Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Bruno Retailleau, candidat LR à l'élection présidentielle, a souligné lors de la Grande Interview Europe 1 - CNews, que la "violence était légitimée par La France insoumise". L'ancien ministre a déploré un "privilège rouge".

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00C'est l'inverse. C'est parce que justement, pendant trop longtemps, on a voulu être dans le déni.
00:05On a voulu ne pas voir ce que tous les Français voyaient, qu'on a augmenté les tensions.
00:11Il faut, en politique, il faut décrire la réalité telle qu'on la voit.
00:14Il ne faut pas tricher. Et moi, ce que je pense, c'est que trop longtemps, la parole publique s
00:18'est décrédibilisée.
00:20Elle est à l'origine du malaise démocratique parce qu'on a triché avec cette réalité.
00:24Parce qu'on a voulu la relativiser, la minimiser, l'euphémiser.
00:27Non. Voyons les choses. Et quand on critique le voile, on a le droit en France de critiquer le voile.
00:32Est-ce qu'on va dire que les Iraniennes, qui, au prix de leur vie, ont lutté contre, justement, le
00:38voile,
00:39ont finalement généré une quelconque violence en France ?
00:42Mais on est devenus fous, non ?
00:44Donc, une inversion totale ?
00:45Mais c'est une inversion. Mais ce processus d'inversion des valeurs, d'inversion accusatoire, c'est ce qu'on
00:51a vu à Lyon.
00:52Un jeune homme meurt. Certes, il était sans doute d'extrême droite.
00:55Et alors, vous vous rendez compte ? Ils ont été jusqu'à dire, grosso modo, qu'ils l'avaient bien
00:59cherché.
01:01Il y a une victime. Et en réalité, les coupables se transforment eux-mêmes en victimes.
01:05Ça, c'est ce mécanisme, cette inversion accusatoire, comme vous le dites très bien,
01:10qui est propre à l'extrême gauche, que je veux dénoncer.
01:12Mais aujourd'hui, c'est très grave.
01:14Parce que leur stratégie est en train de réussir.
01:17Il y a les réseaux sociaux qui fonctionnent aussi comme dans une extrême polarisation.
01:21Mais cette polarisation débouche demain sur la violence parce qu'elle est légitimée désormais
01:27par un parti politique, les Insoumis.
01:29Que vous demandez toujours à faire dissoudre Bruno Rottogneau, c'est républicain ou pas ?
01:34Ils ne sont pas républicains.
01:35J'ai posé la question sur la table parce que j'en ai marre de l'omerta.
01:39Parce que, si vous voulez, en France, quand on est de gauche et d'extrême gauche,
01:43on a une excuse toute trouvée.
01:45On a une carte d'immunité.
01:45M. Le Pen, c'était horrible, je me souviens, en 89, il jouait sur les consonances juives
01:52de nom de vos confrères, d'un certain nombre de journalistes.
01:55Mélenchon fait ça avec Glussmann, avec Eifstein, personne ne lui dit rien.
01:59Tout le monde trouve ça normal.
02:01Il se permet de dire tout blanc, tout moche, ça c'est du racialisme.
02:04Vous vous rendez compte si on disait tout noir, tout moche ?
02:07Qu'est-ce que les médias, qu'est-ce que les bonnes âmes diraient à juste titre ?
02:11Donc il y a une carte d'immunité pour la France insoumise.
02:14Il y a un privilège rouge, il y a un privilège rouge, il y a une clause exonératoire.
02:19Quand vous êtes d'extrême gauche, on vous passe tout.
02:22Vous pouvez tout vous permettre, y compris d'ailleurs les indignités.
02:26Et les incitations à la violence ?
02:27Vous estimez que certains élus et les filles ont, par leurs propos, incité à la violence ?
02:31Écoutez, cette culture de la violence, on l'a quand le maire de Saint-Denis légitime la violence.
02:38Quand on dit « la violence est légitime », tout en disant « mais il faut l'éviter ».
02:42Non mais, on connaît la rhétorique, c'est trop facile.
02:46Dans un premier temps, on dit « la violence est légitime », on essaie d'adoucir ensuite le propos.
02:52Qu'est-ce qui est retenu ? Évidemment, la première proposition.

Recommandations