Après les faux tracts RN "retrouvés" dans la voiture de Kevin T., "Derrière le décor" revient sur les plus grands mensonges du Monde. Qui vérifie ceux qui prétendent distribuer les bons et les mauvais points à toute la presse ? Des informations démenties aux controverses sur ses méthodes, en passant par le séisme de La Face cachée du Monde, "Derrière le décor" rouvre les dossiers qui ébranlent totalement l’autorité d’un quotidien, qui se voulait "de référence". Derrière ce titre de presse grassement subventionné, où s’arrête l’information et où commence le combat politique partisan ?
Au sommaire également de cette émission : le fil de l’actualité avec les infos de la semaine et le décryptage. RN / FN, Manifestations, provocations, expulsions, incidents : "Derrière le décor" décrypte les ficelles d’un traitement médiatique qui fait des opposants les vedettes du congrès du Rassemblement National lancé par Marine Le Pen.
Chaque semaine, Floriane Jeannin et Martial Bild décryptent les dossiers explosifs où se croisent médias, show-business, argent, pouvoir et méthodes subversives.
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#médias #lemonde #rn
Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=n4GpCOfhU7A
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Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:03Générique
00:11Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Derrière le Décor en compagnie de Martial
00:17Bild.
00:17Bonjour Martial.
00:18Et bonjour Choriane, médias, pouvoir, influence mais aussi méthode subversive, on va dans l'envers du décor.
00:22Exactement au programme de cette semaine, on va s'intéresser aux narratives qui dominent quand les incidents prennent le pas
00:29sur les discours.
00:30Je parle bien sûr du congrès du RN.
00:32Et puis notre enquête sera consacrée aux fake news du monde.
00:35Je vous le rappelle, chers téléspectateurs, pensez à cliquer sur le pouce en l'air, à nous laisser un commentaire
00:41et que vous pouvez également partager cette vidéo pour la propulser dans l'algorithme de YouTube.
00:45Allez c'est parti, on commence avec Sur le fil.
00:55Cette semaine était particulièrement chargée en actualité et chaque jour, comme vous en avez l'habitude,
01:01eh bien j'ai fait ma petite vidéo et voici qu'on commence avec l'actualité de ce jeudi
01:06avec des rebondissements incroyables suite à l'interview de Sarah Knafo dans le 8h30 de France Info
01:13avec Audrey Tizon et avec Simon Lebaron.
01:17L'ESNJ et France Info Pro ont démenti formellement que Sarah Knafo avait reçu des excuses.
01:25Ils dénoncent aussi une interview impossible, on ne sait pas pour qui est-ce qu'elle était impossible.
01:30Clément Guérin maintient sa version et donc pour avoir la suite, eh bien c'est parti pour Sur le fil.
01:37Ce mercredi matin, Sarah Knafo était face à Simon Lebaron et Audrey Tizon.
01:42Le service public a deux contraintes dans une interview houleuse, accusatrice et agressive de la part des journalistes face à
01:48une députée
01:49dont le calme pour le moins force le respect.
01:52Ensuite soirée tragique pour les familles des victimes, etc.
01:55Ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau.
01:58Ce n'est pas vous qui posez les règles sur le plateau.
02:02Vous n'obligez personne à lire un tweet en intégralité.
02:06Madame Knafo, ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau.
02:08Si vous avez arrêté avec l'autoritarisme, ça ne marchera pas avec vous.
02:11Ce qu'il y a d'intéressant, qu'avez-vous à dire aujourd'hui ?
02:15Là, vous vous coupez.
02:16Soyez élégant avec les dames.
02:17Avez-vous qualifié cet attentat de racisme ?
02:18Soyez élégant.
02:19Vous ne l'avez pas lu le livre, juste dites-le nous.
02:21Sarah Knafo, vous pouvez arrêter avec ce ton s'il vous plaît.
02:24Je ne vais pas répondre à vos questions.
02:25Donc vous ne l'avez pas lu.
02:26Quelle est la ligne budgétaire que vous voulez supprimer ?
02:28Vous êtes en train de confondre deux choses, madame.
02:29La totalité de l'aide publique de développement.
02:31Quelle est la ligne budgétaire que vous voulez supprimer ?
02:33Je suis en train de vous répondre, mais si vous arrêtiez de vous prendre pour des procureurs
02:37et que vous laissiez parler la personne que vous avez invitée,
02:40peut-être que cette interview se passera mieux.
02:41Peut-être que vous ne serez pas moqué sur les réseaux sociaux,
02:43comme les militants de gauche que vous êtes devant moi aujourd'hui.
02:46Mais je pense que vous le saurez.
02:47Alors, est-ce que vous pouvez répondre ?
02:50Après cette interview, le directeur-agent de la rédaction a lui-même reconnu
02:53et dénoncé une attitude militante des journalistes.
02:57Sarah Knafo aurait même reçu les excuses d'un responsable de France Info.
03:01Brat de fer entre l'ARCOM et Europe 1.
03:03Dans une décision du 21 octobre rendue publique le 26,
03:07le régulateur met en demeure la radio pour des propos tenus par Christine Kelly
03:11le 26 janvier dernier dans son émission « Christine Kelly et vous ».
03:15On ne dit pas que tous les migrants sont des violeurs,
03:18mais beaucoup le sont, comme les chiffres le révèlent, avait-elle déclaré,
03:21évoquant une affaire de viol à Nice dont le principal suspect
03:25était un ressortissant tunisien sous OQTF.
03:28Pour l'ARCOM, ces propos sont de nature à inciter à la haine
03:31et à encourager des comportements discriminatoires.
03:34Europe 1 conteste.
03:35La journaliste aurait écarté toute généralisation pour renvoyer à des statistiques documentées,
03:40issues notamment du ministère de l'Intérieur lui-même
03:44et du service statistique de la sécurité intérieure.
03:47La présentatrice a de nouveau été placée sous protection policière dans la foulée
03:52en raison de menaces reçues.
03:54Bardella et Le Pen montent au front, attentat raciste à Trappes.
03:59Le RN veut des excuses après l'affaire du tract dans la voiture de Kevin T.
