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00:00Bienvenue dans cette première de la semaine des Vraies Voix, écoute la France de 19h à 20h comme toutes les
00:04semaines du lundi au jeudi.
00:06Bonsoir Mathéo Lamblot.
00:07Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
00:08Alors, deux grands sujets mais tous les autres vous sont ouverts au 0826 300 300.
00:14On va d'abord parler des places à l'université.
00:17C'est Éric Coquerel qui l'a demandé, on en a débattu dans les Vraies Voix.
00:20Est-ce qu'il faut mettre le même nombre de places dans les universités qu'il y a de bacheliers
00:25?
00:25Ou est-ce que pour vous il faut revoir de fond en comble le nombre de bacheliers ?
00:29Les formations, etc.
00:31On attend vos témoignages au 0826 300 300.
00:34Et puis là c'est Jean-Luc Mélenchon qui en a parlé, qui voulait revoir la propriété privée.
00:39Est-ce que pour vous il faut changer la propriété privée ?
00:42Ou pas ?
00:44Venez nous donner vos points de vue au 0826 300 300.
00:47Mais tout d'abord Mathéo avec vous et avant de donner la parole aux auditeurs,
00:51le procureur de la République antiterroriste Olivier Christen a pris la parole ce soir
00:56concernant l'attentat de Trappes de vendredi.
00:59Qu'est-ce qu'il a coûté la vie à un homme de 26 ans ?
01:01Et qu'avons-nous appris ?
01:02On apprend ce soir donc que le périple meurtrier de Kevin Tait était préparé
01:07et que dans ce périple 128 munitions ont été tirées dans 8 lieux de crimes différents.
01:12S'il ne conteste pas la matérialité des faits,
01:14Kevin Tait conteste le mobile raciste du crime.
01:18Un psychiatre qui l'a observé a indiqué qu'il ne présentait pas de signes pathologiques cliniques.
01:23Et concernant les blessés, on apprend également que 4 le sont toujours gravement
01:28et qu'un d'entre eux a toujours son pronostic vital engagé.
01:32Et on apprend aussi que la garde à vue de Kevin Tait a repris cet après-midi.
01:36Merci beaucoup Mathéo, vous restez bien évidemment avec nous.
01:40Et tout de suite, on va parler des places à l'université,
01:43un sujet qui vous fait beaucoup réagir.
01:45Bonsoir Nathalie.
01:48Bonsoir, on le fera tous.
01:50Alors, qu'est-ce que vous en pensez-vous ?
01:52Est-ce qu'il faut adapter le nombre de places à l'université au nombre de bacheliers ?
01:56Qu'est-ce qu'il faut faire ?
01:58Alors moi, je viens pour témoigner, j'ai une fille qui a 20 ans.
02:05Elle est dans une université de droit.
02:09Elle est dans une école privée.
02:11Oui, une fac privée donc.
02:13Voilà, une fac privée.
02:15Et en fait, moi également, je travaille dans un campus universitaire.
02:20Oui.
02:21Et j'ai remarqué le niveau catastrophique des étudiants actuels.
02:30Parce que je travaille dans un laboratoire de recherche.
02:33Et j'ai régulièrement des étudiants de M1, M2.
02:38Master 1, Master 2 donc.
02:39Voilà, et je suis effarée par le niveau d'orthographe.
02:44Oui.
02:44Les élèves, ce sont des futurs scientifiques.
02:50Et c'est effarant quoi, c'est effarant.
02:55Nathalie, j'ai une question à vous poser.
02:57Ça fait combien d'années que vous faites ce métier ?
02:59Si vous avez une fille de 20 ans, on peut supposer que ça fait quelques années maintenant.
03:03Voilà, moi ça fait longtemps que je travaille dans ce milieu-là.
03:06J'ai eu ma fille assez tard.
03:08Donc voilà, moi j'ai presque 60 ans.
03:11Ma fille, elle a 20 ans.
03:14Et déjà, j'ai vu un niveau quand elle a passé le bac.
03:19Moi je l'ai beaucoup aidée, je l'ai beaucoup suivie.
03:22Si elle a 20 ans, elle l'a passée il y a 2-3 ans, à peu près ?
03:24Voilà, c'est ça.
03:25Elle est en 3ème année de licence actuellement, pour le voir.
03:30Je me souviens parfaitement au lycée.
03:34Le niveau, je l'aidais énormément.
03:37Elle a passé le bac.
03:38Franchement, le niveau, c'est une catastrophe, quoi.
03:43C'est une catastrophe.
03:44J'étais très inquiète, parce qu'elle voulait aller dans le supérieur.
03:49J'étais inquiète.
03:51Mais vous dites que vous avez vu le niveau baisser année après année.
03:55Est-ce qu'il y a des choses qui ont amplifié la baisse du niveau ?
03:59Une réforme X ou Y, faite 4-5 ans plus tôt,
04:03et dont on se rend compte qu'à l'arrivée des cours,
04:05qu'au bout, qu'à l'arrivée des courses, elle était désastreuse ?
04:09Moi, je le vois, à mon job, je le vois très bien,
04:13que les élèves, on se demande ce qu'ils font là, quoi.
04:16On se demande ce qu'ils font là.
04:17On se demande comment ils ont fait déjà...
04:19Pour avoir le bac ?
04:20Pour avoir le bac.
04:22Déjà, on se pose des questions.
04:24Et je pense qu'il y a des élèves qui n'ont rien,
04:27enfin des étudiants qui n'ont rien à faire dans le supérieur.
04:30Et le pire, c'est qu'ils prennent des places de personnes qui ont le niveau.
04:35C'est ça le problème.
04:36C'est ça. Moi, je l'ai mise dans le privé,
04:38parce que je voulais absolument qu'elle soit suivie correctement, quoi.
04:44Pour vous, on est mieux suivi dans le privé, c'est ce que vous dites ?
04:47Ah bah, c'est pas comparable.
04:50Moi, dans le lycée où elle était, il y avait des très bons profs.
04:54D'autres moins bien.
04:55Enfin, dans l'ensemble, ils n'étaient pas mauvais.
04:57Mais ils sont obligés de donner des bonnes notes.
05:02Et je vois, nous, à la SAC,
05:04qu'on n'a pas le droit d'enlever de point quand il y a des fautes d'orthographe.
05:09Et il y a des copies, c'est vraiment des tissus de fautes d'orthographe,
05:12voire même de fautes de syntaxe et de français.
05:16Ah oui, oui.
05:18Moi, je vous dis, je suis effarée.
05:19Je suis effarée.
05:20Et ça a évolué, ça, dans les barèmes,
05:22le fait que vous ne deviez plus enlever de point à cause des fautes d'orthographe,
05:26ou c'est récent ?
05:27En fait, il y a tellement de fautes d'orthographe
05:31que ça serait une catastrophe, quoi.
05:35Oui, c'est vrai.
05:36Et puis, en plus, bon, moi, je...
05:39Alors, c'est pas sympa ce que je veux dire.
05:41Mais les profs eux-mêmes sont responsables de ça.
05:45Ils ont été les premiers à dire,
05:46il faut donner une chance à tout le monde.
05:49Le problème, c'est que je suis désolée,
05:50il y a des gens qui ne sont pas faits pour faire des études supérieures.
05:54Et il n'y a pas de l'onde à faire un travail manuel.
05:57Ah bien, bien sûr.
05:58Non, tout le monde veut travailler dans des jobs hyper élitistes.
06:03Ils n'ont pas le niveau.
06:04Mais il y a du travail dans les lycées techniques et tout ça
06:10qui apportent des métiers qui sont géniaux
06:12et qui, en plus, ils gagnent souvent plus
06:14que les gens qui sont intellectuels.
06:17Mais c'est clair.
06:18Je ne comprends pas.
06:21Nathalie, restez avec nous.
06:22On va prendre la direction de Saint-Martin-de-Londres.
06:25Bonsoir, Laurence.
06:27Bonsoir, Philippe.
06:27Si je ne m'abuse, Saint-Martin-de-Londres, c'est dans les Landes, c'est ça ?
06:31Vous plaisantez, c'est en pic Saint-Loup.
06:33C'est en pic Saint-Loup.
06:34Ah oui, pardon.
06:35Non, il y a un village qui a à peu près le même nom avec Londres dedans,
06:39il me semble, dans les Landes.
06:39Voilà toutes mes excuses.
06:40Oui, la capitale du Royaume-Uni.
06:42Oui, c'est ça, oui.
06:44Vous y étiez presque.
