Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:05Il est 12h06 sur Europe 1, nous sommes en train effectivement de parler de cet acte terroriste
00:12avec cet enfant de 12 ans qui est finalement sorti, voilà, son état général s'est amélioré,
00:21ce sont de bonnes nouvelles.
00:23À propos du suspect, sa garde à vue a repris, on en saura plus dans les heures et dans les
00:29jours qui viennent.
00:30Entre temps, beaucoup de fake news ont été diffusées sur les réseaux sociaux.
00:36On a eu une mise au point du procureur de la République qui a dit à quel point le suspect,
00:41à la fois il a refusé, il n'a pas reconnu le caractère raciste de son acte,
00:47ce qu'il avait dit dans un premier temps.
00:49Et tout ça appelle à une certaine prudence, tout ça appelle à une certaine interrogation à propos du profil.
00:56Vous, Karim Maloum, vous dites justement que raciste, on ne peut pas forcément dire que cet acte était raciste.
01:02Moi, je dis que oui.
01:03Le racisme déjà frappe, pas que les Noirs ou les Arabes, frappe les Blancs, frappe les Musulmans, les Chrétiens, les
01:11Juifs.
01:11On peut toujours dans un acte, on peut dire qu'il est raciste.
01:15Quand on s'attaque à des Juifs, c'est un acte raciste parce qu'ils sont Juifs.
01:19C'est-à-dire qu'on s'attaque à des Noirs parce qu'ils étaient sur place, on va voir
01:23l'enclinisme.
01:24On peut dire, on peut supposer, la différence que j'ai avec beaucoup de commentateurs,
01:29c'est qu'on affirme, je veux dire, on peut supposer que c'est un acte raciste qui a visé
01:34des Noirs ou des Musulmans.
01:35C'est une supposition parce que ça peut être une personne qui a basculé dans le terrorisme,
01:41dans une foule qui a envie, tout simplement, semer la terreur.
01:46C'est pas évident de s'attaquer à des Noirs ou bien à des Musulmans.
01:49Et ça a attaquer à tous les Français qui se sont présentés, qui étaient sur les lieux.
01:53C'est ça mon esprit de nuance, tout simplement.
01:55Oui, j'entends bien ce que vous dites.
01:56David appelle pour réagir d'ailleurs à vos propos.
01:59David, il appelle du Nord.
02:01Bonjour David.
02:02Bonjour Christine, bonjour à tout le monde.
02:05Bonjour Monsieur.
02:05Dites-nous tout.
02:07Voilà, moi je voulais intervenir absolument parce qu'on parle d'attentats.
02:12Et moi j'ai vécu un vrai attentat, c'était le métro Saint-Michel à Paris.
02:17Ah oui.
02:17Et à l'époque, le préfet et tous les membres du gouvernement attendaient pour dire « Oh là, terrorisme !
02:25».
02:26Et là, je suis effaré des propos qui sont tenus par certains journalistes.
02:32On parle trop vite de terrorisme.
02:35Pour l'instant, pour moi, c'est un acte isolé.
02:38Un vrai acte isolé.
02:39Vous savez, j'étais fonctionnaire au ministère de la Justice.
02:45Donc quand je vous parle de certaines choses, c'est que je les ai côtoyées de très très près.
02:50Donc j'entends le monsieur qui intervient sur votre plateau, je crois que c'est Karine.
02:54Et je suis tout à fait d'accord avec lui.
02:57Il a tout à fait raison, à 100% raison, dans le sens où on s'emballe, les médias s
03:02'emballent.
03:03Et puis les résultats des courses, ça va faire pchit à la fin.
03:06Et je crois que la France, aujourd'hui, on est devenu des béni-oui-oui à cause de Mélenchon qui
03:12monte dans les sondages, etc.
03:15Tout le monde a peur de ses propos.
03:17Le gars, le matin, dit que Macron est un ceci, un cela.
03:23Et quand il rencontre Macron, il lui serre la main et lui dit non, je n'ai jamais dit ça.
03:26Vous voyez le personnage que c'est ?
03:29Et la France va devenir comme ça.
03:30On va devoir tourner le dos à des vrais sujets d'actualité.
03:34Pour moi, c'est un acte isolé.
03:37Vous faites la différence entre acte isolé et acte terroriste.
03:41Voilà, c'est complètement ça.
03:43Si il y en a un deuxième demain, qui vise des légumes, des Arabes, là d'accord.
03:51Le 7 octobre a été effacé.
03:52Vous savez, on parle de pogrom du 7 octobre.
03:55Et Rima Hassan, d'un seul coup de manchette, a effacé ce pogrom en disant
04:00« Oh, les pauvres, ils ont tapé sur la Palestine ».
04:02Vous voyez, au niveau palestinien, il y a du vrai terrorisme.
04:07On le connaît depuis les années 80, on le connaît depuis Arafat, etc.
04:11Aujourd'hui, d'un coup de baguette magique, LFI nous fait croire qu'il n'y a qu'un côté
04:16qui était terroriste.
04:18Et ça, ça me désole.
04:19Je ne prends pas parti au niveau de la religion.
04:23Je suis athée.
04:24Donc quelque part, peu importe.
04:26Mais parler de terrorisme pour un acte isolé, peut-être un détractif.
04:30Alors restez en ligne avec nous.
04:32J'avais demandé à Moré Bucco, effectivement, son avis.
