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00:00Priorité ou directe, pardonnez-moi, le ministre de l'Éducation.
00:03Le gouvernement adopte dans le cadre du mouvement des lycéens, des étudiants.
00:09Et puis évidemment de vous présenter aussi les différents chantiers que nous ouvrons.
00:13Parce qu'il y a à la fois des mesures, si vous me permettrez en dur,
00:16qui vont figurer notamment dans la prochaine loi de finances.
00:21Et puis il y a des chantiers que nous ouvrons et qui trouveront à se réaliser
00:26au cours des prochaines semaines et des prochains mois.
00:29Peut-être d'abord, avant de revenir sur ceci, un point de méthode.
00:33En termes de méthode, ça fait maintenant plusieurs semaines que nous consultons,
00:38comme vous le savez, que nous rencontrons les associations lycéennes,
00:42les élus lycéens, les élus étudiants, les organisations syndicales représentatives des personnels,
00:50les associations de parents d'élèves.
00:51Donc il y a tout un travail qui a été fait depuis plus de trois semaines.
00:55Et puis il y a évidemment eu en face un travail, j'allais dire, de fond.
00:59Parce que nous avons un principe de base qui a été fixé par le Premier ministre
01:03et auquel évidemment nous adhérons.
01:06C'est qu'aucune des décisions que nous prenons n'est une promesse en l'air.
01:13Tout ce que nous disons sera fait et sera respecté dans des délais précis et de manière chiffrée.
01:21Deuxième élément, vous savez qu'on s'est donc beaucoup appuyé sur la plateforme
01:24qui a été ouverte pour les lycéennes et les lycéens
01:27et qui a obtenu pas moins de 100 000 contributions, 101 000 pour être assez précis,
01:33autour de deux questions que je vous rappelle simplement,
01:36qui étaient de savoir quelles étaient les principales difficultés que nous allions rencontrer au lycée
01:40et ce qui devrait, d'après eux, changer ou être amélioré pour mieux apprendre dans leur scolarité.
01:47En 18 jours, donc, nous avons eu plus de 100 000 participations,
01:50dont plus de 20 % a été des contributions collectives.
01:54Donc ça veut dire des conseils de vie lycéenne, des groupes d'élèves qui avaient travaillé entre eux sur le
01:57sujet.
01:58Sur les 3 700 lycées français, 3 000 ont, d'une manière ou d'une autre, contribué,
02:05avec, comme vous le voyez, une géographie assez disparate, mais une forte proportion de participation,
02:11notamment en Ile-de-France, dans le Nord, Rhône-Alpes, Occitanie, Bretagne et Bordeaux.
02:18Mais en tout cas, une très très forte mobilisation de nos élèves
02:21qui nous a permis en fait de dresser finalement un panorama un peu du point de vue des usagers,
02:26des difficultés qui étaient rencontrées.
02:28Quand on regarde les principaux sujets évoqués, nous tiendrons les cartes évidemment à votre disposition,
02:32puisque nous avons des cartes thème par thème et même sous-thème par sous-thème,
02:35donc tout ceci sera tenu à votre disposition.
02:38Ce qui ressort, c'est d'abord, j'allais dire, une pression scolaire,
02:44à la fois en termes de temps et de fond, qui est manifestement vécue comme déséquilibrée.
02:49C'est la question du 8h-18h, c'est la question de l'absence de pauses méridiennes,
02:53c'est la question d'un peu de temps trop chargé et ou à trous,
02:56c'est la question aussi de la charge de travail, des devoirs, etc.
03:00La deuxième question qui émerge, vous la voyez, dans 56% des contributions,
03:05c'est la question du bâti scolaire.
03:07Il est question de rénovation thermique, mais il est question aussi tout simplement de confort,
03:11et j'aurais presque envie de dire parfois de conditions de travail
03:16qui ne sont pas dignes tout simplement de ce qu'on est en droit d'offrir à nos élèves.
03:20Dans 31% des cas, les contributions mentionnent des difficultés de remplacement
03:25des professeurs absents, dans près d'un quart des cas des classes trop chargées,
03:30dans 33% des cas des difficultés de touchant au climat scolaire
03:34et ou à la santé mentale des élèves,
03:38souvent d'ailleurs en écho soit pour les parties climat scolaire avec le harcèlement,
03:42soit pour la partie santé mentale avec la pression scolaire,
03:45et puis dans, vous voyez, 22,3% des cas, la pression de l'orientation et de parcours sup.
03:51Tout dernier sujet qui dépasse les 10%, c'est le sujet de la démocratie lycéenne
03:55et celui donc d'une parole lycéenne qui n'est pas considérée comme suffisamment entendue.
04:01Et donc vous voyez qu'à partir de cela, à la fois par le travail qui a été mené partout,
04:05au niveau national et au niveau territorial, et à partir de cette plateforme,
04:09j'allais dire très exhaustive, nous avons tout simplement la capacité à répondre point par point
04:17aux questions qui nous ont été posées.
04:21Alors je vous propose, c'est peut-être de revenir brièvement sur les principaux enjeux du côté scolaire,
04:26et puis Philippe Baptiste vous présentera les enjeux du côté de l'enseignement supérieur,
04:31notamment de parcours sup, qui va être à la fois transformé cette année et remplacé dans les prochaines.
04:36Du côté du scolaire, donc si on reprend les différentes questions.
04:46Voilà donc pour les propos liminaires du ministre de l'Éducation,
04:48on va attendre aussi que les mesures soient annoncées,
04:50des mesures qui ont été développées tout au long de l'après-midi,
04:53puisque les organisations syndicales lycéennes et également des étudiants ont été reçues.
04:58Je salue d'ailleurs la présence de Marius Menil, bonsoir.
05:00Bonsoir.
05:00Co-secrétaire général de l'union syndicale lycéenne.
05:04Eh bien peut-être déjà une première réaction à tout ce qui avait été annoncé.
05:08Donc une refonte, en tout cas un changement de parcours sup,
05:13un chèque sur la table pour le bâti,
05:15un grand débat, ça nous avait manqué au Parlement sur parcours sup,
05:21et puis on le voit, des moyens, on va en parler pour l'université.
05:25Mais est-ce que pour les lycéens,
05:27et le lycéen que vous êtes Marius Menil,
05:29est-ce que vous dites stop ou encore pour les manifestations ?
05:32Non, non, on va continuer. Déjà, on peut souligner qu'on a des premières victoires.
05:35Là, on a quand même des avancées concrètes.
05:36On parle de plusieurs milliards d'euros.
05:38Donc c'est une réussite et ça montre que la mobilisation fonctionne.
05:42On nous a dit que les manifestations, ça ne marche pas.
05:44Les blocus, ça ne sert à rien.
05:45Les violences et les dégradations vont invisibiliser,
05:48décrédibiliser nos revendications.
