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  • il y a 9 minutes
Chaque week-end, Loïc Besson vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.

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00:00:00Bonjour à tous, il est quasiment 10h, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez sur BFM TV
00:00:06avec et au sommaire bien sûr ce lendemain de manifestations un peu partout en France,
00:00:10des cortèges beaucoup plus calmes que la semaine dernière entre 410 et 800 000 personnes dans la rue
00:00:16pour demander au gouvernement des réponses pour l'éducation, pour le pouvoir d'achat,
00:00:20dispositifs de sécurité colossales aussi, vous l'avez vu, pour empêcher un nouveau week-end de chaos,
00:00:26manifestement suffisamment efficace, mais pour combien de temps qu'elle suit à la mobilisation ?
00:00:31Est-ce que ça va être comme ça chaque week-end ? C'est ce à quoi appellent certains.
00:00:35Nouvelle journée sous tension en tout cas aujourd'hui du côté d'Orléans pour le point d'orgue du congrès
00:00:40du RN
00:00:41avec les discours de Marine Le Pen et Jordan Bardella cet après-midi, ça sera à suivre en direct sur
00:00:45BFM TV
00:00:46mais dans une salle bunkerisée pour cause de crainte d'affrontement à l'extérieur avec l'ultra-gauche
00:00:52qui appelle à se mobiliser malgré l'interdiction de manifester à Orléans.
00:00:57Et puis bien sûr, on verra ensemble ensuite les suites de l'enquête après l'attaque manifestement raciste
00:01:03dans les Yvelines, les services antiterroristes sont saisis, ce sont eux qui interrogent actuellement le principal suspect.
00:01:10On en sait d'ailleurs plus sur son profil, un exemplaire du livre d'Adolf Hitler,
00:01:15« Mein Kampf » a été découvert tout comme une bible et un courant à son domicile.
00:01:20Un jeune de 26 ans a été tué, cinq autres ont été blessés dont une enfant de 12 ans
00:01:25qui se trouve toujours en urgence absolue.
00:01:41Stop ou encore, c'est la question qui se pose ce matin au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation.
00:01:46Des centaines de milliers de personnes dans la rue pour défendre le pouvoir d'achat
00:01:50et des meilleurs services publics.
00:01:51410 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur, deux fois plus selon la CGT.
00:01:57Et des dégâts cette fois très limités, s'est réjoui Laurent Nunez malgré près d'un millier d'interpellations dans
00:02:02toute la France.
00:02:03Clémence Renard, on vous retrouve à Paris où le parcours du cortège a été écarté du centre-ville hier,
00:02:09le dispositif policier colossal.
00:02:11Mais est-ce que ça peut être comme ça tous les week-ends ?
00:02:17En tout cas, les habitants que l'on a rencontrés nous disent qu'ils espèrent,
00:02:21si ça doit être amené à continuer, que ça se fera dans le calme.
00:02:24En tout cas, il y a des habitants qui nous disent qu'il faut continuer à manifester
00:02:27tant que les manifestants n'auront pas eu gain de cause,
00:02:29n'auront pas été entendus par le gouvernement.
00:02:32Et surtout, ils attendent des solutions de la part du gouvernement.
00:02:35Les commerçants ici au marché de Bassi, eux, sont un peu plus inquiets
00:02:38si jamais il devrait y avoir des manifestations comme ça toutes les semaines
00:02:42parce qu'eux, ils sont impactés par ces manifestations.
00:02:46Surtout les commerçants qui vendent du textile, des vêtements ou encore des bijoux,
00:02:50par exemple des produits à offrir de manière générale
00:02:52parce que ce sont surtout les touristes qui viennent voir ces commerçants-là en particulier.
00:02:56Et les touristes, ça fait plusieurs semaines qu'ils voient notamment à la télé,
00:03:00sur les réseaux sociaux, des images de casse.
00:03:01Ça les inquiète.
00:03:02Et donc, il y en a beaucoup qui ne viennent plus dans la capitale.
00:03:05Et donc, ces commerçants, ils souffrent forcément de cette situation.
00:03:09Il y a aussi autre chose.
00:03:09C'est que, notamment ici à Bassi, il y a souvent des manifestations.
00:03:12Et quand c'est le cas, les forces de l'ordre viennent voir les commerçants ici au marché
00:03:16et leur demandent de plier plus tôt, aux alentours de midi en général,
00:03:20au lieu de 14h30, justement pour mettre en place un périmètre de sécurité
00:03:24pour permettre les manifestations.
00:03:25Et ça aussi, ça représente une perte de chiffre d'affaires.
00:03:28Je vous propose par exemple d'écouter Betty.
00:03:30Elle nous dit être assez inquiète pour les semaines à venir écouter.
00:03:34Je suis revenue il n'y a pas très longtemps.
00:03:36Donc là, je reprends les marchés et puis à voir ce qui va suivre.
00:03:41On espère que ça va se passer bien.
00:03:44Mais c'est vrai qu'on a toujours peur.
00:03:47Parce qu'apparemment, on nous a dit que ça allait durer plusieurs temps en plus.
00:03:49Donc, ce n'est pas bien pour nous.
00:03:52Là, on arrive dans les périodes de Noël.
00:03:53Donc, les idées cadeaux et tout.
00:03:55Donc, si on n'a pas de monde sur les marchés.
00:03:58Voilà, il y a même d'autres commerçants qui vont plus loin.
00:04:01Tout à l'heure, on discutait avec un monsieur qui nous disait
00:04:04qu'il est là toutes les semaines ici au marché de Bastille.
00:04:07Et il nous a dit, je pense que ça va être mon dernier dimanche
00:04:09quand il voit justement les nouveaux appels à manifester.
00:04:12Il se dit qu'il ne va y avoir personne tout simplement à son stand.
00:04:15Et il nous dit, je vais peut-être prendre des vacances,
00:04:17le temps en tout cas que tout ça se calme.
00:04:20Merci Clément, c'est avec Lénaïc Gouiriègue.
00:04:22Bonjour Muriel Gilbert, merci d'être sur le plateau de BFM TV.
00:04:25Vous êtes co-déléguée générale de l'Union syndicale solidaire.
00:04:29Ça peut continuer comme ça chaque week-end ?
00:04:31Alors, ça va continuer tant que Macron ne répondra pas
00:04:35à nos revendications sociales et à la colère sociale
00:04:39qui est maintenant généralisée.
00:04:41On a vu un mouvement lycéen, étudiant.
00:04:44On a vu aussi une colère sociale des Gilets jaunes,
00:04:47mais plus largement une colère sur les salaires.
00:04:50Je vous rappelle aussi que début septembre,
00:04:53c'était aussi la colère des pompiers
00:04:54par rapport aux moyens qu'ils n'avaient pas cet été pour les incendies.
00:04:58Donc, on voit qu'il y a une agrégation des colères.
00:05:01Et en fait, nous appelons par exemple Solidaire
00:05:05à être dans la rue samedi prochain le 31.
00:05:08D'ores et déjà, appel à manifester samedi prochain ?
00:05:10Oui, parce que nous n'avons pas de réponse du tout de ce gouvernement.
00:05:15Alors, quand même, pour les lycéens,
00:05:17ils ont été reçus par le président de la République cette semaine.
00:05:21Oui, ben, c'est le président de la République.
00:05:22Ils vont être reçus demain par le Premier ministre à Matignon.
00:05:27Vous ne sentez pas quand même que les choses bougent ?
00:05:28Alors, il y a depuis des années, en fait,
00:05:30des demandes notamment de la part des syndicats étudiants,
00:05:34mais aussi de l'éducation nationale,
00:05:36d'avoir des moyens, des profs.
00:05:38Il y a eu des grèves massives aussi,
00:05:42des accompagnants aussi, des élèves handicapés.
00:05:44Il n'y a jamais rien de concret qui est donné.
00:05:47Donc là, on a une colère sociale explosive.
00:05:50On attend des annonces, en fait.
00:05:52Il a reçu les syndicats, sauf Solidaire d'ailleurs, récemment.
00:05:57Et à la sortie de ça, il n'y a aucune réponse sur les salaires.
00:06:00C'est quelque chose qui devient gravissime.
00:06:02On a des hausses de logement, des prix de l'énergie.
00:06:04En l'occurrence, l'augmentation de chimique,
00:06:05c'est quand même quelque chose qui est dans les tuyaux.
00:06:06Alors, dans les tuyaux, 15 euros.
00:06:08Enfin, je veux dire, par rapport à une colère sociale qui monte,
00:06:11avec une convergence des luttes,
00:06:14notamment le désespoir de la jeunesse
00:06:16qui demande juste des conditions d'études décentes,
00:06:19il faut allonger des choses concrètes et importantes.
00:06:23Et là, on n'a pas cette réponse-là.
00:06:24Donc, il y aura aussi une grève le 5 novembre.
00:06:27Et on appelle Solidaire, dès à présent,
00:06:29à réfléchir, à reconduire cette grève.
00:06:31Parce que, pour nous, c'est aussi une grève massive
00:06:33qui bloque l'économie,
00:06:34qui peut être une réponse qui sera enfin entendue.
00:06:38Bonjour Bruno Jody.
00:06:38Merci d'être également avec nous.
00:06:40Bonjour Loïc.
00:06:41L'exécutif s'apprête à apporter des réponses
00:06:44à cette colère sociale, à cette mobilisation
00:06:46qui s'annonce, donc, de week-end en week-end, maintenant ?
00:06:49Oui, alors, pour l'exécutif, forcément, c'est très compliqué.
00:06:52Alors, ils ont essayé de commencer à répondre,
00:06:54évidemment, pour les syndicats,
00:06:57pour les représentants des lycéens.
00:06:58Tout ça, le compte n'y est pas.
00:07:01Vendredi, le président de la République
00:07:02a reçu les organisations lycéennes.
00:07:05C'est un peu passé sous les radars,
00:07:06compte tenu de l'horreur qui s'est produite à Trappes.
00:07:10Il a mis sur la table un certain nombre de choses,
00:07:12notamment la refonte de Parcoursup.
00:07:14Sébastien Lecornu recevra son tour
00:07:15des organisations lycéennes.
00:07:18On ne sait pas, on est encore loin de la sortie de crise,
00:07:20mais quand même, le dialogue s'amorce.
00:07:23Avec les syndicats,
00:07:23ça ne s'est pas très, très bien passé la semaine dernière.
00:07:27Le compte n'y est pas.
00:07:28Là aussi, le Premier ministre et son ministre de l'Affaires Sociales
00:07:31envisagent d'avancer la hausse prévue du SMIC
00:07:34à novembre au lieu de janvier.
00:07:37Là aussi, le compte n'y est pas.
00:07:39Mais on voit bien que le gouvernement a compris
00:07:41que l'affluence ne baissait pas.
00:07:43Moins de casse, moins d'images de casse
00:07:44et de violences hier.
00:07:46Mais l'affluence est très importante.
00:07:49Et le problème du gouvernement,
00:07:51c'est qu'il est sans capital politique,
00:07:53sans argent,
00:07:56empêtré dans un budget introuvable.
00:07:58Donc ça va être compliqué de faire baisser
00:08:01et surtout de casser la spirale
00:08:02des manifestations tous les samedis
00:08:05qui rapidement vont devenir un problème économique
00:08:07parce que les commerçants,
00:08:09qui déjà ont été très touchés la semaine dernière,
00:08:11vont se retrouver avec des fermetures préventives
00:08:14tous les samedis au rythme où ça va.
00:08:15Bonjour Jonas Haddad.
00:08:16Merci d'être également avec nous,
00:08:18porte-parole adjoint des Républicains,
00:08:19vice-président de la région Normandie.
00:08:22La balle est désormais dans le camp du gouvernement
00:08:24pour ne pas qu'il y ait cette colère sociale,
00:08:27cette mobilisation avec toutes les conséquences
00:08:29que ça a sur les forces de l'ordre
00:08:30mais aussi sur les commerçants chaque week-end.
00:08:34Oui, la balle est dans le camp du gouvernement.
00:08:35Simplement, ce que je pense,
00:08:36c'est que le gouvernement ne peut pas apporter,
00:08:38et je ne suis pas là pour porter sa parole,
00:08:40mais ne peut pas apporter des réponses
00:08:42à toutes les problématiques en même temps.
00:08:44C'est pour ça que je n'aime pas le thème
00:08:45de convergence des luttes,
00:08:47qui est un thème très marxiste,
00:08:48qui consiste à agréger des colères
00:08:51qui n'ont strictement rien à voir.
00:08:52Est-ce qu'on peut m'expliquer la différence
00:08:54et aussi les points communs
00:08:56entre les revendications d'un pêcheur
00:08:58dont l'essence est trop chère
00:08:59et un lycéen qui se plaint des conditions d'études ?
00:09:02Je pense qu'il n'y a pas de points communs.
00:09:03En revanche, il faudrait vraiment traiter rapidement
00:09:05cette colère sociale.
00:09:06Alors c'est vrai que les salaires sont trop bas
00:09:08et que le travail ne paye plus.
00:09:10Mais à la différence de ce que disent les syndicats
00:09:13avec une vision un peu, je dirais, datée de l'économie,
00:09:17nous, nous pensons qu'il faut plutôt baisser
00:09:19les taxes sur les salaires,
00:09:20puisqu'on est le pays dans lequel il y a le plus de taxes
00:09:23sur les salaires dans tout le monde développé.
00:09:26Et enfin, j'en terminerai par un point.
00:09:28Dans le monde développé, on nous regarde.
00:09:30Nos taux d'intérêt viennent d'exploser.
00:09:33Nous sommes désormais à 5 %,
00:09:35donc à plus de 5 %.
00:09:37Donc si on continue à vouloir s'amuser,
00:09:39à faire la grève tous les week-ends et toutes les semaines,
00:09:43on va continuer à devoir emprunter plus cher.
00:09:45Et tout l'argent qu'on aurait pu mettre dans le service public,
00:09:48on va l'envoyer dans des fonds de pension étrangers.
00:09:51Donc il faut savoir ce qu'on veut.
00:09:52Est-ce qu'on veut continuer à envoyer de l'argent
00:09:54à des prêteurs étrangers ?
00:09:56Ou est-ce qu'on veut que notre pays s'en sorte
00:09:57en apportant ces vraies des réponses,
00:10:00mais la convergence des luttes et le grand soir,
00:10:02ça n'a jamais rien apporté de bon
00:10:04lorsqu'il y a des problématiques très particulières
00:10:06et qui n'ont rien à voir entre les unes et les autres.
00:10:09Et est-ce qu'on veut que ça dure comme ça aussi chaque week-end ?
00:10:12C'est la question que beaucoup se posent ce matin encore,
00:10:15au vu de la situation qui semble pour beaucoup bloquer.
00:10:19Il y avait une mobilisation également à Marseille hier où vous trouvez Noémie Vira,
00:10:24là où des casseurs ont bien tenté de réitérer les scènes du week-end dernier
00:10:29dès la nuit tombée.
00:10:34Oui, le calme est revenu ce matin,
00:10:36mais c'est vrai que Marseille porte encore les stigmates des violences de la veille.
00:10:40Sept commerces ont été pillés, dégradés,
00:10:42dont cette horlogerie bijouterie 4-8 située boulevard de la Libération
00:10:47qui a été prise pour cible vers 19h hier.
00:10:50Et nous avons rencontré la compagne du propriétaire qui était sur place au moment des faits.
00:10:55Je vous propose de l'écouter.
00:10:58Alors en fait, c'est toute une vie d'un artisan bijoutier.
00:11:03Là, il est parti à 18h15, la rue était calme, il a fermé son rideau
00:11:07et trois quarts d'heure après, le commerce d'à côté l'a appelé pour lui dire
00:11:11qu'on était en train de lui arracher son rideau.
00:11:14Et donc on est revenu en catastrophe pour constater les dégâts.
00:11:18Donc on n'a pas été assez vigilants,
00:11:21on pensait que ça s'était tassé depuis le week-end dernier.
00:11:25Cet après-midi, ça semblait calme.
00:11:27Et là, on est encore plus choqués parce qu'on ne pensait pas être devant ce fait accompli.