04:04Voici comment, au-delà de la plaisanterie, le quotidien 20 minutes présente les faits sur X,
04:10alors que les démentis du procureur concernant les tracts RN qui n'ont jamais existé
04:15a été fait 24 heures avant.
04:17De quoi faire de la concurrence ?
04:18Ablase-toi Nova.
04:20Pour faire le bilan des manifestations du 17 et du 24 octobre,
04:24Emmanuel Macron déclare que
04:25« Ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle,
04:28notre pays soit dans un tel état d'ébullition ».
04:31Puis, il accuse les réseaux sociaux.
04:33On l'écoute.
04:34« Ce n'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle,
04:36notre pays soit dans cet état d'ébullition.
04:39Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non.
04:42Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ?
04:44À coup sûr.
04:46À coup sûr.
04:46Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties.
04:50Parce qu'ils polarisent,
04:52parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence,
04:55parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire.
05:00Ils ont été utilisés, en particulier le 17,
05:02pour faire venir des jeunes ou des moins jeunes
05:06sur les lieux de délinquance, d'attaque, de pillage.
05:09Une déclaration qui n'est pas nouvelle.
05:11Il avait déjà pointé les réseaux sociaux
05:13après les émeutes de 2023 à la suite de la mort de Naël.
05:17Pourtant, ce même président et son équipe sont fiers
05:19de recevoir des influenceurs à l'Elysée.
05:21Ou même de faire des réunions avec eux
05:23pour transmettre la bonne parole présidentielle.
05:25Et le président n'est pas à voir lui-même de mise en scène sur TikTok.
05:29« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences
05:32alors qu'ils en chérissent les causes. »
05:36Fake news du monde sur l'attentat de trappes du vendredi 23 octobre.
05:40Alors que le journal avait initialement prétendu
05:43que des trappes terraines auraient été retrouvées dans la voiture de l'auteur,
05:47le procureur a démenti cette information,
05:49reprise pourtant très largement par tout le corps politique de la gauche.
05:52Le profil de l'homme, suspecté de n'avoir visé que des personnes noires
05:56ou d'origine maghrébine sous cannabis et cocaïne
05:59et sous traitement pour schizophrénie au moment des faits, interroge.
06:03Suite à la publication d'images de vidéosurveillance de l'attaque
06:06où l'on voit un homme froid et déterminé,
06:08il a été reconnu sur des photos de participants
06:11d'un événement pro-palestinien à Guyancourt en 2018
06:15et avec des militants proches de la sphère Elefi.
06:18Au domicile piégé du tueur,
06:19les enquêteurs ont retrouvé un exemplaire de Mein Kampf
06:22mais aussi un Coran et une Bible.
06:24Le caractère raciste de l'attaque
06:26reste à ce stade retenu par le parquet national antiterroriste.
06:30Notons aussi que Soren Silo, le journaliste du Monde,
06:34s'est contenté d'une simple correction dans l'article
06:36sans aucune excuse officielle.
06:44Mais Floriane, quelques instants juste sur l'affaire de Trappes
06:47pour revenir sur l'affaire de Trappes.
06:48Quelques remarques.
06:49Qu'un primo, parmi les nombreux terroristes islamistes,
06:52il y a évidemment des déséquilibrés.
06:54Ça existe.
06:54En revanche, ce n'est pas parce qu'il est blanc
06:56qu'un déséquilibré devient forcément un terroriste.
06:59Deuxièmement, l'appartement de Kevin T,
07:02ce loup solitaire de Trappes, était piégé.
07:05Le procureur antiterroriste a précisé
07:07que le dispositif était fonctionnel.
07:09Ce dispositif était donc destiné à viser qui ?
07:12Qui ?
07:12Mais les policiers.
07:13venus perquisitionner les voisins, bien évidemment,
07:16ou si possiblement les secours.
07:18Tout cela sans distinction de race ou de religion.
07:21Et puis Tertio, la petite fille de 12 ans,
07:23très grièvement blessée,
07:25grâce aux équipes de l'hôpital Necker à Paris,
07:27eh bien, semble définitivement sauvée.
07:30C'est finalement cela la très bonne nouvelle.
07:31– Alors, on commence notre décryptage avec un point
07:35sur le congrès du Rassemblement National Martial.
07:38À Orléans, le congrès avait lieu
07:41pour le lancement de campagne de Marine Le Pen.
07:45Et il a été accompagné d'une importante mobilisation de la gauche,
07:50comme le démontre cette publication du Monde, par exemple, Martial.
07:53– Oui, à Orléans, vous notez une manifestation antifasciste,
07:58empreinte de gravité et marquée par des divisions des gauches.
08:02– Oui, alors le compte-rendu des manifestations,
08:04c'est seulement un seul aspect du traitement médiatique
08:07qui est réservé au Rassemblement National Martial.
08:10– Oui, ce n'est pas nouveau.
08:11Les mouvements de gauche ont toujours, toujours tenté
08:14de perturber les congrès du Front National,
08:16devenu le Rassemblement National.
08:18À Strasbourg, alors pourquoi je suis parti à Strasbourg ?
08:20Parce qu'on est en 1997, il y a donc 30 ans de cela,
08:23des dizaines de milliers de manifestants
08:25défilent contre le congrès du Front National en présence, par exemple.
08:29– Voilà, on a les images de l'INA.
08:31– Ah oui, tiens, je fais une petite incidente sur l'INA,
08:33parce qu'on ne peut pas utiliser les images de l'INA.
08:35– Pas la vidéo, oui.
08:36– On ne peut pas utiliser la vidéo,
08:38c'est-à-dire qu'on donne 108 millions d'euros par an,
08:41nous, contribuables à l'INA,
08:42pour être l'archive de l'audiovisuel français,
08:45mais par contre, on ne peut pas avoir d'accès libre
08:47aux images et aux vidéos, il faut encore payer, deux fois.
08:51On revient à la manifeste.
08:52– Donc là, on voit les manifestants.
08:54– Voilà, là aussi, avec Catherine Trottman.
08:55Catherine Trottman, à l'époque, elle est maire de Strasbourg,
08:59elle va redevenir maire de Strasbourg,
09:00elle est actuellement maire de Strasbourg, 75 ans,
09:03elle ne va pas quitter le siège.