05:49Finalement, on voit qu'après des semaines de lutte,
05:52ça marche et on a des avancées concrètes.
05:54Cependant, on n'est pas encore satisfaits et on va continuer à se mobiliser.
05:57Parce que, par exemple, sur Parcoursup,
05:59on parle d'une refonte, même d'une abrogation.
06:01Ils ne disent pas ce mot-là.
06:02Sauf que si vous n'ouvrez pas plus de place à l'université,
06:04il y aura encore une sélection et donc ça ne va fondamentalement rien changer.
06:08C'est pour ça que nous, on continue.
06:09On peut avoir plus de victoires si on continue de se mobiliser.
06:11Vous imaginez que de samedi en samedi,
06:14tenir ainsi, vous, mais également les forces de l'ordre,
06:16mais également les commerçants qui sont...
06:18Les forces de l'ordre exténuées,
06:19les commerçants en souffrance.
06:20Et vous dites que malgré les premières avancées, là, c'est rien.
06:23C'est soit les 10 points, les 10 milliards,
06:24ou sinon, ça continue.
06:26Ce que je dis, c'est que là, on a des premières victoires,
06:28mais que sur nos 10 revendications,
06:29on n'est pas écoutés sur toutes celles-ci.
06:32C'est pour ça qu'on continue.
06:33Et nous, le gouvernement pensait que les vacances allaient nous arrêter,
06:36que le froid, la pluie allait nous arrêter.
06:38Finalement, il y a quelques jours,
06:38il y avait 800 000 personnes dans la rue.
06:40Ça s'est très bien passé.
06:41Et donc, nous, on a une détermination très grande
06:43et on continuera tant qu'on n'est pas écoutés sur les 10 revendications.
06:44Mais expliquez-nous pourquoi le gouvernement réagit à entendre certains lycéens
06:51trop peu, ça c'est leur avis, et trop tard.
06:54Pourquoi avoir attendu tant de manifestations,
06:57tant de commerces saccagés, tant de blessés,
06:59côté lycéens comme côté forces d'ordre ?
07:01Pourquoi ? Est-ce que quelqu'un a une réponse précise ?
07:03Marius Menil a raison.
07:05Le gouvernement a fait le pari du pourrissement de la situation.
07:08Il pensait qu'à six mois d'une élection présidentielle,
07:11un mouvement social ne prendrait pas,
07:13qu'en plein débat budgétaire contraint par la situation,
07:17alors là, c'est là où je diverge de vous, Marius Menil,
07:19nous sommes contraints par la situation budgétaire du pays
07:21avec près de 3 600 milliards d'euros de dettes,
07:24et que donc, le gouvernement,
07:26imaginez que le débat budgétaire contraint l'approche de la présidentielle,
07:29l'imminence des vacances scolaires, vous l'avez dit,
07:31et la dégradation climatique avec l'automne.
07:33Monsieur Berda, je vais vous rembobiner le film.
07:36Il y a trois semaines, on nous a dit démocratie interne,
07:39on nous a dit il y aura des remontées via une plateforme,
07:42tout ce processus.
07:42Mais qu'est-ce qu'il a donné, si tout le monde n'est pas d'accord ?
07:45Il fallait dire tout de suite qu'on ne peut pas répondre aux 10 points,
07:48il faut dire tout de suite qu'on n'a pas les 10 milliards,
07:50il faut parler aux lycéens comme à des adultes.
07:52Déjà, les adultes, on les infantilise, alors les lycéens...
07:56Sauf à parier sur le pourrissement de la situation,
07:58ce qu'a fait l'exécutif, mais on peut le déplorer,
08:00mais il n'empêche que c'est quand même la réalité.
08:01Comment ça le pourrissement ?
08:02Mais ils pensaient que le gouvernement allait mourir de sa peine.
08:04Avec autant de blessés, avec tout ce qui s'est passé,
08:06avec un samedi 17 octobre qui va rester dans toutes les mémoires ?
08:08Non, mais là vous faites le bilan après six semaines,
08:11mais si vous voulez, eux ils pensaient que ça durerait six jours,
08:13enfin six heures, puis six jours, et puis ça a duré six semaines.
08:15Et puis au bout de six semaines, ils se sont dit qu'il était temps
08:17de lâcher des choses, à tort ou à raison d'ailleurs.
08:19Mais Marius Méni le disait, on nous dit que les blocages ça sert à rien,
08:22que les violences ça sert à rien.
08:24Ceux-là où vous avez raison, c'est qu'en effet,
08:26le gouvernement récompense les blocus, les violences.
08:29Est-ce que c'est une bonne chose ou non ?
08:30Ça c'est à vous de le dire.
08:31Je salue la présence de Priska Thévenot qui est avec nous.
08:33Bonsoir, merci d'être là.
08:34Député Renaissance des Hauts-de-Seine, Nicolas Dominac,
08:38M. le Préfet Aubouin, Marius Méni l'on l'a dit,
08:40Arthur Berda et le député RN Julien Oudoul.
08:44Je pose de nouveau ma question.
08:46Un mois, des blessés, des commerçants vraiment avec des stigmates
08:50qui vont rester, on peut estimer que c'est trop peu
08:53et c'est d'avoir un pouvoir en fin de règne
08:55et les caisses sont vides.
08:56Mais comment vous expliquez que ces réponses sont apportées aujourd'hui ?
09:00Expliquez-moi pourquoi aujourd'hui ?
09:01Est-ce que de telles réponses, un débat,
09:03on aurait pu l'annoncer il y a trois semaines ?
09:06Le bâti, on aurait pu dire il y a trois semaines
09:08qu'on allait demander aux régions que ce serait un prêt ?
09:11Il y a clairement un problème de méthode.
09:14Et je pense que ce n'est pas être déloyal que de le reconnaître.
09:16Au contraire, il faut pouvoir dire les choses telles qu'elles sont
09:18parce que sinon ça serait rajouter de la complexité au drame.
09:22Et je le redis à nouveau,
09:23ce que nous avons vécu le 17 octobre dans notre pays,
09:26dans certaines grandes villes, notamment à Paris,
09:28restera un traumatisme pendant longtemps.
09:31Et donc aujourd'hui ce que je dis,
09:33c'est qu'il a fallu tout ça pour finalement en arriver là.
09:36On aurait pu prendre ces décisions
09:38depuis un certain nombre de semaines,
09:40en tout cas ouvrir les canaux de discussion,
09:42les canaux d'échange.
09:43Moi je le disais en tant que porte-parole,
09:46en tant que porte-parole, pardon,
09:50Non, parlementaire.
09:51Vous l'avez été, porte-parole.
09:52Vous l'avez été.
09:53Vous avez raison, porte-parole de ma...
09:54Vous êtes nostalgique, vous êtes nostalgique.
