00:00Le 17 octobre, trois d'entre eux ont été saccagés et pillés.
00:04A quelques mètres du stade Vélodrome, cette boutique marseillaise de vêtements a été entièrement vidée.
00:10Pendant plus de cinq heures, puisque ça s'est passé à peu près aux alentours de 20 heures,
00:15et jusqu'à une heure du matin, ou une heure passée, il y avait encore des gens qui venaient se
00:19servir.
00:19On appelait la police plusieurs fois, et la police nous répondait que, malheureusement pour nous,
00:26ils comprenaient, mais qu'ils ne pouvaient rien faire.
00:28Ce commerce a abrité 850 000 euros de marchandises.
00:32Aujourd'hui, Johan Lobelson est confronté à une nouvelle épreuve, son contrat d'assurance.
00:38On est assuré, en cas de vol, aux alentours de 180 000 euros,
00:43et en cas d'incendie émeute, plus de 850 000 euros.
00:48Et l'assurance nous dit, non mais ce n'est pas des émeutes.
00:50Ils nous disent qu'il n'y avait pas assez de manifestants, ou à leur goût, pas de manifestants devant
00:54notre boutique,
00:55et que ce n'est pas à la suite des émeutes qu'on a eu ce préjudice.
00:58Une situation qui le contraindrait à déposer le bilan, mais il compte se battre et attaquer son assureur
01:03pour sauver ses commerces et préserver ses 30 salariés.
01:07C'est la personne dont je vous parlais tout à l'heure, Johan Lobelson.
01:10AXA est une grande marque d'assurance, ce sont des assurances remarquables,
01:14et je suis persuadé qu'ils vont trouver évidemment un terrain d'entente,
01:17et c'est pourquoi il ne peut pas nous répondre actuellement, parce qu'il est précisément avec les experts.
01:21Donc on sera peut-être cet après-midi sur l'antenne d'Europe 1 entre 16h et 18h.
01:27Mais c'est ce que disait M. Rochette, c'est-à-dire que vous avez vu les images, enfin les
01:31commerçants.
01:32C'est ça qui est dans ce pays, mais toute cette minorité, toute cette majorité silencieuse, on l'entend assez
01:37peu.
01:38On a fait témoigner nous une commerçante de Rennes, parce que les chiffres d'affaires sont en chute libre.
01:44Enfin, il faut penser à tous ces genres.
01:46Justement, là-dessus, sur l'assurance, vous avez l'assurance sur les dégâts matériels, le vol de marchandises,
01:54mais ensuite il faut une autre assurance pour être indemnisé sur la perte du chiffre d'affaires.
01:59Ce n'est pas la même.
01:59Ce n'est pas la même.
02:00Et elle vaut très cher.
02:04Oui, c'est la perte d'exploitation. Certains l'ont d'ailleurs, une pharmacienne l'avait l'autre jour, et
02:09certains l'ont.
02:09Bon, mais c'est à peu près, c'est près de 10 000 euros par an, entre 7 et 10
02:13000 euros par an de contrat d'assurance.
02:16Et je crois aussi qu'il faut avoir souscrit à la garantie émeute et mouvement populaire.
02:24Et quand bien même, j'avais lu des témoignages de commerçants qui avaient été effectivement pillés à la suite des
02:31émeutes de Naël,
02:32qui n'avaient été remboursés parfois qu'à hauteur de 50%.
02:37Donc effectivement, ce n'est pas garanti que tous les dégâts soient remboursés.
02:43Et par ailleurs, les procédures sont très longues.
02:44Il y en a qui, deux, trois ans après, n'ont toujours pas été remboursés.
02:48Et là, on est deux mois, deux, trois mois avant les fêtes de Noël.
02:54Donc il y a des stocks aussi qui ne vont pas être remplis.
02:58Donc il va y avoir un problème qui va se poser pour les commerçants à ce niveau-là.
