- il y a 25 minutes
Libre antenne avec Jean-François Achilli
—
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://thao.funnymoment.net/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT
##EDITION_SPECIALE-2026-10-25##
—
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://thao.funnymoment.net/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT
##EDITION_SPECIALE-2026-10-25##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Sud Radio, le grand matin week-end, Jean-François Ackilly.
00:05Il est 10h05, nous sommes ensemble jusqu'à 11h pour cette antenne ouverte comme dimanche dernier, comme toute la semaine
00:14sur Sud Radio.
00:16Nous vivons ensemble ces événements si particuliers, cette mobilisation avec cet acte 2 hier.
00:25Je vous rappelle, 410 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur, près de 800 000 selon la CGT.
00:33Il y a eu au total 289 manifestations recensées dans tout le pays.
00:38A Paris, 110 000 personnes selon la préfecture, 250 000 selon la CGT.
00:42Voilà pour les chiffres, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés.
00:46Il y a eu un millier d'interpellations hier, voilà pour l'essentiel.
00:50Et bonjour Pierre, vous êtes le premier à nos jours à vous appeler ce matin et à réagir.
00:56Pierre, vous êtes à Toulouse et Zach m'a dit que vous souhaitiez défendre les étudiants parce que c'est
01:05de là que tout est parti, Pierre.
01:07Je vous écoute.
01:07Oui, écoutez, je crois quand même de façon cynique de dire qu'après France Travail,
01:11on devrait créer France étudiants pour permettre à ces 110 000 jeunes qui se retrouvent aujourd'hui sans pouvoir entrer
01:19dans une faculté
01:20d'exister dans un organisme parce que franchement, c'est un petit peu comme si on vendait un billet de
01:27train
01:27et que lorsque vous arrivez à la gare, on vous dit, ah ben non, mais le train est complet déjà
01:30depuis longtemps.
01:32Donc moi, je crois que très franchement, ces jeunes ont raison de manifester, ont eu raison de manifester.
01:35Pour ce qui est des casses, il faut expliquer les choses.
01:39Vous voyez bien qu'hier, il y a eu un encadrement au niveau des magasins, ce qui fait que les
01:44magasins n'ont pas été cassés.
01:47Ils ont voulu la semaine dernière encadrer les étudiants, ce qui ne servait à rien puisque les manifestations s'étaient
01:52bien passées.
01:53Il fallait beaucoup plus se préoccuper justement de tous ces magasins qui ont été pillés la semaine dernière
02:00plutôt que de mettre ces policiers autour des étudiants.
02:04Donc on voit bien que la semaine dernière, il y a eu une erreur de stratégie de la préfecture.
02:09D'ailleurs, monsieur le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur l'a bien signalé.
02:15Mais au moins, laisser ces étudiants exister en tant que tels, c'est-à-dire laisser manifester,
02:21pour qu'ils puissent justement faire comprendre à ce gouvernement que, je dirais que tout informatisé,
02:29comme ils le font aujourd'hui, on voit, tous nos systèmes aujourd'hui sont informatisés.
02:34Donc forcément, cette intelligence artificielle qu'on a mis au service des administrations ne fonctionne pas.
02:40Mais ça ne fonctionne pas non plus au niveau des banques, ça ne fonctionne pas au niveau...
02:43Oui, vous voulez dire, Pierre, à force de mettre des robots partout, il n'y a plus personne au bout
02:48du fil.
02:48Nous sommes d'accord là-dessus.
02:49Et ça ne devrait pas concerner l'éducation et nos enfants, nos adolescents.
02:54Exactement.
02:56On va revenir sur les étudiants, rassurez-vous, Pierre, depuis Toulouse.
03:01Vous-même, vous avez participé à quoi que ce soit ?
03:05Qu'est-ce que vous faites dans la vie, Pierre ?
03:07Alors moi, je n'ai pas trop le droit de le dire, parce que je m'appelle Pierre de Toulouse,
03:12Pierre de Toulouse est un pseudo, je m'occupe en parallèle d'un homme politique,
03:15j'essaie justement d'être extrêmement neutre à ce niveau,
03:18parce que je trouve que la parole d'un homme politique n'a plus de sens aujourd'hui,
03:22et qu'il vaut mieux une parole d'une personne du peuple qui intervient pour justement dire les choses
03:28telles qu'il les pense, plutôt que d'être influencé par une idéologie.
03:32Vous avez le droit de vous exprimer, Pierre, même si vous œuvrez auprès d'une personnalité politique.
03:36Mais vous savez que derrière, lorsque vous vous exprimez, on donne une personnalité politique,
03:40il y a un quota, c'est-à-dire que vous n'avez pas le droit, dans une période électorale...
03:44D'accord, vous parlez, comme on dit, une tutu personnée.
03:46Pierre, c'est casseur. Il y a eu des dégâts ça et là, il y en a eu moins, vous
03:52l'avez souligné,
03:53parce que, à vos yeux, les forces de l'ordre ont été mieux fléchées, si je puis dire, sur le
03:58terrain.
03:59Tout de même, la casse des pillards, des Black Blocs et autres,
04:05elle vient nuire aux messages que veulent faire passer tous azimuts les manifestants.
04:12C'est un vieux procédé.
04:15C'est un vieux procédé qui consiste, bien sûr, à éviter de parler des vrais problèmes,
04:21mais il n'en demeure pas moins que ces étudiants, ces casseurs sont là.
04:24Et moi, je crois que, quand même, vous voyez, j'expliquais tout à l'heure que, quand j'étais très
04:29jeune,
04:30je suis allé en Afrique et je suis allé dans un village qui était un village de lépreux.
04:35Et donc, ces gens étaient isolés à l'époque, parce que, pourtant, cette lèpre, à l'époque, n'était pas
04:39contagieuse.
04:39Mais je peux vous dire que, c'est quand même, lorsque vous êtes très jeune, ça vous marque dans votre
04:45vie.
04:45Et vous vous dites que, quand vous voyez ces manifestations telles qu'on le voit,
04:49on devrait envoyer tous ces gens qui cassent en Afrique voir un peu ce qui se passe là-bas.
04:53Et lorsque je me souviens, lorsqu'on était arrivés, on avait porté comme cadeau des petits stylos, rien que des
04:58stylos.
04:59Mais je peux vous dire que le sourire de ces gens, parce qu'on leur portait un stylo, était extraordinaire.
05:04Et j'en ai encore, vous voyez, une mémoire et de l'émotion.
05:07Parce que, franchement, c'était des gens qui étaient par terre, qui rampaient, parce qu'ils avaient la lèpre,
05:12ils ne marchaient pas, ils rampaient, ils voulaient vous toucher.
05:15Alors, on pouvait les toucher, il y avait des médecins qui nous aient voulu les toucher,
05:18qui étaient des gens comme nous, et derrière, pour eux, c'était extraordinaire.
05:22Donc, moi, quand je vois aujourd'hui ce qui se passe en France, on est quand même dans une France
05:26ultra protégée.
05:28Je peux dire, un de mes métiers, j'ai été assureur.
05:30Et quand j'étais assureur, je me souviens, j'étais quand même assez en colère,
05:33lorsque je voyais des gens qui venaient faire des déclarations,
05:35parce qu'il y avait eu un petit dégât des os, ce qui était normal,
05:37mais qui venaient pleurer, parce qu'au bout d'un mois, on ne leur avait pas fait la réparation du
05:41petit dégât,
05:42qui, quelque part, n'avait aucune importance dans leur vie au quotidien.
05:45Donc, ce que je veux dire par là, c'est que notre société, quand même, a été extrêmement gâtée depuis
05:49des années et des années,
05:50et qu'il faudrait peut-être reprendre conscience que la vie, ce n'est pas ça.
05:54La vie, ce n'est pas être ultra protégée.
05:56C'est aussi être, à un moment donné, d'avoir un peu de compassion pour ceux qui souffrent.
06:02Ne bougez pas, Pierre. J'aime beaucoup votre témoignage, Pierre, au contact du monde réel.
06:06Restez en ligne, Pierre. Nous sommes avec vous désormais, Hakim.
06:10Bonjour, Hakim.
06:11Oui, bonjour, Jean-François.
06:12Vous êtes à Villeneuve-sur-Lotte, Hakim.
06:15Que souhaitez-vous dire, ce matin, au lendemain, de cette deuxième journée de mobilisation ?
06:21Il y a eu moins de dégâts qui ont été faits, mais il y en a eu quand même, il
06:24y a eu quand même de ces violences,
06:26qui semblent-ils inévitables en fin de cortège.
06:29Oui, oui, bien sûr.
06:30La première chose que je veux dire, j'espère qu'il n'y aura ni excuse, ni pardon pour tous
06:38ces casseurs,
06:38pilleurs, voleurs, tout ce qu'on veut.
06:42J'ai vu, là, cette semaine, une bonne nouvelle.
06:44Il y a des bonnes nouvelles, là, qui tombent.
06:46J'ai vu qu'il allait y avoir des retenues sur le RSA, sur les allocations familiales.
06:51Il faut le faire, même si c'est que 10% ou 15% étalés sur plein de mois, sur
06:56des années.
