Passer au playerPasser au contenu principal
Deux équipes scientifiques démontrent une amélioration des prévisions météo, grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle.

France Inter, la radio généraliste du service public, vous propose chaque jour l'actualité, des débats de société, de l'humour et de grands entretiens. Retrouvez ici les meilleurs moments de nos émissions : interviews, chroniques et coups de gueule qui font l'identité de France Inter depuis plus de 60 ans.

📻 Écoutez France Inter en direct et en podcast sur l'application Radio France : https://radiofrance.onelink.me/kg7D/7awrzmhf

👉 Abonnez-vous pour ne rien manquer de nos vidéos : https://www.youtube.com/@FranceInter

#FranceInter #RadioFrance #Podcast #Actualité

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02La Terre au Carré, Mathieu Vidard sur France Inter.
00:07Tout va bien dans ce monde, tous les jours dans La Terre au Carré avec le lundi Mathilde Fontaise,
00:12co-rédactrice en chef du magazine Epsilon. Bonjour Mathilde.
00:15Bonjour.
00:15Cette semaine, deux équipes démontrent une amélioration des prévisions météo grâce à l'utilisation de l'intelligence artificielle.
00:21C'est votre sujet ?
00:22Oui, et alors il faut préciser dès le départ que l'utilisation de l'intelligence artificielle pour améliorer les prévisions,
00:28ce n'est pas nouveau, toutes les agences météo font déjà appel à l'IA pour tester leurs modèles.
00:32À Météo France, on appelle ça Arôme IA ou Espresso.
00:36L'idée c'est de compléter la modélisation physique de l'atmosphère avec un apprentissage sur de très grands jeux
00:41de données.
00:41Sauf que jusque-là, ces modèles servaient plutôt à optimiser, à accélérer les calculs,
00:45à mieux représenter les structures fines à fine échelle.
00:49Et là, on a passé un nouveau cap en fait.
00:51Oui, le premier c'est une publie de l'université de Chicago qui concerne la prévision des événements extrêmes.
00:56Les chercheurs n'ont pas conçu de nouveaux modèles.
00:58Ils ont analysé les grands modèles d'IA existants pour tester leur puissance sur un cas particulier.
01:03Les inondations énormes de Dubaï en avril 2024.
01:06Alors il faut se rappeler, ça avait été sans précédent.
01:08La ville s'était retrouvée sous l'eau, l'aéroport, l'un des plus gros du monde avait été mis
01:11à l'arrêt pendant une semaine.
01:12Et à l'échelle de la région, les pluies diluviennes avaient causé 25 morts tout de même.
01:18Ces inondations de Dubaï, c'est l'exemple type d'événements qu'on aimerait prévoir à l'avance
01:23pour mettre les personnes et les équipements en sécurité et évidemment pour organiser les secours.
01:27C'est aussi l'exemple type d'événements très rares, trop rares pour pouvoir être pris en compte par l
01:32'IA comme une donnée d'apprentissage.
01:34Simplement parce que comme ça ne lui est jamais arrivé avant, il n'y a rien dans les archives.
01:37On appelle ça un signe gris, un phénomène météo extrême, physiquement possible,
01:42mais si peu probable qu'on n'en a pas d'observation.
01:44Un signe C-Y-G-N-E, comme l'animal.
01:47Oui, le signe l'animal, c'est ça.
01:49Et pourtant, les chercheurs ont montré que les IAP parviennent à prédire cet événement huit jours à l'avance.
01:55Alors comment ils ont fait en l'occurrence ?
01:56Les modèles ont élargi à l'échelle du globe.
01:59Les chercheurs ont nommé ça la translocation.
02:01Ils parviennent, ces modèles, à apprendre d'événements similaires,
02:05mais qui se sont produits dans d'autres régions du monde.
02:08Et ils prédisent bien la bonne quantité de pluie à Dubaï, 60 mm le fameux 16 avril,
02:13ce qui permet d'envisager, en généralisant l'utilisation de ces modèles,
02:17de prévoir les prochains événements extrêmes.
02:19C'est une démonstration d'efficacité.
02:21Et ce n'est pas la seule prouesse de l'IA,
02:23puisqu'une autre publication est parue quasiment simultanée,
02:26une publication signée d'une équipe du MIT, cette fois,
02:28qui montre qu'un modèle réussit à multiplier par deux la précision des prévisions à long terme,
02:37de deux à six semaines.
02:40Alors avec les événements extrêmes, cet enjeu de la prévision à long terme,
02:43c'est l'autre gros défi, jusque-là, ça paraissait presque impossible.
02:46Au bout de deux semaines, le chaos de l'atmosphère prend le dessus,
02:48c'est le fameux battement d'ailes de papillons.
02:50D'infimes différences dans les conditions météo initiales
02:53peuvent entraîner des différences considérables dans les résultats.
02:56Cette prévision sous-saisonnière était considérée comme un désert de prévisibilité.
03:00Or, là encore, il y a de gros enjeux, on les imagine bien.
03:03On aimerait avoir la météo à deux semaines ou à six semaines pour planifier l'agriculture,
03:07prévoir le gel, la sécheresse pour anticiper la consommation d'électricité,
03:11prévoir les vagues de froid. Et pour la première fois, avec un nouveau modèle d'IA,
03:15des chercheurs démontrent une amélioration par rapport au modèle classique basé sur les moyennes.
03:20Alors les chercheurs ont livré le code, leur modèle est à disposition de toutes les agences météo.
03:24Le service météorologique du Kenya est le premier à avoir commencé à l'utiliser.
03:28Et d'autres demandes sont en cours. Bref, l'IA est en train de briser le chaos.
03:32Merci beaucoup Mathilde Fontaise.
Commentaires

Recommandations