09:05Et puis, il n'y a pas qu'elle, il n'y a pas qu'elle,
09:07dans la manifestation, il y aura aussi Robert Hues,
09:10pour le Parti communiste,
09:11c'est le dirigeant du Parti communiste à l'époque,
09:12et Lyonnais Jospin, qui est le premier secrétaire du Parti socialiste
09:17et futur premier ministre.
09:19Et en marge de cette mobilisation, ça aussi c'est important,
09:22300, 400 casseurs d'ultra-gauche s'en prennent au centre-ville,
09:26vitrines brisées, voitures incendiées,
09:28affrontements avec les forces de l'ordre,
09:29neuf individus seront d'ailleurs déférés au parquet.
09:32En 2003, ce sont des antifas qui arrivent à franchir
09:36les portes du congrès lui-même du Front National,
09:38pendant quelques instants avant d'être chassés
09:40par le service de sécurité du Front National,
09:42qui s'appelle DPS, qui s'appelle toujours DPS.
09:45Et cela se déroule à Nice, dans ce qu'on appelait à l'époque
09:48l'Acropolis, c'est un palais de congrès qui aujourd'hui a été détruit.
09:53En 2011, à Tours, de nouvelles manifestations
09:56contre le congrès du Front National donnent lieu
09:58à des affrontements avec la police,
09:59avec des jets de projectiles et de fumigènes,
10:01et le palais des congrès de Tours, il est en plein centre-ville.
10:05Alors on a à Orléans aussi, le 24 octobre 2026,
10:09entre 13 000 personnes selon la préfecture
10:11et plus vraisemblablement 26 000 selon les organisateurs
10:15qui défilent contre le RN,
10:17une manifestation qui devient elle-même
10:18un événement médiatique majeur, évidemment.
10:21Et c'est précisément ce mécanisme qu'il convient d'examiner.
10:25À chaque grand rassemblement du RN,
10:27la contre-manifestation peut occuper une partie considérable
10:30de l'espace médiatique.
10:31On ne parle plus seulement du programme,
10:33des propositions et des discours,
10:34on parle de la contestation de la rue.
10:37Les manifestations et le dispositif de sécurité
10:39deviennent donc les sujets majeurs de l'actualité.
10:41Par exemple, j'ai regardé le traitement de TF1.
10:43Dès le vendredi 23, la veille du congrès,
10:47un reportage est consacré à une ville sous haute surveillance.
10:49Le lendemain, jour du congrès, à 20h,
10:52le TF1 raconte les inquiétudes des habitants
10:54et la manifestation anti-RN.
10:56Et pendant qu'on parle de cela,
10:58on ne parle pas du RN et accessoirement,
11:00on dissuade aussi les militants patriotes de se rendre à Orléans.
11:03C'est donc tout bénéfice.
11:05Alors, ce sont effectivement des vieilles ficelles médiatiques,
11:08je crois qu'on peut le dire.
11:10De plus, certains médias sortent souvent de leur rôle aussi
11:13pour organiser des incidents qui sont vite relayés
11:15à leur tour par la vieille presse.
11:18C'est le cas à l'intérieur du congrès
11:20avec les journalistes de Mediapart.
11:23Je vous propose qu'on regarde d'ailleurs une petite vidéo
11:24de comment est-ce que ça s'est passé.
11:27Vous n'empêchez pas les gens de filmer.
11:28Monsieur, monsieur.
11:30Monsieur, vous n'empêchez pas les gens de filmer.
11:32Sors par là, sors par là.
11:32Monsieur, vous ne sortez pas la presse.
11:35Monsieur, oh, oh, vous ne sortez pas la presse.
11:37Vous travaillez.
11:38Vous nous laissez travailler.
11:40Monsieur, qu'est-ce qui se passe ?
11:41Vous nous laissez travailler.
11:42Monsieur, on est où là ?
11:44Victor, on est où ?
11:46Vous nous laissez travailler.
11:48Oh, vous lâchez, vous me lâchez, monsieur.
11:50Très, très méchant.
11:51Alors, pas le service de sécurité.
11:52Juste de bazar.
11:52Voilà, le service de sécurité a l'air particulièrement calme.
11:56Ah oui, des journalistes de Mediapart, comme on le voit,
11:58mais aussi du quotidien, enfin, du site YouTube,
12:02de la chaîne YouTube Le Média,
12:04chaîne d'extrême-gauche qu'on a d'ailleurs évoquée
12:06dans des émissions précédentes,
12:08ils sont tous accrédités par la force invitante.
12:10Eh bien, ils provoquent le trouble
12:12et sont donc expulsés par le service d'ordre.
12:14Ils pourront ensuite revenir d'ailleurs,
12:16en ce qui concerne Mediapart dans la salle,
12:17après l'intervention du service de presse.
12:19Bon, alors, les images circulent immédiatement
12:21et ces affrontements, entre guillemets,
12:23totalement dérisoires,
12:24prennent le pas,
12:25prennent le pas dans les comptes-rendus médiatiques
12:28par rapport au contenu politique du Congrès.
12:31Alors, est-ce qu'il ne faudrait pas,
12:32Martial, c'est une question que je vous pose,
12:34examiner les conditions d'accès au rassemblement politique
12:37pour certains médias militants extrémistes ?
12:40Mais ça, c'est au service de presse du RN
12:41de répondre pas à nous.
12:42Ce qui nous concerne,
12:43on notera que le RN laisse tout le monde,
12:46y compris les médias d'extrême-gauche,
12:47couvrir ces réunions,
12:49tandis que les journalistes des médias classés à droite
12:52ou des médias alternatifs
12:53ne peuvent absolument pas
12:55ou ont des difficultés d'accès
12:57à des événements organisés par la gauche
12:59et les filles en tête.
13:01Alors, le lendemain dimanche,
13:02on a une nouvelle interruption du meeting,
13:04cette fois-ci, par des militants
13:05qui sont estampillés
13:06Union des étudiants juifs de France,
13:09c'est-à-dire l'UEJF.
13:10Et je vous propose qu'on regarde encore une fois la vidéo.
13:24Bon.
13:25Alors, ce qui est terrible,
13:26c'est qu'en fait,
13:28le public s'y met aussi
13:29parce qu'ils déploient une banderole.