06:56Il faut que les parents soient responsabilisés.
07:00Les jeunes, il y a plein de jeunes, aller en taule, maintenant, ça ne leur fait plus peur.
07:03Ce n'est pas grave.
07:04C'est un mauvais moment à passer, mais ils sont capables de le passer.
07:07Quand vous touchez au portefeuille de papa et de maman, ça change tout.
07:11Beaucoup de jeunes détestent ça.
07:13Donc, le tout gratuit, ça suffit.
07:16Tous ces avocats, là, qui sont nommés dans les tribunaux, qui sait qui les paye ?
07:19Qui va les payer ?
07:20Donc, il y a un moment où on doit pouvoir se retourner, soit sur le jeune, soit sur papa ou
07:26maman.
07:26Alors, il y a plein de familles éclatées.
07:27Il y a beaucoup de jeunes qui sont en échec scolaire.
07:30On peut essayer de chercher à comprendre ce qu'il se passe.
07:32C'est très bien d'essayer de chercher à comprendre les mécanismes.
07:35Tout ça, c'est très bien.
07:36Il faut le faire pour essayer de faire en sorte que la société s'améliore.
07:41Mais ni excuse, ni pardon pour ce qui s'est passé la semaine dernière.
07:45Dieu merci en France.
07:47Il n'y a pas d'armes, si vous voulez, comme on appelle ça, comme aux Etats-Unis.
07:51Vous voyez ce que je veux dire, les armes en vente libre.
07:54Oui, le deuxième amendement aux Etats-Unis.
07:56Oui, absolument, oui.
07:57Voilà, donc on n'en est pas là.
07:58J'ai entendu des grands mots, guerre civile, tout ça, c'est du n'importe quoi.
08:03Vous dites plus de sévérité à la sortie quand même.
08:06Bien sûr, bien sûr.
08:07Ça, c'est la première des choses que je voulais vous dire.
08:10Et la deuxième chose que je voulais vous dire, Jean-François, ce matin, vous savez, il y a eu quand
08:14même une parole raciste qui s'est beaucoup répandue.
08:17Contrairement à ce qu'ont dit vos intervenants ce matin, ceux que vous interviewez, ou dans les journaux, dans les
08:24médias, ils ne sont pour rien.
08:25Tout le monde a une responsabilité.
08:27Ce n'est pas que la responsabilité des médias, ce n'est pas que la responsabilité des hommes politiques.
08:32Tout le monde a une responsabilité dans la société.
08:35Bon, je voulais vous dire, vous savez ce qui me fait mal ?
08:37Jamais en France, les enfants de l'immigration maghrébine, marocaine, algérienne, tunisienne, et sans doute malienne ou sénégalaise, que je
08:45connais moins bien,
08:45n'ont aussi bien réussi, jamais, dans tous les secteurs, commerçants, militaires, policiers, professeurs, avocats, banquiers, tout ce que vous
08:57voulez.
08:57Il y a 40 ans, quand vous étiez invité dans une famille maghrébine, dîner, baptême, mariage, les hommes qui étaient
09:05là, c'était des hommes qui travaillaient dans le bâtiment,
09:08il n'y avait personne autour de nous.
09:09Nous, les enfants, on n'avait pas de modèle autour de nous d'avocats, professeurs.
09:13Aujourd'hui, j'ai arrêté de compter.
09:16Ça veut dire quoi ?
09:17Ça veut dire que la promesse républicaine française, elle a tenu ses promesses.
09:21La France tient ses promesses pour ceux qui veulent bien en donner les moyens, pour ceux qui veulent faire des
09:28efforts.
09:29Donc, ce qu'on a vu la dernière fois, c'est pour ça, je vous dis, par pitié.
09:32Ni excuse, ni pardon.
09:35Il faut aider, bien sûr, il faut continuer à faire du social, il faut continuer à essayer de faire de
09:40la prévention.
09:40Il y a plein de choses qu'on peut imaginer, qu'on peut faire, des rencontres avec des policiers, parce
09:45qu'il faut faire baisser la pression.
09:47C'est plus admissible.
09:48Tout le monde, aujourd'hui, en France, il y en a qui détestent les flics, il y en a qui
09:52disent non.
09:53C'est pas comme ça, on ne peut pas vivre de cette façon.
09:55Voilà.
09:56Et j'entends votre appel ce matin, Hakim, d'un mot encore.
10:00Pierre, vous êtes toujours là, j'imagine.
10:03J'imagine, Pierre, je vous établis un court dialogue entre vous deux.
10:07Validez ce que dit Hakim à l'instant.
10:09Bien sûr, bien sûr que je valide.
10:10C'est sûr qu'il y a eu une évolution extraordinaire pour les étrangers qui sont venus en France,
10:16notamment par rapport aux métiers qu'ils exerçaient au début.
10:19Moi, je pense qu'il n'y a pas de raison qu'on ne continue pas à permettre aux gens
10:24de venir des étrangers en France.
10:26Pour moi, il n'y a aucun souci.
10:28Mais il est vrai qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de Français qui ne veulent pas faire ce métier.
10:31Certains métiers, mais comme toujours d'ailleurs, ça a toujours existé.
10:34Quand j'étais enfant, on disait déjà ça.
10:37Oui, c'est pour ça.
10:39La seule chose, c'est que moi, je vois, pour en connaître quelques-uns, ils aiment faire leur métier.
10:44Parce que vous savez, ce n'est pas parce que vous avez travaillé manuellement que c'est dévalorisant.
10:48Au contraire, moi, je trouve que c'est un métier qui est le prolongement de la main.
10:53L'intelligence et le prolongement de la main, ce n'est pas justement où on est capable ou pas.
10:58Et malheureusement, souvent, comme je le dis, les gens qui se disent intelligents et intellectuels sont souvent maladroits manuellement.
11:09Et pour moi, la main est le prolongement du cerveau.
11:11Donc je crois qu'au contraire, à l'inverse, c'est très très bien qu'il y ait des gens
11:15qui...
11:16Et d'ailleurs, qu'on devrait essayer de remettre en avant tous ces métiers qui sont des métiers...
11:23Je regrette qu'après la Révolution française, comme tous ces gens qui étaient justement spécialisés dans des domaines très particuliers,
11:31les chaises, les fabrications de chaises, les ébénistes, etc.
11:35C'était des gens qui ont été, je finis, c'était des gens qui ont été malheureusement massacrés
11:40parce qu'ils ont été considérés comme des collabos pendant la Révolution française, avant la Révolution,
11:44puisqu'ils travaillaient pour le roi et pour les seigneurs.
11:46Et donc toute cette frange intellectuelle manuelle a été totalement anéantie
11:53et que de plus d'ailleurs, évidemment, on a toujours considéré que quelque part,
11:57travailler manuellement, c'était pas bien, alors qu'au contraire, si on pouvait remettre ça en place,
12:02ça serait quand même une bonne chose.
12:03Merci Pierre et Hakim pour conclure.
12:06De la sévérité, certes, mais aussi stop les propos ou les relents racistes dans les propos, j'imagine,
12:13Hakim et chacun à sa place dans ce pays.
12:15Nous sommes d'accord ?
12:15Bien sûr, tout le monde porte une responsabilité, on ne peut pas parler de façon désinvolte.
12:21Je ne vais pas citer d'exemples, ça ne sert à rien, parce que tout le monde les a en
12:25tête.
12:25C'est très important.
12:26Et je voulais dire une dernière chose, il y a quand même eu un progrès dans la communauté maghrébine,
12:31des choses qu'on ne voyait pas avant.
12:32Aujourd'hui, dans la communauté maghrébine, marocaine, algérienne, tunisienne,
12:36et comme je disais tout à l'heure, sans doute dans les autres communautés africaines,
12:40que je ne connais pas, moins bien en tous les cas,
12:43on n'avait jamais vu tous ces mariages mixtes, mais jamais.
12:47Il n'y avait pas ça il y a 45 ans.
12:49C'était mal vu.
12:50Il y a 50 ans, 40 ans, j'entends souvent l'islam de nos grands-parents,
12:53mais ils n'acceptaient pas qu'un Français ou qu'un Noir se marie avec une fille de la famille.
12:59Aujourd'hui, ils sont les bienvenus.
13:00Il y a dans toutes les familles maghrébines, aujourd'hui, il n'y a pas une famille maghrébine en France
13:05où vous n'avez pas quelqu'un qui est Français, Espagnol, qui est Camerounais, Haïtien.
13:11Aujourd'hui, la communauté est très ouverte, contrairement à ce qu'on raconte.
13:15Et c'est toujours la communauté maghrébine qui est mise, si vous voulez, qui est pointée du doigt.
13:20Je voudrais vous dire une chose.
13:22Vous savez, excusez-moi, je vais un tout petit peu sortir du sujet, mais je vais rester dans le sujet.
13:26Et vous allez conclure.
13:27Oui, et je vais conclure.
13:29Je voudrais vous dire une chose, parce que beaucoup disent, c'est toujours les Arabes et les Noirs
13:32qui cassent tout, qui volent, ce sont des voleurs.
