00:00Parlons-en de Sarah Knafo, puisque hier vous vous êtes passé par cette maison à France Info.
00:04J'y ai passé quelques-unes.
00:06Je précise que d'habitude l'interview est faite par Agathe Lambret et qui n'a pas ce ton-là
00:10qu'avait la jeune femme hier qui s'appelle...
00:13Audrey Tison.
00:14Audrey Tison, vous l'avez connaissée peut-être Audrey Tison.
00:17Bon, bah écoutez, elle est passée à une forme de célébrité avec cette interview et puis le monsieur qui interrogeait...
00:24Simon Le Baron.
00:25Simon Le Baron.
00:26Même si vous me permettez de dire que les messages qui visent ces journalistes ne sont pas acceptables parce qu
00:30'ils sont ciblés, même si on peut critiquer leur travail, ils ont été ciblés aussi.
00:34Et c'est jamais une bonne chose.
00:35Nous, on peut dire...
00:36Je suis d'accord avec vous.
00:38Je suis d'accord avec vous, nous savons ce que c'est, nous sommes habitués, eux ils ne sont pas
00:41habitués et effectivement ils n'ont pas...
00:43Rien ne mérite l'acharnement.
00:44Voilà, vous avez parfaitement raison de le dire.
00:47Et simplement, nous passons ces séquences parce qu'elles font sens sur l'espace médiatique, c'est bien évidemment.
00:52Donc voyons la première question qui est posée à Sarah Knafo.
00:58Bonjour.
00:58Et bonjour Sarah Knafo.
00:59Bonjour, bonjour à vous deux.
01:01Représentante d'un parti dirigé, peut-être s'il obtient ses 500 parrainages, représentés à nouveau à la présidentielle par
01:07un candidat multicondamné pour incitation à la haine raciale.
01:10Entre autres, ce sont les faits.
01:12Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat justement raciste de Trappes lors duquel un homme de 26
01:18ans a été tué et 4 personnes grièvement blessées dont une fille de 11 ans ?
01:21Donc une fille de 11 ans.
01:22Attention, vous nous prenez pour qui ?
01:24Vous pensez qu'on fait des appels aux meurtres ? Vous pensez qu'on est contents quand des Français meurent
01:27en France ?
01:27Qu'est-ce que c'est que cette question ?
01:29Évidemment qu'on le condamne.
01:30C'est une question parce que vos tweets ont été assez laconiques ces derniers jours.
01:34Vous avez surtout visé la réaction d'Emmanuel Macron.
01:37Alors est-ce qu'aujourd'hui, que dites-vous aujourd'hui de cet attentat ? Comment vous le qualifiez ?
01:42Est-ce que c'est un attentat raciste ?
01:43Qu'est-ce que vous appelez laconique, madame ? Puisque j'ai fait un tweet personnellement qui faisait 6 paragraphes.
01:47Il faut en faire combien ?
01:48Avez-vous utilisé le terme raciste dans ce tweet, madame Macron ?
01:51Je pose une question puisqu'on m'accuse d'avoir fait un tweet laconique.
01:54Le premier tweet, la honte et le déshonneur avec une vidéo d'Emmanuel Macron.
01:57Et le second juste après, une demi-heure.
01:58Le second, soirée tragique, notamment vous mettez...
02:01Lisez-le en entier pour que vos auditeurs comprennent que ça n'était pas laconique. Lisez-le en entier, madame.
02:05Vous voulez que je le lise ? Une minute.
02:07Comment vous interprétez-vous ? Vous avez travaillé dans cette stade.
02:10Alors je vais vous dire, c'est une interview qui est très intéressante parce que les questions ne sont pas
02:15des questions.
02:16En fait, les questions sont des postures.
02:17Quand vous êtes journaliste à Radio France, il y a une chose que vous redoutez en priorité.
02:23C'est qu'on puisse vous traiter d'être complaisant par rapport au Rassemblement National ou Sarah Knafo ou le
02:30fascisme ou le nazisme.
02:31Alors là, si vous vous êtes traité d'être complaisant...
02:34C'est pas la même chose, pardonnez-moi, d'être complaisant par rapport au Rassemblement National ou le nazisme.
02:38Mais je pourrais le reprocher aussi.
02:39Oui, parce que moi aussi, je n'ai pas envie que quelqu'un soit complaisant avec le nazisme.
