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  • il y a 3 heures
Alors que des députés de gauche ont quitté l'hémicycle lors de la prise de parole du député RN Sébastien Chenu, présentant ses "condoléances" à la famille du jeune homme tué lors de l'attentat raciste dans les Yvelines, le Premier ministre dénonce "l'indignité" du "recel politicien" et l'absence d'un "réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République". 

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Transcription
00:00Ce qu'on vient d'entendre et ce qu'on a vu d'ailleurs cet après-midi est profondément insupportable.
00:04D'ailleurs, en général, ce genre de façon de faire est plutôt, jusqu'à présent, une exclusivité de la France
00:09insoumise.
00:10Et donc, je suis assez surpris de voir des députés socialistes, écologistes,
00:15qui n'ont eu de cesse de dire qu'ils avaient, eux, un discours républicain
00:18et un respect de nos institutions et de la démocratie plus important et plus fort que parmi les troupes de
00:21Jean-Luc Mélenchon,
00:22finalement, se précipiter à les imiter, dans des moments où, en fait, on devrait tous être unis.
00:27Est-ce que le Rassemblement National ne devrait pas, peut-être, prendre un peu de distance et ne pas s
00:33'afficher ?
00:34Non, mais je vais vous arrêter tout de suite là-dessus.
00:37Quand on boycotte la prise de parole du président du premier groupe de l'Assemblée Nationale,
00:41vous ne boycottez pas seulement notre groupe parlementaire, ça nous limite, je vais vous dire, ça ne nous fait pas
00:46grand-chose.
00:46Vous boycottez surtout les 11 millions d'électeurs qu'on représente.
00:49Les 11 millions de Français qui, comme nous, sont effrayés par le climat de violence qui est de plus en
00:54plus délétère dans notre pays,
00:55par le meurtre qui a été perpétré et l'attentat terroriste à caractère raciste...
00:59Est-ce que vous participez à ce climat de violence ?
01:00Parce que c'est l'accusation qu'on porte aujourd'hui aux députés RL.
01:03Non, ce n'est pas une accusation, c'est une instrumentalisation d'un fait qui est dramatique et qui est
01:06épouvantable.
01:07Et en fait, c'est ça qui est insupportable dans ce qui se passe aujourd'hui.
01:10Quand on a eu la minute de silence, qu'on a pu rendre hommage à M. Pengo Bossiovangi,
01:16là, on était dans notre rôle.
01:17Et qu'on est aujourd'hui des députés de la gauche,
01:19mais j'ai aussi entendu des membres du gouvernement et des membres macronistes,
01:22même à commencer par le président de la République,
01:24à utiliser ce drame, à utiliser cet attentat épouvantable
01:28pour aller faire de la campagne politicienne
01:30et essayer de faire peser je ne sais quelle culpabilité ou quelle responsabilité
01:34à Marine Le Pen, à Jean-Anne Bardella, au Rassemblement National.
01:37Désolé, mais ce n'est pas du tout à la hauteur du niveau.
01:40Encore une fois, par ce geste, vous avez refusé l'unité nationale,
01:44vous êtes plongé dans un discours anti-RN.
01:47Je comprends, vous pouvez nous combattre sur tous les sujets,
01:49il n'y a pas de problème.
01:50On peut aller mesure contre mesure, il n'y a aucun souci.
01:51Mais avoir des caricatures, des diffamations, des insultes,
01:55non pas seulement vis-à-vis de nous, parlementaires, Rassemblement National,
01:57mais vis-à-vis des millions d'électeurs qui ont confiance en Marine Le Pen et en Jordan,
02:00ça, désolé, mais je le supporte pas.

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