03:01La porte-parole du gouvernement dit ce matin, enfin le gouvernement fait savoir ce matin qu'ils vont autoriser les
03:05commerces à ouvrir le dimanche pour compenser.
03:07C'est quand même terrible.
03:08C'est-à-dire que plutôt que de dire on va rétablir bien sûr l'ordre et que vous allez
03:10pouvoir ouvrir normalement,
03:11on dit bon, on n'est pas sûr que le samedi ça revienne à la normale, donc on va vous
03:14permettre d'ouvrir le dimanche.
03:15C'est un terrible désaveu.
03:16C'est un terrible aveu.
03:18C'est déjà les dimanches du mois de décembre.
03:19Oui, en plus.
03:19Et autre terrible aveu, cette fameuse surtaxe d'assurance, 0,8% sur tous les contrats.
03:23C'est visiblement en train d'être examiné en ce moment dans les couloirs, dans les arcanes du pouvoir.
03:28C'est-à-dire que c'est vous, c'est nous, c'est tout le monde qui allons payer pour
03:31encore une compagnie de l'incor.
03:32Au même moment, on nous parle de casseurs-payeurs.
03:33Ça, c'est extraordinaire.
03:35C'est au même moment.
03:35Vous avez la loi casseurs-payeurs d'un côté, on fait énormément de publicité autour de ça.
03:39Et puis, on apprend, incidemment, c'est un petit papier dans les échos quand même, que ça va représenter 0
03:44,8% de toutes les polices d'assurance auto ou habitation.
03:49Donc, en gros, c'est nous qui allons payer.
03:52Comme d'hab.
03:52Voilà.
03:53Et on nous dit, oui, non, non, mais attendez, casseurs-payeurs, là.
03:56Et là, on voit le film avec les gens qui sont à visage découvert.
03:59J'aimerais savoir si ces gens ont été inquiétés par la police.
04:02Les assurances n'ont plus vouloir assurer personne.
04:03C'est d'ailleurs ce que disait le patron d'AXA.
04:05Il disait au bout d'un moment, nous, on va arrêter d'assurer les commerces en centre-ville en France
04:07parce que c'est trop risqué.
04:09Ça ne va pas marcher.
04:10Pascal-Pierre Garbarie.
04:11Attention, l'initiative est excellente.
04:14Il n'y a pas de souci et il y a une prise de conscience.
04:17Il faut le féliciter.
04:18Mais ça ne marchera pas dans les faits.
04:21Mais tout le monde le sait.
04:21On le sait.
04:22Comment voulez-vous faire payer ces jeunes-là ?
04:24La moitié, ils n'ont pas de compte en banque et ils n'ont pas d'argent.
04:28Donc, on les fait payer comment ?
04:29Moi, je n'arrête pas de le répéter.
04:31Ce n'est pas la meilleure solution.
04:34C'est une solution.
04:35Il faut la coupler également avec « il répare ».
04:39C'est-à-dire qu'on crée, encore une fois, si on a un peu d'ambition pour établir l
04:46'ordre
04:46et pour inculquer un peu de civisme, de citoyenneté à ces jeunes,
04:52on crée des centres fermés où ils seront à la fois éduqués
04:58et en même temps, ils réparent et ils nettoient.
05:01Ils nettoient.
05:02Pour en avoir discuté avec un magistrat dernièrement,
05:05il me disait que la seule chose qui fonctionne vis-à-vis de ces jeunes,
05:08vis-à-vis de ces populations, c'est de les frapper au portefeuille.
05:11À la limite, la police, la prison...
05:13Ils n'en ont pas de portefeuille.
05:14C'est ce qu'ils vous expliquent.
05:16Attendez, ils n'ont pas de portefeuille.
05:17Les trafiquants n'ont pas de portefeuille.
05:19Ils n'ont pas de famille.
05:21Bon, avançons.
05:22Si vous touchez en plus aux allocations familiales...
05:25avançons parce qu'on craint le pire, ce 31.
05:28D'abord parce que c'est...
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