00:00Thierry Véran, on a bien entendu ce que vous venez de nous dire,
00:04c'est-à-dire cette volonté quand même de serrer la vis.
00:08Vous dites en gros, il faut serrer la vis.
00:10Casseur-payeur, il y a un projet de loi qui arrive, qui est en discussion,
00:15et on va voir si les choses vont aller jusqu'au bout, et effectivement si ça suffira.
00:20Bruno Béchisa, maire LR d'Olnay-sous-Bois,
00:23est-ce que vous avez le sentiment, vous, tout d'abord,
00:26avant d'évoquer ce que vient de dire Thierry Véran,
00:28est-ce que vous avez le sentiment que cette journée a démarré de manière peut-être moins vive que samedi
00:39dernier ou pas ?
00:39Vous me permettrez en préambule, vous avez rappelé mon passé,
00:42mes 20 ans de service au sein de la police nationale,
00:44de penser aussi comme il faut penser aux commerçants,
00:48penser aux policiers, aux gendarmes, aux pompiers, aux vigiles à certains endroits,
00:53à toute la chaîne de sécurité,
00:54qui, je l'espère, rentreront chez eux pour voir leur famille non blessée, voire plus.
01:01Voilà.
01:01C'est important de le souligner parce que la semaine dernière, on a vu des scènes de chaos,
01:05on a eu, aujourd'hui, tout le monde réécrit l'histoire,
01:07le drame d'hier soir, vous en parleriez, permet à certains d'oublier,
01:10alors que c'est un vrai drame, il y a eu meurtre,
01:12mais d'oublier ce qui s'est passé la semaine dernière.
01:15Or, effectivement, il y a eu un chaos la semaine dernière.
01:17Aujourd'hui, j'ai entendu le ministre de l'Intérieur avant de...
01:22Et c'est bien qu'il donne des détails,
01:24mais la première des choses, c'est que les policiers et les gendarmes se sentent soutenus.
01:28Parce qu'on ne fera rien si la chaîne de sécurité se dit
01:31« D'à peine il y aura une action, on filera l'IGPN ».
01:34Et c'est quand même le syndrome, aujourd'hui,
01:36dans les rangs de la police nationale et de la gendarmerie nationale,
01:39c'est de dire « Si, à un moment donné, j'exerce pourtant la force légitime,
01:43parce que c'est notre constitution,
01:45je risque quand même de finir au ballon, en garde à vue,
01:49pour une violence illégitime ».
01:50Et ça bloque, bien sûr.
01:52Donc oui, il faut encore plus montrer ses muscles
01:54pour ne pas tomber dans cette spirale.
01:56Et j'espère que le dispositif mis en place d'aujourd'hui,
02:00plus mesuré, plus adapté,
02:02j'espère que les caméras aussi feront tous leur boulot,
02:05parce qu'il faut dire à toutes celles et ceux qui sont dans la rue,
02:08« On vous retrouvera après, on vous retrouvera ».
02:11L'impunité, c'est sur le moment où tu as ton petit moment de jubilation,
02:15tu gâches la vie des commerçants,
02:17tu blesses un policier,
02:18mais on te retrouvera et tu paieras.
02:21En deux mots, la loi Casseur-Payeur, justement.
02:23Est-ce que ce projet de loi,
02:24est-ce que ce projet de loi,
02:27aujourd'hui, est un projet de loi qui vous paraît,
02:29quelque part, suffisant par rapport à ce qui se passe ?
02:32Vous savez, j'ai connu en tant que policier,
02:34les peines planchées, personne ne les a appliquées.
02:36J'ai connu des mesures coercitives,
02:38les juges ne les ont pas appliquées.
02:40Aujourd'hui, à six mois d'une élection présidentielle,
02:42je me méfie de toute incantation législative
02:45qui ne se traduira pas matériellement dans les faits.
02:47Voilà.
02:49Émission spéciale sur Europe 1,
02:51bienvenue à vous si vous nous rejoignez à l'instant.
02:53On est là pour vous accompagner jusqu'à 23h
02:57pour vous faire vivre ce nouveau samedi,
03:00à haut risque, bien sûr, dans les rues du pays,
03:02avec 500 000 manifestants annoncés,
03:0570 000 forces de l'ordre mobilisées.
03:08Europe 1, mobilisées, avec vous,
03:11vous pouvez nous appeler 0182 3921.
03:14Et bien sûr, on se retrouve dans toutes les villes de France
03:17avec nos correspondants,
03:18que ce soit à Marseille, à Lyon, à Orléans, à Bordeaux,
03:23et bien entendu, à Paris.
03:25Nous y serons dans quelques secondes.
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