06:45Excusez-moi, en plus, je vous fais mon méa-coulpa.
06:47Moi, j'adore le pic Saint-Loup.
06:49Mais l'abus d'alcool est dangereux pour la santé à consommer avec modération.
06:53Dites-nous tout, Laurence.
06:54Vous avez entendu, Nathalie, qu'est-ce que vous pensez de tout ça ?
06:57Alors, moi, tout d'abord, quand j'entends des gens parler de métiers manuels fabuleux
07:03qui, malgré tout, mettent leurs enfants en fac de droit, je souris doucement.
07:09Parce qu'effectivement, on trouve les métiers manuels fabuleux, mais souvent pour les autres.
07:14Bon, en ce qui me concerne, par contre, là où je la rejoins totalement, c'est sur la baisse.
07:19Ça est énorme du niveau.
07:20Moi, je suis enseignante.
07:22Je sais d'où ça vient.
07:23Je le constate tous les jours.
07:24Je suis enseignante en primaire depuis 30 ans.
07:27Oui.
07:28Vous faites quelle classe ?
07:29Je fais toutes les classes maintenant, puisque je suis en fin de carrière et j'ai choisi d'être
07:33remportante, mais j'ai été formatrice et j'ai été directrice d'école.
07:36D'accord.
07:36Donc, je connais bien et en plus, j'écris sur le sujet parce que lorsque Najat Vallo-Belkacem
07:42a explosé les programmes et les exigences, moi, je me suis mise en lutte et on m'a expliqué
07:48que j'étais réa, que si, que mi, donc je ne suis pas surprise.
07:51L'effondrement de Pisa, ce sont les élèves qui ont connu les programmes Belkacem depuis
07:57le CP et bientôt depuis la maternelle où l'exigence a été supprimée.
08:03– Excusez-moi, mais c'était il y a 10-12 ans, Najat Vallo-Belkacem, c'était
08:07sous François Hollande, ce n'est pas si vieux que ça.
08:09– Si, c'était en 2000, oui, c'était en 2000…
08:13– Entre 2012 et…
08:15– Oui, c'est ça.
08:16– Oui, oui, oui, c'est pas si vieux que ça.
08:18– Il y a un peu plus de 10 ans, je veux dire, ce n'est pas la réforme à
08:20vie des
08:20années 70, quoi, c'est…
08:22– Non, non, non, disons qu'il y a une tendance lourde à vouloir, qui est une tendance
08:27louable, à vouloir amener le maximum de gens avec la plus grande culture générale
08:31et dans la filière générale.
08:33Ça, c'est une tendance lourde.
08:35Maintenant, la très grande accélération, moi, je l'ai vue sur ma carrière.
08:38Quand j'ai commencé, on savait à peu près ce qu'un enfant devait savoir au CP, au CM, etc.
08:47Là, maintenant, tels que sont conçus les programmes, on a totalement flouté les attendus.
08:52Donc, les parents eux-mêmes n'ont pas conscience que leur enfant n'est pas à la hauteur de
08:58ce qu'on attend pour son CP.
08:59– Qu'est-ce que vous appelez, Laurence, flouté les attendus ?
09:02– C'est-à-dire que, par exemple, je mets au défi un parent de pouvoir exprimer ce
09:11que doit savoir un enfant à la fin de son CE2.
09:15Personne n'en est capable.
09:16– Ah oui.
09:17– Parce que c'est totalement flou.
09:19On dit l'enfant apprend son rythme, il apprend au sein d'un cycle, donc il finira d'apprendre
09:24à lire à la fin du CE1, ce n'est pas grave.
09:28Ensuite, dès la maternelle, vous savez comment on doit faire le retour aux parents ?
09:32– Non.
09:32– Depuis Mme Belkacem ?
09:34– Non.
09:34– C'est cinq photos des réussites de l'enfant par an.
09:38– Et c'est tout ?
09:39– Et c'est tout.
09:40– C'est un peu léger ?
09:41C'est un peu léger, c'est-à-dire que lorsqu'on se rend compte que l'enfant présente
09:45des difficultés, à un âge où on pourrait l'aider, c'est-à-dire un enfant qui ne se
09:49repère pas bien dans l'espace, un enfant qui a des troubles articulatoires, etc., si
09:54le parent ne veut pas l'entendre, on n'a rien pour le lui montrer, puisqu'on ne
09:59doit lui fournir que les réussites.
10:01Et donc, ces familles et ces enfants que l'on maintient dans le flou jusqu'au bac,
10:07c'est extrêmement cruel, après, de se rendre compte qu'ils ne peuvent pas aller
10:15où ils veulent, puisqu'on les a maintenus dans l'illusion de leurs compétences.
10:19Vous comprenez ce que je veux dire ?
10:20– Non, mais c'est…
10:21– Oui, oui, allez-y, allez-y, allez-y, Laurence.
10:23– Oui, oui.
10:24Donc, il faut être très très clair, Blanquer ou les autres ministres qui se sont succédés
10:31n'ont rien changé à cela.
10:32On commence à arriver un peu plus à quelque chose de plus clair, récemment, dans les
10:38programmes, mais ça reste très nébuleux.
10:41Un enseignant fait, mais un parent lambda, non.
10:45– Mais vaste programme, parce que j'avoue que quand on est parent, je l'ai été, enfin
10:50je le suis toujours, mes enfants sont très grands, puisqu'ils ont plus de 30 ans chacun,
10:55je ne connaissais pas tous les programmes scolaires de chaque classe, surtout à partir du collège,
11:00où il y a un programme en français, en maths, en anglais, en histoire, en machin,
11:04en truc, on ne peut pas tout connaître.
11:05Alors, restez avec nous, Laurence et Nathalie, on va vous faire échanger dans quelques
11:09instants, parce que j'ai beaucoup de questions à vous poser.
11:12– Et comme Laurence, Nathalie, vous nous appelez sur ce sujet, faut-il mettre autant
11:16de place à l'université qu'il y a de bacheliers ? Et puis vous nous appelez également,
11:19si vous souhaitez réagir à la proposition de Jean-Luc Mélenchon de revenir sur le droit
11:26à la propriété privée, on attend tous vos appels au 0826 300 300.
11:31– 19h20, les vraies voix écoutent la France.
11:35– Écoutent la France, Philippe David.
11:37– Retour des vraies voix écoutent la France, mon cher Mathéo, deux témoignages passionnants
11:42vus de l'intérieur au niveau du système éducatif français avec Nathalie et Laurence.
11:47– Et comme Nathalie, Laurence, vous nous appelez sur ce sujet, faut-il mettre autant
11:51de place à l'université qu'il y a de bacheliers ? C'est une proposition du député
11:56de la France Insoumise, Éric Cochrane, mais aussi on parlera de cette proposition de Jean-Luc
12:01Mélenchon de revoir le droit à la propriété privée.
12:06Donc si vous souhaitez nous appeler sur tous ces sujets, un seul numéro, le 0826 300 300.
12:11– Nathalie, vous qui travaillez depuis des années dans l'éducation, tout comme Laurence,
12:15mais pas dans la même catégorie d'âge, puisque Laurence c'est l'enseignement primaire
12:19et vous c'est l'enseignement supérieur, vous avez d'ailleurs une fille en études supérieures.
12:23Quand vous entendez le témoignage de Laurence, vous êtes d'accord avec son diagnostic ?
12:27– Ah oui, totalement, totalement. Par contre, ce qu'elle a dit au départ,
12:33les parents ils veulent toujours envoyer leurs enfants dans le supérieur, là je ne suis pas d'accord.
12:37Moi si ma fille était manuelle, elle serait allée dans le manuel.
12:41Et j'ai la chance d'avoir une fille qui apprend facilement, donc je l'ai laissée choisir.
12:47Mais si elle m'avait dit, maman, je veux être ébéniste, il n'y avait pas de problème.
12:51– Est-ce que c'est un problème ça justement, Nathalie, qu'on n'encourage peut-être pas suffisamment
12:54les jeunes à aller vers des filières manuelles ?
12:58– Je pense, parce qu'avoir que des gens qui travaillent dans l'enseignement, le social et tout ça,
13:07ce n'est pas ça qui va faire construire des immeubles, des logements, des écoles, des lignes de chemin de
13:16fer,
13:16enfin toutes ces choses-là. Enfin, je veux dire qu'on a tous besoin les uns des autres.
