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  • il y a 48 minutes
Avec Patrick Sébastien

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##VOUS_TROUVEZ_CA_NORMAL-2026-10-28##

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Transcription
00:00Stéphanie Demiru. Soyez les bienvenus, ravis de vous retrouver jusqu'à midi, comme chaque jour, pour à vous de le
00:06dire, de 10h à 11h, c'est une émission spéciale, il a fait rire des millions de français, il fait
00:12tourner les serviettes et aujourd'hui il explose sur les réseaux sociaux, une trip actualité pour Patrick Sébastien qui est
00:18notre invité, son roman vénéneuse qui sort demain, l'ouverture de son cabaret en Corrèze, puisque Patrick Sébastien est maintenant
00:26un chef d'entreprise,
00:27sa chanson Toc Toc, devenu un phénomène bien au-delà des frontières françaises, venez lui en parler, lui posez vos
00:33questions, 0826 300, à vous de le dire, Patrick Sébastien qui restera jusqu'à 11h avec mes 3 débatteurs autour
00:41de la table pour commenter les sujets qui font parler la France, la France qui ne va pas très bien
00:45en ce moment, est-ce qu'on est encore capable de parler politique sans se déchirer ?
00:50Hier, après l'attaque raciste de Trappes ce week-end, nouvelle passe d'armes à l'Assemblée, des élus de
00:55gauche accusent les discours politiques et médiatiques d'alimenter la haine,
00:59le gouvernement dénonce une récupération politique, est-ce qu'on a atteint un point de rupture ? A vous de
01:04le dire.
01:05Une tribune passait presque inaperçue ce week-end, justement, plus de 200 maires qui réclament davantage de pouvoir,
01:12notamment pour leurs polices municipaux face à l'insécurité après les émeutes du 17 octobre.
01:18La solution peut-elle venir des élus locaux ? Faut-il leur donner plus de moyens ? A vous de
01:23le dire.
01:24Et puis, on évoquera cette petite crise diplomatique entre Mbappé et la Chine.
01:28Le footballeur évoque Mao en parlant d'un dictateur chinois lors d'une plaisanterie.
01:33Les sponsors le lâchent, le joueur présente ses excuses.
01:36Pékin affirme les prendre au sérieux ce matin.
01:39Fallait-il s'excuser ?
01:40A vous de le dire. 0800 26 300 300.
01:43Manu, au standard, Jamel, à la réalisation.
01:56Vous savez que cette chanson, je l'ai dans la tête depuis trois jours.
02:00Je vais te dire, moi aussi.
02:01Patrick Sébastien, bonjour.
02:03Bonjour.
02:03On est vraiment ravis de vous accueillir.
02:04Vous savez que mon fils de 17 ans s'est pointé avec cette chanson.
02:07Il dit, maman, écoute, c'est génial.
02:08Je dis, oui, oui, je connais.
02:10Non, c'est vrai.
02:11Mais oui.
02:12Vous pourriez dire que vous avez rencontré Patrick Sébastien.
02:14Je lui ai dit, je sais que c'est mon invité dans trois jours.
02:17Vous voulez qu'on fasse un petit tour du monde du Toctoc ?
02:19Alors, c'est quand même un truc de fou, ça.
02:21Enfin, moi, ça me surprend moins que ceux qui regardent ça de loin.
02:25Tu sais, quand je fais les galets, quand je fais les spectacles l'été, parce que je fais des gros...
02:28Je repartirai d'ailleurs en tournée cet été prochain.
02:31Je ferai une petite pause dans mon cabaret.
02:32J'ai beaucoup, beaucoup d'ados.
02:35Ah, c'est vrai ?
02:35Ah oui, oui.
02:36Énormément de mômes qui chantent sur les sardines, les serviettes, tout ça.
02:40Et là, en fait, l'histoire, c'est...
02:42Moi, c'est complètement en dehors de moi.
02:45J'y suis pour rien au départ.
02:46C'est une chanson qui était dans un album il y a dix ans, plus de dix ans.
02:51Et il y a un gamin qui s'appelle Noah, à Compiègne, qui a commencé à faire une Corée dans
02:56sa chambre en sautant sur un pied, chose que je ne peux pas faire.
03:003,6 millions de vues.
03:02Et ça, c'est parti.
03:03Mais alors, ce qui est le plus fascinant, c'est que c'est dans le monde entier.
03:06C'est que c'est parti en Chine, c'est parti...
03:08Les Allemands, là, m'ont demandé l'autorisation de faire une traduction.
03:11J'aime bien, là, ils m'ont envoyé la version, elle est très bien.
03:14C'est aux Etats-Unis, c'est en Thaïlande, c'est un peu partout.
03:17Je vais vous donner quelques exemples, Patrick.
03:19On part en Allemagne.
03:30Et si on partait en Italie ?
03:32En Italie ?
03:36C'est quand même plus...
03:42C'est Lya, ça, non ?
03:44Non, non, c'est vraiment quelqu'un qui chante.
03:47Et c'est vrai que ça ressemble à votre voix.
03:49On part en Suède ?
03:51C'est pas la meilleure, hein ?
03:58Non, on part en Croatie.
04:11C'est un truc de malade.
04:12Mais elle met de bonne humeur.
04:14Mais attends, c'est un truc de malade, parce qu'ici, ça fait quand même 30 ans qu'il me
04:18tombe sur la gueule en disant
04:20c'est des chansons beaufs, à part que partout dans le monde, la chanson festive, c'est pas...
04:28Mais ce n'est méprisé qu'ici.
04:31Non, mais c'est vrai que vous avez parfaitement raison, ça marche.
04:37Et ça m'amuse.
04:38Alors aujourd'hui, ça m'amuse énormément, parce que moi je connais tous les chanteurs qui se la pètent, qui
04:42se prennent pour Mozart, qui rêvent d'un truc international.
04:45Et puis surtout, je trouve que vu l'image détestable de la France dans le monde aujourd'hui, je suis
04:50quand même...
04:50Vous relevez le niveau.
04:51Le seul recours où on aime bien la France.
04:54Vous êtes le fleuron, non mais c'est vrai que c'est...
04:56Alors je vous emmène maintenant dans un autre pays, je vous parle d'un streamer qui s'appelle Bardino, F
05:01-Beer.
05:02Je ne connais pas ça.
05:02Non, qui est un petit génie qui fait des recettes en chantant, et là il fait toc toc les crêpes.
05:08Toc toc, il y a deux sortes de pâte, du chocolat, pas de chocolat.
05:13Toc toc, on prépare la pâte, mélange les oeufs, je suis fait fond de chocolat.
05:18C'est marrant ça.
05:20Dites, ça vous fait des droits d'auteur, j'espère ?
05:22J'espère, parce que tic toc, en principe, ça ne rapporte pas beaucoup, mais je ne sais pas, je ne
05:26sais pas.
05:27Mais ça m'est tombé dessus, je veux dire, c'est la première fois où je ne fais rien du
05:30tout.
05:30Parce que vous allez pouvoir financer votre cabaret avec ça.
05:32Si ça pouvait m'aider, parce que j'ai investi beaucoup.
05:36Tu sais, j'en parlais avec des amis qui parlent de politique et de social.
05:41Moi, j'ai 73 ans, j'ai bossé toute ma vie, il n'y a pas un centime de ce
05:46que je n'ai pas transpiré.
05:48Alors aujourd'hui, ce qui me reste, il ne me reste pas tant que ça finalement, parce que j'ai
05:51beaucoup partagé.
05:51Je pourrais partir en vacances, aller sur un bateau.
05:54Mais au lieu de ça, ça fait un an que je fais bosser des maçons, des plâtriers, des peintres, des
06:01architectes.
06:02Et je vais faire travailler des serveuses, je vais faire travailler des intermittents.
06:06Pour moi, la vie, c'est ça.
06:07Alors, on ne va pas gagner beaucoup d'argent, parce que c'est une petite capacité, tu vois.
06:10Et on va être 12 sur scène, on est 25 en tout, tu connais les entreprises, c'est très très
06:15compliqué.
06:17Mais pour moi, c'est ça la vie.
06:21Il n'y a pas de coffre-fort qui suit le corbillard.
06:24Et pour finir, Stéphanie, Marc-Antoine Lebray, qui a fait une version...
06:28Imitateur, oui.
06:28Ah, vous l'avez entendu, la version de Marc-Antoine Lebray ?
06:32Non, mais les imitateurs, oui.
06:33Il a imaginé que la police faisait toc-toc chez les casseurs.
06:40Oui.
06:42Toc-toc, on ne fera pas ma porte, c'est la police, c'est la police.
06:47Toc-toc, on ne fera pas ma porte, c'est la police qui t'embarque à 6h du bas.
06:53Ah, les cons, salut les amis, c'est la fête !
06:57Ça vous fait rire, ça ?
06:58Oui, ça m'amène, c'est de la caricature.
07:00Moi, j'ai commencé, j'ai fait 20 ans d'imitation, je ne vais pas me plaindre de la caricature.
07:07Gérard, depuis des années, ce qui me fait marrer, c'est quand il me charge sur le Cap d'Agde,
07:11alors qu'il y va plus que moi.
07:13Ah là là, ça commence.
07:16Mais non, mais c'est tout ça, c'est un peu de gaieté dans ce monde,
07:21où si tu allumes la télé et que tu regardes un petit peu ce qui se passe autour, c'est
07:25une tristesse.
07:26Justement, Patrick Sébastien, on va y revenir sur toutes vos actualités,
07:29mais la première question que j'ai envie de vous poser, c'est vous qui aimez rire et faire rire
07:33les Français,
07:34est-ce que vous trouvez aujourd'hui que ces Français, ils ont encore le cœur à rire ?
07:38Bien sûr qu'ils en ont envie, surtout. Ils en ont envie et ils en ont besoin.
07:42Tu sais, je sais que vous allez parler politique tout à l'heure, mais...
07:45Vous allez en parler avec vous, vous avez envie de connaître votre avis ?