13:35Et on a donné cette réputation, et j'ai essayé un petit peu tout à l'heure de vous expliquer
13:38que depuis une bonne trentaine d'années, la donne avait radicalement changé.
13:42Je ne suis pas aveugle.
13:44Je vois bien ce qui se passe dans les prisons, et on voit bien qu'il y a beaucoup de
13:47jeunes
13:48qui s'appellent Mohamed et Moustapha et qui sont en taule.
13:51Très bien.
13:51Mais je voudrais vous dire, les prisons françaises, on les a construites il y a très longtemps.
13:55En 68, quand est sortie de terre la prison de Fleury-Mérogis, la plus grande prison
14:01d'Europe, la plus grande.
14:03Il n'y avait pas d'Arabes en France, il n'y avait pas de musulmans, de Noirs, et pourtant
14:08il y avait la plus grande prison d'Europe, avec ses quartiers haute sécurité, avec ses
14:13mitards, avec ses quartiers d'isolement.
14:15Donc ça veut dire que ça n'est pas une question de race, ça n'est pas une question
14:20de religion.
14:21Et on retrouve toujours les mêmes paramètres.
14:23Vous avez de l'échec scolaire, vous avez des familles, parfois malheureusement, où
14:28les parents, quand ils sont divorcés, séparés, peut-être que c'est un petit peu plus compliqué.
14:33Je ne dis pas que la pauvreté explique tout, mais il peut y avoir un lien, il ne faut
14:38pas se mentir, quand il n'y a pas de formation.
14:40Des racines des phénomènes auxquels nous assistons aujourd'hui.
14:43Hakim, je tiens à vous remercier pour ce franc-parler ce matin, et le regard à tous
14:49les deux, avec Pierre aussi de Toulouse, Hakim de Villeneuve-sur-Lotte, vous avez la parole.
14:55Antenne ouverte jusqu'à 11h.
14:56Merci à tous les deux, merci infiniment.
14:57Antenne ouverte, marquons une pause, et je reprends un prochain appel juste après.
15:04Sud Radio, le grand matin week-end, Jean-François Kéli.
15:08Il est 10h22, édition spéciale jusqu'à 11h.
15:11Bonjour Jaffar.
15:13Salutations, salut Jean-François.
15:15Salutations à vous aussi.
15:17Oui, vive la France.
15:17Vous êtes à Carpentras, Jaffar, dans le Vaucluse.
15:20C'est ça.
15:22Bon, qu'est-ce que vous dites ce matin, vous deux ?
15:24Il y a eu une deuxième journée, il y a sans doute une troisième qui arrive.
15:27Vous dites quoi ? Il faut que ça continue ? Il faut faire attention ?
15:31Bon, en fait, moi je suis pour que les gens puissent manifester, mais je suis radicalement contre la casse.
15:38Donc en fait, soit ça peut être fait d'une façon pacifique, soit c'est pas la peine, quoi.
15:45Vous y étiez, Jaffar, je vous coupe. Vous avez manifesté vous-même ou pas ?
15:49Non, j'ai pas eu le temps avec le travail.
15:52Qu'est-ce que vous faites dans la vie, Jaffar ? Qu'est-ce que vous faites dans la vie
15:54?
15:54En fait, je suis livreur en grue auxiliaire.
15:57D'accord.
15:57En marchandises de... du moins, les marchandises de construction...
16:03D'accord.
16:04Voilà.
16:05Donc, les manifs, oui, mais pas de casse.
16:08Voilà.
16:08En fait, il faut que, si vous permettez, que le gouvernement, du moins Macron, réponde rapidement
16:15pour éviter d'envenimer la situation.
16:21Et après, moi, je comprends parce qu'il faut comprendre que le prix du carburant, c'est un gros problème.
16:27Parce qu'il y a beaucoup de villages qui sont enclavés, reculés,
16:31où des papas ou des grandes mamans vivent toutes seules.
16:35Et il faut penser à eux.
16:37D'accord ?
16:37Bien sûr.
16:38Il faut qu'ils puissent aller au magasin et qu'ils puissent se chauffer, parce que ça n'arrête pas
16:42d'augmenter.
16:45Donc, tout le monde est concerné.
16:47Voilà.
16:48Et pour les entreprises qui sont bradées ou liquidées, comme Alstom ou d'autres,
16:55il y en a plus de 1 000 qui ont été privatisées, 1 500.
16:59Il vaut mieux qu'une entreprise, par exemple, comme Peugeot ou comme Alstom, soit détaxée
17:05le temps qu'elle se remette sur pied, que de la faire couler ou de la vendre.
17:09Parce qu'en fait, il y a tout un écosystème qui dépend de ces grosses entreprises.
17:13C'est le moteur d'une ville.
17:15Vous voyez ?
17:15Parce que moi, je l'ai vu, par exemple, avec Alstom à Raichhofen.
17:18Parce que moi, je suis né, j'ai grandi en Alsace.
17:21Et je l'ai vu, il y a toutes les entreprises de bus qui coulent,
17:25les entreprises de matériaux qui n'arrivent plus à vendre,
17:28les bétonneries, ceux qui fabriquent les bétons, c'est vide.
17:32Ils sont obligés de réduire la voilure.
17:34Donc, en fait, il faut qu'il y ait un travail qui soit fait de soutien.
17:38C'est d'abord la France, d'abord.
17:40Vous comprenez ?
17:41En fait, c'est les résultats des politiques.
17:44Pour vous, il est là le problème à la source ?
17:47C'est-à-dire que l'activité fout le camp, quoi ?
17:50Bien entendu.
17:51Les Français sont chez eux.
17:52S'ils estiment qu'il y a trop d'immigrés,
17:54qu'ils arrêtent de faire entrer autant d'immigrés.
17:58Par exemple, ils vont venir plein d'immigrés pour la main-d'oeuvre,
18:01pour l'agriculture, tout ça.
18:02Des fois, même qu'ils ne payent pas ou qu'ils payent seulement 300 euros par mois.
18:06Non, il faut arrêter.
18:06Il vaut mieux qu'ils prennent les gens ici,
18:08qui n'ont pas de travail,
18:10qui détaxent la main-d'oeuvre et qui les font travailler.
18:13Voilà.
18:14Ce serait une solution de bon sens.
18:17Une solution de bon sens, oui.
18:20Voilà.
18:20La France d'abord.
18:22Voilà.
18:22Avant d'aider l'Ukraine,
18:23il faut d'abord aider les Français.
18:25On a un président,
18:27on l'a mis en place,
18:29il est gâté,
18:30il a tous les privilèges,
18:32et qu'il sert d'abord les Français.
18:33Il faut qu'il soit à l'écoute des Français.
18:35J'entends les revendications,
18:39il vous dit qu'il faut répondre aux revendications,
18:40le problème c'est qu'il y a un budget qui arrive là,
18:43c'est à l'os,
18:44déjà il y a une présidentielle dans moins de six mois.
18:47Est-ce que c'est le bon tempo ?
18:48C'est ma question.
18:50Il n'est jamais trop tard.
18:51Il faut que les Français,
18:53c'est leur denier,
18:54et c'est eux qui cotisent,
18:56et on n'a jamais été autant pressurisés,
18:58il faut que les gens sachent
19:00où part leur argent.
19:02D'accord ?
19:03Voilà, c'est important,
19:06il est là pour servir la nation française,
19:09et pas autrement.
19:10Si les Français estiment que c'est eux d'abord,
19:15c'est eux d'abord.
19:15S'ils estiment qu'il faut arrêter de faire entrer des gens,
19:19parce qu'ils n'arrivent pas à gérer déjà les gens qui sont sur place.
19:22Donc d'abord,
19:23arrêtez de faire entrer des gens,
19:25c'est ingérable.
19:27C'est-à-dire qu'il faut savoir,
19:28savoir bien accueillir,
19:29il faut qu'il y ait de l'activité pour tout le monde,
19:31sinon ça ne fonctionne pas, cette histoire.
19:33C'est du bon sens, Jaffar.
19:34Voilà, voilà.
19:35Merci, Jaffar.
19:36Merci beaucoup, Jaffar.
19:37Depuis Carpentras,
19:38du bon sens dans la gestion des politiques publiques.
19:42Bonjour, Daniel.
19:44Oui, bonjour.
19:45Vous êtes à Castres, Daniel.
19:46Oui, moi je suis à côté de Castres.
19:48À côté de Castres.
19:49Un petit village, un petit village.
19:51Il a un nom, j'adore les villages, moi.
19:54Oui, ça s'appelle Cocalière,
19:56c'est entre quatre,
19:57très Castres et Mazamé.
19:58Vous dites quoi des manifs ?
20:00Alors, moi, ce que je dis,
20:02je vais être direct.
20:03Moi, pour ce qui est des manifs à parier,
20:05ben, tant mieux,
20:06ça a été un petit peu mieux.
20:08Par contre, ce qui me scandalise,
20:10moi, je vous le dis honnêtement,
20:10on scandalise,
20:11c'est la manif à Orléans.
20:13Là, je trouve ça...
20:14Vous voulez dire la gauche
20:15qui s'est mobilisée à Orléans ?