13:21– Mais Laurence, est-ce que quelque part, vous entendez Nathalie, il n'y a pas quand même une espèce
13:26de,
13:26je dirais pas de pathos, je cherche le mot exactement, un préjugé, un a priori,
13:33contre le travail manuel en France, contrairement à l'Allemagne, où l'habitur, qui est le bac allemand,
13:37on est très loin des 90% d'élèves qu'ils ont, parce qu'on oriente vers des métiers comme
13:43mécanicien, boucher, etc.
13:45Et c'est des métiers où on manque de bras et qui payent, en général, bien, on m'a donné
13:49le salaire des bouchers,
13:51je peux vous dire que globalement, ils gagnent très bien leur vie. Qu'est-ce que vous en pensez, Laurence
13:54?
13:55– Alors moi, j'ai trois enfants. J'ai un qui a fait une filaire d'excellence en suivant le
14:00conservatoire
14:01et qui travaille dans le domaine de la musique. J'en ai une qui a passé le bac, puis qui
14:06a vivoté,
14:07puis qui a repris ses études et qui est ingénieure, et le troisième a fait un bac pro cuisine.
14:12– Oui, elle a fait un ingénieur, votre fille, et ensuite bac pro cuisine, c'est ça ?
14:16– Non, mon troisième enfant a fait bac pro cuisine. Ma fille est sortie du système pour y rentrer.
14:21Ça aussi, c'est quelque chose qu'il faut garder en tête.
14:23– Bien sûr.
14:24– C'est-à-dire que moi, je n'ai rien contre l'orientation précoce, si ce n'est qu
14:29'il faut avoir de nombreuses passerelles
14:30pour retourner vers des métiers plus exigeants intellectuellement, entre guillemets,
14:38ou plus valorisés en termes de diplôme. Voilà. Donc, si on sélectionne précocement,
14:46il faut laisser une chance après d'y revenir quand on a réfléchi, quand on a maturé.
14:51Mais l'Allemagne, de ce point de vue-là, sélectionne très tôt,
14:55et je ne suis pas sûre que tout le monde y trouve son compte.
14:58– Mais ils ont un taux de chômage des jeunes nettement plus bas que le nôtre.
15:01– Oui, c'est possible, mais peut-être qu'il faudrait pouvoir tout comparer.
15:06Quand vous dites qu'un salaire est plus correct, en France, le métier, par exemple,
15:11les métiers de bouche, peinent à recruter parce que c'est extrêmement pénible.
15:16Mon fils, il commence à 9h, il finit à 23h minuit avec une coupure de 2h en cours de journée.
15:26Donc, vous comprenez que, certes, c'est bien payé, mais bon, physiquement, il faut tenir.
15:30– Ah, c'est clair. Ah non, mais ça, on est bien d'accord.
15:32C'est des métiers qui sont très durs, mais surtout si on arrive à se mettre à son compte,
15:37ce qui est théoriquement l'objectif.
15:39Je connais des bouchers, des pâtissiers, etc.
15:42Alors, c'est sûr qu'ils font de la qualité, ça, c'est vrai.
15:45Et si on va chez eux, on est prêt à mettre le prix parce que ça le mérite,
15:49mais c'est des métiers qui payent bien, beaucoup mieux que si vous avez fait une filière,
15:53on en parlait tout à l'heure dans les vrais...
15:55– Ça paye bien pour certains, pas pour tous.
15:57Moi, j'ai la chance d'avoir un mari qui est ouvrier,
16:00donc je côtoie ce monde-là peut-être plus que vous ne le côtoyez.
16:04et je peux vous dire qu'un ouvrier n'est pas très, très bien payé,
16:10un ouvrier boucher ou un ouvrier...
16:12Voilà, donc le problème est là.
16:14Et puis, il y a aussi le regard que la société porte sur ces métiers-là.
16:17– Ça, c'est un problème.
16:19– Voilà.
16:20– Parce que ça, c'est un problème.
16:21Nathalie, c'est vrai que c'est un problème, le regard que la société a sur les métiers.
16:25Alors, moi, je déteste qu'on dise les métiers moins qualifiés
16:28parce que c'est des métiers qualifiés.
16:30Moi, j'aime bien avoir un bon boucher pour me découper une belle côte de bœuf
16:34ou, je ne sais pas moi, une belle araignée ou un beau filet.
16:38C'est quand même un métier qui mérite d'être valorisé, non ?
16:42– Moi, je pense que ça dépend des gens.
16:45Moi, mon mari, il est plombier.
16:47Quand il répare des fuites, je suis en admiration.
16:52– Je parie surtout quand elle est chez vous.
16:54– Tout à fait d'accord.
16:55– Oui, et là, quand je vois les ouvriers qui sont en train de construire des bâtiments,
17:01je suis en admiration devant eux.
17:03– Ah non, mais c'est clair.
17:04– Parce que moi, je serais incapable de faire ça.
17:06J'en serais complètement incapable.
17:09Donc, je pense que c'est un peu une légende urbaine.
17:12Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui admirent les personnes
17:15qui font des travaux du travail manuel.
17:19Et je pense que, justement, c'est souvent les gens qui sont à un niveau au-dessus
17:24qui ont ce regard.
17:27Parce qu'effectivement, ces gens-là, ils n'ont peut-être pas fait les mêmes études.
17:30Moi, je suis désolée.
17:33Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça.
17:36Je pense que les gens admirent.
17:40D'ailleurs, le tourisme fonctionne avec tout ce qui est terroir et tout grâce à ça.
17:46– Bien sûr, le tourisme, c'est des métiers qui se couchent tard et se lèvent tôt.
17:51L'hôtellerie, la restauration, les guides touristiques.
17:55Restez avec nous, mesdames.
17:57Un homme va se joindre à nous, Mathéo.
17:59– C'est Sébastien. Bonsoir, Sébastien.
18:01– Bonsoir, Sébastien.
18:02– Bonsoir.
18:03– Nous vous écoutons.
18:05Vous voulez réagir sur le système éducatif.
18:07Et c'est pour ça que vous avez appelé le 0826 300 300.
18:10On vous écoute.
18:11– Exactement.
18:13Alors moi, il y a deux choses sur le parcours sup.
18:17Déjà, la première chose, c'est les décisions qui sont prises aujourd'hui
18:20où on vous annonce une première réforme, on va dire,
18:28réorientation un petit peu de parcours sup pour cette année
18:30et puis une refonte totale pour l'année prochaine.
18:34Mais en fait, nos dirigeants qui s'engagent là-dessus,
18:38je ne sais pas s'ils ont conscience que l'année prochaine,
18:40ils ne seront plus au pouvoir.
18:41Et ça veut dire que les engagements qui nous prennent aujourd'hui,
18:44je ne sais pas comment ils vont pouvoir les faire.
18:45– C'est clair, oui.
18:47Ce que vous dites, le premier point est très juste.
18:50– Ça tombe sous le sens, quoi.
18:53Ça, c'est le premier point.
18:54Et le deuxième point,
18:56aujourd'hui, il est bien évident que,
18:58vu le nombre de bacheliers
19:02dont on sort chaque année
19:04avec des statistiques de dire,
19:06cette année, il nous faut 95% de bacheliers,
19:08l'année prochaine, 98%, etc.
19:10il est bien évident que dans les facs,
19:11de toute façon, on ne va pas pouvoir pousser les murs.
19:13C'est-à-dire que c'est complètement utopique
19:15de se dire qu'on va accueillir dans une fac
19:173000, 4000, 5000 étudiants supplémentaires.
19:20– Ah non, mais c'est impossible.
19:21– En revanche, la refonte totale qui est à faire,
19:26c'est en fait remettre complètement à plat
19:29le système, le système en fait éducatif
19:32et le système de progression des gamins.
19:34Ça veut dire qu'aujourd'hui,
19:36il faut faire comme en fac de médecine.
19:39C'est-à-dire qu'il y a 1200 étudiants en médecine,
19:43il y a 200 places, il y a un concours.
19:45Dès la troisième, en fait,
19:46le brevet, il faut le transformer
19:47sous forme de concours
19:49pour déjà accéder à la barrière du lycée.
19:53Ceux qui ne sont pas accessibles au lycée...
19:55– Excusez-moi, mais il y a fort longtemps,
19:57il y avait même un examen d'entrée en sixième.
19:59– Bien sûr, mais on est bien d'accord.
20:01Et à partir de là, c'est ce qui permet
20:03de balayer les orientations
20:05pour partir sur des orientations
20:06qui sont plus professionnelles
20:07pour ceux qui n'ont pas les moyens intellectuels.