07:48Ce qui m'embête, je fais partie des résistants, depuis toujours, je fais partie des résistants,
07:53de ceux qui essaient... Moi, je me lève le matin, il y a des gens qui se lèvent le matin
07:56en disant
07:56avec qui je vais faire du mal. Moi, je me lève le matin en disant avec qui je vais faire
07:59du bien.
07:59J'ai fait ça toute ma vie. Et ce qui me dérange dans ce qui se passe aujourd'hui,
08:05on en reparlera, parce qu'il y a un homme politique que j'aime plus que les autres
08:08et qui va dans ce sens-là, qui veut donner un peu d'espoir,
08:12c'est qu'on plombe les gens en permanence, tous les discours politiques qu'il y a,
08:15c'est une catastrophe. Tu sais, quand je rentre dans la chambre d'un pote qui est malade ou qui
08:20a le cancer,
08:20tu ne lui dis pas, putain, tu as une sale mine, ça va mal se terminer.
08:24Tu essaies de lui remonter le moral, tu essaies de...
08:26Moi, j'attends que dans les discours politiques, justement, et dans les gens autour,
08:32on ait un petit peu plus de... Bien sûr que c'est difficile, bien sûr que c'est compliqué,
08:37bien sûr que tout a augmenté, bien sûr. Mais à un moment, il faut qu'il y ait des voix
08:41pour dire aux gens, moralement, parce que ça, ça fait partie du mieux,
08:48dire aux gens moralement, écoutez, on va s'en sortir, qu'on soit positif.
08:52Tout le monde... Le vrai problème qu'il y a, que j'ai analysé, c'est qu'on est sous
08:59influence
09:00de la toxicomanie et des réseaux sociaux.
09:04Aujourd'hui, c'est pas français, c'est mondial.
09:09C'est-à-dire que la cam, elle est partout, du plus petit ouvrier jusqu'au ministre.
09:15Donc, le discernement, il est altéré chez plein de gens à cause de ça.
09:19Moi, je ne suis pas consommateur, mais je regarde autour de moi,
09:22et puis je vois qu'à n'importe quel niveau, il y a ça.
09:24Plus les réseaux sociaux qui, quelque part...
09:26Moi, ça m'a servi sur cette histoire TikTok, mais c'est un enfer.
09:29Et c'est les deux grands pouvoirs d'aujourd'hui.
09:34Les mômes qui sont allés dans la rue, là, il y en a 50%, ils y vont pour faire des
09:38vidéos.
09:38Je suis un héros, regardez, j'ai mis le feu à la poubelle derrière.
09:41Regardez comme je suis...
09:42Les revendications, ils s'en battent les couilles, ils sont là pour faire de l'image.
09:47Et ça, c'est...
09:47Mais ça, par contre, on ne peut rien y faire.
09:49Il n'y a pas de...
09:50Le constater, oui.
09:51Alors, il y a le constater, et puis il y a ceux qui sont capables de filer un peu d
09:56'espoir
09:56en disant, ça peut s'arranger.
09:58Mais la responsabilité, elle n'est pas chez les gouvernants.
10:01Elle n'est pas...
10:02Elle est chez nous.
10:03C'est à nous de nous arranger.
10:04C'est nous d'avoir les choses plus positives.
10:06Elle n'est pas du tout chez les gouvernants ?
10:08Parce que c'est quand même la musique ambiante, on en veut aux uns, aux autres, chacun se
10:12revoit la patate chaude.
10:13J'ai 63 ans, j'ai toujours entendu ça toute ma vie.
10:16Depuis que j'ai 18 ans, c'est la crise.
10:18J'ai entendu la crise tout le temps.
10:20Alors là, c'est dix fois plus compliqué parce que la réalité, le quotidien des gens,
10:29il est de plus en plus difficile, effectivement.
10:31Mais il y a des solutions.
10:33Il y a des gens, on en parlera peut-être tout à l'heure.
10:35Bien sûr, bien sûr.
10:35Mais il y a des vraies solutions.
10:39Par contre, ce que moi, je ne peux plus vivre avec, c'est les semeurs de haine.
10:46Moi, les deux extrêmes me cassent les couilles, je suis désolé.
10:48Et il y a tout un tas de gens au milieu comme moi, dans ma troupe, dans mes équipes, dans
10:53mon cabaret, j'ai des mecs qui votent LFI et j'ai des mecs qui votent RN.
10:57On s'entend très très bien.
10:58On se respecte, on n'a pas besoin de se cracher dessus.
11:00Chacun respecte les idées des autres.
11:02Mais ces deux extrêmes m'emmerdent.
11:04Parce qu'au milieu, je sais qu'il y a une voix de gens qui ne veulent pas ça.
11:07Et on ne les entend pas.
11:08Ils ne veulent pas ça.
11:09Moi, les gens, ils me disent, si Marine est élu, ça sera le bordel.
11:12Si Mélenchon est élu, ça sera le bordel.
11:14Ce truc annoncé d'avance, ce combat entre les deux annoncés d'avance, moi, je ne suis
11:19pas certain que ce soit le bon truc.
11:25Pourquoi on se marrait mieux il y a 20 ans ?
11:27On ne se marrait pas mieux il y a 20 ans.
11:29Moi, je ne suis pas, c'était mieux avant.
11:30Il y a des choses qui étaient bien mieux avant, il y a des choses qui sont bien mieux
11:32maintenant.
11:33On pouvait rigoler de plus de choses, non ?
11:36Parce qu'il n'y avait pas ces putains de réseaux sociaux et puis on avait moins
11:41de juges.
11:42Aujourd'hui, tout le monde, c'est très paradoxal, tout le monde veut exister, tout le monde
11:47peut exister.
11:48Tant mieux.
11:49Mais on existe avec une vidéo, on existe, on donne notre avis sur tout.
11:53Et d'une autre façon, c'est la liberté aussi, Patrick Sébastien, que vous chérissez.
11:57Ce n'est pas tant que ça la liberté, mais à partir du moment où on est esclave
12:01de quelque chose, ce n'est pas la liberté.
12:03Dès qu'on est pris dans une addiction, je suis le premier à être addict à mon téléphone.
12:07Moi, avant, j'ai mis trois ans avant d'avoir un portable, je ne voulais pas me faire avoir,
12:11mais je me suis fait baiser comme tout le monde.
12:12Première chose que je fais le matin en me réveillant, c'est voir mon téléphone.
12:15On est addict, ce n'est pas la liberté, ça.
12:17Moi, ma définition de la liberté, c'est choisir sa cage.
12:21La liberté, c'est la possibilité de choisir sa cage.
12:24Moi, j'en ai choisi une.
12:26Moi, je suis très attaché, effectivement, à la liberté, mais il ne faut pas qu'elle empiète
12:31sur celle des autres.
12:32Moi, c'est le discours de haine qui m'en met en train.
12:34Et oui, Dieu sait qu'il y en a en ce moment, on en parlera justement.
12:37Les gamins dont on dit, ils ont vachement envie de bosser, ils ont envie de s'investir, etc.
12:46Et puis, je vais te dire un truc aussi, par rapport à la prétendue racaille.
12:51Moi, quand on parle des quartiers, j'ai toujours en tête la chanson de Goldman.
12:58Si j'étais né en 17 à l'Edenstadt, je ne sais pas si tu connais cette chanson.
13:02Oui, évidemment, qui est magnifique d'ailleurs.
13:04Si j'étais né, moi, en banlieue, dans les conditions dans lesquelles certains sont,
13:08est-ce que je serais meilleur ou pire que ces gens-là ?
13:11Donc, vous ouvrez la porte quand même à la culture de l'excuse ?
13:14Non, non, non, surtout pas, surtout pas.
13:16Je dis simplement que je me pose la question, c'est sur le jugement, ce n'est pas des excuses.
13:22C'est des explications, mais en aucun cas, il faut que ce soit...
13:25Moi, je suis beaucoup plus sévère, moi, aujourd'hui.
13:27Moi, les mecs qui attaquent, qui touchent un flic ou qui touchent un pompier,
13:33s'ils savaient que dès qu'ils touchent un flic ou un pompier, ils vont prendre deux enfermes
13:36et qu'on ne viendra pas là-dessus, c'est largement dissuasif.
13:40Mais là, ce n'est pas le cas.
13:41On a besoin de sanctions, aujourd'hui.
13:43Bon, Patrick Sébastien, vous restez avec nous, on va parler quand même de ce cabaret,
13:47puisque les Français ont envie de rire et de ce livre vénéneux qui est noir,
13:51qui n'est pas rigolo, rigolo.
13:53Il n'est pas noir, c'est ça qui est paradoxal chez moi,
13:56c'est que je suis qu'un chanson noir, j'ai Toc Toc, c'est une chanson légère, tout ça.
13:59C'est les deux extrêmes.
14:01Oui, mais tu sais, tu n'es pas qu'animatrice à la radio.
14:06On est tous faits de plein de choses différentes.
14:09C'est pour ça que les a priori, les caricatures sur les a priori me gêneront toujours.
14:13Journaliste, ne méprisez pas ma Stéphane.
14:15Ça va, c'est très bien, animatrice aussi.
14:17Alors, animatrice, 0,826, 63 ans, si vous voulez, c'est fait.
14:23Allez, on se retrouve dans quelques instants sur Sud Radio.
14:26A vous de le dire, soyez les bienvenus sur Sud Radio avec notre invité aujourd'hui, Patrick Sébastien.
14:32Il a une triple actualité, Patrick Sébastien.
14:34Sans le vouloir.
14:35Oui, c'est vrai, vous êtes un phénomène.
14:37Non, la sortie du bouquin a été prévue pour demain.
14:42Et le cabaret devait ouvrir il y a un mois, mais avec les travaux, on a pris du retard.
14:45Mais en fait, tout se carambole.
14:48Et dites, vous êtes courageux quand même, parce qu'un cabaret, c'est quoi ?