20:16Non, mais attendez.
20:17J'ai vu des trucs,
20:18alors quand je vois des trucs,
20:20le RN,
20:21parce que je ne vois que ça,
20:22active la haine,
20:23et quand je vois là-bas
20:24des manifs Louis de la nazie,
20:26ça me rend malade.
20:28Je trouve ça lamentable.
20:29Parce qu'empêcher un parti
20:30qui est quand même
20:32beaucoup de Français vote pour eux,
20:33moi, je vois là,
20:34dans ma région,
20:34on est à 70%
20:35qui ont voté RN.
20:36Donc, vous êtes électeur,
20:38vous-même,
20:38du Rassemblement National ?
20:39Ah, ben, maintenant, oui.
20:40Depuis peu,
20:41je n'aurais pas été
20:42pour Jean-Marie Le Pen,
20:43mais maintenant,
20:43je vais être avec vous, oui.
20:45Parce qu'il faudra me dire
20:46à quel moment...
20:47Moi, personne ne me répond
20:48à chaque fois que je demande ça.
20:49à un journaliste
20:50ou à quelqu'un
20:52qui vote à gauche,
20:53à quel moment
20:54le RN,
20:54il a activé la haine ?
20:55Moi, je veux qu'on me réponde
20:56à ça.
20:57Jamais, jamais.
20:58Ils sont toujours restés
20:59à leur place.
20:59Or, quand on se dit
21:00qu'ils sont extrêmes,
21:01je ne suis pas du tout d'accord.
21:02Ils sont à droite, c'est tout.
21:03Ils sont à droite.
21:04Vous vous sentez extrême, Daniel ?
21:06Je vous pose la question.
21:07Ah non, pas du tout.
21:08Alors, je ne suis ni extrême,
21:09ni raciste.
21:10Je vais être franc avec vous.
21:11J'ai des copains,
21:11mon meilleur,
21:12j'ai des potes juifs
21:13qui votent RN aussi,
21:15et j'ai plein de copains.
21:19Donc, qu'est-ce qu'elle dit Marine Le Pen ?
21:21Elle dit qu'il faut virer
21:22les gens qui foutent le bordel.
21:23En quoi ?
21:24Pour ça, je suis d'accord
21:25avec le monsieur
21:26qui est passé avant vous.
21:27Jaffer de Carpentreur.
21:29En quoi il y a du racisme là-dedans ?
21:32Vous avez vu tout ce qui se passe ?
21:33Moi, j'ai vécu à Paris
21:34pendant 30 ans.
21:36Je suis parti dans les années 90.
21:38Mais quand je vois
21:38comment c'est devenu,
21:39ça me rend malade.
21:41Je suis revenu avec mon fils
21:42qui est né à Carcassonne.
21:44Quand il est arrivé à Paris,
21:45on était parti pour une semaine,
21:46il m'a dit
21:47« Papa, je veux rentrer.
21:48Je ne veux pas rester ici.
21:49Il était malade. »
21:51Alors, quand je vois
21:51ce qui est devenu Paris,
21:52ça me rend mal
21:53les monuments massacrés.
21:55Mais je trouve ça lamentable.
21:56Lamentable.
21:56Vous pensez que la réponse
21:59sur le terrain
21:59devrait être plus relevée,
22:01plus sévère ?
22:02Ça s'est moins mal passé hier.
22:05Oui, sauf en Marseille.
22:07En Marseille,
22:07ils ont quand même cassé
22:08les magasins.
22:08En Marseille et ailleurs.
22:09Il y a eu des problèmes
22:10en Nantes, il y a des problèmes.
22:11C'est lamentable.
22:12Qui c'est qui paye ?
22:13C'est toujours les mêmes.
22:15En cas, c'est qui c'est
22:16qui paye ?
22:16Toujours les mêmes.
22:17Toujours les mêmes.
22:17C'est les impôts.
22:19Je trouve ça lamentable.
22:20Je trouve ça.
22:22Et puis, parce que,
22:24je veux dire,
22:24sans être,
22:25bon, RN,
22:26OK, c'est très bien.
22:27Moi, c'est mes idées.
22:29Maintenant, ceci dit,
22:31je veux dire,
22:32qui c'est qui attive la NHL ?
22:33Les flics, anti-flics et tout.
22:35Non, mais c'est quoi ?
22:35C'est quoi cette histoire ?
22:37Vous vous rendez compte
22:38s'il n'y avait pas la police
22:39dans les manifs ?
22:39Ce qui se passerait ?
22:41Vous vous rendez compte
22:42de ce qui se passerait ?
22:43Moi, ça me fait peur.
22:43qui sont, on veut dire,
22:45accusés d'attiser
22:47la colère, la haine ?
22:48Bien sûr, mais bien sûr.
22:50Par certains.
22:51Mais bien sûr.
22:51Mais s'ils n'étaient pas là,
22:52ils casseraient tout.
22:53Moi, j'ai ma fille à Paris,
22:54mais je peux vous dire
22:55que j'ai peur pour elle.
22:56J'ai peur pour elle.
22:57Franchement, j'ai peur pour elle.
22:59Heureusement qu'ils sont là.
23:00Moi, franchement,
23:01je leur tire mon chapeau.
23:02Daniel,
23:02où est-ce que ça va
23:03à vos yeux, tout ça ?
23:05Pardon ?
23:06Où est-ce que ça va,
23:06tout ça, à vos yeux ?
23:08Parce qu'il y a
23:08une troisième journée
23:09qui est programmée.
23:11Non, je trouve ça triste.
23:13Je veux dire, pour qui ?
23:13Pour les commerçants.
23:14Parce qu'ils sont dans la période
23:15où ils vont le plus travailler.
23:17On leur a massacré leurs trucs
23:20et au mois de novembre,
23:21on va aller faire chier
23:22avec des manifs.
23:23Ça sert à quoi ?
23:24Macron, il s'en va dans six mois.
23:25Ça sert à rien,
23:26de toute façon, maintenant.
23:28Ils n'auront rien de plus.
23:30Après, je peux comprendre
23:31les gamins qui manifestent
23:35par rapport à l'état
23:35de leur école et tout.
23:36Là, je suis d'accord.
23:38Mais enfin, bon,
23:38il ne faut pas qu'ils soient menés
23:40par Mélenchon
23:41parce que les autres,
23:42ils profitent.
23:43Non, je trouve ça la même.
23:44Moi, ça me rend malade.
23:45Je vais être honnête avec vous.
23:46Moi, je suis d'une époque
23:47où on était copains
23:48avec les Marocains,
23:49les Arabes.
23:49Aucun souci.
23:50C'est toujours les mêmes
23:51qui mettent la merde.
23:53Sans ratisme.
23:54C'est toujours les mêmes.
23:55Nous, ici,
23:56on n'a pas de problème
23:57dans la région.
23:57Jamais.
23:59Moi, j'ai plein de copains
24:00juifs,
24:01on a plein de copains
24:03et Castres,
24:03c'est passé à Rennes.
24:04On n'a aucun souci.
24:05Aucun souci.
24:06Et tout le monde est content.
24:07Tout le monde est content.
24:08Vous pensez qu'il y a un regard
24:09qui est biaisé
24:10sur la vie politique,
24:12sur le Rassemblement National ?
24:13Il y a Marine Le Pen
24:14qui prononce son discours
24:15à 15h aujourd'hui.
24:16Il y a eu ces manifs
24:17que vous contestez d'hier.
24:19Je conteste
24:20parce que jamais
24:21c'est dans l'autre sens.
24:23Ils sont toujours
24:24restés à leur place.
24:25Ils sont toujours
24:26restés à la place.
24:27Alors qu'on entend
24:28Mélenchon qui dit
24:29oui, on va
24:31foutre en règle
24:322 250 000
24:33migrés
24:34ou je ne sais pas combien.
24:35Mais attendez,
24:35il y en a déjà plein
24:36qui dorme dans les rues
24:37et tout.
24:38Mais pour ça,
24:39je suis d'accord
24:39avec le monsieur
24:40qui était avec.
24:40Avec Jaffar
24:41qui nous appelait
24:43de Carpentras.
24:43Il était bien logique
24:44dans ce qu'il disait.
24:46Il y avait du bon sens.
24:48C'était clair.
24:49Après, on va vous dire
24:49que vous êtes faciou.
24:50Moi, je m'en fous
24:51qu'on me dise
24:51que je suis faciou.
24:52Ça me dirait rien.
24:53Bon, en tout cas,
24:54Daniel.
24:55Voilà, vous êtes toujours là,
24:55Daniel.
24:56Bon, Daniel, en tout cas,
24:57merci pour ce franc-parler.
24:58Non, non, c'est moi
24:59qui vous remercie.
24:59Oui, oui, depuis Castres.
25:01Daniel, merci à Jaffar
25:03également auparavant.
25:04Allez, nous allons marquer
25:05une nouvelle pause.
25:06Il est 10h32.
25:08J'adore vos appels.
25:09Continuez d'appeler
25:10et dire ce que vous avez à dire,
25:13quelle que soit votre opinion.