20:11À l'instant, quand ils sont en troisième,
20:14ça ne veut pas dire qu'ils ne les auront pas après.
20:15– C'est clair.
20:16Il y a des élèves qui se réalisent sur le tard.
20:18Il y en a certains qui n'étaient pas bons du tout à l'école.
20:21Moi, je connaissais quelqu'un qui me disait
20:23« J'étais un cancro primaire, au collège, j'étais très moyen.
20:26Je me suis réalisé au lycée et il est devenu ingénieur. »
20:29– Exactement.
20:30Et ça veut dire que quand vous partez
20:32sur des formations professionnelles à partir de la troisième,
20:34vous avez des talents qui se découvrent
20:36parce que vous avez des gens
20:37qui prennent un peu plus de maturité
20:38et qui reviennent ensuite sur des parcours
20:40qui sont un peu plus intellectuels.
20:42Et il faut faire la même chose en terminale.
20:44Ça veut dire que le bac, aujourd'hui,
20:45il faut le muscler un peu plus
20:46pour que les gamins, ils aient un vrai niveau
20:49et une vraie capacité d'autonomie intellectuelle
20:53pour pouvoir partir faire des études supérieures.
20:57Et à partir de là, c'est une sélection déguisée,
21:00mais c'est une sélection sur le papier qui n'est pas une sélection
21:04de copinage, de passe droit ou autre.
21:07C'est une sélection qui se fait vraiment sur le concours
21:11qui vous permet d'accéder à ces filières.
21:13– Sébastien, allez-y Sébastien, allez-y.
21:16– Et je dis, et quand vous avez 1000 places,
21:18vous ne pouvez pas prendre 1200 gamins, c'est impossible.
21:20– Mais ça, c'est clair.
21:21Ou alors, il faut pousser les murs
21:22et en mettre les trois quarts en cours.
21:27– Et là, les étudiants, en fait,
21:29que vous intéressez dans ces parcours-là,
21:31ce sont les étudiants qui ont réussi le concours.
21:33On prend les 1000 meilleurs.
21:34– Sébastien, Nathalie, Laurence,
21:38restez avec nous.
21:39Dans quelques instants, je vais vous faire échanger
21:41sur un sujet, mais je ne vous dis pas tout de suite
21:43lequel, Mathéo.
21:44Mais vous pouvez vous joindre à la discussion.
21:45– Exactement, si vous souhaitez vous joindre
21:47à la discussion sur ce sujet,
21:49faut-il mettre autant de places à l'université
21:50qu'il y a de bacheliers ?
21:52Vous nous appelez au 0826 300 300.
21:55Sud Radio.
21:58Parlons vrai.
21:59Cap électrification.
22:00Coute la France, Philippe David.
22:04Retour des vraies voix, écoute la France.
22:06On débat de parcours sub,
22:07des places en université,
22:09du système éducatif français.
22:10On va y revenir dans quelques instants.
22:12On va aussi parler du droit à la propriété
22:14que Jean-Luc Mélenchon semble vouloir remettre en cause.
22:17Mais tout de suite,
22:17on a toujours un grand plaisir à l'avoir
22:19juste après le 19h30.
22:22Bonsoir, Louis de Kergorlet.
22:23– Et bonsoir à vous, Philippe.
22:24– Là, on parlait des métiers de bouche.
22:26Vous allez nous donner le petit déjeuner
22:28de demain matin pour les auditeurs de Sud Radio.
22:30– Exactement, un peu dans le prolongement
22:31de ce que vous évoquiez avec les auditeurs.
22:33On va évidemment revenir sur l'actualité,
22:36notamment d'aujourd'hui,
22:37avec Nathanael Combary à 7h10.
22:40Vous savez, c'est le président du conseil d'administration
22:42du syndicat Renouveau-Lycéen.
22:43Il viendra nous dire un petit peu
22:44ce qu'il a entendu et vu dans cette réunion.
22:47Et surtout, s'il est satisfait
22:48des mesures annoncées par le gouvernement.
22:507h40, Sud Radio vous explique.
22:52On sera là avec Stéphane Lipianski
22:53du Cercle de Réflexion vers le haut
22:55pour parler justement de Parcoursup.
22:57Parce que si on supprime Parcoursup,
22:59qu'est-ce qu'on met derrière ?
23:00En fait, par contre, on le remplace.
23:01Et puis à 8h15, on va parler cache
23:04avec Erwan Seznek,
23:06qui est notamment auteur d'une enquête
23:07sur l'A010,
23:09ce plan massif de l'État
23:11pour remettre l'éolien en mer
23:13et qui pose question.
23:15Donc on sera avec un journaliste,
23:16Erwan Seznek.
23:17Eh bien, c'est demain avec Jacques Cardoz
23:19à partir de 7h jusqu'à 9h.
23:22J'ai mis la charrue avant les bœufs
23:24sur Sud Radio.
23:25Merci à vous, Louis de Cargourlet.
23:27On va reprendre Sébastien, Nathalie et Laurence
23:30pour quelques minutes.
23:32C'est vrai que cette question,
23:33Sébastien, je vous redonne la parole.
23:35Vous, qu'est-ce que vous verriez comme réforme ?
23:3790 ou 95% de bacheliers,
23:40c'est trop ?
23:41Il faut changer le bac ?
23:43Bien sûr qu'il faut changer les modalités
23:45d'obtention du bac.
23:47Pourquoi ?
23:48Parce qu'en fait,
23:49on est en train de faire des bacs plus 5
23:51qui seront à 98% diplômés
23:56et à la sortie, en fait,
23:58vous faites quoi des masters ?
23:59Vous faites en fait des SMICAR.
24:01Vous faites des SMICAR.
24:02C'est-à-dire que c'est des diplômes,
24:03tout le monde l'a.
24:04Donc c'est des diplômes qui sont,
24:05certes, reconnus,
24:06mais qui ne seront pas du tout valorisés
24:08sur le marché du travail.
24:09Donc pour vous, déjà,
24:10il faut changer le bac profondément
24:13parce que 90% ou 95% de réussite,
24:17ça ne veut plus rien dire.
24:19Non, ça ne veut rien dire du tout.
24:20Et sachant qu'en fait,
24:21quand on est au rattrapage,
24:22on ajuste en fait tout simplement
24:24le taux de réussite.
24:25Et ça, c'est l'éducation nationale,
24:26pour moi, de vue de ma fenêtre,
24:28pour moi qui le donne,
24:30qui donne cet indicateur-là.
24:31Et le bac, aujourd'hui,
24:33si on veut réformer de façon complète,
24:36en fait,
24:37cette tartufrie de parcours sud,
24:40en fait,
24:41il faut que le bac,
24:42en fait,
24:43ce soit un concours d'obtention
24:44pour partir sur des écoles supérieures.
24:47Et dans lequel,
24:47dans ces concours-là,
24:48en fait,
24:48les gamins passent un concours ensuite
24:51pour accéder à la filière
24:52qu'ils choisissent.
24:53D'accord.
24:54Nathalie,
24:54qu'est-ce que vous feriez,
24:55vous, du bac ?
24:56Qu'est-ce que vous changeriez ?
24:58Je suis tout à fait votre auditeur.
25:01Moi, je suis complètement d'accord avec lui.
25:03Je pense qu'il faut remettre,
25:05comment dire,
25:06une sélection normale
25:08d'un vrai bac,
25:09tout simplement.
25:10Faire une vraie sélection
25:11par un concours,
25:14et, enfin,
25:15c'est évident, quoi.
25:17On ne peut pas avoir,
25:19surtout qu'en plus,
25:20ces jeunes-là,
25:22OK,
25:22ils vont aller en master.
25:24Alors déjà,
25:24souvent,
25:25la première année de licence,
25:26ils abandonnent
25:27parce qu'ils n'ont pas l'habitude
25:29de cette exigence.
25:31Et puis,
25:32s'ils continuent,
25:33en fait,
25:33à la fin,
25:34ça va devenir quoi
25:36dans les entreprises ?
25:37Le niveau français,
25:40ça va devenir quoi ?
25:41On est en train de dégringoler
25:43et on continue.
25:44On continue à dégringoler
25:46et on va faire dégringoler
25:47les entreprises aussi.
25:48Enfin,
25:49au bout d'un moment...
25:52Vaste problème.
25:52Laurence,
25:53qu'est-ce que vous en pensez ?
25:54Qu'est-ce qu'il faut changer ?
25:55Est-ce qu'il faut changer
25:56le bac, déjà ?
25:57Le bac,
25:58mais pas que.
