Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national et maire de Perpignan était l’invité de BFMTV ce dimanche 25 octobre.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Avec Loïc, bonjour les premiers militants qui commencent à arriver. Bonjour Louis Alliot.
00:03Bonjour.
00:04Et bonjour Sophie.
00:05Bonjour Léopold, bonjour Louis Alliot.
00:06On va suivre ensemble évidemment, tout l'après-midi sur BFM TV, le discours de Marine Le Pen.
00:12C'est son lancement de campagne officiel.
00:14Aujourd'hui, discours à suivre à 15h40.
00:16Avant ça, ça sera Jordan Bardella qui prendra la parole à 15h15.
00:20Vous le disiez Loïc, dans un contexte de très hante tension ici à Orléans, Sophie.
00:24Oui, dans une ville qui est totalement sous cloche, un palais des congrès qui est en effet bunkérisé ici.
00:28Mais nous sommes à l'intérieur.
00:30On va d'abord revenir, Louis Alliot, avec vous sur la journée d'hier.
00:32D'une manière générale, il y a plusieurs cortèges fournis qui ont pu déchirer dans des conditions meilleures que la
00:38semaine précédente sous incident majeur.
00:40Est-ce que vous dites aujourd'hui bravo et merci au gouvernement ?
00:44Je dis bravo et merci à la police et à ceux qui ont pris les consignes pour renforcer les cortèges.
00:50Mais je dis aussi merci aux villes qui ont permis de protéger.
00:54Parce que, par exemple, à Perpignan, la police municipale avait sur le terrain autant de policiers que la police nationale.
01:02C'est vous dire si la mobilisation était importante de l'État mais aussi des collectivités locales.
01:07Et le gouvernement est à la hauteur par rapport au week-end précédent.
01:09Ah ben s'il ne voulait pas que ça tombe dans le chaos et une forme d'anarchie dans les
01:13rues, il valait mieux qu'il prenne des dispositions, c'est sûr.
01:15Et justement, il y a quelques jours, Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, reconnaissait publiquement, je cite, avoir perdu
01:22le contrôle.
01:22L'État qui n'avait pas géré la situation le 17 octobre, il a repris les choses en main là
01:27?
01:27Écoutez, je pense qu'il y a eu une faille dans le renseignement, tout simplement.
01:30Parce que personne ne s'attendait à ce qu'il y ait autant de débordements.
01:33Et il faut s'interroger d'ailleurs sur la chaîne de commandement, là où la carence a été relevée.
01:39Parce que c'est vrai que moi, de ce que j'ai pu voir dans ma ville, manifestement, toutes les
01:44données n'ont pas été fournies au commandement et au préfet pour marquer les débordements qu'il y aurait pu
01:50avoir.
01:50Et ça, ça pose quand même un problème de fond.
01:52Donc pour vous, c'était plus une faille du renseignement que du ministre de l'Intérieur ?
01:55Ben c'est lié, parce que c'est le ministre de l'Intérieur qui fait le renseignement.
01:58Mais je pense qu'il faut s'interroger sur les services du renseignement intérieur en France.
02:02Parce que sur les contre-manifestations et notamment sur la mouvance d'ultra-gauche anarchiste, il y a manifestement eu
02:10des manques.
02:11Et on les a vus dans la rue alors qu'ils n'étaient mentionnés nulle part.
02:14On a parlé de ce congrès qui est sous haute tension aujourd'hui.
02:19À aucun moment vous avez imaginé le reporter pour des questions de sécurité.
02:23Parce qu'il y a un risque, c'est que ces travées soient vides aujourd'hui ou qu'il y
02:27ait une intrusion pendant le meeting de Marine Le Pen cet après-midi ?
02:30Écoutez, hier à notre Assemblée Générale, les travées étaient pleines.
02:33Il n'y a aucune raison qu'elles soient vides cet après-midi.
02:34Je crois que le préfet du département et le maire de la ville ont pris toutes les dispositions pour que
02:40ce congrès et ce meeting se passent dans les meilleures dispositions.
02:44Donc je vois que l'affluence est aux portes d'ailleurs du zénith aujourd'hui et je pense que nous
02:50serons complets.
02:51Il n'y a pas d'inquiétude vis-à-vis cet après-midi ?