14:51C'est combien de salariés ?
14:53Ça sera beaucoup.
14:55Et puis surtout, j'ai investi mon argent.
14:56Je n'ai pas de subvention, je n'ai rien du tout.
14:58Ah bon ?
14:58Les gens ne vous ont pas suivi ?
15:00Il n'y a pas réussi avec un petit chèque de France Télé ?
15:01Non, non, non, non, non.
15:02Non, non, non, non.
15:03Ils gardent ça pour eux, entre eux.
15:06Non, non, je te dis, c'est très compliqué.
15:10Mais c'est la vie, c'est comme ça.
15:11Il faut prendre des risques et puis il faut s'ouvrir sur les autres.
15:14Non, c'est vrai que c'est courageux d'entreprendre aujourd'hui.
15:15En France, vous avez vu le moral des Français.
15:17Oui, mais il faut aider ces gens-là.
15:21C'est quoi le feu sacré qui vous donne envie de faire ça ?
15:24C'est l'envie de rester vivant.
15:28Des gens de mon âge, tu t'arrêtes, tu es mort.
15:30Si je m'arrête, je suis mort, je tombe malade.
15:32C'est très important d'avoir des projets, même les plus fous.
15:35La vieille phrase, celui qui n'essaye jamais, ne se trompe qu'une fois.
15:38Ça se trouve, on va se planter.
15:39Mais ce n'est pas grave, je l'aurai fait.
15:41Moi, le jour où il va ouvrir, dans 15 jours, quand ça sera ouvert,
15:44je voudrais que ça ouvre, c'est tout.
15:46Et puis après, on verra.
15:47Oui, c'est chez moi.
15:48Et puis c'est mon monde.
15:49Brie de la Galliard, en Corrèze.
15:51Pourquoi vous avez décidé d'ouvrir ça chez vous ?
15:54Parce que je voulais revenir chez moi.
15:56Je suis parti de là-bas.
15:57J'ai pris un train il y a 52 ans, un matin, avec 600 balles en poche.
16:03Ça va, je ne suis pas trop mal démerdé.
16:06Oui, mais c'est ça qui est intéressant.
16:08Parce que je ne suis jamais...
16:08En fait, c'est pour ça que je me dis que je suis populaire, etc.
16:13Ouais, le gros beau, etc.
16:14Mais je n'ai jamais lâché les gens de chez moi.
16:17Je suis toujours redescendu chez moi.
16:18Je suis toujours resté proche d'où je viens, c'est tout.
16:23Mais c'est pour ça que les gens vous aiment.
16:25Je crois que ça en fait partie, oui.
16:27Ils savent que je ne triche pas, que je ne fais pas semblant.
16:30Et puis même là, à la fin de ma vie, je te dis, je pourrais...
16:33Moi, aujourd'hui, histoire TikTok, de Tok Tok, un truc mondial,
16:37je pourrais me la péter quand même.
16:38Je pourrais dire, putain, tu as vu.
16:40Et moi, ce qui compte, c'est qu'on finisse le crépiche dans mon cabaret.
16:44J'imagine que ça doit bosser en ce moment, en ouverture, le 19 novembre.
16:48C'est sûr, cette fois ?
16:49Oui, je me rappelle de Villiers, qui sait, quand il a monté le...
16:52Le Puy du Fou.
16:53Le Puy du Fou, qui est un spectacle fabuleux, extraordinaire.
16:55Il faisait le pire, c'était le sablier au moment d'ouvrir.
16:57Attention, on va vous traiter de fachos dans deux minutes.
17:00Ça n'a rien à voir.
17:01Non, mais je vous taquine, mais c'est vrai.
17:03Le Puy du Fou.
17:05Le Puy du Fou.
17:06Tu as vu ?
17:07Je sais, non, mais moi, j'adore.
17:09Allez faire un tour dans le dictionnaire, et regardez la définition de fasciste.
17:13Ça serait bien que tout le monde...
17:15Moi, j'ai regardé l'autre jour, parce que j'entendais tout le monde qui parlait de fachos.
17:18Alors, j'ai dit, je vais quand même aller voir que la définition...
17:20C'est une attitude qu'on impose d'une manière arbitraire et autoritaire,
17:24que quelqu'un impose à un groupe et tout ça.
17:26Les fachos, ils ne sont pas où on croit.
17:27Ils sont partout.
17:28On est bien d'accord.
17:30Bonjour Claudine.
17:31Oui, bonjour Stéphanie Deméru.
17:33Bonjour Patrick Sébastien.
17:35Bonjour Claudine.
17:36Bonjour.
17:38Alors, qu'est-ce que vous avez envie de dire à Patrick Sébastien ?
17:41Ah ben moi, j'aime bien Patrick Sébastien.
17:44Je n'ai rien contre lui.
17:47Non, il n'y a pas de raison.
17:49Non, non, j'apprécie surtout pour ces prises d'opposition.
17:53Je trouve qu'on manque de gens francs, directs,
17:59des gens qui ne se cachent pas derrière leur pidoie.
18:03C'est précieux.
18:05Donc, je le remercie pour ça,
18:07parce que je pense qu'on a vraiment besoin actuellement d'avoir des gens qui sont honnêtes.
18:12Voilà.
18:13Donc, ça...
18:14C'est gentil, madame.
18:15C'est important.
18:16Non, ce n'est pas gentil, c'est juste.
18:18Oui, mais c'est juste, moi, je suis un saltimbanque, c'est tout.
18:22Je n'ai pas du tout...
18:22Je ne suis pas là pour faire des leçons de morale,
18:24mais c'est vrai, justement, le fait d'être un saltimbanque,
18:27de ne pas avoir d'intérêt électoral,
18:29de ne pas avoir tout ça,
18:29ça me permet de pouvoir dire un petit peu ce que je veux.
18:32Voilà.
18:33Oui, oui, non, mais justement, le fait que vous ne fassiez pas la morale,
18:36c'est déjà très important.
18:37Il y a tellement de gens dans votre système, entre guillemets,
18:42ce n'est pas péjoratif,
18:44qui font la morale,
18:47qui nous appellent à prendre des décisions
18:50qui n'ont rien à voir avec ce qu'on peut penser.
18:54Et ça, je trouve que c'est très dommageable,
18:57même pour votre secteur.
18:59Parce qu'en fait, on finit par dire,
19:02bon, celui-là, c'est bon, quoi.
19:04Mais madame, il ne faut pas nous écouter.
19:08Vous êtes maître de votre destin.
19:10C'est vous qui êtes le chef de vous.
19:12C'est ça qui est important.
19:13Il faut expliquer aux gens
19:15que c'est eux qui sont les maîtres d'eux-mêmes.
19:18Ne vous laissez pas entraîner.
19:20Et qu'on a le droit d'écouter,
19:22d'avoir des avis,
19:23mais on est maître de nos destins.
19:26Elle a raison, Claudine.
19:27Il y a plein d'injonctions en ce moment.
19:28Vous vous sentez un petit peu pressurisé.
19:30On vous fait la morale, en gros, du matin au soir, Claudine.
19:33C'est-à-dire que s'il y en a un ou deux qui font la morale,
19:36bon, on s'en fout, quoi.
19:37Ce n'est pas très grave.
19:39Le problème aujourd'hui,
19:40c'est que vous avez plein de gens
19:43qui essayent de vous dire
19:44que non, ce n'est pas bien.
19:46Tu te rends compte ?
19:47Oh là là là là.
19:48Puis alors, tu vas voter pour tel point.
19:49Oh là là.
19:51C'est moche.
19:53Oh, c'est pas bien.
19:55Oh, c'est moche.
19:56Ce que tu penses, c'est...
19:57Donc, bon, ça, c'est fatigant, quoi.
20:01C'est usant.
20:02On s'en fout.
20:02D'une certaine façon.
20:04D'une certaine façon, on s'en fout.
20:05Parce qu'on fera exactement ce qu'on veut, quoi.
20:08Mais d'un autre côté,
20:09c'est quand même usant.
20:11Voilà.
20:11Et le fait d'avoir des gens
20:13comme Patrick Sébastien
20:15qui prennent des positions
20:18ou qui disent les choses,
20:19même sans prendre de positions
20:21vraiment positives,
20:22mais qui disent les choses franches
20:24et qui ne sont pas en train
20:27d'essayer de nous...
20:29Oui, mais il n'y a pas de posture.
20:31C'est vrai, non, mais c'est vrai.
20:32Il n'y a pas de posture.
20:33Je ne veux pas être élu.
20:35Je ne veux être élu à rien.
20:36Je veux juste essayer de...
20:38Je suis très fort avec mes propres douleurs,
20:41mais j'ai beaucoup de mal avec...
20:42C'est Brel qui disait
20:43j'ai mal aux autres.
20:44Moi, quand je vois les gens souffrir
20:45autour de moi, ça m'emmerde.
20:46Donc, j'essaie de faire le maximum.
20:48J'ai sûrement blessé des gens
20:49dans ma vie,
20:50mais jamais volontairement.
20:51Et j'essaie au maximum
20:53de faire du bien autour de moi.
20:57Et c'est pour ça que j'ai 73 ballets,
20:59j'ai besoin de rien,
21:00je suis en bonne santé,
21:01je n'ai pas de gamme,
21:02je n'ai pas d'alcool,
21:02je n'ai pas tout ça,
21:03parce que le fait d'être généreux
21:05comme ça, c'est ma survie.
21:07Mais à contrario...
21:08Choisissez vos camps, les enfants.
21:10Plus vous allez être généreux
21:11avec les autres,
21:11plus vous allez vous porter bien.
21:13Je vous le dis.
21:14Mais à contrario,
21:14quand Marcy donne son opinion,
21:16ça vous choque ou pas ?
21:17Quand ?
21:17Quand Marcy donne son opinion,
21:19ça vous choque ou pas ?
21:21Je m'en fous,
21:21je m'en fous.
21:22C'est pour réfléchir à ce que dit l'auditrice.