00:11:34Et vous voyez la devanture qui a été entièrement condamnée par des panneaux de bois,
00:11:38des panneaux qui ont été donc installés pour sécuriser son commerce.
00:11:42Vous voyez aussi des débris, des présentoirs qui jonchent encore le sol.
00:11:47Hier soir, les forces de l'ordre sont intervenues pour procéder aux premières constatations.
00:11:52La police municipale était également sur place accompagnée des équipes sinophiles.
00:11:57Bien sûr, pour le moment, le montant du préjudice est difficile à déterminer.
00:12:01Au total, 71 personnes ont été interpellées à Marseille, 40 majeurs, 61 placés en garde à vue.
00:12:08Merci beaucoup Noémie pour ces dernières informations avec Valentine Ribes depuis Marseille, en direct sur BFM TV.
00:12:14Bonjour Mélanie Vecchio, journaliste poli-justice BFM TV.
00:12:18C'est que les individus violents étaient moins nombreux hier ou alors que les forces de l'ordre étaient en
00:12:23nombre bien plus important ?
00:12:25Il y avait plus de forces de l'ordre, effectivement, puisque sur le territoire, la semaine dernière, il y avait
00:12:3360 000 policiers et gendarmes.
00:12:37Cette semaine, il y avait 70 000.
00:12:39Il y avait des engins qui étaient forcément dissuasifs.
00:12:42On pense aux centaures, on pense notamment aux engins lanceurs d'eau de la police.
00:12:49Il y avait des hélicoptères, des drones.
00:12:50Donc, il y avait un dispositif qui était relativement beaucoup plus élaboré, conséquent que le dispositif de la semaine dernière.
00:12:58Ce qu'il y a de changé aussi dans ce dispositif, c'est qu'il était beaucoup plus mobile.
00:13:04Et on l'a vu à Lyon, parce qu'on était en direct toute la journée avec Lyon et nos
00:13:08correspondances.
00:13:09C'est que les casseurs, finalement, ont voulu se réunir sur un périmètre interdit et se sont disloqués tout au
00:13:15travers de la ville.
00:13:16Et pendant toute l'après-midi, les forces de l'ordre ont poursuivi, ont pourchassé les casseurs, ont tenté de
00:13:24disloquer ces groupes qui tentaient de se former.
00:13:27Donc, un dispositif qui était beaucoup plus mobile.
00:13:29C'était la consigne qui avait été donnée au niveau national par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:13:34Donc, oui, plus de forces de l'ordre, mais un autre dispositif également.
00:13:37Muriel Gilbert, il y a aussi eu une prise de conscience des manifestants eux-mêmes qui se sont imposés peut
00:13:43-être une plus forte vigilance pour ne pas que leur cortège tourne mal.
00:13:49Alors, je ne peux pas dire ça.
00:13:50Moi, ce qui m'inquiète, c'est qu'en fait, il y a eu une forme d'instrumentalisation des syndicats.
00:13:55Je dis ça parce qu'en fait, on a déposé des parcours partout dans chaque ville de France.
00:14:01Et partout, il y a eu soit des interdictions totales, soit des parcours imposés qui étaient vraiment en marge des
00:14:10centres-villes.
00:14:10Donc, là aussi, pour ne pas être vus.
00:14:12Donc, c'est l'escalade aussi sécuritaire qui nous inquiète.
00:14:19Au lieu de répondre avec des politiques sociales ou de trouver l'argent, parce qu'il y en a de
00:14:26l'argent.
00:14:27Je pense que je réponds aussi à l'intervention qu'il y a eu auparavant.
00:14:31Il y a eu quand même des milliards de distribués de dividendes.
00:14:36Rien que le deuxième semestre qui vient de s'écouler, c'est 61 milliards qui ont été distribués.
00:14:42Donc, de l'argent, on peut en trouver pour répondre aux politiques sociales.
00:14:46Moi, je pense que ce qui est étonnant et qui montre aussi l'ampleur de cette colère sociale,
00:14:51c'est qu'effectivement, il y a eu un succès manifeste partout,
00:14:56avec quasiment 800 000 manifestants partout en France.
00:15:02Ce qui montre qu'il y a une détermination.
00:15:04Et ce qui montre aussi que, oui, les gens, ceux qui expriment leur colère sociale,
00:15:09ce n'est pas pour...
00:15:11Ils n'ont pas envie de risquer, finalement, d'être blessés par la police.
00:15:14Ils veulent juste être entendus.
00:15:17Et pour ça, je pense qu'il faut absolument qu'il y ait une réponse politique, sociale qui doit être
00:15:23apportée.
00:15:24D'autant que, bien sûr, la crainte, c'est que ces tensions soient croissantes,
00:15:28surtout au fil des semaines, si, comme vous l'espérez, comme vous nous l'annoncez,
00:15:31il va y avoir des mobilisations tous les week-ends.
00:15:34Parce que, lors de la mobilisation à Nice, hier,
00:15:37il y a eu cette contre-manifestation de l'ultra-droite,
00:15:42venue pour en découdre avec l'ultra-gauche.
00:15:45Racontez-nous.
00:15:48Eh bien, vous le voyez, derrière moi, c'est très calme.
00:15:51Il n'y a pas grand monde, en ce dimanche matin, dans les rues de Nice.
00:15:55Alors, difficile de s'imaginer la scène violente qui s'est déroulée hier après-midi.
00:16:00Aux alentours de 18h, des militants d'ultra-droite sont descendus dans la rue
00:16:04pour aider les forces de l'ordre.
00:16:06Ce sont leurs mots.
00:16:08Mais, en réalité, ils sont venus s'en prendre violemment
00:16:11aux manifestants qui étaient dans la rue,
00:16:13mais qui n'avaient pas le droit d'être là,
00:16:15puisqu'on le rappelle, le rassemblement était interdit par la préfecture.
00:16:20Coup de poing, coup de pied, visage tuméfié ce matin.
00:16:22On a pu discuter avec des commerçants qui ont assisté à ces scènes de violence.
00:16:27Ils restent choqués et nous ont confirmé
00:16:29que les militants d'ultra-droite étaient venus uniquement dans un but de violence
00:16:34puisque aucun pillage, aucune dégradation n'a été relevé.
00:16:38Alors, en tout, ces militants d'ultra-droite étaient une cinquantaine
00:16:41et onze d'entre eux ont été interpellés.
00:16:44Merci beaucoup, Ève Jounot, avec Emma Arnaud, depuis Nice, pour ces informations.
00:16:50Il est 10h15, bien sûr, on va continuer à évoquer ce lendemain de manifestation.
00:16:54Et c'est l'avenir.
00:16:55Une information qui nous parvient à l'instant de dernière minute,
00:16:58Mélanie Vecchio, concernant le principal suspect de cette effroyable attaque dans les Yvelines.
00:17:03Vous savez, il était en garde à vue à la sous-direction antiterroriste.
00:17:08Il a été, lors de cette garde à vue, soumis à un examen psychiatrique
00:17:12qui a été réalisé dans la soirée et sa garde à vue a dû être levée.
00:17:16Pour quelle raison ?
00:17:17Parce que l'expert psychiatre a déclaré qu'il devait être soumis à une période d'observation de 48 heures
00:17:24et que son état psy n'était pas compatible, en tout cas dans l'instant, avec une garde à vue.
00:17:30Donc son état, il a été transféré à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.
00:17:36Il y est soumis, pendant une durée de 48 heures, à une période d'observation.
00:17:42Et à l'issue de cette période d'observation, il sera rejugé.
00:17:47Savoir s'il est apte ou pas à ce que cette garde à vue perdure ou pas.
00:17:52Et s'il l'est, il sera entendu, sa garde à vue pourra de nouveau recommencer.
00:17:59Donc cette garde à vue est suspendue pour des raisons psy, pour l'instant.
00:18:04Deuxième chose qu'indique le Parquet national antiterroriste,
00:18:06c'est que l'examen toxicologique qui avait été fait, initialement, lors de cette garde à vue,
00:18:11a permis de détecter la présence de cannabis et de cocaïne dans le sang du suspect
00:18:17et que les quatre autres gardes à vue de l'entourage familial et amical, elles se poursuivent.
00:18:23Merci beaucoup, Mélanie.
00:18:25Information, bien sûr, de dernière minute importante et qui vont sûrement faire réagir,
00:18:29puisqu'on cherche à en savoir plus sur le profil de ce suspect.
00:18:32On va y revenir, bien sûr, dans quelques minutes sur BFM TV.
00:18:35On sera notamment en direct de la sous-direction antiterroriste de Levallois-Péret,
00:18:38puisque c'est là que ce principal suspect était en garde à vue jusqu'à présent,
00:18:43ainsi que quatre de ses proches.
00:18:46On revient quand même un instant sur cette mobilisation et les suites qui vont y être apportées.
00:18:52Est-ce qu'aujourd'hui, il y a déjà eu des discussions avec l'intersyndical pour programmer
00:18:57et pour déposer des appels à manifester ?
00:19:01Alors, le 5 novembre, oui, il est dans le paysage depuis maintenant un moment.
00:19:08Après, c'est chaque organisation syndicale qui décide si elle appelle là à ces manifestations du samedi.
00:19:17Pour nous, pour Solidaire, mais je pense que pour la CGT, il en sera de même.
00:19:22Il y aura forcément des dépôts de manifestations aussi pour samedi prochain,
00:19:28parce qu'on pense qu'il est important en fait que cette colère sociale, à la fois elle s'exprime,
00:19:36qu'elle ne soit pas caricaturée non plus, parce que c'est le risque qu'on voit avec un déploiement
00:19:42aussi répressif de la police en face
00:19:45qui n'a aucune mesure par rapport à...
00:19:47Déploiement pour assurer l'ordre et protéger aussi tous les biens des commerçants, des habitations privées.
00:19:54Alors, on a vu ce qui s'est passé sur les lycéens, c'est des mineurs.
00:19:58Il y a quand même beaucoup de mineurs qui ont eu des blessures graves,
00:20:02parce qu'il y a complètement, je dirais, un armement inadéquat, mais on y reviendra peut-être.
00:20:09Quand vous parlez de cet encadrement, Général Pellis-Prandi, est-ce que les forces de l'ordre ont les moyens
00:20:19de tenir l'encadrement de l'ordre,
00:20:23de protéger les commerçants, les habitations, chaque semaine comme ça ?
00:20:26Alors, juste avant de répondre à votre question, il faut dire une chose très concrète.
00:20:31La vitesse cinétique d'un mortier utilisé par des gens qui manifestaient leur hostilité à la police,
00:20:37vous savez que la vitesse cinétique d'un mortier est deux fois supérieure à celle d'un LBD.
00:20:42Ça veut dire que, oui, c'est une donnée objective.
00:20:46Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'un mortier tiré par un émeutier peut faire beaucoup plus
00:20:50de dégâts, peut beaucoup plus blesser.
00:20:53Deuxième point, concernant effectivement la problématique des forces de l'ordre.
00:20:56Eh bien, oui, c'est la difficulté, tenir dans la durée.
00:20:58Je rappelle 70 000 forces de l'ordre qui ont été mobilisés, donc pour ce week-end.
00:21:03Nous sommes aussi, je rappelle, cet accessoire pour certains,
00:21:06mais parmi eux, il y a des parents qui ont des enfants, donc pas de vacances.
00:21:11Et la question, c'est de savoir combien de temps on peut durer
00:21:14et le coût d'un tel dispositif pour assurer la sécurité des manifestants.
00:21:19Il faut bien rappeler que s'hier, il n'y a pas eu d'incident majeur,
00:21:22c'est par ce déploiement massif qui a permis de garantir la liberté de manifester.
00:21:27Merci à vous d'être venu sur le plateau de BFM TV.
00:21:30Vous restez avec nous dans un tout petit instant.
00:21:32Les dernières informations concernant le principal suspect de cette attaque meurtrière dans les Yvelines,
00:21:39sa garde à vue vient d'être levée pour raisons psychiatriques.
00:21:43C'est ce que dit le parquet antiterroriste.
00:21:45On vous dit tout dans un instant.
00:21:4910h30 sur BFM TV, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez avec ces toutes dernières informations
00:21:54concernant les suites de l'effroyable attaque dans les Yvelines
00:21:59qui a écouté la vie à un jeune Français de 26 ans qui a blessé 5 personnes,
00:22:03dont une enfant de 12 ans qui se trouve en urgence absolue.
00:22:08Capucine-Dièze, on vous retrouve devant les locaux de la sous-direction antiterroriste
00:22:12de Levallois-Péret dans les Hauts-de-Seine, là où le principal suspect était entendu jusque-là
00:22:18parce que sa garde à vue vient d'être levée.
00:22:24Exactement, c'est la dernière information que nous avons.
00:22:27La levée de cette garde à vue, information transmise par le parquet national antiterroriste.
00:22:33On sait que le principal suspect a subi hier soir des examens psychiatriques
00:22:38qui ont donc conduit à la levée de cette garde à vue.
00:22:41Il a été transféré depuis à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.
00:22:47Là, il va subir une période d'observation qui peut durer jusqu'à 48 heures
00:22:51pour savoir si son état de santé est compatible avec la reprise de la garde à vue.
00:22:56On sait également que pendant ces 24 heures de garde à vue,
00:23:00le principal suspect a subi une prise de sang en vue d'examens toxicologiques.
00:23:05Nous avons dorénavant les résultats de ces examens.
00:23:08On sait que le principal suspect était positif au cannabis et à la cocaïne.
00:23:12Quelques mots sur le profil de ce principal suspect.
00:23:16Kevin T., 39 ans, originaire des Yvelines.
00:23:19On sait que pendant la perquisition de son domicile,
00:23:22on a retrouvé dans son domicile plusieurs ouvrages,
00:23:26notamment un exemplaire de Mein Kampf, un exemplaire du Courant,
00:23:29et enfin un exemplaire de la Bible.
00:23:31Pour finir, on sait que Kevin T. était déjà connu des forces de l'ordre.
00:23:35Son casier judiciaire n'était pas vierge.
00:23:37Et il était en position de plusieurs armes de guerre.
00:23:41C'est pour toutes ces raisons que la famille de la victime,
00:23:43cet homme de 26 ans qui est décédé vendredi à Trappes,
00:23:46la famille de la victime demande que soient déterminées les conditions
00:23:50dans lesquelles cet individu n'a fait l'objet d'aucun signalement préventif.
00:23:56Merci beaucoup Capucine, avec Hugo Dorsemène derrière les caméras
00:23:59en direct de Levallois-Péret pour ces dernières informations.
00:24:02Mélanie Vecchio, très concrètement, qu'est-ce que ça signifie
00:24:06pour ce suspect qui a été interpellé, on s'en souvient, il y a deux jours,
00:24:10après avoir tiré, comme ça j'allais dire, au hasard sur des passants,
00:24:14mais non, parce que c'est le motif raciste qui a été retenu
00:24:17en raison des premiers éléments de l'enquête,
00:24:19parce qu'il a ciblé des personnes de couleur.
00:24:23Alors, sa garde à vue pouvait être prolongée jusqu'à mardi,
00:24:26parce que c'est le parquet antiterroriste qui est saisi de cette affaire,
00:24:29et là, sa garde à vue levée, pour des raisons psychiatriques,
00:24:32ça signifie qu'il se passe quoi, là, pour lui ?
00:24:34Alors, ce qu'il faut savoir, c'est qu'en début de garde à vue,
00:24:37il a vu un médecin, ce médecin, médecin généraliste,
00:24:40ce médecin qui a déclaré que sa garde à vue pouvait être,
00:24:43que son état de santé était conforme à la garde à vue,
00:24:45donc qu'il pouvait être entendu par les policiers de l'ASDAT.
00:24:48Hier soir, il n'a pas vu un médecin,
00:24:50enfin, il a vu un expert psychiatrique qui lui a parlé
00:24:56et a observé que son état de santé n'était pas compatible
00:24:59au moment où il lui parlait avec une garde à vue.
00:25:03Donc, il est, pendant une période qui peut durer jusqu'à 48 heures,
00:25:07en observation à l'I3P.
