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  • il y a 5 heures
Recevant à Matignon des créateurs de contenus avant les syndicats lycéens et étudiants, cinq mesures ont été évoquées par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a appris BFMTV de sources concordantes confirmant Le Parisien.

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Transcription
00:00Copélia Moreau est avec nous, merci d'être là, membre du comité de mobilisation de l'Interfac Île-de-France.
00:04Je salue également Éric Blond qui est avec nous, président de l'université d'Orléans.
00:10Un mot à tous les deux, Copélia Moreau tout d'abord sur cette annonce, ce débat à l'Assemblée nationale.
00:16Est-ce que c'est une prise en compte par le gouvernement, par le Premier ministre,
00:18qu'il faut justement aborder cette question de parcours sup avec l'Assemblée nationale ?
00:23Non, écoutez, c'est n'importe quoi. C'est plus qu'insuffisant.
00:26Ça nous montre qu'en fait, il va falloir continuer la mobilisation.
00:30Mais de toute façon, on voit bien que là, le gouvernement, il n'y a que maintenant qu'il se
00:33sent obligé de répondre,
00:34en tout cas de discuter sur nos revendications et d'arrêter de parler toujours de l'état d'urgence,
00:38en tout cas d'essayer d'esquiver à chaque fois ses responsabilités.
00:40Là, il se sent obligé de parler de parcours sup, de nos revendications.
00:44Par contre, c'est évidemment plus qu'insuffisant.
00:46Et donc évidemment, il va falloir continuer de construire en fait les suites de la mobilisation.
00:50On a eu plus que raison avec la coordination nationale étudiante d'établir un plan de mobilisation pour la rentrée.
00:55Où je rappelle, c'est parce que là, le gouvernement, il nous parle de ça maintenant,
00:58parce qu'en fait, il ne veut qu'une chose, c'est que la rentrée scolaire se passe très bien,
01:02c'est-à-dire sans mobilisation pour lui.
01:03Mais en fait, il se trompe.
01:04Nous, le deux, on a dit on va faire grève.
01:06Le 3, il y a une journée de manifestation, une journée de mobilisation nationale.
01:09Et à Paris, on ira à 14 heures au départ de Panthéon en manifestation.
01:13Le 5, il y a une journée de grève.
01:14C'est ça qui est devant nous parce qu'évidemment, ces mesures, elles sont plus qu'insuffisantes.
01:17Juste pour donner un exemple, parce que là, ça a été annoncé il y a quelque temps par BFM TV.
01:24En fait, les chiffres donnés, le gouvernement, il annonce 15 000 créations de places sur Parcoursup.
01:28Mais est-ce qu'il se moque de nous ?
01:30Déjà qu'on dit, et on n'arrête pas de le répéter dans la mobilisation,
01:35abrogation de Parcoursup, de Mon Master, des plateformes qui sont sélectives.
01:38Et en plus de ça, il vient nous voir pour nous dire 15 000 créations de places,
01:42alors qu'aujourd'hui, c'est 300 000 jeunes, plus de 300 000 jeunes qui se retrouvent sans réponse à
01:47la fin de Parcoursup.
01:49Alors peut-être pas sans réponse à la fin de Parcoursup, mais en tous les cas, qui n'ont pas
01:51la formation qu'ils désiraient.
01:54300 000 personnes, en effet, qui n'ont pas d'inscription à la fin de Parcoursup,
01:58qui en fait candidatent des lycéens, des lycéennes, dont en grande majorité des néo-bacheliers, néo-bachelières,
02:04qui en fait candidatent sur Parcoursup et qui en fait n'ont rien à la fin de la plateforme.
02:08C'est pas qu'ils ont des réponses négatives, parce que ces chiffres-là, 300 000,
02:12on en parle avec Éric Blond d'ailleurs, dans un instant, président de l'Université d'Orléans,
02:15il n'y a pas 300 000 personnes qui ont zéro réponse sur Parcoursup.
02:19Il y a 300 000 personnes qui n'ont pas d'université à la fin des plateformes.
02:24C'est-à-dire là, si vous voulez le chiffre précis, en fait, parmi les...
02:28En 2025, sur les, en gros, 600 000 terminales, donc néo-bacheliers,
02:34qui sont inscrits sur Parcoursup et qui ont eu le bac,
02:37et bien en fait, c'est 19% qui sont en fait des néo-bacheliers
02:41qui ressortent sans rien sur Parcoursup, sans rien du tout sur Parcoursup,
02:45qui ne sont pas inscrits.
02:46Donc en fait, voilà, qu'est-ce qu'on voit ?
02:47Le gouvernement, il nous dit 115 000 créations de place,
02:51et bien en fait, c'est du foutage de gueule.
02:53C'est pour ça que nous, on n'arrête pas de dire qu'il faut aujourd'hui
02:55l'abrogation de cette plateforme et qu'il faut des moyens à hauteur
02:58dans les universités, dans les lycées également.
03:01Là, par exemple, il n'y a rien qui est dit sur la FSU,
03:04qui est le principal syndicat des enseignants,
03:06qui dit aujourd'hui, en fait, il faudrait 29 milliards d'euros
03:09dans l'éducation nationale pour les lycées,
03:12il faudrait 16 milliards d'euros dans l'enseignement supérieur,
03:15et ça, c'est juste pour atteindre le même niveau qu'on avait en 2017,
03:19vous vous rendez compte, donc ce n'est pas non plus mettre fin
03:22à toute la sélection sociale à l'entrée de l'université
03:25sur la question des rénovations, etc.
03:26Donc évidemment que c'est plus qu'insuffisant,
03:28et encore une fois, le gouvernement, en fait,
03:29il essaie d'esquiver comme il peut, mais il se trompe
03:31parce que nous, on continuera la mobilisation.

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