21:23Mais on n'a pas besoin
21:24de l'opinion de ces gens-là
21:25pour se faire notre idée.
21:26Vous donnez bien la vôtre.
21:27Oui, mais pensons par nous-mêmes.
21:29On n'a aucun poids.
21:31Oui, je donne mon opinion à Marcy,
21:33il donne son opinion,
21:34il a le droit.
21:34Mais je crois que ce que soulève Claudine,
21:37et vous parlez d'Omarcy,
21:38ce qui est intéressant chez vous
21:39et peut-être chez d'autres,
21:42il n'y a pas ce côté posture.
21:44Aujourd'hui, on est beaucoup
21:44dans les postures.
21:45Et je crois que c'est ce qui dérange
21:47beaucoup de gens,
21:48le manque de sincérité.
21:50Les gens se prononcent,
21:51on ne sait pas trop pourquoi.
21:51Je ne suis pas là pour influencer les gens.
21:52Il donne son truc pour dire
21:54surtout ne votez pas.
21:56Moi, je ne vous dis pas
21:57ne votez pas RN,
21:57ne votez pas Mélenchon.
21:58Je vous donne mon ressenti
21:59sur un truc.
22:00Moi, je sais que les extrêmes
22:01m'emmerdes,
22:01ce n'est pas ma cam,
22:02ce n'est pas tout ça.
22:03Je préfère quelque chose
22:04de plus posé.
22:05On en parlera peut-être tout à l'heure.
22:07Et l'écriture, notamment.
22:08Et l'écriture.
22:09Alors ça, c'est un autre monde.
22:10Ça sort de main.
22:11XO, vénéneuse.
22:12Et toi, tu l'as lue,
22:12tu m'as dit...
22:13Mon chien, dites donc.
22:16J'ai trouvé que ça ferait
22:17un super téléfilm
22:18parce que déjà à la fin,
22:19on ne peut pas la deviner.
22:20C'est impossible de la deviner.
22:22Elle est assez incroyable.
22:23Et puis, c'est l'histoire
22:25de cette femme qui va...
22:26L'histoire d'une femme blessée.
22:28Enfin, blessée.
22:29Oui, blessée.
22:30Si, si, blessée.
22:31Blessée, blessée.
22:32C'est quelque part,
22:33c'est un roman...
22:34De vengeance.
22:34C'est féministe.
22:35C'est quelqu'un qui a morflé
22:37à cause des hommes,
22:38qui en veut aux hommes
22:39et qui va décider
22:42de monter les marges
22:42de la société
22:43en s'appuyant sur les hommes
22:44qu'elle déteste
22:45et en les éliminant
22:46sans laisser d'empreinte.
22:48Voilà.
22:48Pas trop dévoiler,
22:49mais si, dire quand même
22:50que c'est assez intéressant.
22:52D'ailleurs, c'était le concept...
22:53Qu'est-ce qui vous est passé
22:53par la tête ?
22:54Parce que j'écris ça
22:55depuis très très longtemps.
22:56Vous êtes féministe,
22:56Patrick Sébastien ?
22:57Bien sûr que je suis féministe.
22:58Oui ?
22:58Je l'ai toujours été.
22:59Je l'ai toujours été.
23:01Oui, le droit des femmes.
23:02C'est les extrêmes féministes
23:03qui m'emmerdent.
23:04Parce qu'elles font du mal
23:05à leur cause.
23:06C'est tout.
23:06Mais le féministe...
23:07Moi, je suis le fils
23:08d'une maman
23:09que je respectais énormément,
23:12qui travaillait à l'usine,
23:13qui s'est battue
23:13pour avoir sa condition de femme
23:16respectée.
23:18Bien sûr que je suis totalement féministe,
23:20bien plus que vous le croyez.
23:21Dans mes rapports...
23:22Non, non, moi je crois bien,
23:23mais c'est vrai
23:24qu'il y a eu des critiques.
23:25Vous avez le bad buzz,
23:26le cap d'ag,
23:27cette spectatrice
23:28qui monte sur scène.
23:30On nous a beaucoup attaqué.
23:31Ça vous a blessé ?
23:33Si je peux me permettre...
23:34Oui, justement.
23:34Tu parles de féministe,
23:36c'est cette dame
23:36qui est montée sur scène.
23:37Je crois que la base du féministe,
23:38c'est de faire ce qu'on veut
23:39de son corps.
23:40On est d'accord ?
23:41Moi, je n'ai rien demandé
23:42à la dame.
23:43C'est une dame
23:44qui a décidé de monter,
23:46de faire semblant,
23:47de faire un truc comme ça.
23:48Et les féministes
23:50ne peuvent pas...
23:51Il y a quelque chose
23:52que je ne comprends pas bien là.
23:53Ce n'est pas moi qui agresse.
23:54Moi, je n'ai agressé personne.
23:55Au contraire,
23:55nana, elle est arrivée,
23:56elle m'a mis la main sur le...
23:58Je ne lui ai rien demandé.
23:59Je ne vois pas ce qu'il y a
24:03de machiste ou de sexiste.
24:04Non, c'est la dame
24:05qui a fait ça.
24:06Tu sais qu'il y a des femmes
24:07qui font aussi
24:09des choses comme ça,
24:10qui aiment bien ça.
24:11Il y en a plein.
24:12Dans le livre,
24:13pour revenir sur le féministe,
24:14elle utilise quand même
24:15les hommes.
24:17Et je ne suis pas sûr
24:18qu'un homme peut utiliser
24:20une femme
24:20pour grimper les échelons.
24:24Ça se fait aussi.
24:26Tout n'est pas blanc,
24:27tout n'est pas noir.
24:28Tout n'est pas blanc.
24:29Moi, ce qui me gêne,
24:29c'est les...
24:30Il y a déjà une femme
24:30qui vous a utilisée
24:31comme elle ?
24:32Non.
24:33Pour y arriver ?
24:34On est toujours...
24:36Tu sais,
24:37à partir du moment
24:37où tu es connue,
24:38en plus,
24:39les gens qui sont connus
24:40sont souvent la proie
24:42de...
24:42Mais il y a des hommes
24:43intéressés,
24:44il y a des femmes intéressés.
24:45C'est pareil,
24:45on ne peut pas faire
24:46de caricature.
24:47En tout cas,
24:48moi, les femmes,
24:48chez moi,
24:49ont toujours été payées
24:49au moins autant
24:50que les garçons,
24:51si ce n'est plus.
24:52Et puis,
24:52je vois mes rapports,
24:53moi, avec mes épouses,
24:55le nana avec qui je suis séparé.
24:59Je veux dire,
24:59qu'est-ce que tu peux trouver
25:00de mieux
25:00qu'une fois que tu es séparé,
25:02de vouloir le bonheur
25:03de l'autre ?
25:04Moi, je me bats pour ça.
25:07Mon bonheur,
25:08c'est que ma nana soit heureuse
25:09alors qu'on n'est plus ensemble,
25:11qu'on est séparés.
25:12Si moi,
25:12tous les gens se conduisaient
25:13comme moi,
25:14il n'y aurait pas de féminicide
25:15parce que moi,
25:16je ne considère pas
25:17que quelqu'un m'appartient,
25:18pas plus que j'appartiens
25:19à quelqu'un.
25:19Le féminicide,
25:20c'est quoi ?
25:21C'est un mec qui estime
25:22que la nana lui appartient,
25:23elle s'en va,
25:23il veut la tuer
25:24pour qu'elle n'appartienne
25:24pas à un autre.
25:25Moi,
25:25personne ne m'appartient.
25:27Si ça,
25:28ce n'est pas respecter les femmes,
25:29c'est-à-dire respecter
25:30la nana quand elle est arrivée
25:31chez moi,
25:32elle a porté des cafés,
25:33aujourd'hui,
25:33elle est responsable
25:34de toute la boîte.
25:35Je lui ai donné l'occasion
25:36de s'exprimer
25:39en tant que femme.
25:41On a un respect mutuel.
25:43moi,
25:44je ne frappe pas les femmes,
25:45je n'ai jamais violé personne,
25:46je n'ai jamais agressé
25:47sexuellement personne,
25:48ce n'est pas du tout mon truc.
25:49En tout cas,
25:50Vénéneuse,
25:50ça sort demain.
25:52Dans le bouquin,
25:53cette femme,
25:54cette femme,
25:55c'est une revanche,
25:58c'est ce que j'explique.
25:59On peut le dire,
26:00elle va empoisonner les hommes
26:03avec leur propre poison,
26:05sans leur mettre de l'arsenic,
26:06parce qu'on a tout sans nous.
26:09Elle repère l'orgueil,
26:11le sexe,
26:12etc.
26:12Et elle porte
26:14le poison qui est en chacun de nous
26:16à l'extrême,
26:17à l'overdose.
26:17Et donc,
26:18ça sort demain, Patrick Sébastien.
26:19On vous garde alors
26:20une demi-heure
26:20pour les petits débats ?
26:21Oui,
26:21me garder.
26:22Mais juste ce que je veux,
26:23si je peux me permettre,
26:25ça surprend des gens,
26:27mais tu sais,
26:27j'ai fait des téléfilms
26:28à la télé
26:28qui n'étaient que des trucs
26:29machiavéliques comme ça,
26:30qui ont très très bien marché.
26:31Et ça,
26:32c'est mon plaisir.
26:32Et le cabaret,
26:33c'est le 19 novembre
26:34et on y va,
26:35toute l'équipe.
26:36J'annonce à Patrick Roger
26:37qu'on fait un séminaire
26:38là-bas.
26:39Non,
26:39mais je pense que vous allez venir,
26:40j'ai discuté avec Patrick,
26:42le 20,
26:42je pense que vous allez venir là-bas.
26:43bah génial.
26:43Allez,
26:44rendez-vous pris
26:44et on se retrouve avec les débatteurs.
26:46On va évidemment parler
26:48de cette société.