02:55Non, je crois honnêtement qu'à Orléans, là pour le coup, le gouvernement a pris la mesure des dangers potentiels
03:02qui pouvaient être à l'œuvre.
03:04Et c'est vrai qu'aujourd'hui en tout cas, de ce que l'on peut voir, je pense que
03:10les militants, les adhérents, les sympathisants seront au rendez-vous de ce premier meeting présidentiel.
03:15Alors que la musique derrière nous commence, c'est une habitude, Sophie, effectivement, que ces musiques retentissent dans les enceintes
03:21avec l'arrivée des premiers militants,
03:23rentrons également dans le fond avec vous, Louis Alliot, avec un certain Jean-Luc Mélenchon que nos équipes ont croisé
03:30hier dans le cortège parisien,
03:31qui s'est adressé directement à Emmanuel Macron en disant, je cite, à propos des revendications notamment des lycéens,
03:37il est temps de céder, après il ne restera plus que la porte de sortie. Vous dites pareil à Emmanuel
03:43Macron ?
03:44Non, je dis à M. Mélenchon, il est temps de céder, lui, et d'arrêter d'instrumentaliser les véritables demandes
03:49qui sont celles des lycéens.
03:50Les lycéens ne demandent pas de tout casser dans les rues. Les lycéens demandent qu'on se prononce sur un
03:54certain nombre de choses qui les concernent.
03:56On voit bien que la gauche et l'extrême gauche instrumentalisent ce mouvement, et notamment certains porte-parole de ces
04:03jeunes-là,
04:04alors que moi j'ai pu voir et discuter avec des lycéens qui sont d'accord sur des revendications sociales,
04:10de moyens, parcours sup, etc.,
04:12mais qui ne demandent pas à ce que l'extrême gauche soit en première ligne dans ces revendications,
04:16parce que la meilleure manière de planter ces revendications, c'est précisément de mettre M. Mélenchon sur le devant de
04:22la scène.
04:22Dans ce contexte de colère sociale, vous étiez à Matignon autour de Sébastien Lecornu-Joli, c'est vous qui avez
04:27représenté notamment le Rassemblement National.
04:30Il y a une petite musique notamment qui a été émise par Bruno Rotaillot, qui était aussi présent, qui est
04:35de décaler l'élection présidentielle.
04:37Il est insatisfait de la date du second tour, le 2 mai, donc au lendemain des mobilisations du 1er mai.
04:42Est-ce que vous, vous partagez cette crainte aussi d'un second tour au lendemain de manifestation du 1er mai
04:48?
04:48Nous étions avec Edwige Diaz présents à cette réunion.
04:52Apparemment, de ce que j'ai compris, il y avait eu plusieurs réunions de concertation entre les partis politiques,
04:58certains acteurs de la campagne présidentielle, sur les dates à retenir.
05:04Et il semblait qu'il y ait un consensus pour les week-ends d'avant le 1er mai.
05:09Les week-ends des 11 et 25 avril ?
05:11Exactement, et ça n'a pas été retenu par le gouvernement, et on se demande bien pourquoi.
05:16Il n'est pas trop tard pour changer d'avis éventuellement ?
05:17Il n'est pas trop tard pour changer d'avis.
05:19Est-ce que vous demandez ça, vous ?
05:19Écoutez, moi je préférerais effectivement que le deuxième tour de l'élection présidentielle se passe avant le 1er mai, plutôt
05:25que le 2 mai.
05:27Mais c'est au gouvernement de répondre à cette question, c'est lui qui a l'écart en main.
05:29Pour vous, c'est dangereux de maintenir ce second tour au lendemain du 1er mai, dans le contexte que l
05:33'on connaît de ces précédents week-ends ?
05:36Alors je ne sais pas si c'est dangereux, mais on sait très bien que la neutralité et la sérénité
05:42qui doit prévaloir avant le vote du dimanche
05:45sera nécessairement rompue par la tenue partout en France de manifestations du 1er mai,
05:51dont on sait qu'ils sont l'apanage de la CGT et de toutes les organisations syndicales et militantes de
05:56gauche.
05:56Donc vous, 1er vice-président du RN, vous appelez à modifier la date du second tour ?
06:01Moi je préférerais qu'on modifie cette date du deuxième tour.
06:04Voilà, pour la sérénité des débats et pour que l'élection présidentielle se passe de la meilleure manière qui soit.
