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  • il y a 7 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur les pillages du 17 octobre et sur le désarroi des commerçants qui peinent à se faire rembourser par leurs assurances.

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Transcription
00:00Le 17 octobre, trois d'entre eux ont été saccagés et pillés.
00:04A quelques mètres du stade Vélodrome, cette boutique marseillaise de vêtements a été entièrement vidée.
00:10Pendant plus de cinq heures, puisque ça s'est passé à peu près aux alentours de 20 heures,
00:15et jusqu'à une heure du matin, ou une heure passée, il y avait encore des gens qui venaient se
00:19servir.
00:19On appelait la police plusieurs fois, et la police nous répondait que, malheureusement pour nous,
00:26ils comprenaient, mais qu'ils ne pouvaient rien faire.
00:28Ce commerce a abrité 850 000 euros de marchandises.
00:32Aujourd'hui, Johan Lobelson est confronté à une nouvelle épreuve, son contrat d'assurance.
00:38On est assuré, en cas de vol, aux alentours de 180 000 euros,
00:43et en cas d'incendie émeute, plus de 850 000 euros.
00:48Et l'assurance nous dit, non mais ce n'est pas des émeutes.
00:50Ils nous disent qu'il n'y avait pas assez de manifestants, ou à leur goût, pas de manifestants devant
00:54notre boutique,
00:55et que ce n'est pas à la suite des émeutes qu'on a eu ce préjudice.
00:58Une situation qui le contraindrait à déposer le bilan, mais il compte se battre et attaquer son assureur
01:03pour sauver ses commerces et préserver ses 30 salariés.
01:07C'est la personne dont je vous parlais tout à l'heure, Johan Lobelson.
01:10AXA est une grande marque d'assurance, ce sont des assurances remarquables,
01:14et je suis persuadé qu'ils vont trouver évidemment un terrain d'entente,
01:17et c'est pourquoi il ne peut pas nous répondre actuellement, parce qu'il est précisément avec les experts.
01:21Donc on sera peut-être cet après-midi sur l'antenne d'Europe 1 entre 16h et 18h.
01:27Mais c'est ce que disait M. Rochette, c'est-à-dire que vous avez vu les images, enfin les
01:31commerçants.
01:32C'est ça qui est dans ce pays, mais toute cette minorité, toute cette majorité silencieuse, on l'entend assez
01:37peu.
01:38On a fait témoigner nous une commerçante de Rennes, parce que les chiffres d'affaires sont en chute libre.
01:44Enfin, il faut penser à tous ces genres.
01:46Justement, là-dessus, sur l'assurance, vous avez l'assurance sur les dégâts matériels, le vol de marchandises,
01:54mais ensuite il faut une autre assurance pour être indemnisé sur la perte du chiffre d'affaires.
01:59Ce n'est pas la même.
01:59Ce n'est pas la même.
02:00Et elle vaut très cher.
02:04Oui, c'est la perte d'exploitation. Certains l'ont d'ailleurs, une pharmacienne l'avait l'autre jour, et
02:09certains l'ont.
02:09Bon, mais c'est à peu près, c'est près de 10 000 euros par an, entre 7 et 10
02:13000 euros par an de contrat d'assurance.
02:16Et je crois aussi qu'il faut avoir souscrit à la garantie émeute et mouvement populaire.
02:24Et quand bien même, j'avais lu des témoignages de commerçants qui avaient été effectivement pillés à la suite des
02:31émeutes de Naël,
02:32qui n'avaient été remboursés parfois qu'à hauteur de 50%.
02:37Donc effectivement, ce n'est pas garanti que tous les dégâts soient remboursés.
02:43Et par ailleurs, les procédures sont très longues.
02:44Il y en a qui, deux, trois ans après, n'ont toujours pas été remboursés.
02:48Et là, on est deux mois, deux, trois mois avant les fêtes de Noël.
02:54Donc il y a des stocks aussi qui ne vont pas être remplis.
02:58Donc il va y avoir un problème qui va se poser pour les commerçants à ce niveau-là.