09:56Pas là.
09:57Mais porte-parole de ma circonscription, si vous voulez.
10:00Dès le mois de juin, juillet, août,
10:03on avait déjà un certain nombre de sujets
10:04qui arrivaient sur la table,
10:05sur l'éducation nationale,
10:06sur la préparation de la rentrée.
10:08Et donc là, la question est,
10:12déjà il y a eu un certain nombre de retours qui ont été faits,
10:15maintenant il faut aussi regarder devant.
10:16Alors devant, oui, moi je regarde devant
10:18et j'entends une promesse.
10:20Et dites-moi si autour de cette table,
10:23quelqu'un peut la tenir, pas quelqu'un.
10:25Est-ce qu'on peut dire, monsieur le préfet,
10:27plus jamais le 17 octobre ?
10:28Ça a été dit aujourd'hui à Marseille par Emmanuel Macron.
10:31Plus jamais.
10:32Moi dans plus jamais, j'entends, c'est fini.
10:34Jamais on pourra revivre les mêmes scènes.
10:35Qui peut l'assurer aujourd'hui ?
10:36Personne ne peut l'assurer.
10:38Mais c'est vrai, je crois qu'on a quand même un problème,
10:42c'est que tout ça était assez prévisible,
10:44même sur les jeunes.
10:45Moi je n'ai pas compris le mouvement lycéen au départ,
10:48mais il suffisait simplement d'interroger
10:50les lycéens qu'on a autour de nous,
10:52et on aurait compris.
10:53Le problème des locaux,
10:55et d'ailleurs, entre nous,
10:57si les enfants des écoles primaires et maternelles
11:00avaient le droit de manifester,
11:01ils seraient aussi dans la rue.
11:02Parce qu'ils ont beaucoup plus souffert.
11:05Ils ont beaucoup plus souffert encore des chaleurs extrêmes
11:10dans des classes qui n'étaient pas climatisées.
11:12C'est-à-dire qu'en fait, tous ces enfants,
11:14ils ont des parents qui travaillent dans des bureaux climatisés,
11:16qui finissent à travailler le soir à 17h,
11:19pas tous, mais beaucoup quand même,
11:21et qui eux sont obligés de rester jusqu'à 18h dans des locaux
11:25qui ne le sont pas.
11:26Un moment ou un autre, forcément, ça ne l'est pas tenir.
11:29Alors après, est-ce qu'on peut ?
11:30Réponse, non, on ne peut pas.
11:32Parce qu'on peut toujours dire, on ne pourra pas.
11:36On ne peut pas aujourd'hui rénover la totalité des lycées de France.
11:40Ça pèse sur des budgets de lycées.
11:42Moi, enfin moi, quelqu'un d'autre au pouvoir pourrait dire,
11:45écoutez, on est face à une crise très profonde.
11:47Je ne peux pas à la fois répondre à l'angoisse autour du parcours sup.
11:49Je ne peux pas répondre à la vétustie des locaux.
11:51Je ne peux pas répondre à des emplois de temps troués comme des gruyères.
11:54Je ne peux pas répondre à des années de réformes qui sont en zigzag.
11:56Je ne peux pas répondre à une faillite de l'éducation nationale.
11:59Je ne peux pas.
11:59Je suis à six mois d'une élection.
12:01Je suis d'accord avec vous, Sonia Mabrouk.
12:04On ne peut pas entendre ça.
12:05Et moi, je le dis vraiment assez simplement.
12:07C'est que sur la rénovation du bâti scolaire,
12:10comme vous le disiez très justement, monsieur le préfet,
12:12si on avait commencé à mettre en place ce sujet-là,
12:15et souvenez-vous, on l'a mis en place en 2024,
12:16quand tout le monde nous a dit,
12:17circuler, il n'y a rien à voir, le réchauffement climatique,
12:19c'est une lubie, ou c'est pour les climato-sceptiques.
12:21On avait commencé à le mettre en place.
12:23Mais ce qu'on voit depuis maintenant deux ans,
12:25c'est une volonté d'immobilisme,
12:28c'est une incapacité de courage politique
12:31pour dire ce qu'on peut faire, ce qu'on doit continuer à faire,
12:33et ce qu'on doit continuer à faire,
12:34malgré la peur absolument handicapante,
12:39du « on a peur de la censure et de tomber ».
12:41Et c'est ça en fait qu'on est en train de voir là.
12:43C'est le sujet pour les étudiants.
12:45Qu'est-ce qui est de plus angoissant que l'État qui a failli,
12:47comme l'a reconnu ?
12:47C'est ce que je dis, c'est un traumatisme que nous avons...
12:49L'État a failli.
12:50Écoutons Emmanuel Macron et vous réagissez juste après.
12:53Écoutons ce qu'il a dit aujourd'hui à Marseille.
12:54Et je rappelle, il est allé au chevet, si je puis dire,
12:58des commerçants sinistrés et des forces de l'ordre éprouvées.
13:02Ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle,
13:04notre pays soit dans cet état d'ébullition.
13:07Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non.
13:11Donc plus jamais le 17 octobre.
13:13Il y a normalement un débat présidentiel qui doit se faire pour qu'on ait des élections.
13:16C'est parce qu'il y a des élections qu'il n'y a pas de violence.
13:18C'est ça une démocratie.
13:19Il faut le rappeler aux gens.
13:21Mais on continuera de tenir à la fois samedi,
13:25le 5 novembre pour la journée de mobilisation sociale
13:29et les samedis qui suivront.
13:31Si on fait bien notre travail collectivement,
13:33c'est un mouvement qui va se calmer parce qu'on répondra aux attentes légitimes
13:36et parce que l'ordre sera tenu.
13:39L'ordre sera tenu.
13:40Moi, je pose une question.
13:41À quel prix sécuritaire, monsieur le Président ?
13:44Au prix d'un confinement sécuritaire pour certaines villes ?
13:46Au prix d'un rappel de toutes les forces de l'ordre,
13:49y compris tous ceux qu'on a mis,
13:50des forces comme BRI, Sentinelle, etc. dans nos rues
13:53pour sécuriser les bâtiments stratégiques ?
13:54On pourra tenir de samedi en samedi, selon vous ?
13:57Déjà, il ne faut surtout pas entendre la promesse macroniste.
14:02Plus jamais ça.
14:03Il y a un avant, un après.
14:04Parce qu'à chaque fois qu'on a ça, on a pire après.
14:07Et à tous les niveaux.
14:08Malheureusement.
14:09Et le grand échec du macronisme depuis dix ans,
14:12ce n'est pas seulement le manque d'investissement
14:14qui a été malheureusement une continuité
14:19de ces huit ministres, huit ministres de l'éducation nationale.