25:59Si vous vous contentez
26:00de mettre
26:03un examen,
26:04comme ça,
26:05guillotine,
26:05vous allez avoir
26:07les gens qui ont
26:07les moyens
26:07en l'état actuel
26:08de l'école,
26:09avec les programmes actuels,
26:13la façon de fonctionner actuelle,
26:14la façon de ne pas vouloir
26:16évaluer les enfants
26:17parce que c'est stigmatisant,
26:18c'est anxiogène,
26:19etc.
26:20Si vous faites ça,
26:21vous aurez les gens
26:21qui ont les moyens,
26:22qui paieront des cours privés
26:23pour faire bachoter
26:24les gamins
26:24pour qu'ils aient le bac
26:26correctement.
26:27Ce n'est pas déjà
26:28un peu le cas ?
26:30Oui, bien sûr,
26:31c'est en partie le cas,
26:32mais vous ne pouvez pas
26:35laisser l'école
26:36dans l'état où elle est.
26:37Vous ne pouvez pas
26:38faire qu'on noie le poisson
26:41tout le temps
26:41de la scolarité
26:42et puis d'un coup,
26:44arrivé en terminale,
26:46bim,
26:46vous prenez une claque.
26:48Je veux dire,
26:48alerter les parents.
26:50Quand vous étiez petit,
26:51quand vous étiez petit,
26:52parce que nous devons avoir
26:53à peu près le même âge...
26:54Je vous donnez mon âge,
26:55ce n'est pas du tout confidentiel,
26:56j'ai 60 ans.
26:58Eh bien, moi aussi, voilà.
26:59Vous êtes donc de 66.
27:01À partir du CP,
27:02vous aviez des notes
27:03par matière.
27:04Oui.
27:05Et on savait que
27:06si on était en dessous
27:06de 5 sur 10,
27:08c'est que ça ne se passait pas bien.
27:09C'est vrai.
27:09Au-delà de 8 sur 10,
27:11c'est qu'on était à l'aise.
27:12Bon, ça,
27:13ça n'existe plus.
27:14Et pire que tout,
27:16c'est des espèces
27:17de points de couleurs
27:18ou de...
27:19Qui ne veulent rien dire.
27:20Oui, qui ne veulent rien dire.
27:21C'est un petit smiley
27:22à l'endroit.
27:23Ils sont agglomérés
27:24en une espèce de gloubi-boulga
27:26qui fait que tout le monde
27:26est moyen.
27:27Bien sûr.
27:28Donc, c'est crétin,
27:30impossible.
27:31Mais à côté de ça,
27:32ça veut dire aussi
27:33qu'on doit être capable,
27:34lorsqu'un enfant a des difficultés,
27:36d'y remédier efficacement.
27:38Il faut que les orthophonistes
27:39soient accessibles,
27:40il faut qu'il y ait
27:41de la psychomotricité
27:42qui soit remboursée,
27:43que l'on puisse aider
27:44ceux qui ont des difficultés
27:45dès le départ.
27:46Or, ce n'est pas le cas.
27:48Et qui plus est,
27:48maintenant,
27:49on transforme les...
27:49Enfin, si on va plus loin,
27:51les classes deviennent
27:52des lieux de vie
27:53où on accueille
27:54des enfants lourdement handicapés,
27:55où on se retrouve
27:56dans des situations
27:57très complexes.
27:58Donc, l'apprentissage
27:59n'est plus possible.
28:01Laurence, vous avez parlé
28:02de Gloubi-Boulga,
28:03preuve que vous avez regardé
28:04l'île aux enfants,
28:05qui était un programme phare
28:06de notre génération.
28:08Oui, et Papa Casimir est mort,
28:10en plus.
28:10Oui, absolument,
28:11il y a quelques jours.
28:12Et je vais vous poser
28:13une question à tous les trois,
28:14encore.
28:15Il nous reste quelques minutes
28:16avant qu'on change de sujet.
28:17Laurence, vous qui êtes
28:18en école primaire
28:19depuis des années,
28:21s'il y avait un changement
28:22à faire dans le système
28:24éducatif français,
28:25un qui vous semblerait
28:26prioritaire,
28:27quel serait-il ?
28:30Peut-être faire comme
28:32pour le reste,
28:32payer les profs
28:33pour avoir les meilleurs
28:34au concours.
28:36Mais au-delà de ça,
28:37blague à part,
28:39je pense que donner
28:40des objectifs clairs
28:42par niveau,
28:43savoir qu'au CP,
28:44on doit savoir faire ça,
28:45qu'au CE,
28:46on doit savoir faire ça,
28:47que les parents soient au clair
28:49sur ce qu'on attend
28:49des gamins,
28:50et que pour les gamins
28:52qui n'y arrivent pas,
28:52on ait les moyens
28:53de les aider.
28:54Voilà, c'est tout,
28:55un contrat clair.
28:56Laurence, je voudrais vous poser
28:57une question avant de retour.
28:58donner la parole
28:59à Sébastien et Nathalie,
29:00vous dites des objectifs clairs.
29:02Quand on voit aujourd'hui,
29:03moi je me souviens,
29:04on a le même âge,
29:05donc manifestement,
29:06quand on rentrait en CE1,
29:08on savait lire,
29:09on savait écrire,
29:10on savait compter,
29:11vous êtes d'accord ?
29:13Oui.
29:14Aujourd'hui,
29:15je crois que c'est pas loin
29:16de 20%
29:16ou autour de 20%
29:17des élèves
29:18qui rentrent en 6ème
29:19sans savoir lire correctement.
29:21Invité avec ce 20%,
29:22ce 20% est une moyenne.
29:24Oui.
29:24On va parler de choses
29:25qui fâchent.
29:26Si vous regardez dans les roues,
29:27on doit être à entre 5 et 6%
29:29qui correspond aux enfants
29:30qui ont des grandes difficultés.
29:32Si vous allez dans le 93%,
29:34vous êtes à 78%.
29:36Ah oui ?
29:36Voilà.
29:37Oui, mais c'est une moyenne,
29:38comme tout.
29:39C'est une moyenne,
29:39mais ça ne veut rien dire,
29:41une moyenne.
29:42Faire une politique fine,
29:43c'est connaître
29:44les endroits où ça ne va pas
29:46et les endroits où ça va mieux.
29:47Et pour l'instant,
29:48on pilote à l'aveuglette.
29:49D'accord.
29:50Donc en fait,
29:50vous dites qu'on vole dans les nuages,
29:52mais on n'a pas de pilote automatique,
29:53c'est ça ?
29:54Oui,
29:54et puis on ne regarde
29:55que certains aspects.
29:57Ça serait trop long
29:57d'expliquer aux gens,
29:59mais invitez-moi
30:00sur toute une émission,
30:01je vous expliquerai le système,
30:02mais tel qu'il est fait,
30:03tel qu'il est fait,
30:05on ne pilote pas.
30:06Il faudrait avoir une vision
30:07sur la qualité
30:08des bassins d'enseignement.
30:10Est-ce que les gens vont...
30:12Voilà.
30:12Ah mais ça, oui.
30:13Pas sur le type
30:13de public accueilli.
30:15Ah bah ça,
30:15c'est intéressant.
30:16Nathalie,
30:17et on finira avec Sébastien,
30:18comme il nous a rejoint le dernier,
30:20vous qui travaillez
30:21en laboratoire,
30:23s'il y avait une chose
30:23à changer
30:24dans le système éducatif français
30:25pour vous,
30:26quelle serait-elle, Nathalie ?
30:29Bah moi, déjà,
30:29je pense que je replacerais
30:31les profs
30:33au-dessus de l'estrade,
30:34pas au même niveau
30:35que les élèves,
30:36déjà,
30:37apprendre le respect,
30:38parce que souvent,
30:39je remarque quand même
30:40que même dans le supérieur,
30:43les jeunes ont tendance
30:45à consommer,
30:45ils consomment du savoir.
30:48Ils consomment le savoir ?
30:50Oui, voilà.
30:51Et puis,
30:51j'ai l'impression
30:52qu'également,
30:55c'est des...
30:55Enfin,
30:56c'est une tentation.
30:58Je trouve que les élèves
31:00ne supportent plus
31:01la frustration.
31:02Ils ne supportent plus
31:03qu'on leur dise non,
31:04ils ne supportent plus
31:05la frustration,
31:06ils ne supportent plus
31:07de faire des efforts,
31:09ils ne supportent plus
31:10être la sélection,
31:11ils ne supportent plus
31:12les notes,
31:13ils ne supportent plus rien.
