00:00A quel prix ? Et on observe également toujours pourtant cette casse, ces gens qui sont durablement traumatisés,
00:05ces tentatives, pourquoi pas, des fractions dans des immeubles privés également.
00:09Alors c'est une partie de la réalité, une phase de la pièce, oui effectivement, les résultats,
00:14moins de blessés, moins de commerces abîmés, peut-être moins de personnes montées dans les caches d'escalier.
00:21Il manquait quand même, dans le casting de ce qui s'est passé la semaine d'avant,
00:25il manquait quand même la masse de ceux qui venaient, des forces qui venaient organiser,
00:30pour certains très nombreux ou pas organisés, qui venaient piller et casser.
00:34On ne l'a pas vu, on ne les a pas vus ni à Nantes ou très peu, on ne
00:36les a pas vus à Paris, on ne les a pas vus à Clermont-Ferrand.
00:38Mais est-ce qu'on ne les a pas vus parce qu'ils n'étaient pas là ou est-ce
00:39qu'on ne les a pas vus parce qu'il y avait 20% de forces de l'ordre en
00:41plus,
00:42des contrôles anticipés, avec un maximum d'armes par destination, dont on a vu les images qui ont été confisquées
00:49à certains ?
00:50Espérons que c'est lié à l'effort énorme qui a été fait pour ce week-end.
00:55Maintenant, ce que j'ai regardé, l'autre face, c'est quoi ?
00:58C'est des villes qui étaient à l'arrêt.
01:00Ce sont des villes qui étaient à l'arrêt.
01:02Des vitrines masquées, des rideaux tirés, des gens qui avaient accepté de dire
01:06« Bon, on va travailler à partir du vendredi jusqu'au lundi suivant. »
01:10Et des gens qui font attention à ce qu'ils font pendant cette période-là.
01:12Est-ce qu'on peut gagner durablement dans l'idée qu'on met quasiment 50%, 60% de notre capacité
01:18sécuritaire dans la rue chaque week-end ?
01:21Et soyons clairs, ça va durer jusqu'à l'élection présidentielle.
01:24Est-ce qu'on peut se satisfaire de l'idée que l'économie de ce pays…
01:27Parce que maintenant, il faut venir à la réalité.
01:29L'économie de ce pays, ce n'est pas simplement l'activité financière,
01:32ce n'est pas simplement l'activité qui peut s'organiser en dehors de la réalité de la vie.
01:36La vie réelle, c'est le commerce, c'est le tourisme, c'est des échanges commerciaux ou de services entre
01:41les gens.
01:41Et aujourd'hui, ils sont à l'arrêt pour plein de raisons depuis un certain nombre de semaines et de
01:45mois.
01:46Climatique, puis après…
01:47Et puis maintenant, on a la violence.
01:48Et donc, est-ce qu'on peut se dire qu'avant la période qui est très importante, celle de la
01:52fin d'année,
01:52on va avoir ce championnat qui va permettre chaque semaine de se dire…
01:56On compte les points.
01:57Le ministère de l'Intérieur, il dit « c'est génial, on a garanti la sécurité ».
02:00Et de l'autre côté, on dit « non, mais nous, on n'a plus de rire, on ne travaille
02:02plus ».
02:03Comment on fait dans ce contexte-là ?
02:05C'est-à-dire qu'en réalité, on va accepter l'idée qu'il y a des revendications.
02:08Oui, mais on en a tous des revendications, Julien.
02:10Si on est très sérieux, il n'y a pas un Français qui n'a pas une revendication sur l
02:14'état de sa vie aujourd'hui.
02:15La vie est chère pour tout le monde, les difficultés sont nombreuses pour la plupart des gens.
02:18Donc, c'est vrai que les corporations ont raison de se mobiliser.
02:21Mais il y a une élection qui va arriver bientôt.
02:22Alors qu'on fasse pression sur les candidats, qu'on aille discuter avec eux pour qu'il y ait des
02:26solutions.
02:26Oui, est-ce qu'on doit pour autant, aujourd'hui, paralyser un pays ?
02:30Paralyser un pays parce qu'il va savoir…
02:32C'est de ça dont il s'agit.
02:33Est-ce que vous croyez qu'il y a plein d'universités qui vont ouvrir la semaine de la rentrée
02:35la prochaine fois ?
02:36Non, elles sont vacantes cette semaine, mais ça ne marchera pas.
02:38Tout est à l'arrêt.
02:39Ça ne peut pas continuer comme ça.
02:40On ne peut pas se satisfaire de l'idée que c'est formidable.
02:43Vous vous rendez compte, il n'y a que 50 policiers qui sont blessés aujourd'hui.
02:45On ne peut pas répéter ça tous les week-ends.
02:47C'est pas possible.
02:48Au revoir, je vous annris un quarantaine.
02:49Sous-titrage Société Radio-Canada
02:50Jolies Bonaparte
02:51Père Plékin
02:52Sous-titrage Société Radio-Canada