14:22Déjà, quand on consume huit ministres de l'éducation nationale
14:24sur une politique aussi essentielle,
14:26aussi déterminante pour l'avenir de la nation,
14:28c'est qu'on n'a pas de cap, c'est qu'on n'a pas d'ambition.
14:31Et surtout des ministres qui avaient des positions
14:35dramatiquement et drastiquement opposées
14:37les uns aux autres.
14:38Donc, ce n'est pas seulement le manque d'investissement,
14:39c'est surtout la méthode.
14:40Et là, je rejoins Pesca Tévenot,
14:42il y a un problème de méthode.
14:43On ne fait pas partie de la même famille politique.
14:44Parce que, très clairement,
14:47quand vous avez une réforme blanquer...
14:48Mais pardonnez-moi, jouer le pourrissement,
14:50c'est mettre le feu,
14:51c'est craquer une allumette,
14:52c'est remparer de poudre.
14:53J'y viens.
14:54Mais quand vous avez la réforme blanquer
14:56qui a été assénée avec beaucoup de certitude
14:58et imposée avec brutalité et beaucoup de mépris,
15:02quand vous avez un président de la République
15:03qui vient vous dire
15:04« Tous les professeurs absents seront remplacés »
15:07et que dans les faits,
15:08on voit bien que ce n'est pas le cas,
15:11quand vous avez Parcoursup
15:12qui depuis quand même assez longtemps,
15:14les familles relèvent
15:16et font remonter les différents problèmes...
15:19Oui, à l'Assemblée, on va voir les résultats.
15:21Mais très bien.
15:21Les résultats, les propositions de chaque...
15:22D'accord.
15:23Si je peux me permettre...
15:24Attendez, attendez.
15:25Ah bon, je croyais que ça fait un bout de temps
15:26que je pouvais écouter...
15:27Allez-y, Nicolas.
15:28Non, mais c'est un débat, ça.
15:30Je croyais que la démonstration était achevée.
15:33Là où c'est très inquiétant,
15:35c'est que de céder de cette manière-là,
15:37de céder à la violence,
15:38de céder à la casse,
15:39de céder au pillage,
15:41alors même que vous avez des commerçants
15:42qui ont tout perdu
15:43et qui voient la période de Noël
15:45avec beaucoup d'anxiété en se disant
15:47qu'ils ne pourront pas ouvrir,
15:49que leurs commerces, une nouvelle fois,
15:50vont être pillés, dévastés, dégradés.
15:54Tout ça, effectivement,
15:55ne participe pas d'un climat d'apaisement.
15:56Je pose la question.
15:57Est-ce que dans ce pays,
15:58est-ce qu'en France,
15:59il faut arriver à ce qu'on est autant de blessés
16:02pour finalement réagir ?
16:03Ce qui rend la réponse à votre question
16:04encore plus difficile,
16:05c'est que nous sommes dans une cinquième République
16:08où tout procède en théorie
16:09du président de la République,
16:11lequel s'est autodissou avec la dissolution.
16:14D'où ce sentiment de malaise diffus
16:16et de non-prise de décision
16:19avec une majorité qui n'existe pas
16:20à l'Assemblée nationale,
16:22des camps qui préparent
16:23la présidentielle à venir,
16:25personne n'a le bien commun
16:27en incarnation,
16:28en défense collective.
16:30On est dans cette situation-là.
16:32Ça va durer six mois.
16:34Là où je ne suis pas d'accord
16:35avec Nicolas Domenac,
16:36c'est que là,
16:37il y a marqué sur votre bandeau
16:38Macron plus jamais le 17 octobre.
16:39On pourrait rajouter 2026.
16:41Parce qu'en réalité,
16:42il y a huit ans,
16:43on aurait pu écrire
16:43Macron de point plus jamais
16:44le 1er décembre 2018.
16:471er décembre 2018,
16:49l'arc de triomphe est saccagé.
16:51Que se passe-t-il le 10 décembre 2018 ?
16:53C'est-à-dire,
16:54dix jours plus tard,
16:54Emmanuel Macron fait une grande
16:56allocution solennelle
16:57et il lâche 10 milliards d'euros
16:58pour acheter la fin de la crise.
17:00Aujourd'hui,
17:01que s'est-il passé ?
17:02L'hôtel de ville de Limoges
17:03a brûlé sous nos yeux
17:04à tous attristés.
17:06Que s'est-il passé ?
17:06La mairie de Marseille,
17:07et j'y étais pas plus tard
17:08que tout à l'heure,
17:09le hall a été en partie saccagé.
17:13Que se passe-t-il ?
17:14Quelques jours,
17:14quelques semaines plus tard,
17:15l'exécutif lâche à nouveau.
17:17Donc si vous voulez,
17:17dans ce pays,
17:18il y a,
17:18qu'on le veuille ou non,
17:19une prime à la violence.
17:20Il y a eu un bras de fer
17:21engagé par la rue
17:22avec l'exécutif.
17:23L'exécutif,
17:24aujourd'hui,
17:25rend les armes,
17:26si je puis dire,
17:26si vous me pardonnez
17:27cette expression.
17:28C'est deux choses différentes.
17:29Mais on peut le déplorer,
17:31il n'empêche que c'est une réalité.
17:32C'est deux choses différentes,
17:33selon moi.
17:34Permettez-moi,
17:34vous parliez du 1er décembre,
17:36effectivement,
17:37des gilets jaunes.
17:37Et on s'en souvient aussi
17:38tous, malheureusement,
17:39qui étaient liés
17:40à une décision politique.
17:42On s'en souvient très bien
17:43à l'époque d'Edouard Philippe.
17:45Exactement.
17:46Là, ce qu'on voit,
17:47c'est attention
17:47à ne pas faire d'amalgame
17:51entre effectivement
17:51des casseurs,
17:52des pilleurs.
17:52Je ne sais pas si,
17:53monsieur,
17:54vous les condamnez ou pas.
17:56Les revendications
17:57dont on parle par ailleurs,
17:58en dehors de toutes les cas
17:59qu'on a pu voir,
18:01c'est des revendications
18:01auxquelles on aurait pu
18:02déjà tendre l'oreille
18:03dès cet été.
18:06Donc,
18:09expliquez-moi pourquoi
18:09il a fallu...
18:10Bon,
18:11maintenant,
18:11de refaire le film,
18:12c'est facile,
18:13je l'avoue quand même
18:13depuis notre place,
18:14mais quand même,
18:15de voir,
18:16comme vous l'avez dit,
18:16notre cœur,
18:18voilà,
18:18ça nous a tous fait mal
18:19de voir Limoges,
18:20de voir Marseille.
18:21Et puis les commerçants,
18:22ils n'en peuvent plus.
18:23Les forces de l'ordre non plus.