00:25:09L'I3P, c'est l'infirmerie psychiatrique
00:25:11de la préfecture de police de Paris.
00:25:14Au terme de ces 48 heures, ou peut-être avant,
00:25:18il va y avoir une évaluation de son état,
00:25:20savoir si, premièrement, la garde à vue peut continuer,
00:25:23c'est la première option,
00:25:25si son état de santé est compatible avec une garde à vue.
00:25:28Deuxième option, son état de santé n'est pas compatible
00:25:30avec une garde à vue,
00:25:31et là, il pourrait donc rester à l'I3P,
00:25:33donc à l'infirmerie psychiatrique.
00:25:34Ça signifie que, quelles sont les possibilités pour lui,
00:25:38au final, soit être enfermé, incarcéré,
00:25:41soit être mis en hôpital psychiatrique.
00:25:44Mais évidemment, en aucun cas,
00:25:46il est question qu'il soit carrément relâché, ou quoi ?
00:25:49Non, il n'y a aucune raison qu'il soit relâché.
00:25:53Pour l'instant, on est toujours sous le régime de la garde à vue.
00:25:55C'est juste que cette garde à vue qui devait durer 96 heures,
00:25:58elle a été interrompue parce que son état de santé
00:26:00n'était pas conforme à cette garde à vue.
00:26:02à l'issue des possibles 48 heures,
00:26:05en tout cas à l'issue de l'examen,
00:26:06de la période d'observation qu'il est en train de subir,
00:26:09soit sa garde à vue, elle peut reprendre normalement,
00:26:11et les auditions reprennent normalement,
00:26:13soit il est transféré,
00:26:16il reste à l'hôpital psychiatrique
00:26:18de la préfecture de police de Paris.
00:26:19Bonjour Jean-François Ricard,
00:26:21merci d'être en direct avec nous sur BFM TV,
00:26:24ancien procureur antiterroriste.
00:26:26Alors évidemment, cette affaire, elle est scrutée,
00:26:28elle est suivie de près,
00:26:30au vu de l'émoi que ça a suscité,
00:26:31et aussi parce qu'on a envie de comprendre
00:26:33les motivations du suspect,
00:26:36et puis comment on en arrive là.
00:26:38Bon, le fait que cette garde à vue soit levée,
00:26:42ça signifie que ça va forcément ralentir
00:26:45les investigations, les interrogatoires, en tout cas.
00:26:49Alors, la garde à vue n'est pas levée,
00:26:52elle est suspendue.
00:26:53C'est-à-dire qu'elle peut reprendre à l'issue des examens
00:26:58dont l'intéressé va être l'objet.
00:27:01Il y a plusieurs solutions envisagables.
00:27:04Il s'agit d'ailleurs là de questions
00:27:07qui pourraient apparaître dans n'importe quel dossier
00:27:09de droit commun et pas simplement un dossier de terrorisme.
00:27:12Première solution,
00:27:14selon ces examens,
00:27:16son état psychiatrique serait seulement altéré.
00:27:21Si son état est simplement altéré,
00:27:24la garde à vue peut reprendre.
00:27:26Et on tiendra compte,
00:27:28par la suite,
00:27:29il y aura d'autres examens psychiatriques
00:27:31pendant l'instruction,
00:27:33on tiendra compte
00:27:34de cet état psychiatrique altéré.
00:27:36Soit, deuxième solution,
00:27:39on va vers une abolition
00:27:43de ces facultés
00:27:45lors des faits.
00:27:46Et à ce moment-là,
00:27:48effectivement,
00:27:48la procédure aura beaucoup de difficultés
00:27:51à suivre son cours.
00:27:53On s'orientera,
00:27:54exactement comme dans n'importe quel dossier
00:27:56de droit commun,
00:27:57on s'orientera vers une solution
00:28:00d'ordre psychiatrique.
00:28:03Et le fait que ce soit une affaire
00:28:06dont le parquet national antiterroriste
00:28:08soit saisi,
00:28:09ça ne change rien,
00:28:10ça ne change rien aux procédures
00:28:12par rapport à une affaire
00:28:13de droit commun ?
00:28:14Sur ce plan-là,
00:28:15non.
00:28:15J'ai connu ce type d'affaires
00:28:17à de nombreuses reprises
00:28:19alors que je dirigeais le PNAT
00:28:20entre 2019 et 2024.
00:28:23Et dans un premier temps,
00:28:26tout pouvait donner l'apparence
00:28:29d'un attentat terroriste
00:28:31sans aucune discussion possible.
00:28:33Et puis,
00:28:34l'examen de l'intéressé
00:28:35permettait de constater
00:28:37que son état de santé
00:28:39était abolie,
00:28:41en tout cas,
00:28:41ses facultés psychiatriques
00:28:43étaient abolies
00:28:44ou étaient altérées.
00:28:47Alors,
00:28:47il y a une difficulté supplémentaire
00:28:49qui se pose
00:28:50en matière de terrorisme,
00:28:52c'est que,
00:28:52dans la définition même
00:28:54du terrorisme,
00:28:55il s'agit d'une entreprise
00:28:58dont la finalité
00:28:59est de troubler l'ordre public
00:29:01par l'intimidation
00:29:02ou la terreur.
00:29:03Or,
00:29:03ce terme d'entreprise
00:29:04a été défini
00:29:05par la Cour de cassation
00:29:06à plus de reprises.
00:29:07Il existe une certaine préparation,
00:29:09donc une réflexion,
00:29:11une conscience,
00:29:12une volonté.
00:29:13Si on est en présence
00:29:14de quelqu'un
00:29:15dont l'état psychiatrique
00:29:16est très altéré,
00:29:17ça complique un peu les choses.
00:29:18Mais il y a déjà eu
00:29:20des cas comme ceux-là
00:29:21et qui sont allés
00:29:22jusque devant une cour d'assises.
00:29:24La cour d'assises,
00:29:25à ce moment-là,
00:29:26a tenu compte
00:29:27de l'état de santé
00:29:28de l'intéressé.
00:29:29C'est très intéressant
00:29:31ce que vous nous dites,
00:29:32Jean-François Ricard.
00:29:33Bonjour Dominique Sopo,
00:29:33merci d'être avec nous.
00:29:35Vous êtes président
00:29:35de SOS Racisme.
00:29:37On comprend bien sûr
00:29:39que vous suiviez
00:29:39de près cette enquête
00:29:41pour comprendre
00:29:41exactement le profil
00:29:43de ce suspect.
00:29:45Là, en l'occurrence,
00:29:46le fait que son état
00:29:48psychiatrique soit interrogé,
00:29:50ça pourrait donc éventuellement,
00:29:52si on comprend bien,
00:29:54retirer des éléments
00:29:55du caractère terroriste
00:29:57de cette attaque
00:29:59si ce n'était pas vraiment
00:30:00une entreprise,
00:30:01donc quelque chose
00:30:01de pensé, réfléchi ?
00:30:02Je pense qu'il faut
00:30:04distinguer deux choses.
00:30:05Ce n'est pas parce qu'on est
00:30:06dans un état psychiatrique dégradé
00:30:08qu'on ne peut pas
00:30:09préparer quelque chose.
00:30:10Parce qu'en l'espèce,
00:30:12on est face à un individu
00:30:13qui a piégé son habitation,
00:30:17qui s'est déplacé,
00:30:18qui s'est muni d'une arme
00:30:19et qui a visé des gens
00:30:21en disant d'ailleurs
00:30:22qu'il voulait venger
00:30:25les commerçants du 17 octobre
00:30:27en visant des personnes
00:30:28noires et arabes.
00:30:29Alors, à ce stade,
00:30:30sur cette information,
00:30:32ce sont des informations
00:30:33parues dans la presse
00:30:34que nous ne sommes pas
00:30:35en mesure de confirmer
00:30:36à cette heure.
00:30:36Oui, en mesure de confirmer,
00:30:38bon, ceci étant...
00:30:38En tout cas,
00:30:39le caractère raciste
00:30:39a été retenu par le Parc 1.
00:30:40Le caractère raciste
00:30:41a été retenu
00:30:42et il y aurait une forme
00:30:44de cohérence
00:30:46à ce que ces propos
00:30:47qui ont été rapportés
00:30:48par des journaux
00:30:48extrêmement sérieux
00:30:52soient effectivement réels.
00:30:54On verra sur l'état psychiatrique.
00:30:56Ce n'est pas la première fois
00:30:56que dans ce type de dossier,
00:30:58il y a la question
00:30:59de l'abolition du discernement.
00:31:01On se souvient, par exemple,
00:31:02du meurtrier de Sarah Halimi
00:31:04il y a quelques années.
00:31:05Il n'a pas été jugé
00:31:06puisqu'il a été décidé
00:31:07que son état...
00:31:09jugé que son état
00:31:10était aboli,
00:31:11qu'il y avait une abolition
00:31:12du discernement.
00:31:13Dans le cas du meurtre
00:31:15de Mahmoudoubari à Rouen,
00:31:16il y a quelques années,
00:31:19le coupable
00:31:20avait son état psychiatrique
00:31:22altéré.
00:31:23Ça a été jugé ainsi
00:31:23et donc, dans ce cas-là,
00:31:25les peines encourues
00:31:26sont divisées par deux.
00:31:27Vous n'encourez plus
00:31:28que la moitié
00:31:28de la peine normale.
00:31:29Bon, voilà.
00:31:30Mais il y a
00:31:31la dimension judiciaire
00:31:33et il y a une dimension
00:31:35de ce que signifie
00:31:36le fait que quelqu'un
00:31:38aille tirer
00:31:39sur des Noirs
00:31:39et des Arabes
00:31:40parce que même,
00:31:41on dit un fou,
00:31:42on pourrait dire
00:31:43que la folie n'existe pas,
00:31:44mais quelqu'un
00:31:45qui a un état psychiatrique
00:31:46altéré,
00:31:46ça n'est pas complètement
00:31:47le fruit du hasard
00:31:48s'il décide
00:31:49que pour venger
00:31:50les commerçants
00:31:51du 17 octobre,
00:31:52il faut aller tirer
00:31:53sur des Noirs
00:31:53et des Arabes
00:31:54quand on se souvient
00:31:55des discours
00:31:56qu'on a entendus
00:31:56dans les jours
00:31:57qui ont suivi
00:31:58le 17 octobre
00:31:58avec un cadrage
00:32:00extrêmement raciste
00:32:01des explications.
00:32:03Alors, Bruno Jeudy,
00:32:04justement,
00:32:05réponse à ça,
00:32:06c'est vrai que ça fait partie
00:32:07des interrogations
00:32:07qui se sont posées.
00:32:08Est-ce qu'il y a
00:32:08des responsabilités politiques
00:32:10de certains discours
00:32:11derrière ces passages
00:32:13à l'acte ?
00:32:13Vous nous parlez,
00:32:14Dominique Sepo,
00:32:15de la façon
00:32:16dont ont été qualifiés
00:32:17les actes
00:32:18et les violences
00:32:18du 17 octobre
00:32:20avec, pour certains,
00:32:22des propos racistes.
00:32:23Quand on parle
00:32:24de hordes barbares
00:32:26maghrébins et africains
00:32:27comme M. Zemmour,
00:32:29des hordes de sauvages
00:32:30qui sont dans un sentiment
00:32:31de revanche sur la France
00:32:32comme M. Bardella,
00:32:33on comprend bien
00:32:34qu'en fait,
00:32:35on explique aux Français
00:32:37qu'il y a des personnes
00:32:39qui constituent
00:32:40une forme de danger
00:32:41existentiel pour le pays.
00:32:42Si les gens pensent
00:32:43qu'il y a des catégories
00:32:44de la population
00:32:45qui représentent
00:32:46un danger existentiel,
00:32:47vous les autorisez
00:32:48d'une certaine façon
00:32:49à aller supprimer
00:32:51ce danger existentiel.
00:32:52Il y a un débat politique
00:32:53légitime à avoir
00:32:54sur cette question ?
00:32:55Il y a deux choses
00:32:57et c'est vrai
00:32:57que les mots
00:32:58dans ces moments-là
00:32:59ont un sens
00:33:00sont source de gravité
00:33:02et peuvent agir
00:33:04sur les personnes
00:33:05les plus vulnérables,
00:33:07fragiles.
00:33:08Je ne sais pas
00:33:09quels sont les bons mots
00:33:10mais sans doute
00:33:11que ça agit.
00:33:11On verra
00:33:12dans l'enquête
00:33:12si elle peut aller
00:33:14jusqu'au bout
00:33:15s'agissant
00:33:16de ce tueur présumé
00:33:19à trappe vendredi.
00:33:21Après,
00:33:21il y a le débat politique.
00:33:23Je pense qu'il y a deux choses.
00:33:24Il y a effectivement
00:33:25les qualificatifs,
00:33:26les mots
00:33:26qui sont portés
00:33:27par rapport
00:33:28à des faits
00:33:29qui se sont produits
00:33:29samedi
00:33:30d'une très grande gravité
00:33:31c'est-à-dire
00:33:32s'épillage,
00:33:33s'essaccage
00:33:33par des personnes
00:33:35d'ailleurs
00:33:37issues
00:33:39de mouvances différentes
00:33:40de l'ultra-gauche
00:33:41à des casseurs
00:33:42venus de quartiers
00:33:43de banlieue
00:33:44mais aussi
00:33:45des gens
00:33:46qui habitent
00:33:46des centres-villes.
00:33:47On a vu
00:33:47que dans les tribunaux
00:33:49il y avait
00:33:50un peu de tout
00:33:50dans ces personnes.
00:33:53Maintenant,
00:33:54ça ne doit pas
00:33:55non plus
00:33:56disqualifier,
00:33:56interdire
00:33:57le débat
00:33:58sur la question
00:33:58de l'immigration
00:33:59parce qu'il y a
00:34:00un débat qui existe
00:34:00et les personnes
00:34:01qui en parlent
00:34:02ne sont pas
00:34:02toutes des racistes.
00:34:04C'est ça le danger.
00:34:05C'est-à-dire
00:34:05on voit bien
00:34:05la pression
00:34:06qui peut s'organiser
00:34:07sur chercher
00:34:08à empêcher
00:34:08un débat
00:34:09autour de la régulation
00:34:11de l'immigration
00:34:11qui moi je pense
00:34:12fait partie des questions
00:34:13qui doivent être posées
00:34:14dans une campagne
00:34:16présidentielle.
00:34:17Maintenant,
00:34:17il ne faut pas faire
00:34:18aussi tout mélanger,
00:34:19mettre des mots
00:34:21graves
00:34:22et effectivement
00:34:23stigmatisés
00:34:24des populations.
00:34:25ça ne veut pas dire
00:34:27interdire le débat
00:34:28sur l'immigration.
00:34:28Ce serait une grave erreur.
00:34:31On l'a laissé
00:34:32sans doute,
00:34:33les politiques
00:34:34l'ont laissé
00:34:34à l'extrême droite
00:34:38et du coup,
00:34:39on voit bien
00:34:39qu'il y a le sentiment
00:34:41chez une partie
00:34:41des Français
00:34:42qu'on s'est interdit
00:34:42ce débat.
00:34:44Il y a des pays
00:34:44qui l'ont mieux régulé
00:34:45que d'autres
00:34:46en Europe
00:34:48sans que ce soit
00:34:48des régimes
00:34:51disqualifiés
00:34:52pour autant.
00:34:53Dominique Sopo ?
00:34:54Petite remarque
00:34:55sur le fait
00:34:55qu'on aurait laissé
00:34:55le débat sur l'immigration
00:34:56à l'extrême droite,
00:34:57il ne me semble pas.
00:34:59Peut-être même
00:35:00qu'on court un peu
00:35:00trop derrière elle.
00:35:01Je rappelle quand même
00:35:02que sur les dernières décennies,
00:35:03on a eu 30 lois
00:35:04sur l'immigration.
00:35:05On ne peut pas dire
00:35:06que l'immigration
00:35:07soit absente des débats.
00:35:08C'est même quelque chose
00:35:09qui est lancinant,
00:35:10qui est récurrent
00:35:11et à peine a-t-on terminé
00:35:12une loi sur l'immigration
00:35:13qu'il y a déjà des gens
00:35:14qui expliquent
00:35:14qu'il en faut une nouvelle.