25:14Vous êtes les bienvenus.
25:15C'est une antenne ouverte
25:18jusqu'à 11h.
25:19Votre regard compte
25:20sur Sud Radio.
25:22Antenne libre.
25:23Je vous retrouve tout de suite.
25:26Sud Radio,
25:27le grand matin week-end,
25:28Jean-François Akili.
25:29Et nous sommes ensemble
25:30jusqu'à 11h.
25:32Antenne ouverte,
25:33antenne libre
25:33sur Sud Radio.
25:34Bonjour Jean-Paul.
25:36Oui, bonjour Jean-François
25:38et bonjour à tous les auditeurs.
25:39Soyez le bienvenu.
25:40Vous appelez depuis Toulouse,
25:43Jean-Paul.
25:43Oui, tout à fait.
25:44Il y a eu une grosse manifière.
25:47Il y a même eu quelques violences
25:50en fin de cortège.
25:52Jean-Paul, que dites-vous ce matin
25:54quel regard vous portez
25:56sur ce mouvement ?
26:00La situation économique,
26:03la situation générale
26:04est catastrophique
26:05dans tous les domaines.
26:06Quel que soit le côté
26:08vers lequel on se tourne,
26:09c'est catastrophique.
26:11Le bilan de 15 années
26:12de macronisme,
26:135 en soit l'an de plus
26:1410 ans en cavalier seul.
26:17Donc c'est une catastrophe.
26:19Bon, ceci étant dit,
26:20ce n'est pas une raison
26:21pour tout casser,
26:23tout démolir,
26:25tout détruire.
26:26Et ça, c'est une honte.
26:27C'est une honte.
26:28Quand on voit que LFI,
26:30les gens de LFI
26:32attisent la haine,
26:33attisent le feu,
26:35c'est une honte.
26:37Vous pensez à quoi ?
26:38Aux déclarations
26:38de Jean-Luc Mélenchon ?
26:40Oui, déclarations
26:42de Jean-Luc Mélenchon,
26:43de Bacayogo,
26:44et puis d'autres.
26:45Et puis les slogans,
26:47donc,
26:47à cap,
26:49mort aux flics,
26:50etc.
26:51Ça, c'est inquiétant
26:53pour vous, Jean-Paul ?
26:54Pour moi,
26:55c'est inquiétant
26:57parce que là,
26:57on a eu une explosion
26:58de violence le 17.
27:00C'était un peu plus calme
27:03hier, le 25.
27:06Pourquoi ?
27:06Parce qu'il était annoncé
27:07qu'il y aurait
27:08beaucoup plus
27:09de matériel,
27:10de policiers,
27:11etc.
27:11Donc,
27:14ça a mis un petit peu
27:16la pédale douce
27:17sur les dégâts,
27:21encore qu'il y a eu
27:21quand même des dégâts,
27:23des problèmes.
27:25Mais après,
27:26ça va repasser
27:26le 5 novembre,
27:27donc ça va continuer
27:29comme ça.
27:30Ça va continuer
27:30et puis à mon avis,
27:32je ne sais pas
27:33dans quelle mesure
27:36ceux qui cassent tout,
27:38il n'y en a pas un
27:39qui va sortir
27:41sa calache
27:42qui va tirer.
27:43C'est ce que vous craignez.
27:44Pourquoi est-ce
27:45que vous dites ça,
27:45Jean-Paul ?
27:46Pourquoi ?
27:47Parce que les mecs
27:48sont trippés.
27:49Les calaches
27:50sont en vente libre
27:51dans des cités,
27:54mais ça,
27:55ça ne date pas
27:55d'aujourd'hui.
27:56On peut acheter
27:57pareil des RPG,
27:58on peut acheter
27:58des petits missiles
27:59sol-sol.
28:01Si on met
28:02des blindés Centaure
28:04face aux émeutiers,
28:07je ne me serais pas surpris
28:09de voir
28:09un blindé
28:10et péter
28:11sous les RPG
28:11quand même.
28:14Vous êtes sûr
28:15que ce sont des choses
28:16qui sont de l'ordre
28:17du possible ?
28:18Parce que là,
28:19c'est un franchissement.
28:20Si quelqu'un sort
28:21une arme,
28:22on passe à autre chose.
28:24C'est du domaine
28:26du possible.
28:28C'est du domaine
28:28du possible.
28:29Et là,
28:29en Piaire,
28:31on a échappé
28:32un peu à ça.
28:34Parce que
28:34il y a eu
28:38le taré
28:39de Trappes
28:39qui a massacré
28:42des gens.
28:43Macron y est allé
28:44comme par hasard.
28:45Il est allé.
28:46Donc,
28:46il va nulle part.
28:46Mais là,
28:47il est allé.
28:47Et il a déclaré
28:48que c'était
28:49un crime raciste.
28:50Oui,
28:50c'est un crime raciste.
28:52Ça,
28:52c'est évident.
28:53Par contre,
28:53je ne vois pas pourquoi
28:54pour ce crime,
28:57cet attentat précisément,
28:58il dit que c'est raciste
28:59alors qu'il n'a pas
29:00dit pour d'autres.
29:02Donc,
29:03c'était une volonté
29:04là aussi
29:04de remettre
29:05de l'huile sur le feu
29:06et d'attiser.
29:07La stratégie de Macron,
29:08c'est...
29:08Je vous pose la question
29:09d'après vous,
29:10j'en posais un avis
29:11que je vous demande.
29:12Est-ce qu'il n'y est pas allé
29:13également parce que
29:14nous étions
29:15à la veille
29:16d'un mouvement
29:18et après
29:18le 17 octobre,
29:20donc,
29:20une possibilité
29:21de quelque chose
29:22qui aurait pu dégénérer
29:24sur le terrain ?
29:24Vous voyez ce que je veux dire ?
29:26C'est par rapport à ça.
29:28Je vous pose la question.
29:29Je m'interroge.
29:30Je m'interroge.
29:30Non, non, mais
29:31tout à fait d'accord
29:32avec vous, Jean-François.
29:34Mais il est allé
29:35non pas pour calmer le jeu
29:36mais pour attiser
29:37quand on veut...
29:38Pour vous,
29:38ça a mis de l'huile
29:39sur le feu, ça ?
29:40C'était fait pour.
29:42C'était fait pour, oui.
29:43Quand on dit
29:43que c'est un crime raciste,
29:44c'est pour essayer
29:45effectivement
29:46de déclencher
29:48encore plus de violences.
29:49Mais la stratégie
29:50de M. Macron
29:53est décrite
29:53dans un livre
29:54de Lucien Cerise
29:55qui s'appelle
29:56Gouverné par le chaos.
29:58Gouverné par le chaos.
29:59Et de toute façon,
30:01cette stratégie
30:02est aussi
30:04comment dire,
30:05préconisée
30:05par Schwab.
30:06Schwab
30:07qui est celui
30:08qui a créé Davos,
30:10celui qui a créé
30:11le cercle
30:12des nouveaux dirigeants.
30:13Donc, avec
30:15son sorti
30:16Van der Leyen,
30:17son sorti Macron,
30:18son sorti Attal,
30:20son sorti d'autres.
30:21Je n'ai pas toute la liste.
30:22Mais ces gens-là
30:23veulent une mondialisation
30:25mais en nivellant
30:27par le bas.
30:28Donc,
30:28en détruisant
30:29tout ce qui fait
30:31l'identité,
30:32l'autonomie
30:33des pays.
30:35Ça,
30:35vous n'en voulez pas.
30:37Jean-Paul,
30:37une toute dernière question,
30:38Jean-Paul,
30:38avec vous.
30:39Quand vous dites
30:40que les armes
30:41sont en vente
30:42assez facilement,
30:43vous parlez d'expérience ?
30:45Comment vous pouvez dire ça ?
30:47Je parle d'expérience
30:50quand j'habitais
30:52le salon de Provence
30:55en l'an 2000.
30:57Donc,
30:57on m'a proposé
30:58d'acheter
30:59une Kalashnikov.
31:00Comment ça ?
31:01J'avais,
31:02bah oui,
31:02c'est-à-dire que
31:03des intermédiaires,
31:04des personnes m'ont dit
31:05si tu veux une Kalashnikov,
31:07je t'en procure.
31:08Puis choisis
31:09un modèle chinois
31:10qui est meilleur marché
31:11mais qui est moins fiable
31:13ou un modèle
31:13des pays de l'Est.
31:14On vous a proposé ça,
31:15vous pouvez...
31:16Oui.
31:16Mais pourquoi ?
31:19De mémoire,
31:20ça coûtait
31:21dans les 2000 euros
31:23à peu près.
31:23D'accord.
31:24Et ça venait
31:25des quartiers sud
31:26d'Avignon.
31:27D'Avignon.
31:28Quartier sud d'Avignon,
31:29comme on dit
31:29le Mirail à Toulouse,
31:31comme on dit
31:31Trappes aussi.
31:33Donc,
31:34les zones
31:34où les armes
31:36circulent.
31:37Et c'est ce qui vous inquiète,
31:38Jean-Paul.
31:39Merci Jean-Paul
31:39pour votre témoignage
31:40ce matin.