18:24Donc,
18:24ça veut dire,
18:25monsieur le préfet,
18:25c'est intéressant parce que
18:26vous seriez encore en exercice,
18:28si je puis dire,
18:28vous auriez eu à prendre
18:29vous-même
18:30des arrêtés
18:32que certains contestent
18:33dans leur caractère
18:35liberticide.
18:36Est-ce que vous estimez
18:36aujourd'hui
18:37que ces couvre-feu prolongés
18:38à libertition,
18:39que ces interdictions
18:40parfois de manifestations
18:41selon qu'elles soient déclarées
18:42ou pas,
18:43ou que leur initiateur
18:45ne serait pas légitime,
18:46est-ce que vous estimez
18:47que c'est la condition
18:48pour que l'ordre revienne
18:49ou alors que c'est,
18:51à l'inverse,
18:52un aveu de faiblesse ?
18:55Le droit de manifester,
18:56c'est un droit constitutionnel.
18:57Donc,
18:58c'est quand même compliqué
18:59de l'interdire.
19:01Par contre,
19:02on peut négocier,
19:03et d'ailleurs,
19:03c'est ce qui s'est passé,
19:04parce qu'on a parlé
19:05du 7 octobre,
19:06mais la dernière fois,
19:07que ça a été négocié
19:09correctement
19:09avec les organisations
19:10syndicales,
19:10il n'y a pas eu d'incident.
19:12Donc,
19:12on choisit
19:14des parcours différents,
19:15on encadre différemment.
19:16Ce qui est toujours
19:17très compliqué,
19:18parce que la grande hantise
19:19de tous mes collègues
19:20et des policiers
19:21sur le terrain,
19:22c'est quand même
19:22les lycéens
19:23et les collégiens
19:24quand les collégiens
19:25s'en mêlent,
19:25parce que c'est très compliqué
19:26l'ordre public
19:27avec des jeunes.
19:28C'est très compliqué
19:28parce que les policiers
19:30sont des parents
19:30et parfois,
19:31ils ont leurs enfants
19:32eux-mêmes
19:32qui sont concernés
19:33dans la manifestation.
19:35Et puis,
19:35en plus,
19:37les organisations syndicales
19:38lycéennes,
19:38pardon de dire ainsi,
19:40ne sont pas forcément
19:41organisées comme
19:42les organisations syndicales.
19:43On a vu la CGT,
19:44par exemple,
19:44avec son service d'ordre
19:45il y a quelques jours
19:47et on a retrouvé
19:48la CGT d'avant
19:49qui était capable
19:50d'organiser une manifestation.
19:51Donc,
19:52je crois qu'il faut
19:53laisser manifester
19:54mais je crois en même temps
19:55qu'il faut encadrer
19:56différemment les manifestations
19:57parce que
19:59le désordre,
20:00ce n'est pas les manifestants
20:01qui l'ont créé quand même.
20:02Le désordre,
20:03c'est des groupes extérieurs
20:04aux manifestants.
20:06Ça dépend.
20:06Il y a des manifestants aussi
20:07qui souhaitaient le désordre,
20:09qui étaient radicalisés.
20:10Vous observez d'ailleurs
20:11dans les manifestations,
20:12dans la photo
20:13de cette manifestation,
20:15beaucoup de drapeaux LFI
20:17beaucoup de drapeaux rouges,
20:18de mouvements
20:19qui ont incité
20:20à la violence,
20:21qui ont demandé
20:22effectivement
20:23de l'interposition,
20:24qui ont légitimé
20:25d'ailleurs des comportements
20:26violents.
20:26C'est le cas où vous dites ça ?
20:28Je ne sais pas.
20:28Je ne sais pas s'il condamne
20:29la violence.
20:29C'était la question
20:30qu'on peut lui poser.
20:31Est-ce qu'il condamne
20:32la violence des pilleurs
20:34et puis des casseurs ?
20:35Oui.
20:36Emmanuel Macron disait
20:37plus jamais le 17 octobre.
20:38Moi, ce que je dis,
20:38c'est plus jamais le macronisme.
20:40Parce que si on est né là aujourd'hui,
20:41c'est bien à cause de lui.
20:42Ça fait 9 ans et demi
20:43qu'on a Macron au pouvoir.
20:44Ça fait 9 ans et demi
20:45qu'il casse les services publics,
20:47qu'il coupe les budgets
20:48de l'éducation nationale,
20:50qu'il y a de moins en moins
20:50de professeurs
20:51et puis qu'il y a
20:52de plus en plus
20:52de négatités sociales.
20:53Aujourd'hui,
20:54il y a des millions de personnes
20:55qui sont sous le seuil
20:56de pauvreté,
20:56qui ont du mal
20:57à manger chaque mois.
20:58Il y a deux tiers
20:59des étudiants
20:59qui se donnent des repas.
21:01Ça, c'est à cause de lui.
21:02Et si on est né là aujourd'hui,
21:03s'il y a une telle colère,
21:04c'est à cause de lui
21:04et c'est aussi parce qu'on n'est pas
21:05écouté depuis au moins un mois.
21:07Donc, il faut tout casser,
21:08il faut tout piller,
21:09il faut tout embêter,
21:10il faut tout bloquer.
21:10Non, mais bien sûr que non.
21:11Nous, on a toujours été très clairs.
21:11Enfin, moi, je vais vous le dire
21:12assez simplement.
21:12Non, mais attendez,
21:13si on n'a pas dans la rue,
21:14comment on est écouté ?
21:14Là, on est dans la rue,
21:15on a un rapport de force,
21:16on a enfin été écouté.
21:17Et je dis qu'il faut continuer
21:18la mobilisation
21:18pour avoir plus de victoires.
21:19Vous savez,
21:20ce que j'entends,
21:21c'est qu'ils savent
21:21que le gouvernement
21:23fait un aveu de faiblesse
21:24et on s'engouffre dans la brèche.
21:26Mais c'est exactement
21:27la chose pour les gilets jaunes.
21:29Oui, oui, c'est pareil.
21:30Sauf qu'entre-temps,
21:31on n'a plus les 10 milliards.
21:33Ah bon, oui, oui.
21:34Mais si, mais si.
21:35Non, mais si, mais si.
21:36Soit quand on donne
21:36l'argent qu'on n'a pas.
21:38Attendez, on y arrive.
21:39C'est une question
21:40de volonté politique, tout ça.
21:40Parce que nous,
21:41à la première réunion,
21:42on nous avait dit
21:42on ne peut rien faire,
21:43c'est impossible,
21:44vous êtes utopiste.
21:45Finalement,
21:46des choses sont faites aujourd'hui.
21:47C'est bien la preuve
21:47qu'on nous avait menti
21:48dès le début.
21:48Alors nous,
21:49ce qu'on dit maintenant,
21:49c'est qu'on peut avoir
21:50encore plus
21:50si on continue à se mobiliser.
