00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:05Il est 12h06 sur Europe 1, nous sommes en train effectivement de parler de cet acte terroriste
00:12avec cet enfant de 12 ans qui est finalement sorti, voilà, son état général s'est amélioré,
00:21ce sont de bonnes nouvelles.
00:23À propos du suspect, sa garde à vue a repris, on en saura plus dans les heures et dans les
00:29jours qui viennent.
00:30Entre temps, beaucoup de fake news ont été diffusées sur les réseaux sociaux.
00:36On a eu une mise au point du procureur de la République qui a dit à quel point le suspect,
00:41à la fois il a refusé, il n'a pas reconnu le caractère raciste de son acte,
00:47ce qu'il avait dit dans un premier temps.
00:49Et tout ça appelle à une certaine prudence, tout ça appelle à une certaine interrogation à propos du profil.
00:56Vous, Karim Maloum, vous dites justement que raciste, on ne peut pas forcément dire que cet acte était raciste.
01:02Moi, je dis que oui.
01:03Le racisme déjà frappe, pas que les Noirs ou les Arabes, frappe les Blancs, frappe les Musulmans, les Chrétiens, les
01:11Juifs.
01:11On peut toujours dans un acte, on peut dire qu'il est raciste.
01:15Quand on s'attaque à des Juifs, c'est un acte raciste parce qu'ils sont Juifs.
01:19C'est-à-dire qu'on s'attaque à des Noirs parce qu'ils étaient sur place, on va voir
01:23l'enclinisme.
01:24On peut dire, on peut supposer, la différence que j'ai avec beaucoup de commentateurs,
01:29c'est qu'on affirme, je veux dire, on peut supposer que c'est un acte raciste qui a visé
01:34des Noirs ou des Musulmans.
01:35C'est une supposition parce que ça peut être une personne qui a basculé dans le terrorisme,
01:41dans une foule qui a envie, tout simplement, semer la terreur.
01:46C'est pas évident de s'attaquer à des Noirs ou bien à des Musulmans.
01:49Et ça a attaquer à tous les Français qui se sont présentés, qui étaient sur les lieux.
01:53C'est ça mon esprit de nuance, tout simplement.
01:55Oui, j'entends bien ce que vous dites.
01:56David appelle pour réagir d'ailleurs à vos propos.
01:59David, il appelle du Nord.
02:01Bonjour David.
02:02Bonjour Christine, bonjour à tout le monde.
02:05Bonjour Monsieur.
02:05Dites-nous tout.
02:07Voilà, moi je voulais intervenir absolument parce qu'on parle d'attentats.
02:12Et moi j'ai vécu un vrai attentat, c'était le métro Saint-Michel à Paris.
02:17Ah oui.
02:17Et à l'époque, le préfet et tous les membres du gouvernement attendaient pour dire « Oh là, terrorisme !
02:25».
02:26Et là, je suis effaré des propos qui sont tenus par certains journalistes.
02:32On parle trop vite de terrorisme.
02:35Pour l'instant, pour moi, c'est un acte isolé.
02:38Un vrai acte isolé.
02:39Vous savez, j'étais fonctionnaire au ministère de la Justice.
02:45Donc quand je vous parle de certaines choses, c'est que je les ai côtoyées de très très près.
02:50Donc j'entends le monsieur qui intervient sur votre plateau, je crois que c'est Karine.
02:54Et je suis tout à fait d'accord avec lui.
02:57Il a tout à fait raison, à 100% raison, dans le sens où on s'emballe, les médias s
03:02'emballent.
03:03Et puis les résultats des courses, ça va faire pchit à la fin.
03:06Et je crois que la France, aujourd'hui, on est devenu des béni-oui-oui à cause de Mélenchon qui
03:12monte dans les sondages, etc.
03:15Tout le monde a peur de ses propos.
03:17Le gars, le matin, dit que Macron est un ceci, un cela.
03:23Et quand il rencontre Macron, il lui serre la main et lui dit non, je n'ai jamais dit ça.
03:26Vous voyez le personnage que c'est ?
03:29Et la France va devenir comme ça.
03:30On va devoir tourner le dos à des vrais sujets d'actualité.
03:34Pour moi, c'est un acte isolé.
03:37Vous faites la différence entre acte isolé et acte terroriste.
03:41Voilà, c'est complètement ça.
03:43Si il y en a un deuxième demain, qui vise des légumes, des Arabes, là d'accord.
03:51Le 7 octobre a été effacé.
03:52Vous savez, on parle de pogrom du 7 octobre.
03:55Et Rima Hassan, d'un seul coup de manchette, a effacé ce pogrom en disant
04:00« Oh, les pauvres, ils ont tapé sur la Palestine ».
04:02Vous voyez, au niveau palestinien, il y a du vrai terrorisme.
04:07On le connaît depuis les années 80, on le connaît depuis Arafat, etc.
04:11Aujourd'hui, d'un coup de baguette magique, LFI nous fait croire qu'il n'y a qu'un côté
04:16qui était terroriste.
04:18Et ça, ça me désole.
04:19Je ne prends pas parti au niveau de la religion.
04:23Je suis athée.
04:24Donc quelque part, peu importe.
04:26Mais parler de terrorisme pour un acte isolé, peut-être un détractif.
04:30Alors restez en ligne avec nous.
04:32J'avais demandé à Moré Bucco, effectivement, son avis.