00:35:16Donc, on est quand même
00:35:17plutôt dans une forme
00:35:19d'obsession
00:35:21peut-être très française,
00:35:22je ne sais pas,
00:35:23sur la question de l'immigration
00:35:24même si ça touche
00:35:25d'autres pays.
00:35:27Je ne pense pas
00:35:27que le débat soit interdit
00:35:29sur l'immigration
00:35:30ou en tout cas,
00:35:31s'il y en a qui souhaitent
00:35:32interdire des débats
00:35:33sur l'immigration,
00:35:34le moins qu'on puisse dire
00:35:35c'est que ça n'est pas
00:35:36très réussi
00:35:36au regard du nombre
00:35:38de papiers
00:35:39et de plateaux
00:35:40que cela suscite
00:35:40et de production législative.
00:35:43de ce qui s'est passé
00:35:43et c'est effroyable
00:35:45dans les Yvelines.
00:35:46Alors, il faudrait faire attention
00:35:48à ce débat sur l'immigration.
00:35:50Qu'il faille faire attention
00:35:52lorsque il y a des Noirs
00:35:53et des Arabes
00:35:54qui se font buter
00:35:54par quelqu'un
00:35:55en disant qu'il veut
00:35:56manger des commerçants,
00:35:57je pense que c'est quand même
00:35:58la moindre des choses
00:35:59au passage
00:36:00parce que les mots
00:36:00ils ont quand même
00:36:02des conséquences.
00:36:03Je parlais d'ailleurs...
00:36:04M. Sopo, de toute façon
00:36:04ça tombe sur le coup de la loi.
00:36:05Le racisme
00:36:06c'est un délit.
00:36:08Non, pas tout à fait.
00:36:09En partie quand même.
00:36:10Oui, mais en fait...
00:36:11Il y a des lois qui existent.
00:36:13Non, bien sûr
00:36:14qu'il y a des lois qui existent.
00:36:15Non, mais bien sûr
00:36:15qu'il y a des lois qui existent.
00:36:16On dit souvent
00:36:17le racisme est un délit.
00:36:18Mais par exemple
00:36:19si vous prenez
00:36:19les discours de Jean-Marie Le Pen
00:36:21on peut dire
00:36:21qu'à peu près
00:36:22tous ces discours étaient racistes.
00:36:23Il y en a très peu
00:36:24qui tombaient
00:36:25formellement sur la loi.
00:36:26Il a quand même été condamné
00:36:27à plusieurs reprises
00:36:28tout comme Éric Zemmour.
00:36:34et il a été poursuivi.
00:36:35Bien évidemment.
00:36:35Mais ce que je veux dire
00:36:36c'est qu'on peut très bien
00:36:37avoir un discours malveillant
00:36:40avec une dimension raciste évidente
00:36:42sans que cela tombe
00:36:43sous le coup de la loi
00:36:43parce que,
00:36:44fort heureusement d'ailleurs,
00:36:45on a aussi un cadre juridique
00:36:47qui est très protecteur
00:36:48de la liberté d'expression.
00:36:50Donc on peut avoir
00:36:50un discours de la malveillance,
00:36:52de la stigmatisation.
00:36:54Voilà.
00:36:54M. Bardella parle de
00:36:56ordre de sauvage.
00:36:57Il ne dit pas les Noirs et les Arabes.
00:36:58Mais le sous-texte,
00:36:59tout le monde comprend bien
00:37:00de quoi il parle
00:37:01lorsqu'il dit
00:37:01que ce sont des gens
00:37:02qui ont un sentiment
00:37:03de revanche sur la France.
00:37:03Ça n'est pas condamnable.
00:37:05Pourtant,
00:37:05j'estime que c'est un propos raciste.
00:37:07J'aimerais qu'on revienne
00:37:08sur le profil du suspect
00:37:11de cette attaque
00:37:12dans les Yvelines
00:37:13dont la garde à vue
00:37:14a été suspendue.
00:37:15Jean-François Ricard,
00:37:16la question se pose
00:37:17est-ce que ça a été
00:37:18un coup de folie
00:37:19parce que son état psychiatrique
00:37:20est mis en cause ?
00:37:21Dans les éléments
00:37:22qui ont été retrouvés
00:37:23notamment à son domicile,
00:37:24il y a cet exemplaire
00:37:25du livre d'Adolf Hitler,
00:37:27Mein Kampf.
00:37:28Ça, évidemment,
00:37:29ça fait réagir,
00:37:30ça interroge beaucoup.
00:37:31Oui, il faut aussi réfléchir
00:37:35en allant un peu plus loin.
00:37:38Deux observations.
00:37:39Les discours extrémistes
00:37:41portent toujours
00:37:42encore davantage
00:37:44sur les personnes
00:37:45fragiles psychiatriquement.
00:37:47Vous savez,
00:37:48lorsque
00:37:49on s'intéressait
00:37:51et on s'intéresse toujours
00:37:52au phénomène djihadiste,
00:37:54il y a environ 15%
00:37:55des individus
00:37:57qui partagent
00:37:58cette idéologie djihadiste,
00:38:00donc du terrorisme djihadiste,
00:38:0115%
00:38:02qui présentaient
00:38:03les troubles psychiatriques.
00:38:05Et les chiffres
00:38:06seront certainement
00:38:07à peu près similaires
00:38:08si on s'intéresse
00:38:10aux mouvements,
00:38:12aux différents mouvements
00:38:13terroristes
00:38:13d'ultra-droite.
00:38:14donc on ne doit pas
00:38:17être tellement étonné.
00:38:18Les discours extrémistes
00:38:19portent d'abord
00:38:21de manière
00:38:21extrêmement efficace
00:38:23sur tous les individus
00:38:24qui présentent
00:38:25des problèmes psychiatriques.
00:38:27Il ne faut pas l'oublier,
00:38:28ce n'est pas quelque chose
00:38:29de nouveau.
00:38:30D'autres,
00:38:31deuxième observation,
00:38:33je crois que,
00:38:34et je reviens
00:38:34sur ce qui a été dit
00:38:35il y a quelques instants
00:38:36par plusieurs intervenants,
00:38:37je partage tout à fait
00:38:38ce qui a été dit.
00:38:39qu'il faut faire
00:38:41extrêmement attention
00:38:42à tous ces discours
00:38:44extrémistes
00:38:44de tous bords.
00:38:46Je dis bien
00:38:46de tous bords.
00:38:47Les discours extrémistes
00:38:49sont toujours
00:38:50à l'origine
00:38:51de faits
00:38:52extrêmement graves,
00:38:53extrêmement violents.
00:38:54Je n'ai pas vu
00:38:55pendant les 20 dernières années
00:38:57pendant lesquelles
00:38:57je me suis occupé
00:38:57du terrorisme,
00:38:58je n'ai jamais vu
00:38:59d'action terroriste
00:39:00sans au préalable
00:39:02des discours extrémistes.
00:39:04Merci beaucoup,
00:39:05merci Jean-François Ricard,
00:39:06merci également à vous
00:39:07d'être venu sur le plateau
00:39:08de BFM TV.
00:39:09Tout de suite,
00:39:10c'est la chronique éco.
00:39:12Quasiment 11h sur BFM TV,
00:39:14soyez les bienvenus
00:39:14si vous nous rejoignez
00:39:16au lendemain
00:39:16de ces manifestations
00:39:17un peu partout en France,
00:39:19entre 410 et 800 000 personnes
00:39:22dans les rues
00:39:23pour demander des actes
00:39:25pour l'éducation
00:39:26ou encore le pouvoir d'achat
00:39:27avec un dispositif
00:39:28de sécurité colossal
00:39:30pour empêcher
00:39:30un nouveau week-end de chaos.
00:39:33manifestement suffisamment efficace
00:39:35mais pour combien de temps
00:39:36qu'elle suit donner
00:39:37à la mobilisation ?
00:39:38Est-ce que ça va être
00:39:39chaque week-end
00:39:40comme l'appellent certains ?
00:39:41Une nouvelle journée
00:39:42sous tension en tout cas
00:39:43dès aujourd'hui
00:39:44du côté d'Orléans
00:39:45pour ce point d'orgue
00:39:46du congrès du RN
00:39:47avec les discours
00:39:47de Marine Le Pen
00:39:48et Jordan Bardella
00:39:49qui seront à suivre
00:39:50cet après-midi
00:39:50à partir de 15h
00:39:51sur BFM TV en direct
00:39:53mais dans une salle
00:39:54bunkerisée
00:39:55pour cause de crainte
00:39:56d'affrontement
00:39:56avec l'ultra-gauche
00:39:57qui compte se mobiliser
00:39:59malgré l'interdiction
00:40:00de manifester
00:40:00aujourd'hui ?
00:40:02Et puis les suites
00:40:03de l'enquête
00:40:03après l'attaque
00:40:04manifestement raciste
00:40:05dans les Yvelines
00:40:06avec ses toutes dernières
00:40:07informations.
00:40:08La garde à vue
00:40:09du principal suspect
00:40:10vient d'être suspendue
00:40:12pour des raisons psychiatriques.
00:40:14Alors il va y avoir
00:40:14des analyses
00:40:15sachant que
00:40:16quatre autres personnes
00:40:17quatre de ses proches
00:40:18sont également
00:40:19entendues
00:40:20à la sous-direction
00:40:21antiterroriste
00:40:22de Levalo-Apéret
00:40:22dans les Hauts-de-Seine.
00:40:24Un exemplaire
00:40:25du livre
00:40:26Mein Kampf
00:40:26d'Adolf Hitler
00:40:27notamment a été retrouvé
00:40:29à son domicile.
00:40:30Cette attaque
00:40:31est qui a fait un mort.
00:40:32Un jeune de 26 ans
00:40:33qui a été tué
00:40:34cinq blessés
00:40:35dont une enfant
00:40:35de 12 ans
00:40:37en urgence absolue.
00:40:52Stop ou encore ?
00:40:53C'est donc la question
00:40:54ce matin
00:40:55au lendemain
00:40:56d'une nouvelle journée
00:40:56de mobilisation.
00:40:58Des centaines
00:40:58de milliers de personnes
00:40:59dans la rue
00:41:00pour défendre
00:41:00le pouvoir d'achat
00:41:01ou encore demander
00:41:02de meilleurs services publics.
00:41:04410 000 selon
00:41:05le ministère de l'Intérieur,
00:41:06le double selon la CGT.
00:41:07Et des dégâts
00:41:08cette fois très limités
00:41:10se réjouit
00:41:11Laurent Nunez
00:41:12malgré près
00:41:12d'un millier
00:41:13d'interpellations
00:41:14dans toute la France.
00:41:16Alors bien sûr
00:41:16la question se pose
00:41:18Bruno Jeudy.
00:41:19Est-ce qu'on va connaître
00:41:20ces mobilisations
00:41:21chaque week-end ?
00:41:22C'est l'appel
00:41:23en tout cas lancé
00:41:24par certains syndicats.
00:41:25C'est l'appel
00:41:25lancé aussi
00:41:26par Jean-Luc Mélenchon.
00:41:27Oui, c'est le risque
00:41:28qui est posé
00:41:29ce matin
00:41:29au gouvernement.
00:41:31C'est vrai que
00:41:31les samedis se suivent
00:41:32et ne se ressemblent pas.
00:41:33Hier,
00:41:34l'exécutif
00:41:35a eu un petit soulagement
00:41:36à l'issue de cette journée.
00:41:38Moins d'images
00:41:39de violences,
00:41:40moins d'images
00:41:40de guérillas urbaines
00:41:41comme la semaine précédente.
00:41:43Mais beaucoup de monde
00:41:44entre 800 000
00:41:45selon les organisateurs,
00:41:46400 000 selon la police.
00:41:48Ça veut dire
00:41:49que ce qui se passe
00:41:50dans les rues de France
00:41:51depuis maintenant
00:41:52deux samedis
00:41:53s'est appelé
00:41:54peut-être à durée.
00:41:55D'abord,
00:41:56il y a les organisations
00:41:57qui mettent en place
00:41:59d'autres rendez-vous
00:41:59le 5 novembre
00:42:00l'intersyndicale.
00:42:01Peut-être le 31 octobre,
00:42:04il y a les gilets jaunes
00:42:06et d'autres
00:42:06qui veulent organiser
00:42:07des sit-in
00:42:08devant les mairies
00:42:09et certains
00:42:10se projettent déjà
00:42:11jusqu'au 7 novembre.
00:42:12Donc,
00:42:13il y a le risque
00:42:13pour le gouvernement
00:42:14de devoir faire face
00:42:16à ces mouvements,
00:42:17de devoir apporter
00:42:18des solutions politiques.
00:42:19Or,
00:42:20aujourd'hui,
00:42:20pas de capital politique,
00:42:22pas d'argent,
00:42:22pas beaucoup de marge
00:42:23de manœuvre
00:42:24pour un gouvernement
00:42:25pétré dans le budget
00:42:26qui a commencé
00:42:27à esquisser des pistes
00:42:28de sortie
00:42:28pour les lycéens.
00:42:29Le compte n'y est pas.
00:42:30Pour les syndicats,
00:42:31le compte n'y est pas.
00:42:32Donc,
00:42:32on voit que
00:42:32casser la spirale
00:42:34de ces samedis
00:42:35de manifestation,
00:42:36ça va être très compliqué.
00:42:37Le cauchemar de l'hiver
00:42:382018-2019
00:42:40ressurgit.
00:42:41On va tout de suite
00:42:42aller à Paris.
00:42:43Vous retrouvez
00:42:44Clémence Renard
00:42:45au lendemain
00:42:46de cette nouvelle
00:42:47journée de mobilisation
00:42:48où le cortège
00:42:48dans la capitale
00:42:49a été écarté
00:42:50du centre-ville
00:42:50avec un dispositif
00:42:52de force de l'ordre
00:42:53colossal.
00:42:54Mais est-ce que ça peut
00:42:55vraiment être comme ça
00:42:56tous les week-ends ?
00:42:59Ce que nous disent
00:43:00en tout cas
00:43:00les Parisiens
00:43:01avec lesquels
00:43:01on a pu échanger,
00:43:02c'est qu'il faut
00:43:03selon eux
00:43:04continuer à manifester
00:43:05tant que des réponses
00:43:07claires ne sont pas
00:43:08apportées de la part
00:43:08du gouvernement,
00:43:09des solutions.
00:43:10En tout cas,
00:43:11ils nous disent
00:43:11qu'il faut continuer
00:43:12à manifester
00:43:12mais que cela doit
00:43:14se faire dans le calme.
00:43:16Voilà ce que nous disent
00:43:16les Parisiens.
00:43:18Et dans le même temps,
00:43:18ils espèrent
00:43:19que le gouvernement
00:43:20apportera une réponse rapide
00:43:21parce qu'effectivement
00:43:22c'est un petit peu compliqué
00:43:23pour tout le monde
00:43:24quand il y a ce genre
00:43:25de manifestations.
00:43:26C'est ce que nous disent
00:43:26notamment les commerçants
00:43:27du marché
00:43:28avec lesquels on a pu échanger
00:43:29qui sont impactés
00:43:30par ces manifestations
00:43:32notamment par le fait
00:43:33que les touristes
00:43:33sont de moins en moins
00:43:35présents dans la capitale.
00:43:36Je vous propose
00:43:36d'écouter quelques réactions
00:43:37de Parisiens.
00:43:39Il faut absolument manifester
00:43:41puisque rien n'a été obtenu
00:43:43et puis tant qu'on n'obtiendra rien
00:43:45il faut absolument manifester
00:43:46même quitte à ce que ça dure
00:43:48un mois, deux mois
00:43:49et tous les samedis
00:43:50il faut y aller.
00:43:50Pour nous c'est compliqué
00:43:51pour le travail
00:43:52puisque ça impacte
00:43:53quand même beaucoup de gens.
00:43:55Commercialement,
00:43:56ça nous fait du mal,
00:43:58vraiment du mal.
00:43:59Donc je ne sais pas,
00:43:59tout le monde a peur.
