entendant
35:50Stéphane ?
35:51pardon mais effectivement
35:52moi j'hallucine
35:54quand le PS propose ça
35:55c'est une utopie totale
35:56on augmente les salaires
35:57qui va payer les salaires ?
35:58les patrons
35:59et vous croyez que les patrons
36:00ne vont pas augmenter
36:01les produits qu'ils vendent
36:02pour pouvoir payer
36:03mais c'est un cercle vicieux
36:05total
36:05non
36:06il faut baisser
36:07le coût de la vie
36:08on ne peut pas baisser
36:10le prix des produits
36:11parce que les prix
36:13sont libres en France
36:13c'est la loi
36:15oui mais on peut baisser
36:16on peut aider
36:18comment dire
36:19les personnes
36:20qui vendent leurs produits
36:21à baisser leurs produits
36:22par la TVA sociale
36:24par différentes choses
36:26oui ça c'est un autre sujet
36:27oui mais on peut baisser
36:30les produits
36:31il faut trouver le moyen
36:33de baisser
36:34le coût de la vie
36:35pour que
36:36quand vous avez 2000 euros
36:37vous puissiez faire plus
36:39que ce qu'on a aujourd'hui
36:40c'est ça le secret
36:41mais Thierry
36:42moi j'ai défendu souvent
36:43à ce micro
36:44la TVA sociale
36:45c'est ce qu'a fait l'Allemagne
36:46il y a 20 ans
36:47en 2007
36:47on ne va pas ergoter
36:48on est fin 2006
36:50et c'est peut-être
36:51grâce à ça
36:52que l'Allemagne
36:53c'est beaucoup moins
36:54désindustrialisé
36:55que la France
36:55non ?
36:57éventuellement bien entendu
36:58mais ce qu'il faut
36:59c'est surtout
37:00aussi
37:01il y a certains partis
37:01qui le proposent
37:03une TVA moindre
37:05sur les produits
37:06de première nécessité
37:08déjà dans un premier temps
37:09et puis baisser
37:10effectivement l'essence
37:11regardez l'Espagne
37:12le Portugal
37:13et d'autres pays
37:13en Europe
37:14désolé quand on fait le plein
37:16en Espagne
37:16je l'ai fait cet été
37:19ce que je vais dire
37:20est un peu provoque
37:21on a limite du plaisir
37:22à faire le plein
37:23ce qui est pourtant
37:24un geste à notre temps
37:25et pourtant
37:26on lève l'argent
37:28là je crois que le gazole
37:29il est à 1,70
37:30en Espagne
37:32moi j'avais payé
37:331,62
37:34ou 1,65
37:35à cet été
37:36mon beau-père
37:37l'a fait il y a deux jours
37:38donc je peux vous le dire
37:40donc il y a tout un tas
37:41de mesures
37:42mais surtout
37:43de grâce
37:43de grâce
37:44n'écoutons plus
37:45ces partis politiques
37:47qui sont là
37:48depuis des décennies
37:49et qui reviennent
37:50sur les plateaux télé
37:51et radio
37:52qui nous disent
37:53la main sur le coeur
37:54je ne recommencerai plus
37:55maintenant j'ai la solution
37:57voilà de grâce
37:58de grâce
37:58vraiment
37:59Stéphane
38:00qu'est-ce que vous voulez
38:01répondre à Thierry Stéphane
38:02vous êtes d'accord
38:03avec lui ou pas ?
38:04je veux dire
38:05on parlait des salaires
38:06on ne parlait pas de la TVA
38:07je vous arrête
38:09la TVA sociale
38:10qu'on a mise en Allemagne
38:11il y a eu aussi
38:12également une corrélation
38:13sur les salaires
38:14parce que
38:15si on faisait
38:16la TVA sociale
38:17en France
38:17on dirait
38:18on met de la TVA sociale
38:19pour subventionner
38:22une partie
38:22de la protection sociale
38:23mais en contrepartie
38:24il y a une baisse
38:25des charges
38:26pour les entreprises
38:26et une augmentation
38:27du salaire net
38:28pour les salariés
38:29ça évidemment
38:30c'est la contrepartie
38:31et je le dis systématiquement
38:32qu'il faudrait mettre
38:33en France
38:34ah oui tout à fait
38:35après baisser la TVA
38:37sur les produits
38:38de première nécessité
38:39bien sûr
38:40mais bon après
38:41voilà
38:42on a tout un système
38:44on a toute une industrie
38:46des artisans
38:47qui sont étranglés
38:48par les charges
38:49je pense que
38:50baisser les charges sociales
38:52de tous ces professionnels
38:54permettrait
38:54de donner de l'air
38:56à tout le monde
38:57et aux patrons
38:58et aux salariés
39:01après
39:03après
39:03effectivement
39:04si on ajoute
39:05en même temps
39:06on baisse
39:06la TVA sociale
39:07ça serait bien
39:09ça nous éviterait
39:10comme moi
39:11frontaliers
39:11parce que bon
39:12mais ici
39:13je suis plein d'Espagne
39:14vous êtes pas à côté
39:15quand même
39:15vous avez 100 km
39:16pour aller en Espagne
39:17pas loin
39:18oui oui tout à fait
39:19je suis allé
39:21depuis une heure
39:22une heure un quart
39:22de l'Ajonquer
39:23l'Ajonquer
39:24c'est le supermarché
39:25du Sud
39:26ah bah oui oui
39:26je connais bien
39:27pour avoir fécu
39:28longtemps à Toulouse
39:29je connais bien
39:31non mais bon voilà
39:32je veux dire
39:32quand vous voyez
39:33le prix de l'essence
39:34le prix des cigarettes
39:36je suis pas si mère
39:37mais mon épouse
39:38mais voilà
39:40il n'y a pas photo
39:42ah non mais c'est vrai
39:43et pour vous
39:44question pour une réponse
39:45rapide en 20 secondes
39:46les salaires
39:47ça va être un gros sujet
39:48lors de la présidentielle
39:51oui ça va être
39:52un gros sujet
39:52lors de la présidentielle
39:53maintenant
39:55personnellement
39:55je pense que
39:56la présidentielle
39:57elle est piaisée
39:58comme le disait
40:00Thierry
40:04avec tous ses anciens
40:06ministres
40:06premiers ministres
40:07qui arrivent
40:08et qui disent
40:08qu'ils vont faire mieux
40:10alors qu'ils étaient au pouvoir
40:11et qu'ils ont strictement rien fait
40:13ils ouvrent deux autoroutes
40:15à gauche et à droite
40:16maintenant voilà
40:17est-ce qu'on est prêt
40:18à être gouverné
40:19par l'extrême gauche
40:20ou par l'extrême droite
40:21ça c'est une bonne question
40:22vaste programme
40:23et évidemment
40:24on va en débattre
40:25toute cette saison
40:25sur Sud Radio
40:26merci Stéphane
40:27merci Thierry
40:28Florent
40:28Marc
40:29Eric
40:30qui nous ont appelé
40:31au 0826 300 300
40:32merci Mathéo
40:34merci à notre belle équipe
40:35on se retrouve demain
40:3617h avec Cécile de Médibus
40:38et Patrick Roger
40:38pour les vrais voix
40:39tout de suite
40:40on vous a compris
40:41avec Anthony Martin Smith
40:42à demain
40:43on vous a compris
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