04:35On entend bien ce qu'il dit.
04:38Il dit qu'il fait la différence entre un acte isolé et un acte terroriste.
04:45Bon, le procureur, vous qui êtes spécialiste de ces questions.
04:49Je rejoins tout à fait cet auditeur.
04:51Je suis assez étonné que le parquet national antiterroriste se soit saisi aussi rapidement de l'affaire.
04:55Normalement, il se met en observation.
04:57Mais ils ont peut-être des éléments qu'on n'a pas.
04:59Je pense que le procureur les aurait donnés.
05:01Et hier, dans sa conférence de presse, il a indiqué les éléments qui faisaient penser à ce stade que c
05:05'était un acte terroriste,
05:06à savoir le périple meurtrier, l'arme utilisée, les premières déclarations et le dispositif de piège qui avait été installé
05:13dans l'appartement du Mise en Cause.
05:15Donc, c'est tous ces éléments qui ont justifié...
05:18Et le fait d'avoir atteint une petite fille de 12 ans, vous aussi ?
05:20Pas en particulier une petite fille, mais en tous les cas, de s'attaquer des gens visiblement pour leur couleur
05:24de peau.
05:25Mais en revanche, on n'a aucun élément à ce stade qui permet de relier ce fait à une entreprise
05:30terroriste,
05:31qui est normalement la condition sine qua non.
05:32Je rappelle que, par exemple, vous aviez eu, en 2025, il me semble, sur l'île d'Oléron,
05:37un homme qui avait crié à la Ouagbar ou quelque chose de s'en rapprochant et qui avait foncé sur
05:42des passants.
05:43Voilà.
05:44Et bien, ça n'avait pas été qualifié de terroriste.
05:46Ça n'est finalement pas qualifié de terroriste.
05:47Et pourquoi ?
05:48C'est pareil, c'était un profil psychiatrique assez lourd, qui avait plusieurs pathologies, qui prenaient des drogues, etc.
05:55Et finalement, on a estimé que c'était une espèce d'acte de folie,
05:58qui a été accompagné de propos pouvant s'apparenter à de l'apologie du terrorisme,
06:03mais que ça n'était pas un acte terroriste dans la mesure où c'est un acte isolé
06:07qui manait plutôt d'une condition psychiatrique que d'un projet idéologique.
06:13Et si je me souviens bien, c'était une assistante parlementaire à l'Assemblée nationale qui avait été touchée.
06:16Notamment.
06:17Merci beaucoup, David, de nous avoir appelé au standard d'Europe 1.
06:21Dans un instant, j'aimerais entendre Franck Alizio aussi, peut-être réagir à tout cela.
06:24Karim Aloum.
06:25Et ensuite, on a Lou qui nous appelle de Jérôme.
06:26Juste pour dire à notre auditeur, en 1995, c'était le premier attentat à Saint-Michel-Lixembourg.
06:31Julioi 95.
06:32En 1995, la France ne s'attendait pas que les groupes islamiques armés, le GIA,
06:39qui a enduit l'Algérie, qui a massacré des populations entières,
06:43la France, elle ne pensait pas qu'elle pouvait être attaquée sur son territoire.
06:48En fait, ils ont transféré la guerre civile d'Alger vers Paris.
06:52C'était l'enjeu.
06:54Donc, effectivement, les autorités françaises n'étaient pas préparées.
06:57Mais c'est bien entendu, elle a été revendiquée par le groupe islamique armé.
07:01J'étais à Alger à l'époque, j'avais reçu leur communiqué.
07:05C'était revendiquée, dit les premières minutes.
07:08Le deuxième point.
07:09Par rapport, je ne suis pas tout à une nouvelle fois, je ne suis pas d'accord avec vous.
07:12Quand on sort une arme de guerre pour semer la terreur, c'est la définition du terrorisme.
07:19Tout le parcours anti-terrorisme, d'autres critiques.
07:21Pour moi, c'est la définition du terrorisme.
07:23– Je vous parlais d'un point de vue purement juridique.
07:25Je veux dire, après, vous avez le droit d'avoir des considérations.
07:26– Dans la terreur, quand on seme la terreur, c'est du terrorisme.
07:31C'est la définition mondiale chez tous les sociologues.
07:35Au moment où vous semez à la terreur, l'envie de faire des massacres…
07:39– Oui, mais à ce moment-là, on peut parler de terrorisme pour le grand banditisme,
07:42le trafic de drogue.
07:43– Non, ce n'est pas la même chose.
07:43– Si, il tire des rafales, il menace les habitants, il menace la police, etc.
07:48Si, je suis désolé, vous ne pouvez pas de terrorisme à ce moment-là
07:49pour tout ce qui concerne une forme de délinquance organisée.
07:52– Dans un instant, on a Franca Lisieux qui va réagir à ce sujet.
07:57On a Lou qui nous appelle de l'héros.
07:59Appelez-nous au Standard Europe 1, envoyez-nous vos messages WhatsApp.
08:02– Est-ce un acte isolé ?
08:04Comment vous analysez ce qui s'est passé ?
08:06Comment vous analysez la réaction des personnalités ?
08:10Et puis, dans un instant, on parlera des médias ciblés par Jean-Luc Mélenchon.
08:14Réagissez au 0-1-80-20-39-21-11h-13h.
08:17Vous avez la parole avec Christine Kelly, c'est sur Europe 1.