13:31Oui, des militants, toujours d'extrême-gauche,
13:33donc tentent de déployer une banderole
13:35pendant le discours du président du RN,
13:36Jordan Bardella.
13:37Et ils sont évacués,
13:39je dis une nouvelle fois,
13:39dans des conditions normales.
13:40D'ailleurs, ce sont, on le verra pour,
13:42on ne le voit pas,
13:42mais dans les images, on le voit bien,
13:44ce sont souvent des femmes du service de sécurité
13:47qui s'occupent de cela.
13:48Il n'y a aucune violence,
13:49mais la scène devient immédiatement
13:50un sujet d'actualité.
13:52Et le principe est simple,
13:53je me fais connaître,
13:54parce que pour l'UEJF,
13:55ça n'existe pas,
13:55ça n'existe plus dans la réalité,
13:57mais je me fais connaître,
13:58je justifie donc les subventions publiques
14:00dont je suis le bénéficiaire,
14:01et puis je participe à l'occultation
14:03du message politique transmis à la tribune,
14:05et je passe dans tous les médias,
14:07là encore, opération réussie.
14:09Alors c'est quelque chose qui rappelle un petit peu
14:10le meeting d'Éric Zemmour,
14:12je crois, à Villepinte,
14:13c'est ça, en décembre 2021.
14:16Oui, c'était la présidentielle précédente,
14:18Éric Zemmour a fait son premier meeting,
14:21je crois, devant plus de 10 000 personnes,
14:22là aussi, à Villepinte,
14:23c'est un succès,
14:24mais il va y avoir une grande difficulté,
14:27c'est que des militants d'SOS Racisme,
14:29je crois, avaient organisé une intervention,
14:30d'ailleurs assez violente,
14:31au milieu du meeting,
14:33ils avaient été refoulés par des participants
14:35qui étaient là, au meeting,
14:36là encore, ce sont les images
14:38des affrontements qui ont largement circulé
14:40et ont pris le dessus sur le discours.
14:42Eh bien, on regarde quelques images aussi.
15:02Bon, et puis ils en rajoutent un peu façon footballeur,
15:04quand même, hein ?
15:05Ils savent qu'ils sont filmés, hein ?
15:06Ils sont très italiens.
15:08Oui.
15:10Alors, finalement, Martial,
15:11le véritable sujet de notre décryptage,
15:13c'est peut-être là.
15:14Comment est-ce qu'un événement politique
15:15devient-il un événement médiatique
15:18qui est dominé par ces incidents ?
15:20Et surtout, que retient le téléspectateur ?
15:22Parce que les propositions présentées à la tribune,
15:25c'est ça qui retient ?
15:27Ou ce sont les images de bousculades ?
15:28Les expulsions ou les accusations échangées ?
15:31C'est cette hiérarchie de l'information
15:32qu'il convient d'étudier.
15:34Et c'est pour ça que je vous ai pris une image
15:35d'une page du Parisien consacrée aux événements.
15:38Alors, là, voici.
15:39À Orléans, l'optimisme forcé de Le Pen.
15:43C'est ce qui est le plus intéressant ?
15:45Alors, le titre,
15:46« À Orléans, l'optimisme forcé de Le Pen »,
15:47ce qui est beaucoup plus intéressant,
15:48c'est ce qu'on appelle le chapeau.
15:49Le sous-titre, ce qu'on appelle le chapeau,
15:52la candidate du RN a été rattrapée par la violence
15:56au sein même de la salle où se tenait son meeting.
16:00L'article est signé Alexandre Sulzer,
16:02qui est un envoyé spécial du Parisien de Bernard Arnault
16:05à Orléans ce jour-là,
16:07mais qui suit d'ailleurs l'actualité du RN systématiquement.
16:11Interdite, la manifestation anti-RN s'est déroulée
16:14sous haute surveillance.
16:16Au total, le discours de Marine Le Pen,
16:18ça occupe environ 15% de la page du Parisien,
16:21ce qui est quand même fou.
16:22Et on apprend que la candidate a failli endormir la salle.
16:27Incorrigible vieille presse, on a envie de dire tout de même.
16:30Place maintenant à la suite de Sur le fil.
16:41Après les danses de Bali Bakayogo, le bal de la censure.
16:44On l'écoute.
16:45Si vous arrivez au pouvoir, vous interdisez le RN ?
16:47Nous, c'est très clairement ce que l'on va faire.
16:48Déjà, un, on va combattre le Rassemblement National dans les jantes.
16:50Ça, c'est acte 1.
16:52Acte 2, tous celles et ceux qui participent à propager la haine
16:55seront bien sûr lourdement sanctionnés, y compris dans les médias.
16:58Mais vous, vous seriez favorable à ce qu'on interdise de parole
17:00le Rassemblement National pendant cette campagne présidentielle ?
17:03Ah oui, mais c'est...
17:04Ah oui, c'est pas oui.
17:05Même les journalistes sont choqués par le propos, c'est dire.
17:09Quelle époque présente une chanson sur le plateau par Valérie Lemercier,
17:13comme je cite, sans doute le single le plus engagé de la rentrée.
17:18On écoute.
17:18Le jeu en vaut-il la chandelle ?
17:22Même si tu penses qu'elle est réussie, tellement réussie, merci.
17:29N'envoie jamais, jamais, jamais de photos de ta bite à personne.
17:35Garde-les bien cachés, cachés, cachés dans ton téléphone.
17:42N'envoie jamais, jamais, jamais de photos de ta bite à personne.
17:48Es-tu certain de la revoir un jour si tu l'abandonnes ?
17:55BFM TV a dénoncé dimanche 25 une campagne de dénigrement
17:59et des accusations sans fondement
18:01après les critiques de la France insoumise à son endroit.
18:04Le parti reproche à la chaîne de laisser prospérer
18:07des propos qu'il estime racistes,
18:09notamment en invitant régulièrement Éric Zemmour.
18:12Samedi, lors d'une manifestation parisienne,
18:14Jean-Luc Mélenchon a interpellé un journaliste de BFM TV.
18:18Jean-Luc Mélenchon, les lycéens seront reçus lundi par le Premier ministre.
18:22Que doit-il leur annoncer concrètement ?