03:01La porte-parole du gouvernement dit ce matin, enfin le gouvernement fait savoir ce matin qu'ils vont autoriser les
03:05commerces à ouvrir le dimanche pour compenser.
03:07C'est quand même terrible.
03:08C'est-à-dire que plutôt que de dire on va rétablir bien sûr l'ordre et que vous allez
03:10pouvoir ouvrir normalement,
03:11on dit bon, on n'est pas sûr que le samedi ça revienne à la normale, donc on va vous
03:14permettre d'ouvrir le dimanche.
03:15C'est un terrible désaveu.
03:16C'est un terrible aveu.
03:18C'est déjà les dimanches du mois de décembre.
03:19Oui, en plus.
03:19Et autre terrible aveu, cette fameuse surtaxe d'assurance, 0,8% sur tous les contrats.
03:23C'est visiblement en train d'être examiné en ce moment dans les couloirs, dans les arcanes du pouvoir.
03:28C'est-à-dire que c'est vous, c'est nous, c'est tout le monde qui allons payer pour
03:31encore une compagnie de l'incor.
03:32Au même moment, on nous parle de casseurs-payeurs.
03:33Ça, c'est extraordinaire.
03:35C'est au même moment.
03:35Vous avez la loi casseurs-payeurs d'un côté, on fait énormément de publicité autour de ça.
03:39Et puis, on apprend, incidemment, c'est un petit papier dans les échos quand même, que ça va représenter 0
03:44,8% de toutes les polices d'assurance auto ou habitation.
03:49Donc, en gros, c'est nous qui allons payer.
03:52Comme d'hab.
03:52Voilà.
03:53Et on nous dit, oui, non, non, mais attendez, casseurs-payeurs, là.
03:56Et là, on voit le film avec les gens qui sont à visage découvert.
03:59J'aimerais savoir si ces gens ont été inquiétés par la police.
04:02Les assurances n'ont plus vouloir assurer personne.
04:03C'est d'ailleurs ce que disait le patron d'AXA.
04:05Il disait au bout d'un moment, nous, on va arrêter d'assurer les commerces en centre-ville en France
04:07parce que c'est trop risqué.
04:09Ça ne va pas marcher.
04:10Pascal-Pierre Garbarie.
04:11Attention, l'initiative est excellente.
04:14Il n'y a pas de souci et il y a une prise de conscience.
04:17Il faut le féliciter.
04:18Mais ça ne marchera pas dans les faits.
04:21Mais tout le monde le sait.
04:21On le sait.
04:22Comment voulez-vous faire payer ces jeunes-là ?
04:24La moitié, ils n'ont pas de compte en banque et ils n'ont pas d'argent.
04:28Donc, on les fait payer comment ?
04:29Moi, je n'arrête pas de le répéter.
04:31Ce n'est pas la meilleure solution.
04:34C'est une solution.
04:35Il faut la coupler également avec « il répare ».
04:39C'est-à-dire qu'on crée, encore une fois, si on a un peu d'ambition pour établir l
04:46'ordre
04:46et pour inculquer un peu de civisme, de citoyenneté à ces jeunes,
04:52on crée des centres fermés où ils seront à la fois éduqués
04:58et en même temps, ils réparent et ils nettoient.
05:01Ils nettoient.
05:02Pour en avoir discuté avec un magistrat dernièrement,
05:05il me disait que la seule chose qui fonctionne vis-à-vis de ces jeunes,
05:08vis-à-vis de ces populations, c'est de les frapper au portefeuille.
05:11À la limite, la police, la prison...
05:13Ils n'en ont pas de portefeuille.
05:14C'est ce qu'ils vous expliquent.
05:16Attendez, ils n'ont pas de portefeuille.
05:17Les trafiquants n'ont pas de portefeuille.
05:19Ils n'ont pas de famille.
05:21Bon, avançons.
05:22Si vous touchez en plus aux allocations familiales...
05:25avançons parce qu'on craint le pire, ce 31.
05:28D'abord parce que c'est...

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