31:41Je rappelle depuis Toulouse
31:43une inquiétude
31:44donc que les choses
31:45dégénèrent sur le terrain
31:47avec les utilisations
31:48pourquoi pas
31:49d'armes à feu.
31:50On n'en est pas encore là,
31:51heureusement.
31:52Bonjour Dominique,
31:53vous êtes à Roussillon,
31:54Dominique.
31:55Oui,
31:56bonjour,
31:56bonjour à tous les auditeurs.
31:57Quel Roussillon ?
31:58Il y en a plusieurs
31:58dans ce pays.
32:00dans le Luberon.
32:01Dans le Luberon,
32:02d'accord,
32:03super.
32:04Un lieu de piétude
32:06en ce moment.
32:07Un lieu magique.
32:08Vous êtes au paradis là.
32:10Oui,
32:11c'est mon petit paradis
32:12et j'aurais bien aimé
32:13que tout mon pays
32:14soit à l'image
32:15du Luberon
32:16mais qu'on s'y fait
32:17de la France.
32:18Que ces amateurs,
32:20fiers d'être amateurs,
32:21ont fait de la France,
32:21mon Dieu,
32:22c'est une catastrophe.
32:24Si vous me permettez,
32:25je voudrais revenir
32:26sur ce que vient de dire
32:27l'auditeur précédent.
32:27Alors, je suis d'accord
32:29sans l'être totalement
32:30avec lui.
32:30Il faut savoir que
32:31je ne pense pas
32:32que Mélenchon
32:33est vraiment attisé.
32:34Je pense qu'il fait
32:35de la récupération
32:35tout comme Bakayoko.
32:37C'est plus de la récupération
32:38du mouvement,
32:39de la colère
32:40pour essayer
32:41de récupérer des voix
32:42que d'assumer...
32:43C'est de la politique.
32:44C'est de la politique.
32:46Et je voudrais
32:47préciser quelque chose
32:48aux auditeurs
32:49parce que moi,
32:49je suis très intéressé
32:50par tout ça
32:50parce que j'ai un jeune garçon,
32:52un jeune homme plutôt
32:53qui aujourd'hui
32:54fait ses études d'ingénierie
32:55en ingénieur.
32:56Donc, j'ai suivi
32:59de très très près
32:59déjà en 2025
33:00ce que disaient
33:02certains rapports,
33:03rapport de la Cour des Comptes,
33:04rapport des ministères
33:06et de cabinet
33:07qui avait été fait.
33:09Il disposait en effet
33:10de toutes les données
33:12institutionnelles précises
33:13et de rapports de services
33:14dès 2025
33:16documentant
33:17toute la précarité,
33:18toutes les difficultés
33:19que les étudiants rencontraient.
33:21Il y a plusieurs enquêtes.
33:22Écoutez bien,
33:22il y a plusieurs enquêtes,
33:23rapports publics,
33:24données d'organismes d'État
33:25qui sont parus en 2025
33:27donc il n'y a plus d'un an.
33:28Et qu'est-ce qu'ils disaient
33:29au juste,
33:30ces rapports, Dominique ?
33:31Ils ont exposé en détail
33:33l'aggravation
33:34de la situation financière,
33:35psychologique et matérielle
33:36des collégiens,
33:37des lycéens,
33:38des étudiants,
33:38du supérieur
33:39ainsi que des professeurs.
33:41Tout était dit.
33:43Mais au-delà de ça,
33:44ils sont même allés
33:44sur Parcoursup.
33:46Parcoursup,
33:47je vous le rappelle,
33:47c'est quelque chose
33:48dont on parle beaucoup
33:49en ce moment,
33:49il y était fustigé
33:50dans ces rapports.
33:51En 2025,
33:53ils le disent,
33:54dans ce rapport,
33:55on trouvait que
33:55Parcoursup était complexe,
33:57que c'était de la loterie.
33:58C'est les mots
33:59qui sont dans le rapport.
34:00C'était de la loterie,
34:02qu'il y avait des inégalités
34:03de traitement
34:04dans Parcoursup,
34:05qu'il y avait un manque
34:06de reconnaissance
34:07du réel niveau
34:08en bien ou en mal.
34:09Donc,
34:10tout était indiqué.
34:11Ils avaient la carte,
34:12ils avaient la grande ours,
34:13ils avaient l'étoile du berger,
34:15ils n'en ont rien fait.
34:17Donc,
34:17le vrai problème aujourd'hui,
34:18et c'est pour ça
34:19que la Macronie
34:20est en train d'essayer
34:20d'orienter les feux
34:22de la rampe
34:22sur LFI
34:23et la gauche,
34:26la Macronie,
34:27de détourner le fait
34:28qu'ils avaient
34:29toutes les données
34:30pour éviter la catastrophe
34:31dans laquelle on est plongé
34:32aujourd'hui,
34:33ils n'en ont rien fait.
34:33Le pouvoir a été documenté
34:36mais n'a pas agi
34:37en conséquence.
34:39Non,
34:39il s'en est moqué.
34:40On a changé
34:41de ministre
34:42de l'éducation nationale
34:44comme on a changé
34:45de mouchoir.
34:46Et le problème,
34:47regardez,
34:48mais regardez
34:48ce qui s'est passé
34:49depuis dix ans.
34:50Bon,
34:50ça se passait déjà
34:51sous Hollande.
34:52On mettait des gens,
34:53mais je suis désolé,
34:54il n'y a pas de CAP,
34:54il n'y a pas de BEP,
34:55il n'y a même pas de BAC
34:56de ministre.
34:57On a des gens
34:57qui apparaissent,
34:58qui sortent de nulle part
34:59et d'un seul coup,
35:00ils sont nommés
35:00ministres.
35:01Gabriel Attal,
35:02je le prends lui
35:03parce qu'il est candidat
35:03à la présidentielle.
35:05Gabriel Attal,
35:06expliquez-moi
35:06quelles sont
35:07les qualités propres,
35:08le charisme,
35:09les compétences,
35:10la connaissance réelle
35:12du pays
35:12de ce jeune garçon.
35:14Aucune.
35:14Aucune.
35:16Je ne suis pas supporter
35:18de Gabriel Attal
35:19mais c'est votre jugement.
35:20Je ne suis pas
35:21de supporter.
35:22Je suis moi-même,
35:23c'est un exemple.
35:25Que faites-vous
35:25dans la vie, Dominique ?
35:26Je vous trouve
35:26très au point
35:27sur les rapports
35:28et le reste.
35:29Pardon ?
35:30Je suis psychologue
35:30du sport.
35:31D'accord,
35:32d'accord,
35:32d'accord.
35:32Donc je travaille
35:33en psychologie
35:34avec les athlètes
35:35de haut niveau
35:36en recherche
35:38de bien-être
35:38dans la quête
35:39des performances.
35:40et très attentif
35:40j'imagine
35:41à ce qui peut
35:42se produire
35:42en matière
35:42de rapports
35:43de recherche
35:44sur tous azimuts
35:46notamment la jeunesse.
35:47C'est ce que vous évoquiez,
35:48Dominique.
35:49D'un mot encore,
35:50Dominique,
35:50vous voyez l'avenir
35:51comment ?
35:52De façon rapprochée ?
35:55Moi,
35:55je vois,
35:56si on reste
35:57dans le schéma
35:58actuel,
35:58c'est-à-dire
35:59la construction
36:00ou la déconstruction
36:01qui s'est opérée
36:02depuis les premières années
36:03du sarkozyisme
36:04jusqu'à nos jours
36:05car n'oublions pas
36:06que le hollandisme
36:08est arrivé à cause
36:08du tout sauf Sarko.
36:09Vous vous en rappelez,
36:10vous êtes journaliste,
36:11vous vous rappelez très bien,
36:12les derniers mois
36:13du sarkozyisme,
36:14c'était tout sauf Sarko.
36:15Même les gens de droite
36:16disaient tout sauf Sarko.
36:17On a eu Hollande
36:18qui a été un président
36:19par effraction
36:20et tout a continué
36:21de se dégrader.
36:22Puis,
36:22on a eu Emmanuel Macron
36:24qui est devenu président
36:27par effraction,
36:28lui.
36:28Alors,
36:28lui,
36:29c'est une effraction.
36:30Voilà.
36:31Et je voudrais préciser
36:32par rapport à quelque chose
36:33qu'il y a dit.
36:33C'est la conclusion.
36:34Allez-y, Dominique.
36:35Le prédécesseur.
36:37On parle beaucoup
36:38d'ingérences étrangères.
36:39La première des ingérences étrangères,
36:41c'est le forum économique
36:42de Davos,
36:42c'est les Global Young Leaders.
36:45Nos candidats
36:46devraient être interdits
36:47d'être nommés
36:48Global Young Leaders.
36:49Ça veut dire que
36:49des puissances étrangères
36:51ou des intérêts étrangers
36:52viennent décider
36:53de qui va se présenter
36:54chez nous.
36:55Donc,
36:55tant qu'on aura
36:55ce genre de personnages
36:56qui viendront essayer
36:57de résoudre des problèmes
36:59qu'ils créent eux-mêmes,
37:00on n'en sortira pas.