18:23Écoutez, c'est pas moi le gouvernement, allez leur demander.
18:25Et vous, BFM, commencez à vous calmer
18:27sur les remarques racistes de toutes sortes.
18:29Parce que ça commence à bien faire.
18:31Dans un communiqué, la chaîne a affirmé
18:33qu'elle n'acceptait pas d'être la cible de pression
18:36ni d'être instrumentalisée à des fins politiques
18:38en dénonçant particulièrement
18:40les attaques contre Sonia Mabrouk.
18:43Encore un revenant.
18:45L'ancien ministre de l'économie, Pierre Moscovici,
18:48a annoncé quitter la Cour des comptes européenne,
18:50dix mois seulement après son entrée en fonction.
18:53Il invoque une volonté de contribuer au débat public
18:56dans une période qu'il juge difficile, voire tragique,
19:01à l'approche de la présidentielle.
19:02Un parcours qui dessine un étonnant va-et-vient.
19:06D'abord, l'homme politique, député socialiste,
19:09ministre de l'économie et des finances sous François Hollande,
19:12avec une politique budgétaire discutable.
19:14Puis, commissaire européen.
19:16Et ensuite, haut fonctionnaire,
19:18premier président de la Cour des comptes,
19:20puis membre de la Cour des comptes européenne.
19:22Et aujourd'hui, l'homme médiatique
19:24qui veut revenir dans le débat public.
19:26Reste à savoir qui attend son expertise.
19:29Sur cet article de l'Humanité,
19:31l'illustration montre un jeune homme encapuchonné
19:34et en cagoulé, ceinture et bretelles,
19:36avec des boîtes de jeux dans les mains
19:38au jour des pillages du 17 octobre.
19:41Et vous ne devinerez jamais comment l'humanité
19:44a décidé de titrer cet article
19:45plusieurs jours après les faits.
19:48La faim a pris le dessus.
19:50Dans les tribunaux, le profil des pilleurs
19:52bien loin des fantasmes du gouvernement.
19:54Du pain et des jeux.
19:58Dans son édito, Clément Guérin, fondateur de CGTV,
20:01s'interroge sur le rôle des syndicats de l'audiovisuel,
20:03selon lui, certains semblent vouloir décider
20:06qui peut être recruté
20:07et qui peut s'exprimer à l'antenne.
20:09Je cite
20:10« Je croyais que les syndicats étaient là
20:12pour défendre ceux qui font de la télévision,
20:15pas pour décider lesquels ont encore le droit d'en faire. »
20:19Un débat d'autant plus actuel
20:20que la CGT de France Télévisions
20:22a réclamé la démission de Laurent Delahousse ce jour
20:25et de l'équipe du 20h de France 2
20:27pour cause d'un sujet JT au lendemain du 17 octobre,
20:31avec, selon le syndicat, une fascination pour la violence
20:34et une succession d'images de casse jusqu'à la nausée.
20:38LCI annonce un deuxième grand débat pour la présidentielle
20:42le lundi 16 novembre à 20h40
20:44en partenariat avec les Restos du Coeur
20:46sur la solidarité, le pouvoir d'achat et la précarité.
20:50Six candidats sont au programme,
20:52Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon,
20:54Bruno Retailleau, Gabriel Attal, Raphaël Luxman,
20:56mais Edouard Philippe ne sera pas là.
20:59Le candidat Horizon était bien invité,
21:01mais il préfère assister ce soir-là
21:03au conseil municipal du Havre.
21:11Le Monde est-il un journal de références
21:14ou un journal de fausses informations ?
21:16C'est la question que l'on va se poser
21:18dans cette enquête, Martial.
21:20Comment l'a vu ?
21:21Eh bien, le quotidien du soir,
21:23Le Monde vient de publier sur son site
21:25une information fracassante
21:27sur l'attaque meurtrière de Trappes.
21:29Il y avait des tracts du Rassemblement national
21:32qui auraient été retrouvés dans la voiture du suspect.
21:35L'information est mise en avant,
21:38elle est reprise par toute la gauche,
21:40et pourtant...
21:41Sauf que quelques heures plus tard,
21:44le procureur national antiterroriste
21:46dément formellement l'information
21:48du journaliste Soren Silo.
21:51Soren Silo,
21:53le titre de l'héros-fugiel.
21:54Le attentat des tracts,
21:55il est retrouvé dans la voiture du suspect
21:57décrit par ses proches comme raciste,
21:58donc c'est parfaitement clair.
22:00La tartine totale,
22:01voici Soren Silo,
22:02parce que c'est très important, je trouve,
22:03de montrer la tête des auteurs.
22:05Mais ils ne se gênent pas de le faire pour nous.
22:06Voilà, exactement.
22:08Donc voici l'heureux responsable de cet article,
22:10et voici l'article actuel.
22:13Il a beaucoup changé, bien évidemment,
22:15et d'ailleurs, le nom de Soren Silo
22:16a totalement disparu,
22:18puisqu'ils l'ont remplacé par Le Monde.
22:20C'est intéressant, ça, Martial.
22:21Au cas, traite à Parti Théolithique
22:22n'a été découvert dans le véhicule.
22:24Le Monde, alors, c'est vrai,
22:25corrige son article, sans excuse,
22:27sans excuse, mais le mal est fait,
22:29parce que le RN a été associé à un crime
22:32sur la base d'une information totalement fausse.
22:35Dans son édition papier de mercredi,
22:37Le Monde confirme d'ailleurs le message
22:39et rectifie sans aucun regret.
22:42Pourtant, il a bien évidemment jeté l'opprobre
22:44sur des millions de Français
22:46qui sont concernés,
22:47puisque le RN a décidé aujourd'hui
22:49de poursuivre le journal
22:50et son incroyable fake news,
22:52mais ce n'est pas la première fois
22:53que le journal dit de référence,
22:55se retrouve pris gravement en défaut.
22:58Et comme il est jugé de référence,
22:59quand il fait une erreur,
23:01bien évidemment,
23:01elle est validée par l'ensemble
23:03du reste de la presse,
23:04puisqu'il est de référence.
23:06Alors, Martial,
23:07Le Monde, c'est une longue histoire d'erreurs,
23:08comme on va le voir dans cette enquête.
