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  • il y a 17 minutes
L'intersyndicale a continué à appeler à la mobilisation ce samedi malgré les annonces gouvernementales en réponse aux lycéens. En parallèle, la loi "casseurs-payeurs" arrive au Sénat ce mardi 27 octobre.

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Transcription
00:00On ressort de cette réunion avec la confirmation que le compte n'y est pas sur la question des salaires
00:05notamment.
00:06On sait que c'est une urgence de revaloriser les personnels de l'éducation nationale.
00:11On a connu un déclassement salarial très important et aujourd'hui il n'y a toujours aucune mesure de revalorisation
00:18des personnels sur la table.
00:20Tout est renvoyé au débat parlementaire et sur des mesures qui ne concerneraient pas l'ensemble des collègues.
00:26Ce n'est pas acceptable aujourd'hui, ça fait désormais trop longtemps que nous n'avons pas été revalorisés,
00:32que cela pèse sur notre quotidien dans un contexte où l'inflation est très élevée.
00:37Donc le fait qu'aujourd'hui le gouvernement ne prenne pas la mesure du déclassement salarial avec des réponses fortes
00:42en matière de rémunération est absolument inacceptable.
00:45Et ça fait partie des raisons qui motivent la colère et qui motiveront l'appel à la grève le 5
00:51novembre.
00:52Les lycéens disaient aussi hier qu'ils n'étaient pas satisfaits, que c'était un premier pas mais c'était
00:56insatisfaisant.
00:57Ça l'est aussi pour vous aujourd'hui. Vous appelez tout de même les étudiants, les lycéens à revenir en
01:01cours lundi pour la rentrée ?
01:03Écoutez, moi au SNES-FSU, je représente les personnels de l'éducation nationale.
01:07Donc je n'ai pas de leçons à donner aux lycéens, aux étudiants.
01:09Je crois que par ailleurs ils ont montré qu'ils étaient capables de mener cette mobilisation de manière admirable.
01:16Donc ce n'est pas moi qui vais leur donner des leçons sur la façon de mener un mouvement.
01:20En revanche, ce qui est certain, c'est que pour les personnels de l'éducation nationale, aujourd'hui le compte
01:26n'y est pas.
01:27Certes, il y a quelques avancées, des avancées en termes de création d'emplois.
01:32Par exemple, pour diminuer les effectifs en classe de seconde, c'est à mettre au crédit de la mobilisation,
01:38c'est à mettre au crédit de tout ce qu'on porte depuis des années, mais ce n'est pas
01:41suffisant.
01:42D'ailleurs, on peut se dire que 28, c'est encore très élevé comme seuil d'effectifs.
01:46On peut se dire que là, on nous parle des classes de seconde, qu'on ne parle pas des premières,
01:50qu'on ne parle pas des terminales, qu'on ne parle pas du collège.
01:53Donc on voit bien que le compte n'y est pas, qu'il faudrait davantage de recrutement, d'emploi de
01:59professeurs,
02:00d'emploi dans d'autres métiers, de conseillers principaux d'éducation ou de psychologues de l'éducation nationale ou d
02:07'AESH.
02:08On voit bien aussi que sur Parcoursup, on n'est pas au bout de la logique qui consiste à vraiment
02:14sortir de la logique de tri de Parcoursup.
02:17C'est la même chose sur la pression et le contrôle continu.
02:21C'est la même chose sur la question des emplois du temps.
02:23On voit bien que le problème principal, ce sont les réformes de Jean-Michel Blanquer, réformes du lycée, réformes du
02:29baccalauréat,
02:30dont il faut sortir. Il faut définitivement déblanqueriser le lycée et aujourd'hui, on n'y est pas.
02:35Donc aussi bien sur les questions de budget, sur les questions de moyens, sur les questions de salaire,
02:41sur les questions de politique éducative, les premiers pas qui ont été faits par le gouvernement sous la pression ne
02:46suffisent pas.
02:47Mais puisque la pression a l'air de faire bouger le gouvernement, on va continuer à faire monter la pression
02:52pour qu'il bouge davantage le 5 novembre et après.

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