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  • il y a 13 minutes
Malgré les annonces gouvernementales en réponse aux revendications lycéennes, l'intersyndicale continue d'appeler à la mobilisation en fin de semaine. Un débat sur l'avenir de Parcoursup est organisé ce mercredi à l'Assemblée nationale.

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Transcription
00:00Écoutez, pourtant, il était 70 000 la semaine dernière, je crois.
00:02Donc, si vous ne nous avez pas vus, je ne sais pas comment vous avez fait.
00:05En tout cas, il y a beaucoup de gens qui nous ont vus.
00:06Et ça a permis d'empêcher beaucoup de casse, je crois, dans les commerces.
00:10Et vous savez, quand on est policier, la première des choses, c'est de protéger la veuve et l'orphelin.
00:14Moi, je suis rentré dans la police pour être un gardien de la paix.
00:16Alors, j'ai entendu, monsieur, que vous avez dit, demain,
00:19on va se réunir contre la répression policière, c'est ça ?
00:21Oui, bien sûr.
00:22Donc, de la convergence des luttes, vous êtes passé à la convergence des antiflics, c'est ça ?
00:26Alors, en tout cas, oui, aujourd'hui, nous, on proteste contre ce que vous faites au niveau de la police.
00:29Quand il y a des jeunes qui perdent leurs yeux, qui perdent leurs mains,
00:31nous, ça nous semble extrêmement grave que des enfants soient mutilés aujourd'hui,
00:34parce que c'est vraiment dit qu'un meilleur avenir.
00:36Pourquoi, si vous ne gêne pas qu'il y ait 2000 policiers qui aient été baisés ?
00:37Moi, ce qui me dérange, monsieur, c'est que des jeunes ont perdu leurs mains et leurs yeux.
00:39Ça vous dérange qu'il y ait 2000 policiers qui aient été baisés ?
00:40Mais moi, je vous réponds, je vous réponds, monsieur.
00:42Ça ne vous dérange pas qu'il y ait eu quelqu'un qui soit mort il y a deux semaines
00:44en manifestation
00:44et que pour l'instant, ça n'a toujours pas été halluciné en manifestation.
00:47Mais tout me gêne, moi.
00:48Moi, je vous le dis, tout me gêne.
00:49Et bien, dénoncer les violences policières.
00:50Et j'ai pas peur de le dire.
00:51Dénoncer les violences policières.
00:52Mais tout me gêne.
00:53Et les violences policières, un enfant de 15 ans qui perd un oeil.
00:56Je suis le premier à dire que ça me fait de la peine, oui.
00:59Je vous le dis.
00:59Ça vous fait de la peine.
00:59Mais par contre, quand il y a 2000, je trouve que vous avez beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal.
01:03Mais monsieur, s'il y a des violences policières, il y a l'IGPN.
01:06Ils sont entendus.
01:07Ils sont condamnés, parfois.
01:08Vous me parlez de quoi, là ?
01:09Oui, et la justice et la vérité, par exemple, pour la famille d'Adama Traoré.
01:13Ça fait 10 ans.
01:1410 ans.
01:15On a Elmerzouk.
01:16On a Elmerzouk.
01:17Ce soir, monsieur.
01:18Vous avez 20 ans aussi.
01:19Les plaintes à l'IGPN, on les connaît, monsieur.
01:20On les connaît.
01:21Il n'y a pas de suite.
01:22Ah, mais si.
01:22Il n'y a jamais de policière évoqué.
01:25Sûrement, ça arrive à la marge, monsieur.
01:27Mais oui, que tous les cas problématiques...
01:28Ne parlez pas de ce que vous savez pas.
01:29Je sais qu'on parle beaucoup.
01:31On parlez fort.
01:31Mais ne parlez pas de ce que vous savez pas, monsieur.
01:33Moi, je vous le dis.
01:34Moi, je peux vous dire des vérités.
01:36Attendez, on s'écoute, on s'écoute.
01:37Non, mais j'ai l'impression que vous parlez beaucoup pour éviter qu'on vous dise les vérités.
01:40Il y a des collectifs.
01:40Alors, la convergence antiflic.
01:42Alexis, attendez.
01:42Faites la convergence antiflic demain.
01:44Assumez les faits que vous détestez la police.
01:46Mais ce n'est pas antiflic.
01:46Assumez-le.
01:47Vous avez de la haine quand vous parlez, monsieur.
01:49Non, je n'ai pas de la haine.
01:49Vous avez de la haine dans votre regard.
01:50Vous avez de la haine dans votre bouche.
01:51Après, si ça vous fait plaisir de le dire, si ça vous fait plaisir de le dire,
01:54moi, j'ai la haine de voir des enfants.
01:57Alors, soyez bien d'ailleurs un peu dans cette société.
02:02Un enfant qui perd un oeil, oui, ça me donne la haine, monsieur.
02:04Et voir aussi des jeunes de 18 ans.
02:05Mais un policier qui est blessé, ça me donne de la haine, monsieur.
02:07Je finis juste.
02:08Non, mais répondez à cette question.
02:09C'est trop dur pour vous.
02:10Vous avez peur que votre révolution permanente vous traite mal derrière ?
02:13Non, on n'a pas peur.
02:13On n'a pas peur, monsieur.
02:14Parlez avec vos révolutionnaires et ne parlez pas avec des gens qui ont de la bienveillance.
02:18Le fait qu'aujourd'hui, il y a des jeunes qui dorment en prison, qui dorment en prison depuis plusieurs
02:22jours,
02:23parce qu'ils manifestent pour leurs droits.
02:25Plusieurs jours, monsieur le journal.
02:26Attendez, attendez, attendez, Alexis Duré.
02:28Pas plusieurs jours, monsieur.
02:29Ceux qui sont en détention provisoire, ils sont en détention provisoire.
02:31Bien sûr.
02:32Attendez, attendez, attendez, attendez, s'il vous plaît, s'il vous plaît, précisez les choses.
02:35Ceux qui dorment en détention provisoire aujourd'hui ne sont pas en détention provisoire parce qu'ils ont manifesté.
02:40Mais ils sont en détention provisoire parce qu'ils sont...
02:42Non, parce qu'ils sont suspectés de faits graves.
02:46Soyez honnête.
02:47Il ne faut pas raconter l'histoire de ce soir.
02:49Un exemple, il y a un homme aujourd'hui qui a pris six mois de prison ferme parce qu'il
02:52a volé un pack de lait.
02:53J'ai vu aussi quelqu'un qui a pris de la prison.
02:55Mais non, mais non, mais non, mais non, mais non, mais je crois qu'il y a une volonté.
03:00Je connais bien Alexis.
03:01Je connais bien Alexis parce que j'ai eu l'occasion.
03:04Mais j'ai eu l'occasion.
03:05Si je...

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