23:10Vous avez d'ailleurs quelques exemples en tête
23:12dont vous voulez nous faire part.
23:13Ah oui, alors là,
23:14vous allez vous installer,
23:15allez chercher un thé,
23:16parce que là, moi j'en ai pour une petite journée.
23:18Non, non, allez,
23:19je vais faire vite,
23:19mais je vais essayer d'être le plus vite possible.
23:20Tiens, allez,
23:21je vais vous faire un,
23:22Le Monde annonce que Monica Vitti,
23:24Monica Vitti,
23:25c'est une célèbre actrice italienne,
23:28superbe actrice italienne,
23:29et Le Monde indique dans son édition du 4 mai 1988
23:33qu'elle s'est suicidée.
23:35Elle s'est suicidée.
23:36Bon, la célèbre actrice mourra en fait en 2022,
23:39c'est-à-dire 34 ans plus tard, voilà.
23:41Bon, mais ça, c'est un détail,
23:43si j'ose dire,
23:43un exemple à mes yeux impardonnable.
23:45Et celui-là, il est impardonnable,
23:46c'est pour ça que je l'ai conservé en 1999,
23:49pendant la guerre du Kosovo,
23:50Le Monde relaie l'existence du fameux plan
23:53« faire à cheval »,
23:54censé prouver que le régime serbe
23:57avait organisé l'expulsion des Abanais au Kosovo.
23:59Vous le voyez là,
24:01l'OTAN veut faire capituler Slobodan Milosevic,
24:03ce plan « faire à cheval »
24:04qui programmait la déportation des Kosovars.
24:08C'est-à-dire que c'est un article
24:09et un plan qui est révélé
24:12et qui vient conforter la justification
24:14des récents bombardements
24:16qui sont absolument criminels
24:17de l'OTAN contre Belgrade,
24:19sans accord du Conseil de sécurité de l'ONU
24:21et, je le rappelle,
24:22avec la participation de l'armée française.
24:25L'armée française qui a bombardé en Europe en 1999.
24:29Trois ans plus tard,
24:30Le Quotidien et son journaliste Rémi Ourdan
24:32reconnaissent que l'authenticité de ce document
24:35n'a jamais, jamais, jamais été établie.
24:39Alors, pour ma part, Martial,
24:40j'ai relevé qu'en février 2000,
24:43j'étais née cette fois-ci,
24:44Le Monde annonce à la une
24:46une cagnotte budgétaire
24:48de 66 milliards de francs.
24:50Voici l'article,
24:51la vraie cagnotte de M. Jospin,
24:5366 milliards de francs.
24:54Oui, parce qu'il va augmenter les impôts
24:55et Le Monde dit,
24:56mais non, il n'a pas besoin
24:57d'augmenter les impôts
24:58parce qu'il a mis de côté
24:58une cagnotte budgétaire,
25:00à l'époque où il y avait encore des cagnottes,
25:01de 66 milliards de francs.
25:04C'est dire que la manne est importante.
25:06Alors, il y a un gros problème malgré tout,
25:08c'est que le calcul est totalement erroné.
25:12Évidemment, il y a une erreur
25:13de 45 milliards sur 66.
25:15Un détail, donc, évidemment, baguette-t-elle.
25:18Le journal reconnaît ensuite une erreur,
25:20une erreur majeure
25:22et il présente des excuses.
25:24Les leçons d'une erreur,
25:25Le Monde s'est trompé.
25:27Voilà l'article un peu d'excuses
25:29de la part du Monde.
25:31Alors, ce qui est intéressant, Martial,
25:32c'est que Le Monde dispose d'un médiateur.
25:35Et ce dernier relève que le rectificatif
25:38n'a pas bénéficié de la même place
25:39que l'information initiale.
25:41Ah, bah oui, parce que c'était à la une,
25:43dans un premier temps.
25:44L'article d'erreur et d'excuses
25:46n'est évidemment pas à la une.
25:47Vous vous en doutez.
25:48Alors, en 2024, aussi,
25:50après avoir publié une enquête accusatrice
25:52sur les frais professionnels
25:54du gouverneur de la Banque de France,
25:56eh bien, on a Le Monde
25:57qui ne justifie finalement pas
26:00l'angle de l'article
26:02qui avait été retenu
26:03et qui présente à nouveau
26:05des excuses.
26:06François Villeroy de Gallo
26:08a dépensé en 2023
26:09plus de 50 000 euros
26:10de transports, hébergements
26:11et restaurants.
26:12Bien évidemment,
26:13il n'arrivera pas à le prouver
26:14puisque c'est faux.
26:15Eh oui, alors voilà.
26:16Ce sont des erreurs
26:17de nature différente,
26:18mais elles concernent tous
26:19un quotidien.
26:20Je le rappelle
26:21parce que ça, c'est important
26:22pour les téléspectateurs.
26:23C'est un quotidien
26:23qui revendique
26:24une autorité particulière
26:26à la fois éditoriale
26:28et morale.
26:29D'ailleurs, en février 2000,
26:31son propre médiateur,
26:32à nouveau,
26:32qui à cette époque
26:33s'appelle Robert Solet,
26:34révèle qu'en une seule année
26:35de 1999,
26:37Le Monde avait publié
26:39326 rectificatifs,
26:4077 précisions
26:41et 75 droits de réponse.
26:44Alors voilà
26:45qui relativise
26:45le mythe de l'infaillibilité.
26:47Vous allez me dire
26:47mais oui,
26:47mais tout le monde
26:48peut faire des erreurs.
26:49Sauf comme Le Monde
26:49est considéré
26:50comme un journal de référence.
26:51Quand il dit
26:52qu'il fait beau dehors
26:53alors qu'il pleut,
26:54l'ensemble de la presse
26:55et des médias
26:56et aujourd'hui
26:57des réseaux sociaux
26:58indiquent qu'il fait beau
26:59alors qu'il pleut.
27:01Alors l'affaire
27:02la plus spectaculaire
27:03peut-être,
27:03Martial,
27:04elle remonte
27:04à 2003.
27:06C'est deux journalistes
27:07Pierre Péan
27:08et Philippe Cohen
27:09qui publient
27:10La face cachée du monde.