31:13Je me souviens
31:14d'une émission
31:15avec Brigitte Lahaie,
31:17avec Didier Pleux
31:18qui était psycho-pédiote
31:20qui disait
31:20« Vous êtes en train
31:21de former
31:23des futurs petits tirons. »
31:25Oui,
31:25mais c'est...
31:26Beaucoup de psys le disent,
31:27j'ai quelques amis psys
31:28et beaucoup le disent,
31:29c'est qu'il faut apprendre
31:30la frustration
31:31quand on est enfant,
31:32sinon tout vous est dû
31:33et le moindre échec
31:34tourne au drame.
31:35Voilà,
31:36et c'est ce qu'on...
31:37Et finalement,
31:40au niveau de l'éducation nationale,
31:42ils font exactement
31:42l'inverse.
31:43Et pour vous Sébastien,
31:45qu'est-ce que vous en pensez ?
31:46Qu'est-ce qu'il faut...
31:47S'il y avait une chose
31:47à changer
31:49dans le système éducatif ?
31:51Alors,
31:51pour Laurent,
31:52c'est les objectifs.
31:53Pour Nathalie,
31:54c'est le prof sur l'estrade
31:55remettre de l'autorité.
31:56Pour vous,
31:57ce serait quoi ?
31:58Alors moi,
31:59j'ai un mix des deux
31:59parce que l'école,
32:00déjà,
32:00ça doit rester un sanctuaire
32:01et ça ne l'est plus.
32:03L'école doit rester ?
32:04Je n'ai pas entendu,
32:05excusez-moi.
32:05Oui, oui.
32:06Un sanctuaire.
32:07D'accord,
32:07oui, bien sûr.
32:07Et ça ne l'est plus aujourd'hui.
32:10Et pour redonner,
32:11en fait,
32:11ce côté sanctuaire,
32:14le prof,
32:15ça doit rester,
32:16le prof,
32:16l'instit,
32:17etc.,
32:18ça doit rester,
32:19en fait,
32:19le patron de sa classe.
32:20Oui, c'est vrai.
32:21C'est-à-dire qu'un prof doit être soutenu.
32:23Et si on veut avoir des profs
32:25qui soient respectés,
32:27soutenus,
32:27etc.,
32:28ce sont des gens aujourd'hui
32:29qui doivent être formés
32:30et qui doivent être rémunérés
32:32à la hauteur de ce qu'ils vont,
32:33en fait,
32:35enseigner.
32:36Et c'est ce qui va faire évoluer,
32:38en fait,
32:39nos talents,
32:40émerger nos talents
32:41et faire évoluer nos sociétés.
32:42Vous voulez rémunérer des profs au mérite ?
32:44Non, pas au mérite.
32:45Pas au mérite.
32:46C'est-à-dire que les profs,
32:47on doit les former.
32:48Bien sûr.
32:49On doit aller chercher des profs
32:51parce que des profs,
32:51aujourd'hui,
32:52font des sondages.
32:53Mais qui a envie d'être prof aujourd'hui ?
32:56Nous, on a eu beaucoup de témoignages
32:58de profs contractuels,
32:59par exemple,
32:59qui ont dit
32:59« j'ai arrêté »
33:00ou de profs qui sont au bord de la retraite,
33:02comme Laurence,
33:03et qui nous disent
33:03« moi, ce frère à faire,
33:04je ne le ferai pas »,
33:05vu le changement de comportement des élèves.
33:07Mais bien sûr.
33:08Et dans tout ça,
33:10il faut qu'il y ait,
33:10au niveau de l'administration
33:12et de l'éducation nationale,
33:14un soutien complet
33:16vis-à-vis, en fait,
33:17de son corps enseignant.
33:17Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
33:19C'est les parents, aujourd'hui,
33:20qui ont le pouvoir
33:20dans les écoles maternelles, etc.
33:22Ce n'est pas le prof.
33:23Ce n'est pas le prof.
33:24Ce n'est pas le directeur de l'école.
33:25Donc, tant qu'on ne va pas
33:26déjà inverser, en fait,
33:28cette situation,
33:30eh bien,
33:30on continuera d'être
33:31dans la situation
33:32dans laquelle on est,
33:33où on a des gamins
33:34qui arrivent au collège
33:35qui sont en défiance complète
33:36avec le corps enseignant.
33:37Et pour finir,
33:38avec ce qu'on peut voir aujourd'hui
33:41dans les faits divers
33:42ou sur les états,
33:43en fait,
33:43tout simplement,
33:44de nos étudiants.
33:45Vaste programme.
33:47Merci beaucoup
33:47de vos témoignages passionnants.
33:49Oui ?
33:49Très court.
33:50Sur une chose,
33:51très très court.
33:52Je peux vous assurer
33:53que ceux qui vont arriver
33:55au pouvoir
33:56en avril prochain,
33:57ils partent pour 5 ans
33:59d'impopularité
34:00s'ils vont vraiment
34:01faire des choses.
34:01Moi, je dis que
34:02vouloir arriver à l'Elysée
34:04en mai prochain,
34:05c'est à la limite
34:06du masochisme.
34:07Mais ce n'est que mon point de vue,
34:08vu tout ce qu'il y a
34:09à refaire dans ce pays.
34:10Merci beaucoup,
34:11Nathalie,
34:12Sébastien et Laurence.
34:13Dans quelques instants,
34:14un sujet qui vous fait réagir,
34:15on en a parlé dans Les Vraies Voix,
34:17la propriété privée.
34:18Vous voulez réagir ?
34:19Le 0826 300 300.
34:2219h20,
34:23Les Vraies Voix
34:24écoutent la France.
34:26Ligne droite,
34:26la propriété privée,
34:28on en a parlé dans Les Vraies Voix
34:29et c'est un sujet
34:30qui vous fait réagir
34:32suite aux propos
34:32de Jean-Luc Mélenchon.
34:34Direction Les Yvelines,
34:35bonsoir Nathalie.
34:37Bonsoir.
34:38Alors...
34:39Pardon ?
34:40Je dis bonsoir à tout le monde.
34:42Bonsoir à vous.
34:43Vous,
34:43vous avez voulu réagir
34:44suite aux propos
34:45de Jean-Luc Mélenchon
34:46parce que
34:46vous êtes propriétaire
34:48de plusieurs logements
34:49et ça vous a a priori
34:50pas fait très plaisir.
34:53Non,
34:53en fait,
34:54ce qui ne fait pas plaisir,
34:55c'est la façon
34:55dont il utilise ce sujet
34:57parce qu'en réalité,
34:59même si la propriété
35:01est un droit fondamental
35:02en France,
35:03l'État peut déjà
35:06réquisitionner un bien
35:07pour la sécurité
35:08ou de l'intérêt général.
35:09Donc,
35:09un préfet aujourd'hui
35:11peut réquisitionner
35:12un bien public
35:12ou un bien privé,
35:14bien sûr,
35:16avec indemnisation
35:17propriétaire
35:18et encore dans un...
35:19juste temporairement.
35:20Ce qui est dangereux,
35:21c'est la façon
35:22dont lui,
35:23Mélenchon,
35:23utilise cette loi
35:24qui existe déjà
35:25pour en faire
35:26une fausse nouvelle news
35:27de façon à ce que...
35:30En fait,
35:30il passe un message
35:31au squatter.
35:32Vous pouvez
35:33rentrer chez les gens
35:35parce que finalement,
35:36il n'a pas le droit
35:37de fausser des...
35:37Il faut revoir
35:38la propriété
35:39mais sans trop
35:42s'approfondir.
35:43Mais revoir
35:44le droit de propriété,
35:45ça pose quand même
35:45énormément de questions.
35:48Disons que le droit
35:48de propriété,
35:49déjà,
35:50l'État peut nous prendre
35:51un bien à n'importe quel moment.
35:53Je vous coupe.
35:53Il n'y a pas que l'État.
35:54Il y a par exemple
35:55une commune.
35:56Si vous voulez vendre
35:57un logement
35:57et que le maire
35:58décide de le préempter
35:59pour faire,
36:00je ne sais pas moi,
36:01un commerce,
36:02le centre communel
36:03d'action sociale
36:04ou une école,
36:05vous ne pouvez rien faire.
36:07Exactement,
36:08je le sais bien.
36:09Il n'y a pas que l'État,
36:09il y a le maire.
36:11Quand je dis l'État,
36:12c'est-à-dire...
36:12Les pouvoirs publics.
36:14Les pouvoirs publics.