26:49C'est vrai qu'on a vu
26:51cette scène
26:51à l'Assemblée nationale,
26:53à la base d'armes,
26:54côte à côte,
26:55face à face.
26:56On en parle dans quelques instants
26:57sur Sud Radio.
26:59Vous de le dire,
27:00l'heure de nos débats,
27:01j'accueille Jérémy Cohen,
27:02consultant politique
27:03et en économie,
27:04créateur de la chaîne YouTube
27:05Jérème.
27:06Bonjour Jérémy.
27:07Noémie Allioua,
27:08journaliste, essayiste,
27:10auteur de la terreur
27:12jusque sous nos draps
27:13aux éditions Plon.
27:15Bonjour Noémie.
27:16Serge Guérin,
27:17sociologue,
27:17auteur de
27:18Quand le sexe n'a pas d'âge
27:19et l'amour non plus.
27:20Ça vous inspire ça.
27:21Aux éditions Michelon.
27:23Ça ne me concerne pas.
27:24Et on a gardé
27:25hier un quatrième débats.
27:25C'est pour tous les âges.
27:26Ça ne me concerne pas.
27:28Patrick Sébastien.
27:30Alors, c'est vrai
27:30qu'on a commencé déjà
27:32à parler avec notre invité,
27:33Patrick Sébastien,
27:34de cette société
27:35qui est déchirée.
27:36Est-ce qu'on peut encore
27:37se parler sans s'écharper ?
27:39D'ailleurs, on le voit
27:39peut-être que c'est votre cas aussi.
27:41Les dîners en ce moment
27:43de famille avec les amis.
27:44Quand on parle politique,
27:45parfois ça se passe mal.
27:47Et puis, il y a Ersène Indigne,
27:48il y a l'Assemblée nationale.
27:49Les députés ont observé,
27:51vous le savez,
27:51une minute de silence
27:52après l'attentat raciste
27:54de trappe et de la verrière
27:56devant la famille,
27:57d'ailleurs, de la victime,
27:58Pengo Bossio Venghi,
28:00tuée à 26 ans,
28:01présente dans les tribunes
28:02cette famille.
28:03Eh bien, cet affrontement
28:04entre les députés et la fille
28:06qui accusent
28:07certains discours politiques
28:09de droite, bien sûr,
28:10et médiatiques
28:10d'alimenter la haine raciste.
28:13Le gouvernement, lui,
28:13qui dénonce une instrumentalisation.
28:15Écoutez Sébastien Lecornu
28:17qui répond hier
28:18et qui parle de recel politique.
28:20De voir ce spectacle
28:21dans lequel
28:22tout sent la campagne
28:24présidentielle,
28:25matin, midi et soir,
28:27marque une forme
28:29d'indignité
28:29et, croyant
28:31combattre le racisme,
28:33précisément,
28:34vous êtes en train
28:35de faire le jeu
28:35de l'extrême droite
28:37du Rassemblement National.
28:39Vous devriez, justement,
28:40être présent
28:41dans cet hémicycle,
28:42ne pas avoir déserté,
28:44défendre les valeurs
28:45de la République
28:45et cette ambiance
28:47particulièrement
28:48nauséabonde
28:49de ces questions
28:49au gouvernement
28:50laisse présager
28:51et de rien de bon.
28:52Donc, moi,
28:53mesdames et messieurs
28:53les députés,
28:54quelles que soient
28:54vos sensibilités politiques,
28:56j'en appelle
28:56au sursaut
28:57et j'en appelle
28:58à être debout
29:00pour la République.
29:03Le son qu'on entend,
29:04on dirait le préau
29:04d'une cour d'école.
29:06C'est le petit son derrière.
29:08Ils sont plus sages,
29:09en général,
29:09les écoliers.
29:10Les élèves sont plus sages.
29:11Et puis,
29:11un petit peu moins haineux,
29:13quand même, non ?
29:14C'est une ambiance,
29:18il le dit,
29:19le Premier ministre,
29:19il osait à Bond.
29:20Il faut prendre en compte
29:21tous les gens
29:22qui sont au milieu
29:22de tout ça.
29:23Il y a énormément de gens,
29:24moi, que je crois,
29:25qui sont au milieu
29:26de tout ça
29:26et pour qui cette haine,
29:28cette violence,
29:29ça,
29:30est complètement étrangère.
29:31C'est ceux-là
29:32qu'il va falloir mobiliser
29:33s'ils veulent que ça change.
29:34Et pourquoi on ne les entend pas ?
29:36On ne les entend pas
29:36parce qu'on ne leur donne pas
29:37la parole,
29:38c'est tout,
29:38tous ces gens-là.
29:39Moi, je les ai écoutés,
29:40j'ai monté un mouvement
29:41qui s'appelle
29:41Ça suffit,
29:42j'ai eu des propositions
29:43de tout ça,
29:44j'ai vu des politiques
29:45de tous bords.
29:46Moi, aujourd'hui,
29:48si je devais voter aujourd'hui,
29:50alors je vais peut-être
29:50changer d'avis,
29:51mais si je devais voter aujourd'hui,
29:53je voterais pour l'ISNAR.
29:55Et ce n'est pas parce
29:56qu'il est en train
29:56de monter dans les sondages
29:57parce que moi,
29:58ça fait...
29:58On s'est rencontrés
30:00bien avant cet été.
30:02Et pour moi,
30:04celui qui peut bouger
30:06les choses réellement,
30:08c'est lui.
30:09Son discours est carré,
30:10son discours est à la fois
30:11autoritaire, humaniste.
30:12Je ne roule pas pour lui,
30:14tout simplement,
30:14j'ai écouté les autres.
30:15Et je pense que ce truc
30:17qu'on nous dit automatiquement,
30:20c'est joué,
30:21ça sera Le Pen, Mélenchon,
30:22ça sera...
30:23Moi, je me rappelle en 94,
30:25j'étais un des seuls
30:26qui restait auprès de Chirac
30:27au mois de novembre,
30:28puisqu'il était venu
30:29à mon anniversaire
30:30au mois de novembre,
30:31il était à 10%.
30:32Et Baladur était déjà
30:34président de la République.
30:35Donc, je me dis
30:36que c'est jouable.
30:38Et puis surtout,
30:38je sens chez les gens
30:40que je croise...
30:40D'abord,
30:41les propositions
30:42que m'ont fait les gens
30:43dans mon mouvement,
30:43ça suffit,
30:44je les ai fait lire
30:44à plein de politiques
30:46que j'ai rencontrées,
30:47puis je vais en rencontrer d'autres,
30:48je peux peut-être changer d'avis.
30:49Ah oui,
30:49vous avez envie de peser quand même ?
30:52Ce rendez-vous passif quand même ?
30:53Je transmets les besoins des gens.
30:58Et dans le discours de David,
31:00il y a quelque chose
31:01qui me paraît,
31:04parce que de toute façon,
31:05que ce soit l'extrême droite
31:07ou l'extrême gauche,
31:09ça va être le bordel.
31:10Et la seule manière
31:11d'éviter le bordel...
31:13Moi, je m'en fous pour moi,
31:14j'ai 73 balais,
31:16je peux crever demain.
31:17Moi, je ne confie pas
31:18mes petits-enfants
31:20ni à Mathilde Panot
31:22ni à Marine Le Pen.
31:23Mais c'est dur
31:23d'être de droite
31:24quand on a une personnalité.
31:26Pourquoi de droite ?
31:26Parce que David Lissnard,
31:27il est de droite.
31:28Chirac, il est de droite.
31:30La droite, la gauche,
31:31quelque part,
31:32c'est assez rassurant aussi.
31:32David Lissnard,
31:33il assume d'être de droite.
31:34Oui, oui, oui.
31:36Mais les artistes de droite,
31:37c'est très compliqué
31:37pour eux de s'exprimer.
31:38Moi, je m'en fous, moi.
31:40Quelque part,
31:40c'est assez rassurant.
31:41Je me rappelle que Chirac,
31:42avec qui j'étais très ami,
31:43me disait à l'époque,
31:45dans ce pays,
31:46il faut une droite et une gauche.
31:47Et si on n'a pas
31:47une droite et une gauche,
31:48ça va être le bordel.
31:50Ce qui vient de se passer
31:51pendant des années.
31:52Donc, c'est même assez rassurant
31:54d'avoir une vraie droite
31:54et une vraie gauche.
31:55À part qu'il y a
31:57une droite extrême
31:58et une gauche extrême
31:59et que je pense qu'on peut
32:00prendre un deuxième tour
32:02Glucksmann-Lissnard.
32:03Mais c'est vrai aussi,
32:04Patrick Sébastien,
32:05que les Français semblent,
32:07en tout cas,
32:07c'est ce qu'on voit
32:07dans les sondages à ce stade,
32:09demander une forme de radicalité
32:10parce qu'ils en ont ras-le-bol
32:11parce que le reste
32:12n'a pas fonctionné.
32:13Mais Lissnard,
32:14il est dans une certaine radicalité.
32:16C'est un homme de droite
32:17avec une autorité.
32:18C'est intéressant ce que vous nous dites
32:19parce que je me suis toujours demandé
32:20si ce phénomène,
32:21il se passe quelque chose.
32:22Je l'avais un petit peu
32:23au bouti décelé.
32:24Est-ce que c'était
32:25un phénomène parisien médiatique
32:26ou c'était toute la France ?
32:28Ce n'est pas du tout
32:29un phénomène parisien.
32:30Simplement,
32:30c'était qu'il manquait de vision.
32:32La preuve,
32:33c'est qu'il est dans les sondages.
32:34Il est au-dessus de ton volet du poignard.
32:37Il n'y était même pas.
32:38Et aujourd'hui,
32:39les gens qui l'écoutent,
32:40moi, j'ai vu encore hier soir
32:41à la télé,
32:43son discours,
32:44il n'y a pas de posture.
32:46Il n'y a pas de...
32:46Depuis maintenant,
32:47je le connais un petit peu.
32:48Il n'y a pas de posture.