27:11Alors voici l'article,
27:13pardon,
27:14pas l'article,
27:14le livre bien évidemment
27:16et c'est un pavé
27:18de 600 pages.
27:19Donc ce n'est pas
27:19tout à fait un article
27:20il faut prendre
27:20un peu plus de temps
27:21pour le lire
27:21et donc c'est sous-titré
27:23Du contre-pouvoir
27:24aux abus de pouvoir.
27:27Et Martial,
27:27vous allez nous en parler
27:28parce que ça a été…
27:29Ah oui parce que là
27:29c'est une…
27:29Alors en 2003
27:30c'est une déflagration
27:31et moi je considère
27:32que c'est un tournant
27:33pour ce journal.
27:34C'est un véritable séisme
27:35parce que les auteurs
27:35mettent en cause
27:36le fonctionnement du journal,
27:37les réseaux d'influence
27:38de trois personnalités,
27:40trois personnages
27:41dont deux sont encore
27:42particulièrement connus
27:43des téléspectateurs.
27:45C'est…
27:45Alors il y a
27:46Jean-Marie Colombani,
27:46il y a surtout Edvi Plenel,
27:48fondateur de Mediapart,
27:50et Alain Minc.
27:51Les relations avec les pouvoirs
27:52politiques et économiques
27:53ainsi que certaines méthodes
27:55journalistiques
27:55et des accusations
27:56très graves
27:57alors que les intéressés
27:59vont tout de suite contester.
28:01Et comment réagit
28:02le Monde
28:02suite à cette pollution ?
28:04Il réagit très mal,
28:05il va regrouper
28:06l'ensemble des journalistes
28:07pour solidifier
28:09la riposte
28:10et engager
28:11des poursuites judiciaires.
28:13Mais le plus révélateur
28:14se déroule
28:15au sein même du journal.
28:16Son médiateur,
28:17toujours Robert Solé,
28:19celui que nous évoquions
28:19encore en 1999,
28:21est toujours là,
28:21estime qu'il faut répondre
28:23précisément aux accusations.
28:25Ça manque des choses
28:25parce qu'on fait
28:27des poursuites judiciaires
28:27mais on ne répond pas
28:28à un document important
28:30parce que Péan,
28:31un personnage sérieux
28:32de 600 pages
28:33qui a toute une série
28:34d'accusations
28:35à laquelle, bien évidemment,
28:36le Monde ne répond pas.
28:37Il dit, on engage
28:38des poursuites judiciaires.
28:39Robert Solé, le médiateur,
28:40dit, ben non,
28:40il faudrait quand même
28:41apporter des réponses
28:42aux accusations.
28:42Ben, la direction supprime
28:44une partie de sa chronique
28:45sans son accord.
28:46Imaginez, le journal
28:47qui revendique son indépendance
28:48intervient dans le texte
28:49de son propre médiateur.
28:51Alors, comment est-ce
28:52que se termine l'affaire finalement ?
28:53Eh bien, figurez-vous
28:55que se termine en 2004
28:56par un accord judiciaire.
28:58Les plaintes sont retirées
28:59et les auteurs
29:00ainsi que l'éditeur
29:01renoncent à toute édition,
29:03nouvelle édition du livre.
29:04Il faut dire qu'il y en a eu
29:04200 000 exemplaires
29:05qui se sont déjà écoulés,
29:07qui ont été vendus.
29:07L'affaire aura même
29:08marqué quand même
29:09durablement la rédaction
29:10et est définitivement tuée,
29:12de mon point de vue,
29:13moralement, ce journal.
29:14Un tournant total
29:15qui va faire plusieurs morts
29:16dans le quotidien.
29:17Daniel Schneiderman
29:18qu'on retrouvera
29:19sur Arrêt sur Images
29:21et puis qui est aujourd'hui
29:22sur Twitter
29:23à faire ses petits tweets
29:24des strains gauches.
29:25Et puis, bien évidemment,
29:26Edwin Plenel
29:27qui n'est pas nécessaire
29:28de présenter au Téléspecteur.
29:29Oui, je crois.
29:30Alors, les tensions
29:31entre la rédaction
29:32et sa direction
29:33ne se limitent évidemment pas
29:35à cette affaire.
29:36En 2021, par exemple,
29:37on a Gérard Davé
29:38et Fabrice Lhomme
29:39qui sont deux journalistes
29:40d'investigation du monde
29:42qui publient
29:43le traître
29:44et le néant.
29:46Macron,
29:46l'enquête,
29:47évidemment,
29:48c'est une enquête
29:49extrêmement critique
29:50d'Emmanuel Macron
29:51et ça ne doit pas
29:52tout à fait plaire
29:53à la direction du monde.
29:54Vous avez dit
29:54quelque chose de très important.
29:55Gérard Davé
29:56et Fabrice Lhomme
29:57sont à l'époque
29:58des journalistes
29:59d'investigation
29:59du monde,
30:01du quotidien.
30:02La décision du quotidien,
30:03ça va être
30:04de ne pas publier
30:04l'extrait du livre
30:05et ça va bien évidemment
30:06susciter une terrible controverse
30:08et une question se pose alors
30:09jusqu'où les choix éditoriaux
30:11d'un journal
30:12peuvent-ils influencer
30:13la mise en valeur
30:14du travail
30:14de ses propres enquêteurs ?
30:16Alors, malgré tout,
30:18on a le monde
30:19qui s'est imposé
30:19comme l'un des grands spécialistes
30:21de la vérification
30:22de l'information
30:22avec ses décodeurs
30:24et son décodex.
30:25Oui, c'est une belle affaire,
30:26belle affaire,
30:28les décodeurs et les décodex.
30:28Il pourrait faire revenir
30:29Jean-Luc Le Guéleau.
30:30Pour s'en souvenir.
30:31Il y a l'historique
30:32des décodeurs et du décodex.
30:34Lérifier les informations
30:35des autres
30:36en faisant l'impasse
30:37sur l'exigence de transparence
30:38envers ses propres lecteurs.
30:40Lorsqu'un média
30:40commet une erreur,
30:41on attend de lui
30:42qu'il la reconnaisse,
30:43la corrige
30:44et lui donne
30:44une visibilité
30:46proportionnée,
30:46vous l'avez dit tout à l'heure,
30:47proportionnée
30:48à celle de l'information initiale.