37:01On va en sortir
37:02par la jeunesse
37:03et on va en sortir
37:03par le dynamisme aussi
37:05de nos fameux boomers
37:07qui ont pris à cœur
37:08en ce moment
37:08le rêve du pays.
37:10Allez,
37:10et vous êtes nombreux
37:11à partager ce point de vue.
37:13Merci, Dominique.
37:13Depuis Roussillon,
37:15dans le Luberon,
37:16petit paradis sur Terre.
37:17Allez,
37:17vous avez la parole
37:18dans une petite pause
37:20et j'aurai le plaisir
37:21de vous retrouver
37:22pour la suite
37:22et la fin
37:23de cette édition spéciale.
37:26Sud Radio,
37:27le grand matin week-end,
37:29Jean-François Kéli.
37:30Il est 10h48 minutes
37:31et vous êtes nombreux
37:32à appeler.
37:33Le temps tourne si vite.
37:34Allez,
37:34je vais vous proposer
37:34de, non pas de faire
37:35un speed dating,
37:36comme on dit,
37:37mais d'être,
37:38allez,
37:38assez concis.
37:39Pardon,
37:39je vous challenge
37:40pour la fin
37:41parce que je veux vous entendre.
37:42Vous êtes nombreux
37:42à téléphoner.
37:43Bonjour Marc,
37:44vous êtes à Paris.
37:45Oui,
37:46bonjour Sud Radio.
37:48Soyez bienvenu Marc.
37:49Marc,
37:50que dites-vous ce matin ?
37:51Oui,
37:52bon,
37:52voilà,
37:53je suis un retraité
37:54qui vient en région parisienne.
37:56Voilà,
37:57je m'intéresse un petit peu
37:59à la vie politique
38:00depuis 1918.
38:03En 1980,
38:04j'ai voté Mitterrand
38:05en 1981
38:06et 88.
38:08Oui.
38:08je n'ai jamais voté
38:10pour Jean-Marie Le Pen.
38:12Mon point de vue,
38:13c'est que voilà,
38:14Macron,
38:15il décolte un petit peu
38:17parce qu'en 1981,
38:19Raymond Barre
38:20disait déjà
38:21qu'on vivait,
38:22on vit au-dessus
38:23de nos moyens.
38:24Bien sûr.
38:25On n'a pas,
38:27en 2012,
38:28on ne me rappelle plus très bien,
38:30où François Fillon
38:32a dit qu'en étant
38:34en faillite,
38:35en étant en faillite,
38:36on a une dette
38:36de 3 500 milliards déjà.
38:38en ce moment,
38:40on va payer
38:41tous ces dégâts,
38:42tous ces dégâts
38:43de décolle brûlée
38:44et tout ça,
38:45on va les payer un jour.
38:47Et le problème
38:47pour refaire
38:49la mairie de Limoges,
38:51tout ça...
38:51Ça ne date pas
38:52d'Emmanuel Macron,
38:53c'est ce que vous nous dites
38:53ce matin, Marc.
38:55Ça ne date pas
38:57d'Emmanuel Macron.
38:58Et il y a
39:00Gérard Collomb
39:01qui l'a dit,
39:02des gens qui vivent
39:04à côté de nous
39:05vont bientôt,
39:07demain,
39:07vas-y être
39:08contre nous
39:09et c'est le cas
39:10en ce moment.
39:11Parce que là,
39:11maintenant,
39:12il y a deux Frances
39:12face à face.
39:14Il y a deux Frances
39:14face à face.
39:15L'exemple,
39:16simplement,
39:18c'est pas question
39:19de mois
39:19ou d'années
39:20ou de mois,
39:21de semaines.
39:23La semaine
39:24où le pape est passé,
39:26il y a des gens
39:27qui étaient là,
39:28qui applaudissaient
39:30les forces
39:31de l'ordre.
39:32Et une semaine
39:33après,
39:34il y a des gens
39:34qui manifestaient,
39:35ils disaient
39:36mort aux flics.
39:37Alors,
39:37bon,
39:38je ne sais pas
39:39comment ça va se finir
39:40ce truc,
39:40mais je pense
39:41que ça va
39:43se faire.
39:43C'est ce qui vous inquiète
39:45ce matin,
39:45Marc,
39:46depuis Paris.
39:46Merci,
39:47Marc,
39:47deux Frances
39:48qui se font face à face.
39:49Franck Louvrier,
39:50le maire à l'air de la Baule,
39:51rappelez ses propos
39:52de Gérard Collomb.
39:53Bonjour,
39:53Martine.
39:55Bonjour,
39:55bonjour,
39:56c'est le radio.
39:56Bonjour,
39:57bienvenue Martine.
39:57Vous avez entendu Marc
39:58à l'instant
39:58qui vous écoute,
39:59là,
39:59Marc.
40:00Vous êtes à quel endroit,
40:01Martine ?
40:01Vous êtes où,
40:02Alors,
40:02je suis dans le Gert,
40:03dans le Sud-Pouet,
40:04au cœur de l'Armagnac.
40:05Caze-Neuve.
40:07Voilà.
40:08Alors,
40:08tout simplement,
40:09je voulais notifier
40:10que cette crise
40:12n'est pas que française.
40:14Il s'avère qu'en Italie,
40:16et pourtant,
40:17c'est le RN
40:18qui est là,
40:20c'est la même chose.
40:21Il y a des pillages.
40:23Donc,
40:24pour moi,
40:25la problématique
40:25demeure dans
40:26la démarche
40:28où on a voulu
40:30casser tout le public
40:32au détriment du privé
40:33et avec de la rentabilité financière.
40:37Aujourd'hui,
40:40automatiquement,
40:40comme disait
40:42le précédent,
40:43la personne précédente,
40:45c'est vrai qu'il y a deux frères.
40:47Parce qu'on a accusé
40:48un mauvais escient.
40:49Ce n'est pas une histoire
40:50que de politique.
40:52C'est juste d'actes.
40:53D'actes.
40:55Raisonner.
40:56Aujourd'hui,
40:57il se passe ce qui se passe.
40:59Moi,
41:00je n'ai rien contre la police.
41:01Au contraire,
41:02elle devait faire
41:03un certain travail,
41:04mais elle a été mal commandée.
41:06Ce n'est pas contre les étudiants
41:07qu'elle devait aller.
41:08Ni contre les lycéens.
41:10Elle devait aller directement
41:12contre ces gens
41:13qui détruisent notre France.
41:15C'était le cas hier.
41:16Voilà.
41:17Et ça a été
41:17beaucoup plus stratégique
41:18et beaucoup plus pertinent.
41:20Le jour où il y a
41:22cette conciliation
41:24entre les individus
41:25pour comprendre
41:26qu'on est ensemble,
41:28voilà.
41:29C'est peut-être la France
41:30qui vaincra.
41:31Mais ce n'est pas
41:31une histoire de politique.
41:33C'est juste
41:33une histoire d'âme
41:35et de fraternité
41:36entre nous.
41:37Aujourd'hui,
41:38bon ben voilà.
41:39On accuse les uns
41:40et les autres.
41:41Arrêtons.
41:41On a su vivre ensemble
41:43et on peut continuer.
41:44Mais arrêtons
41:45ces politiques de fric.
41:48On n'a pas tous
41:49les mêmes chances.
41:50On n'a pas tous
41:51les mêmes chances.
41:52Des enfants,
41:52moi je vois,
41:53chez moi,
41:54en tant qu'élus,
41:55des enfants
41:56qui auraient pu faire médecine
41:57n'ont pas pu faire médecine
41:59parce qu'il fallait
42:00payer 10 000 euros
42:01pour faire la part.
42:03Et les parents
42:04ne pouvaient pas
42:05dans un milieu agricole
42:06où notamment
42:07les retraites
42:08sont à 800 euros
42:09par mois au maximum,
42:11on est en train
42:11de mourir.
42:13On est en train
42:13de mourir.
42:14C'est ça.
42:14C'est ça la France.
42:15Non.
42:16Essayez de retrouver
42:17de l'apaisement
42:18et un peu d'équilibre
42:19dans les choses.
42:20Vous nous dites
42:21ce matin,
42:22Martine,
42:24merci Martine,
42:24j'aime beaucoup
42:25votre témoignage Martine
42:26comme celui de Marc
42:26qui était à Paris.
42:27Vous êtes vous
42:28à Cazeneuve
42:29dans le Gers.
42:29Essayez de trouver
42:30un peu d'équilibre,
42:30d'apaisement.
42:32Je prends vos appels
42:33parce que le temps tourne
42:35et je suis avec vous.
42:36Gérald,
42:37vous êtes à Auxerre,
42:38Gérald.
42:39Bonjour Gérald.
42:40Bonjour.
42:41Vous avez entendu
42:41les propos de Martine
42:43à l'instant
42:44dans le Gers
42:46qui demandent
42:47un peu d'apaisement,
42:48un peu de recul
42:49et Marc de Paris
42:51qui nous disait
42:52on vit au-dessus
42:53de nos moyens
42:53depuis longtemps.