00:44:00Les manifestations
00:44:01peuvent continuer
00:44:02par la mesure où effectivement
00:44:03il n'y a peut-être
00:44:04pas de solution
00:44:04mais il n'y a pas beaucoup
00:44:05de réponses effectivement.
00:44:07Après il faut qu'elles se passent
00:44:08dans le calme.
00:44:09Est-ce que le gouvernement
00:44:10peut faire quelque chose ou pas ?
00:44:11La situation est compliquée quand même.
00:44:13Voilà et de nombreux commerçants
00:44:15avec lesquels on a pu échanger
00:44:16ici au marché de Bastille
00:44:17nous disent qu'ils enregistrent
00:44:18déjà une baisse du chiffre d'affaires
00:44:19depuis le début des manifestations
00:44:21depuis environ un mois.
00:44:23Il y a même un commerçant
00:44:23qui nous disait tout à l'heure
00:44:24que ça sera certainement
00:44:25son dernier dimanche aujourd'hui
00:44:27qu'il prendra peut-être
00:44:28quelques vacances
00:44:29en tout cas pendant plusieurs semaines
00:44:30en attendant que tout ça se calme.
00:44:32Merci Clémence
00:44:32avec Lénaïc Gouiriek
00:44:33derrière la caméra.
00:44:35Bonjour David Gisto.
00:44:36Merci d'être avec nous
00:44:37membre du bureau confédéral
00:44:38de la CGT.
00:44:40La question que beaucoup de Français
00:44:41se posent ce matin
00:44:42c'est est-ce que ça peut continuer
00:44:43vraiment comme ça
00:44:44chaque week-end
00:44:45pendant des mois ?
00:44:46Bonjour.
00:44:48Écoutez,
00:44:49ça peut cesser
00:44:50très rapidement
00:44:51si le gouvernement
00:44:53apporte des réponses
00:44:55à la jeunesse.
00:44:56Je rappelle qu'il y a
00:44:58une plateforme
00:44:59des organisations syndicales
00:45:01de jeunesse
00:45:02intitulée
00:45:0310 mesures d'urgence
00:45:04pour la jeunesse
00:45:05qui est assignées
00:45:06d'ailleurs sur change.org
00:45:09s'il apporte des réponses
00:45:10à la jeunesse
00:45:11mobilisée maintenant
00:45:12depuis plusieurs semaines
00:45:13et à tous ces citoyens
00:45:15et aux organisations syndicales
00:45:16mobilisées contre la licheur
00:45:18mais sur d'autres thématiques également
00:45:20la mobilisation
00:45:22pourra cesser
00:45:23mais je rappelle juste
00:45:24que nous sommes
00:45:25il y a un débat actuellement
00:45:27qui va s'engager
00:45:28sur le PLF
00:45:29et PLFSS
00:45:30avec des mesures
00:45:31qui risquent d'aggraver
00:45:32encore la situation
00:45:33des Françaises
00:45:34et des Français
00:45:34qui sont
00:45:35d'ailleurs
00:45:36un sondage vient de sortir
00:45:38qui dit que
00:45:3843% des Français
00:45:40se sont retrouvés
00:45:42au moins
00:45:42en difficulté financière
00:45:45et en étant
00:45:45à découvert
00:45:46dans l'année
00:45:47depuis le début de l'année
00:45:48donc la situation
00:45:49elle est extrêmement
00:45:50grave et compliquée
00:45:52et il faut y avoir
00:45:52des réponses
00:45:53Point par point
00:45:54très concrètement
00:45:55si vous le voulez bien
00:45:55David Gistot
00:45:56vous nous avez dit en premier
00:45:57si le gouvernement
00:45:58apportait des réponses
00:45:59à la jeunesse
00:45:59aux lycéens
00:46:00en l'occurrence
00:46:01quoi ?
00:46:02ça pourrait stopper
00:46:03cette mobilisation
00:46:04parce qu'en l'occurrence
00:46:05ils ont été reçus
00:46:06par Emmanuel Macron
00:46:06qui s'est entretenu
00:46:08avec le Premier ministre
00:46:08Sébastien Lecornu
00:46:09qui doit les rencontrer
00:46:10demain
00:46:11leur faire des annonces
00:46:12est-ce que
00:46:13cette réponse
00:46:14aux lycéens
00:46:15est susceptible
00:46:15de stopper
00:46:17les mobilisations
00:46:18annoncées
00:46:18chaque week-end
00:46:20alors
00:46:21comme vous le savez
00:46:22nous nous accompagnons
00:46:23les organisations
00:46:24lycéennes
00:46:25et étudiantes
00:46:27mais
00:46:28elles sont indépendantes
00:46:29dans leur choix
00:46:30et c'est à eux
00:46:31de juger
00:46:32si les réponses
00:46:33qui sont apportées
00:46:33par le gouvernement
00:46:35sont susceptibles
00:46:37de répondre
00:46:38à leurs
00:46:39fortes
00:46:40revendications
00:46:41et aspirations
00:46:41et donc
00:46:42mais
00:46:44désormais
00:46:44se sont agrégées
00:46:46de très nombreuses
00:46:47de très nombreuses
00:46:48colères
00:46:49notamment
00:46:49les questions
00:46:50de Vichard
00:46:50mais ça fait un moment
00:46:51que la situation
00:46:52elle le couvre
00:46:54et donc
00:46:54ça peut répondre
00:46:56et permettre
00:46:57aux lycéens
00:46:57et aux étudiants
00:46:58de
00:46:59si elles
00:47:00elles sont de nature
00:47:01je le redis
00:47:02à vraiment
00:47:03leur répondre
00:47:04positivement
00:47:05répondre positivement
00:47:06peut-être
00:47:08à ce qu'ils décident
00:47:09de stopper le mouvement
00:47:10mais très concrètement
00:47:11est-ce que dès samedi prochain
00:47:13la CGT
00:47:15sera dans la rue
00:47:16avec les lycéens
00:47:18avec les étudiants
00:47:20nous regardons
00:47:21à chaque étape
00:47:22ce qu'il convient
00:47:24ce qu'il est possible
00:47:24de faire
00:47:25et on le décide
00:47:26collectivement
00:47:27nous sommes engagés
00:47:29depuis le départ
00:47:30avec ces organisations
00:47:32de jeunesse
00:47:33et donc
00:47:34nous déciderons
00:47:35dans la semaine
00:47:36y compris
00:47:37à lier avec eux
00:47:38puisque depuis le départ
00:47:39ça fonctionne comme ça
00:47:41mais
00:47:41il est quand même
00:47:42important de mesurer
00:47:45les cortèges hier
00:47:46massifs
00:47:47malgré les nombreuses
00:47:48interdictions
00:47:49dans l'Allier
00:47:49à Montpellier
00:47:50à Mande
00:47:51à Lozère
00:47:52à Haute-Pyrénées
00:47:54malgré la pluie
00:47:55malgré les vacances
00:47:57la mobilisation hier
00:47:58était massive
00:48:01Antoine Oberdof
00:48:02nous a rejoint
00:48:03un bonjour
00:48:03journaliste politique
00:48:04à l'opinion
00:48:05en l'occurrence
00:48:06à l'exécutif
00:48:07tout se dit quoi
00:48:07que la balle
00:48:08est dans son corps
00:48:09quand maintenant ?
00:48:09L'exécutif
00:48:10s'est dit déjà
00:48:11qu'il y a un compte à rebours
00:48:12qui est enclenché
00:48:12jusqu'à la rentrée
00:48:13on entre dans la deuxième
00:48:15semaine des vacances
00:48:16de la Toussaint
00:48:17et de manière
00:48:18extrêmement claire
00:48:19à l'issue du rendez-vous
00:48:20avec le président
00:48:20de la République
00:48:21vendredi
00:48:21les lycéens ont dit
00:48:23que si le Premier ministre
00:48:24lundi
00:48:25qu'il le recevra
00:48:26ne confirme pas
00:48:27les orientations données
00:48:28par le président
00:48:28de la République
00:48:28sur la refonte
00:48:29de Parcoursup
00:48:30sur la révision
00:48:31de la réforme
00:48:32du baccalauréat
00:48:33qu'avait porté
00:48:33Jean-Michel Blanquer
00:48:34et bien
00:48:35le cap
00:48:36c'était
00:48:36de reprendre
00:48:37les mobilisations
00:48:39et les blocus
00:48:39devant les lycées
00:48:40inutile de vous dire
00:48:41que s'il faut
00:48:42que le gouvernement
00:48:44dépêche des forces
00:48:45aussi bien
00:48:46sur les blocus
00:48:46illégaux
00:48:47devant les lycées
00:48:48pour garantir
00:48:49le droit
00:48:49d'accès aux études
00:48:50de certains lycéens
00:48:52et que par ailleurs
00:48:53vous avez
00:48:54des syndicats
00:48:55qui amplifient
00:48:56la mobilisation
00:48:57qui on le voit
00:48:58ne faiblit pas
00:48:59ça va être extrêmement difficile
00:49:00parce que
00:49:01rappelons-le
00:49:02on revient de loin
00:49:02et bien évidemment
00:49:03après les scènes de chaos
00:49:04du 17 octobre
00:49:05on ne peut que se féliciter
00:49:06qu'hier les choses
00:49:07aient été beaucoup plus tenues
00:49:09néanmoins
00:49:10la situation
00:49:10que nous avons vécue hier
00:49:12à Paris
00:49:12mais dans toutes les villes
00:49:13de France
00:49:13n'est pas satisfaisante
00:49:14d'abord parce que
00:49:15de nombreuses interdictions
00:49:17de manifester
00:49:18ont été prises
00:49:18pour ne pas que les forces
00:49:20de l'ordre soient débordées
00:49:21le gouvernement
00:49:22a fait tapis
00:49:23en mettant 70 000 hommes
00:49:24en dépêchant y compris
00:49:25des unités spéciales
00:49:26les forces sentinelles
00:49:28mais on voit bien
00:49:29que vous avez
00:49:30un certain nombre de villes
00:49:31qui tournent au ralenti
00:49:32qui sont littéralement
00:49:33des villes sous cloche
00:49:33et avec des commerçants
00:49:34dans lesquels on voit
00:49:36les témoignages
00:49:37c'est la double peine
00:49:38pour eux
00:49:38à la fois parce qu'ils doivent
00:49:40se calfeutrer littéralement
00:49:41se claquemurer
00:49:42dans leur commerce
00:49:43dont les vitrines
00:49:44sont pleines de contreplaqués
00:49:45et naturellement
00:49:47ça a un effet désastreux
00:49:48sur leur chiffre d'affaires
00:49:49la période des fêtes
00:49:50de fin d'année
00:49:51approche à grands pas
00:49:51pour eux
00:49:52c'est véritablement
00:49:53un enjeu
00:49:54Alors justement
00:49:54puisque vous parlez
00:49:55de l'enjeu
00:49:55pour les commerçants
00:49:56en particulier
00:49:57qui ont été
00:49:58grandement touchés
00:49:58il y a une semaine
00:49:59qui redoutaient
00:50:00le pire hier
00:50:01il a été évité
00:50:03mais qu'ils s'inquiètent
00:50:04des week-ends d'avenir
00:50:04on va aller à Marseille
00:50:05où vous vous trouvez
00:50:06Noémie Ouira
00:50:07des casseurs ont bien tenté
00:50:08de réitérer
00:50:09les scènes de chaos
00:50:11et de violence
00:50:12de la semaine dernière
00:50:16Oui Loïc
00:50:17le calme ce matin
00:50:18contraste avec les scènes
00:50:19de chaos
00:50:20la veille
00:50:217 commerces ont été
00:50:22pillés
00:50:22dégradés
00:50:23dont cette bijouterie
00:50:24horlogerie cadier
00:50:26ici située
00:50:27boulevard de la Libération
00:50:28qui a été prise pour cible
00:50:29vers 19h
00:50:30le propriétaire
00:50:32a quitté les lieux
00:50:33vers 18h15
00:50:34alors que tout
00:50:34était encore calme
00:50:35nous avons rencontré
00:50:37sa voisine
00:50:38Maria
00:50:38qui s'est exprimée
00:50:39à notre micro
00:50:39écoutez
00:50:41La police
00:50:42elle est venue
00:50:43ils ont encerclé
00:50:45surtout la police municipale
00:50:47elle était là
00:50:47il y avait 4-5 voitures
00:50:49et ils ont encerclé
00:50:52il y avait la police
00:50:53après
00:50:53la BAC
00:50:54et tout
00:50:55ils sont partis
00:50:56en courant
00:50:56les pilleurs
00:50:57et ce que j'ai apprécié
00:51:00c'est que la mairie
00:51:00aussi
00:51:01encore
00:51:02ils sont restés là
00:51:03jusqu'à quoi
00:51:03minuit
00:51:04une heure
00:51:05à barricader
00:51:07le local
00:51:08et franchement
00:51:09ils ont fait
00:51:10ce qu'il fallait
00:51:11vous voyez désormais
00:51:12que la devanture
00:51:13a été totalement
00:51:14condamnée
00:51:15par des panneaux
00:51:16de bois
00:51:17il y a également
00:51:17encore des débris
00:51:18des présentoirs
00:51:20qui jonchent
00:51:21le trottoir
00:51:22il y a quelques minutes
00:51:23la police scientifique
00:51:24est intervenue
00:51:25sur place
00:51:26on a vu
00:51:27les techniciens
00:51:28qui ont pris
00:51:28des photos
00:51:29de la scène
00:51:30mais aussi
00:51:30donc les techniciens
00:51:32qui ont procédé
00:51:33à des prélèvements
00:51:34des échantillons
00:51:35et qui ont relevé
00:51:36une tache de sang
00:51:37notamment
00:51:37sur la vitre
00:51:39de cette bijouterie
00:51:41reste à savoir
00:51:42maintenant
00:51:42le montant
00:51:43du préjudice
00:51:44qui reste difficile
00:51:45à déterminer
00:51:47Merci beaucoup
00:51:48Noémie
00:51:48avec Valentine Rib
00:51:49qui vous accompagne
00:51:49en direct de Marseille
00:51:50pour BFM TV
00:51:53Bélenie Vecchio
00:51:53quand on voit
00:51:54finalement ce bilan
00:51:55au lendemain
00:51:56de cette nouvelle
00:51:56journée de mobilisation
00:51:58on se dit
00:51:58que quand on veut
00:51:59on peut
00:52:00du côté des forces
00:52:01de l'ordre
00:52:01ou alors c'est juste
00:52:02que finalement
00:52:02les individus violents
00:52:04là pour en découdre
00:52:05étaient tout simplement
00:52:05moins nombreux hier
00:52:06Alors les autorités
00:52:07étaient d'accord
00:52:08sur un point
00:52:08c'est qu'il y avait eu
00:52:09un manque d'anticipation
00:52:10à la fois dans
00:52:11le nombre de manifestants
00:52:13mais aussi dans la violence
00:52:14de ces manifestants
00:52:15donc le dispositif
00:52:17il avait été revu
00:52:18il a été revu
00:52:18par le ministre de l'Intérieur
00:52:19par Laurent Nunez
00:52:20avec des forces de l'ordre
00:52:21beaucoup plus nombreuses
00:52:22à la fois à Paris
00:52:24mais aussi
00:52:24dans les principales villes
00:52:27où il y avait eu
00:52:28de nombreux dégâts
00:52:31on pense à Marseille
00:52:32on pense à Lyon
00:52:33donc ce dispositif
00:52:34qui était initialement
00:52:35la semaine dernière
00:52:36de 60 000 forces de l'ordre
00:52:37il a été revu à la hausse
00:52:38pour arriver à 70 000
00:52:40forces de l'ordre
00:52:40avec des unités
00:52:43somme toute classiques
00:52:44les CRS
00:52:45des gendarmes
00:52:46mais aussi des unités
00:52:46d'élite
00:52:47le RAID
00:52:47la BRI
00:52:48les centaures
00:52:48de la gendarmerie
00:52:50donc qui étaient là
00:52:51pour venir en renfort
00:52:53et puis il y a
00:52:53ce dispositif
00:52:54qui était aussi
00:52:55beaucoup plus mobile
00:52:56beaucoup plus réactif
00:52:57parce qu'on l'a vu
00:52:58et les autorités
00:53:00l'ont analysé
00:53:02ces casseurs
00:53:03étaient extrêmement mobiles
00:53:04à l'intérieur des manifestations
00:53:05ils étaient très présents
00:53:07dès le début du cortège
00:53:08et c'est même
00:53:09dès le début du cortège
00:53:10que les exactions
00:53:12ont commencé
00:53:12donc tout cela
00:53:14a été pris en compte
00:53:14avec un dispositif
00:53:15justement
00:53:16qui s'est adapté
00:53:17à la situation
00:53:18et c'est pour cela
00:53:19entre autres
00:53:20que les manifestations
00:53:23se sont déroulées
00:53:24dans le calme
00:53:24même s'il y a eu
00:53:26effectivement
00:53:26quelques tensions
00:53:27dans certaines villes
00:53:28à la fin des manifestations
00:53:30Bruno jeudi
00:53:31la question
00:53:32de ces mobilisations
00:53:34qui pourraient se répéter
00:53:35de semaine en semaine
00:53:36c'est aussi un enjeu
00:53:37d'un point de vue sécuritaire
00:53:38là on a vu bien sûr
00:53:39que l'État avait mis le paquet
00:53:41en termes de forces de l'ordre
00:53:42mais enfin ça ne peut pas tenir