32:49Le mec, il est comme ça.
32:51Il n'y arrivera peut-être pas.
32:52Mais pour moi,
32:55il peut peut-être changer.
32:55Tu as aimé Cohen ?
32:57Je te dis,
32:57encore,
32:57ce n'est pas un truc de mode
32:58parce qu'il est dans les sondages.
33:01Je te dis,
33:02j'ai discuté beaucoup avec lui
33:04depuis bien avant les vacances
33:06et puis le mois de mai.
33:08En plus,
33:09on a plein de points communs
33:10sur la manière de parler,
33:11sur le fait d'être...
33:13Et ça touche.
33:14Attention,
33:14ça touche tous ces gens au milieu
33:16qui ne votent pas
33:17ou qui ne sont pas...
33:19Comme je disais tout à l'heure,
33:20dans mon équipe,
33:21j'ai des gens de LFI,
33:22j'ai des gens de RN
33:23qui sont vraiment...
33:25Et tu ne les bougeras pas.
33:26Voilà,
33:27ils ont leurs idées.
33:27On s'entend très très bien d'ailleurs.
33:28Si Mélenchon gagne,
33:29vous faites quoi ?
33:31Qu'est-ce que je fais ?
33:32Je fais avec.
33:33Si Marine gagne,
33:34je fais avec.
33:34Moi,
33:35je ne vais pas me barrer.
33:36J'entendais des entrepreneurs
33:37ce matin
33:39sur des chaînes dire
33:40bon,
33:40nous,
33:40on partira.
33:42Non,
33:43mais ça,
33:43c'est vrai que c'est...
33:43Les entrepreneurs,
33:44c'est sûr,
33:45ceux qui peuvent,
33:45ils partiront.
33:46Jérémy Cohen,
33:47c'est ce que vous entendez,
33:48vous ?
33:48En tout cas,
33:49les entrepreneurs,
33:51aussi,
33:51beaucoup de personnes
33:52de confession juive
33:54partiront,
33:55et d'ailleurs,
33:55ils n'ont pas attendu.
33:56Ils partent déjà
33:57au moins depuis 2012.
33:59Mais la plupart des gens,
34:00tu sais,
34:00la plupart des gens,
34:01ils n'ont pas les moyens
34:01de partir.
34:02Mais ceux-là feront avec,
34:04et j'imagine qu'avec les législatives,
34:05on parviendra à avoir
34:06un équilibre
34:07entre l'exécutif
34:07et les parlementaires.
34:08Peut-être pour répondre,
34:09quand même,
34:09tu parles d'extrême
34:11concernant le RN.
34:12Il y a quoi d'extrême
34:13au Rassemblement National aujourd'hui ?
34:15Non, non.
34:16Alors,
34:16si tu veux mon avis,
34:17vraiment,
34:18pour moi,
34:19le...
34:19C'est un grand débat
34:20que vous lancez,
34:20Jérémy Cohen.
34:22C'est hyper intéressant.
34:23Non, mais tu vas comprendre
34:24ce que j'en pense.
34:25Tu vois,
34:25l'ISNAR,
34:25je peux comprendre
34:26qu'au niveau économique,
34:27il est radical
34:27et c'est un aiguillon libéral.
34:29Je vais t'expliquer.
34:30Tu me posais la question.
34:32Pour moi,
34:34Mélenchon,
34:34ce n'est pas la gauche,
34:35c'est l'extrême gauche.
34:36Et pour moi,
34:36le RN,
34:37ce n'est pas l'extrême droite,
34:38c'est la droite.
34:39Ok,
34:40donc on est d'accord.
34:40On est d'accord.
34:41C'est le RPR amélioré.
34:44Mais c'est vrai
34:44qu'au bout
34:46de LFI
34:46et au bout
34:47du RN,
34:48il y a des vrais fachos.
34:50Attends,
34:50des fachos
34:50des deux côtés.
34:52Des deux côtés.
34:52Du côté LFI aussi,
34:54c'est des fachos,
34:54des gens qui veulent imposer
34:55à tout prix leur truc.
34:56À l'extrême de l'extrême.
34:58Après,
35:00pfff...
35:00Mais je trouve
35:01qu'il y a une autre voie.
35:02C'est clair.
35:02Je trouve que la voie de l'ISNAR,
35:03déjà économiquement,
35:04toi qui es dans l'économie,
35:05elle est plus raisonnable.
35:07C'est un commerçant.
35:08On va essayer d'en placer.
35:10Le regard sage du social...
35:11Non,
35:11mais c'est intéressant.
35:13Je vous rassure
35:14que vous êtes là
35:14encore une heure
35:15après 12h à midi.
35:16Mais c'est intéressant
35:17qu'on ait démarré
35:18à la fois sur la question
35:19des extrêmes,
35:20sur la question des gens.
35:21Avant,
35:22on parlait de la majorité silencieuse.
35:23C'est ça le terme.
35:24Il y a des gens
35:25qui ne prenaient pas la parole,
35:26qui pensaient à peu près.
35:27Mais aujourd'hui,
35:28non seulement
35:29ils ne prennent pas la parole,
35:29mais souvent on se dit
35:30je ne vais pas le dire
35:31parce que je vais avoir des ennuis.
35:33Globalement,
35:3675% de la population
35:38pensent à peu près
35:39pareil sur un certain nombre de sujets.
35:40Mais simplement,
35:40tout le monde se dit
35:41si jamais je le dis,
35:43je vais Télérama,
35:44France Inter,
35:44on va faire la tête.
35:45Mais vous imaginez
35:46cette dictature
35:47de la bien-pensance quand même ?
35:49Ce terrorisme,
35:49c'est l'exuel.
35:53On est dans une mission.
35:54C'est vrai que c'est vrai.
35:56C'est vrai qu'il y a essayé
35:56de m'empêcher
35:57de faire des spectacles.
35:58Arme au collant
35:58une étiquette d'extrême droite
35:59que je n'ai pas du tout.
36:00Ce n'est pas du tout mon truc.
36:01Je ne suis pas là.
36:03Pour beaucoup d'acteurs politiques,
36:05et vous citiez les filles
36:07et sans doute le premier,
36:08dès qu'on n'est pas avec eux,
36:09on est contre eux.
36:10Cette notion-là
36:11et donc du coup,
36:11c'est difficile de dialoguer.
36:12Ce qui m'intéresse aussi,
36:13c'est cette question
36:14Lysnard
36:15qui monte en effet.
36:16Radical par radical,
36:17il est radical de fait
36:19parce que par exemple,
36:20il est plus libéral
36:21que les autres.
36:22Or,
36:22en France...
36:23Il n'a pas honte d'être libéral.
36:24Non, mais ce n'est pas ça.
36:25Je rappelle que dans le libéral,
36:26il y a aussi,
36:26ça dépend,
36:27c'est toujours à nuancer,
36:28mais il y a aussi de la liberté.
36:29Mais ça demande
36:29notre système politique
36:31porté entre autres
36:32par des gens
36:32qui ont quand même été nourris
36:34à l'ENA
36:34et nourris au public.
36:35Être libéral
36:36est quasiment impossible.
36:38Et donc lui,
36:38il a cette radicalité
36:40assez originale
36:41d'être plus libéral
36:42que les autres,
36:43y compris dans son parcours.
36:44Merci pour la cloche.
36:46Philippe,
36:47vous intervenez
36:48sur l'antenne de Sud Radio.
36:49Vous nous appelez Toulouse.
36:50Vous souhaitiez
36:52interpeller justement
36:53Patrick Sébastien
36:54ou en tout cas
36:54réagir à ce qu'il disait.
36:57Oui,
36:57bonjour madame,
36:58bonjour messieurs.
36:59Oui,
36:59je suis comme Patrick.
37:01Hier soir,
37:02j'ai écouté
37:02M. Lisna.
37:03Il dit effectivement
37:04beaucoup de choses
37:05très intéressantes.
37:06Mais avec qui ?
37:07Quelle division ?
37:08Comme disait Staline.
37:09Si c'est pour récipier
37:10des macronistes
37:11et le LR,
37:11moi ça ne m'intéresse pas.
37:12Moi non plus.
37:13Moi non plus.
37:14Il faut qu'il y aille tout seul.
37:15C'est une vraie question.
37:16Et puis,
37:16surtout,
37:17tu parlais des macronistes.
37:18Moi je suis désolé,
37:19mais Retailleau,
37:22Attal et Edouard Philippe,
37:23on les a eus.
37:24Ça me fait penser,
37:25tu sais,
37:25ils te disent
37:26on va faire.
37:26Mais pourquoi
37:27vous n'avez pas fait ?
37:28C'est comme si le PSG,
37:29il y a un mec qui venait
37:30qui disait
37:30je vais marquer,
37:31je n'en ai jamais marqué
37:33des buts,
37:33mais je vais en marquer.
37:34Tu ne le prends pas le bec.
37:36Pour moi,
37:37tout ça,
37:37j'ai envie que ça dégage.
37:38Vous qui le connaissez,
37:39c'est vrai,
37:40avec qui ?
37:40Il vous pose une vraie question.
37:42Moi je ne suis pas
37:42dans ses petits papiers,
37:44dans ses allures.
37:44Ça pose une vraie question
37:45d'incarnation.
37:45Nouvelle énergie,
37:46il n'y a que David Lissnard.
37:47Pour l'instant, oui.
37:49Pour l'instant.
37:49Mais même d'ailleurs
37:49quand on voit les soutiens,
37:50Knafou peut se rapprocher.
37:52Il y a des gens
37:53qui peuvent se rapprocher.
37:54En l'espèce, pour l'instant,
37:54elle est chez Reconquête.
37:55Non mais alors,
37:56il faut peut-être jouer
37:57le trouble fait
37:58dans ce débat d'idées
37:59sur le libéralisme.
38:01Vous savez aussi
38:02que les classes populaires
38:03auxquelles vous êtes attachés
38:05ont besoin aussi
38:06de protection.