21:52C'est grâce à la mobilisation
21:52qu'on a eu ça.
21:53C'est grâce à la mobilisation
21:54qu'on aura plus.
21:55Que vous verrez
21:56que malheureusement,
21:57les éléments les plus radicaux
21:58ne s'arrêteront pas.
22:00Vous pourrez déverser
22:01autant de milliards
22:02que vous voulez.
22:03Vous pouvez supprimer
22:03Parcoursup demain.
22:04Vous pouvez embaucher
22:05100 000 professeurs de plus.
22:07Vous aurez toujours
22:08de la violence
22:08parce que vous avez
22:09des individus,
22:10des groupuscules
22:11et des groupes politiques,
22:12évidemment tous à l'extrême gauche,
22:14qui veulent la violence
22:15et le chaos.
22:15Donc ça qui est malheureux.
22:16Parce que derrière,
22:17vous avez des revendications
22:18qui sont totalement légitimes.
22:18C'est un raisonnement
22:19démocratique à un point
22:21hallucinant que vous venez.
22:21Mais ces gens-là
22:22ne sont pas démocratiques.
22:22C'est pas possible.
22:23Il y a la démo,
22:24la deux dialogue,
22:25l'échange,
22:26le progrès.
22:26Vous êtes dans un ronde
22:27de bisounours,
22:28Sonny Coen-Domé.
22:28Non, non,
22:29vous êtes une catastrophe
22:30ambulante.
22:31Non, non,
22:31mais ce que je dis,
22:33vous verrez,
22:34vous pourrez casser la tirelire,
22:35vous pourrez faire
22:36tout ce qu'il faut,
22:37vous verrez qu'il y aura
22:38toujours de la violence.
22:39Elle est vide actuellement,
22:40mais on peut toujours
22:41faire des chèques en bois
22:42après au point
22:43où nous en sommes
22:43et donner l'argent
22:44qu'on n'a pas.
22:45La question que je voudrais
22:45poser à Julien Audoul,
22:46si vous me permettez Sonia,
22:47c'est comment est-ce que
22:48vous expliquez que cette situation,
22:49elle échappe au débat présidentiel
22:52à six mois d'une élection.
22:53J'ai interrogé plusieurs sondeurs,
22:54plusieurs experts,
22:55de mémoire d'experts
22:56et de sondeurs.
22:57Il n'y a jamais eu
22:58un mouvement social
22:58d'une telle ampleur
22:59dans une échéance
23:00aussi proche
23:01d'une élection présidentielle.
23:02Comment est-ce que vous expliquez
23:03que ce débat-là,
23:04il vous échappe
23:04et qu'il se joue dans la rue
23:06et non pas
23:06dans le débat présidentiel ?
23:07Mais il faut qu'il ait lieu
23:08dans le débat présidentiel.
23:09Il faut que les sujets
23:10d'éducation,
23:12d'enseignement supérieur
23:13et plus largement
23:14d'avenir de la jeunesse
23:15soient au cœur
23:15du débat présidentiel,
23:17bien évidemment.
23:17Mais il ne faut pas
23:18que ce soit,
23:19encore une fois,
23:21instrumentalisé
23:21par Jean-Luc Mélenchon
23:22et il ne faut pas
23:23se faire une idée
23:24de la jeunesse
23:24qui n'est pas
23:25la jeunesse de France.
23:26La minorité,
23:27aujourd'hui,
23:28qui est endoctrinée,
23:29chauffée à blanc
23:30par Jean-Luc Mélenchon,
23:31et encore une fois,
23:31je ne parle pas
23:32de tous les lycéens.
23:33L'immense majorité
23:34ne manifeste pas.
23:35L'immense majorité
23:36d'entre eux
23:36ne bloque pas.
23:37L'immense majorité
23:38veulent aller en cours.
23:39Vous avez une minorité
23:40aujourd'hui qui bloque.
23:41D'ailleurs,
23:42cette minorité
23:42n'en a rien à faire.
23:43Si c'est une minorité,
23:44le gouvernement s'incère
23:46de la plupart des lycéens.
23:48C'est paradoxal,
23:49ce que vous dites.
23:49Soit vous voulez
23:50que le mouvement s'arrête
23:51et que les forces de l'ordre
23:52puissent se reposer
23:53et que les commerçants
23:53soient tranquilles
23:54et donc dans ce cas-là,
23:55il faut répondre quand même
23:55à des revendications.
23:59fustelles minoritaires,
23:59soit on se dit
24:00ben non,
24:00alors on laisse
24:01et puis c'est ainsi.
24:02Le problème,
24:03c'est que c'est dit
24:03de céder la violence.
24:05Une personne dans la rue,
24:06ce n'est pas une minorité.
24:07Non, mais on est bien sûr
24:08une majorité.
24:09Il y a des âgés.
24:11Vous n'avez que des lycéens.
24:12Il n'y a la vie chère.
24:13Il n'y a que des lycéens.
24:14Non, soyons honnêtes,
24:14il y a la vie chère.
24:15Mais c'est ça,
24:16c'est une crise protéiforme.
24:17Mais moi, dites-moi,
24:18comment vous pouvez
24:19à la fois répondre
24:19à la vétusté des lycées,
24:21aux bâtis,
24:22aux pouvoirs d'achat,
24:23aux carburants,
24:24à ceux qui ont du mal
24:24à se chauffer,
24:25à ceux qui ont du mal à vivre,
24:26à ceux qui ont du mal à rouler ?
24:27Comment ?
24:28Est-ce qu'un gouvernement
24:29en fin de règne
24:30peut le faire aujourd'hui ?
24:31Non ?
24:32Donc, de samedi en samedi,
24:34on va aller dans cette situation.
24:35Mais la discussion
24:36sur le maintien de l'ordre
24:37n'est pas nulle et non avenue.
24:38C'est pour ça que je suis inquiet
24:39quand je vous entends dire
24:40ne pas répondre sur les violences.
24:43C'est que notre République,
24:45historiquement,
24:45elle a failli vaciller,
24:47elle a vacillé,
24:47je veux dire,
24:48elle a connu des affrontements
24:49terribles entre Français.
24:50Je veux dire,
24:51si vous n'y prenez garde,
24:52je veux dire,
24:52si vous ne vous désolidarisez pas
24:55suffisamment de ceux
24:56qui vous bouffent le mouvement,
24:57qui le maculent,
24:58qui le trahissent,
25:00je veux dire,
25:00vous allez tout perdre.
25:02Je veux dire,
25:02c'est très clair.
25:04Non mais non,
25:04d'abord,
25:05on l'a toujours dit,
25:05je l'ai déjà dit
25:06il y a quelques secondes,
25:07nos méthodes,
25:08c'est la non-violence.
25:08Maintenant, effectivement,
25:09il y a de la violence,
25:09on le constate.