00:53:44comme ça
00:53:44chaque week-end
00:53:45oui et non Loïc
00:53:47il y a hélas
00:53:48l'expérience
00:53:48de ce pouvoir
00:53:50qui a connu
00:53:51les samedis à répétition
00:53:53tous les mois
00:53:54de décembre
00:53:54et janvier
00:53:55et même un peu plus
00:53:57avec des niveaux
00:53:58de mobilisation
00:53:59des forces de l'ordre
00:54:00très très élevés
00:54:01pendant quasiment
00:54:02pas un trimestre
00:54:03mais pas loin
00:54:04donc hélas
00:54:04ce pouvoir a déjà eu
00:54:06l'expérience
00:54:06de moments difficiles
00:54:08après il y avait eu
00:54:09alors ce n'était pas les samedis
00:54:10c'était en semaine
00:54:11il y a eu les manifestations
00:54:12à répétition
00:54:13au moment de la loi
00:54:15sur les retraites
00:54:16de la fin 2022
00:54:19début 2023
00:54:20très compliqué aussi
00:54:21c'est une routine
00:54:24qui s'est installée
00:54:25évidemment avec
00:54:26des forces de l'ordre
00:54:27qui sont mis
00:54:30à l'épreuve
00:54:32avec aussi
00:54:33les conséquences
00:54:34que ça pose
00:54:34en termes
00:54:35de tensions
00:54:36internes
00:54:37dans les hiérarchies
00:54:38policières
00:54:38dans les ministères
00:54:39de l'intérieur
00:54:40des prises
00:54:41de décisions
00:54:43qui ne font pas
00:54:44toujours l'illimité
00:54:44jusque dans les conseils
00:54:46de sécurité
00:54:46on voit bien
00:54:47que le président
00:54:47de la république
00:54:49est plus ou moins
00:54:49intervenu
00:54:50sur le trajet
00:54:51du parcours
00:54:53de la manifestation
00:54:55parisienne
00:54:55au passage
00:54:56le choix
00:54:56de le faire
00:54:57sur les boulevards
00:54:57des maréchaux
00:54:58a même satisfait
00:55:00une partie
00:55:00des manifestants
00:55:01qui trouvaient
00:55:02que c'était plus large
00:55:03que finalement
00:55:03ça se passait bien
00:55:04et d'ailleurs
00:55:05les images aussi
00:55:06sont très spectaculaires
00:55:07de voir
00:55:08la foule hier
00:55:10je ne suis pas sûr
00:55:11que c'était une si mauvaise idée
00:55:12à l'arrivée
00:55:13et sans doute
00:55:14que ça reviendra
00:55:15ce thème-là
00:55:16mais c'est un casse-tête
00:55:17énorme
00:55:17pour un pouvoir
00:55:19un pouvoir faible
00:55:20un pouvoir finissant
00:55:21puisque nous sommes
00:55:22dans une fin de mandat
00:55:23il faut rappeler
00:55:24que jamais
00:55:25un mouvement social
00:55:26n'a été aussi puissant
00:55:27à moins de 6 mois
00:55:28d'une élection présidentielle
00:55:29de ce point de vue-là
00:55:30la crise est très grave
00:55:32elle n'est peut-être pas inédite
00:55:33parce qu'on l'a connue
00:55:34en France
00:55:34mais en termes de calendrier
00:55:36elle est absolument nouvelle
00:55:38et mais la France
00:55:39comme le dit
00:55:39Giuliano Dampoli
00:55:40ce matin
00:55:41les séillistes
00:55:43italiens
00:55:44dans les colonnes
00:55:44de la tribune dimanche
00:55:46l'élection présidentielle
00:55:47est en train de se transformer
00:55:48en coquette minute
00:55:49David Gistot
00:55:50c'est vrai que
00:55:51il y a ce mouvement
00:55:52cette mobilisation
00:55:53à quelques mois
00:55:54d'une présidentielle
00:55:55avec un pouvoir
00:55:56qui de toute façon
00:55:57pour le coup
00:55:57c'est la seule certitude
00:55:59va quitter les lieux
00:56:00Emmanuel Macron
00:56:01ne sera plus à l'Elysée
00:56:02c'est aussi ça
00:56:03quand même
00:56:04l'aspect inédit
00:56:05de ces revendications
00:56:07est-ce que vous ne craignez pas
00:56:08un moment quand même
00:56:09d'être instrumentalisé
00:56:10aussi par certains responsables politiques
00:56:12puisque c'est Jean-Luc Mélenchon
00:56:13quand même donné aujourd'hui
00:56:14finaliste
00:56:15au second tour
00:56:15face à Marine Le Pen
00:56:16de cette présidentielle
00:56:17qui dit
00:56:17il faut une mobilisation
00:56:18chaque week-end
00:56:20écoutez
00:56:21on n'a pas attendu
00:56:22Jean-Luc Mélenchon
00:56:23l'intersyndicale très large
00:56:25depuis maintenant
00:56:26plusieurs semaines
00:56:28elle a décidé
00:56:29d'une journée
00:56:29de mobilisation
00:56:30avec grève
00:56:31le 5 novembre
00:56:33sur les questions
00:56:33de salaire
00:56:34d'emploi
00:56:34de services publics
00:56:36d'industrie
00:56:36et donc
00:56:37on appelle
00:56:38à ce que
00:56:40nous c'est notre
00:56:41prochaine étape officielle
00:56:42à ce que
00:56:44les Françaises
00:56:45et les Français
00:56:45les travailleurs
00:56:46les travailleuses
00:56:46se mettent en grève
00:56:47et participent massivement
00:56:48aux manifestations
00:56:49qui auront lieu
00:56:50partout en France
00:56:51moi je constate
00:56:52qu'aujourd'hui
00:56:52le sondage Ipsos
00:56:54démontre que
00:56:5581% des Français
00:56:56considèrent
00:56:57et estiment
00:56:57que le gouvernement
00:56:58porte une responsabilité
00:56:59sur les violences
00:57:00en marge des manifestations
00:57:02donc
00:57:02la volonté
00:57:04de nous faire passer
00:57:05de victimes
00:57:06à coupables
00:57:07elle n'a pas fonctionné
00:57:08et donc il faut
00:57:09des réponses
00:57:09concrètes
00:57:10aux revendications
00:57:12qui sont portées
00:57:13par les gilets
00:57:15qu'ils soient jaunes
00:57:16ou rouges
00:57:16peu importe la couleur
00:57:17la couleur de peau
00:57:18ou l'âge
00:57:18ce que les Français
00:57:19entendent
00:57:20qui sont 57%
00:57:21à être en colère
00:57:22aujourd'hui
00:57:22toujours pareil
00:57:23dans un sondage
00:57:24bien ils attendent
00:57:25à ce qu'ils puissent
00:57:26mieux vivre
00:57:27demain
00:57:27et après demain
00:57:30Alors justement
00:57:31puisqu'on parle
00:57:31des manifestations
00:57:33et de l'encadrement
00:57:34par les forces de l'ordre
00:57:35il y a ce chiffre
00:57:36qui est donné à l'instant
00:57:37Mélanie Vecchio
00:57:38par le ministère
00:57:38de l'Intérieur
00:57:39Oui
00:57:40ce chiffre
00:57:41de nombre
00:57:42d'interpellations
00:57:43qui a été donné
00:57:44à l'instant
00:57:44même par le ministère
00:57:45de l'Intérieur
00:57:46c'est un chiffre
00:57:46qui date de 7h30
00:57:47ce matin
00:57:481300 interpellations
00:57:49étaient réalisées
00:57:50au niveau national
00:57:51la semaine dernière
00:57:52ce chiffre
00:57:53était de 2628
00:57:57le nombre de forces
00:57:58de l'ordre blessées
00:57:5953
00:58:00dit le ministère
00:58:01de l'Intérieur
00:58:01la semaine dernière
00:58:02il était de 1144
00:58:0575 interventions
00:58:06pour incendies
00:58:07ont été effectuées
00:58:09contre 2025
00:58:11la semaine passée
00:58:12le ministère
00:58:13de l'Intérieur
00:58:13qui indique
00:58:14que plusieurs commerces
00:58:15ont été dégradés
00:58:16et que 24 d'entre eux
00:58:17ont été pillés
00:58:18ça c'est toujours
00:58:18au niveau national
00:58:20ce chiffre
00:58:21de la semaine dernière
00:58:22donc 24
00:58:22cette semaine
00:58:241522
00:58:24la semaine dernière
00:58:26et le ministère
00:58:28de l'Intérieur
00:58:29qui précise
00:58:29que c'est bien évidemment
00:58:30un bilan provisoire
00:58:31qui pourra être revu
00:58:32dans les prochaines heures
00:58:33les prochains jours
00:58:34gros risque de tension
00:58:36encore aujourd'hui
00:58:37en tout cas
00:58:37du côté d'Orléans
00:58:39c'est ce que craignent
00:58:40les autorités
00:58:41on va retrouver
00:58:41nos équipes
00:58:42qui sont sur place
00:58:43après la manifestation
00:58:44hier dans le calme
00:58:45derrière la CGT
00:58:46notamment
00:58:46et des représentants
00:58:47de toute la gauche
00:58:48contre le rassemblement
00:58:49national
00:58:50des membres
00:58:52de l'ultra-gauche
00:58:54menace aujourd'hui
00:58:55de perturber
00:58:56le congrès du RN
00:58:57qui se tient
00:58:58dans la ville
00:58:58c'est pour ça
00:58:59que les forces de l'ordre
00:59:00sont mobilisées
00:59:00en nombre
00:59:01Sophie Dupont
00:59:02vous êtes sur place
00:59:03discours de Marine Le Pen
00:59:04et Jordan Bardella
00:59:05à suivre bien sûr
00:59:06en direct
00:59:06cet après-midi
00:59:07à partir de 15h
00:59:08sur BFM TV
00:59:09ça doit faire quand même
00:59:10un drôle d'effet
00:59:11de devoir se bunkeriser
00:59:12comme ça
00:59:13pour ce qui est censé être
00:59:14un grand événement de campagne
00:59:17oui c'est un lancement de campagne
00:59:19sous haute tension
00:59:19pour le rassemblement national
00:59:20qui n'a jamais pensé
00:59:21Loïc annuler ce rendez-vous
00:59:23les dates
00:59:24elles étaient cochées
00:59:24dans le jardin depuis février
00:59:25alors s'il y a eu des inquiétudes
00:59:26la semaine dernière
00:59:27après la découverte des images
00:59:29ils ont quand même décidé
00:59:30de maintenir ce rendez-vous
00:59:32pas question de mettre
00:59:33un genou à terre
00:59:34me confier un cadre
00:59:35il n'y a eu
00:59:35pas d'adaptation du programme
00:59:36mais par contre
00:59:37une adaptation du dispositif
00:59:39de sécurité
00:59:40il y a eu beaucoup d'échanges
00:59:41avec la préfecture
00:59:41et aussi avec Matignon
00:59:43il y a 200 membres
00:59:44du service d'ordre privé
00:59:46du RN
00:59:46qui sont déployés
00:59:47aujourd'hui
00:59:48en plus des 3000
00:59:49forces de l'ordre
00:59:50il y a des fouilles
00:59:50qui sont très poussées
00:59:51à l'entrée
00:59:52parce que la crainte
00:59:52c'est évidemment
00:59:53les intrusions
00:59:54et une vigilance accrue
00:59:55pour les élus du RN
00:59:56qui ont dû renseigner
00:59:57pour les plus identifiés
00:59:58leur logement
00:59:59certains ont même dû
01:00:00réserver leur chambre d'hôtel
01:00:01avec des noms d'emprunts
01:00:03Marine Le Pen
01:00:04hier qui s'est réjouie
01:00:05en privé
01:00:05que cette première journée de congrès
01:00:07elle se soit bien passée
01:00:08elle va faire une référence
01:00:09au début de son discours
01:00:10à l'actualité
01:00:11Marine Le Pen
01:00:12qui va arriver
01:00:12vous le voyez sur cette scénographie
01:00:14qui va faire une avancée
01:00:15sur la scène
01:00:16donc vers 15h40
01:00:17quand elle prendra la parole ici
01:00:18mais c'est surtout
01:00:19Jordan Bardella
01:00:20qui s'exprimera avant elle
01:00:21qui lui
01:00:21va vraiment rentrer
01:00:22dans le vif du sujet
01:00:23il reviendra
01:00:24sur les violences
01:00:25sur le carburant
01:00:25sur aussi le pouvoir d'achat
01:00:28le RN qui joue très gros aujourd'hui
01:00:29ils veulent tenter
01:00:30la démonstration de force
01:00:31avec 10 000 militants présents
01:00:33des militants qui ont fait crainte
01:00:34qui ont fait part de leur crainte
01:00:36de venir ici
01:00:36si le dispositif de sécurité
01:00:37n'était pas adapté
01:00:39on verra
01:00:39si les discours rassurants
01:00:40des élus
01:00:40auront été donc entendus
01:00:42par ces militants
01:00:43du Rassemblement National
01:00:44Merci beaucoup Sophie Dupont
01:00:46avec Laura Champion
01:00:47derrière la caméra
01:00:48et on vous retrouvera
01:00:49bien sûr tout au long
01:00:49de l'après-midi
01:00:50avec Léopold Daudbert
01:00:51dans cette salle de congrès
01:00:53dans un instant sur BFM TV
01:00:54les dernières informations
01:00:55après la suspension
01:00:56de la garde à vue
01:00:56du principal suspect
01:00:57dans l'attaque meurtrière
01:00:59des Yvelines
01:01:00l'avocat de la famille
01:01:01de l'homme tué
01:01:01s'étonne
01:01:02de cette garde à vue
01:01:04levée
01:01:0611h30 sur BFM TV
01:01:07toujours en direct
01:01:08soyez les bienvenus
01:01:09si vous nous rejoignez
01:01:10avec les suites
01:01:11de l'effroyable attaque
01:01:13dans les Yvelines
01:01:14ce suspect
01:01:15dont le profil
01:01:16interroge toujours
01:01:17lui qui a tué
01:01:18un jeune français
01:01:19de 26 ans
01:01:20blessé 5 autres personnes
01:01:22dont une enfant
01:01:24de 12 ans
01:01:25toujours en urgence
01:01:26absolue
01:01:27Capucine Dièse
01:01:28on vous retrouve
01:01:29devant les locaux
01:01:30de la sous-direction
01:01:30antiterroriste
01:01:31de Levallois-Péret
01:01:32dans les Hauts-de-Seine
01:01:33puisque c'est bien
01:01:34le parquet national
01:01:35antiterroriste
01:01:36qui est saisi
01:01:36de cette affaire
01:01:37et ces dernières informations
01:01:38donc
01:01:39sa garde à vue
01:01:40a été suspendue
01:01:45Exactement
01:01:45le principal suspect
01:01:46ne se trouve plus
01:01:47d'ailleurs dans le bâtiment
01:01:48juste derrière nous
01:01:49étant donné que sa garde à vue
01:01:51a été levé
01:01:51il a été transféré
01:01:52à la préfecture de police
01:01:54de Paris
01:01:54à l'infirmerie psychiatrique
01:01:56puisque hier
01:01:57lors de sa garde à vue
01:01:58il a subi
01:01:58un examen psychiatrique
01:02:00d'où cette décision
01:02:01donc de la levée
01:02:02de la garde à vue
01:02:03on sait qu'il va rester
01:02:04en observation
01:02:05pendant près de 48 heures
01:02:06pour savoir
01:02:07si son état de santé
01:02:08est compatible ou non
01:02:10avec une éventuelle reprise
01:02:12de la garde à vue
01:02:13mais on sait déjà
01:02:13que pendant les 24 heures
01:02:15de garde à vue
01:02:16qui viennent de s'écouler
01:02:17et bien un examen sanguin
01:02:19a été réalisé
01:02:20en vue de faire
01:02:21un examen toxicologique
01:02:22et nous avons dorénavant
01:02:24les résultats
01:02:24de cet examen
01:02:25on sait que le principal suspect
01:02:27était positif
01:02:28à la cocaïne
01:02:29et au cannabis
01:02:30quelques mots
01:02:30sur le profil
01:02:31d'ailleurs
01:02:32de ce principal suspect
01:02:33il s'agit de Kevin T
01:02:3439 ans
01:02:35originaire des Yvelines
01:02:37lors de la fouille
01:02:38de son appartement
01:02:39et bien un exemplaire
01:02:41de Mein Kampf
01:02:41un exemplaire de la Bible
01:02:42et un exemplaire
01:02:44du Coran
01:02:44ont été retrouvés
01:02:46on sait également
01:02:47que cet individu
01:02:47était déjà
01:02:48connu des forces
01:02:49de l'ordre
01:02:50son cagier judiciaire
01:02:51n'était donc
01:02:52pas vierge
01:02:53et il avait en sa possession
01:02:54plusieurs armes de guerre
01:02:56Merci beaucoup Capustine
01:02:58avec Hugo d'Orsemaine
01:02:59en direct de Valois Perret
01:03:00pour les dernières informations
01:03:02concernant cette enquête
01:03:03qui pose bien sûr
01:03:04toujours beaucoup de questions
01:03:06Mélanie Vecchio
01:03:07d'abord très concrètement
01:03:08du coup là
01:03:09que se passe-t-il
01:03:10pour lui
01:03:10pour ce principal suspect ?