38:07Et lorsque vous enlevez l'État,
38:08lorsque vous cassez l'État,
38:10vous avez parfois
38:11un peuple qui souffre.
38:12Mais leur redonnez
38:13la liberté d'entreprendre.
38:14Pour la raison pour la même
38:15partie des classes populaires
38:16on n'inspire pas forcément
38:17à du libéralisme.
38:18Qu'en pensez-vous ?
38:19Non, moi ce que je pense...
38:20Tu vois, j'ai donné l'exemple
38:21tout à l'heure du cabaret
38:21que j'ai monté.
38:22Je viens de monter ça
38:24avec mon pognon.
38:24À moi.
38:25On m'a donné la liberté
38:27d'entreprendre.
38:27Je fais bosser des gens.
38:29Parce que c'est bien joli
38:30toutes les leçons sociales.
38:31On va vous aider,
38:31on va vous aider.
38:32Non, moi ça fait un an
38:33que je fais bosser.
38:34Et en plus, au passage,
38:35quand on dit que ces gens-là
38:36sont des feignants,
38:36moi je les ai vus bosser
38:37sur mon chantier.
38:38Je peux te dire
38:38qu'ils ne font pas semblant.
38:40Et il y a des gens
38:41qui viennent de partout.
38:41Il y a des émigrés
38:42et tout ça.
38:43Eh bien, on les fait bosser.
38:44Et de me donner la chance,
38:45moi, chef d'entreprise,
38:46de faire bosser ces gens,
38:47la liberté de faire travailler
38:49ces gens,
38:49je leur donne du travail.
38:51Je leur file de la thune.
38:53Je trouve que c'est mieux
38:54que de filer des trucs
38:56et puis rester chez vous.
38:58Ça fait...
38:58Je ne sais pas comment te dire.
39:00C'est ce système
39:01que défend David.
39:04De liberté,
39:05de liberté d'entreprendre.
39:06Arrêtez.
39:07Moi, ils me taxent.
39:08Mais heureusement que c'est moi
39:08que j'ai 73 ans
39:09que je n'en ai rien à foutre.
39:10mais ce qu'ils nous mettent
39:11dans la gueule,
39:12tu ne peux pas imaginer
39:12de normes,
39:14de trucs.
39:15On fait tout
39:15pour t'empêcher
39:16d'entreprendre aujourd'hui.
39:17Ce n'est pas faux.
39:17Donc, il est temps
39:18qu'on redonne la possibilité
39:20d'entreprendre
39:20pour faire bosser des gens
39:21tout simplement
39:22qui ne demandent que ça.
39:23On poursuit nos débats
39:23avec vous, Patrick Sébastien.
39:24Vous restez avec nous
39:25jusqu'à 11h.
39:26Et puis Jérémy Cohen,
39:26Noémie Aloua,
39:27Serge Guérin,
39:28tout de suite sur Sud Radio.
39:3110h midi,
39:32Sud Radio,
39:33à vous de le dire,
39:34Stéphanie De Guérue.
39:35À vous de le dire
39:36sur Sud Radio,
39:37merci de nous rejoindre.
39:39On est avec Jérémy Cohen,
39:40Noémie Aloua,
39:41Serge Guérin
39:42pour notre débat.
39:43Et Patrick Sébastien
39:45est resté avec nous.
39:46C'est notre invité.
39:47Mais non,
39:47mais c'est intéressant
39:47ce que vous nous dites
39:49parce que c'est vrai
39:50que vous les rencontrez,
39:51ces Français
39:52sur le terrain.
39:54Vous ouvrez un cabaret
39:55à Brive-la-Gaillarde.
39:57Qui s'appelle Ça suffit,
39:57qui porte bien son nom
39:58parce que c'est ce que
39:59j'entends partout.
39:59À la fois,
40:00ça suffit
40:01pour tous les trucs
40:01qui ne vont pas
40:02parce que c'est énorme
40:03les trucs qui ne vont pas.
40:04J'en parle encore
40:05avec mes copines infirmières.
40:06Vous n'imaginez pas
40:07ce qui se passe
40:07dans les hôpitaux aujourd'hui,
40:08la manière dont s'ont traité
40:09les gens.
40:10Et puis ça suffit aussi
40:11sur ce qu'ils ont vu
40:12à la télé.
40:14Il y a eu 400 000 manifestants.
40:17On est 70 millions.
40:19Ça fait 69 millions,
40:22machin,
40:23qui n'étaient pas
40:23dans ce truc-là.
40:24Et chez les manifestants,
40:25il y a plusieurs catégories.
40:26Il y a les manifestants pacifiques,
40:28il y a les casseurs.
40:30Mais qui n'ont rien à foutre
40:31des revendications.
40:31Ça serait une manifestation
40:33pour le jus de fruits
40:35dans la salade.
40:36Ils iraient casser
40:37quand même les boutiques.
40:38Je veux dire,
40:38ils s'en foutent complètement
40:39des revendications.
40:39Alors,
40:40sur ce sujet qui est intéressant
40:42parce que la dernière fois
40:42que vous êtes venu
40:43sur ce plateau,
40:44vous nous aviez raconté d'ailleurs
40:45que vous aviez l'intention
40:46d'aller voir tous les candidats
40:47à l'élection présidentielle
40:48avec vos propositions
40:50pour voir lesquelles
40:51allaient le plus correspondre
40:53à ce que vous recherchez
40:54dans le lien de français.
40:55Je ne dirais pas lesquelles.
40:55Vous pouvez nous raconter
40:56les entretiens que vous avez eus,
40:57quels ont été les retours,
40:58etc.
40:59J'en ai rencontré quelques-uns
41:00et il me reste
41:03que vous avez voté demain.
41:04Je serai pour l'ISNAR
41:05mais je peux peut-être
41:06changer d'avis
41:06selon les gens
41:07que je vais rencontrer après.
41:08Et qui vous avez déjà rencontré ?
41:09La plupart sont sur les mesures.
41:12Parce que j'en ai fait voir
41:13déjà des mesures.
41:14Vous avez rencontré qui,
41:15Catherine ?
41:16Je ne te dirai pas qui
41:17mais j'ai rencontré.
41:17Mais non,
41:18parce que je ne veux pas,
41:19j'ai encore des gens
41:20à rencontrer.
41:20Je te parle de l'ISNAR
41:21parce que je te dis
41:22j'en ai rencontré plein,
41:24j'en ai encore rencontré
41:25et celui qui pour l'instant,
41:27pour ça que je te dis
41:27pour l'instant,
41:29correspond le mieux
41:29aux attentes
41:30que me proposent les gens,
41:32c'est lui.
41:32Parce que je lui en ai montré
41:34quelques-unes,
41:34il m'a dit effectivement
41:35c'est ce que j'entends
41:36tous les jours, etc.
41:37C'est des trucs tout bêtes.
41:38Mais il y a des trucs
41:39à la fois
41:42prétendus de droite
41:42comme la majorité pénale
41:44à 16 ans
41:46ou à 15 ans
41:47et puis il y a des trucs
41:48de gauche
41:49comme une entreprise
41:50qui ne peut pas virer des gens
41:52à partir du moment
41:53où elle fait des bénéfices
41:54pour faire plus de bénéfices.
41:55Il y a des trucs
41:56très très variés.
41:56Mais moi,
41:57ce n'est pas mes propositions
41:58à moi.
41:59C'est ce que m'ont envoyé les gens.
42:00Il y a un énorme
42:01et je n'en entends pas
42:02trop parler dans la campagne,
42:03un énorme questionnement
42:04sur l'Europe.
42:05La plupart des gens
42:06que j'ai rencontrés
42:07ne veulent plus de ça.
42:09Alors il y a la demi-mesure
42:10qui consiste à dire
42:11on reste dans l'Europe.
42:11Ils veulent sortir de l'Europe
42:12ou ils ne veulent plus
42:13justement
42:14que les normes européennes
42:15l'emportent sur les normes françaises ?
42:16La plupart veulent en sortir.
42:18Mais c'est très compliqué.
42:20Et les politiques
42:20que j'ai rencontrées
42:21pour les politiques
42:21c'est compliqué.
42:22Alors il y a une demi-mesure
42:23qui consiste à dire
42:24ok on y reste
42:25mais on refuse systématiquement
42:26toute norme
42:27qui nuiraient à la productivité française.
42:30Ça c'est une décision à prendre.
42:32Mais c'est vrai
42:33que dans les soucis des gens
42:34il y a l'immigration évidemment
42:35il y a le coût de la vie
42:36parce que
42:37je ne sais pas si vous avez vu
42:38comment les prêts ont monté
42:39c'est hallucinant.
42:41Il y a peut-être
42:41limiter les marges
42:42des grands distributeurs.
42:44Il y a tout un tas de choses
42:45comme ça
42:45que me demandent les gens.
42:46Ce n'est pas moi
42:46qui l'ai inventé.
42:47Et quand je les ai proposés
42:49et je ferai ce que j'ai dit
42:50c'est-à-dire
42:51qu'au moment
42:52où il en restera deux
42:54que ce soit Mélenchon
42:55ou Le Pen
42:55j'irai les voir
42:56en leur disant
42:57voilà vous cochez quoi ?
42:58Je ne te dis pas
42:59que ça va avoir de l'influence.
43:00Si vous parlez d'immigration
43:01à Mélenchon
43:01vous connaissez la réponse.
43:04Aujourd'hui
43:04c'est interdit quasiment
43:06de parler de ce genre de sujet.
43:08quand il veut ramener l'immigration
43:10en dessous de 100 000
43:11je crois
43:14ce n'est pas
43:15on jette les gens
43:15ce n'est pas
43:16on ne veut pas les recevoir
43:17il y a un problème avec ça
43:19il y a un problème
43:20évidemment
43:20qui est un problème.