25:10Il faut se demander pourquoi.
25:11Pourquoi ?
25:12En fait,
25:12il y a une colère sociale énorme,
25:13ça fait plusieurs semaines
25:14qu'on ne se mobilise,
25:15qu'on n'a pas été écoutés.
25:16Vous ne la condamnez pas.
25:16Non mais cette violence,
25:17si vous voulez,
25:17je la comprends tout à fait.
25:18Vous la comprenez,
25:19mais vous ne la condamnez pas.
25:20C'est grave.
25:21Je la comprends.
25:21C'est grave ce que vous dites.
25:22En fait,
25:23elle est d'abord le résultat
25:23de la violence institutionnelle.
25:25Vous avez des commerçants,
25:25vous avez des commerçants
25:26qui ont tout perdu.
25:26Mais je le désapprouve.
25:28Leur vie est ruinée.
25:29Leur vie est ruinée.
25:29Mais c'est tout à fait déplorable,
25:30je le désapprouve.
25:31Voilà.
25:32Et moi,
25:33j'appelle les gens
25:33à manifester pacifiquement,
25:35bien sûr.
25:36Mais s'il y a cette violence,
25:37c'est parce qu'il y a une violence
25:38institutionnelle
25:39qui est créée en partie
25:40par la Macronie.
25:41Mais arrêtez.
25:41Mais voilà.
25:43Arrêtez.
25:43Là, c'est du slogan.
25:44Là, ce n'est pas à la hauteur
25:45des revendications.
25:45Moi, je vais vous le dire
25:46assez simplement.
25:47Emmanuel Macron ne se représentera
25:48pas en 2027.
25:49Donc stop à ce débat-là.
25:49Il y aura Gabriel Attal.
25:51Excusez-moi,
25:51c'est n'importe quoi.
25:52Vous voulez parler
25:53de Gabriel Attal ?
25:54Allons-y.
25:54Parlez du Batiq.
25:55Non, peut-être pas faire
25:55le débat autour de Gabriel Attal.
25:56Je vais lui répondre.
25:58Il était Premier ministre
26:00qui a été député.
26:01Il a fait plein de trucs.
26:01Il a été au pouvoir.
26:02Et finalement,
26:03vous voulez être entendu.
26:05Donc accepter le dialogue aussi.
26:07Je pense que c'est important.
26:08Et on s'est rendu
26:08au ministère aujourd'hui.
26:09C'est pour ça que je vais
26:10continuer mon propos.
26:11Vous voulez parler
26:11de Gabriel Attal ?
26:12Allons-y.
26:13Vous parlez du Batiq scolaire
26:14qui a été le premier
26:15des ministres de l'éducation nationale
26:16à travailler sur le Batiq scolaire
26:17et à mettre en place
26:18un fonds spécifique à ça.
26:19Il y a des actions concrètes.
26:20Et avec un fonds spécifique dessus.
26:21Oui, monsieur.
26:22Qui a été un des premiers
26:23à faire en sorte
26:24que la revalorisation
26:25des enseignants
26:26soit possible.
26:27Je ne vais pas faire
26:27toutes les propositions,
26:28monsieur Attal.
26:29Non, mais ce n'est pas ça.
26:30Je suis désolée, Sonia.
26:30Mais je pense qu'il est aussi important
26:32dans un débat qui est le nôtre.
26:34Et vous demandez
26:34à être entendu.
26:35C'est bien.
26:35Mais accepter aussi d'entendre
26:36qu'on ne part pas
26:37d'une copie blanche.
26:38Et qu'à un moment,
26:39il faut pouvoir aussi,
26:40et c'était le sens
26:41de mon propos au début,
26:43avoir un peu de rationalité
26:44dans tout ça.
26:44Vous voulez avoir
26:45un certain nombre
26:46de choses extrêmement légitimes
26:48à prendre dans des conditions dignes.
26:49Mais accepter aussi
26:51qu'à un moment,
26:51il va falloir dire
26:52stop aux violences
26:54et pas stop aux violences.
26:55Parce que derrière,
26:56il y a des familles,
26:57il y a des vies,
26:58il y a des commerçants
26:58qui vont voir l'entièreté
27:00de leur travail
27:01mis à table,
27:02mis à zéro.
27:03Mais ce que vous dites,
27:03Marie-Séminil,
27:04c'est qu'il y a
27:06ce que disent certains
27:07responsables politiques plutôt.
27:09C'est que selon eux,
27:10je dis bien selon eux,
27:11il y a un ingénieur du chaos
27:12qui serait au pouvoir.
27:14Je parle à la fois
27:15du RN et de l'FS.
27:18Vous ne vous pointez pas
27:19à la responsabilité
27:19d'Emmanuel Macron ?
27:21On serait un ingénieur du chaos ?
27:22Pas vous.
27:23Ah d'accord.
27:23Vous êtes d'accord avec Alassi ?
27:24La formulation était un peu...
27:25D'aucun pense que vous l'êtes.
27:27En tous les cas,
27:28là, en l'occurrence,
27:29comme ni l'un ni l'autre
27:30ne sont en pouvoir,
27:31en tous les cas,
27:31c'est bien la seule chose
27:32sur laquelle ils sont d'accord,
27:33c'est que c'est autour
27:34de la personne d'Emmanuel Macron.
27:35C'est pour ça que je pose
27:36la question à monsieur le préfet,
27:40Michel Aubin.
27:40Il y a aussi une question,
27:41vous parliez tout à l'heure,
27:42de fin de raine,
27:43d'autorité.
27:44Qu'on l'entende ou pas,
27:45il y a l'autorité
27:46du chef de l'État,
27:47il y a l'autorité du professeur,
27:49il y a l'autorité des parents
27:50dans la vie,
27:51qu'on le veuille ou pas,
27:51il y a l'autorité
27:52de ceux qui portent un uniforme
27:53et qu'on respecte,
27:54qui sont pompiers,
27:55qui sont policiers.
27:56Et quand cette autorité-là
27:57est diluée,
27:58et même si Marius Menil
28:00n'en a que faire
28:02de cette autorité,
28:03vous me l'aviez déjà dit
28:03sur ce plateau,
28:04je pense qu'il y a quand même
28:05une dilution
28:06qui explique beaucoup
28:07de ce qu'on est en train de voir.
28:08Oui, c'est pas évident.
28:10Si je me mets à la place
28:12des forces de police,
28:13vous avez compris quand même
28:14que le fait
28:15qu'ils se sont sentis
28:17peu soutenus
28:18n'a pas beaucoup facilité
28:19les opérations
28:20de maintien de l'ordre.
28:20Il faut bien le dire.
28:22Si on veut que la force républicaine
28:25continue d'exister,
28:26il faut aussi la protéger
28:27de temps en temps.
28:28Parce que sans ça,
28:29ça va devenir compliqué.