06:10Dans un instant évidemment, Louis Alliou avec vous, on va évoquer Marine Le Pen, les sondages, sa stratégie aujourd'hui
06:15pour les prochains mois.
06:16Mais d'abord évidemment, l'actualité, c'est cet homme qui a ouvert le feu à Trappes vendredi sur des
06:22passants, un mort et quatre blessés,
06:25dont une jeune adolescente. Avec ces mots de Laurent Nunez, qu'on a repéré aussi avec Sophie,
06:30c'est clairement, je cite, un crime terroriste, raciste, avec certains de vos opposants aujourd'hui
06:36qui dénoncent vos discours, ceux du Rassemblement National, sur l'immigration,
06:42qui pourraient être des causes avec ce qu'on a vu là.
06:45Qu'est-ce que vous leur répondez vous directement ?
06:47On pourrait leur renvoyer l'école Zoratora à Toulouse, leur renvoyer le Bataclan,
06:51leur renvoyer tout un tas de crimes qui ont eu lieu et dont l'islamisme a été la cheville ouvrière.
06:57Et ces gens-là sont d'ailleurs traités souvent d'islamo-gauchistes, on pourrait leur renvoyer ça.
07:02Bon là, manifestement, oui c'est un crime raciste, oui terroriste,
07:05mais j'ai vu depuis ce matin que la psychiatrie était demandée,
07:10en tout cas avancée comme motivation principale de cet individu.
07:13Donc attendons de voir ce que relève l'enquête, exactement, avant de pouvoir dire de quoi il s'agit.
07:20Mais dans tous les cas de figure, c'est évidemment à condamner,
07:23on pense aux familles, et notamment j'ai entendu la maman de cette petite de 12 ans,
07:27et c'est proprement inadmissible, et ça doit être condamné comme tel.
07:31Après que la gauche utilise ça, instrumentalise ça, ça ne fait pas débat, ça fait longtemps qu'on connaît ça.
07:38Mais tout de même, Jordan Bardella, en 2022, le président du RN,
07:41il écrivait noir sur blanc, il désignait Trappes comme la capitale européenne du djihad.
07:45Est-ce que tenir ces propos, les écrire, c'est pas pointer une cible sur une ville et ses habitants
07:50?
07:50Écoutez, je crois que M. Bardella, à l'époque, faisait référence à une note des renseignements généraux sur la ville
07:55de Trappes.
07:56Alors il faudrait s'intéresser aux notes qui avaient été faites par les renseignements territoriaux
08:01sur l'influence de l'islamisme radical dans un certain nombre de villes, dont Trappes.
08:04Et c'est pas la note des services de renseignements qui disaient que Trappes est une capitale européenne du djihad.
08:09Ça, c'est les propos de celui qui est président du djihad aujourd'hui.
08:11Oui, et 12 ans après, il y a un crime en fonction de ce qu'il a dit il y
08:14a 12 ans passé.
08:14Il faut quand même arrêter les bêtises.
08:16La vérité, c'est qu'il y a un problème d'islamisme radical chez nous,
08:19d'infiltration, de danger qui est déjà passé à l'acle.
08:22Et pas qu'un peu, je rappelle le Bataclan et tout le reste.
08:25Et donc de ce point de vue-là, il faut rester vigilant.
08:27Il faut évidemment les combattre.
08:29Et M. Bardella n'est en rien là-dedans.
08:31En revanche, l'extrême-gauche, peut-être.
08:33En parlant du président de l'Urn, justement,
08:36vous maintenez qu'il n'est pas à l'origine des messages antisémites
08:40que Mediapart lui attribue encore aujourd'hui.
08:42Vous appuyez sur les sondages qu'on va voir d'ailleurs à l'écran aussi
08:44pour vous rassurer en quelque sorte.
08:47Mais est-ce que ça ne va pas rester, Louis Alliot,
08:49ça ne va pas rester comme le sparadrap du capitaine Haddock
08:52avec, on le rappelle, 50% plus une voix ?
08:55C'est ce qu'il va vous falloir au second tour
08:56si vous êtes qualifié pour accéder à l'Elysée.
08:59Ça ne va pas rester un obstacle ?
09:00Non, je ne crois pas.
09:01Vous savez, j'ai passé ma vie, moi, au Rassemblement National
09:03et avant au Front National à combattre précisément
09:05un certain nombre d'huluberlus qui tenaient des propos inqualifiables.