42:54Qu'est-ce qui vous inquiète
42:54vous Gérald
42:55depuis Auxerre ?
42:57Est-ce que ce mouvement
42:57prend de l'ampleur ?
42:59Il y a eu du monde hier.
43:01Ce qui m'inquiète
43:02c'est que ça fait des années,
43:03on passe des étapes
43:03en ce moment,
43:04des étapes de violence,
43:06des étapes avec des gouvernements
43:07je dirais successifs.
43:09Moi je vais revenir
43:09au parc de Mitterrand
43:11pour arriver à M. Macron
43:12qui lui a une politique
43:16financière détestable
43:16dans le sens où
43:18alors bien évidemment
43:19on dit
43:19on vit au-dessus
43:20de nos moyens
43:20mais je crois
43:21que notre gouvernement
43:21vit largement
43:22aussi de moyens supérieurs
43:25à ce qu'il devrait dépenser
43:26et donner l'exemple.
43:27Ce qui est inquiétant
43:28c'est qu'il n'y a plus de sécurité
43:30il n'y a plus de juges
43:31il n'y a plus rien
43:32dans ce pays
43:33qui est vraiment
43:34c'est une fracture
43:35qui se passe actuellement
43:36entre les citoyens
43:37les banlieues
43:39et les gouvernements
43:40parce que
43:41quand on voit
43:42un exemple
43:43très très concret
43:44le football
43:45imaginez
43:45c'est du sport
43:46il y a des violences
43:48tellement incroyables
43:49que moi j'aurais interdit
43:50certains matchs
43:51là on est en train
43:52de mettre en place
43:53tout un système
43:54de sécurité
43:55etc.
43:55Pourquoi ?
43:56Parce qu'il n'y a plus
43:57de respect
43:57parce qu'il n'y a plus
43:58de valeur
43:58les valeurs républicaines
43:59elles sont où ?
44:00Normalement
44:01les valeurs républicaines
44:02c'est le respect du citoyen
44:03c'est faire évoluer
44:05la France
44:05vers le meilleur
44:06vous avez tous
44:07tous ces présidents successifs
44:09qui promettent
44:10ah ils promettent
44:11on les promettent
44:13c'est magnifique
44:14ce qu'ils font
44:14par contre
44:15là moi depuis
44:16monsieur Macron
44:17depuis 10 ans
44:18moi j'ai vu
44:18une dégringolade
44:20même une déchéance
44:21de la France
44:21avec des tachos
44:23des magouilles
44:23de la mafia financière
44:25mais derrière tout ça
44:26il y a tout un peuple
44:28qui souffre
44:28il y a quoi ?
44:29quand il y a une paupérisation
44:30de la population
44:31c'est quoi ?
44:31la violence va monter
44:32vous avez les extrêmes
44:34qui mouvent
44:35l'extrême gauche
44:35l'extrême droite
44:36le PS qui s'en fout
44:38l'UMP à l'époque
44:40de monsieur Sarkozy
44:41monsieur Sarkozy
44:43a fait aussi du mal
44:44donc plus on avance
44:45et plus c'est inquiétant
44:47et plus ça vous inquiète
44:48on va vers quoi ?
44:48on va vers quoi ?
44:49vers une guerre civile ?
44:50parce que monsieur Macron
44:51cote une guerre civile
44:52peut-être
44:53je ne sais pas
44:53parce que s'il y avait
44:54une guerre civile
44:55l'article 10
44:56il reste président
44:57pour moi c'est ça
44:58oui restez en ligne
44:59Gérald
44:59je vous prends Sandrine
45:00en direct aussi
45:01Gérald qui est à Auxerre
45:02et vous vous êtes à Florence
45:03Sandrine
45:04on n'a plus le temps
45:05mais il nous reste quand même
45:062-3 minutes
45:07juste de quoi vous entendre
45:09Sandrine
45:09parce que vous entendez
45:10Gérald ce qu'il dit
45:11c'est inquiétant
45:13tout fout le camp
45:14quelque part
45:14les valeurs fichent le camp
45:16il y a de la violence
45:17vous partagez le point de vue
45:18de Gérald
45:18qui est en direct
45:19avec vous Sandrine ?
45:21je le partage entièrement
45:22je pense que j'allais dire
45:23à peu près les mêmes choses
45:24mais au contraire
45:25allez-y
45:25pour moi
45:28tout est orchestré
45:29et cet article 16
45:30nous pend au nez
45:30et je vous avoue
45:31que ça me rend très très inquiète
45:33cette espèce de clivage
45:34aujourd'hui
45:35qu'on est subi
45:35dans notre société
45:36moi j'ai grandi dans le Gers
45:38on a une grosse population
45:39d'immigrés italiens
45:40espagnols
45:40on a beaucoup de marocains
45:42et pas mal d'algériens
45:43et on a tout le temps
45:44tout le temps vécu ensemble
45:45on était à l'école ensemble
45:47on est toujours amis
45:48et aujourd'hui
45:49quand je vois ces clivages
45:50quand je l'entends
45:51dire
45:52que c'est un crime raciste
45:54l'attentat de Trappes
45:58évidemment c'est un crime raciste
45:59il dit
45:59c'est le premier
46:00mais c'est lunaire ou quoi ?
46:02c'est raciste
46:02mais c'est pas le feu
46:03le Bataclan
46:03non mais j'en déconne
46:05mais le père Emel
46:06c'était pas un crime raciste
46:07les attentats du Bataclan
46:09c'était pas raciste
46:10l'autre abruti
46:12de Mera
46:12qui a assassiné
46:13des gens
46:15issus de sa communauté
46:16de l'immigration
46:17de l'Afrique du Nord
46:18sous prétexte qu'ils étaient militaires
46:20donc qu'ils défassaient notre pays
46:22le pays dans lequel ils sont nés
46:24et ça m'a
46:25je vous assure
46:26ça m'a mis
46:27ça m'a mis à mal
46:28parce que
46:29et je suis sûre
46:29que je suis pas toute seule
46:30dans ce cas là
46:31et je me dis
46:31mais à quoi il joue
46:33quels sont les objectifs
46:35de ce clivage
46:36parce que le vivre
46:37à l'exemple
46:37il a foutu le camp
46:38il n'existe plus aujourd'hui
46:39il n'existe plus
46:40on l'a plus
46:41on l'a perdu
46:41pour moi on l'a perdu
46:42vraiment
46:43on l'a perdu
46:43les jeunes
46:44pas nous
46:44pas les vieux
46:45pas les quincas
46:47j'en suis
46:48j'en suis
46:50Gérald
46:50d'un mot
46:51et Sandrine
46:51étant direct
46:52vous partagez
46:53le moindre point de vue
46:54il y a quelque chose
46:55qui a glissé
46:56dans la société française
46:57Gérald
46:57vous entendez Sandrine
46:59absolument
47:01à partir du moment
47:02où comme disait la nomme
47:03il y a du clivage
47:04mais ce qui est inquiétant
47:06c'est que
47:07j'ai l'impression
47:08que du jour au lendemain
47:09on fait monter des partis
47:10pour que
47:12ce pays pour moi
47:13a été détruit
47:14par les politiques
47:15je suis intimement convaincu
47:18quand on voit Macron
47:19et moi j'en reviens à Macron
47:20c'est pas que
47:22je suis tellement
47:24écœuré
47:24de cette politique
47:25que
47:26tout ce que je vois
47:27en ce moment
47:28tout ce que je vois
47:28que j'entends
47:29on vous dit
47:29faites des efforts
47:30faites ci
47:31faites ça
47:31mais en attendant
47:32on fait quoi ?
47:33on fait rien pour les citoyens
47:34on fait rien pour les jeunes
47:35les retraités
47:36ultimorphes
47:37on est tous
47:38en train
47:39de payer
47:40les conneries
47:41des gouvernements
47:42qui à la limite
47:44sont là
47:44pour normalement
47:45je dirais
47:46faire tourner le pays
47:47et ils le font pas
47:48donc la violence
47:49elle est là
47:50elle est présente
47:51et monsieur Mélenchon
47:52profite de ça
47:53je suis désolé
47:54il y a eu combien
47:55de personnes
47:55il faut conclure Gérald
47:56j'ai entendu Gérald
47:57pardonnez-moi
47:58je vous coupe
47:58c'est dur
47:59mais vous devez bien
48:01entendu le message
48:01Gérald
48:02merci à vous
48:02depuis Auxerre
48:04et merci à vous
48:05Sandrine
48:05depuis Florence
48:06merci à tous les deux
48:07et merci à toutes
48:07et à tous
48:08qui avaient appelé
48:09pendant cette heure
48:10et vous avez
48:11exprimé avec
48:12beaucoup d'émotion
48:13et beaucoup de
48:15sincérité
48:15beaucoup de clarté
48:16ce qui vous préoccupe
48:18ce qui vous tracasse
48:19ce qui doit changer
48:20dans ce pays
48:21merci à toutes et à tous
48:22dans un instant
48:23restez sur Sud Radio
48:26Ferniaud
48:27fait le marché
48:27avec Vincent Ferniaud
48:29à tout de suite