28:30Moi, je suis persuadé, Sonia,
28:32qu'on va avoir de nouveau
28:33des crises comme ça
28:35et pratiquement jusqu'aux présidentielles.
28:38Et je suis absolument persuadé
28:40que la réponse de l'État
28:41va être de plus en plus compliquée.
28:42Parce qu'on ne peut pas...
28:43Enfin, là, cette fois-ci,
28:45on a quand même rassemblé
28:4670 000 hommes,
28:47policiers et gendarmes.
28:48Écoutez ce que dit
28:49le prêt-là au bois.
28:50Ça va être compliqué.
28:51Il a la carte du pays
28:52sous les yeux.
28:53Après, si on raisonne vraiment,
28:55on se dit qui sont ceux
28:56qui créent les troubles
28:57et les désordres.
29:00On a deux types de groupes.
29:01On a cette extrême-gauche
29:05révolutionnaire
29:05qu'on appelle ultra-gouche
29:07dans les médias,
29:08mais je ne sais pas très bien
29:08ce que ça veut dire.
29:09En tout cas,
29:09des gens qui cherchent
29:10le chaos pour le chaos,
29:11on les connaît en partie.
29:14Ils se sont formés
29:15dans les ZAD,
29:16cette génération-là.
29:18Il y a eu d'autres générations
29:18avant qui avaient conduit
29:19jusqu'à l'action directe.
29:21Vous vous souvenez,
29:21pour les plus anciens.
29:23Et puis,
29:23on a un autre groupe
29:24qui est celui que je suis moi.
29:26C'est les jeunes,
29:29les adolescents
29:29et les jeunes majeurs
29:30des quartiers
29:31qui, eux,
29:32sont dans la prédation.
29:33Donc, eux,
29:34ils s'en fichent complètement
29:34des revendications.
29:35Ce qu'ils veulent,
29:36c'est qu'ils choisissent
29:37le moment
29:38où ils vont pouvoir
29:38piller les magasins.
29:39Quelle réponse on a ?
29:41Certains, en tout cas.
29:42Là, il faut une réponse spécialisée
29:44sur ces jeunes-là.
29:46Ça peut se faire.
29:47Et par ailleurs,
29:47c'est là...
29:47Vous travaillez sur ces sujets-là ?
29:49Moi, je travaille
29:51depuis 80...
29:52Donc, vous dites
29:52qu'il y a un phénomène
29:55d'opportunité
29:55de certains des banlieues
29:57qui sont venus
29:57s'agréger
29:58avec l'extrême-gauche révolutionnaire.
29:59Ça, c'est complètement évident.
30:00Et d'ailleurs,
30:00à chaque fois qu'ils peuvent le faire,
30:02ils le font.
30:02Mais ils résonnent
30:03de façon intelligente.
30:05C'est-à-dire qu'en fait,
30:05quand ils comprennent
30:06que le risque
30:07est plus grand que le gain,
30:08comme ça s'est passé
30:09la dernière fois,
30:10ils ne viennent pas.
30:10Vous voulez dire
30:11que samedi dernier,
30:12ça s'est bien passé
30:12parce qu'une partie
30:13de ceux qui ont pillé
30:15n'étaient pas là ?
30:16Oui, les pilleurs n'étaient pas là.
30:17Donc, ce n'était pas
30:17du fait du défense de l'ordre ?
30:18Ce n'est pas le changement
30:19de parcours,
30:20notamment les tracés
30:21de manifestations
30:22qui ont évité
30:22les centres-villes.
30:23Tout est lié,
30:24mais ce n'était pas
30:24le même parcours.
30:25Plus vous rapprochez
30:27des rues commerçantes,
30:28plus vous prenez des risques
30:29à Paris comme en province d'ailleurs.
30:31Donc, les collègues actuellement,
30:32ils cherchent des parcours
30:33dans lesquels
30:34on ne va pas passer
30:34devant les boutiques
30:35de montres,
30:36de luxe, etc.
30:36Donc, en dehors
30:37des centres-villes.
30:38Pendant les Jeux Olympiques,
30:39il n'y a pas de boutiques
30:40dévastées.
30:40On va vous libérer,
30:41Marie-Sminil.
30:41Donc, vous,
30:42vous donnez rendez-vous
30:43samedi,
30:45malgré, si je puis dire,
30:46malgré les premières pistes.
30:48Parce que déjà
30:48dans vos mouvements lycéens,
30:50tout le monde n'est pas d'accord.
30:51Mais c'est ainsi.
30:52Non, mais effectivement,
30:53il y aura des prochains rendez-vous.
30:53Si on n'est pas écoutés d'ici là,
30:54il y aura de nouveaux blocus
30:55à la rentrée.
30:56Et on dit aux gens...
30:56À blocus, d'ailleurs.
30:57Dès le 5.
30:59Voilà.
30:59Je dis aux gens qui nous regardent.
31:00Il n'y aura pas de rentrée.
31:01On a la preuve aujourd'hui
31:02que la mobilisation fonctionne,
31:03qu'elle marche.
31:04Et donc, il faut continuer
31:05pour aller jusqu'au bout
31:06et être...
31:07Oui, les blocus sont interdits.
31:09Je me permets juste,
31:12Monsieur...
31:12Ils sont interdits,
31:18Donc, si vous ne voulez pas
31:18qu'on bloque, c'est très simple.
31:19Vous n'appliquez nos directs de l'éducation.
31:20Non, ce n'est pas une question
31:20que je veux.
31:21Non, non, mais vous allez voir
31:22le gouvernement.
31:22Ce n'est pas...
31:23Ce n'est pas que je...
31:24Dès qu'il y a un blocus,
31:25il y a des âgés,
31:25je ne sais pas tous
31:26que vous connaissez.
31:26Je vais être d'accord avec Monsieur Oudou.
31:27Mais en fait, chaque blocus
31:29est voté dans un lycée.
31:30Mais c'est vrai.
31:30Non, mais ce que je vous dis,
31:31c'est vrai.
31:32Vous avez une majorité d'énormes.
31:32Un blocus dans un lycée,
31:33c'est voté avant
31:34par une nationale générale.
31:35C'est voté par une minorité
31:36de syndicalistes.
31:36Non, non, non.
31:37C'est voté par une minorité
31:38de syndicalistes.
31:38Non, mais je dis aux gens
31:39qu'ils ne regardent les lycées
31:39à lycées.
31:39Si vous n'êtes pas d'accord,
31:40vous allez dans les âgés
31:41de vos lycées.
31:41C'est faux.
31:42Il y a une réponse violente.
31:44Merci, Marie-Smini.
31:45Et vous reviendrez
31:46puisque cela est appelé
31:47à se procurer pour en parler.
31:49Je vous remercie.
31:49Bonne soirée.
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