01:03:13Il est actuellement
01:03:13à l'I3P
01:03:14l'I3P
01:03:14c'est l'infirmerie psychiatrique
01:03:16de la préfecture de police
01:03:17il est sous observation
01:03:18une observation
01:03:19qui peut aller jusqu'à 48 heures
01:03:22c'est la durée maximum
01:03:23et pendant ces 48 heures
01:03:25il va être suivi
01:03:26par un médecin psy
01:03:27au terme de ce laps de temps
01:03:30ce médecin psy
01:03:31et peut-être d'autres médecins
01:03:32jugeront
01:03:33et diront finalement
01:03:37si son état de santé
01:03:38est compatible
01:03:39avec une garde à vue
01:03:40deux possibilités
01:03:41soit son état de santé
01:03:42est jugé compatible
01:03:43par ses médecins
01:03:44avec une garde à vue
01:03:45auquel cas
01:03:46la garde à vue
01:03:46pourra reprendre
01:03:47il sera de nouveau
01:03:48interrogé sur le fond
01:03:49cette fois-ci
01:03:50par les policiers
01:03:51de la sous-direction
01:03:53antiterroriste
01:03:54soit cette garde à vue
01:03:55ne peut pas reprendre
01:03:56parce que son état de santé
01:03:57n'est pas compatible
01:03:58avec cette garde à vue
01:03:58et là
01:03:59ce sera une solution
01:04:00psychiatrique
01:04:01qui sera appliquée
01:04:02alors il y a une réaction
01:04:03qui ne s'est pas faite attendre
01:04:04c'est celle de l'avocat
01:04:06de la famille
01:04:07de la victime
01:04:08qui s'étonne
01:04:09et encore le mot est faible
01:04:10de cette suspension
01:04:11de la garde à vue
01:04:12en pratique dit-il
01:04:13ces levées de garde à vue
01:04:14pour motifs psychiatriques
01:04:15sont très rares
01:04:16je constate
01:04:17une récurrence
01:04:19préoccupante
01:04:19lorsque l'attentat
01:04:20émane de l'extrême droite
01:04:21la question psychiatrique
01:04:23s'impose très vite
01:04:25et puis cette question
01:04:26de la psychiatrie
01:04:26en revanche
01:04:27ne se pose pratiquement
01:04:28jamais
01:04:28avec la même insistance
01:04:30lorsque l'attentat
01:04:31est de motivation
01:04:32islamiste
01:04:32que l'expertise psychiatrique
01:04:35ne devienne jamais
01:04:35un raccourci commode
01:04:36pour éviter de nommer
01:04:37l'idéologie
01:04:38qui arme les bras
01:04:39les familles
01:04:40des victimes
01:04:41sont en droit
01:04:42d'attendre
01:04:42que les responsables
01:04:43soient traités
01:04:44comme ceux
01:04:44de tout autre attentat
01:04:47identiquement
01:04:48c'est signé maître
01:04:49Yacine Bouzerou
01:04:49donc l'avocat
01:04:50de la famille
01:04:51de la victime
01:04:52de Trappes
01:04:53en réaction
01:04:53à l'annonce
01:04:54de la suspension
01:04:55de la garde à vue
01:04:55du principal suspect
01:04:57parce qu'Antonio Berdov
01:04:58ça a tout de suite
01:04:59levé
01:05:01certains débats politiques
01:05:02oui absolument
01:05:03au fond
01:05:03on a senti
01:05:05désir d'ailleurs
01:05:06lors du rassemblement
01:05:07qu'il y a eu
01:05:07à Trappes
01:05:08autour de la famille
01:05:09de la victime
01:05:09en présence
01:05:10d'un certain nombre
01:05:11de collectifs
01:05:12antiracistes
01:05:12dont le collectif
01:05:13Adama
01:05:13avec sa figure
01:05:14de proue
01:05:15Assa Traoré
01:05:15qu'au fond
01:05:18l'altération
01:05:19du discernement
01:05:21du tueur présumé
01:05:23allait devenir
01:05:24très rapidement
01:05:24un enjeu
01:05:25à plusieurs reprises
01:05:25lors des prises
01:05:26de parole
01:05:26ils ont insisté
01:05:28dans la famille
01:05:28de la victime
01:05:30ils n'étaient pas fous
01:05:32ils n'étaient pas fous
01:05:33à plusieurs reprises
01:05:34c'est revenu
01:05:34et pourquoi
01:05:34parce qu'on sait
01:05:35combien dans ces affaires
01:05:37l'altération
01:05:38ou l'abolition
01:05:38du discernement
01:05:39de l'assaillant
01:05:40peut avoir ensuite
01:05:42une incidence
01:05:42sur la qualification
01:05:44d'un attentat terroriste
01:05:45or c'est bien là
01:05:47l'enjeu politique
01:05:47si on se réfère
01:05:49à un exemple passé
01:05:49en 2019
01:05:502019
01:05:51c'est malheureusement
01:05:52il y avait eu
01:05:54cette attaque
01:05:55contre la mosquée
01:05:56de Bayonne
01:05:57avec un
01:05:58Claude Cinquet
01:05:59qui avait ouvert le feu
01:06:01blessé
01:06:02deux croyants
01:06:03qui sortaient
01:06:04de la prière
01:06:05lors de la mosquée
01:06:06de Bayonne
01:06:06avant d'incendier
01:06:07l'édifice religieux
01:06:08et à l'époque
01:06:09déjà
01:06:10il y avait eu
01:06:11toute une controverse
01:06:12politique
01:06:12entre Jean-Luc Mélenchon
01:06:13et Marine Le Pen
01:06:14sur la qualification
01:06:15ou non
01:06:15d'attentat
01:06:16qui n'avait pas été retenue
01:06:17parce que précisément
01:06:18on avait estimé
01:06:19que l'individu
01:06:20n'était pas en pleine possession
01:06:21de ses moyens psychiques
01:06:22et à l'époque
01:06:23le parquet national
01:06:24antiterroriste
01:06:25ne s'était pas saisi
01:06:25pour cette raison
01:06:26on va poser justement
01:06:27la question
01:06:28à Catherine Soir
01:06:29que bonjour
01:06:30vous êtes avocate
01:06:31au barreau de Montpellier
01:06:32merci d'être en direct
01:06:33avec nous sur BFM TV
01:06:34lorsque l'avocat
01:06:36de la famille
01:06:37de la victime de Trapp
01:06:38dit qu'en pratique
01:06:39ces levées de garde à vue
01:06:40pour motifs psychiatriques
01:06:41sont très rares
01:06:43est-ce que c'est juste
01:06:44déjà ?
01:06:47On ne peut pas dire
01:06:48que ce soit
01:06:50oui c'est vrai
01:06:51que c'est rare
01:06:52c'est vrai que c'est rare
01:06:53mais la réalité
01:06:56c'est qu'il y a quand même
01:06:57un examen
01:06:58dans chaque garde à vue
01:07:00notamment au moment
01:07:01du renouvellement
01:07:02et qu'à ce moment-là
01:07:04il est vérifié
01:07:05la compatibilité
01:07:06entre la garde à vue
01:07:08et l'état de santé
01:07:09de la personne
01:07:10donc ça ne veut pas dire
01:07:12contrairement à ce qui
01:07:13semble être exprimé
01:07:15que la personne
01:07:17a une abolition
01:07:17de son discernement
01:07:19au moment de l'acte
01:07:20c'est qu'au moment
01:07:21de la garde à vue
01:07:22et notamment
01:07:23au moment de son renouvellement
01:07:25on considère
01:07:26le parquet a considéré
01:07:29que l'état physique
01:07:31et psychique
01:07:32du gardé à vue
01:07:33n'était pas compatible
01:07:35avec cette mesure
01:07:35vous voyez
01:07:36on ne parle pas
01:07:37pour l'instant
01:07:38d'abolition
01:07:39du discernement
01:07:40au moment de l'acte
01:07:42Sa garde à vue
01:07:43ne s'est pas arrêté
01:07:45elle a juste été mis
01:07:46entre guillemets
01:07:47entre parenthèses
01:07:48le temps justement
01:07:49d'avoir une étude
01:07:52psychiatrique
01:07:52c'est ce que
01:07:53vous nous dites
01:07:53il a aussi été testé positif
01:07:55à la cocaïne
01:07:57au cannabis
01:07:58est-ce que ça
01:07:59ça joue justement
01:08:00dans son état
01:08:01que vous nous décrivez
01:08:02qui a justifié
01:08:04le fait de suspendre
01:08:05sa garde à vue
01:08:08vu que je n'ai pas
01:08:09le rapport
01:08:10de l'expert
01:08:12qui a vu
01:08:13le gardé à vue
01:08:15je vous avoue
01:08:16que je ne sais pas
01:08:17en revanche
01:08:18il faut savoir
01:08:18que la prise de toxiques
01:08:21ne va pas engendrer
01:08:22l'irresponsabilité
01:08:25de façon certaine
01:08:27la question en effet
01:08:29de son état
01:08:31au-delà de psychiatrique
01:08:32de son état sous drogue
01:08:34puisqu'il a été testé positif
01:08:35au cannabis
01:08:36et à la cocaïne
01:08:37ça peut avoir
01:08:38des conséquences
01:08:39sur la tenue
01:08:40de sa garde à vue
01:08:41si vous avez un suspect
01:08:42qui n'est peut-être
01:08:42pas en mesure
01:08:44de répondre
01:08:45lucidement
01:08:46aux questions des enquêteurs
01:08:46oui alors
01:08:47au début de la garde à vue
01:08:49là on était quand même
01:08:50il a été placé
01:08:51en garde à vue
01:08:51il y a eu une perquisition
01:08:52qui a été menée chez lui
01:08:53le jour même
01:08:54de son interpellation
01:08:55donc là on était bien
01:08:56au-delà du moment
01:08:58où il n'était plus
01:08:59en mesure
01:09:00en tout cas sous substance
01:09:01de répondre à des questions
01:09:02et bien évidemment
01:09:03si un suspect
01:09:04on le voit
01:09:05si le suspect
01:09:06est en état d'ébriété
01:09:07il va être placé
01:09:09en cellule de décrisement
01:09:10donc il n'y a pas
01:09:10d'interrogatoire
01:09:12tout de suite
01:09:13il faut qu'il soit
01:09:15un minimum lucide
01:09:16mais encore une fois
01:09:17cet interrogatoire
01:09:18il n'a commencé
01:09:18que bien longtemps
01:09:20après les faits
01:09:21c'était un interrogatoire
01:09:22sur la personnalité
01:09:23il n'y a pas eu
01:09:24pour l'instant
01:09:24d'interrogatoire
01:09:25sur le fond
01:09:26ça il faut le préciser
01:09:27et donc on ne sait pas
01:09:29si cette garde à vue
01:09:30va reprendre
01:09:31c'est assez
01:09:32enfin c'est pas courant
01:09:34mais disons que
01:09:34ça n'est pas si rare
01:09:36que ça
01:09:36qu'une garde à vue
01:09:37soit interrompue
01:09:38et qu'elle puisse reprendre
01:09:40après justement
01:09:40examen
01:09:41et après observation
01:09:43des médecins psychiatres
01:09:44Maître Catherine Soir
01:09:46une autre interrogation
01:09:47sur ce que dit
01:09:48l'avocat de la famille
01:09:49de la victime
01:09:49c'est que la question
01:09:50de la psychiatrie
01:09:52ne se pose
01:09:53pratiquement jamais
01:09:54avec la même insistance
01:09:55lorsque l'attentat
01:09:57est de motivation
01:09:59islamiste
01:10:00est-ce que c'est juste ?