30:50Et c'est précisément
30:50la question posée
30:51par l'affaire de Trappes.
30:52Le Monde a corrigé
30:53son information,
30:54mais combien de lecteurs
30:55ont vu l'accusation initiale
30:57et combien ont pris
30:58connaissance du démenti ?
31:00Que reste-t-il finalement
31:02du Monde
31:02de ce journal
31:03de référence martial ?
31:05Un journal de gauche,
31:08souvent au service
31:09du Bloc central,
31:10tenté d'être
31:11un torchon d'extrême gauche,
31:12mais ce n'est pas contradictoire.
31:13Les articles de qualité
31:14se sont souvent évaporés.
31:16un quotidien
31:17qui appelle
31:17à interdire
31:18le Front National.
31:19Je rappelle,
31:20ça c'est quand même
31:20un éditorial du Monde,
31:23un demandant
31:24à l'interdiction
31:24du Front National
31:25qui va devenir
31:26le RN,
31:26l'ancêtre du RN.
31:28Un journal
31:28qui prend position
31:29dans les urnes
31:30en appelant à voter
31:30contre la prétendue
31:32extrême droite.
31:33Ce journal
31:33ne se contente plus
31:34donc d'informer.
31:35Il intervient directement
31:36dans le combat politique.
31:38Le Monde est aussi
31:39un grand bénéficiaire
31:41de l'argent public.
31:42Près de 7,8 millions
31:44d'euros d'aide
31:45pour le seul quotidien
31:47en 2024
31:48et plus de 17 millions
31:49pour l'ensemble du groupe
31:50qui comprend aussi
31:51donc on a parlé
31:52Le Monde
31:53mais il y a aussi
31:53Télérama,
31:54Courrier International,
31:56Le Nouvel Obs
31:56et La Vie,
31:58le magazine chrétien.
31:59Deuxième groupe de presse
32:00le plus aidé de France.
32:01Voilà des chiffres
32:02à rappeler
32:02lorsqu'on examine
32:03l'indépendance économique
32:05et le rôle politique
32:06de ce quotidien.
32:14Et voilà,
32:15on arrive déjà
32:16à notre conclusion
32:17Martial
32:17et le mot
32:19de cette semaine
32:20et bien c'est plutôt
32:21un nom,
32:21c'est Kylian Mbappé.
32:23Alors en effet,
32:23on lui a demandé
32:24dans une interview
32:25quel était
32:26le montage
32:27sur internet
32:27avec sa figure
32:28qui le faisait
32:29le plus rire
32:30et je vous propose
32:31d'écouter sa réponse
32:32qui a été reprise
32:33dans un petit entretien
32:34de France Info.
32:44Kylian Mbappé
32:45fait référence
32:46à ce montage photo
32:47créé par des internautes.
32:49On y voit son visage
32:50mêlé à celui
32:51de Mao Zedong,
32:52le fondateur
32:52du régime communiste chinois.
32:54Il y a en effet
32:54mauvaise semaine
32:55pour le remarquable footballeur
32:57d'ailleurs
32:57Kylian Mbappé.
32:58L'anglais Harry Kane
32:59puisqu'on parlait de football
33:00lui a volé
33:01le ballon d'or
33:02et qu'on pense
33:02footballistique suprême
33:03il ne répondait pas.
33:04Alors semble-t-il
33:05à tous les critères
33:06d'attribution du trophée
33:07je ne le connais pas parfaitement
33:08mais aussi
33:09c'est sa campagne
33:09de promotion
33:10voire d'auto-promotion
33:11qui a été jugée
33:13trop excessive.
33:14Alors coup de portée
33:15au cœur
33:16et à l'égo
33:16mais alors qu'il n'est rien
33:18mais rien du tout
33:19à côté du coup
33:19porté au portefeuille.
33:21Est-ce que Kylian
33:22vous l'avez vu
33:23affirmait que Mao
33:23était un dictateur ?
33:24Pour une fois
33:25qu'il ne disait pas
33:25n'importe quoi
33:26ils le péchèrent
33:27puisqu'il a aussitôt perdu
33:29ses sponsors chinois
33:30Dongfeng
33:31boisson
33:31et Mengguiniu
33:33fromage
33:33et produit laitier.
33:35Kylian a été victime
33:36de ce que l'on appelle
33:36le sharp power.
33:37Le sharp power
33:38le soft power
33:39cherche à vous séduire
33:41le sharp power
33:42des états
33:43surtout
33:43lui vous impose
33:44des idées
33:45par la force.
33:46D'un autre côté
33:47quand en 1939
33:48on était sponsorisé
33:49par Krupp
33:49on évitait de dire
33:50du mal d'Hitler
33:51ça c'était mon point
33:52Goldwyn de l'esprit.
33:53Petit ange sponsor chinois
33:55parti sitôt.
33:56Bon
33:56pour les fans de Kylian
33:58il n'est pas à plaindre
33:58il reste sponsorisé
33:59toujours par Nike
34:00Dior
34:01Hublot
34:02c'est les montres de luxe
34:03Bits etc.
34:05Kylian s'est néanmoins
34:06excusé
34:07il faut encore déduire
34:08que Mao n'était pas
34:09un dictateur
34:10et pour des millions d'euros
34:126 700 millions
34:13exactement.
34:14Qu'est-ce qu'on ne serait pas
34:14prêt à faire ?
34:15On peut bien manger son chat.
34:17Et voilà
34:17on arrive à la fin
34:18de notre émission
34:19merci beaucoup
34:20Martial
34:21pour ce petit point
34:21sur Kylian Mbappé
34:23merci à tous
34:24de nous avoir suivis
34:25surtout je vous le rappelle
34:25si ce n'est pas déjà fait
34:26pensez vraiment
34:28à cliquer sur le pouce en l'air
34:29n'hésitez pas
34:30à nous mettre
34:30un petit commentaire
34:31juste en dessous
34:32pour nous dire
34:33ce que vous en avez pensé
34:33et puis on se retrouve
34:35la semaine prochaine
34:36bien sûr
34:36à très vite sur TVL
34:37jeudi