36:15Maintenant,
36:15qu'est-ce que propose
36:16de plus Mélenchon ?
36:19Finalement...
36:20Vaste programme.
36:22Franchement,
36:22parce qu'en fait,
36:23j'ai l'impression
36:23qu'il nous propose
36:24ce qui existe déjà,
36:26sauf qu'il essaie
36:27d'en faire un buzz
36:27et en fait,
36:29le message qui passe
36:29au squatteur
36:30est très dangereux.
36:31En fait,
36:32c'est surtout ça.
36:33Je veux dire,
36:33il est devenu le chef
36:34d'une meute
36:35qui est incontrôlable.
36:37Alors...
36:37Donc, il se...
36:38Voilà.
36:38Ça, c'est votre point de vue.
36:39Restez avec nous, Nathalie.
36:41On va mettre le cap au sud
36:42et même au sud-ouest.
36:44Bonsoir, Pierre.
36:45Bonsoir.
36:46Vous, vous nous appelez
36:47de Toulouse,
36:47donc cap au sud-ouest
36:48par rapport aux Yvelines.
36:49Il n'y a pas de doute là-dessus.
36:50Et vous êtes aussi
36:51propriétaire immobilier,
36:53c'est ça ?
36:53Oui, moi,
36:54je suis propriétaire
36:55donc de biens immobiliers.
36:57J'ai donc essentiellement
36:59des locataires commerciaux
37:01et je vais vous dire
37:02la dernière, d'ailleurs,
37:03qui m'est arrivée
37:04cette semaine,
37:05enfin cette semaine,
37:06j'ai un locataire
37:06qui a été condamné
37:07par le tribunal
37:10parce qu'il ne payait pas
37:11son loyer, bien sûr,
37:12et qui doit partir.
37:16L'huissier s'est rendu sur place,
37:19donc on n'a pas pu le sortir
37:20et on attend depuis
37:22un mois et demi,
37:23je dis bien,
37:24un mois et demi,
37:25la force
37:29publique,
37:29donc de la préfecture
37:31qui doit l'évacuer.
37:33Mais le tribunal a tranché
37:34depuis un mois et demi,
37:35on attend.
37:36Et en parallèle,
37:37moi je continue à recevoir
37:37des factures d'eau,
37:39enfin un peu de tout.
37:40C'est-à-dire qu'en fait,
37:41on est dans un monde
37:42qui est complètement délirant.
37:43C'est-à-dire que je ne comprends pas
37:44pourquoi le préfet
37:46ne tranche pas
37:47et n'envoie pas
37:48la force publique
37:49parce qu'ils sont dépassés.
37:51Donc quand vous parlez
37:53du droit de propriété,
37:54M. Mélenchon,
37:55je peux lui dire,
37:55moi ça fait déjà un an et demi
37:57que je ne suis plus propriétaire
37:59de mon bien,
37:59sachant que bien entendu,
38:01c'est ce monsieur
38:02qui en profite,
38:02qui ne paie pas de loyer
38:03et à qui je dois payer
38:05bien sûr
38:06toutes les factures
38:07qui arrivent,
38:07ordure ménagère,
38:08ou etc.
38:09Voilà.
38:10Donc évidemment
38:10que c'est déjà en cours.
38:12Donc je dis,
38:13M. Mélenchon,
38:14très sympa,
38:15lui il paye l'impôt sur la fortune
38:16me semble-t-il
38:17puisque c'était un des plus riches
38:18de l'Assemblée nationale
38:20quand il était député.
38:22Je crois qu'il a oublié...
38:23Ou sénateur.
38:24Ou sénateur,
38:25oui c'est ça.
38:25Mais je crois qu'il a oublié...
38:27Voilà.
38:28Qu'il a été.
38:29Mais Pierre,
38:30question,
38:31si jamais la personne
38:33n'est pas expulsée d'ici,
38:35on est le 26 novembre,
38:39octobre pardon,
38:40d'ici cinq jours,
38:41après vous êtes frappé
38:42par la trêve hivernale
38:43et il faut attendre mars ?
38:44Non,
38:45parce que là on est
38:45dans des bouts commerciaux
38:46donc cette loi
38:48ne s'applique pas.
38:48Mais par contre,
38:49mon abôque m'a dit
38:50que si le préfet
38:52ne tranche pas,
38:53nous allons lancer
38:55une procédure
38:55pour que l'État
38:56ne paye le loyer.
38:58Voilà.
38:58C'est tout si simple que ça.
38:59Mais pour vous imaginer
39:00le truc,
39:01c'est-à-dire que
39:01vous allez demander
39:02à l'État
39:03qui n'a déjà pas un rond
39:04de payer un loyer
39:05alors que ça ne serait pas
39:06trop compliqué
39:07d'envoyer les policiers
39:08pour sortir un bonhomme
39:09qui ne paie pas
39:10depuis des années.
39:11Mais bon,
39:12voilà où on est.
39:13C'est-à-dire que
39:13c'est le monde à l'envers.
39:14Je vais faire répondre,
39:16Nathalie,
39:16on va vous mettre
39:16tous les deux à l'antenne.
39:18Est-ce qu'il n'y a pas
39:19une haine
39:20de la propriété privée
39:21en France, Nathalie ?
39:23Moi,
39:23je suis effaré
39:24qu'on veuille revoir
39:26la propriété privée.
39:28La propriété privée,
39:29c'est un droit inaliénable.
39:30Est-ce que la France,
39:32ce n'est pas un pays
39:32vraiment à part pour ça ?
39:34Je pense que
39:35les Français
39:36sont tellement oppressés
39:37par les taxes
39:40qu'effectivement,
39:41toute personne
39:41qui a de l'argent
39:43ne le supporte plus.
39:45Mais c'est normal.
39:46L'État les oppresse
39:47constamment.
39:48On vit dans un État
39:49de gauche
39:50depuis Niterran
39:52où le travail
39:53est dévalorisé.
39:54Le fruit du travail
39:55est dévalorisé.
39:56Et maintenant,
39:57avec des Mélenchons
39:58qui nous disent
39:58que n'importe qui
39:59peut rentrer chez vous
40:00et vous prendre votre maison
40:01parce qu'indirectement,
40:04il incite,
40:05si vous voulez,
40:06à ce que l'on prie
40:09ou les émettent gens
40:10du fruit du travail.
40:10C'est sûr que
40:11si la propriété privée,
40:13il faut la revoir,
40:13ça pose des tonnes de questions.
40:15Est-ce que quelqu'un
40:15peut venir s'installer chez vous ?
40:17Est-ce que l'État
40:17peut dire
40:18écoutez,
40:18vous vivez à deux
40:19dans 100 mètres carrés,
40:20vous allez prendre
40:21une famille chez vous
40:22avec leurs enfants
40:22comme vous avez
40:23deux chambres disponibles ?
40:24C'est la porte ouverte
40:25un peu à tout globalement.
40:27Le problème,
40:28c'est qu'ils sont en train
40:28d'Africains,
40:29comment dire autrement,
40:30ils sont en train
40:31d'appauvrir la France
40:32et puis les gens
40:32qui ont un minimum d'argent
40:33et qui veulent investir,
40:35qui veulent acheter des biens,
40:36ils iront enrichir
40:37les autres pays
40:38parce qu'il arrive
40:39un moment
40:39où on ne peut plus.
40:41On ne peut plus.
40:42On ne peut plus
40:43payer autant d'impôts.
40:44On ne peut plus
40:47rien faire dans ce pays.
40:48Nous sommes coincés
40:49de tous les côtés.
40:50Alors maintenant,
40:50s'ils veulent s'attaquer
40:51à notre propriété privée,
40:53à notre maison,
40:54je ne vois pas l'intérêt
40:55de rester en France.
40:56Pierre,
40:57vous qui êtes
40:57multi-propriétaire,
41:00est-ce que vous comprenez
41:02cette haine
41:02des propriétaires
41:03qu'il y a en France,
41:04qui est quand même,
41:05je crois,
41:05un microcosme
41:06franco-français ?
41:07Je crois surtout
41:09que les gens
41:10n'ont pas cette notion
41:11de propriété.
41:12Vous avez beaucoup de gens
41:13qui ne veulent pas
41:13être propriétaires
41:14et qui veulent rester
41:16vocataires.
41:16Mais en parallèle,
41:18si on regarde
41:19notre phénomène,
41:20lorsque vous avez
41:20un diplôme,
41:22aujourd'hui,
41:22les gens sont presque
41:24jaloux du diplôme
41:25que vous avez.