04:35On entend bien ce qu'il dit.
04:38Il dit qu'il fait la différence entre un acte isolé et un acte terroriste.
04:45Bon, le procureur, vous qui êtes spécialiste de ces questions.
04:49Je rejoins tout à fait cet auditeur.
04:51Je suis assez étonné que le parquet national antiterroriste se soit saisi aussi rapidement de l'affaire.
04:55Normalement, il se met en observation.
04:57Mais ils ont peut-être des éléments qu'on n'a pas.
04:59Je pense que le procureur les aurait donnés.
05:01Et hier, dans sa conférence de presse, il a indiqué les éléments qui faisaient penser à ce stade que c
05:05'était un acte terroriste,
05:06à savoir le périple meurtrier, l'arme utilisée, les premières déclarations et le dispositif de piège qui avait été installé
05:13dans l'appartement du Mise en Cause.
05:15Donc, c'est tous ces éléments qui ont justifié...
05:18Et le fait d'avoir atteint une petite fille de 12 ans, vous aussi ?
05:20Pas en particulier une petite fille, mais en tous les cas, de s'attaquer des gens visiblement pour leur couleur
05:24de peau.
05:25Mais en revanche, on n'a aucun élément à ce stade qui permet de relier ce fait à une entreprise
05:30terroriste,
05:31qui est normalement la condition sine qua non.
05:32Je rappelle que, par exemple, vous aviez eu, en 2025, il me semble, sur l'île d'Oléron,
05:37un homme qui avait crié à la Ouagbar ou quelque chose de s'en rapprochant et qui avait foncé sur
05:42des passants.
05:43Voilà.
05:44Et bien, ça n'avait pas été qualifié de terroriste.
05:46Ça n'est finalement pas qualifié de terroriste.
05:47Et pourquoi ?
05:48C'est pareil, c'était un profil psychiatrique assez lourd, qui avait plusieurs pathologies, qui prenaient des drogues, etc.
05:55Et finalement, on a estimé que c'était une espèce d'acte de folie,
05:58qui a été accompagné de propos pouvant s'apparenter à de l'apologie du terrorisme,
06:03mais que ça n'était pas un acte terroriste dans la mesure où c'est un acte isolé
06:07qui manait plutôt d'une condition psychiatrique que d'un projet idéologique.
06:13Et si je me souviens bien, c'était une assistante parlementaire à l'Assemblée nationale qui avait été touchée.
06:16Notamment.
06:17Merci beaucoup, David, de nous avoir appelé au standard d'Europe 1.
06:21Dans un instant, j'aimerais entendre Franck Alizio aussi, peut-être réagir à tout cela.
06:24Karim Aloum.
06:25Et ensuite, on a Lou qui nous appelle de Jérôme.
06:26Juste pour dire à notre auditeur, en 1995, c'était le premier attentat à Saint-Michel-Lixembourg.
06:31Julioi 95.
06:32En 1995, la France ne s'attendait pas que les groupes islamiques armés, le GIA,
06:39qui a enduit l'Algérie, qui a massacré des populations entières,
06:43la France, elle ne pensait pas qu'elle pouvait être attaquée sur son territoire.
06:48En fait, ils ont transféré la guerre civile d'Alger vers Paris.
06:52C'était l'enjeu.
06:54Donc, effectivement, les autorités françaises n'étaient pas préparées.
06:57Mais c'est bien entendu, elle a été revendiquée par le groupe islamique armé.
07:01J'étais à Alger à l'époque, j'avais reçu leur communiqué.
07:05C'était revendiquée, dit les premières minutes.
07:08Le deuxième point.
07:09Par rapport, je ne suis pas tout à une nouvelle fois, je ne suis pas d'accord avec vous.
07:12Quand on sort une arme de guerre pour semer la terreur, c'est la définition du terrorisme.
07:19Tout le parcours anti-terrorisme, d'autres critiques.
07:21Pour moi, c'est la définition du terrorisme.
07:23– Je vous parlais d'un point de vue purement juridique.
07:25Je veux dire, après, vous avez le droit d'avoir des considérations.
07:26– Dans la terreur, quand on seme la terreur, c'est du terrorisme.
07:31C'est la définition mondiale chez tous les sociologues.
07:35Au moment où vous semez à la terreur, l'envie de faire des massacres…
07:39– Oui, mais à ce moment-là, on peut parler de terrorisme pour le grand banditisme,
07:42le trafic de drogue.
07:43– Non, ce n'est pas la même chose.
07:43– Si, il tire des rafales, il menace les habitants, il menace la police, etc.
07:48Si, je suis désolé, vous ne pouvez pas de terrorisme à ce moment-là
07:49pour tout ce qui concerne une forme de délinquance organisée.
07:52– Dans un instant, on a Franca Lisieux qui va réagir à ce sujet.
07:57On a Lou qui nous appelle de l'héros.
07:59Appelez-nous au Standard Europe 1, envoyez-nous vos messages WhatsApp.
08:02– Est-ce un acte isolé ?
08:04Comment vous analysez ce qui s'est passé ?
08:06Comment vous analysez la réaction des personnalités ?
08:10Et puis, dans un instant, on parlera des médias ciblés par Jean-Luc Mélenchon.
08:14Réagissez au 0-1-80-20-39-21-11h-13h.
08:17Vous avez la parole avec Christine Kelly, c'est sur Europe 1.

Recommandations