09:10Donc, chez nous, l'antisémitisme est clairement combattu
09:13et s'est tenu comme tel.
09:15Et je n'imagine pas, je ne pense pas et je ne crois pas,
09:18évidemment, que Jordan soit à l'origine de ces messages-là.
09:20En revanche, je connais beaucoup de gens
09:22qui ont été mentionnés dans tous ces écrits de Mediapart
09:25qui, eux, d'ailleurs, sont connus de beaucoup
09:27et qui, malheureusement, font partie de ces mouvances-là.
09:30Officiellement, vous faites tout ce bloc,
09:31mais en interne, il y a quand même certains
09:32qui reconnaissent et mettent des doutes
09:34vis-à-vis des propos de Jordan Bardet
09:36qui dément aujourd'hui.
09:38Eh bien, ce sont des cons.
09:39Ce sont vos propres collègues.
09:41Ah mais il n'y a pas de souci.
09:42Mais quand un con, même si c'est un collègue,
09:44ça reste un con.
09:45On va avancer, évidemment, et ce sont vos mots,
09:48bien évidemment, Louis Alliot, que l'on vient d'entendre.
09:51Deux alliés, aujourd'hui, qui sont présents.
09:54Alors, il y a Éric Ciotti, le maire de Nice,
09:56et puis Marion Maréchal.
09:58Sophie notait très justement
10:00qu'Éric Ciotti va prendre la parole sur scène.
10:03Ce n'est pas le cas de Marion Maréchal.
10:04C'est quoi le problème avec Marion Maréchal ?
10:05Écoute, Éric Ciotti est un allié avec l'UDR
10:08qui a aujourd'hui une grande ville de Nice,
10:10une communauté urbaine,
10:11beaucoup d'élus, un groupe à l'Assemblée nationale.
10:14Et c'est un allié précieux
10:15qui, au moment où il a fallu choisir
10:18de s'allier avec nous,
10:20a eu le courage de le faire.
10:21Il était alors président des LR.
10:23Marion, après l'épisode difficile de 2022,
10:28revient petit à petit sur le devant de la scène.
10:32Mais évidemment, c'est un allié
10:33dans le spectre, j'allais dire,
10:36du camp national au sens large.
10:38Et elle est au soutien de Marine Le Pen.
10:39Et tout n'est pas encore pardonné.
10:40Qu'elle ne soit pas là.
10:41Tout n'est pas encore pardonné quand même avec Marion
10:43parce qu'il y a quand même une différence de traitement.
10:44Elle a quand même trois députés à parenter
10:46au sein du groupe RN à l'Assemblée
10:47et pas de prise de parole aujourd'hui
10:50dans ce pays des congrès.
10:51Dans toutes ces choses-là, vous savez,
10:52il faut du temps.
10:52Je suis bien placé pour le savoir.
10:54Il faut une longue expérience.
10:55Mais les choses, petit à petit,
10:58rentreront dans l'ordre.
10:59Donc tout n'est pas encore pardonné avec Marion ?
11:00Écoutez, demandez à celles et ceux
11:02qui sont touchés par cette affaire-là.
11:05Mais moi, je pense que les choses se passent
11:07comme elles doivent se passer.
11:08Une dernière question, Louis Alliot.
11:10On a vu avec Sophie en rentrant cette mise en scène.
11:13On note qu'il y a des choses nouvelles
11:15que les téléspectateurs, les militants aussi
11:18vont découvrir tout à l'heure.
11:20Nouvelle scène avec de nouveaux éléments.
11:23Mais ça coûte très cher ça.
11:25Et pourtant, vous n'avez pas de prêt pour l'instant
11:26au niveau de votre campagne.
11:28Comment vous allez faire ?
11:29Écoutez, on attend de voir les réponses
11:31qui sont données à un certain nombre de dossiers
11:33en cours.
11:34Mais il est évident que si les banques
11:36nous privaient de prêts
11:38pour cette élection présidentielle,
11:39nous finirions par manquer, évidemment,
11:41de ressources pour continuer une campagne,
11:44on va dire, normale.
11:45Aujourd'hui, nous faisons avec les moyens du bord
11:47et pour l'instant, ce n'est pas si mal.
11:49Merci beaucoup, monsieur.
11:51Merci beaucoup.

Recommandations