02:43Vous avez compris qu'on est rapidement traité de nazi désormais dans la société médiatique.
02:49Or, donc du coup, comme vous craignez cette complaisance, vous ne faites pas des questions, vous faites des accusations.
02:55Et à la limite, peu importe derrière la réponse, ce qui est important, c'est l'accusation.
02:59Et d'ailleurs, voyez Simon le Baron, qui est un bon journaliste, que je connais bien, il lit son truc,
03:04il l'a écrit à l'avance, etc.
03:06Parce qu'il ne veut surtout pas qu'on puisse le critiquer après.
03:10Et je peux vous dire un truc, c'est qu'après cette interview où le service public ne sort pas
03:15grandit,
03:16je peux vous dire qu'il a été félicité probablement par ses collègues de Radio France, en disant, c'est
03:21bien, tu l'aurais rentré dedans.
03:22Mais même en garde à vue, les questions ne sont pas posées comme ça.
03:25Je ne suis pas en vous dire. Et là, je parle de ce que je sais.
03:29Même les gardes à vue, ce n'est pas possible.
03:32Moi, si je suis avocat et qu'on pose des questions comme ça à mon client, je vais dire, on
03:36va changer de ton tout de suite.
03:38Voilà, vous posez vos questions, mais là, ce ne sont pas des questions.
03:41Alors, écoutez, là, vous venez de me donner une idée.
03:44Je pense que Sarah Knafou, maintenant, quand elle va faire des interviews, il faut qu'elle vienne avec son avocat.
03:49Et avec vous. Parce que moi, je vous prends comme avocat.
03:52C'est Hervé Matou a fait ce concept sur le sport où il fait des questions en forme de garde
03:58à vue.
03:58Je crois que Thierry Ardisson avait fait également ça.
04:01Mais je suis d'accord avec vous. Je ne pense pas qu'ils adhèrent.
04:04Je ne pense pas que M. Le Baron soit un homme d'extrême-gauche.
04:07Ils ont la trouille.
04:08Je disais ça hier soir et tout le monde n'était pas d'accord.
04:10Gilles William pensait qu'ils adhéraient à l'extrême-gauche.
04:13Pas du tout. Je pense que c'est vous qui avez raison.
04:15Ils ont la trouille.
04:16C'est de la psychologie. Ils ont peur. Ils se couchent.
04:19Ils ne veulent surtout pas d'ennuis dans la rédac.
04:23C'est pas leur truc. Ils n'aiment pas avoir des cours d'extrême-droite.
04:27Mais d'extrême-droite, Mme Knafou, il faut définir un jour ce qu'est l'extrême-droite.
04:31Et en plus, ils n'ont pas lu le bouquin.
04:33Et en plus, ils n'ont pas lu le bouquin.
04:34Deuxième passage. Je vous propose d'écouter hier.
04:36C'était sur France Avo.
04:37Alors, ça a fait parler quand même.
04:40Je crois que c'est Clément Garin.
04:42Je peux le citer. Je ne cite pas souvent.
04:44Mais je peux le citer parce que lui a dit que France Avo s'était excusé.
04:47Il est assez offensif sur France Avo.
04:51Et France Avo a démenti.
04:52Il y a eu un communiqué de France Avo qui apporte son soutien aux deux journalistes.
04:56Et visiblement, il y a peut-être eu d'autres dirigeants qui ont pu présenter leurs excuses.
05:01Mais ça a fait beaucoup agir.
05:02Il y a eu des papiers dans Le Parisien, etc.
05:03Parce qu'au-delà du fond, sur la forme, et je parle sous votre contrôle, Olivier,
05:08ce n'est pas un bon exercice d'interview.
05:09Parce qu'en effet, il n'en ressort rien.
05:11Alors qu'il y avait possibilité de poser des questions.
05:12Vous pouvez poser des questions qui dérangent.
05:13Oui, mais ce n'est pas le but.
05:14Je pense que c'est Olivier.
05:15C'est dommage.
05:16La bonne analyse, c'est Olivier qui l'a.
05:18C'est ça, la bonne analyse.
05:20Comme toujours.
05:20Mais bien sûr, c'est lui.
05:21Par contre, ce principe-là, désormais.
05:22Évidemment.
05:23Deuxième passage avec Sarah Knafou.
05:26Continuez.
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