00:00Bonjour, Eliane Devin, le bonjour à toutes et à tous.
00:03Ma première réaction, évidemment, c'est la sidération, comme vous, comme nos habitants.
00:07J'ai fait plus que parler.
00:08Moi, j'étais toute la journée d'hier à Trappes, à la mairie, l'après-midi,
00:12quand le ministre de l'Intérieur est venu déjà rendre hommage,
00:16vous avez raison de le dire, à la BAC, qui d'ailleurs est une BAC des Lancours.
00:19Moi, j'habite à Lancours, c'est la ville qui est mitoyenne avec Trappes.
00:21Quand on est à Trappes, on est à Lancours.
00:23Quand on est à Lancours, on est à Trappes, et c'est notre commissariat de district
00:27dont les courageux hommes de la BAC sont partis et sont intervenus.
00:32Moi, c'est la sidération.
00:33Et puis, évidemment, plus qu'une pensée pour celles et ceux qui ont été victimes,
00:38je pense évidemment à l'homme qui a perdu la vie, je pense aux blessés,
00:41je pense à cette petite fille dont vous avez parlé, Eliott, il y a quelques instants.
00:44Huit impacts de balles.
00:45Mais comment peut-on tirer sur une petite fille du huit impacts de balles ?
00:49Ensuite, en fin d'après-midi, quand le président de la République est venu à Trappes,
00:53on avait, avec le maire de Trappes, réuni un certain nombre d'habitants,
00:56dont une maman qui était présente très courageusement et qui a sauvé sa fille.
01:03Le forcené, ce fou, a tiré dans sa voiture.
01:06Elle a réussi à s'extraire de la voiture et à sauver sa fille
01:08en la faisant rentrer dans un bâtiment municipal.
01:11Enfin, ce sont des scènes de guerre qu'ont connues les habitants
01:15avec ce tracé semblant le long de la National-League
01:17qui part de Trappes, qui finit à Coignères en passant par la verrière.
01:20Enfin, bref, ça aurait pu être vous, ça aurait pu être moi, ça aurait pu être nos enfants.
01:25On est évidemment cédérés, ça c'est la première chose.
01:30La deuxième chose, je prends à nouveau, et je tiens à le redire encore hommage
01:33à toutes les forces de police, mais aussi aux pompiers et aux SAMU
01:36qui étaient là en quelques minutes.
01:37Imaginez qu'entre les premiers tirs et l'arrestation de ce malade,
01:41il se passe seulement 17 minutes.
01:43Ce qui est, en 17 minutes, il fait des dégâts incroyables,
01:46mais en 17 minutes, on arrive à l'arrêter.
01:48Donc vous voyez, il y a quand même une présence policière très efficace.
01:53Et en effet, je partage ce qui a été dit aussi quelques instants.
01:56Là, on est au cœur de la police républicaine, peut-être qu'on aime la voir,
02:00et dont une partie de ceux qui la critiquent à longueur de journée
02:03devraient se dire qu'elle est là pour nous sauver.
02:05Moi, j'étais à la manifestation après les attentats islamistes,
02:09et je me souviens comment nous applaudissions tous et toutes les policiers
02:13qui passaient au milieu de cette manifestation.
02:15Je pense qu'on ne peut pas oublier ces moments.
02:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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