41:25C'est-à-dire que du coup,
41:26la propriété intellectuelle
41:28devient presque
41:31dangereuse
41:32dans la société.
41:33Et d'ailleurs,
41:34je dirais que,
41:35puisque M. Mélenchon
41:36veut modifier les lois,
41:38lui qui écrit
41:39pas mal de livres,
41:40on devrait lui supprimer
41:41les droits d'auteur
41:42de ces livres
41:43qu'il écrit
41:43pour les reverser
41:44justement
41:45à tous ces magasins
41:46qui ont été pillés
41:47et démolis
41:48plutôt que de lui donner
41:49cet argent
41:50qui lui permet
41:52de payer
41:52l'impôt sur la fortune.
41:53Il me semble
41:53que ça serait
41:54une bonne chose.
41:55Ça lui permettrait
41:55peut-être de réfléchir
41:56que derrière,
41:58la propriété,
41:59justement,
41:59c'est,
42:00comme vous le disiez,
42:01quelque chose d'inaliénable.
42:03Le droit romain,
42:04au départ,
42:04ce qu'il a été écrit,
42:05il avait été bien écrit.
42:06Ensuite,
42:06il y a eu une remise
42:07en question
42:08pendant toute la période
42:10du Moyen-Âge.
42:11Mais lorsque Napoléon,
42:14et juste après
42:14la Révolution française,
42:16on a voulu
42:17réécrire le droit,
42:18le droit civil,
42:19on a vraiment...
42:20C'était le code civil.
42:20Voilà,
42:21le code civil,
42:22on a vraiment remis
42:23en avant
42:23ce droit de la propriété
42:25qui me paraît essentiel.
42:28Les Français sont
42:29des gros propriétaires
42:30en général.
42:32Il n'y a que 52%
42:34de la population
42:34qui est propriétaire.
42:35Les Français
42:38avaient envie
42:39de posséder
42:40leur maison,
42:42leur appartement.
42:44Oui,
42:44mais comme je le disais,
42:45il n'y a que 52%
42:46de la population
42:48qui est propriétaire.
42:49ce qui est peu...
42:50Oui,
42:50mais depuis toujours,
42:51ça n'a jamais été
42:52trop élevé.
42:53Mais je crois que justement,
42:54le vrai problème,
42:55ce sont les banques.
42:56Mais on en arrive
42:57à un système.
42:58Quand vous regardez
42:59ce qu'il se passe
42:59à l'étranger,
43:00à Londres par exemple...
43:01Ah bon là,
43:02c'est hors de prix
43:03et les gens sont propriétaires
43:04pour 99 ou 100 ans,
43:06je crois.
43:06C'est complètement dingue
43:07le système anglais.
43:08Oui,
43:08mais alors c'est dingue
43:09parce que vous n'avez
43:10que 5 ou 6 propriétaires
43:11qui sont propriétaires
43:12de la totalité
43:13de Londres.
43:14Et ensuite,
43:15bien sûr,
43:16ils ont créé
43:17des baux amphithéotiques
43:19de 10, 20, 30 ans
43:20à partir de 15 ans
43:21jusqu'à 99 ans
43:22pour permettre
43:23à des gens
43:24qui voulaient s'installer
43:25à Londres
43:25d'être propriétaires
43:27ne serait-ce que
43:28le temps de leur vie.
43:29Mais ça,
43:29c'est un truc
43:29qui est complètement
43:31démentiel
43:31puisque du coup,
43:32en droit de succession,
43:33vous ne pouvez plus
43:34donner à vos enfants
43:35le fruit de votre travail
43:36puisque à terme,
43:38le bien ne sera plus à vous.
43:40Donc c'est pour ça
43:40que je crois
43:41que Mélenchon
43:42va trop loin.
43:43Il ne comprend pas.
43:44Il y a eu un projet
43:45de loi d'ailleurs,
43:45il n'y a pas si longtemps
43:46que ça,
43:46il y a 3 ou 4 ans,
43:47je me souviens,
43:49il voulait justement
43:50supprimer la propriété
43:51et considérer
43:52que le terrain
43:53resterait à l'État
43:54et ensuite,
43:55la personne...
43:55Il n'y a pas eu
43:56de projet de loi.
43:57Il y avait ce que j'appelle
43:58un ballon d'essai
43:59qui était sorti
44:00parce qu'ils aiment beaucoup,
44:01les politiques aiment beaucoup
44:02passer des ballons d'essai.
44:03Pourquoi les gens réagissent ?
44:05C'est-à-dire que
44:05vous seriez propriétaire
44:06de votre appartement,
44:07par exemple,
44:08mais pas du terrain
44:09sur lequel se trouve
44:10votre résidence
44:11et que donc
44:12vous devriez
44:13un impôt en plus.
44:14C'est ça.
44:15Et bon,
44:16en fait,
44:17l'objet,
44:17c'est toujours
44:18de taxer plus
44:19et plus
44:19et plus encore.
44:21Regardez un pays
44:21comme les États-Unis,
44:22la propriété
44:23est très abordable.
44:25Vous trouvez du pétrole
44:26en Beaujardin,
44:26il est à vous.
44:28Ah non,
44:29mais la France,
44:29c'est deux salles,
44:31deux ambiances.
44:31Ce que veut Mélenchon,
44:32c'est une politique
44:34et une économie
44:36anticapitaliste
44:37et anti-américaine.
44:38Enfin,
44:39anti-américaine,
44:39mais pas...
44:40La liberté,
44:41la liberté d'entreprendre,
44:42la liberté de gagner,
44:43la liberté sous toutes ses formes.
44:45Merci.
44:47En dix secondes,
44:48Pierre,
44:49parce qu'on arrive au bout de l'émission.
44:50Oui,
44:50le vrai problème
44:51de notre société française
44:52et notamment
44:53du Parti Socialiste
44:54et de la gauche,
44:55c'est qu'ils ont tourné
44:56le dos au capitalisme,
44:58ils ont peur du capitalisme,
45:00alors que le capitalisme,
45:01il faut le dompter.
45:02Or,
45:03si vous lui tournez le dos,
45:04il vous bouffe.
45:04Et aujourd'hui,
45:05l'État français a été bouffé
45:06par le capitalisme
45:07et c'est pour ça
45:08que nous sommes totalement endettés
45:09parce qu'il n'a pas su faire face
45:11aux banques
45:11et aux compagnies d'assurance
45:13et qui,
45:13aujourd'hui,
45:14tiennent notre pays.
45:15Parce qu'au fond,
45:15c'est eux qui tiennent notre pays
45:16évidemment avec la bourse.
45:19Et c'est pour ça que derrière,
45:20l'essentiel,
45:21c'est qu'on doit revenir
45:24non pas au capitalisme,
45:25mais on doit maîtriser
45:26ce capitalisme
45:27qui nous bouffe.
45:27Merci beaucoup,
45:29Pierre de Toulouse,
45:30Nathalie Desiveline.
45:31On va passer dans...
45:34Ce n'est pas le capitalisme,
45:36ce n'est pas le monopoli,
45:37le rugby,
45:37même si aujourd'hui,
45:38les clubs professionnels,
45:39c'est un peu,
45:39quelque part,
45:40l'économie de marché.
45:41Ah, c'est des grosses PME,
45:43effectivement.
45:43Tiens,
45:43on va d'ailleurs avoir
45:44comme invité
45:45quelqu'un qui a re-signé
45:47aujourd'hui
45:47son...
45:47En Provence.
45:48On va passer son contrat
45:49à Provence Rugby,
45:49c'est Philippe Saint-André.
45:51Ancien sélectionneur des Bleus
45:52et ancien international.
45:53Capitaine du 15 de France
45:54qui sera avec nous
45:55donc entre 20h et 21h.
45:57On parlera bien sûr
45:57de l'actualité du 15 de France.
45:58C'était quatre tombes de blessés,
46:00là, vous avez vu,
46:00en top 14.
46:01Ah là, ça va être dur
46:02pour jouer les tests
46:03matchs de l'automne.
46:03Mais on va y aller,
46:04on va y arriver.
46:05Et justement,
46:05on va se projeter
46:06avec Jean-Baptiste Elisal
46:07et toute l'équipe Sud Radio.
46:09Et c'est tout de suite
46:10avec François Triot
46:11et son équipe.
46:12Nous, on se retrouve demain
46:13avec Cécile de Ménibus,
46:14Patrick Roger
46:15et les vrais voix
46:15à 17h à demain.