01:10:01Non c'est tout à fait inexact
01:10:05puisque dans l'attentat
01:10:07de la basilique de Nice
01:10:09qui a visé des catholiques
01:10:13la question de l'état psychiatrique
01:10:18de Brahim
01:10:19Ah oui ça oui
01:10:20elle s'est posée
01:10:22donc elle se pose
01:10:24elle se pose
01:10:26et de toute façon
01:10:27la justice y répond
01:10:28On voit quand même
01:10:30qu'à peine
01:10:31la justice
01:10:32est saisie
01:10:32de cette affaire
01:10:34puisque l'enquête
01:10:35ne fait que débuter
01:10:36ça suscite
01:10:37beaucoup de questions
01:10:38beaucoup de controverses
01:10:39aussi
01:10:39sur les responsabilités
01:10:42potentiellement même
01:10:43du débat politique
01:10:44du débat public
01:10:45sur le passage
01:10:46à l'acte
01:10:48d'un suspect
01:10:50Oui c'est une pente
01:10:53que les politiques
01:10:54empruntent souvent à tort
01:10:55on n'est même pas
01:10:57au début de l'enquête
01:11:00les magistrats
01:11:01auront à se prononcer
01:11:03sur l'état psychiatrique
01:11:05de cet homme
01:11:07sur la base
01:11:08de ce que leur diront
01:11:10les experts
01:11:11et les politiques
01:11:12seraient bien avisés
01:11:15d'attendre un peu plus
01:11:16avant de lancer
01:11:18la bataille politique
01:11:20parce qu'on voit bien
01:11:20ce qui se joue
01:11:22alors évidemment
01:11:22on peut comprendre
01:11:23la famille
01:11:24tout ça
01:11:24c'est très compliqué
01:11:26et très difficile
01:11:27à vivre
01:11:28d'une garde à vue
01:11:29interrompue
01:11:30pour des faits
01:11:31aussi atroces
01:11:34mais en tous les cas
01:11:36il y a la famille
01:11:37il y a les avocats
01:11:38de la famille
01:11:39et puis il y a
01:11:40les politiques
01:11:41qui eux devraient
01:11:42parce qu'on en a eu
01:11:43plein des affaires
01:11:44comme ça
01:11:45et on sait très bien
01:11:45que c'est à chaque fois
01:11:48compliqué
01:11:48donc tout jugement
01:11:49hâtif
01:11:51de la part des politiques
01:11:54n'est pas le bienvenu
01:11:55dans des affaires
01:11:56aussi sensibles
01:11:57aussi compliquées
01:11:59et on est encore
01:12:00sous la sidération
01:12:01et dans le choc
01:12:02moi je trouve que
01:12:03voilà
01:12:03c'est hélas
01:12:04je ne dis pas ça
01:12:05d'expérience
01:12:06parce qu'il y a eu
01:12:07plusieurs affaires
01:12:07ça a été rappelé
01:12:08tout à l'heure
01:12:08par Antoine
01:12:09mais franchement
01:12:10les politiques
01:12:11ils ont intérêt
01:12:11de faire attention
01:12:12dans ces cas-là
01:12:12parce que là
01:12:13en ce moment
01:12:13on est vraiment
01:12:14à un moment
01:12:15d'un pays
01:12:16qui est vraiment
01:12:17en plein séisme
01:12:19pour des tas
01:12:19de raisons
01:12:20donc ajouter
01:12:22encore un peu plus
01:12:23d'essence
01:12:24sur le brasier
01:12:26c'est pas très très
01:12:27raisonnable
01:12:28pour dire les choses
01:12:29franchement
01:12:29certains ont accusé
01:12:31l'extrême droite
01:12:32d'avoir potentiellement
01:12:33armé idéologiquement
01:12:35un homme
01:12:35qui irait
01:12:37il y a eu des excès
01:12:38des diversités de couleurs
01:12:40mais aussi parce que
01:12:41dans ce qu'il a été trouvé
01:12:42à son domicile
01:12:43il y a notamment
01:12:44ce livre
01:12:44d'Adolf Hitler
01:12:45Mein Kampf
01:12:46et la Nivek
01:12:46c'est partie des éléments
01:12:48qui ont été retrouvés
01:12:50immédiatement
01:12:50à son domicile
01:12:51oui alors
01:12:52c'est l'élément
01:12:52le plus frappant
01:12:53on va dire
01:12:54parce qu'à son domicile
01:12:55il y a un Coran
01:12:56il y a une Bible
01:12:56qui ont été retrouvées
01:12:58mais surtout
01:12:58vous le disiez
01:12:59cet exemplaire
01:12:59de ce livre
01:13:01si particulier
01:13:03il y a eu
01:13:03il y a également
01:13:04on peut supposer
01:13:06qu'il y a du matériel
01:13:06informatique
01:13:07qui a été
01:13:08saisi
01:13:09on peut acheter
01:13:10légalement en France
01:13:11on s'est posé la question
01:13:12certains pensaient
01:13:12que ça pouvait être
01:13:13interdit
01:13:14et ça aurait été légitime
01:13:16aussi
01:13:16en soi il n'est pas
01:13:17illégal d'acheter
01:13:18Mein Kampf
01:13:18aujourd'hui en France
01:13:19oui
01:13:21même si généralement
01:13:22pardon je complète
01:13:23d'un mot
01:13:23généralement
01:13:24certaines éditions
01:13:26sont effectivement
01:13:27disponibles
01:13:28à la vente
01:13:28pour notamment
01:13:29des travails
01:13:31d'historiens
01:13:31mais ils sont
01:13:32généralement
01:13:33adossés
01:13:34à des explications
01:13:35à un travail
01:13:36de pédagogie
01:13:37fait sur ces textes
01:13:39qui sans quoi
01:13:40relèverait
01:13:40d'une pure
01:13:41apologie
01:13:42de négationnisme
01:13:43hitlaria
01:13:43bien sûr
01:13:44et Mélanie
01:13:45au-delà des éléments
01:13:46qui ont été
01:13:47trouvés à son domicile
01:13:48bien sûr
01:13:49qui donne une indication
01:13:50aux enquêteurs
01:13:51il y a aussi
01:13:51quatre de ses proches
01:13:53qui ont été placés
01:13:54en garde à vue
01:13:54oui ça c'est une
01:13:56pas une formalité
01:13:57mais disons
01:13:57quand il y a
01:13:59des interpellations
01:14:00comme ça
01:14:01en tout cas
01:14:01des gardes à vue
01:14:01de cette ampleur là
01:14:03on va interroger
01:14:04la famille
01:14:04on va interroger
01:14:05les amis
01:14:06et notamment
01:14:07sous le régime
01:14:07de la garde à vue
01:14:09pour savoir
01:14:10s'ils étaient au courant
01:14:11et c'est parfois
01:14:12une possibilité
01:14:13s'ils étaient au courant
01:14:14du projet
01:14:14d'attentat
01:14:16du suspect
01:14:18savoir s'ils avaient eu
01:14:19des indications
01:14:20au préalable
01:14:21s'ils avaient eu
01:14:21justement connaissance
01:14:23d'un possible projet
01:14:25ou d'un possible mobile
01:14:26ça c'est quelque chose
01:14:27qui se fait relativement souvent
01:14:29et donc
01:14:29des membres de sa famille
01:14:31et de son entourage
01:14:33amical
01:14:33sont toujours
01:14:34en train d'être entendus
01:14:35par le parquet
01:14:36antiterroriste
01:14:37enfin par l'ASDAT
01:14:39et leurs gardes à vue
01:14:40ont été prolongées
01:14:41alors il y avait
01:14:42une vive émotion
01:14:42déjà hier
01:14:43lors d'un rassemblement
01:14:44à Trappes
01:14:44avec plusieurs centaines
01:14:45de personnes
01:14:46pour rendre hommage
01:14:47à cet homme
01:14:49de 26 ans
01:14:49qui a été tué
01:14:50par l'assaillant
01:14:51une marche blanche
01:14:52se tient également
01:14:53aujourd'hui
01:14:54à Aubervilliers
01:14:55Zoé Lamarche
01:14:56Au pied de cet arbre
01:14:58des fleurs sont déposées
01:14:59en hommage à
01:15:00Pengo Bossio Wangui
01:15:01une minute de silence
01:15:02est observée
01:15:05dans ce square
01:15:06où il a été tué
01:15:07vendredi matin
01:15:08son visage est affiché
01:15:09des centaines de personnes
01:15:11sont réunies
01:15:11notamment des membres
01:15:12de sa famille
01:15:13Nous sommes extrêmement choqués
01:15:15on n'a pas de mots
01:15:18la maman
01:15:19ça va
01:15:22il y a le soutien
01:15:23on est là
01:15:23on est debout
01:15:25donc voilà
01:15:26pas de mots
01:15:27d'écouter
01:15:29le jeune homme
01:15:30le jeune homme
01:15:30de 26 ans
01:15:31était licencié
01:15:32dans un club
01:15:32de MMA
01:15:33depuis 3 ans
01:15:34à Aubervilliers
01:15:35une passion évoquée
01:15:36par ses amis
01:15:37avec émotion
01:15:38c'est avec lui
01:15:38que j'ai commencé
01:15:39le MMA
01:15:40ce rêve
01:15:40de devenir champion
01:15:41c'est avec lui
01:15:42que j'ai eu
01:15:42c'est à dire que
01:15:43j'ai trop de souvenirs
01:15:44et que je ne peux pas
01:15:45imaginer qu'il est mort
01:15:46là je vois une affiche
01:15:47de lui
01:15:47je n'arrivais pas
01:15:48des habitants
01:15:49des villes alentours
01:15:50sont aussi présents
01:15:51tous expriment leur soutien
01:15:53à la famille
01:15:53mais aussi leur colère
01:15:54l'assaillant
01:15:55aurait déclaré
01:15:56aux autorités
01:15:57avoir volontairement
01:15:58visé des personnes
01:15:59en raison de leur origine
01:16:00j'ai vu son visage
01:16:01et j'ai pleuré
01:16:03je pense que
01:16:04toute personne noire
01:16:05assisée
01:16:06c'est dur
01:16:07il y a une personne
01:16:08qui est décédée
01:16:09juste en bas de chez nous
01:16:0910 minutes après
01:16:10je suis arrivée
01:16:11donc ça aurait pu être
01:16:12moi et mes enfants
01:16:12une marche blanche
01:16:13est prévue aujourd'hui
01:16:14à Aubervilliers
01:16:15à l'initiative
01:16:16du club de MMA
01:16:17de la victime
01:16:20et sujet donc
01:16:21Zoé Lamarche
01:16:22avec Maéva Lamy
01:16:22Maître Catherine Svart
01:16:23une dernière question
01:16:24que va-t-il maintenant
01:16:25se passer
01:16:26quelle est la suite
01:16:27de la procédure
01:16:30alors en fait
01:16:31il faut attendre
01:16:32pour savoir
01:16:33si cette personne
01:16:34peut à nouveau
01:16:36être en garde à vue
01:16:38pour y être interrogée
01:16:40j'imagine que
01:16:41les personnes
01:16:42proches de lui
01:16:44qui sont soupçonnées
01:16:45que ce soit la famille
01:16:47où des proches
01:16:48sont toujours
01:16:49en garde à vue
01:16:52l'enquête
01:16:53va de toute façon
01:16:54continuer
01:16:54comme vous l'avez indiqué
01:16:56il y a des indices
01:16:57chez lui
01:16:58il y a Mancamp
01:16:59on ne sait pas
01:16:59quelle version
01:17:00on ne sait pas
01:17:00si c'était annoté
01:17:01des armes
01:17:04ce qu'il a dit
01:17:05à son
01:17:05ce qu'il a pu dire
01:17:06aussi
01:17:07donc il y a des indices
01:17:09qui montrent
01:17:09que le parquet
01:17:11qui s'est sédit
01:17:12dès le départ
01:17:12sur la qualification
01:17:15de terrorisme
01:17:15et qui a ajouté
01:17:17la circonstance
01:17:18raciste
01:17:20va évidemment
01:17:22continuer
01:17:23ces investigations
01:17:27merci à vous
01:17:27et j'espère que ça va aller
01:17:29jusqu'au jugement
01:17:30parce que
01:17:32et je vous précise aussi
01:17:33qu'il risque
01:17:36une condamnation
01:17:37à la perpétuité
01:17:38et que le fait
01:17:39que ce soit
01:17:39du racisme
01:17:41n'ajoute pas
01:17:43au maximum
01:17:44de la peine
01:17:45ça c'est quand même
01:17:45important à comprendre
01:17:47bien que les magistrats
01:17:49vont quand même
01:17:50et le jugement
01:17:52sera
01:17:55aussi orienté
01:17:56vers cette notion
01:17:57de racisme
01:17:58merci beaucoup
01:17:59merci
01:18:00merci à tous
01:18:02d'avoir été mes invités
01:18:03sur BFM TV
01:18:04tout de suite
01:18:04c'est la chronique éco
01:18:09Votre rendez-vous
01:18:10avec la banque postale
01:18:11la banque pour avoir
01:18:12un temps d'avance
01:18:12sur la performance
01:18:13de votre entreprise
01:18:14la banque postale
01:18:15citoyenne
01:18:16Votre programme avec
01:18:18123parbrise.fr
01:18:19Ils ont été élus
01:18:20meilleurs en 5
01:18:20pour la 3ème année consécutive
01:18:221, 2, 3, par brise
01:18:23N'oubliez pas le .fr
01:18:25Votre rendez-vous éco
01:18:27avec Septéo
01:18:28Des logiciels
01:18:29qui connaissent
01:18:30votre métier
01:18:39Le ras-le-bol
01:18:39des commerçants
01:18:40à Bordeaux
01:18:40Alexandre Noisette
01:18:41c'est là qu'on vous retrouve
01:18:42on peut se barricader
01:18:43une fois
01:18:43deux fois
01:18:44mais tous les week-ends
01:18:45si les mobilisations
01:18:46se poursuivent
01:18:46et bien autant fermer
01:18:48Exactement
01:18:49la semaine dernière
01:18:49le centre-ville de Bordeaux
01:18:51avait été meurtri
01:18:52c'était les mots
01:18:52de Thomas Cazenave
01:18:53le maire de la ville
01:18:54cette fois-ci
01:18:55la manifestation
01:18:55s'est plutôt bien déroulée
01:18:57malgré quelques dégradations
01:18:58en fin de cortège
01:18:59je suis avec Maxime
01:19:00responsable du restaurant
01:19:01Suzy
01:19:02bonjour
01:19:03restaurant près de la rue
01:19:04Sainte-Catherine
01:19:05quand vous avez vu
01:19:06les tensions
01:19:06de la semaine dernière
01:19:07est-ce que vous redoutiez
01:19:08cette seconde journée
01:19:09de mobilisation ?
01:19:11Pas vraiment
01:19:12c'était pas redouter
01:19:13c'était pas le mot
01:19:14on a juste fait en sorte
01:19:15de se protéger
01:19:18et de mettre des choses
01:19:18à disposition
01:19:20de tout le monde
01:19:21et des choses en place
01:19:21pour que ça se passe
01:19:22le mieux possible
01:19:23et qu'on évite
01:19:23le moindre problème
01:19:26mais redouter
01:19:27n'était pas vraiment le terme
01:19:27on s'est juste organisé
01:19:29en fonction
01:19:30Et pour vous
01:19:31en tant que restaurateur
01:19:32il y a un aspect négatif
01:19:34c'est l'impact
01:19:34sur votre chiffre d'affaires
01:19:35parce que pour vous
01:19:36ça a été une journée à vide
01:19:38une fois de plus ?
01:19:39Effectivement
01:19:39ça se ressent directement
01:19:41comme n'importe quel événement
01:19:43en ville
01:19:44se ressent
01:19:44instantanément
01:19:45je pense
01:19:45dans tous les commerces
01:19:47forcément
01:19:47les gens étaient
01:19:48soit en manifestation
01:19:49soit restés chez eux
01:19:50pour éviter le moindre
01:19:52problème
01:19:52ou quoi que ce soit
01:19:53donc voilà
01:19:54ça se ressent
01:19:54mais comme n'importe quel événement
01:19:56positif ou négatif
01:19:57soit-il
01:19:57se ressent aussi directement
01:19:59sur le chiffre d'affaires
01:19:59Très bien
01:20:00merci beaucoup Maxime
01:20:01Alors quelques chiffres
01:20:03pour mesurer cette journée
01:20:0415 500 manifestants
01:20:05se sont élancés
01:20:06dans les rues de Bordeaux
01:20:08le bilan prérovisoire
01:20:09fait état de 44 interpellations
01:20:11et de 8 commerces
01:20:12impactés par cette journée d'hier
01:20:14C'était votre rendez-vous
01:20:15avec la banque postale
01:20:16la banque pour avoir
01:20:17un temps d'avance
01:20:18sur la performance
01:20:19de votre entreprise
01:20:20la banque postale
01:20:21citoyenne
01:20:22C'était votre programme
01:20:23avec 1-2-3-par-brise.fr
01:20:25Il répare et remplace
01:20:26aussi votre pare-brise
01:20:271-2-3-par-brise
01:20:29Et n'oubliez pas le .fr
01:20:31C'était votre rendez-vous éco
01:20:32avec cette Léo
01:20:33des logiciels
01:20:34qui connaissent
01:20:35votre métier
01:20:38Dans un instant sur BFM TV
01:20:40l'inquiétude des commerçants
01:20:42quant à une mobilisation
01:20:43qui se poursuivrait
01:20:44chaque week-end
01:20:44de week-end en week-end
01:20:45alors qu'il y a encore
01:20:46des inquiétudes aujourd'hui
01:20:47à Orléans
01:20:47aux abords du congrès
01:20:49du RN
01:20:49face au risque de mobilisation
01:20:51même si c'était interdit
01:20:52de l'ultra-gauche
01:20:53Le numéro 2 du RN
01:20:55Louis Alliot
01:20:55est notre invité
01:20:56sur BFM TV
01:20:57Dans un instant
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