43:22Comme je t'ai dit tout à l'heure
43:24je te parlais
43:25de la chanson
43:25de Goldman
43:27si j'étais né
43:27en 17
43:28à l'Eidenstatt
43:29moi si j'étais né
43:29dans ces quartiers-là
43:30je serais peut-être
43:31dealer aujourd'hui.
43:32Est-ce que je serais
43:33plus meilleur
43:34que ces gens-là
43:34ou pas ?
43:35Je ne sais pas.
43:39En disant ça
43:40on oublie tous ceux
43:41qui ne le sont pas
43:42et qui sont majoritaires
43:43et qui sont majoritaires
43:44et qu'il faut valoriser
43:45parce que c'est la caricature
43:46et surtout tu remarqueras
43:46que les femmes
43:47c'est la culture de l'excuse souvent
43:48les femmes sont largement
43:50sous-représentées
43:51dans le chômage
43:52et la délinquance
43:53dans ces quartiers-là
43:54donc ce n'est pas
43:54un déterminisme social.
43:56Les femmes sont toujours
43:57sous-représentées
43:58en termes de délinquance
43:59mais même dans le chômage
44:01c'est en train de changer
44:03figurez-vous
44:04qu'il y a eu
44:04beaucoup de pilleuses
44:05beaucoup plus
44:06que ce qu'on avait vu
44:06auparavant
44:07c'est ce qu'on appelle
44:08de l'opportunisme
44:09elles attendaient
44:10à la sortie du magasin
44:11c'est comme les réseaux sociaux
44:14on a tendance à croire
44:15que c'est des mecs
44:16qui sont derrière
44:16les messages haineux
44:17il y a beaucoup de femmes
44:18derrière
44:20il y a beaucoup de femmes
44:20ça on a cette question-là
44:21on avait la question
44:22sur laquelle on était au début
44:23sur la question
44:24du libéralisme
44:25qui est intéressante
44:26parce que notre société
44:27n'est pas habituée à ça
44:28c'est l'état qui décide
44:29c'est l'état qui fait
44:30mais dans le libéralisme
44:31je rappelle d'abord
44:31qu'il y a les libéraux
44:32libéraux c'était
44:32d'abord des gens
44:33qui combattaient
44:34pour la liberté
44:34mais c'est intéressant
44:35en même temps
44:35parce que Noémie
44:36disait oui
44:37mais moi je veux l'état
44:37et tout ça
44:38mais en même temps
44:3960% des Français
44:40aujourd'hui disent
44:41j'aimerais bien
44:41qu'il y ait comme candidat
44:42un chef d'entreprise
44:43donc il y a bien aussi
44:44la notion de
44:44j'aimerais bien
44:45qu'il y ait une efficacité
44:46plus forte
44:47est-ce qu'on peut rappeler
44:49du coup on ne s'est pas entendu
44:50mais du coup
44:52les gens sont
44:53dans l'attente quand même
44:54de quelque chose
44:55d'un petit peu différent
44:56qui serait entre autres
44:57plus efficace
44:58il faut un capitaine au bateau
45:00et c'est vrai qu'il y a
45:00une demande d'autorité
45:01alors pas d'autorité
45:02moi j'ai fait confiance
45:03à Macron
45:03comme beaucoup de gens
45:04je suis déçu
45:05bien sûr que je suis déçu
45:06il n'y a pas de
45:07là quand tout ce qui s'est passé
45:08putain viens devant
45:09t'es un père de famille
45:10occupe-toi de ta famille
45:11et il n'y a pas
45:12et justement David Lissnard
45:12on aura fait le débat
45:14autour de David Lissnard
45:15c'est vrai
45:15puisque c'est votre candidat
45:18mais enfin
45:18c'est pas un nouveau Macron
45:19justement
45:19il ne vous fait pas penser
45:20Emmanuel Macron
45:21l'outsider
45:22qui arrive
45:23et qui s'impose
45:23il a refusé
45:24Macron lui a proposé
45:25un poste de ministre
45:26il a refusé
45:27il n'a pas voulu
45:28non mais vous voyez
45:28dans le principe
45:29il arrive un peu de nulle part
45:30et il s'impose
45:31il n'arrive pas de nulle part
45:33donc il est incarné
45:34de Cannes
45:35et il a été commerçant
45:37il n'arrive pas de nulle part
45:38il est patron des maires de France
45:39il gère une ville
45:41il a quand même été militant
45:43il a des rendus RPR
45:44depuis 1988
45:45il s'est barré
45:46il a assumé
45:47tout le bilan
45:48de ce parti
45:49qui a co-dirigé la France
45:50et qui l'a foutu
45:51dans la situation
45:52dans laquelle il est aujourd'hui
45:53et il n'a pas quitté les LR
45:54pour un problème
45:55de conviction profonde
45:56de choix
45:57ou quoi que ce soit
45:57il l'a quitté
45:58parce qu'il ne pouvait pas
45:59se présenter à l'élection présidentielle
46:01parce qu'il n'acceptait pas
46:02le principe de la primaire
46:03de Retailleau
46:03donc il ne faut quand même
46:04pas oublier
46:05d'où vient cet homme
46:06même si effectivement
46:07on peut lui reconnaître
46:07le fait que c'est un bon maire
46:08c'est important je pense
46:09c'est un bon maire
46:10c'est qu'il avait quitté
46:12à l'époque
46:12l'UMP
46:13ou le RPR
46:14c'est l'UMP qui a foutu
46:15le pays en l'air
46:15je suis désolé
46:16mais ça fait
46:17ça fait
46:17c'est une association
46:18ça fait combien qu'on a
46:19on a eu
46:20là les dernières années
46:21l'état dans lequel on est
46:22c'est à dire tout ce qui a changé
46:23en 10 ans
46:24on a eu Hollande
46:25et on a eu Macron
46:26qui était un ministre d'Hollande
46:27je suis désolé
46:28regarde ces ministres
46:29moi je veux bien
46:29attends
46:30moi il n'y a pas de problème
46:32on continue comme ça
46:33on a eu Hollande
46:35pendant des années
46:36et au départ
46:37moi je l'ai soutenu
46:39même tu vois
46:39parce que j'y croyais beaucoup
46:41après on a eu Macron
46:42qui a été ministre
46:42si vous voulez que ça continue
46:43il ne faut juste pas être
46:45dithyrambique
46:45et pas oublier quand même
46:46que cette personne
46:47ne vient pas de nulle part
46:49et qu'il a assumé
46:50le bilan RPR
46:51UMP
46:52LR
46:52jusqu'en 2026
46:54depuis 1988
46:55ils sont tous
46:56quelque part
46:56ils ont tous
46:57et par exemple
46:57on a le droit de changer d'avis
46:58ou d'évoluer
46:59oui c'est vrai
46:59mais enfin attends
47:00la dernière minute
47:01quand c'est ta carrière
47:02qui est mis en question
47:02c'est pas une question de conviction
47:04là
47:04là c'est une question
47:05d'opportunisme
47:06de carriériste
47:07il faut le savoir
47:08je ne pense pas
47:09qu'il soit carriériste
47:09pour le coup
47:10il a quitté les LR
47:11parce qu'il ne pouvait pas
47:11se présenter à l'élection
47:12pas parce qu'il a eu
47:13un problème de lit
47:14ou un problème d'idée
47:15très bon père de calme
47:17en tout cas
47:17on a compris
47:18qu'il avait
47:20votre préférence
47:21et un soutien
47:22et c'est vrai
47:22que c'est intéressant
47:23je peux peut-être changer d'avis
47:24je suis peut-être changer d'avis
47:25je reviens
47:27je suis quand même étonnée
47:29de ce que vous nous dites
47:30vous nous parlez
47:31des français
47:31de cette voix des français
47:32je suis d'accord
47:33avec vous
47:34non non
47:35les français du terrain
47:37vous dites
47:38vous nous avez dit
47:39pendant une heure
47:40il y a une majorité silencieuse
47:41et c'est vrai
47:42qu'elle est étouffée
47:44cette majorité
47:45complètement
47:45aujourd'hui
47:46elle est inaudible
47:47dans le débat
47:48autour de moi
47:48j'ai des gens
47:49les ouvriers
47:50qui travaillent chez moi
47:51je discute avec eux
47:52j'ai des copains
47:53kinés
47:54infirmières
47:54etc
47:55moi je me nourris de ça
47:57je ne passe pas mon temps
47:58dans des dîners
47:59des machins
47:59mais je connais aussi
48:00des gens riches
48:01chefs d'entreprise
48:02et justement
48:03c'est cette balance
48:04qui me permet
48:04et ce que je sens
48:06tu sais
48:07quand j'étais avec
48:07effectivement
48:08peut-être qu'il a pourri le pays
48:09mais quand j'étais
48:10au côté de Chirac
48:11au moment où il n'y avait
48:11plus personne
48:12je savais
48:13qu'il serait élu
48:14voilà
48:146 mois avant
48:15alors que tout le monde
48:15disait que c'était
48:16pas possible
48:17pourquoi vous dites
48:18que cette France
48:19elle est silencieuse ?
48:20parce que par exemple
48:21le Rassemblement National
48:22il représente
48:23vous avez l'impression
48:23de les avoir entendus
48:24hier à l'Assemblée Nationale
48:25par exemple ?
48:25non mais ça c'est pas
48:26les Français
48:26c'est une part
48:28il y a une autre
48:29celle qui vote pas
48:30c'est 38%
48:30au premier tour
48:31c'est 38%
48:33dans les sondages
48:34d'ailleurs j'en ai marre
48:35d'entendre dans les sondages
48:3638% des Français
48:37donc 38% des sondés
48:39pas 38% des Français
48:40merci Patrick Sébastien
48:41on arrive au bout
48:43on rappelle votre ouvrage
48:44ils sont représentatifs
48:46des Français
48:46allez soyons positifs un peu
48:48on se retrouve dans quelques instants
48:50avec les débatteurs
48:51on continue nos débats
48:52merci Patrick Sébastien
48:53d'être venu nous voir
48:54sur Sud Radio
48:55et à tout de suite
48:56à vous

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